Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

90 % des travaux du barrage de Mellègue achevés

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, estime nécessaire d’accélérer le rythme de réalisation du barrage de Mellègue, sachant toutefois que son taux d’avancement des travaux atteint 90 %.

Ben Cheikh s’exprimait jeudi 23 avril lors d’une visite de travail dans le gouvernorat du Kef, consacrée au suivi de l’avancement de plusieurs projets stratégiques dans la région ainsi qu’à l’inspection de la préparation des centres de collecte des céréales en prévision de la prochaine campagne de récolte.

Le ministre a insisté sur le respect strict du calendrier fixé, avec une échéance maximale arrêtée au 15 septembre 2026 pour l’achèvement des travaux. L’objectif est de permettre la mise en service du barrage dès la prochaine saison des pluies et d’entamer le remplissage du réservoir, d’une capacité estimée à environ 200 millions de mètres cubes, ce qui constitue un levier majeur pour le renforcement de la sécurité hydrique au double niveau régional et national.

Sur le terrain, Ben Cheikh a inspecté les principales composantes du projet, notamment les ouvrages techniques déjà réalisés tels que la structure de vidange de fond et la prise d’eau destinée à l’irrigation, ainsi que la zone de stockage des équipements hydromécaniques.

Il s’est également informé de l’état du corps du barrage et des travaux restants, en particulier ceux liés à l’installation des poutres, une étape clé pour l’achèvement du déversoir et la mise en place du tablier du pont traversant l’ouvrage, ainsi que la réalisation des dispositifs d’étanchéité destinés à garantir l’isolation complète des fondations et à prévenir toute infiltration d’eau.

Par ailleurs, il a examiné l’état d’avancement du projet d’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de la ville du Kef et de ses environs, qui vise à renforcer les ressources hydriques par le raccordement des forages profonds situés dans la zone de Bir Enakhla – Balad Chaan. Ce projet, dont le coût global est estimé à environ 24 millions de dinars, comprend la pose de près de 25 kilomètres de conduites, l’installation d’équipements électromécaniques et l’électrification des forages, ainsi que la construction de réservoirs, d’ouvrages hydrauliques et de transformateurs électriques. Il permettra d’améliorer la continuité de l’approvisionnement en eau et la qualité des services fournis aux habitants de la région.

Par ailleurs et dans le cadre de la préparation de la campagne de collecte des céréales, le ministre a également examiné le niveau de préparation de plusieurs centres de collecte qui seront mobilisés dans le gouvernorat du Kef pour accueillir la récolte.

Lors de sa visite à l’École supérieure d’agriculture du Kef, il a souligné l’importance de renforcer le lien entre la formation académique et les exigences du terrain, appelant à une meilleure valorisation des terres domaniales pour la recherche appliquée. Il a également insisté sur l’intégration de l’agriculture intelligente dans les programmes d’enseignement et les projets de fin d’études, afin d’accompagner les transformations modernes du secteur agricole.

L’article 90 % des travaux du barrage de Mellègue achevés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Inde et la Chine se disputent le pétrole russe

L’Inde et la Chine, deux des plus grands importateurs de pétrole au monde, se disputent les approvisionnements mondiaux en pétrole brut. Alors que les perturbations dans le détroit d’Ormuz et le gel des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran limitent l’offre.

« La concurrence entre l’Inde et la Chine pour le pétrole brut russe est intense et se poursuivra pour les cargaisons chargées en juin », a déclaré, le 23 avril, Muyu Xu, analyste principal chez Kpler, cité par CNBC.

Il faut rappeler que le 18 avril, les États-Unis ont renouvelé une dérogation autorisant les pays à acheter du pétrole russe sous sanctions, acheminé par voie maritime, pour une durée d’environ un mois. Ce qui a permis d’atténuer la pression sur les prix mondiaux.

Cependant, ils n’ont pas levé les sanctions imposées au pétrole iranien, dont près de 98 % est destiné à la Chine, et en plus petites quantités à l’Inde.

Les attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient ont également perturbé les approvisionnements en provenance des pays du Golfe, augmentant ainsi la demande de pétrole russe.

Selon Kpler, les importations chinoises transitant par cette voie maritime stratégique ont chuté à environ 222 000 barils par jour en avril, contre 4,45 millions de barils par jour avant la guerre en Iran. Les importations indiennes par cette même voie ont quant à elles diminué, passant de 2,8 millions de barils par jour en février à 247 000 barils par jour actuellement.

« La fermeture de facto du détroit d’Ormuz pousse les pays asiatiques à rechercher du pétrole brut bon marché et disponible. Et le pétrole russe entre dans cette catégorie », a expliqué Muyu Xu de Kpler.

Inde et Chine : des vulnérabilités différentes

L’Inde semble plus vulnérable aux perturbations d’approvisionnement. Ses importations ont chuté en mars et, selon les experts du secteur pétrolier, elle ne dispose que d’une marge de manœuvre limitée à une trentaine de jours face à des chocs prolongés. Contrairement à d’autres pays, le gouvernement indien n’a pas augmenté les prix des carburants, maintenant ainsi la demande d’essence et de diesel stable.

