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Assemblées Générales de l’UBCI : des fondamentaux solides et une stratégie en marche

L’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a tenu ce jour son Assemblée Générale Ordinaire, suivie de son Assemblée Générale Extraordinaire, dans une ambiance conviviale et constructive, marquée par le plaisir de la Banque de retrouver ses actionnaires et d’échanger avec eux sur ses réalisations, ses perspectives et ses orientations stratégiques.

Des performances financières en nette progression

Au titre de l’exercice 2025, l’UBCI a réalisé un résultat net de 65,85 millions de dinars, contre               54,09 millions de dinars en 2024, soit une progression de près de 22 %.

Le Produit Net Bancaire s’est établi à 351,03 millions de dinars, enregistrant une hausse de 9,5 %.
Le total bilan atteint 5 644,26 millions de dinars, en évolution de plus de 9 %, traduisant le renforcement du positionnement de la Banque.

Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 3 911 millions de dinars à fin décembre 2025, en progression de 3,5 %. En encours moyen, ils atteignent 3 834 millions de dinars, en hausse de 6,7 %, portés principalement par une progression soutenue des dépôts à vue, dont l’encours moyen évolue de 12,5 %, confirmant la qualité de la structure des ressources de l’UBCI.

Les crédits à la clientèle totalisent 3 515 millions de dinars, en hausse de 6,82 %. En encours moyen, les crédits nets ont atteint 3 928 millions de dinars, contre 3 330 millions de dinars un an auparavant, soit une hausse marquée de 18 %, réalisée dans un environnement de marché peu porteur.

Une solidité confirmée et un profil de risque parmi les meilleurs du secteur

L’UBCI poursuit une gestion rigoureuse des risques, avec un taux de créances non performantes (NPL) maintenu à un niveau bas de 5 % et un taux de couverture de 73,22 %, témoignant de la robustesse de son dispositif de suivi et de provisionnement. Cette maîtrise du risque s’accompagne d’une amélioration sensible des indicateurs de rentabilité et de solidité financière, marquée par un ROA de 1,17 % en hausse de 11,63 % et un ROE de 11,17 % en progression de 13,30 %, ainsi que par le renforcement des fonds propres illustré par un ratio de solvabilité de 14,55 % et un ratio Tier One de 11,26 %, largement supérieur aux exigences réglementaires.

De la performance à la transformation : Émergence 2029 en action

Sur le plan stratégique et opérationnel, l’année 2025 a été marquée par la réussite de la migration vers le nouveau système d’information, projet structurant mené avec un haut niveau d’exigence. Ce socle technologique renforcé consolide durablement la sécurité opérationnelle, la continuité d’activité et la qualité de service.

Elle a également été marquée par le lancement du projet d’un nouveau siège social, destiné à offrir à l’ensemble des collaborateurs un environnement de travail moderne et efficient.

Parallèlement, l’exécution du plan stratégique « Émergence 2029 » est pleinement engagée : l’ensemble des chantiers a été initié, les équipes projets constituées et les indicateurs de performance activés, traduisant le passage effectif de la stratégie à l’action, au service du renforcement du positionnement concurrentiel de la Banque et de la création de valeur durable.

Reconnaissance externe consolidée et perspectives favorables

Ces performances ont été confirmées en début d’année 2026 par Fitch Ratings, qui a reconduit la notation long terme AA – (échelle nationale) de l’UBCI, assortie d’une perspective stable, positionnant la Banque parmi les établissements les plus solides du système bancaire tunisien.

Par ailleurs, fidèle à ses engagements en matière de Responsabilité Sociétale et Environnementale, l’UBCI a renforcé en 2025 son positionnement en faveur d’une finance durable et responsable à travers le renouvellement du label « Engagé RSE » (niveau Confirmé – AFNOR) et l’obtention de la certification internationale « Responsibility Europe », attestant de la maturité de sa démarche et de la solidité de ses pratiques en matière de gouvernance, d’impact social et environnemental et d’éthique des affaires.

Dividende et décisions des Assemblées

L’Assemblée Générale Ordinaire a approuvé la distribution d’un dividende de 1,300 dinar par action, en hausse de 4 % par rapport à l’exercice précédent. La mise en paiement du dividende interviendra à compter du 07 mai 2026.

Source : communiqué

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La KfW renforce les investissements allemands en Afrique

La banque de développement allemande KfW a officiellement intégré le capital de l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI), avec un investissement de 32 millions de dollars, devenant ainsi le 13ᵉ actionnaire institutionnel de l’organisation.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de partenariat renforcé entre l’Allemagne et les institutions africaines de réduction des risques d’investissement. Elle a été officialisée à Nairobi lors d’une rencontre entre les responsables d’ATIDI et la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan.

L’investissement se répartit entre 18,4 millions de dollars issus du budget du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et 13,6 millions de dollars provenant des fonds propres de la KfW. Cette participation confère à la banque allemande le statut d’actionnaire de catégorie D2, réservé aux agences de crédit à l’exportation et aux entités publiques non africaines, avec des droits de représentation au sein des instances de gouvernance d’ATIDI.

Selon les estimations de l’institution, cette prise de participation pourrait contribuer à générer jusqu’à 500 millions de dollars supplémentaires de flux commerciaux et d’investissements entre les entreprises allemandes et les marchés africains.

Le directeur général d’ATIDI, Manuel Moses, a salué une étape symbolique et stratégique :
« Cet événement renforce nos liens avec la KfW et ouvre de nouvelles opportunités aux investisseurs allemands en Afrique. Il confirme également le rôle d’ATIDI comme institution de référence en matière d’assurance de développement sur le continent. Dans un contexte mondial marqué par la volatilité, les partenariats sont essentiels et nous nous engageons à faire de celui-ci un succès. »

De son côté, la membre du comité de direction de la KfW, Christiane Laibach, a souligné la continuité de la coopération entre les deux institutions :
« Nous réaffirmons aujourd’hui notre partenariat stratégique avec ATIDI. Ensemble, nous souhaitons renforcer les opportunités économiques pour les investisseurs européens et allemands en Afrique, au service du développement et de la prospérité. Cette adhésion est l’aboutissement d’une coopération fructueuse ayant permis à plusieurs États africains de rejoindre ATIDI et de développer des solutions innovantes pour attirer les investissements. »

Cette opération s’inscrit dans une coopération de longue date, la KfW ayant déjà facilité, pour le compte du gouvernement allemand, l’adhésion de plusieurs pays africains à ATIDI pour un montant supérieur à 100 millions de dollars.

