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CNSS : seuls 58 % des salaires déclarés en 2025

Le taux global de conformité à la déclaration des salaires pour l’année 2025 s’établit à 58 %, un niveau jugé moyen qui révèle un déficit notable, a indiqué le directeur central à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Mohamed Naceur Mrabet. Intervenant lors d’une session de formation organisée à Tunis par le ministère des Affaires sociales au profit de journalistes de médias publics et privés, il a précisé que sur 224 859 salariés, seuls 129 763 ont été déclarés.

Les travailleurs des secteurs agricole et non agricole figurent parmi les moins déclarés, avec un taux ne dépassant pas 22 %, tandis que les employés de maison restent les plus vulnérables avec 21 %, malgré leur couverture par la loi n°32 du 12 mars 2002 relative à la sécurité sociale de certaines catégories. À l’inverse, le secteur agricole structuré affiche le taux de conformité le plus élevé avec 71 %, suivi du secteur non agricole avec 63 %.

Face à ces disparités, le responsable appelle à renforcer les mécanismes de contrôle, lutter contre l’évasion et simplifier les procédures de déclaration dans le cadre de la loi n°32 afin de porter ce taux à 50 %. Il souligne par ailleurs les avancées du paiement numérique, qui a permis de désengorger les guichets, précisant que 60 % des paiements à la CNSS en avril 2026 ont été effectués en ligne.

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Cuba : le tourisme s’effondre 

Les arrivées de touristes à Cuba ont chuté de près de 50 % au premier trimestre de l’année, en raison des restrictions énergétiques imposées par les États-Unis et de la suspension de nombreuses liaisons aériennes internationales.

Entre janvier et mars, l’île caribéenne a accueilli 298 057 visiteurs, soit 48 % de moins qu’à la même période en 2025, selon les données publiées par l’Office cubain des statistiques et de l’information, lundi 27 avril.

Cette baisse a été particulièrement marquée en mars, mois durant lequel seulement 35 561 touristes sont arrivés sur l’île, soit le chiffre le plus bas depuis des années.

Au cours du premier trimestre, le nombre de visiteurs en provenance du Canada, principal pays d’origine des touristes, a chuté de 54 %. Les arrivées de Russie ont diminué de 37 %, tandis que celles des Cubains résidant à l’étranger, dont la majorité vit aux États-Unis, ont baissé de près de 43 %.

Deuxième source de devises étrangères du pays, le tourisme avait déjà été affaibli ces dernières années par la crise économique qui a touché le pays à la suite de la pandémie et du renforcement des sanctions américaines pendant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021). Entre 2019 et 2025, les revenus du secteur ont chuté de 70 %, selon des calculs basés sur des données officielles.

Washington exerce également des pressions sur les pays qui bénéficient des services médicaux cubains, une autre source importante de revenus pour l’île.

Suite à l’annonce de pénuries de kérosène dans les aéroports du pays, de nombreuses compagnies aériennes canadiennes, russes et européennes ont annoncé la suspension de leurs vols… D’ailleurs, outre le tourisme, le blocus énergétique américain affecte également d’autres secteurs importants de l’économie, tels que l’exploitation du nickel et du tabac.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ainsi que de l’alliance élargie OPEP+. Cette décision, rendue publique mardi 28 avril 2026 par Emirates News Agency, entrera en vigueur le 1er mai 2026.

Selon les autorités émiraties, ce retrait de l’OPEP s’inscrit dans une vision stratégique et économique à long terme. Laquelle vise à accompagner le développement du secteur énergétique national. Abou Dhabi affirme vouloir renforcer son rôle de producteur « responsable et fiable ». Tout en s’adaptant aux évolutions du marché mondial de l’énergie.

Cette décision intervient après une réévaluation approfondie de ses capacités et de ses objectifs énergétiques. Et notamment dans un contexte de demande mondiale en hausse et de tensions sur l’offre.

D’après plusieurs analyses, cette sortie marque un tournant majeur pour l’organisation, déjà fragilisée par les rivalités internes et les bouleversements géopolitiques. En effet, les Émirats arabes unis reprochent entre autres à l’organisation certaines contraintes liées aux quotas de production. De même qu’ils souhaitent exploiter pleinement leurs ressources pétrolières, parmi les moins coûteuses au monde.

Par ailleurs, le contexte régional joue un rôle déterminant. La guerre en Iran et les tensions dans le détroit d’Ormuz ont mis en lumière des divergences entre pays du Golfe. Et plus précisément en ce qui concerne la sécurité énergétique et la coordination politique. Ainsi, le ministre émirati de l’Énergie, Suhail Mohamed al-Mazrouei, a précisé que cette décision relevait d’un choix souverain; sans concertation préalable avec les autres membres de l’OPEP.