La Chine, quant à elle, dépend de cette voie maritime cruciale pour 45 à 50 % de ses importations de pétrole brut, selon le Centre de politique énergétique mondiale de l’Université Columbia. Cependant, ses réserves peuvent couvrir la demande pendant trois à quatre mois…

Néanmoins, Pékin a besoin d’importations de pétrole pour soutenir ses importantes industries d’exportation et pétrochimiques, ainsi que pour renforcer ses réserves stratégiques en cas de guerre prolongée.

Dépendance au pétrole russe

L’Inde a importé un total de 4,57 millions de barils par jour en mars, dont 2,14 millions (47 %) provenaient de Russie, selon Benjamin Tang de S&P Global.

Ce chiffre représente presque le double de celui de février, où la part de la Russie avoisinait les 20 %. Sur la même période, les importations totales de l’Inde ont chuté de plus de 14 %.

Les importations chinoises ont également chuté, enregistrant une baisse de 2,8 % en mars par rapport à l’année précédente. Face à la limitation des flux iraniens, la Chine s’est tournée vers la Russie pour combler ce manque.

Selon Kpler, la Chine a importé 1,8 million de barils de pétrole russe par jour en mars, un volume légèrement inférieur aux 1,9 million de février. Cependant, en avril, l’Inde et la Chine se sont retrouvées en concurrence directe, chacune important environ 1,6 million de barils de pétrole brut russe.

Avant la guerre, les raffineurs indiens avaient réduit leurs importations de pétrole russe suite aux sanctions américaines imposées à deux grandes compagnies pétrolières. Washington avait également fait pression sur l’Inde pour qu’elle réduise sa dépendance à l’égard de la Russie en échange d’un accord commercial favorable…

L’article L’Inde et la Chine se disputent le pétrole russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Extension de la trêve Israël–Liban et pari risqué de Washington face à Téhéran

Israël et le Liban ont convenu, jeudi 23 avril, de prolonger de trois semaines le cessez-le-feu en vigueur depuis le 16 avril 2026, à l’issue de négociations menées à la Maison-Blanche sous l’impulsion de Donald Trump. Cette trêve, initialement fixée à dix jours, visait à ouvrir la voie à des discussions en vue d’un accord plus durable dans un contexte régional explosif.

Malgré cette extension, la situation sur le terrain reste extrêmement fragile. Des affrontements se poursuivent dans le sud du Liban entre l’armée israélienne et le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran. Des frappes israéliennes ont notamment fait plusieurs victimes, dont Amal Khalil, journaliste libanaise de 42 ans, tuée lors d’une frappe israélienne dans la localité d’Al-Tayri, illustrant les limites concrètes de la trêve.

En parallèle, Donald Trump affirme vouloir obtenir « le meilleur accord possible » avec l’Iran, sans précipitation, dans le cadre d’un conflit plus large marqué par les tensions autour du programme nucléaire iranien et la sécurité du détroit stratégique d’Ormuz.

A noter que l’Iran a perturbé le trafic maritime en saisissant des navires et en maintenant une pression sur les routes énergétiques mondiales. Tandis que Washington a durci son ton, allant jusqu’à menacer de riposter militairement à toute tentative de minage maritime.

Sur le plan diplomatique, la trêve Israël–Liban s’inscrit dans une stratégie plus large de désescalade pilotée par les États-Unis. Washington espère même organiser, dans les prochaines semaines, une rencontre directe entre les dirigeants israéliens et libanais. A savoir, une perspective inédite depuis des décennies.

Mais plusieurs obstacles demeurent. Le Hezbollah, acteur central du conflit, n’a pas participé aux négociations. Et Israël conditionne toute avancée à un affaiblissement de ce mouvement. De son côté, le Liban réclame un retrait israélien et des garanties sur sa souveraineté territoriale.

Ainsi, malgré une dynamique diplomatique relancée, la prolongation du cessez-le-feu apparaît davantage comme une pause stratégique que comme une véritable sortie de crise. Entre ambitions américaines, rivalités régionales et réalités militaires, l’équilibre reste précaire.

L’article Extension de la trêve Israël–Liban et pari risqué de Washington face à Téhéran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Multihull of the Year 2026 : un bateau tunisien décroche le premier prix

Une société tunisienne spécialisée dans la construction navale a décroché la première place du concours international Multihull of the Year 2026, dans la catégorie des multicoques de moins de 45 pieds, en rassemblant 31 % des votes exprimés à l’échelle mondiale.

Le concours, organisé annuellement depuis 2018 par le magazine Multihulls World à l’occasion du Salon International du Multicoque de La Grande-Motte, dans le sud de la France, oppose les meilleurs multicoques du monde répartis en six catégories selon la taille et le type de propulsion. Pour l’édition 2026, 36 modèles étaient en compétition.

Le processus de sélection se déroule en deux phases : une présélection conduite par des experts en construction navale, fondée sur des critères d’innovation technique, retient cinq finalistes par catégorie, puis un vote public mondial désigne le lauréat. L’équipe tunisienne figurait parmi les cinq nominés retenus dans sa catégorie.

Le résultat final a été net : 31 % des suffrages pour le vainqueur; contre moins de 20 % pour le second concurrent. Et ce, alors que l’écart entre les deux premiers s’était montré très serré en début de scrutin. Les votants étaient issus d’Amérique, d’Europe et d’autres régions du globe.

L’innovation technique au cœur de la victoire réside dans l’intégration de foils, des hydrofoils permettant de soulever partiellement l’embarcation hors de l’eau offrant des vitesses inhabituellement élevées pour un multicoque, catégorie traditionnellement moins rapide que le monocoque.

