Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Mornaguia : une station d’épuration à traitement tertiaire au service des agriculteurs

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a appelé à renforcer la coordination entre les différents acteurs, afin de promouvoir l’exploitation la station des eaux usées à traitement tertiaire d’El Mornaguia pour le secteur agricole. L’objectif est de mieux valoriser les ressources hydriques. Et ce, dans un contexte marqué par leur raréfaction. Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une visite effectuée lundi 20 avril, dans le gouvernorat de La Manouba.

Selon une source du ministère, dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, une station d’épuration à traitement tertiaire fournit une eau adaptée à l’irrigation, exempte d’impuretés et de bactéries. Elle offre ainsi une alternative fiable aux agriculteurs.

Accompagné du PDG de l’Office national de l’assainissement, de députés et de responsables régionaux, le ministre a notamment inspecté les travaux d’extension de la station d’épuration d’El Jadida. Le projet prévoit l’installation d’une unité de traitement tertiaire et l’augmentation de la capacité de la station, qui passera de 2 800 à 15 200 m³ par jour. Il comprend également la programmation de la réutilisation des eaux traitées en agriculture ainsi que le raccordement de la zone de Sidi Thabet.

La visite a débuté par une tournée dans plusieurs quartiers concernés par le sixième projet d’assainissement des quartiers populaires. Ce programme porte sur 1 000 habitations, le long de 16 kilomètres de réseaux. Et il inclut la réalisation de deux stations de pompage. Les zones d’El Msaïdines, Hay Ettawfik, Ennazha et El Baladia sont notamment concernées. Le démarrage des travaux est prévu pour le début du mois de novembre. C’est ce qu’indique un communiqué publié par le ministère sur sa page officielle Facebook.

Par ailleurs, le ministère a annoncé un programme d’aménagement et d’embellissement des espaces verts dans les localités de Borj El Amri, El Mornaguia et Oued Ellil. Et ce, dans le cadre de ses actions en faveur de l’amélioration du cadre de vie.

L’article Mornaguia : une station d’épuration à traitement tertiaire au service des agriculteurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Cette « flotte moustique » iranienne qui nargue la puissante marine américaine…

Face à l’impressionnante armada américaine, Téhéran mise sur une stratégie navale atypique : la guérilla en mer par sa « flotte moustique ». Eclairage.

 

C’est la fable du moustique contre l’éléphant. Ce récit intemporel qui met en lumière l’écrasante disproportion des forces et l’arrogance des puissants. Tout en rappelant qu’un être minuscule peut tenir tête à un géant aux pieds d’argile.

C’est aussi l’essence même de la guerre asymétrique : lorsque le plus faible, loin de céder, oppose une résistance acharnée à une puissance militaire supérieure, en mobilisant des moyens limités, parfois artisanaux. Le cas de l’Iran, confronté à deux puissances nucléaires, en offre une illustration saisissante.

Capacité de nuisance

Ainsi, face à l’armada américaine composée d’une dizaine de navires de guerre dont le porte-avions USS Abraham Lincoln et des destroyers de classe Arleigh Burke visant à contrôler le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, Téhéran conserve une considérable capacité de nuisance en mer grâce à sa « flotte moustique » dotée d’armes légères, comme des mitrailleuses, des drones ou de petits lance-roquettes. Ces vedettes rapides, difficile à neutraliser, sont capables de menacer ou de frapper des bateaux commerciaux ou des pétroliers. Elles peuvent aussi perturber le trafic pétrolier mondial et faire monter la pression sur Washington. D’où la comparaison avec les insectes suceurs de sang.

« On les appelle les « flottes de moustiques » parce qu’elles sont petites et agaçantes et elles frappent fort », a déclaré au New York Post Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et chercheur à l’Atlantic Council. « Mais elles suffisent à piquer et à être insupportables, ajoute-t-il. Ces navires sont d’autant plus redoutables lorsqu’ils attaquent à plusieurs, en nuées ».

Guérilla en mer

Et pour mener des attaques furtives et harceler le trafic maritime, les Gardiens de la révolution iraniens utilisent une flottille de bateaux rapides. Certains peuvent atteindre jusqu’à 180 km/h et sont équipés de mitrailleuses, de lance-roquettes ou bien de drones. Ces embarcations sont dissimulées dans des bases côtières ou des grottes creusées sur le littoral.

Plus petits que ceux de la flotte iranienne régulière et dissimulés tout au long des centaines de kilomètres de côtes iraniennes, les bateaux de la « flotte moustique » peuvent se cacher dans des grottes ou des abris construits sous les roches. En faisant des pics de vitesse parfois au-delà des 150 km/h, ils échappent au radar et peuvent s’approcher de navires beaucoup plus gros, qu’ils attaquent avec des armes légères, du drone au lance-roquettes, en passant par les mitrailleuses.

Peu coûteux et difficilement détectables par satellite, ces vedettes constituent un véritable danger, notamment pour les navires commerciaux qui ne sont pas équipés pour ce type de menace. Ainsi, l’Organisation maritime internationale estime qu’au moins 20 navires ont déjà été attaqués.