Créée en 2001, ATIDI est aujourd’hui un acteur majeur de l’assurance des risques liés au commerce et à l’investissement en Afrique. L’institution a soutenu à ce jour plus de 93 milliards de dollars de transactions et bénéficie de notations financières solides auprès des agences internationales.

Au-delà de l’aspect financier, ce partenariat vise à rapprocher l’expertise allemande en matière de financement du développement et la connaissance des marchés africains, afin de stimuler les investissements dans des secteurs clés tels que les infrastructures, les énergies renouvelables et le soutien aux PME. Contribuant ainsi à une croissance durable du continent.

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Le Japon maintient son taux directeur à 0,75 % et relève ses prévisions d’inflation

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur inchangé à 0,75 %. Mais elle revoit à la hausse ses estimations d’inflation, dans un contexte de risques accrus liés à l’offre…

Cette décision a été prise dans un contexte de hausse des rendements des obligations d’État japonaises, le taux à 10 ans atteignant 2,496 % le 13 avril, son plus haut niveau depuis 1997. Après l’annonce, le rendement s’est établi à 2,468 %. Tandis que l’indice Nikkei 225 a chuté de plus de 1 %.

Par ailleurs, la Banque centrale du Japon (BoJ) a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour l’exercice 2026, les ramenant de 1 % à 0,5 %. Tout en relevant sensiblement son estimation de l’inflation sous-jacente, qui passe de 1,9 % à 2,8 %.

Dans le même temps, elle a averti que la croissance économique du Japon devrait ralentir, car la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient devrait avoir un impact négatif sur les bénéfices des entreprises et sur les revenus réels des ménages.

Shigeto Nagai, économiste en chef pour le Japon chez Oxford Economics, estime qu’une situation de « stagflation » légère pourrait apparaître au cours de l’année, avec des revenus disponibles réels négatifs et une inflation supérieure à 2 %.

A noter au passage que l’économie japonaise a évité de justesse une récession technique au dernier trimestre 2025, enregistrant une croissance de 0,3 % sur une base trimestrielle et de 1,3 % sur une base annuelle.

L’inflation s’est accélérée pour la première fois en cinq mois, atteignant 1,8 % en mars, tandis que l’indice général des prix s’établissait à 1,5 % contre 1,3 % en février, restant inférieur à l’objectif de 2 % pour le deuxième mois consécutif…

La Banque du Japon a noté que la hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des coûts, principalement dans les secteurs de l’énergie et des biens, tandis que les hausses de salaires continuent d’être répercutées sur les prix finaux.

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La Banque mondiale anticipe une flambée des prix des matières premières

Selon la Banque mondiale, les prix mondiaux des matières premières devraient atteindre cette année leur plus haut niveau depuis 2022, à cause de la guerre en Iran et ses conséquences.

Dans son dernier rapport « Perspectives des marchés des matières premières », publié mardi 28 avril, la Banque mondiale estime que l’indice des prix des matières premières devrait bondir d’environ 16 % cette année. « La guerre frappe l’économie mondiale par vagues successives : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation plus élevée », a déclaré Indermit Gill, économiste en chef à la Banque mondiale.

Parallèlement, le prix moyen du Brent est estimé à 86 dollars le baril cette année, révisé à la hausse par rapport aux prévisions de janvier qui tablaient sur 60 dollars le baril.

Les marchés du gaz naturel et des engrais ont également connu de fortes hausses en raison du conflit. La Banque mondiale prévoit une augmentation de 31 % du coût des engrais cette année. Ce qui menace les revenus des agriculteurs et les récoltes futures. Cela pourrait à terme entraîner une hausse des prix alimentaires et aggraver l’insécurité alimentaire.

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Énergies renouvelables : à 9 %, la Tunisie très loin de l’objectif 2030

La Tunisie réaffirme son ouverture aux capitaux étrangers et appelle, à cet effet, à accélérer le rythme de la transition vers les énergies renouvelables. Le message est clair : attirer les investisseurs sans renoncer à la souveraineté nationale.

Lors d’une séance d’audition à l’Assemblée des représentants du peuple, mardi 28 avril 2026, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné l’attractivité de la Tunisie, qui compte plus de 4 000 entreprises étrangères opérant dans le cadre de la législation tunisienne. Un signal de confiance destiné à conforter les investisseurs, dans un contexte où le secteur énergétique s’impose comme un levier stratégique de développement.

Le ministre estime que le défi reste important : les énergies renouvelables ne représentent que 9 % du mix énergétique en 2025; contre 3 à 4 % il y a quatre ans. Alors que objectif est d’atteindre 35 % à l’horizon 2030. Ce qui nécessite la mobilisation d’au moins 3 900 mégawatts supplémentaires.

D’ailleurs, les cinq projets actuellement à l’étude, représentant environ 600 mégawatts, constituent certes une étape encourageante, mais restent insuffisants pour combler le retard. Sachant que la capacité installée ne dépasse pas 1,21 gigawatt, donc très loin de celle de plusieurs pays arabes, selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

Et contrairement à ce qui est dit ici et là, Samir Abdelhafidh pense que l’ouverture aux investisseurs étrangers ne remet pas en cause la souveraineté nationale, tant que les projets sont encadrés par la loi et servent l’intérêt du pays. Il a également rappelé que le mécanisme des concessions, largement utilisé à l’échelle internationale, permet de financer les grands projets tout en assurant leur rentabilité.

Enfin, il a mis en avant la pression budgétaire liée à l’énergie, avec des subventions atteignant 7,1 milliards de dinars en 2025, dont près de 3,9 milliards consacrés à l’électricité. Ainsi, il appelle à accélérer la transition énergétique pour réduire ces charges.