Interrogé récemment, Zied Omrane, représentant de la société lauréate, a attribué ce succès au savoir-faire de la main-d’œuvre tunisienne et à cette innovation technique. Il a estimé que cette distinction internationale offre une visibilité accrue aux industries maritimes tunisiennes notamment dans le secteur de la construction de yachts et peut constituer un levier de développement pour d’autres filières industrielles du pays.

Le Multihull of the Year 2026 est un concours international prestigieux dédié aux bateaux multicoques, tels que les catamarans et les trimarans. Organisé par des médias spécialisés du secteur nautique, il récompense chaque année les modèles les plus innovants, performants et bien conçus.

Les bateaux en compétition sont évalués selon plusieurs critères, notamment le design, les performances en mer, le confort et les innovations technologiques. Les lauréats sont désignés à l’issue d’un vote combinant l’avis d’experts et parfois celui du public.

Ce prix, considéré comme une référence mondiale dans l’industrie maritime, est généralement décerné lors d’un grand salon nautique international en France. Il constitue une reconnaissance importante pour les constructeurs, leur offrant une visibilité accrue et une valorisation de leur savoir-faire à l’échelle internationale.

L’article Multihull of the Year 2026 : un bateau tunisien décroche le premier prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La production tunisienne de pétrole brut baisse de 4 %

La production nationale de pétrole brut s’est située à 198 kt à fin février 2026. Ce qui correspond à une baisse de 4 % par rapport à fin février 2025. C’est ce qu’indiquent les données sur la conjoncture énergétique publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONE). De ce fait, la moyenne journalière de la production de pétrole est passée de 27,6 mille barils/j, à fin février 2025, à 24,3 mille barils/j à fin février 2026.

L’ONE explique cette baisse par la régression de la production dans la plupart des champs à savoir : Ashtart (-63 %), Ezzaouia (-100 %), Franig/Bag/Tarfa (-49 %), Gherib (-42 %), Halk el Manzel (-43 %), Adam (-13 %) et Hasdrubal (-8 %).

Par ailleurs, la production au sein des concessions Cherouq, Durra, Anaguid Est, Jinane, Benefsej Sud a été arrêtée, depuis le 23 septembre 2025, pour des travaux de maintenance.

Ceci dit, d’autres champs ont enregistré une amélioration au niveau de leur production. C’est notamment le cas de Sidi Marzoug (+96 %), Cercina (+26 %), Miskar (+1 %), Nawara (+13 %) et Ouedzar (+8 %).

L’article La production tunisienne de pétrole brut baisse de 4 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le chiffre d’affaires de TGH s’élève à 21 MDT au premier trimestre 2026

Au premier trimestre 2026, TAWASOL GROUP HOLDING (TGH) enregistre un chiffre d’affaires de 20,69 millions de dinars (MDT), en hausse de 14,34 %. Alors que, parallèlement, l’endettement total chute de 23,66 % à 42,26 MDT.

Au cours du premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires global du groupe TGH atteint 20,69 MDT; contre 18,09 MDT à la même période en 2025. Ce qui constitue une progression de 14,34 %.

Par ailleurs, le chiffre d’affaires sur le marché local s’élève à 11,12 MDT, contre 8 MDT en 2025, enregistrant ainsi une hausse de 39,04 %. En revanche, le chiffre d’affaires à l’export s’établit à 9,56 MDT, contre 10,09 MDT au premier trimestre 2025. Cela correspond à une baisse de 5,23 %.

Dans le même temps, la production globale s’établit à 20,41 MDT au premier trimestre 2026; contre 17,96 MDT à la même période en 2025. Soit une progression de 13,63 %.

S’agissant des investissements, ils totalisent 822 400 dinars (DT) au cours du premier trimestre 2026. Au 31 mars 2026, l’endettement total du groupe s’établit à 42,26 MDT; contre 55,36 MDT un an auparavant. Ce qui correspond à une baisse de 23,66 %.

De plus, la dette à moyen et long terme atteint 20,62 MDT, contre 31,53 MDT au 31 mars 2025, en recul de 34,59 %.

Enfin, la dette à court terme s’élève à 21,64 MDT, contre 23,82 MDT un an auparavant. Soit une diminution de 9,18 %.

L’article Le chiffre d’affaires de TGH s’élève à 21 MDT au premier trimestre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’économie de la zone euro recule sous la pression des prix

L’activité économique de la zone euro s’est contractée en avril, selon les données provisoires de l’enquête PMI de S&P Global publiées le 23 avril, mettant fin à 15 mois consécutifs de croissance.

Le secteur des services s’est contracté, tandis que la production manufacturière a progressé. Les pressions inflationnistes ont continué de s’accentuer, les coûts des intrants et les prix des produits augmentant à leur rythme le plus rapide depuis plus de trois ans, dans un contexte de répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Ce conflit a également provoqué de graves perturbations des chaînes d’approvisionnement, les délais de livraison des fabricants s’allongeant au plus haut niveau depuis mi-2022. Parallèlement, la confiance des entreprises a chuté et l’emploi a légèrement reculé.

Dans le secteur des services, l’activité économique a reculé pour la première fois en près d’un an et au rythme le plus soutenu depuis février 2021. En revanche, la production manufacturière a continué de croître, enregistrant une expansion pour le quatrième mois consécutif et au rythme le plus rapide depuis août dernier.

