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L’Iran et l’enjeu de la régulation des cryptomonnaies

La guerre en Iran met en lumière la dimension géopolitique des cryptomonnaies. Certes, son marché volatile fluctue fortement en fonction des derniers épisodes de la série sans fin que représente la confrontation irano-américaine qui se joue autour du détroit d’Ormuz. Ainsi, les actions liées aux cryptomonnaies ont chuté après le premier échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran.

Il n’empêche, depuis le début de la guerre, les flux de cryptomonnaies (stablecoins et autres bitcoins, principale cryptomonnaie) à destination de l’Iran ont très nettement augmenté. Preuve que le pays (exclu du système financier traditionnel) utilise les cryptomonnaies pour tenter de contourner les sanctions occidentales/internationales et vendre son pétrole officiellement sous embargo.

Cet épisode invite à s’intéresser aux enjeux (y compris juridiques) soulevés par le phénomène des “crypto-actifs“ nés à la fin des années 2000. Le phénomène des crypto-actifs fait l’objet, progressivement et partiellement, d’une régulation et d’un encadrement juridiques aux différents niveaux (national, régional/européen et international). Une intervention juridique qui laisse des zones d’incertitudes et de vides juridiques, qu’exploitent les acteurs internationaux et transnationaux.

Les crypto-actifs revêtent en effet, une dimension géopolitique, comme l’atteste la manière dont les acteurs étatiques et non-étatiques s’en sont saisis dans le cadre de leurs stratégies de puissance.

 

Des défis pour les Etats et les banques

Les cryptomonnaies affectent des sphères d’activités traditionnellement liées aux activités étatiques et bancaires. Institués par des acteurs privés, ces instruments financiers non matériels se sont imposés à l’ère du numérique. L’émission de ces actifs numériques ou à forme digitale s’appuie sur des technologies comme la “blockchain“, soit un réseau informatique décentralisé qui permet à ses utilisateurs de partager des données et de procéder à des transactions directes, sans recours à la monnaie légale, en dehors de tout contrôle des banques, y compris des banques centrales. En cela, l’émergence d’un système financier décentralisé (autonome des États et des banques) basé sur la technologie blockchain concurrence les mécanismes du système financier mondial et affecte le principe ou la forme que prend la souveraineté monétaire des États.

Le phénomène nourrit aussi des interrogations juridiques délicates : quel est leur statut ? Quel régime leur appliquer (y compris sur le plan fiscal) ? Selon quelle forme de régulation (alors qu’ils ne relèvent d’aucune institution) ?

Si le marché des crypto-actifs ne cesse de croître et de se “normaliser“, son caractère très fluctuant (échappant à tout cours légal, les crypto-actifs sont particulièrement spéculatifs et donc risqués) et la nature de certains de ses centaines de millions d’utilisateurs (parmi lesquels des acteurs institutionnels et des Etats, mais aussi des organisations criminelles) tendent à justifier l’intervention de la puissance publique. Des réseaux criminels usent des cryptomonnaies pour réaliser des opérations de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme, tandis que des Etats, comme l’Iran, les utilisent pour contourner des sanctions économiques imposées par des États ou des organisations internationales.

 

Les tentatives de régulation

Les crypto-actifs sont l’objet de régulations nationales très diverses, plus ou moins permissives ou répressives. Pionnière en la matière, la France a pris l’initiative de définir un cadre juridique (“Loi Pacte“, 2019) pour des crypto-actifs qui ne sont pas considérés comme une monnaie et sont distribués par des plateformes contrôlées par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Si la France s’est dotée d’un cadre novateur, le marché des crypto-actifs bénéficie désormais, au sein de l’Union européenne, d’un cadre commun pour ses Etats membres.

Le Règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets) vise en effet à instaurer une régulation uniforme des cryptomonnaies à travers l’Europe, impose des exigences strictes en matière de transparence, de lutte contre le blanchiment d’argent et de protection des consommateurs, tout en tentant de garantir une “sécurisation“ du marché.

Si ce texte n’échappe pas à des critiques et à des appels à la révision, il nourrit le débat sur la nécessité d’une régulation au niveau international.

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DECRYPTAGE – La gouvernance zombie – Une économie sous perfusion en Tunisie

Il est des économies qui vacillent sans jamais tomber, suspendues dans un entre-deux troublant où la vie persiste sans véritable vitalité. Des économies qui avancent, non par élan, mais par inertie entretenue. L’image est brutale mais éclairante : celle d’un corps maintenu en survie artificielle, perfusé à coups de liquidités, stimulé par des impulsions monétaires répétées, incapable pourtant de retrouver une respiration autonome. C’est cette métaphore qui s’impose aujourd’hui pour qualifier non seulement certaines dynamiques globales, mais aussi, en creux, les dérives plus silencieuses de l’économie tunisienne.

Car derrière les statistiques rassurantes, derrière les signaux conjoncturels interprétés avec empressement, une question fondamentale demeure : gouverne-t-on encore l’économie ou se contente-t-on de la maintenir à flot dans un pilotage à vue permanent, sans cap stratégique, sans transformation structurelle réelle ?