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Conflit au Moyen-Orient: l’heure de vérité a sonné !

La guerre au Moyen-Orient s’éternise. Le fragile cessez le-feu ne doit pas faire illusion, à cause de l’arrogance, la suprématie, la fourberie et le sentiment d’impunité des Américains et des Israéliens. Au mieux, il ne pouvait s’agir que d’une brève accalmie, prélude à une nouvelle vague de bombardements, d’assassinats et de destructions massives de l’Iran. Les Iraniens, qui ne sont pas dupes, ne s’attendent à rien de moins sinon à une paix impossible et à une guerre probable tant que les Israéliens et leur protecteur américain n’auront pas atteint leur but de guerre : l’hégémonie sans partage dans la région.

Le cessez-le-feu ne signifie pas la fin de la guerre. Celle-ci se poursuit avec d’autres armes non moins dissuasives. Les Iraniens ne renoncent pas à leur souveraineté et à leur droit de contrôle du détroit d’Ormuz pour peser sur l’issue de la guerre. Les Américains, pour masquer leur incapacité militaire de l’ouvrir à la libre circulation par leur puissance de feu, répliquent et réagissent à leur manière. Ils pratiquent – ce qu’ils ont coutume de faire – la politique de la terre brûlée en mobilisant leur armada navale pour interdire toute forme de navigation dans le détroit par où s’acheminent pétrole, gaz et engrais chimiques.

 

L’économie nationale n’est pas en reste. Et, à bien des égards, elle est plus exposée au choc pétrolier que les puissances industrielles en raison de sa dépendance énergétique et de ses contraintes financières à la limite de leur point de rupture.

 

Du coup, la tension monte de plusieurs crans, avec le risque d’internationaliser le conflit. Le spectre d’une troisième guerre mondiale se profile à l’horizon. En imposant un blocus naval, au mépris du droit international, les Américains n’en sont pas à leur premier crime contre l’humanité qui s’ajoute à leur bilan funeste et macabre de crimes de guerre.

Cet acte de piraterie internationale, digne d’un empire adepte du droit de la force, a mis de nouveau le feu aux poudres et fait flamber le cours du pétrole, qui s’envole à plus de 100 $ le baril. L’économie nationale n’est pas en reste. Et, à bien des égards, elle est plus exposée au choc pétrolier que les puissances industrielles en raison de sa dépendance énergétique et de ses contraintes financières à la limite de leur point de rupture. Pour nous, c’est la double peine, à l’entrée comme à la sortie des produits. Le coût exorbitant de la facture pétrolière, le renchérissement des matières premières, des intrants de toutes sortes, des céréales, l’envol des charges d’assurance et de transport vont provoquer une véritable saignée dans nos réserves de change. Côté export, les choses ne s’annoncent guère meilleures.

Le mal est encore plus profond. Le risque que l’économie nationale plonge et s’enlise de nouveau dans la récession est réel face au recul acté de la croissance chez nos principaux partenaires européens. Le moteur des exportations, qui connaît déjà de multiples ratés, sera contraint à l’arrêt sinon au ralenti. Le tableau est loin d’être rassurant. Moins d’importations d’intrants destinés à la fabrication, moins d’investissements – y compris les IDE sous le choc du basculement géo politique -, plus d’inflation et de chômage sans espoir de voir renflouer les exportations en perdition en raison de l’atonie de la demande européenne, qui absorbe les 2/3 de nos ventes à l’étranger.

Triste perspective qui ne parvient pourtant pas à ébranler notre indifférence alors qu’elle suscite par ailleurs crainte et inquiétude. Les principaux organismes financiers mondiaux ne s’y trompent pas. Ils ont révisé à la baisse, pour l’année en cours, leur prévision de croissance au sujet de l’économie tunisienne.

Le FMI table sur 2,1 % contre une estimation de 2,5% en début d’année. La Banque mondiale va encore plus loin. Elle a rame né ses estimations de croissance de 2,5 à 2 %. Et il n’est pas dit qu’ils s’en tiendront à ces nouvelles estimations si d’aventure la guerre au M.O. venait à se prolonger. Que dire ? Que faut-il en penser face à l’omerta locale ? Économistes – pas tous -, analystes financiers et géopoliticiens s’en inquiètent mais donnent à peine de la voix et semblent se parler à eux-mêmes.

Au niveau des grands commis de l’État, silence radio, comme si de rien n’était. Aucune indication concernant une quelconque révision à la baisse de la croissance estimée à 3,2 %, selon la loi de finances 2026, bien avant le déclenchement de la guerre au M.O. À croire que l’anticipation est loin d’être notre principale marque de fabrique.

 

Il n’y a pas mieux que de relancer la demande intérieure et l’investissement en mobilisant les ressources financières pour financer des mégaprojets structurants dans l’énergie propre, le transport, la logistique, l’industrie 4.0, l’agriculture de pointe, la recherche et l’enseignement supérieur.

 

Le feu se propage dans la maison qui brûle et plutôt que d’éteindre l’incendie, on continue de regarder le jardin avec un brin d’assurance. Partout dans le monde, chez les pays érigés en empire, les PIA et ceux en émergence rapide, branle-bas de combat pour échafauder des plans de guerre économique au motif de parer au choc pétrolier, aux déficits de denrées agricoles à la suite de pénuries d’engrais, de désorganisation des échanges mondiaux, de recomposition des chaînes d’approvisionnement, à la montée des frais d’assurance et des coûts de transport. Partout, états-majors et stratèges sont à pied d’œuvre pour envisager les voies et les mécanismes de relance des économies et les issues de sortie de crise : réarmement industriel, relocalisation, redéploiement des chaînes de valeur et d’approvisionnement. Objectif : faire émerger et développer de nouveaux foyers de croissance, respectueuse de l’environnement, révélés par le nouvel ordre économique qui se dessine à grands traits et dont la guerre au M.O. n’en est que l’avatar et le symptôme.