En Allemagne, l’activité économique a reculé pour la première fois en 11 mois, tandis qu’en France, la production a chuté au rythme le plus soutenu depuis février 2025… « La zone euro est confrontée à des difficultés économiques croissantes dues à la guerre au Moyen-Orient, ce qui représente un casse-tête majeur pour les décideurs politiques. Le conflit a plongé l’économie en récession en avril, tout en faisant exploser l’inflation. Parallèlement, la multiplication des pénuries d’approvisionnement menace de freiner davantage la croissance et d’exercer une pression à la hausse sur les prix dans les semaines à venir », a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence.

« Il n’est pas surprenant que les entreprises soient de plus en plus pessimistes, le moral des entreprises étant désormais à son plus bas niveau depuis fin 2022 », a-t-il ajouté.

L’article L’économie de la zone euro recule sous la pression des prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

The Wealth report 2026 : la Tunisie absente du palmarès des « pays à forte progression des grandes fortunes »

Le dernier rapport « The Wealth Report 2026 » de Knight Frank met en lumière la progression des grandes fortunes dans le monde, portée notamment par l’essor de la tech et de l’IA.

Si la Tunisie ne figure pas parmi ces pays des ultra-riches, le rapport cite tout de même l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, la Pologne, la Suède et les États-Unis parmi les marchés les plus dynamiques en matière de grandes fortunes.

Il convient de noter qu’en Afrique, le nombre d’ultra-riches devrait avoisiner les 15 % d’ici 2031, pour atteindre 8 412 personnes, selon Knight Frank. 

A l’échelle mondiale, l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique sont cités comment étant les marchés les plus dynamiques en matière de grandes fortunes. où la dynamique est largement soutenue par les retombées du secteur technologique et de l’IA.

Il faut toutefois préciser que la Tunisie apparaît dans d’autres études de Knight Frank, notamment celles liées à l’immobilier, et ce même si elle ne figure pas le rapport 2026.

L’article The Wealth report 2026 : la Tunisie absente du palmarès des « pays à forte progression des grandes fortunes » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie veut s’arrimer à l’Europe du Nord verte!

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, invite ses homologues des pays d’Europe du Nord à visiter la Tunisie, en vue de poursuivre les concertations et d’élaborer des visions pratiques à même de permettre de traduire les opportunités existantes en programmes concrets. Cette invitation a été lancée lors d’une séance de travail tenue ,jeudi 23 avril, avec les ambassadeurs de Finlande, de Suède, du Danemark et de Norvège en Tunisie.

Nafti a souligné l’importance de bien préparer la troisième édition du Forum des affaires durables entre la Tunisie et les pays d’Europe du Nord, prévue pour la fin de l’année 2026, insistant sur la nécessité d’élargir son champ afin de mieux répondre aux attentes des deux parties et d’aboutir à des résultats tangibles, selon la page Facebook du département des Affaires étrangères.

Il a également mis en avant l’importance accordée par la Tunisie, dans le cadre de sa stratégie de diversification de ses partenaires économiques en Europe, à un renforcement de l’ouverture vers ces pays, qui occupent une position de leadership dans plusieurs domaines prioritaires pour la Tunisie, dont le développement durable, l’économie verte, les technologies modernes, la gouvernance, la santé, la recherche scientifique et la formation professionnelle.

De leur côté, les diplomates nord-européens ont réaffirmé la volonté de leurs pays respectifs de renforcer et de développer davantage la coopération avec la Tunisie, soulignant l’existence d’une convergence claire dans l’identification des domaines de coopération prioritaires pour les deux parties, ce qui facilite le processus d’intégration, toujours selon le ministère des Affaires étrangères.

Ils ont également salué les atouts et le potentiel dont dispose la Tunisie, qui en font un partenaire sérieux et efficace au niveau bilatéral.

L’article La Tunisie veut s’arrimer à l’Europe du Nord verte! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sotemail affiche une croissance de 10,5 % de ses revenus

Au premier trimestre 2026, Sotemail enregistre un chiffre d’affaires de 9,161 MDT, en hausse de 10,5 %, tandis que la production progresse de 38 %, et que les investissements augmentent de 163,7 %.

Le chiffre d’affaires global s’établit à 9,161 MDT au premier trimestre 2026, contre 8,294 MDT à la même période en 2025, soit une progression de 10,5 % sur la période du 1er janvier au 31 mars.

Le chiffre d’affaires local atteint 8,578 MDT, contre 7,165 MDT un an auparavant, ce qui correspond à une progression de 19,7 %. Quant au chiffre d’affaires à l’export, il s’établit à 0,583 MDT, contre 1,129 MDT au premier trimestre 2025, soit une baisse de 48,4 %.

La production s’élève à 13,072 MDT au premier trimestre 2026, contre 9,476 MDT à la même période en 2025, marquant une progression de 38,0 %. Les investissements totalisent 0,603 MDT, contre 0,229 MDT un an auparavant, soit une augmentation de 163,7 % sur la période du 1er janvier au 31 mars.

Les engagements bancaires globaux atteignent 42,910 MDT au 31 mars 2026, contre 41,509 MDT à la même date en 2025, en hausse de 3,4 %. Les dettes à moyen et long terme s’établissent à 4,725 MDT, contre 8,643 MDT au cours de la même période de 2025, soit une baisse de 45,3 %. Les dettes à court terme s’élèvent à 38,184 MDT, contre 32,867 MDT au 31 mars 2025, enregistrant une progression de 16,2 %.