L’illusion statistique ou la tentation du court terme

Les cycles économiques modernes sont de plus en plus dominés par une obsession du chiffre immédiat. Un taux de chômage en baisse, une inflation contenue temporairement, un rebond de croissance trimestriel, deviennent autant de trophées politiques. Mais ces indicateurs, détachés de toute lecture structurelle, finissent par produire une illusion dangereuse : celle d’une amélioration durable. Dans le cas des économies avancées, en l’occurrence américaine, cette illusion repose sur une capacité quasi illimitée à injecter de la liquidité. La création monétaire, les déficits budgétaires et l’endettement massif deviennent des outils de stabilisation conjoncturelle. Mais ces outils, conçus à l’origine comme des instruments d’urgence, se transforment progressivement en mode de gestion permanent.

 

La gestion économique y oscille entre ajustements ponctuels et réponses conjoncturelles, souvent dictées par l’urgence sociale ou budgétaire. Le résultat est un pilotage à vue, où chaque décision vise à contenir une tension immédiate sans jamais s’inscrire dans une trajectoire cohérente de transformation.

 

Ce glissement est au cœur des critiques contemporaines, notamment dans les débats entre keynésiens pragmatiques et tenants d’une discipline monétaire plus stricte. Là où les premiers voient dans l’intervention publique un levier indispensable pour soutenir la demande, les seconds dénoncent une fuite en avant qui dissout les signaux économiques et affaiblit les incitations à la productivité. La Tunisie, à une échelle différente, n’échappe pas à cette logique. La gestion économique y oscille entre ajustements ponctuels et réponses conjoncturelles, souvent dictées par l’urgence sociale ou budgétaire. Le résultat est un pilotage à vue, où chaque décision vise à contenir une tension immédiate sans jamais s’inscrire dans une trajectoire cohérente de transformation.

La grande anesthésie : quand la politique économique remplace la réforme

L’image de l’anesthésie généralement utilisée est particulièrement pertinente. Les politiques monétaires expansives et les stimuli budgétaires agissent comme des calmants puissants. Ils atténuent la douleur sans traiter la cause. Dans les économies avancées, cette anesthésie prend la forme de taux d’intérêt bas, voire négatifs, et de programmes massifs d’achats d’actifs. Mais cette stratégie pose une question essentielle : que se passe-t-il lorsque l’économie devient dépendante de ces injections ?

Le risque est celui d’une perte de substance économique. La productivité stagne, l’investissement réel recule au profit de la spéculation, et les déséquilibres structurels s’aggravent. L’économie semble fonctionner, mais elle ne crée plus de richesse durable. En Tunisie, l’anesthésie prend d’autres formes : subventions mal ciblées, endettement croissant, soutien artificiel à certaines entreprises publiques déficitaires. Là encore, ces mécanismes permettent de gagner du temps. Mais ils repoussent sans cesse le moment des réformes profondes, qu’il s’agisse de la fiscalité, du marché du travail ou de la gouvernance des entreprises publiques.

Ce phénomène rejoint les analyses critiques du “policy mix” contemporain, où la combinaison de politiques monétaires accommodantes et de politiques budgétaires hésitantes produit une zone grise : ni crise ouverte, ni véritable reprise.

Le spectre de la stagflation : une impasse théorique et politique

Parmi les risques évoqués depuis une quinzaine d’années, celui de la stagflation apparaît comme le plus redoutable. Il ne s’agit pas simplement d’une combinaison de stagnation économique et d’inflation, mais d’une situation où les instruments traditionnels de politique économique deviennent inopérants. Face à l’inflation, la réponse classique consiste à resserrer la politique monétaire. Face à la stagnation, il faudrait au contraire la relâcher. La stagflation place les décideurs dans une contradiction insoluble.

Ce scénario, longtemps considéré comme exceptionnel, revient aujourd’hui au cœur des préoccupations. Il met en lumière les limites du pilotage à vue : lorsque les décisions sont prises sans vision de long terme, les marges de manœuvre se réduisent progressivement jusqu’à disparaître. Pour la Tunisie, le risque n’est pas théorique. Une croissance faible, combinée à des pressions inflationnistes et à une dégradation des finances publiques, crée un terrain propice à une forme de stagflation larvée. Dans ce contexte, l’absence de réformes structurelles devient particulièrement préoccupante.

 

Lorsque les décisions sont prises sans vision de long terme, les marges de manœuvre se réduisent progressivement jusqu’à disparaître. Pour la Tunisie, le risque n’est pas théorique.

 

Dinar, souveraineté contrariée et illusion de maîtrise

Dans le contexte tunisien, la question monétaire ne se pose pas en termes de puissance mais de vulnérabilité maîtrisée. Là où le dollar agit comme un baromètre de domination globale, le dinar, lui, révèle les fragilités structurelles d’une économie insérée de manière asymétrique dans les flux internationaux. Car la monnaie, en Tunisie plus qu’ailleurs, n’est pas seulement un instrument technique : elle est le reflet d’un rapport de force, d’une crédibilité économique et d’une capacité — ou non — à peser sur son propre destin. Contrairement aux grandes puissances monétaires, la Tunisie ne bénéficie d’aucun privilège d’émission internationale. Elle ne peut ni monétiser ses déséquilibres à l’échelle mondiale, ni exporter les coûts de ses déficits. Le dinar est une monnaie sous contrainte, dont la stabilité dépend étroitement des réserves en devises, des équilibres extérieurs et de la confiance des partenaires financiers. Autrement dit, la souveraineté monétaire y est relative, encadrée, parfois même illusoire.