L e potentiel de développement de la Tunisie, son positionnement géographique éminemment stratégique, aux confins de l’UE, de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie, la prédispose et doit l’inciter à s’inscrire dans cette dynamique de développement. Il y a en effet besoin et nécessité d’activer, en dépit de nos contraintes financières, de nouveaux leviers et vecteurs de croissance pour éloigner le spectre de la récession. Il n’y a pas mieux que de relancer la demande intérieure et l’investissement en mobilisant les ressources financières pour financer des mégaprojets structurants dans l’énergie propre, le transport, la logistique, l’industrie 4.0, l’agriculture de pointe, la recherche et l’enseignement supérieur. Il est possible de faire émerger, à un horizon raison nable, des technopoles de dernière génération, des clusters, des startups revisitées par l’IA. La face immergée des crises est qu’elle révèle de nouvelles opportunités, de nouvelles avancées technologiques et d’espoir et donc de possibles conquêtes du futur.

 

Rien ne semble troubler notre sérénité alors qu’il faut se préparer à des lendemains très difficiles. Nous allons devoir puiser dans nos ultimes réserves pour éviter que le pays ne soit à court de carburant.

 

Où en sommes-nous de cette nouvelle vision d’un monde en devenir, de ces technologies de rupture et de ce tourbillon géopolitique ? Le monde est en train de vaciller autour de nous sans que l’on manifeste le moindre signe d’inquiétude, alors que nous sommes dans l’œil du cyclone.

Rien ne semble troubler notre sérénité alors qu’il faut se préparer à des lendemains très difficiles. Nous allons devoir puiser dans nos ultimes réserves pour éviter que le pays ne soit à court de carburant. Les estimations les moins pessimistes et les moins alarmantes évaluent à plus de 2 milliards de dollars le surplus de la facture pétrolière qui pèsera lourd sur le déséquilibre extérieur et le déficit budgétaire via les dépenses de subvention. C’est à peu de chose près l’équivalent des recettes touristiques qui vont partir en fumée.

La vraie question est de savoir comment financer ces déficits. Serait-ce en rognant sur les dépenses d’équipement, ces nécessaires investissements d’avenir qui ont la fâcheuse réputation de servir de véritables variables d’ajustement à défaut de tailler des coupes sombres dans les dépenses de fonctionne ment de l’État frappées de rigidité légendaire? Doit-on assécher les canaux de financement local au risque de provoquer un effet d’éviction de forte amplitude, au grand désarroi de PME/PMI à la limite du dépôt de bilan ?

L’hypothèse d’un resserrement fiscal de trop sonnera le glas de l’économie formelle. L’idée même d’une loi de finances complémentaire est moins pertinente qu’on le dit. Ce serait même le dernier clou dans le cercueil de la croissance. Elle consistera à couper dans les dépenses productives et aggraver les signes d’austérité qui n’ont jamais disparu de la scène nationale. Avec pour résultat final, plus de mal que de bien. Faire appel à la solidarité internationale? On en connaît les limites et l’étendue de l’hypocrisie de nations frères ou amies. Le mieux pour nous serait de renforcer la coopération avec les grands bailleurs de fonds institutionnels, BM, FMI, BEI, BAD et fonds d’investisse ment arabes, à la recherche d’opportunités d’investissement à horizon lointain. Il nous faut redonner vie au PPP autrement que par le discours, en nous affranchissant de notre frilosité et de nos préjugés.

 

Un État stratège qui, loin d’entretenir le mythe du miroir aux alouettes, tire sa légitimité et sa crédibilité de sa capacité de libérer l’investissement, la créativité, qui améliore le climat des affaires et l’expurge de ses scories et de ses imperfections. Un État stratège qui fédère, qui voit vite, loin et grand…

 

S’ouvrir davantage sur le monde n’est plus une option mais une impérieuse obligation. Celle de mettre en adéquation besoin et nécessité. Les investisseurs étrangers de réputation mondiale ne redoutent rien de plus que la bureaucratie, les contrôles tatillons, l’instabilité fiscale, les hésitations de l’Administration et l’usage excessif du principe de précaution érigé en règle de gouvernement. Osons l’ouverture sans restriction, osons la rupture. Pour en finir avec ce ni-ni. Ni restructuration franche et massive des entreprises publiques sans emprise stratégique et, de surcroit, sous perfusion, ni leur privatisation qui n’enlève rien au statut de l’État et à la souveraineté du pays.

De l’audace encore et toujours. Nous avons besoin d’un État stratège qui ne soit pas très grand pour les petits problèmes insignifiants et trop petit pour les grands problèmes qui conditionnent l’avenir. Un État stratège qui conçoit, régule et fait faire plutôt que de se disperser là où le secteur privé a plus de chances de réussite et un plus grand apport pour le pays. Un État stratège qui, loin d’entretenir le mythe du miroir aux alouettes, tire sa légitimité et sa crédibilité de sa capacité de libérer l’investissement, la créativité, qui améliore le climat des affaires et l’expurge de ses scories et de ses imperfections. Un État stratège qui fédère, qui voit vite, loin et grand, se projette dans le futur et donne une perspective aux jeunes et moins jeunes.

D’un mot, un État qui réenchante et fait rêver. L’ancien monde s’écroule dans un fracas de désordre économique. Le nouveau, en gestation, appartient aux plus entreprenants, aux plus innovants et performants. Malheur aux vaincus.

La guerre au M.O. ne doit pas occulter les grandes manœuvres économiques en cours. L’ennui est qu’on ne voit rien venir, ici et maintenant, qui puisse provoquer un déclic salvateur, rien qui puisse réveiller notre instinct de survie. Doit-on attendre que le ciel nous tombe sur la tête pour sonner l’alerte ? Le monde retient son souffle face à la propagation des guerres et à la montée des périls. Rien ne semble troubler notre sérénité. Ni la récession qui frappe à nos portes, et encore moins le chômage qui explose, l’inflation qui détruit ce qui reste du tissu et de la cohésion sociale, et l’incertitude qui plonge le pays dans le brouillard. Rien, sinon le prix astronomique du mou ton qui sera sacrifié à l’autel de l’Aïd qui fait débat, indigne et scandalise les petites et les moyennes bourses. Voilà où nous en sommes.