L’article Sotemail affiche une croissance de 10,5 % de ses revenus est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Kaïs Saïed à la foire du livre: « Les enfants de Tunisie sont notre avenir »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a supervisé dans la journée du jeudi 23 avril 2026 au palais des Expositions du Kram, l’ouverture de la 40e édition du Salon international du livre de Tunis, qui se poursuit jusqu’au 3 mai 2026 sous le slogan « Quand le livre devient patrie ».
Le chef de l’État, au cours de sa visite dans les lieux du salon, a rencontré un groupe de jeunes du Centre national de l’informatique dédiée à l’enfant, relevant du ministère de la Famille, de la Femme et des Personnes âgées. Ils étaient accompagnés de la directrice du Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme « Credif ». À cette occasion, ils ont présenté un aperçu du projet « Ambassadeurs de la sécurité numérique ».
Le président de la République a affirmé que les enfants de Tunisie sont l’avenir de notre pays. Il a échangé avec un groupe d’élèves présents au Salon international du livre de Tunis, déclarant que la Tunisie, qui s’est armé de l’éducation et de l’enseignement, a toujours été distinguée et le restera. Il a indiqué qu’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement sera bientôt institué.

L’article Kaïs Saïed à la foire du livre: « Les enfants de Tunisie sont notre avenir » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

City Cars démarre 2026 avec des revenus en hausse de 9 %

Au premier trimestre 2026, City Cars affiche des revenus de 77,456 MDT, soit en hausse de 9,1 %, mais parallèlement la trésorerie nette recule de 66,5 % à 16,564 millions de dinars (MDT).

Les revenus de City Cars se sont établis à 77,456 MDT au cours du premier trimestre 2026, contre 70,980 MDT durant la même période en 2025, soit une progression de 9,1 %. Sur le plan des charges financières nettes, celles-ci ont diminué de 31,5 %, passant de 0,744 MDT au premier trimestre 2025 à 0,509 MDT au cours du premier trimestre 2026.

La trésorerie nette s’est établie à 16,564 MDT au 31 mars 2026, contre 49,423 MD une année auparavant, enregistrant ainsi une baisse de 66,5 %.

Quant aux produits des placements, ils ont atteint 0,570 MDT durant le premier trimestre 2026, contre 1,308 MDT sur la même période en 2025, soit un repli de 56,4 %.

La masse salariale a totalisé 1,242 MDT à la fin du premier trimestre 2026, contre 1,081 MDT un an plus tôt, en hausse de 14,9 %. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation de l’effectif de 35,6 % entre les deux périodes, qui s’explique par l’intégration du personnel intérimaire parmi les effectifs de la société.

L’article City Cars démarre 2026 avec des revenus en hausse de 9 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie : recul inattendu du déficit de la balance énergétique en février

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, à fin février 2026, une baisse de 20 % pour se situer à 1 676 millions de dinars (MDT), selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONE).

Parallèlement, les exportations tunisiennes des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 55 % accompagnée par une baisse des importations en valeur de 10%.

L’observatoire rappelle dans la foulée que les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs, à savoir : les quantités échangées, le taux de change dollar/dinar et les cours du Brent (qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté) ainsi que les produits pétroliers. En effet, au cours du mois de février 2026, les cours du Brent ont enregistré une baisse de 4$/bbl par rapport au mois de février 2025.

Quant au taux de change du dinar tunisien par rapport au dollar, il a enregistré une baisse de 10 % par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

L’article Tunisie : recul inattendu du déficit de la balance énergétique en février est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Énergie primaire : déficit en hausse de 6% à fin février 2026

Le déficit du bilan d’énergie primaire en Tunisie a atteint 1 Mtep à fin février 2026, soit une hausse de 6 % par rapport à la même période de 2025, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Le taux d’indépendance énergétique s’est établi à 36 %, contre 37 % un an auparavant, traduisant la persistance d’une forte dépendance énergétique.

Les ressources d’énergie primaire ont atteint 0,6 Mtep, en légère progression sur un an, notamment grâce à la redevance sur le transit du gaz algérien et à la production d’électricité primaire.

La production nationale de pétrole et de gaz continue de dominer le mix des ressources énergétiques, représentant 71 % du total.

En parallèle, la demande d’énergie primaire a poursuivi sa progression entre fin février 2025 et fin février 2026, tirée par la consommation de gaz naturel et de produits pétroliers, tandis que la structure globale de la demande est restée globalement stable.

L’article Tunisie – Énergie primaire : déficit en hausse de 6% à fin février 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

DECRYPTAGE – L’art fragile du pilotage monétaire à l’ère des chocs géopolitiques

Il est des moments où la politique monétaire cesse d’être une science de précision pour devenir un exercice d’équilibrisme.

À mesure que les tensions géopolitiques redessinent les flux énergétiques et bousculent les anticipations, les banquiers centraux avancent dans un brouillard épais, contraints de décider sans voir pleinement. La récente posture prudente de la Banque centrale européenne, face à l’incertitude liée à un conflit au Moyen-Orient et à ses répercussions sur les prix de l’énergie, illustre cette mutation silencieuse : celle d’un pilotage à vue de l’économie mondiale.