Cette contrainte structurelle expose le pays à une double tension. D’un côté, la nécessité de préserver la valeur du dinar impose une discipline macroéconomique rigoureuse, souvent synonyme de politiques restrictives. De l’autre, les exigences sociales et politiques internes poussent à des arbitrages de court terme, parfois incompatibles avec cette discipline. C’est dans cet entre-deux que s’installe une forme de pilotage à vue monétaire, où l’on ajuste sans cesse sans jamais redéfinir le cap.

Par ailleurs, dans un monde où les équilibres monétaires internationaux se recomposent, la Tunisie se retrouve davantage spectatrice qu’actrice. La remise en question progressive de l’hégémonie du dollar, la diversification des échanges vers d’autres zones monétaires ou encore l’émergence de nouvelles alliances financières pourraient, en théorie, offrir des marges de manœuvre supplémentaires. Mais en pratique, ces évolutions accroissent surtout l’incertitude et complexifient la gestion des équilibres extérieurs.

Ainsi, loin d’être un levier de puissance, le dinar devient un révélateur des limites du modèle économique tunisien. Il cristallise les tensions entre souveraineté affichée et dépendance réelle, entre ambition politique et contraintes financières. Et dans ce contexte, l’absence d’une stratégie économique claire transforme la politique monétaire en simple outil d’ajustement défensif. Car sans vision d’ensemble, sans articulation cohérente entre politique budgétaire, commerciale et monétaire, la gestion du dinar ne peut être qu’une navigation à vue. Une navigation où chaque décision vise à éviter le déséquilibre immédiat, mais où l’horizon stratégique reste désespérément flou.

 

La remise en question progressive de l’hégémonie du dollar, la diversification des échanges vers d’autres zones monétaires ou encore l’émergence de nouvelles alliances financières pourraient, en théorie, offrir des marges de manœuvre supplémentaires.

 

Le capitalisme sans boussole : entre Hayek (1) et la dérive contemporaine

La citation généralement attribuée à Hayek résonne avec une acuité particulière. Elle renvoie à une critique profonde du pouvoir monétaire et de ses dérives potentielles. Mais le paradoxe est frappant : les économies contemporaines ne sont ni pleinement keynésiennes, ni véritablement hayékiennes. Elles oscillent entre intervention massive et dérégulation partielle, sans cohérence doctrinale.

Ce flou théorique se traduit par une instabilité pratique. Les politiques économiques deviennent réactives, fragmentées, souvent contradictoires. Le pilotage à vue n’est plus seulement une contrainte, il devient une norme. En Tunisie, cette absence de doctrine claire se manifeste par une succession de mesures ponctuelles, souvent déconnectées les unes des autres. L’économie avance, mais sans direction.

La dernière bulle ? Ou la répétition d’un cycle sans fin

L’avertissement final de bon nombre d’économistes – “la prochaine bulle pourrait être la dernière” – doit être pris moins comme une prédiction que comme un signal d’alerte. Les bulles économiques sont inhérentes aux cycles financiers. Mais leur fréquence et leur ampleur semblent s’accroître dans un système dominé par la liquidité et la spéculation. Chaque crise/conflit est suivie d’une réponse monétaire encore plus massive, qui prépare les conditions de la suivante. Ce cercle vicieux est au cœur des critiques du capitalisme financier contemporain. Pour la Tunisie, l’enjeu est différent mais lié : éviter de devenir un simple réceptacle des chocs externes, sans capacité de résilience interne. Cela suppose de rompre avec le pilotage à vue et de construire une véritable stratégie de développement.

Sortir de la gouvernance zombie : une exigence politique avant d’être économique

Au fond, la question posée par cette tribune dépasse le cadre économique. Elle touche à la nature même de l’action publique. Un gouvernance qui se contente de gérer l’urgence, qui privilégie l’apparence de stabilité au détriment de la transformation, finit par s’enfermer dans une forme de paralysie. Elle devient une “gouvernance Zombie”, présent mais impuissant, actif mais inefficace.

Sortir de cette gouvernance implique un changement de paradigme. Il ne s’agit pas simplement d’ajuster les politiques existantes, mais de redéfinir les priorités, de restaurer la cohérence et de réhabiliter le temps long. Dans le contexte tunisien, cela suppose un courage politique rare : celui de rompre avec les logiques de court terme, d’assumer les coûts des réformes et de construire un récit économique crédible. Car au-delà des chiffres et des indicateurs, une économie est d’abord une trajectoire collective. Et sans cap, même les économies les plus résilientes finissent par dériver.