Ce départ est perçu comme un coup dur pour l’OPEP. L’organisation perd l’un de ses producteurs clés. Et ce, à un moment où le marché pétrolier mondial reste sous pression. Il pourrait accentuer la volatilité des prix et affaiblir la capacité du cartel à réguler l’offre. Alors même que la demande énergétique mondiale demeure soutenue.

En quittant l’organisation, les Émirats arabes unis, pays membre de l’OPEP depuis 1967, misent sur une plus grande flexibilité pour augmenter leur production. Répondre de la sorte plus efficacement aux besoins du marché. Tout en redessinant les équilibres énergétiques internationaux.

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Hydrogène vert : les entreprises tunisiennes peuvent candidater jusqu’au 11 mai

Les entreprises privées africaines engagées dans le développement de projets d’hydrogène vert disposent d’un délai jusqu’au 11 mai 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme sefaafrica.org. Cet appel à propositions est lancé par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), administré par la Banque africaine de développement (BAD).

À la clé : un financement de préinvestissement pouvant atteindre 20 millions de dollars. Lequel se répartira sur trois à cinq projets sélectionnés; et ce, après un processus de diligence raisonnable.

Ce soutien prendra la forme de dons remboursables destinés à financer des activités essentielles au développement des projets. Et notamment : les études de faisabilité; la conception technique; ou encore le conseil en transactions. L’objectif est d’accompagner les initiatives retenues jusqu’à la décision finale d’investissement ou au bouclage financier, précise la BAD.

Financé par le gouvernement allemand et approuvé fin 2025, ce programme vise à réduire l’écart entre la phase de développement des projets et leur accès au financement. « L’hydrogène vert représente une réelle opportunité pour l’Afrique. A la fois pour décarboner les industries difficiles à verdir et créer de nouvelles chaînes de valeur ». C’est ce que souligne Daniel Schroth, directeur du département des énergies renouvelables à la BAD.

Créé pour stimuler les investissements privés dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique, le SEFA est un fonds spécial multi-donateurs. Il propose des financements catalytiques, une assistance technique et des instruments financiers concessionnels. Son objectif est de réduire les obstacles au marché et améliorer l’attractivité des projets énergétiques. Et ce, dans la perspective d’un accès universel à une énergie durable et abordable sur le continent, en ligne avec la Mission 300 de la BAD.

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Avec le solaire, le coût de l’électricité pourrait chuter de 400 à 120 millimes!

Le député Fakhreddine Fadhloun appelle à une prise de conscience nationale face au coût élevé de l’électricité produite selon le modèle classique, largement dépendant du gaz.

Aujourd’hui, le kilowattheure coûte près de 400 millimes au citoyen tunisien. Tandis que la facture annuelle des importations de gaz destinées à la production électrique avoisine les 6 milliards de dinars. Un poids considérable pour les finances publiques.

Selon le parlementaire, ce coût peut être réduit de manière significative grâce aux énergies renouvelables. En optant pour le solaire, via des accords de production d’électricité photovoltaïque, le prix du kilowattheure pourrait chuter à environ 120 millimes, soit près du tiers du tarif actuel.

Intervenant lors de la séance plénière du 28 avril 2026, consacrée à l’examen de projets de loi relatifs à des concessions de production d’électricité dans plusieurs régions, en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, M. Fadhloun a insisté sur l’urgence d’opérer ce virage. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz, la transition énergétique s’impose, selon lui, comme une nécessité stratégique.

Balayant d’un revers de la main les critiques, il a rejeté toute atteinte à la souveraineté nationale, affirmant que les investisseurs « ne peuvent ni emporter le soleil ni s’approprier la terre tunisienne ». Une mise au point qui intervient alors que la Fédération générale de l’électricité et du gaz relevant de l’UGTT a organisé une mobilisation devant l’hémicycle pour dénoncer ces projets.

Lire aussi: Tunisie – Transition énergétique ou perte de souveraineté ?

En effet, la Fédération de l’électricité et du gaz estime que la STEG est capable d’investir dans les énergies renouvelables, à condition de bénéficier de l’appui de l’État, notamment pour l’accès à des financements extérieurs. Elle met ainsi en garde contre une dépendance accrue aux capitaux étrangers, susceptible de fragiliser le rôle du secteur public et la souveraineté énergétique du pays.