Cette flotte « fonctionne davantage comme une force de guérilla en mer » et « se spécialise dans la guerre asymétrique ». C’est ce qu’analyse Saeid Golkar, professeur de sciences politiques à l’université du Tennessee, interrogé par le New York Times. En misant sur des embarcations rapides et légères plutôt que sur de « grands navires de guerre », les Iraniens peuvent mener des « attaques éclair », loin des « batailles navales classiques », développe la même source.

« On ne sait jamais vraiment ce qu’ils préparent, ni quelles sont leurs intentions», indique pour sa part l’amiral Gary Roughead, ancien chef des opérations navales américaines, toujours  sur les colonnes du média newyorkais.

Un redoutable levier de négociations

Reste à savoir si cette guerre à coups de « piqûres » pouvait suffire à déstabiliser le commerce mondial ? Affirmatif, explique Farzin Nadimi, spécialiste de la marine du Corps des Gardiens de la révolution et auteur en avril 2020 d’un rapport sur l’« évolution de l’approche de l’Iran en matière de guerre navale asymétrique » pour le Washington Institute, un think tank basé dans la capitale fédérale américaine.

« Compte tenu de la dépendance des pays industrialisés vis-à-vis des importations de pétrole, même des perturbations mineures dans l’approvisionnement de pétrole ou de GNL mettraient le marché à rude épreuve, avec des conséquences économiques potentiellement importantes » affirme l’expert. Tout en ajoutant que « cette vulnérabilité confère à l’Iran quelques leviers de négociation face aux grandes économies mondiales ».

Alex Plitsas, ancien responsable du Pentagone et chercheur à l’Atlantic Council, souligne pour sa part que dans un passage stratégique comme le détroit d’Ormuz, il n’est pas nécessaire de contrôler totalement la mer : il suffit de la rendre trop risquée pour la navigation. Or ce détroit, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, constitue un levier majeur pour Téhéran. Sans chercher à le bloquer complètement, l’Iran miserait donc sur une stratégie moins coûteuse, mais très perturbatrice pour le trafic maritime et l’économie mondiale.

Reste l’issue diplomatique à la guerre, mais elle semble plus qu’incertaine : l’Iran n’ayant pas pris « à ce stade » de décision quant à sa participation aux nouveaux pourparlers avec les États-Unis, annoncés pour hier lundi à Islamabad. Le principal point de crispation pour Téhéran est le blocus naval étasunien qui constitue « non seulement une violation du cessez-le-feu », mais également « un acte illégal et criminel ». C’est mal barré, déplorent les plus optimistes.

L’article Cette « flotte moustique » iranienne qui nargue la puissante marine américaine… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Meubles intérieurs : 6,980 MD de revenus consolidés, une croissance à 1% qui interroge

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe n’a progressé que de 1% au premier trimestre 2026, à 6,980 millions de dinars, plombé par la baisse des exportations de  Meubles intérieurs  (SAM) . Pourtant, l’activité locale a bondi de 6% à 5,894 millions de dinars. L’endettement a été réduit de moitié, passant de 523 KTND à une baisse de 51% sur un an, mais l’investissement s’effondre de 58% sur la même période. Le carnet de commandes reste solide à 7 millions de dinars, de quoi entrevoir une reprise.

 

Le groupe a connu un premier trimestre 2026 contrasté. Si les revenus consolidés n’affichent qu’une timide hausse de 1% pour atteindre 6,980 millions de dinars, cette performance cache des réalités très différentes selon les secteurs. Le chiffre d’affaires local a en effet enregistré une progression dynamique de 6%, s’établissant à 5,894 millions de dinars, signe d’une demande intérieure toujours soutenue. En revanche, la filiale SAM a vu ses revenus stagner à 5,971 millions de dinars, avec une progression limitée à 1% en raison d’une nette dégradation du chiffre d’affaires à l’export.

Cette faiblesse des ventes à l’international n’empêche pas le groupe de regarder l’avenir avec un certain optimisme. Le carnet de bons de commande pour les prochains trimestres reste en effet à un niveau élevé de 7 millions de dinars, porté par les marchés publics en cours de livraison et par de nouveaux contrats avec le secteur privé déjà signés mais pas encore exécutés.

Du côté financier, l’évolution est plus spectaculaire. L’endettement, qui s’établissait à 523 KTND à la fin du mois de mars, a enregistré une chute vertigineuse de 51% par rapport au premier trimestre 2025 et de 47% par rapport à la fin de l’année 2025. Une excellente nouvelle pour la santé financière du groupe.

En revanche, le signal est beaucoup plus inquiétant sur le front de l’investissement. Celui-ci a plongé de 58% sur les trois premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’année précédente. Une telle contraction interroge sur la capacité du groupe à maintenir sa compétitivité à moyen terme, alors même que le carnet de commandes reste bien rempli.

L’article Meubles intérieurs : 6,980 MD de revenus consolidés, une croissance à 1% qui interroge est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

14 ans de prison pour Khiam Turki

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a rendu, lundi soir, sa décision condamnant l’homme d’affaires et activiste politique Khiam Turki à 14 ans de prison, assortis d’une amende exécutoire.