Derrière les mots mesurés de ses responsables, c’est toute une philosophie de l’action économique qui se révèle. Ni immobilisme ni volontarisme excessif, mais une navigation prudente entre des récifs invisibles. Cette hésitation apparente n’est pas une faiblesse ; elle est le reflet d’un monde où les modèles prédictifs vacillent, où les chaînes de causalité se fragmentent, et où chaque décision peut produire des effets inattendus.

 

La prudence comme doctrine : entre inflation importée et incertitude radicale

Au-delà des analyses sommaires et des scénarios déséquilibrants, en Tunisie et ailleurs, la montée des prix de l’énergie, catalysée par les tensions géopolitiques, agit comme un choc exogène classique. Pourtant, dans le contexte actuel, ce choc échappe aux cadres traditionnels d’analyse. La question centrale n’est plus seulement de savoir si l’inflation augmente, mais si elle se diffuse durablement dans l’économie réelle.

La distinction est fondamentale. Une inflation transitoire, liée à un renchérissement temporaire du pétrole ou du gaz, appelle une réponse mesurée. À l’inverse, une inflation qui s’ancre dans les anticipations et contamine les salaires et les prix des services exige une réaction plus ferme. Or, c’est précisément cette frontière qui devient floue.

Dans ce contexte, la prudence invoquée par les responsables monétaires, notamment tunisiens, traduit une reconnaissance implicite de l’incertitude radicale. Nous ne sommes plus dans un univers probabilisable où les risques peuvent être quantifiés avec précision. Nous sommes dans un régime d’incertitude où les événements eux-mêmes redéfinissent les règles du jeu.

Ce glissement conceptuel rapproche la pratique actuelle des débats post-keynésiens sur la connaissance imparfaite et les limites de la rationalité économique, voire de la rationalité limitée chère à Nicholas Georgescu-Roegen (1). La politique monétaire ne peut plus être guidée uniquement par des règles fixes ou des modèles calibrés sur le passé. Elle devient un processus adaptatif, presque expérimental.

 

Le spectre de l’inflation énergétique : un choc asymétrique

L’augmentation des prix de l’énergie agit comme un impôt invisible, pesant davantage sur les économies importatrices. Pour la zone euro, dépendante des approvisionnements extérieurs, ce choc est particulièrement sensible. Mais ses effets ne sont pas homogènes.

Certains secteurs absorbent plus facilement la hausse des coûts, tandis que d’autres la répercutent rapidement sur les consommateurs. Cette hétérogénéité complique la lecture des données macroéconomiques. Une inflation globale modérée peut masquer des tensions sectorielles importantes, susceptibles de se diffuser progressivement.

La prudence de la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’explique donc aussi par cette complexité. Relever les taux trop tôt risquerait de freiner une économie déjà fragilisée, sans pour autant résoudre un problème d’inflation d’origine externe. Ne rien faire, en revanche, pourrait alimenter une spirale inflationniste si les anticipations venaient à se désancrer.

Ce dilemme rappelle les débats classiques sur la courbe de Phillips, mais dans une version profondément transformée. L’arbitrage entre inflation et activité n’est plus stable. Il dépend désormais de facteurs géopolitiques, énergétiques et financiers qui échappent en grande partie au contrôle des autorités monétaires.

 

Le retour du pilotage à vue : une nouvelle normalité

L’expression « pilotage à vue » a longtemps été utilisée de manière critique, comme le signe d’une absence de stratégie. Aujourd’hui, elle devient une nécessité. Dans un environnement où les chocs sont fréquents et imprévisibles, la capacité d’adaptation prime sur la rigidité des règles.

Ce changement de paradigme s’inscrit dans une évolution plus large de la gouvernance économique. Les banques centrales, autrefois perçues comme des institutions technocratiques guidées par des modèles sophistiqués, apparaissent désormais comme des acteurs pragmatiques, contraints de composer avec l’incertitude.

Cette transformation n’est pas sans conséquences. Elle modifie la relation entre les autorités monétaires et les marchés. Lorsque les décisions deviennent moins prévisibles, les anticipations des investisseurs se fragmentent, augmentant la volatilité. Les communications des banques centrales, déjà délicates, deviennent un outil central de stabilisation.

Dans ce contexte, la prudence affichée n’est pas seulement une posture économique ; elle est aussi une stratégie de communication. Elle vise à éviter les réactions excessives des marchés, tout en préservant une marge de manœuvre pour l’avenir.

 

Les fragilités financières : une toile de fond inquiétante

Au-delà de l’inflation, les risques évoqués pour la stabilité financière rappellent que l’économie mondiale repose sur des équilibres précaires. Les valorisations élevées des actifs, les politiques budgétaires expansionnistes et les tensions dans le crédit privé constituent autant de sources potentielles de fragilité.

Ces éléments s’inscrivent dans une dynamique de long terme, marquée par une abondance de liquidités et une recherche accrue de rendement. Dans un tel environnement, toute remontée des taux peut provoquer des ajustements brutaux, révélant des vulnérabilités latentes.

La prudence monétaire apparaît alors comme une tentative de gérer ces risques sans déclencher de crise. Mais cette stratégie a ses limites. En retardant les ajustements nécessaires, elle peut aussi contribuer à l’accumulation de déséquilibres.