Dans ce cadre, le député appelle à dépasser les discours alarmistes sur la souveraineté. Tout en soulignant que le monde entier s’oriente vers les énergies renouvelables et de nouvelles opportunités d’investissement. Il plaide pour une implication accrue des entreprises tunisiennes et un soutien renforcé aux investisseurs locaux.

Au final, M. Fadhloum dénonce par conséquent les accusations visant le Parlement pour « bradage du pays », en cas d’adoption de ces accords. « Notre priorité reste de répondre aux attentes des Tunisiens », affirme-t-il.

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L’Iran : architecte de la guérilla IA…

Dans le silence des serveurs et le sillage brulant des vecteurs de nouvelle génération, l’année 2026 consacre une mutation radicale de la puissance iranienne. Face à l’arsenal technologique massif des États-Unis et d’Israël, Téhéran a imposé une asymétrie totale, où l’intelligence artificielle (IA) n’est plus un simple outil de soutien; mais le cerveau d’une force de frappe capable de défier les certitudes des géants.

 

I- L’algorithme en mode silencieux

Le premier pilier de cette puissance repose sur une « IA de nécessité », agile et disruptive. Selon le Microsoft Digital Defense Report, cette approche ne cherche pas la confrontation frontale, mais l’infiltration chirurgicale. Ce géant du web documente comment l’Iran a automatisé la création de logiciels malveillants polymorphes grâce à l’IA générative, permettant à ses cyber-combattants de s’insérer dans les infrastructures civiles vitales. Cette stratégie transforme l’intelligence numérique en un levier de pression directe en ciblant les réseaux d’eau ou d’électricité. L’Iran rend chaque faille logicielle potentiellement catastrophique pour la stabilité sociale de l’adversaire.

 

II- Drones et missiles « pensants »

Le véritable saut stratégique de 2026 réside dans la fusion de l’IA et du métal. L’expertise de Mandiant (filiale de Google Cloud), spécialisée dans l’analyse des menaces étatiques, confirme que l’Iran a franchi un seuil critique en dotant ses vecteurs physiques d’une autonomie cognitive :

– Drones à autonomie de décision : l’IA embarquée permet désormais aux essaims de drones iraniens de se coordonner sans intervention humaine constante. Mandiant souligne que ces appareils analysent le terrain en temps réel pour saturer les défenses par leur nombre et leur intelligence collective. Ce qui rend les interceptions classiques par les systèmes Dôme de Fer ou Patriot de plus en plus complexes.

– La nouvelle génération de missiles intelligents : Téhéran produit désormais des missiles capables de provoquer des destructions massives tout en possédant une capacité d’esquive inédite. Grâce à des micro-ajustements de trajectoire pilotés par IA, ces projectiles déjouent les boucliers anti-missiles les plus sophistiqués au monde, implantés en Israël et dans les pays du Golfe. Cette capacité à « réfléchir » durant la phase terminale du vol garantit l’impact même au cœur des zones les mieux protégées.

 

III- La Guerre des récits et la dissuasion psychologique

Au-delà de l’impact physique, l’Iran utilise l’IA pour fracturer la réalité de l’adversaire. Les recherches du géant de la cybersécurité au monde Recorded Future sur les ambitions de l’IA iranienne mettent en lumière une « guerre de l’information augmentée ».

En injectant du contenu synthétique (Deepfakes) d’une finesse absolue dans les réseaux sociaux et les médias, Téhéran parvient à manipuler la perception du conflit. Comme l’indique Recorded Future, cette manipulation vise à paralyser la volonté politique et à semer le doute chez le citoyen adverse, avant même que le premier missile n’atteigne sa cible.

 

IV- De la rizière au réseau : l’éternelle guérilla

En 2026, l’Iran prouve que l’asymétrie est le grand égalisateur. Mais au fond, cette prouesse technologique n’est-elle pas la réincarnation d’une vieille sagesse stratégique ? On ne peut s’empêcher de s’interroger : et si cette « Guérilla IA » n’était, en somme, que la version numérique des tunnels du Viêt-Cong ?

Là où les combattants vietnamiens utilisaient la jungle et l’invisibilité pour épuiser une superpuissance, les Perses utilisent aujourd’hui les failles du cyberespace et des algorithmes furtifs pour contourner les forteresses de métal. Dans cette nouvelle toile de fond, les circuits intégrés ont remplacé les pièges des Viêt-Cong, mais l’esprit reste le même. Celui d’un acteur qui, refusant la défaite face au gigantisme, transforme chaque ligne de code en un sentier impénétrable pour celui qui ne possède que la force.

La question demeure : la technologie peut-elle vraiment vaincre une stratégie qui a appris à se fondre dans l’invisible ?