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Cinq projets solaires approuvés à l’ARP

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté cinq projets de loi pour des centrales photovoltaïques à Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès, dans le cadre de la transition énergétique.

Ces projets totalisent environ 598 MW pour un investissement d’environ 1,64 milliard de dinars, avec des tarifs de vente bien inférieurs au coût de production à base de gaz importé. Ils prévoient une vente exclusive à la STEG, des avantages fiscaux pour les investisseurs et, à terme, soit la remise des centrales à la STEG pour un dinar symbolique, soit leur démantèlement aux frais de l’investisseur.

Il convient de noter que les débats ont opposé les pour et les contre dont certains y voient un levier pour l’emploi et la sécurité énergétique, aux critiques qui dénoncent les tarifs, l’arbitrage international et le risque sur les terres agricoles.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Khbena (n° 01/2026), adopté par 73 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.
Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid (n° 02/2026), adopté par 75 voix pour, 9 abstentions et 33 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque d’El Ksar (n° 03/2026), adopté par 72 voix pour, 8 abstentions et 32 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et au contrat de location du site et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Sagdoud (n° 04/2026), adopté par 70 voix pour, 8 abstentions et 30 contre.

Approbation du projet de loi relatif à l’accord de concession pour la production d’électricité et ses annexes concernant la centrale photovoltaïque de Menzel Habib (n° 05/2026), adopté par 72 voix pour, 10 abstentions et 32 contre.

Car si on fait le calcul total des votes des cinq projets approuvés, on note :
Pour : 362
Abstentions : 44
Contre : 160.

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Yassine Fariaa est le nouveau PDG de la Poste

Le ministère des Technologies de la communication annonce la nomination de Yassine Faria comme nouveau président-directeur général de l’Office national des postes, et ce en vertu du décret n°2026-61 du 27 avril 2026 publié mardi 28 courant dans le JORT (Journal officiel de la République tunisienne).

Il remplace à ce poste Marouen Ben Slimene qui a été démis de ses fonctions, en vertu du décret n°2026-62 du 27 avril 2026.

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Kairouan – Moutons de l’Aïd : comptez entre 1 000 et 1 200 dinars

Les prix des moutons de l’Aïd el-Kébir oscillent cette année entre 1 000 et 1 200 dinars en moyenne – voire atteindre ou dépasser 1 300 dinars dans certaines situations. C’est ce qu’indique le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Kairouan, Mouldi Romdhani. Il reconnaît que ces niveaux sont « élevés » au regard du pouvoir d’achat des Tunisiens.

Cette hausse s’explique principalement par une baisse de l’offre sur le marché (l’année dernière, rappelez-vous, c’était la sécheresse). Elle est elle-même liée à la diminution du cheptel ovin à l’échelle nationale et régionale, conséquence des années successives de sécheresse. Cette situation aurait donc poussé de nombreux éleveurs de moutons à abattre des femelles reproductrices. Ce qui entraîne mécaniquement une réduction de la production des animaux disponibles cette saison.

Dans le gouvernorat de Kairouan, qui fournissait habituellement entre 100 000 et 120 000 têtes pour l’Aïd, une baisse de la production est constatée cette année, sans estimation finale à ce stade. Et ce, en attendant les résultats des recensements auprès des grands éleveurs.

Face à ce déséquilibre, le responsable syndical se dit favorable au recours à l’importation comme mesure de régulation du marché et d’approvisionnement des consommateurs. Il estime toutefois que les éleveurs de moutons cherchent désormais à reconstituer leurs troupeaux en retenant les femelles. Ce qui pourrait améliorer l’offre du cheptel dans les prochaines années.

Sur le plan de l’organisation, des coordinations sont en cours avec la municipalité pour l’aménagement du marché habituel. Mais aucun accord n’a encore été trouvé sur la fixation du prix au kilo pour cette saison.

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Pétrole : flambée au-delà de 110 dollars alors que la paix US-Iran menace l’offre

Le cours mondial du pétrole a dépassé les 110 dollars le baril pour la première fois en trois semaines. Les investisseurs craignent un accord imminent entre Washington et Téhéran, qui mettrait fin au conflit et rouvrirait totalement le détroit d’Ormuz, stratégique pour les flux pétroliers.

Le Brent, baromètre international, a bondi de 2,7 % à 111,2 dollars le baril en ouverture des marchés. Tandis que le WTI américain a suivi, grimpant de 2,3% à 98,5 dollars le baril de pétrole.

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Office Plast prévoit une augmentation de capital de 7,3 MDT

L’assemblée générale extraordinaire de la société Office Plast, convoquée le 29 avril 2026, est appelée à approuver un doublement partiel du capital social. Lequel passerait de 14,7 millions de dinars à près de 22 millions de dinars.

L’opération, proposée par le conseil d’administration d’Office Plast, porte sur un montant total de 7,3 millions de dinars. Et se déroule en deux étapes successives. La première consiste en une augmentation en numéraire par émission de 3,7 millions d’actions nouvelles, offertes en priorité aux actionnaires existants. Et ce, à raison d’une (1) action nouvelle pour quatre (4) actions anciennes. La seconde étape prend la forme d’une attribution gratuite de 3,7 millions d’actions supplémentaires. Elle est réalisée par incorporation de la prime d’émission aux réserves. Soit une (1) action pour cinq (5) actions anciennes et nouvelles réunies. Cette seconde opération intervient après l’achèvement de la première.

Par ailleurs, les actionnaires disposent d’un droit préférentiel de souscription exercé à titre irréductible, selon la parité précitée; et à titre réductible pour les actions non souscrites au premier rang. De plus, les porteurs dont le nombre d’actions ne correspond pas à un nombre entier d’actions nouvelles ont la faculté d’acheter ou de vendre les droits résiduels sur le marché. La date de jouissance des actions nouvelles est fixée au 1er janvier 2026.

Si l’assemblée adopte ces résolutions, l’article 6 des statuts sera modifié en conséquence pour fixer le capital social d’Office Plast à près de 22 millions de dinars. Il sera divisé en autant d’actions d’une valeur nominale d’un dinar chacune, entièrement souscrites et libérées. Le conseil d’administration recevra délégation pour accomplir l’ensemble des formalités afférentes à cette opération.