Khiam Turki est poursuivi pour des faits liés au « blanchiment d’argent », notamment via l’exploitation des spécificités de son activité professionnelle et sociale, ainsi que pour « escroquerie ».

Ce jugement vient s’ajouter à une série de décisions judiciaires antérieures visant M. Turki. La Cour d’appel l’avait précédemment condamné à 45 ans d’emprisonnement dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Cette peine s’accompagnait également d’une amende de 100 000 dinars, de la confiscation de ses avoirs au sein des institutions tunisiennes, ainsi que d’une mise sous contrôle administratif pour une durée de cinq ans.

L’article 14 ans de prison pour Khiam Turki est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

She Shapes AI Global Award : Maha Jouini, la voix africaine qui dérange les algorithmes

Maha Jouini, chercheuse tunisienne en gouvernance de l’intelligence artificielle (IA), a obtenu le She Shapes AI Global Award 2025/2026. Ce prix intervient alors que les débats sur les biais algorithmiques s’intensifient partout dans le monde.

Maha Jouini figure désormais au palmarès d’une récompense internationale dédiée à l’IA. Basée à Johannesburg, cette chercheuse tunisienne a décroché les She Shapes AI Global Awards 2025/2026. Ce prix distingue chaque année des femmes actives dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Elle occupe actuellement le poste d’AI & Gender Fellow Researcher au Global Center on AI Governance. Ses travaux ciblent les populations que les algorithmes traitent de façon incomplète ou biaisée : femmes, communautés rurales, minorités culturelles. Ces groupes restent sous-représentés dans les bases de données servant à entraîner les modèles d’IA. Ce déséquilibre produit, en retour, des effets potentiellement discriminatoires.

Des exemples concrets, mais à relativiser

En avril 2026, l’Université Elon a publié le rapport Building a Human Resilience Infrastructure for the AI Age. Maha Jouini y contribue avec un cas précis : une femme ayant interrompu sa carrière pour soigner un cancer. Un algorithme de recrutement peut interpréter cette pause comme un signal négatif. Résultat : la candidate est écartée automatiquement, sans examen du contexte.

La chercheuse nomme ce mécanisme « condition numérique silencieuse ». L’absence de données sur certaines populations les rend invisibles aux systèmes automatisés. Les conséquences touchent l’accès à l’emploi, aux soins et aux services publics. Ce constat est fréquemment cité dans la littérature critique sur l’IA. Il suscite pourtant des débats méthodologiques. Établir un lien causal direct entre sous-représentation dans les données et discrimination réelle reste difficile, faute de dispositifs de contrôle systématiques.

Un ancrage théorique original

Maha Jouini revendique un recours délibéré à des références philosophiques non occidentales. Elle mobilise le concept africain d’Ubuntu — l’humanité partagée — ainsi que la Hikma, sagesse pratique issue de la philosophie islamique. Ces cadres lui servent à interroger les fondements éthiques des modèles d’IA actuels. Elle présente cette démarche comme une « décolonisation intellectuelle » du secteur technologique. Son applicabilité concrète dans les systèmes algorithmiques existants n’a pas encore fait l’objet d’évaluations indépendantes.

Avant ce prix, l’UNESCO l’avait distinguée en 2022 parmi vingt femmes pionnières du changement dans la région MENA. Elle dirigeait alors les partenariats à l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD). Ses travaux portaient déjà sur les droits numériques des femmes.

L’article She Shapes AI Global Award : Maha Jouini, la voix africaine qui dérange les algorithmes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Abdelhalim Hafedh et Oum Kalthoum n’ont jamais atterri à l’aéroport Tunis-Carthage!

La sortie du ministre du Transport, Rachid Amri, lors d’une séance plénière à l’ARP, lundi 20 avril 2026, n’est pas passée inaperçue. Le ministre y a défendu l’attractivité de l’aéroport international de Tunis-Carthage; tout en affirmant que « les gens veulent atterrir à Tunis-Carthage ». Et ce, avant d’ajouter cette phrase virale qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux : « Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdel Halim Hafez et Oum Kalthoum. C’est ce que disent les pronostics que nous avons effectués. » Sauf que de tels propos ont rapidement suscité des réactions, en raison d’une certaine approximation historique. Car ces célèbres artistes égyptiens ne pouvaient pas atterrir à Tunis-Carthage, l’infrastructure n’étant pas encore en service à l’époque.