La gouvernance zombie n’est pas une fatalité. Mais elle est le produit d’un renoncement progressif à penser l’économie autrement que comme une suite de crises à contenir. Et tant que ce renoncement perdurera, le pilotage à vue continuera de produire ce qu’il produit toujours : une illusion de mouvement, dans une réalité d’immobilisme.

 

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(1) Les théories de Friedrich Hayek reposent sur une défense radicale de la liberté individuelle et une méfiance profonde envers l’intervention de l’État dans l’économie. Ses travaux lui ont valu le Prix Nobel d’économie en 1974.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunisie : décès de l’ancien ministre Driss Guiga à 101 ans

L’ancien ministre tunisien Driss Guiga est décédé dimanche 19 avril 2026 à l’âge de 101 ans, a annoncé son fils, le Dr Moncef Guiga. Figure du mouvement national et proche de Habib Bourguiba, il laisse derrière lui un long parcours mêlant engagement politique, responsabilités d’État et périodes de rupture.

Né à Testour, Driss Guiga s’engage très tôt dans la lutte nationaliste, marqué notamment par les événements d’avril 1938 et l’arrestation de Ali Belhaouane. Membre d’une cellule clandestine du Néo-Destour, il poursuit des études de droit et d’histoire à Alger puis à Paris avant de revenir en Tunisie, où il entame une carrière d’avocat et de journaliste.

Après l’indépendance, il occupe plusieurs postes clés de l’appareil d’État, dont ceux de directeur général de la sécurité, puis ministre de la Santé en 1969. Il est ensuite nommé ministre de l’Éducation nationale en 1973, avant de devenir ambassadeur à Bonn, puis ministre de l’Intérieur en 1980.

Sa trajectoire bascule lors des « émeutes du pain » de 1983-1984 : en rupture avec le gouvernement de Mohamed Mzali, il est accusé de haute trahison, condamné par contumace et contraint à l’exil à Londres. Il ne rentre en Tunisie qu’après l’arrivée au pouvoir de Zine el-Abidine Ben Ali en 1987, où il est brièvement incarcéré avant d’être libéré.

Retiré de la vie publique, Driss Guiga vivait à Hammamet, menant une existence discrète consacrée à la lecture. Sa disparition marque celle d’un acteur et témoin majeur de l’histoire politique tunisienne contemporaine.

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Tunisie : forte hausse des ventes de voitures tirées par la marché parallèle 

Les ventes de voitures en Tunisia ont progressé de 22,3 % au premier trimestre 2026, pour atteindre 21 334 véhicules contre 17 441 un an plus tôt, selon la Chambre syndicale nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles relevant de l’UTICA.

Dans le détail, les concessionnaires agréés ont écoulé 14 465 véhicules, en hausse de 22 % sur un an (11 862 unités au premier trimestre 2025). Sur ce segment, les marques asiatiques dominent le classement, occupant les trois premières positions, suivies par deux marques françaises.

Le marché parallèle a également progressé, avec 6 869 véhicules vendus contre 5 579 à fin mars 2025, soit une hausse de 23,1 %.

Par segment, les voitures touristiques enregistrent la plus forte dynamique avec 10 224 unités vendues (+24,3 %), tandis que les véhicules utilitaires atteignent 4 241 unités (+16,6 %). Les voitures populaires, elles, totalisent 1 844 unités, en légère hausse par rapport aux 1 760 unités de la même période en 2025.

Selon les données de la Chambre syndicale, cette croissance globale reflète une reprise soutenue du marché automobile sur l’ensemble des segments.

Mais la différence entre la hausse chez les concessionnaires agréés et celle du marché parallèle, c’est que ce dernier ne paie pas de de taxes, c’est donc une pure perte pour le Trésor public.

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Budget 2027 : tour de vis sur les dépenses et la masse salariale

Le gouvernement a fixé des règles strictes pour contenir les dépenses publiques dans le cadre du projet de budget de l’État 2027, notamment en plafonnant les avancements professionnels à 40 % et en limitant la hausse des dépenses de gestion à 3 %. Les recrutements seront désormais réservés aux secteurs prioritaires, selon la circulaire n°2 publiée le 14 avril et adressée aux membres du gouvernement.

Ce cadrage intervient après un pic de la masse salariale ayant atteint 16,1 % du PIB en 2020. L’exécutif entend concilier maîtrise budgétaire, amélioration des services publics et soutien à l’emploi, tout en contribuant à la réduction du chômage.

La circulaire prévoit également des mesures de rationalisation des dépenses, notamment à travers la réduction de la consommation d’énergie, d’eau et de carburant dans les structures publiques. Elle introduit aussi un redéploiement des effectifs pour combler les manques dans certains secteurs sans recourir à de nouveaux recrutements.

Par ailleurs, le gouvernement annonce une réforme du système de subventions afin de mieux cibler les bénéficiaires, ainsi qu’une refonte des dispositifs de sécurité sociale et de santé pour garantir une couverture universelle.

Le texte marque une rupture avec les pratiques antérieures en excluant les projets non finalisés du budget et en privilégiant ceux prêts à être exécutés. Il s’inscrit dans le plan de développement 2026-2030, axé sur la croissance et la valorisation des ressources nationales.