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CNSS : seuls 58 % des salaires déclarés en 2025

Le taux global de conformité à la déclaration des salaires pour l’année 2025 s’établit à 58 %. Un niveau jugé moyen qui révèle un déficit notable. C’est ce qu’indique le directeur central à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Mohamed Naceur Mrabet. Intervenant lors d’une session de formation organisée à Tunis par le ministère des Affaires sociales au profit de journalistes des médias publics et privés, il a précisé que sur 224 859 salariés, seuls 129 763 ont été déclarés.

Les travailleurs des secteurs agricole et non agricole figurent parmi les moins déclarés, avec un taux ne dépassant pas 22 %. Tandis que les employés de maison restent les plus vulnérables avec 21 %. Et ce, malgré leur couverture par la loi n°32 du 12 mars 2002 relative à la sécurité sociale de certaines catégories. À l’inverse, le secteur agricole structuré affiche le taux de conformité le plus élevé avec 71 %. Suit le secteur non agricole avec 63 %.

Face à ces disparités, le responsable appelle à renforcer les mécanismes de contrôle. De même qu’il invite à lutter contre l’évasion et simplifier les procédures de déclaration dans le cadre de la loi n°32. L’objectif étant de porter ce taux à 50 %. Il souligne par ailleurs les avancées du paiement numérique. En effet, ce dernier a permis de désengorger les guichets. Tout en précisant que 60 % des paiements à la CNSS en avril 2026 ont été effectués en ligne.

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Cuba : le tourisme s’effondre 

Les arrivées de touristes à Cuba chutent de près de 50 % au premier trimestre de l’année. Et ce, en raison des restrictions énergétiques qu’imposent les États-Unis. Mais aussi à cause de la suspension de nombreuses liaisons aériennes internationales.

Entre janvier et mars, l’île caribéenne de Cuba a accueilli 298 057 visiteurs. Soit 48 % de moins qu’à la même période en 2025. C’est ce que révèlent les données publiées par l’Office cubain des statistiques et de l’information, lundi 27 avril.

Cette baisse se matérialise particulièrement en mars, mois durant lequel seulement 35 561 touristes sont arrivés sur l’île. Soit le chiffre le plus bas depuis des années.

Au cours du premier trimestre, le nombre de visiteurs en provenance du Canada, principal pays d’origine des touristes, chute de 54 %. Les arrivées de Russie diminuent de 37 %. Tandis que celles des Cubains résidant à l’étranger, dont la majorité vit aux États-Unis, baissent de près de 43 %.

Deuxième source de devises étrangères du pays, le tourisme avait déjà été affaibli ces dernières années par la crise économique qui a touché le pays. Et ce, à la suite de la pandémie et du renforcement des sanctions américaines pendant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Ainsi, entre 2019 et 2025, les revenus du secteur ont chuté de 70 %, selon des calculs basés sur des données officielles.

De plus, Washington exerce des pressions sur les pays qui bénéficient des services médicaux cubains, une autre source importante de revenus pour l’île.

Enfin, suite à l’annonce de pénuries de kérosène dans les aéroports du pays, de nombreuses compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont annoncé la suspension de leurs vols. Enfin, à part le tourisme, le blocus énergétique américain affecte également d’autres secteurs importants de l’économie. Au nombre desquels on peut citer l’exploitation du nickel et du tabac.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ainsi que de l’alliance élargie OPEP+. Cette décision, rendue publique mardi 28 avril 2026 par Emirates News Agency, entrera en vigueur le 1er mai 2026.

Selon les autorités émiraties, ce retrait de l’OPEP s’inscrit dans une vision stratégique et économique à long terme. Laquelle vise à accompagner le développement du secteur énergétique national. Abou Dhabi affirme vouloir renforcer son rôle de producteur « responsable et fiable ». Tout en s’adaptant aux évolutions du marché mondial de l’énergie.

Cette décision intervient après une réévaluation approfondie de ses capacités et de ses objectifs énergétiques. Et notamment dans un contexte de demande mondiale en hausse et de tensions sur l’offre.

D’après plusieurs analyses, cette sortie marque un tournant majeur pour l’organisation, déjà fragilisée par les rivalités internes et les bouleversements géopolitiques. En effet, les Émirats arabes unis reprochent entre autres à l’organisation certaines contraintes liées aux quotas de production. De même qu’ils souhaitent exploiter pleinement leurs ressources pétrolières, parmi les moins coûteuses au monde.

Par ailleurs, le contexte régional joue un rôle déterminant. La guerre en Iran et les tensions dans le détroit d’Ormuz ont mis en lumière des divergences entre pays du Golfe. Et plus précisément en ce qui concerne la sécurité énergétique et la coordination politique. Ainsi, le ministre émirati de l’Énergie, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a précisé que cette décision relevait d’un choix souverain; sans concertation préalable avec les autres membres de l’OPEP.

Ce départ est perçu comme un coup dur pour l’OPEP. L’organisation perd l’un de ses producteurs clés. Et ce, à un moment où le marché pétrolier mondial reste sous pression. Il pourrait accentuer la volatilité des prix et affaiblir la capacité du cartel à réguler l’offre. Alors même que la demande énergétique mondiale demeure soutenue.

En quittant l’organisation, les Émirats arabes unis, pays membre de l’OPEP depuis 1967, misent sur une plus grande flexibilité pour augmenter leur production. Répondre de la sorte plus efficacement aux besoins du marché. Tout en redessinant les équilibres énergétiques internationaux.

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Hydrogène vert : les entreprises tunisiennes peuvent candidater jusqu’au 11 mai

Les entreprises privées africaines engagées dans le développement de projets d’hydrogène vert disposent d’un délai jusqu’au 11 mai 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme sefaafrica.org. Cet appel à propositions est lancé par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), administré par la Banque africaine de développement (BAD).

À la clé : un financement de préinvestissement pouvant atteindre 20 millions de dollars. Lequel se répartira sur trois à cinq projets sélectionnés; et ce, après un processus de diligence raisonnable.