En témoigne le post de l’architecte Fethi Jelassi qui est revenu sur les propos du ministre en réagissant sur Facebook. Il déclare à cet égard : « Abdel Halim Hafez, tout comme Oum Kalthoum, ne sont pas descendus à l’aéroport Tunis-Carthage. Pour la simple raison qu’il n’existait pas. Il a été inauguré par le président Bourguiba le 1er août 1972. Même si les « pronostics » remplacent les « sondages », autrement dit, si les paris sportifs supplantent la sociologie, les stars de l’époque atterrissaient à l’aérodrome d’El Aouina. »

L’article Abdelhalim Hafedh et Oum Kalthoum n’ont jamais atterri à l’aéroport Tunis-Carthage! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Faycel Tarifa : « De 9 % à 35 % d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité »

À Tozeur et Sidi Bouzid a eu lieu l’inauguration de deux centrales solaires de 50 MW pilotées, entre autres, par la STEG. Ces projets phares s’inscrivent au cœur du programme national de transition énergétique visant 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Renforcement du réseau, réduction des importations de gaz et comblement du déficit énergétique : décryptage avec les experts sur le terrain. Rencontré lors de l’inauguration de la centrale de Tozeur le 20 avril 2026, Fayçal Tarifa, PDG de la STEG, livre ses impressions. Interview :

En quoi les projets de Tozeur et Sidi Bouzid s’inscrivent-ils dans la stratégie énergétique de la Tunisie ?

 Aujourd’hui, nous parlons de ces deux projets phares menés par la STEG. Nous sommes actuellement à Tozeur. Ce projet de 50 mégawatts s’inscrit dans le cadre du programme national de transition énergétique visant à atteindre 35 % de production d’énergie renouvelable dans le mix national. Ce projet est d’une importance capitale. Il va renforcer notre réseau de distribution dans la zone de Tozeur et améliorer notre capacité financière. Cela nous évitera d’importer une grande quantité de gaz, remplacée par cette énergie renouvelable. 

Autrement dit, cela permet-il  aussi de combler le déficit énergétique? 

En effet, cette transition énergétique vise essentiellement l’autonomie et l’indépendance énergétique. Chaque projet contribue, pas à pas, à cette indépendance et à la maîtrise des coûts énergétiques.

Pensez-vous qu’il soit possible d’atteindre les 35 % d’ici 2030, alors que nous sommes actuellement à environ 6 % ?

Les représentants du ministère viennent de déclarer que nous sommes déjà à environ 9 %, car la progression est rapide. Oui, nous sommes très ambitieux pour atteindre ces 35 %. Nous pouvons y arriver : comme vous l’avez vu lors de cette inauguration, en 2019, tout le monde parlait d’un rêve d’installer ces 50 MW en si peu de temps. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé.

Ces 35 % porteront sur les énergies renouvelables solaires et éoliennes, mais aussi sur la biomasse, l’autoproduction et les toits solaires pour les clients particuliers ou les entreprises. Avec tous ces efforts, je suis convaincu que nous y parviendrons.

L’article Faycel Tarifa : « De 9 % à 35 % d’ici 2030, le rêve de 2019 devient réalité » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an

La transition énergétique mondiale est irréversible : il faut accélérer. Au-delà de cette vision stratégique, viser 30 à 35% d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030 est une nécessité économique et un enjeu de souveraineté nationale.

Rencontré en marge de l’inauguration  des deux centrales solaires, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid, portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), Ouael Chouchène, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, l’a rappelé dans une déclaration à L’Economiste Maghrébin : « Nous sommes très heureux d’assurer l’inauguration de deux projets structurants dans le domaine des énergies renouvelables : le projet Tozeur et Sidi Bouzid.  Chacun de ces projets photovoltaïques affiche une puissance de 50 MW. »

Sur le plan des investissements,  il souligne : « Chaque projet représente 135 millions de dinars. Soit un total de 270 millions de dinars pour les deux réunis ». Et de poursuivre : « Ces initiatives renforcent avant tout notre sécurité et notre souveraineté énergétique. Elles permettent également de réduire les coûts de production d’électricité. En effet, ensemble, les deux projets génèrent une économie annuelle d’environ 60 millions de dinars. »

Au-delà de cela, « ces projets dynamisent l’économie locale. Ils favorisent la création de sociétés de construction et de bureaux d’études dédiés. En phase de construction, un projet de 50 MW mobilise environ 450 employés sur site, principalement tunisiens, générant ainsi une réelle employabilité dans la région », conclut-il. 

L’article Ouael Chouchène : deux projets énergétiques pour économiser 60 millions de dinars par an est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Un vaste plan d’investissement pour moderniser l’aéroport de Sfax-Thyna

Le ministère des Transports prévoit un programme d’investissement de près de 47 millions de dinars pour développer l’aéroport international de Sfax-Thyna sur la période 2025-2026. Et ce, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer son attractivité et à améliorer la qualité des services.

Répondant à une question orale du député Saber Masmoudi lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre du Transport, Rachid Amri, a indiqué que ces investissements, estimés à 46,85 millions de dinars, seront consacrés notamment à la modernisation des infrastructures et à l’amélioration des prestations offertes aux passagers.

Le ministère œuvre également à dynamiser l’activité de la plateforme aéroportuaire en facilitant l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes. Des licences ont ainsi été accordées à plusieurs transporteurs, dont Transavia et certaines compagnies libyennes, afin d’élargir l’offre de vols et d’attirer davantage de trafic. Des incitations financières sont également prévues, pouvant aller jusqu’à des exonérations quasi totales au profit des entreprises de formation liées au secteur.

Dans ce cadre, une vision stratégique a été mise en place pour développer le fret aérien à Sfax, considéré comme un levier important pour soutenir l’activité économique de la région et renforcer son intégration dans les circuits commerciaux.