 

Par : Mahjoub Lotfi Belhedi — Stratège en réflexion IA

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Accord de libre-échange entre l’Inde et la Nouvelle-Zélande

L’Inde et la Nouvelle-Zélande ont franchi une étape majeure dans leurs relations économiques. Et ce, en signant, le 27 avril 2026 à New Delhi, un accord bilatéral de libre-échange qualifié d’« emblématique ». Ce partenariat vise à renforcer les échanges commerciaux, les investissements et la mobilité des travailleurs entre les deux pays.

L’accord prévoit une libéralisation massive des échanges entre les deux pays. Tout en garantissant notamment un accès en franchise de droits pour 100 % des exportations indiennes vers la Nouvelle-Zélande, couvrant plus de 8 000 produits.

En retour, la Nouvelle-Zélande bénéficiera d’une réduction ou d’une suppression progressive des droits de douane sur la majorité de ses exportations vers l’Inde. Et notamment dans des secteurs clés comme le bois, la laine, le charbon ou encore certains produits agricoles.

L’accord vise à doubler le volume des échanges bilatéraux pour atteindre les 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. Il s’accompagne également d’un engagement d’investissement néo-zélandais estimé à 20 milliards de dollars sur quinze ans. Celui-ci se destine à soutenir des secteurs stratégiques tels que l’industrie, les services et les technologies.

Au-delà des biens, le texte introduit des dispositions importantes sur la mobilité professionnelle. Il prévoit notamment la délivrance de visas pour environ 5 000 travailleurs qualifiés indiens. Ainsi que des programmes spécifiques pour les jeunes et les étudiants, favorisant les échanges dans des domaines comme les technologies de l’information, la santé, l’ingénierie et l’éducation.

Toutefois, certaines filières sensibles ont été exclues de la libéralisation, notamment les produits laitiers, le sucre ou certaines huiles alimentaires. Et ce, afin de protéger les agriculteurs et les industries locales indiennes.

Fruit de plusieurs années de négociations — relancées récemment dans un contexte de recomposition du commerce mondial — cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique. New Delhi cherche à réduire sa dépendance à certains marchés traditionnels. Tandis que Wellington ambitionne de limiter son exposition à la Chine et de renforcer sa présence dans la région indo-pacifique.

L’entrée en vigueur de l’accord reste conditionnée à sa ratification par le Parlement néo-zélandais. Un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.

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Carburants : la France au bord de la panne sèche ?

La France se dirige-t-elle vers une nouvelle crise énergétique ? Alors que le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, alerte sur un possible risque de pénurie de carburants dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, les premiers impacts se font déjà sentir dans le transport aérien. La compagnie Transavia a ainsi commencé à ajuster son programme de vols face à la flambée des prix du kérosène.

La crainte d’une pénurie de carburants en France refait surface. Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a évoqué, lundi 27 avril, ce risque, alimentant les inquiétudes dans un contexte international particulièrement instable.

En ligne de mire : le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Sa fermeture ou ses perturbations, liées aux tensions entre les États-Unis et l’Iran depuis la fin février, font peser une menace directe sur l’approvisionnement énergétique global…

Si les autorités françaises appellent à relativiser — rappelant que le pays dispose de réserves stratégiques capables de couvrir plusieurs semaines de consommation — les premiers signes de tension sont déjà visibles. Depuis fin mars 2026, un nombre croissant de stations-service rencontre des pénuries d’approvisionnement, dans un contexte de hausse des prix et de déséquilibres persistants sur le marché du diesel.

Transavia supprime des vols avant l’été

Surtout, les répercussions de cette crise énergétique commencent à dépasser le seul cadre routier. Le transport aérien en subit désormais les effets concrets. La compagnie low-cost Transavia, filiale du groupe Air France-KLM, a ainsi annoncé l’annulation de certains vols prévus en mai et juin. Une décision directement liée à la flambée des prix du kérosène. Ces annulations restent toutefois limitées (moins de 2 % des vols) mais traduisent une adaptation prudente face à la hausse des coûts. Pour les passagers concernés, la compagnie propose des solutions de report, de remboursement ou de réacheminement rapide, généralement sous 24 heures. Parallèlement, une hausse moyenne d’environ 10 euros par aller-retour a déjà été appliquée sur certains billets, une tendance susceptible de s’étendre à l’ensemble du secteur.

Face à cette situation, les inquiétudes gagnent également les institutions internationales. L’Association internationale du transport aérien (IATA) appelle à une meilleure coordination entre États. Tandis que certains gouvernements envisagent de recourir à des stocks stratégiques pour éviter une pénurie de kérosène.