Des mesures environnementales sont également prévues, dont le recours accru à l’énergie photovoltaïque dans les administrations, la surveillance des véhicules publics via géolocalisation et la collecte des eaux pluviales.

Enfin, les ministères devront soumettre leurs propositions budgétaires avant le 15 juin 2026, pour une adoption du projet de loi de finances dans les délais constitutionnels, avant le 15 octobre.

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Finance et climat en Tunisie : un référentiel pour verdir les portefeuilles

Le Conseil Bancaire et Financier (CBF), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le ministère de l’Environnement, annonce la publication d’un guide dédié à la décarbonation des portefeuilles des institutions financières en Tunisie. Ce document s’accompagne d’une note sur les émissions financées et les plans de transition, ainsi que d’une liste des activités économiques éligibles à la taxonomie climatique nationale.

Ce guide vise à accompagner les banques et acteurs financiers dans la réduction de leurs émissions carbone financées, en mettant à leur disposition des outils pratiques et des recommandations adaptées au contexte tunisien. Il propose également des orientations concrètes pour intégrer les exigences internationales en matière de finance durable et aligner les pratiques locales avec les objectifs climatiques globaux.

Cette publication intervient dans un contexte de renforcement des standards internationaux en matière de finance durable, notamment en lien avec l’Accord de Paris, qui impose un alignement croissant des flux financiers avec les objectifs de limitation du réchauffement climatique. À travers cette initiative, les partenaires entendent soutenir la transition du secteur financier tunisien vers une économie bas-carbone.

La décarbonation, qui consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, implique pour les institutions financières d’orienter leurs portefeuilles d’investissement vers des activités moins polluantes. Ce rôle est déterminant, dans la mesure où ces institutions influencent directement l’allocation des capitaux.

Dans ce cadre, les institutions financières tunisiennes disposent d’un levier important pour accélérer la transition énergétique nationale. Des investissements accrus dans les énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le solaire, pourraient contribuer à réduire la dépendance énergétique du pays, renforcer sa résilience économique et favoriser l’atteinte des engagements climatiques internationaux.

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Sécurité hydrique : la BM lance « Water Forward »

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé le lancement de « Water Forward », une initiative mondiale destinée à améliorer l’accès à une eau fiable pour plus d’un milliard de personnes d’ici 2030, en partenariat avec des institutions de financement du développement et des banques multilatérales.

Cette plateforme vise à coordonner les réformes publiques, les financements et les partenariats afin de renforcer les systèmes d’eau, les rendre plus résistants aux sécheresses et aux inondations, et soutenir la création d’emplois.

L’initiative prévoit notamment la mise en place de « pactes nationaux pour l’eau », par lesquels les gouvernements définiront leurs priorités, renforceront leurs institutions et planifieront les investissements nécessaires. Elle entend aussi améliorer la viabilité financière du secteur et attirer des capitaux privés.

La Banque mondiale s’est engagée à améliorer la sécurité hydrique de 400 millions de personnes, tandis que les contributions de ses partenaires devraient permettre d’atteindre plus d’un milliard de bénéficiaires.

Selon l’institution, l’eau est essentielle à la santé, à l’agriculture et à l’énergie, et près de 1,7 milliard d’emplois en dépendent. Toutefois, des politiques insuffisantes et des cadres réglementaires fragiles continuent de freiner les investissements dans de nombreux pays.

L’initiative intervient alors que les pays en développement devront absorber l’arrivée de plus de 1,2 milliard de jeunes sur le marché du travail dans les prochaines années, rendant l’accès à l’eau encore plus crucial pour la croissance économique et l’emploi.

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Mégaprojets publics : annonces ambitieuses, résultats incertains

La Commission des grands projets a approuvé, le 18 avril 2026, l’attribution de l’étude technique pour la protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain, tout en classant plusieurs projets universitaires parmi les priorités nationales. Cette décision, présentée comme urgente, vise à lancer immédiatement les études, sans toutefois préciser de calendrier global pour la réalisation effective des travaux ni les mécanismes de financement détaillés.

Au cœur des annonces figure donc la sécurisation de Sidi Bou Saïd, site emblématique exposé à des risques géotechniques récurrents. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une intervention rapide pour protéger les habitants, le patrimoine et l’activité touristique. Pourtant, cette étape se limite pour l’instant à une étude confiée à un bureau multidisciplinaire. Autrement dit, la phase opérationnelle reste incertaine, alors même que l’urgence est invoquée avec insistance.

En parallèle, les projets d’aménagement de la Faculté des sciences de Tunis, de l’INSAT et de l’amphithéâtre de la Faculté de médecine ont été intégrés à la liste des grands projets publics. Cette classification est censée accélérer les procédures administratives. Toutefois, l’expérience tunisienne en matière de grands chantiers montre que ce label ne garantit ni respect des délais ni efficacité dans l’exécution, en raison de blocages structurels persistants.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à une mobilisation immédiate des administrations et à un suivi rigoureux. Elle a également insisté sur la responsabilité des acteurs publics à tous les niveaux pour lever les obstacles. Ce discours volontariste, récurrent dans les communications officielles, met l’accent sur la rapidité et la coordination, mais reste peu précis sur les outils concrets de gouvernance, de transparence ou d’évaluation indépendante.