Plus largement, le ministre a souligné que son département poursuit une approche progressive et intégrée pour mettre en place un système de transport propre, régulier et respectueux des horaires, en s’appuyant notamment sur les ressources humaines et les capacités nationales.

Rachid Amri a par ailleurs affirmé qu’il n’est pas question de céder les entreprises publiques du secteur. L’orientation actuelle vise plutôt à les réformer et à améliorer leurs performances afin de leur permettre de retrouver pleinement leur rôle stratégique.

Il a également évoqué la situation de la compagnie nationale Tunisair, qui connaît, selon lui, un processus de redressement progressif grâce à des programmes de réforme et de restructuration visant à améliorer la qualité des services et à restaurer la confiance des citoyens.

Selon le ministre, les indicateurs récents du secteur des transports montrent des signes positifs traduisant un début de retour à l’équilibre. L’objectif demeure la mise en place d’un système de transport moderne et efficace, capable de répondre aux attentes des citoyens et aux besoins de l’économie nationale, tout en garantissant la continuité et la qualité du service public.

L’article Un vaste plan d’investissement pour moderniser l’aéroport de Sfax-Thyna est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Maha Ben Hmidane : Tozeur et Sidi Bouzid, deux projets solaires structurants

Portées par Scatec et Aeolus, les centrales de Tozeur et Sidi Bouzid marquent une nouvelle étape dans la transition énergétique tunisienne, avec une production d’électricité propre, un transfert de compétences vers les équipes locales et des retombées durables pour l’emploi.

Maha Ben Hmidane, directrice de Scatec Tunisie, a présenté ce lundi 20 avril 2026 lors de l’inauguration la centrale solaire de Tozeur comme un projet structurant, à la fois en matière de production d’électricité propre et de transfert de compétences vers les équipes tunisiennes.

Maha Ben Hmidane  a rappelé dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com  que la centrale solaire de Tozeur, d’une capacité de 60 MW, couvre la consommation d’environ 40 000 personnes sur une superficie de 100 hectares, avec près de 95 000 panneaux solaires et un investissement de 135 millions de dinars. Elle a insisté sur le fait que ce projet, porté par des capitaux norvégiens et japonais, a également permis de développer les compétences locales, en formant des talents tunisiens et en renforçant une expertise nationale dans le domaine des énergies renouvelables.

Elle a par ailleurs indiqué que Scatec inaugurera Sidi Bouzid dans la journée du mardi 21 avril 2026, avant de poursuivre son développement en Tunisie à travers deux centrales photovoltaïques de 100 MW à Tataouine et Sidi Bouzid, ainsi qu’un projet éolien à Al-Fahs.

Selon elle, l’entreprise emploie actuellement 90 personnes en Tunisie, avec un pic à 450 employés pendant la phase de construction de Tozeur, puis une vingtaine de postes par projet pour l’exploitation et la maintenance, sans compter les emplois indirects générés autour de ces chantiers.

L’article Maha Ben Hmidane : Tozeur et Sidi Bouzid, deux projets solaires structurants est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’effet « Waaw » : l’algorithme du chaos !

Quand Donald Trump s’installait derrière son iPhone à l’aube, ce n’était pas pour envoyer des communiqués de presse, c’était pour déclencher des grenades numériques. Face à l’Iran, on a atteint le pic de son obsession : une posture « Waaw » qui tenait plus du film de chaos à gros budget que de la haute diplomatie.

Le principe était simple : frapper fort, frapper vite et, surtout, saturer l’attention. Quand il tweetait en majuscules des menaces de destruction totale ou qu’il postait des montages dignes d’une affiche de film de super-héros après l’élimination du guide suprême de la République Islamique d’Iran, l’effet de souffle était immédiat.

Mais ce souffle ne se limitait pas à la sphère politique, il balayait instantanément les places boursières où chaque caractère frappé devenait un facteur de risque imprévisible, transformant les courbes de la Bourse en « Grand Huit » d’un manège affolé. Loin de rassurer par une démonstration de force, cette posture rendait les marchés financiers chroniquement instables et volatils, soumis aux soubresauts d’une humeur du moment plutôt qu’à une stratégie réfléchie. On est dans la sidération pure : Pour ses supporters, c’était le retour du Shérif, pour ses adversaires, l’angoisse d’une Troisième Guerre mondiale. Dans les deux cas, le pari de l’occupation mentale était gagné dans les apparences, à un prix exorbitant, celui de la confiance.

En substituant le coup d’éclat à la règle du jeu, il a alimenté une crise de foi envers les institutions : comment construire l’avenir quand la parole de la première puissance mondiale change au gré d’une notification smartphone ? Sauf que l’effet « Waaw » est une drogue de l’accoutumance, où à force de hurler à la fin du monde en 280 caractères, la menace finit par devenir un simple bruit de fond. Téhéran a fini par craquer le code, comprenant que sous le vernis des provocations, la stratégie restait celle d’un homme qui, au fond, redoute les conflits longs et coûteux.