Ce soutien prendra la forme de dons remboursables destinés à financer des activités essentielles au développement des projets. Et notamment : les études de faisabilité; la conception technique; ou encore le conseil en transactions. L’objectif est d’accompagner les initiatives retenues jusqu’à la décision finale d’investissement ou au bouclage financier, précise la BAD.

Financé par le gouvernement allemand et approuvé fin 2025, ce programme vise à réduire l’écart entre la phase de développement des projets et leur accès au financement. « L’hydrogène vert représente une réelle opportunité pour l’Afrique. A la fois pour décarboner les industries difficiles à verdir et créer de nouvelles chaînes de valeur ». C’est ce que souligne Daniel Schroth, directeur du département des énergies renouvelables à la BAD.

Créé pour stimuler les investissements privés dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique, le SEFA est un fonds spécial multi-donateurs. Il propose des financements catalytiques, une assistance technique et des instruments financiers concessionnels. Son objectif est de réduire les obstacles au marché et améliorer l’attractivité des projets énergétiques. Et ce, dans la perspective d’un accès universel à une énergie durable et abordable sur le continent, en ligne avec la Mission 300 de la BAD.

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Avec le solaire, le coût de l’électricité pourrait chuter de 400 à 120 millimes!

Le député Fakhreddine Fadhloun appelle à une prise de conscience nationale face au coût élevé de l’électricité produite selon le modèle classique, largement dépendant du gaz.

Aujourd’hui, le kilowattheure coûte près de 400 millimes au citoyen tunisien. Tandis que la facture annuelle des importations de gaz destinées à la production électrique avoisine les 6 milliards de dinars. Un poids considérable pour les finances publiques.

Selon le parlementaire, ce coût peut être réduit de manière significative grâce aux énergies renouvelables. En optant pour le solaire, via des accords de production d’électricité photovoltaïque, le prix du kilowattheure pourrait chuter à environ 120 millimes, soit près du tiers du tarif actuel.

Intervenant lors de la séance plénière du 28 avril 2026, consacrée à l’examen de projets de loi relatifs à des concessions de production d’électricité dans plusieurs régions, en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, M. Fadhloun a insisté sur l’urgence d’opérer ce virage. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz, la transition énergétique s’impose, selon lui, comme une nécessité stratégique.

Balayant d’un revers de la main les critiques, il a rejeté toute atteinte à la souveraineté nationale, affirmant que les investisseurs « ne peuvent ni emporter le soleil ni s’approprier la terre tunisienne ». Une mise au point qui intervient alors que la Fédération générale de l’électricité et du gaz relevant de l’UGTT a organisé une mobilisation devant l’hémicycle pour dénoncer ces projets.

Lire aussi: Tunisie – Transition énergétique ou perte de souveraineté ?

En effet, la Fédération de l’électricité et du gaz estime que la STEG est capable d’investir dans les énergies renouvelables, à condition de bénéficier de l’appui de l’État, notamment pour l’accès à des financements extérieurs. Elle met ainsi en garde contre une dépendance accrue aux capitaux étrangers, susceptible de fragiliser le rôle du secteur public et la souveraineté énergétique du pays.

Dans ce cadre, le député appelle à dépasser les discours alarmistes sur la souveraineté. Tout en soulignant que le monde entier s’oriente vers les énergies renouvelables et de nouvelles opportunités d’investissement. Il plaide pour une implication accrue des entreprises tunisiennes et un soutien renforcé aux investisseurs locaux.

Au final, M. Fadhloum dénonce par conséquent les accusations visant le Parlement pour « bradage du pays », en cas d’adoption de ces accords. « Notre priorité reste de répondre aux attentes des Tunisiens », affirme-t-il.

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L’Iran : architecte de la guérilla IA…

Dans le silence des serveurs et le sillage brulant des vecteurs de nouvelle génération, l’année 2026 consacre une mutation radicale de la puissance iranienne. Face à l’arsenal technologique massif des États-Unis et d’Israël, Téhéran a imposé une asymétrie totale, où l’intelligence artificielle (IA) n’est plus un simple outil de soutien; mais le cerveau d’une force de frappe capable de défier les certitudes des géants.

 

I- L’algorithme en mode silencieux

Le premier pilier de cette puissance repose sur une « IA de nécessité », agile et disruptive. Selon le Microsoft Digital Defense Report, cette approche ne cherche pas la confrontation frontale, mais l’infiltration chirurgicale. Ce géant du web documente comment l’Iran a automatisé la création de logiciels malveillants polymorphes grâce à l’IA générative, permettant à ses cyber-combattants de s’insérer dans les infrastructures civiles vitales. Cette stratégie transforme l’intelligence numérique en un levier de pression directe en ciblant les réseaux d’eau ou d’électricité. L’Iran rend chaque faille logicielle potentiellement catastrophique pour la stabilité sociale de l’adversaire.

 

II- Drones et missiles « pensants »

Le véritable saut stratégique de 2026 réside dans la fusion de l’IA et du métal. L’expertise de Mandiant (filiale de Google Cloud), spécialisée dans l’analyse des menaces étatiques, confirme que l’Iran a franchi un seuil critique en dotant ses vecteurs physiques d’une autonomie cognitive :

– Drones à autonomie de décision : l’IA embarquée permet désormais aux essaims de drones iraniens de se coordonner sans intervention humaine constante. Mandiant souligne que ces appareils analysent le terrain en temps réel pour saturer les défenses par leur nombre et leur intelligence collective. Ce qui rend les interceptions classiques par les systèmes Dôme de Fer ou Patriot de plus en plus complexes.

– La nouvelle génération de missiles intelligents : Téhéran produit désormais des missiles capables de provoquer des destructions massives tout en possédant une capacité d’esquive inédite. Grâce à des micro-ajustements de trajectoire pilotés par IA, ces projectiles déjouent les boucliers anti-missiles les plus sophistiqués au monde, implantés en Israël et dans les pays du Golfe. Cette capacité à « réfléchir » durant la phase terminale du vol garantit l’impact même au cœur des zones les mieux protégées.