Ce paradoxe est au cœur des débats contemporains sur le rôle des banques centrales. Doivent-elles se concentrer sur la stabilité des prix, ou intégrer explicitement la stabilité financière dans leurs décisions ? La réponse reste incertaine, et varie selon les contextes.

 

Résonances tunisiennes : entre dépendance énergétique et contraintes structurelles

Pour la Tunisie, ces évolutions ne sont pas abstraites. Elles se traduisent par des tensions concrètes sur les équilibres macroéconomiques. En tant qu’économie importatrice d’énergie, le pays est directement exposé aux fluctuations des prix internationaux.

La hausse des coûts énergétiques se répercute sur les finances publiques, à travers les subventions, mais aussi sur le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises. Dans un contexte de contraintes budgétaires et de fragilité sociale, ces effets peuvent être amplifiés.

Le pilotage à vue, observé au niveau des grandes banques centrales, trouve ainsi un écho particulier en Tunisie. Les autorités économiques doivent elles aussi naviguer dans un environnement incertain, avec des marges de manœuvre limitées.

Mais la comparaison s’arrête là. Là où les économies avancées disposent d’instruments sophistiqués et d’une crédibilité institutionnelle forte, la Tunisie fait face à des contraintes structurelles plus lourdes. Le recours à des ajustements graduels est souvent entravé par des impératifs sociaux et politiques.

Dans ce contexte, l’incertitude externe agit comme un multiplicateur de fragilité interne. Elle rend plus difficile la mise en œuvre de réformes, tout en accentuant les déséquilibres existants.

Entre lucidité et illusion de contrôle

La posture prudente des banques centrales reflète une forme de lucidité : celle de reconnaître les limites de leur pouvoir. Dans un monde interconnecté, où les chocs se propagent rapidement, aucune institution ne peut prétendre contrôler pleinement les dynamiques économiques.

Mais cette lucidité coexiste avec une certaine illusion de contrôle. Les marchés continuent d’attendre des banques centrales qu’elles stabilisent l’économie, qu’elles anticipent les crises et qu’elles maintiennent la confiance. Cette attente, souvent implicite, crée une pression constante.

Le risque est alors de voir les autorités monétaires surinterpréter des signaux faibles, ou réagir de manière excessive à des fluctuations temporaires. Le pilotage à vue, s’il devient permanent, peut engendrer une forme d’instabilité chronique. 

 

In fine, naviguer sans boussole fixe

La prudence affichée par la Banque centrale européenne face à l’incertitude géopolitique n’est pas un simple choix tactique. Elle révèle une transformation profonde de la politique économique, confrontée à un monde plus instable et moins prévisible.

Le pilotage à vue, loin d’être une anomalie, tend à devenir la norme. Il impose une nouvelle discipline : celle de l’adaptation permanente, de l’humilité face à l’incertitude, et de la gestion des risques plutôt que de leur élimination.

Pour la Tunisie, comme pour d’autres économies vulnérables, cette évolution constitue à la fois un défi et une leçon. Dans un environnement global incertain, la résilience ne peut plus reposer uniquement sur des ajustements conjoncturels. Elle nécessite une transformation structurelle, capable de réduire la dépendance aux chocs externes.

Dans un monde où les repères vacillent, la véritable boussole n’est plus la prévision parfaite, mais la capacité à réagir avec lucidité… ou la prévision limitée…

=====================

(1) Economiste et mathématicien américain d’origine roumaine Nicholas Georgescu-Roegen (1906–1994). Né en Roumanie, il a étudié à Bucarest, Paris et Londres avant de collaborer avec Joseph Schumpeter à Harvard. Il a ensuite enseigné la majeure partie de sa carrière à l’Université Vanderbilt aux États-Unis et à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg(ULP). Bien qu’hétérodoxe, il était reconnu pour sa rigueur mathématique exceptionnelle.

Il est considéré comme une figure majeure de la pensée économique des années 1970 et 1980, notamment pour avoir posé les bases de l’économie écologique.

Ses principales contributions :

* La Loi de l’Entropie : Dans son ouvrage phare de 1971, The Entropy Law and the Economic Process, il démontre que l’activité économique transforme des ressources de basse entropie (utiles) en déchets de haute entropie (inutilisables), rendant une croissance infinie physiquement impossible.

* Père de la Décroissance : Ses travaux ont directement inspiré le mouvement de la « Décroissance » en soulignant que le système économique doit respecter les limites biologiques et physiques de la Terre.

* La Bioéconomie : Il a proposé dès le début des années 70 de réformer la science économique pour y intégrer les principes de la thermodynamique et de la biologie, fondant ainsi la « Bioéconomie ».

 

===========================

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

L’article DECRYPTAGE – L’art fragile du pilotage monétaire à l’ère des chocs géopolitiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie, championne mondiale des visas accordés par habitant par la France

Anne Guéguen, l’ambassadrice de France en Tunisie, affirme que le dossier des visas constitue un axe important dans le renforcement des relations entre la Tunisie et la France, et ce en termes de dynamisation des échanges humains, économiques et culturels. La diplomate s’exprimait dans chez nos confrères de Mosaïque FM.

Pour Mme Guéguen, “le visa est lien humain essentiel entre les deux pays, par conséquent des efforts sont en cours pour améliorer la qualité des services et faciliter les démarches des demandeurs.