La limite de cette posture, c’est la collision entre l’écran et la réalité. On ne gère pas une crise nucléaire, ni la stabilité économique mondiale, comme on gère le suspense d’un épisode de téléréalité. À force de chercher l’effet spectaculaire, Trump a érodé la valeur de la parole officielle, la transformant en une source de stress permanent pour l’économie. Quand tout est présenté comme « énorme » et « historique », l’information perd son poids, le résultat est une diplomatie caricaturale à bout de souffle, où l’adversaire comme l’investisseur finissent par attendre que l’orage passe. Le « Waaw » s’est transformé en un « Ah, encore ? », prouvant qu’en géopolitique comme en finance, l’agitation numérique finit par créer plus de chaos que de respect.

 

Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

L’article L’effet « Waaw » : l’algorithme du chaos ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Une ligne de financement de 10 MDT pour les petits agriculteurs

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche annonce la signature d’un contrat d’objectifs avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS) portant sur la création d’une ligne de financement de 10 millions de dinars pour financer des crédits saisonniers en faveur des petits agriculteurs.

Les bénéficiaires seront les agriculteurs dont l’âge ne dépasse pas les 70 ans, et ce sans l’obligation de fournir un autofinancement ou une garantie.

Le crédit, dont le taux d’intérêt a été fixé à 5%, est remboursable en une tranche jusqu’à la fin de la saison agricole et ce sans dépasser la date du 31 mars 2027.

En vertu dudit contrat, le ministère de l’Agriculture se chargera des visites de terrain, de l’étude technique des demandes, de l’accompagnement et de l’encadrement des agriculteurs, tandis que la BTS est appelée à effectuer l’étude, conformément à ses procédures en vigueur et à donner son aval.

L’article Une ligne de financement de 10 MDT pour les petits agriculteurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ministère du Transport : 18 avions pour renforcer la flotte aérienne d’ici 2026

Le ministre du Transport, Rachid Amri, a annoncé ce lundi 20 avril, lors d’une séance plénière au Parlement, la mise en place d’un programme visant à renforcer la flotte aérienne nationale. Pour ce faire, il est prévu l’intégration de 18 avions opérationnels d’ici la fin de l’année 2026.

Ce programme prévoit également l’amélioration des équipements, le renforcement des normes de sécurité des passagers ainsi que le respect des horaires des vols. Dans ce cadre, le ministre précise que l’aéroport de Djerba-Zarzis est soumis à des accords bilatéraux en matière de transport aérien entre les États.

Par ailleurs, il a indiqué que les réservations au niveau du port de Zarzis se déroulent normalement. Tout en évoquant un projet de raccordement du port au réseau ferroviaire, pour lequel les financements nécessaires ont déjà été mobilisés.

En outre, concernant la liaison avec la Libye, Rachid Amri affirme que les efforts se poursuivent pour rétablir la ligne aérienne et renforcer le trafic entre les deux pays…

L’article Ministère du Transport : 18 avions pour renforcer la flotte aérienne d’ici 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tozeur et Sidi Bouzid : deux jalons solaires pour la transition énergétique

La Tunisie franchit une étape majeure dans sa transition énergétique avec l’entrée en exploitation commerciale de deux centrales solaires de 60 MW chacune à Tozeur et Sidi Bouzid, produisant 288 GWh d’électricité propre par an. 

Même si la transition énergétique mondiale est irréversible, la Tunisie met les bouchées doubles pour atteindre 30 à 35% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030. Ces projets, menés par Scatec (51%, leader norvégien) et Aeolus SAS (49%, filiale de Toyota Tsusho), s’inscrivent dans une stratégie de décarbonation et de souveraineté nationale.

Il convient de noter que les bailleurs internationaux, dont la BERD, la Banque mondiale, l’AFD et celui du Japon, accompagnent la Tunisie dans sa trajectoire vers 35% d’énergies renouvelables d’ici 2030. Leur appui financier et technique soutient la création d’emplois, la décarbonation du secteur électrique et le renforcement de la sécurité énergétique.

Federico Garone, pour la BERD, a salué la solidité du cadre réglementaire tunisien et son effet d’entraînement sur près de 1,7 GW de projets renouvelables. Fayçel Tarifa, PDG de la STEG, a souligné l’apport de ces nouvelles capacités à l’équilibre du réseau électrique.

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Tunisie M. SAITO Jun a rappelé que le projet s’inscrit dans le mécanisme JCM et dans le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

La France, à travers l’AFD et des entreprises comme Neoen ou Voltalia, participe elle aussi à cette dynamique, avec plus de 500 MW solaires déjà réalisés. C’est ce qu’a souligné Manuel Bufala, ministre conseiller chargé d’affaires à l’ambassade de France en Tunisie, en déclarant comme suit: « La France souhaite rester pleinement engagée aux côtés de la Tunisie dans sa transition énergétique, à travers l’AFD, ses opérateurs et des partenariats économiques entre entreprises françaises et tunisiennes.  »

Selon lui, plusieurs sociétés françaises, dont Engie et Voltalia, ont déjà remporté des projets solaires en Tunisie, illustrant une coopération concrète au service du co-développement. Il a aussi rappelé que cette dynamique s’inscrit dans une relation bilatérale plus large, appelée à se renforcer à travers de nouveaux projets et le forum euro-méditerranéen du développement durable qui sera prochainement  organisé à Tunis.