 

III- La Guerre des récits et la dissuasion psychologique

Au-delà de l’impact physique, l’Iran utilise l’IA pour fracturer la réalité de l’adversaire. Les recherches du géant de la cybersécurité au monde Recorded Future sur les ambitions de l’IA iranienne mettent en lumière une « guerre de l’information augmentée ».

En injectant du contenu synthétique (Deepfakes) d’une finesse absolue dans les réseaux sociaux et les médias, Téhéran parvient à manipuler la perception du conflit. Comme l’indique Recorded Future, cette manipulation vise à paralyser la volonté politique et à semer le doute chez le citoyen adverse, avant même que le premier missile n’atteigne sa cible.

 

IV- De la rizière au réseau : l’éternelle guérilla

En 2026, l’Iran prouve que l’asymétrie est le grand égalisateur. Mais au fond, cette prouesse technologique n’est-elle pas la réincarnation d’une vieille sagesse stratégique ? On ne peut s’empêcher de s’interroger : et si cette « Guérilla IA » n’était, en somme, que la version numérique des tunnels du Viêt-Cong ?

Là où les combattants vietnamiens utilisaient la jungle et l’invisibilité pour épuiser une superpuissance, les Perses utilisent aujourd’hui les failles du cyberespace et des algorithmes furtifs pour contourner les forteresses de métal. Dans cette nouvelle toile de fond, les circuits intégrés ont remplacé les pièges des Viêt-Cong, mais l’esprit reste le même. Celui d’un acteur qui, refusant la défaite face au gigantisme, transforme chaque ligne de code en un sentier impénétrable pour celui qui ne possède que la force.

La question demeure : la technologie peut-elle vraiment vaincre une stratégie qui a appris à se fondre dans l’invisible ?

 

Par : Mahjoub Lotfi Belhedi — Stratège en réflexion IA

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Accord de libre-échange entre l’Inde et la Nouvelle-Zélande

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont franchi une étape majeure dans leurs relations économiques. Et ce, en signant, le 27 avril 2026 à New Delhi, un accord bilatéral de libre-échange qualifié d’« emblématique ». Ce partenariat vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité des travailleurs entre les deux pays.

L’accord prévoit une libéralisation massive des échanges entre les deux pays. Tout en garantissant notamment un accès en franchise de droits pour 100 % des exportations indiennes vers la Nouvelle-Zélande, couvrant plus de 8 000 produits.

En retour, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d’une réduction ou d’une suppression progressive des droits de douane sur la majorité de ses exportations vers l’Inde. Et notamment dans des secteurs clés comme le bois, la laine, le charbon ou encore certains produits agricoles.

L’accord vise à doubler le volume des échanges bilatéraux pour atteindre les 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Il s’accompagne également d’un engagement d’investissement néo-zélandais estimé à 20 milliards de dollars sur quinze ans. Celui-ci se destine à soutenir des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les services et les technologies.

Au-delà des biens, le texte introduit des dispositions importantes sur la mobilité professionnelle. Il prévoit notamment la délivrance de visas pour environ 5 000 travailleurs qualifiés indiens. Ainsi que des programmes spécifiques pour les jeunes et les étudiants, favorisant les échanges dans des domaines comme les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et l’éducation.

Toutefois, certaines filières sensibles ont été exclues de la libéralisation, notamment les produits laitiers, le sucre ou certaines huiles alimentaires. Et ce, afin de protéger les agriculteurs et les industries locales indiennes.

Fruit de plusieurs années de négociations — relancées récemment dans un contexte de recomposition du commerce mondial — cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. New Delhi cherche à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels. Tandis que Wellington ambitionne de limiter son exposition à la Chine et de renforcer sa présence dans la région indo-pacifique.

L’entrée en vigueur de l’accord reste conditionnée à sa ratification par le Parlement néo-zélandais. Un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

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Carburants : la France au bord de la panne sèche ?

La France se dirige-t-elle vers une nouvelle crise énergétique ? Alors que le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, alerte sur un possible risque de pénurie de carburants dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les premiers impacts se font déjà sentir dans le transport aérien. La compagnie Transavia a ainsi commencé à ajuster son programme de vols face à la flambée des prix du kérosène.

La crainte d’une pénurie de carburants en France refait surface. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a évoqué, lundi 27 avril, ce risque, alimentant les inquiétudes dans un contexte international particulièrement instable.

En ligne de mire : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture ou ses perturbations, liées aux tensions entre les États-Unis et l’Iran depuis la fin février, font peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique global…

Si les autorités françaises appellent à relativiser — rappelant que le pays dispose de réserves stratégiques capables de couvrir plusieurs semaines de consommation — les premiers signes de tension sont déjà visibles. Depuis fin mars 2026, un nombre croissant de stations-service rencontre des pénuries d’approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix et de déséquilibres persistants sur le marché du diesel.

Transavia supprime des vols avant l’été

Surtout, les répercussions de cette crise énergétique commencent à dépasser le seul cadre routier. Le transport aérien en subit désormais les effets concrets. La compagnie low-cost Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, a ainsi annoncé l’annulation de certains vols prévus en mai et juin. Une décision directement liée à la flambée des prix du kérosène. Ces annulations restent toutefois limitées (moins de 2 % des vols) mais traduisent une adaptation prudente face à la hausse des coûts. Pour les passagers concernés, la compagnie propose des solutions de report, de remboursement ou de réacheminement rapide, généralement sous 24 heures. Parallèlement, une hausse moyenne d’environ 10 euros par aller-retour a déjà été appliquée sur certains billets, une tendance susceptible de s’étendre à l’ensemble du secteur.

Face à cette situation, les inquiétudes gagnent également les institutions internationales. L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une meilleure coordination entre États. Tandis que certains gouvernements envisagent de recourir à des stocks stratégiques pour éviter une pénurie de kérosène.

Ainsi, si le scénario d’une panne sèche généralisée en France reste, à ce stade, peu probable selon les pouvoirs publics, la conjonction de tensions géopolitiques, de perturbations logistiques et de hausse des coûts énergétiques révèle la vulnérabilité d’un système fortement dépendant des équilibres internationaux. Une fragilité désormais visible, aussi bien à la pompe que dans les airs.

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