Au passage, l’ambassadrice affirme que plus de 116 000 visas ont été délivrés aux Tunisiens au cours de 2025, ce qui constitue une hausse de plus de 11 % par rapport à l’année précédente. Par ce chiffre, la Tunisie se hisse au premier rang mondial en termes de taux de visas accordés par la France rapporté à la population, selon ses dires.

Abordant la question de la gestion des rendez-vous, Anne Guéguen a reconnu des difficultés persistantes, mais fait état des efforts fournis par le centre de services TLScontact pour améliorer l’accueil et réduire les délais. Dans ce cadre, elle appelle à une coopération renforcée avec les autorités tunisiennes en vue de trouver des solutions durables.

L’article La Tunisie, championne mondiale des visas accordés par habitant par la France est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Deux nouveaux PDG nommés à la CNSS et de la CNAM

Par décret n° 2026-56 du 22 avril 2026, publié dans le JORT du jeudi 23 avril, Fehmi Guezmir, contrôleur général d’État, est nommé président-directeur général de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

Dans le même numéro, et par décret n° 2026-57 du 22 avril 2026, Mohamed Mokdad, inspecteur général de la santé publique, a été nommé président-directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

L’article Deux nouveaux PDG nommés à la CNSS et de la CNAM est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le blé poussera-t-il dans le désert du sud tunisien ? 

Des cultures céréalières irriguées expérimentées dans l’extrême sud tunisien, à Dhehiba et Remada (gouvernorat de Tataouine), donnent des résultats jugés prometteurs pour renforcer la souveraineté alimentaire nationale. Après trois campagnes d’essais, les rendements atteignent entre 38 et 40 quintaux à l’hectare, un niveau notable dans un environnement aride.

Initialement menées sur environ 6 hectares, ces cultures ont été étendues cette année à près de 40 hectares. Les autorités régionales et nationales envisagent désormais une extension progressive des superficies irriguées, avec un objectif de 1 000 hectares à court terme et jusqu’à 100 000 hectares à plus long terme.

Ainsi, le projet repose sur un partenariat entre le Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Tataouine, l’Institut national des grandes cultures de Bou Salem et l’Institut de recherche dans les zones arides de Médenine. Outre les céréales, il intègre également des cultures stratégiques irriguées comme les fourrages, les légumineuses et la betterave sucrière.

Dans le périmètre irrigué de Sahl Roumaine à Dhehiba, environ 20 hectares sont actuellement exploités. Les cultures s’appuient sur sept puits profonds équipés de systèmes de pompage alimentés par énergie solaire, permettant de réduire les coûts énergétiques pour les agriculteurs.

Selon le commissaire régional au développement agricole de Tataouine, Mongi Chniter, la superficie totale consacrée aux grandes cultures dans la région dépasse 660 hectares, dont 92 hectares irrigués dédiés notamment au blé dur et à l’orge locale. L’objectif, précise-t-il, n’est pas de concurrencer les régions céréalières du nord, mais de compléter l’offre nationale tout en préservant les semences locales adaptées au climat.

Une réponse partielle à la dépendance céréalière

L’initiative intervient dans un contexte de forte dépendance de la Tunisie aux importations céréalières. En 2024, le pays a importé environ 2,6 millions de tonnes de céréales pour près de 2,3 milliards de dinars, selon l’Office des céréales. Les importations de blé tendre couvrent parfois jusqu’à 80 % des besoins nationaux.

Cette dépendance pèse lourdement sur les finances publiques. Les subventions aux produits céréaliers ont dépassé 3 milliards de dinars en 2022, tandis que le budget de l’État 2025 prévoit près de 3,8 milliards de dinars pour les produits de base, dont 2,67 milliards destinés aux céréales.

Dans ce contexte, les projets agricoles dans les zones arides apparaissent comme une piste pour diversifier les bassins de production face aux aléas climatiques. Toutefois, la viabilité à grande échelle reste à évaluer, notamment en ce qui concerne la pression sur les nappes profondes, la salinisation des sols et la rentabilité à long terme.

L’article Le blé poussera-t-il dans le désert du sud tunisien ?  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Opportunités : mission professionnelle à Hanovre avant le Salon ITMA 2027

Une mission professionnelle destinée aux entreprises tunisiennes du textile sera organisée en Allemagne à partir du 6 septembre 2027, en amont du Salon mondial des technologies textiles et de l’habillement ITMA 2027, prévu du 16 au 22 septembre à Hanovre. L’initiative est portée par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK).

Cette mission de prospection comprendra des visites d’entreprises et de centres technologiques, la découverte de solutions industrielles innovantes ainsi que des rencontres d’affaires entre opérateurs tunisiens et partenaires allemands.

Selon l’AHK, l’objectif est de permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder directement aux dernières innovations technologiques du secteur, de nouer des partenariats avec des fournisseurs stratégiques et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération industrielle et d’investissement.

Considéré comme le plus grand rendez-vous mondial des technologies textiles et de l’habillement, ITMA 2027 réunira les principaux acteurs internationaux du secteur.

La mission est organisée en coordination avec l’association allemande des machines textiles VDMA Fachverband Textilmaschinen, en partenariat avec le CEMATEX, ITMA Services et Deutsche Messe AG. Les entreprises tunisiennes intéressées sont invitées à remplir un formulaire d’inscription en ligne.

L’article Opportunités : mission professionnelle à Hanovre avant le Salon ITMA 2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