En somme, les premiers projets solaires IPP ( Independent Power Producer, c’est-à-dire producteur indépendant d’électricité)  de Scatec et Aeolus  en Tunisie, ces centrales marquent une étape importante dans la diversification du mix énergétique national.

L’article Tozeur et Sidi Bouzid : deux jalons solaires pour la transition énergétique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

136 nouveaux bus chinois livrés au profit de Tunis et Béja

Une quatrième tranche de 136 cars neufs, en provenance de Chine, est arrivée ce lundi en Tunisie. Cette livraison de bus chinois s’inscrit dans le cadre du premier marché international portant sur l’acquisition de 461 véhicules.

Un communiqué du ministère du Transport, publié sur sa page officielle Facebook, indique que la répartition se fera entre la Société nationale de transport de Béja (SRTB) et la Société des transports de Tunis (TRANSTU).

Un second marché international est en préparation, annonce le département du Transport. Lequel prévoit l’acquisition de 621 bus supplémentaires destinés à l’ensemble des régions du pays, dans l’objectif de moderniser le système de transport public collectif.

Cette opération s’inscrit dans un programme gouvernemental d’urgence visant à renouveler le parc de bus en Tunisie. Le premier marché concerne 461 véhicules destinés à renforcer les flottes interurbaines, avec pour objectifs d’améliorer la qualité du service, réduire les pannes et renforcer la desserte entre les régions.

L’article 136 nouveaux bus chinois livrés au profit de Tunis et Béja est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

À Genève, l’huile d’olive tunisienne confirme sa domination mondiale

La Tunisie confirme son statut de référence mondiale dans le secteur de l’huile d’olive extra vierge. Et ce, après une moisson exceptionnelle de distinctions, lors du concours international européen EIOOC. Il a été organisé à Genève du 14 au 16 avril 2026.

Avec 70 marques en lice, la Tunisie s’est imposée comme l’un des grands protagonistes de cette édition. Elle rafle 49 médailles d’or et sept médailles d’argent dans la catégorie qualité, ainsi que 12 distinctions dans la catégorie santé. Une performance qui illustre la montée en puissance continue du secteur oléicole tunisien et sa capacité à rivaliser avec les plus grandes nations productrices d’huile d’olive.

En effet, la compétition a réuni plus de 200 marques venues d’une vingtaine de pays. Au nombre desquelles on retrouve : l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou encore les États-Unis. La Tunisie confirme ainsi son envergure internationale et son exigence. Les dégustations ont été organisées au Château de Bossey, sous l’égide d’un jury international composé d’experts reconnus. Celui-ci étant le garant des standards d’évaluation particulièrement rigoureux.

Clôturée le 16 avril par une cérémonie de remise des prix à Genève, cette édition 2026 du concours EIOOC vient renforcer la reconnaissance internationale de l’huile d’olive tunisienne. Elle est désormais solidement installée parmi les meilleures au monde, tant pour sa qualité que pour ses vertus nutritionnelles.

L’article À Genève, l’huile d’olive tunisienne confirme sa domination mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Accord Iran–États-Unis : Washington joue la montre, les alliés craignent un piège

Les alliés occidentaux des États-Unis redoutent qu’un accord-cadre précipité entre Washington et Téhéran ne produise l’effet inverse de celui recherché. Et ce, en figeant des désaccords profonds plutôt qu’en les résolvant, notamment sur l’enrichissement d’uranium.

Selon plusieurs diplomates européens expérimentés dans les négociations avec l’Iran, l’administration Trump chercherait à obtenir rapidement un succès diplomatique en concluant un accord de principe sur le programme nucléaire iranien a rapporté Capital dimanche 19 avril. Mais une telle approche pourrait aboutir à un compromis superficiel. Tout en laissant en suspens des questions techniques complexes qui exigeraient ensuite des mois, voire des années, de négociations supplémentaires.

Au cœur des divergences figure la question centrale de l’enrichissement de l’uranium. Washington exige un abandon total de cette activité. Alors que Téhéran insiste sur son droit à un programme nucléaire civil limité. Cette opposition fondamentale rend toute solution durable particulièrement difficile à atteindre.

D’autres points techniques sensibles compliquent encore davantage les discussions. En effet, les options envisagées pour traiter les stocks d’uranium enrichi — comme leur dilution ou leur transfert à l’étranger — nécessitent des mécanismes de vérification extrêmement complexes.

Parallèlement, l’Iran réclame un allègement progressif des sanctions ainsi que des garanties de sécurité, notamment une promesse de non-agression…

En somme, si un accord-cadre rapide peut offrir un gain politique immédiat; il risque aussi de créer un blocage technique durable. Ce qui rendait plus difficile la conclusion d’un accord global et stable sur le long terme.

L’article Accord Iran–États-Unis : Washington joue la montre, les alliés craignent un piège est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les rencontres de Fethi Zouhair Nouri à Washington

En marge des Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, Fethi Zouhaier Nouri, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a tenu plusieurs rencontres de haut niveau avec des responsables d’institutions financières internationales, des investisseurs institutionnels, ainsi que ses homologues Gouverneurs de banques centrales.