L’annonce d’une adresse électronique destinée à signaler les blocages administratifs s’inscrit dans une logique de centralisation des plaintes. Si elle peut améliorer la remontée d’information, son efficacité dépendra de la capacité réelle de traitement des dossiers et de la volonté politique de sanctionner les défaillances.

Enfin, le gouvernement inscrit ces projets dans une vision plus large de développement économique et social, alignée sur les orientations présidentielles. Néanmoins, entre ambition affichée et mise en œuvre effective, un écart persistant demeure. L’enjeu principal ne réside plus dans la multiplication des annonces, mais dans la capacité à traduire ces décisions en réalisations concrètes, dans des délais maîtrisés et avec une transparence accrue.

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Investir en France : réussite tunisienne ou aveu de blocage local ?

Pour la sixième année consécutive, la Tunisie s’impose comme premier investisseur africain en France en nombre de projets, un fait peu médiatisé mais révélateur d’un repositionnement stratégique du capital tunisien à l’international. Selon le politologue dans un post sur sa page Facebook, Sami Jallouli, plus de 120 entreprises tunisiennes sont aujourd’hui implantées en France, plaçant le pays au 17e rang mondial des investisseurs étrangers dans l’Hexagone.

Ces entreprises, actives dans les technologies numériques, l’ingénierie ou les services, traduisent une montée en gamme du tissu économique tunisien. Loin de l’image d’une économie dépendante des capitaux étrangers, elles illustrent une capacité réelle d’expansion dans des marchés compétitifs. La France sert ici de plateforme d’accès aux marchés européens et internationaux, tandis que la Tunisie reste un socle pour la recherche et développement (R&D).

D’ailleurs, au-delà de l’Hexagone, cette dynamique s’étend à des hubs comme Paris, Londres ou Dubaï, ainsi qu’à plus de seize pays d’Afrique subsaharienne, notamment Côte d’Ivoire, Sénégal et Cameroun. Les secteurs investis vont de la santé à la logistique, en passant par l’agroalimentaire et les services financiers.

Toutefois, derrière cette performance se cacherait une réalité plus critique. Si les entreprises tunisiennes investissent en France, c’est aussi en raison des limites structurelles du marché local : instabilité réglementaire, accès difficile au financement et faible profondeur du marché intérieur. C’est ce qu’affirment certains investisseurs en quête de meilleurs climats d’affaires. L’expansion extérieure apparaît alors moins comme un choix que comme une nécessité.

Ainsi, ce leadership africain, bien que remarquable, interroge : reflète-t-il une puissance économique émergente ou une fuite stratégique vers des environnements plus favorables ? Cette question devrait, à notre avis, être analysée de plus près par les autorités compétentes, en vue, peut-être, d’apporter la ou les réponses nécessaires.

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Tunisie–Banque mondiale : vers un partenariat renforcé et aligné sur 2026-2030

La Tunisie se dit prête à intensifier sa coopération avec la Banque mondiale, a affirmé le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafid, en marge des Réunions de printemps à Washington (13–17 avril 2026). L’objectif : aligner les futurs programmes sur le Plan de développement 2026-2030.

Selon le ministère, cette orientation a été discutée avec le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, Ousmane Dione.

Lire aussi: Visite du nouveau vice-président de la BM pour la région MENA, du 23 au 25 juin, en Tunisie

En parallèle, le ministre a multiplié les rencontres avec des responsables d’institutions internationales (FIDA, BERD, JICA, PNUD) et pris part à plusieurs événements, notamment sur les partenariats pour les compétences et la mobilité du travail.

Il a également présenté la stratégie tunisienne en matière de sécurité alimentaire et d’emploi dans l’agroalimentaire, mettant l’accent sur les chaînes de valeur, les systèmes agricoles et la gestion durable de l’eau.

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L’innovation industrielle passera par des universités, assure l’AFI

L’Agence foncière industrielle (AFI) a signé des accords avec l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT), l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) et ESPRIT pour renforcer l’intégration de l’université dans l’écosystème industriel.

Ces partenariats misent sur la recherche appliquée, l’accueil de stagiaires, l’encadrement de projets de fin d’études et la digitalisation des services fonciers. Ils prévoient aussi des séminaires conjoints et la création d’équipes mixtes chargées de développer des solutions innovantes pour les zones industrielles.

À travers ces conventions, l’AFI entend rapprocher recherche académique et besoins économiques, afin de stimuler l’innovation et améliorer la compétitivité du tissu industriel tunisien.

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Partenariat Tunisie-Roumanie : vers une nouvelle dynamique d’investissements

Les relations économiques  tuniso-roumaines connaissent une progression notable. La Roumanie se classe désormais au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie, avec des échanges commerciaux ayant dépassé les 274 millions d’euros en 2024, principalement dans le textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Parallèlement,  un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables est perceptible.

Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus. C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur de Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean, à leconomistemaghrébin.com, lors d’une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, venu promouvoir la candidature de Dacian CIOLOȘ au poste de secrétaire général de l’OIF.