Ainsi, si le scénario d’une panne sèche généralisée en France reste, à ce stade, peu probable selon les pouvoirs publics, la conjonction de tensions géopolitiques, de perturbations logistiques et de hausse des coûts énergétiques révèle la vulnérabilité d’un système fortement dépendant des équilibres internationaux. Une fragilité désormais visible, aussi bien à la pompe que dans les airs.

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BH Assurance : 4,26 millions de dinars de dividendes pour 2025

L’assemblée générale ordinaire de BH Assurance a validé le versement d’un dividende de 1,6 dinar par action au titre de l’année 2025. C’est une des mesures qui ressort de la réunion du 27 avril 2026. Cela correspond à une distribution totale d’environ 4,26 millions de dinars aux actionnaires de la compagnie.

Les participants à cette AGO de BH Assurances ont entériné la répartition des bénéfices selon les modalités financières prévues pour l’exercice précédent. La date de détachement des dividendes est fixée au mardi 12 mai 2026. Elle marque le moment où le coupon est séparé de l’action.

Ainsi, ce versement global de plus de 4 millions de dinars souligne la performance financière de l’assureur sur l’année écoulée. Les investisseurs percevront donc leur rémunération un peu plus de deux semaines après la tenue de l’assemblée annuelle.

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La BTS digitalise le financement des projets des personnes handicapées

Une plateforme électronique dédiée à la réception des demandes de financement au profit des personnes en situation de handicap vient d’être lancée. C’est ce qu’annonce la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS Bank).

Accessible en ligne via le site web de la BTS Bank, cette plateforme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à soutenir le financement des petits projets et à favoriser la création d’emplois au profit de cette catégorie.

Les porteurs de projets en situation de handicap souhaitant bénéficier de ce programme peuvent soumettre leurs demandes exclusivement en ligne, via cette plateforme dédiée. Et ce jusqu’au 20 mai 2026, à travers le lien acces-financement.emploi.gov.tn

Par ailleurs, une enveloppe globale de 5 millions de dinars a été mobilisée pour ce programme. Lequel se destine à financer des microprojets dans divers secteurs économiques, avec un plafond de 10 000 dinars par crédit.

En outre, ces prêts sont accordés sans intérêts bancaires, sans apport personnel et sans garanties. De même qu’ils sont remboursables sur une période de huit ans, dont deux années de grâce, indique la BTS Bank.

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Le Canada lance son premier fonds souverain doté de 25 milliards de dollars

Le Canada annonce la création de son tout premier fonds souverain, baptisé « Canada Strong Fund ».  Et ce, dans un contexte de recomposition économique mondiale et de tensions commerciales croissantes. C’est une initiative que présentait le Premier ministre Mark Carney, à Ottawa, lundi 27 avril.

Doté d’un capital initial de 25 milliards de dollars canadiens (environ 18 milliards de dollars américains), ce fonds public d’investissement vise à financer des projets stratégiques à l’échelle nationale, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des minerais critiques, de l’agriculture et des technologies.

Pensé comme un outil de long terme, le fonds fonctionnera sur un modèle d’investissement aux côtés du secteur privé, avec l’objectif de générer des rendements commerciaux tout en soutenant la transformation de l’économie canadienne. Les bénéfices seront réinvestis afin d’accroître progressivement sa capacité financière et de constituer une richesse durable pour les générations futures.

L’une des particularités du dispositif réside dans la volonté d’ouvrir le fonds aux citoyens. Le gouvernement prévoit en effet de lancer un produit d’investissement accessible au grand public, permettant aux Canadiens de participer directement au financement des projets et de bénéficier des retombées économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des tensions commerciales avec les États-Unis et une volonté affichée d’accroître l’indépendance économique du pays. Le fonds doit ainsi contribuer à réduire la dépendance du Canada à certains partenaires commerciaux, tout en renforçant sa compétitivité dans des secteurs clés.

Toutefois, certains observateurs soulignent que le Canada ne dispose pas d’importants excédents budgétaires — traditionnellement à l’origine des fonds souverains — ce qui pourrait limiter, à court terme, la capacité d’expansion du dispositif. Malgré ces réserves, le gouvernement défend un instrument stratégique destiné à stimuler l’investissement domestique et à soutenir la croissance sur le long terme.

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Sofiene Weriemi : « Il faut inciter au rapatriement des devises plutôt que de contraindre »

Archaïque, inadaptée aux réalités économiques et technologiques contemporaines, la réglementation tunisienne des changes pénalise aussi bien les entreprises que les particuliers. Dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin, Sofiene Weriemi, expert-comptable spécialisé dans les affaires bancaires, décortique les principaux dysfonctionnements du code des changes et plaide pour une refonte globale et immédiate d’un cadre juridique qui n’a quasiment pas évolué depuis 1976.