 

Réunion avec le Fonds monétaire arabe (FMA)

Le gouverneur de la BCT s’est ainsi entretenu avec Fahad Al-Turki, directeur général et président du Conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA). Les échanges ont porté sur les perspectives économiques régionales et les défis auxquels font face les économies arabes non productrices d’énergie. À cette occasion, M. Nouri a souligné l’importance de développer des approches et des instruments innovants afin de renforcer la résilience de ces économies face aux chocs externes, lit-on dans un communiqué de la BCT.

Il a également insisté sur l’importance de mettre en place des mécanismes adaptés aux transformations économiques en cours, permettant aux pays les plus exposés de faire face aux défis actuels.

Rencontre avec les investisseurs internationaux

Le premier responsable de l’institut d’émission a aussi rencontré plusieurs investisseurs institutionnels internationaux. Rencontres qui ont permis de présenter les perspectives de l’économie tunisienne et de mettre en lumière les principaux fondamentaux macroéconomiques du pays. Au cours de cet échange, M. Nouri a fait part de la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs extérieurs ainsi que les efforts engagés pour préserver la stabilité macroéconomique et financière. Il a également mis en exergue les opportunités d’investissement qu’offre la Tunisie, en insistant sur le rôle des investisseurs internationaux dans le financement de l’économie nationale. Et ce, notamment à travers les instruments de financement souverains tunisiens sur les marchés internationaux.

Les investisseurs présents ont manifesté un intérêt soutenu pour les perspectives économiques du pays saluant la résilience de l’économie tunisienne face aux défis internationaux et les efforts engagés par les autorités. Tout en réaffirmant leur disposition à accompagner le financement de l’économie tunisienne.

 

Réunions bilatérales de haut niveau


Par ailleurs, Fethi Zouhaier Nouri a tenu deux réunions avec ses homologues de la Banque centrale de Libye et de la Banque d’Algérie. Ainsi, lors de son entretien avec Naji Mohamed Issa, gouverneur de la Banque centrale de Libye, les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat technique et financier entre les deux institutions, souligne la BCT. Les discussions ont particulièrement mis l’accent sur la modernisation des systèmes de paiement et des systèmes d’information, ainsi que sur le développement de solutions communes adaptées aux nouveaux enjeux financiers.
Les deux responsables ont exprimé leur volonté de consolider les mécanismes de coopération bilatérale, afin de faciliter les échanges commerciaux et de soutenir une intégration économique plus étroite entre les deux pays.

Par la suite, le responsable de l’institut d’émission s’est entretenu avec son homologue algérien, Mohamed Lamine Lebbou, à qui il a adressé ses félicitations à l’occasion de sa récente nomination à la tête de la Banque d’Algérie. Cette première rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune de renforcer les relations de coopération technique et financière entre les deux institutions. Les deux parties ont convenu d’intensifier leurs échanges à travers l’organisation de visites mutuelles, en vue d’identifier et de développer de nouveaux axes de collaboration, indique la BCT dans son communiqué.

A noter que ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique visant à approfondir la coopération entre banques centrales de la région, dans un contexte international marqué par des défis économiques et financiers croissants.

L’article Les rencontres de Fethi Zouhair Nouri à Washington est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Scatec et Aeolus mettent en service 120 MW de solaire à Tozeur et Sidi Bouzid

Même si la tendance mondiale à la transition énergétique est irréversible, la Tunisie doit mettre les bouchées doubles pour accélérer le mouvement.

L’objectif national de 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030, potentiellement 50 % d’ici 2035 selon les mises à jour, répond à une nécessité économique et à un enjeu de souveraineté.

Chaque mégawatt produit via les renouvelables réduit la dépendance énergétique. Il allège aussi la charge de compensation et stimule les investissements.

C’est dans ce cadre que s’inscrivent les deux centrales solaires de 60 MW chacune, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid.

Portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), elles ont été attribuées via un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026.

Ces installations produiront 288 GWh d’électricité propre par an, alimentant des dizaines de milliers de foyers.

En outre, elles s’appuient sur un contrat d’achat d’électricité de 30 ans avec la STEG, garantissant une visibilité durable des revenus. Le financement repose sur des prêts sans recours de la BERD et Proparco, des fonds (Fonds pour les technologies propres, Fonds pour l’environnement mondial), des apports propres et des crédits carbone japonais via le JCM.

Par ailleurs, ces projets marquent un jalon décisif. En effet, premiers du genre pour Scatec en Tunisie, ils accélèrent la décarbonation, diversifient le mix énergétique et boostent l’économie locale via des emplois, des investissements étrangers et un développement infrastructurel dans ces régions.

Enfin, notons que Scatec est basée à Oslo et cotée (SCATC). L’entreprise développe et opère 6,2 GW de capacités renouvelables dans le monde.
Nous y reviendrons…

L’article Scatec et Aeolus mettent en service 120 MW de solaire à Tozeur et Sidi Bouzid est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