A cette occasion, le diplomate roumain a annoncé qu’une délégation d’hommes d’affaires roumains sera à Tunis durant la semaine du 20 avril, et qui verra le lancement de nouveaux projets économiques en Tunisie. Il s’agit du retour de la mission économique « Conect » de l’année dernière (22-24 septembre 2025), dont le bilan est positif mais peut encore s’améliorer.

Il part du constat que les échanges commerciaux bilatéraux, déjà dynamiques, visent à se renforcer dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, l’IT et l’énergie. La visite commencera le 25 avril à Sousse, avec des entretiens avec le gouverneur, des membres de la Chambre de commerce et du parc industriel. Selon lui, il s’agit d’une porte d’entrée stratégique pour les investissements roumains en Tunisie.

L’ambassadeur ajoute que l’ouverture officielle aura lieu lundi 27 avril à Gammarth, et potentiellement en présence de ministres tunisiens. Suivront des rendez-vous B2B sectoriels, des visites d’usines et d’entreprises tunisiennes à Tunis.

Cette visite, toujours selon  M. Muntean, est de poursuivre et d’élargir les discussions de l’année dernière (2025), où des entreprises ont déjà lancé des joint-ventures fructueuses. Il cite notamment l’exemple d’un important distributeur roumain qui achète régulièrement des conserves de thon et de sardines tunisiennes, illustrant des flux commerciaux concrets. C’est aussi l’occasion pour la Tunisie de mettre en avant ses savoir-faire en IT, énergies renouvelables et agroalimentaire, tout en identifiant de nouveaux partenariats.

Et de conclure: “l’effort vise à renforcer les liens économiques, favoriser les rencontres et créer des opportunités d’affaires durables, car au final, ce sont les personnes et les entreprises qui concrétisent les échanges”.

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Kerkennah face au défi climatique : 33 projets pour sauver l’archipel

L’archipel tunisien de Kerkennah dispose désormais d’une feuille de route concrète pour faire face aux bouleversements climatiques. Trente-trois initiatives, dont quatorze jugées urgentes, ont été recensées dans le cadre du projet « Soumoud », porté par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. Un arsenal de réponses structurées face à une vulnérabilité territoriale croissante. 

Le chiffre est précis. Trente-trois projets ont été répertoriés. Parmi eux, quatorze sont considérés comme prioritaires. Ils ont été élaborés en étroite collaboration avec les associations et les acteurs locaux de l’archipel. Leur ambition commune : limiter les impacts du changement climatique sur les écosystèmes et les infrastructures de Kerkennah.

C’est la coordinatrice du projet au sein d’ONU-Habitat, Mariem Rekik, qui a dévoilé ces données. Elle s’exprimait lors d’une journée d’échange tenue à Tunis, organisée conjointement par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. La rencontre était placée sous le thème : « Voies résilientes pour l’adaptation au climat : le projet Soumoud dans l’archipel de Kerkennah en Tunisie ».

Lancé en février 2024, « Soumoud »  constitue la déclinaison tunisienne du programme onusien RISE UP. Son périmètre d’action cible plusieurs menaces climatiques documentées : montée du niveau de la mer, événements météorologiques extrêmes, inondations et sécheresses. À ce stade, le projet a produit deux livrables structurants.

Deux outils stratégiques au cœur du dispositif

Le premier est une évaluation de la vulnérabilité multicouches, dite MVA. Elle a permis la constitution d’une base de données géospatiales. Celle-ci offre une lecture intégrée des pressions liées à l’urbanisation, des risques climatiques et de la perte de biodiversité sur le territoire insulaire.

Le second livrable est le Plan d’action pour la résilience urbaine, ou URAP. Il propose une vision stratégique à long terme pour un développement durable de l’archipel. Il se décline en projets structurés et en feuilles de route détaillées. Des démarches de mobilisation de financements et de partenariats sont par ailleurs en cours pour accompagner leur mise en œuvre.

Au-delà de leur dimension opérationnelle, ces initiatives ont vocation à s’inscrire dans les documents de planification territoriale. Mariem Rekik a ainsi précisé qu’elles seront intégrées dans les futurs plans de développement de l’archipel. Elles alimenteront également le schéma directeur d’aménagement des îles de Kerkennah, dont l’élaboration a été lancée en juillet 2025 par le ministère de l’Équipement.

Un programme international comme cadre de référence

« Soumoud » s’inscrit dans le programme RISE UP, mis en œuvre par ONU-Habitat. Ce dernier bénéficie du financement de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, l’AECID, aux côtés de plusieurs pays partenaires.

L’objectif affiché est double. Il s’agit, d’une part, de mobiliser des investissements à grande échelle en faveur des communautés urbaines vulnérables. D’autre part, le programme vise à promouvoir des solutions innovantes, à faciliter l’accès aux financements climatiques et à articuler les actions locales avec les cadres internationaux de lutte contre les changements climatiques. Pour y parvenir, il s’appuie sur une coopération active entre les échelons local, régional et international.