Sofiene Weriemi, expert-comptable spécialiste dans les affaires bancaires, rappelle que la loi relative aux changes remonte à 1976 et n’a été révisée qu’à deux ou trois reprises depuis lors. Il souligne toutefois que le problème dépasse le seul texte législatif : la réglementation des changes forme un dispositif bien plus vaste, composé de dizaines de textes d’application, notamment des circulaires de la Banque centrale, qui doivent eux aussi être mis en conformité avec les évolutions économiques, financières et technologiques actuelles.

Trois failles majeures qui paralysent l’économie

Le spécialiste identifie trois dysfonctionnements majeurs. Le premier tient à la définition des concepts « résidents » et « non-résidents ». Il estime que les textes actuels comportent des ambiguïtés, voire des aberrations, dans la manière dont ces notions sont délimitées, et que ces imprécisions découragent l’installation de personnes étrangères en Tunisie, en les soumettant à des contraintes réglementaires excessives qu’il conviendrait de lever.

Le deuxième dysfonctionnement réside dans l’interdiction faite aux Tunisiens résidant en Tunisie de détenir des avoirs à l’étranger. Notre interlocuteur précise qu’un résident tunisien ne peut légalement détenir ni devises, ni comptes courants… Il établit un lien direct avec la question des cryptomonnaies et des portefeuilles électroniques, largement utilisés par de jeunes Tunisiens pour fournir des services à des clients étrangers — une pratique en contradiction formelle avec la réglementation en vigueur. Pour y remédier, il préconise d’autoriser les résidents à détenir des avoirs à l’étranger dans des limites définies, assortie d’une obligation de rapatriement dès que ces plafonds sont dépassés.

Le troisième dysfonctionnement concerne le régime des infractions et des sanctions. Sofiene Weriemi dénonce une absence totale de gradation : toute infraction à la réglementation des changes, qu’il s’agisse d’une tentative ou d’un manquement avéré, est passible des peines suivantes : entre un mois et cinq ans d’emprisonnement, une amende pouvant atteindre 300 000 dinars, assortie d’un multiple de la valeur de l’objet de l’infraction. Il illustre l’absurdité du dispositif en soulignant que le simple fait de quitter le territoire avec un chèque en dinars constitue techniquement une infraction punie au même titre que le transfert de plusieurs millions d’euros à l’étranger. Il plaide pour une modulation des sanctions en fonction de la gravité de l’infraction et de l’intention de son auteur.

Inciter plutôt que contraindre : un changement de paradigme urgent

Notre interlocuteur ne laisse aucun doute sur la nécessité d’agir sans délai. Il relève que la réforme de la réglementation des changes est évoquée depuis des décennies sans jamais avoir été concrétisée et qu’il est temps de proposer un texte répondant à l’ensemble des problèmes identifiés.

Il pointe par ailleurs une incohérence fondamentale : dans un contexte où la Tunisie a un besoin pressant de devises, les autorités s’attachent toutefois à restreindre les importations pour en limiter les sorties. Alors que la priorité devrait être d’encourager les résidents à rapatrier leurs avoirs en devises et à en détenir davantage. Une orientation qui contribuerait à résoudre le problème structurel de la balance commerciale et de la balance des paiements.

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Santé : Ferjani plaide pour l’investissement dans la formation professionnelle

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné l’importance d’investir dans la formation aux métiers des sciences de la santé, qu’il considère comme un investissement direct dans le capital humain, la qualité des services et la sécurité des patients.

Présidant, lundi 27 avril 2026, une réunion consacrée au suivi du projet « Renouveau Santé », visant à moderniser la formation dans les métiers de la santé et à améliorer l’encadrement pédagogique et pratique, le ministre a insisté sur la nécessité de développer les programmes d’enseignement, de renforcer les stages et de consolider les capacités des formateurs.

L’objectif est de former des compétences capables de répondre aux besoins des citoyens et aux évolutions rapides du secteur sanitaire.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Université de Montréal et la Fondation Dr Balserour, en appui à la modernisation des cursus et au renforcement des compétences des cadres de santé.

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Avant le Hajj, l’aéroport de Tunis-Carthage met les bouchées doubles

Lors de sa visite, lundi 27 avril 2026, à l’aéroport international de Tunis-Carthage, le ministre du Transport, Rachid Amri, a appelé à l’achèvement dans les délais des travaux en cours au niveau de la « station des pèlerins ». Avec, notamment, l’aménagement de ses différentes installations. Et ce, afin de garantir de meilleures conditions d’accueil et de confort.

Cette visite de l’aéroport s’inscrit dans le cadre du suivi des composantes commerciales et opérationnelles de la plateforme aéroportuaire, ainsi que de l’évaluation du degré de préparation des terminaux 1 et 2. En vue de la sécurisation des saisons du Hajj et du retour des Tunisiens résidant à l’étranger pour l’année 2026.

Le ministre a, à cette occasion, examiné l’état d’avancement des mesures engagées pour améliorer la qualité des services et renforcer les infrastructures de l’aéroport.

Rachid Amri s’est également informé de l’aménagement de l’espace dédié à l’équipe chargée de la programmation des vols au terminal principal, récemment finalisé; ainsi que du dispositif de traitement des bagages.

Il a enfin insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre l’ensemble des intervenants. Avec pour objectif d’assurer des services au sol efficaces. Tout en garantissant la régularité des vols et le respect des standards internationaux de qualité et de performance.

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Dividende : une première à Carthage Cement

Le Conseil d’administration de Carthage Cement s’est réuni le vendredi 24 avril 2026. Il a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Lesquels font ressortir un résultat net bénéficiaire de 40,1 millions de dinars. Il est en baisse par rapport aux 70,3 millions enregistrés en 2024.

Ceci étant, le Conseil d’administration de Carthage Cement a décidé, pour la première fois de son histoire, de distribuer des dividendes. Et ce, à raison de 0,065 dinar par action.

Au 31 décembre 2025, le total du bilan de Carthage Cement s’établit donc  à 892,8 millions de dinars; contre 873,5 millions un an auparavant. Le chiffre d’affaires annuel atteint 382,8 millions de dinars; contre 421,6 millions en 2024. Soit un recul de 9,2 %. Cette baisse s’explique principalement par la diminution de 19 % des volumes de ciment vendus sur le marché local. La compense partiellement une hausse de 73 % des volumes exportés.

Par ailleurs, le Conseil d’administration annonce la convocation d’une Assemblée générale ordinaire prévue pour le mercredi 24 juin 2026. Y sera soumise la proposition de distribution de dividendes au titre de l’exercice 2025. Selon une source bien informée, c’est la première fois que l’entreprise décide de distribuer des dividendes.

En outre, une Assemblée générale extraordinaire est également convoquée pour la même date. A l’ordre du jour : la modification du premier paragraphe de l’article 4 des statuts de la société, portant sur le changement de l’adresse du siège social.

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Tunisie – Transition énergétique ou perte de souveraineté ?

La Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’Union générale tunisienne du travail, organise, mardi 28 avril 2026, un rassemblement de protestation devant l’Assemblée des représentants du peuple. Elle appelle l’ensemble des syndicalistes et des agents de la STEG à se mobiliser pour dénoncer la discussion de projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Dans un communiqué publié la veille, la Fédération affirme inscrire cette action dans la défense de la souveraineté énergétique nationale et dans le cadre de sa « responsabilité » vis-à-vis de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

La structure syndicale rappelle avoir présenté, lors d’une conférence de presse le 21 avril au siège de l’UGTT, sa vision et ses propositions concernant les concessions de production d’électricité renouvelable. Elle dénonce son exclusion des auditions parlementaires consacrées à ces projets de loi.

Au cœur des critiques : un dispositif de concessions jugé défaillant et défavorable à la STEG. La Fédération pointe des investisseurs défaillants n’honorant pas leurs engagements, transférant un lourd fardeau financier à la STEG. Elle fustige également les « concessions » accordées par l’État, notamment l’allongement de la durée des contrats de 20 à 30 ans, privant l’entreprise publique de l’exploitation des centrales durant la dernière décennie de leur cycle de vie. Soit une perte estimée à 800 millions de dinars.

Audit global des concessions accordées

Plus largement, la Fédération accuse le gouvernement de ne pas négocier de contreparties à ces avantages, comme la relance de projets renouvelables à l’arrêt. Au passage, elle appelle également à un audit global des concessions accordées depuis 2019, dénonçant leur coût élevé pour les finances publiques et leur faible taux de réalisation.

Toujours selon le syndicat, la STEG dispose des capacités d’investissement nécessaires dans les énergies renouvelables, à condition d’obtenir l’aval de l’État pour mobiliser des financements extérieurs. De ce fait, elle met en garde contre une dépendance croissante aux capitaux étrangers, qui risquerait, selon elle, d’éroder la part de la STEG dans la production électrique et de fragiliser la souveraineté énergétique du pays.

Cette mobilisation intervient alors que le Parlement va tenir, ce 28 avril 2026, une séance plénière dédiée à l’examen de plusieurs projets de loi relatifs à la production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

À l’ordre du jour figure l’étude du rapport unifié de la commission de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement. Celui-ci porte sur cinq projets de loi visant à approuver des conventions de concession pour la production d’électricité, ainsi que, pour certains, des contrats de location de sites et leurs annexes.

Les textes concernent des centrales photovoltaïques prévues dans plusieurs régions du pays : à Khebna, Mazzouna (gouvernorat de Sidi Bouzid), Ksar, Skdoud et Menzel Habib.

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, dans un contexte marqué par des débats croissants autour de la gouvernance du secteur, des modalités de concession et de leurs retombées économiques pour l’État.

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Smartphones et IA plus chers : la guerre en Iran frappe la tech

Le conflit en Iran ne se limite plus aux marchés de l’énergie : il perturbe désormais profondément l’industrie technologique mondiale, désorganise la chaîne d’approvisionnement des circuits imprimés et des puces électroniques, entraînant une hausse significative des coûts pour les entreprises du secteur.

Au cœur de cette crise figure une dépendance critique à certains matériaux produits ou transitant par le Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, des installations pétrochimiques majeures ont été touchées, affectant notamment la production de résines essentielles à la fabrication des circuits imprimés. L’un des acteurs clés du marché, responsable d’une large part de l’approvisionnement mondial, se retrouve ainsi à l’arrêt, aggravant les tensions sur les stocks disponibles.

Conséquence directe : les prix des composants électroniques flambent. Selon plusieurs analyses, le coût des circuits imprimés a bondi jusqu’à 40 % en avril, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix des puces mémoire et des matières premières comme le cuivre.

Cette situation fragilise l’ensemble de l’écosystème technologique, des fabricants de smartphones aux géants du cloud et de l’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais arbitrer entre augmentation des prix, réduction des marges ou réorganisation de leurs chaînes d’approvisionnement.

Ressources stratégiques affectées…

Au-delà des matériaux, le conflit affecte aussi des ressources stratégiques indispensables à la production de semi-conducteurs. Le Moyen-Orient joue en effet un rôle clé dans la fourniture de gaz rares comme l’hélium, utilisé pour refroidir les wafers lors de la fabrication des puces. Les perturbations logistiques et les fermetures de sites accentuent la pression sur une chaîne déjà sous tension.

Plus largement, la fermeture ou la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle des hydrocarbures et de nombreuses matières premières, renforce les difficultés d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

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Face à cette accumulation de chocs, les industriels anticipent une hausse durable des coûts et des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement. Même en cas d’accalmie militaire, les effets du conflit pourraient se prolonger pendant plusieurs années, tant les interdépendances industrielles sont profondes et difficiles à reconfigurer rapidement.

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Kaïs Saïed appelle à finaliser la plateforme de recrutement des chômeurs de longue durée

Le président de la République Kaïs Saïed a réuni, dans l’après-midi du 27 avril au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmer et celui de l’Emploi Riadh Chaoued.

Objectif : avancer sur l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, prévoyant des augmentations de salaires dans le public comme le privé, et des revalorisations des pensions pour 2026-2028.

Dès les premières minutes,  Kaïs Saïed a réitéré l’engagement tunisien pour une politique sociale tous azimuts, couplée à une traque sans relâche des « poches de régression, de trahison et de corruption ». Il a exigé l’accélération de la plateforme numérique dédiée au recrutement des chômeurs de longue durée, calée sur des critères d’équité absolue.

Le chef de l’État n’a pas mâché ses mots sur l’administration publique, gangrénée par des nominations « illégales et claniques », fruits de « fidélités partisanes » et du pouvoir comme « privilèges ». « Ces acteurs attisent les tensions par tous les moyens », a-t-il fustigé.

En clôture, le chef de l’État s’est exprimé par métaphores poétique interposées : « Nous pointons la lune de la nuit de pleine lune… La souveraineté tunisienne et les slogans de la Révolution : emploi, liberté, dignité nationale… L’index et le pouce qui se touchent ? … Zéro, ou illusions d’union ou de rupture ! » Le peuple, seul arbitre, démantèlera « cercles vicieux, intrigues obscures, déclarations fallacieuses et marchands d’illusions », sit-ins et programmes financés inclus, « de l’intérieur comme de l’extérieur ».

Enfin, un décret présidentiel a été pris : la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie est relevée de ses fonctions. Salah Zouari, ministre de l’Équipement et du Logement, assure l’intérim.

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