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Tuninvest Sicar : cap sur la croissance malgré un front judiciaire ouvert sur deux fronts fiscaux

Alors que ses produits d’exploitation progressent d’un cinquième en l’espace d’un an, la société de capital-investissement tunisienne fait face simultanément à deux litiges fiscaux aux enjeux financiers significatifs. Un tableau contrasté que dévoilent ses indicateurs arrêtés à fin mars 2026.

Tuninvest Sicar publie des résultats encourageants pour les trois premiers mois de 2026. Ses produits de placement atteignent 90 000 dinars. C’est 16 000 dinars de plus qu’à la même période en 2025, soit une progression de 22%. En revanche, les charges liées aux opérations financières pèsent à hauteur de 16 000 dinars. Elles résultent des dotations aux provisions et des moins-values non encore réalisées. Par ailleurs, la valeur nette comptable du portefeuille se maintient à 3,56 millions de dinars. Ce chiffre est identique à celui enregistré à la clôture de l’exercice 2025. La société affiche ainsi une stabilité patrimoniale à fin mars 2026.

Premier litige : une affaire vieille de près de trois décennies

Derrière ces résultats se profile une réalité fiscale et juridique complexe. Tuninvest Sicar est engagée dans deux procédures distinctes avec les services fiscaux.

La première trouve son origine dans un contrôle portant sur la période 1998-2007. En décembre 2008, l’administration notifie un redressement de 2,7 millions de dinars, dont 1,23 million de pénalités. Elle convertit ensuite cette notification en arrêté de taxation d’office. Le montant est fixé à 2,74 millions en 2010, puis ramené à 2,46 millions en 2015, dont 1,52 million au titre du principal.

Grâce aux dispositions de la Loi de Finances 2016, la société obtient l’abandon des pénalités. Elle s’acquitte alors du principal. Toutefois, une provision de 1,75 million de dinars demeure inscrite au bilan. Elle couvre l’exposition liée au crédit d’impôt contesté par l’administration.

Sur le plan judiciaire, la Cour d’appel confirme en juin 2018 le déclassement du statut fiscal de la société. Elle fixe également le ratio de conformité du portefeuille à 49,44%, légèrement en deçà du seuil réglementaire de 50%. En conséquence, la société se pourvoit en cassation en décembre 2019. Cette procédure reste toujours en cours.

Second litige : une taxation de 5,6 millions contestée en justice

Plus récent, le deuxième contentieux porte sur les exercices 2019 à 2022. En juin 2024, une taxation d’office de 5,6 millions de dinars est notifiée à la société. Elle comprend 3,5 millions en principal et s’accompagne de la reconnaissance d’un crédit d’impôt de 1,1 million de dinars.

Dans ce cadre, la société s’appuie sur le régime d’amnistie de la Loi de Finances 2024. Elle négocie ainsi un étalement du règlement sur cinq années. À fin décembre 2025, après un versement de 1,2 million de dinars, le solde restant dû s’élève à 2,3 millions. Une provision de 2,4 millions de dinars est par ailleurs constituée, nette du crédit d’impôt validé.

Parallèlement, Tuninvest Sicar engage une procédure judiciaire pour contester cette imposition. Un expert est désigné par le magistrat le 28 janvier 2026. Les documents requis lui sont transmis le 13 février suivant. La procédure suit actuellement son cours en première instance.

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Les leaders identitaires européens réunis à Milan contre l’immigration

Plusieurs figures majeures de la droite identitaire européenne se retrouve, samedi 18 avril 2026 à Milan en Italie, à l’occasion d’une manifestation organisée par la Ligue (Lega), formation membre de la coalition gouvernementale italienne.

Ce rassemblement, centré sur la dénonciation de l’immigration et des « règles européennes jugées absurdes », réunira notamment le Français Jordan Bardella (président du Rassemblement national), le Néerlandais Geert Wilders, ainsi que l’Italien Matteo Salvini (chef de la Ligue et vice-président du Conseil italien).

À travers cet événement, les organisateurs entendent afficher une forme de coordination politique entre plusieurs partis nationalistes européens, partageant des positions communes sur la souveraineté nationale, la critique de l’Union européenne et le contrôle des flux migratoires.

La présence conjointe de ces leaders illustre la volonté de structurer un front politique transnational, déjà perceptible au sein d’alliances au Parlement européen, où ces formations cherchent à peser davantage sur les orientations politiques du continent.

Ce rassemblement intervient dans un contexte de recomposition des droites radicales en Europe, marqué par des tentatives d’unification mais aussi par des divergences stratégiques entre partis nationaux. Malgré ces tensions, la manifestation de Milan apparaît comme un moment de démonstration d’unité autour de thèmes fédérateurs tels que l’immigration et la souveraineté.

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La BCE devrait faire preuve de vigilance face aux risques d’inflation

La Banque centrale européenne (BCE) doit rester « vigilante » face aux risques d’inflation potentiels liés à la guerre en Iran, a déclaré Madis Muller, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, cité par Bloomberg.

Bien qu’il n’y ait pour l’instant aucun signe de répercussions plus larges sur les prix et que la BCE soit dans une meilleure position qu’en 2022, il serait « dangereux » de supposer qu’un choc énergétique sera temporaire, selon Muller, qui dirige la Banque centrale estonienne.

« Maintenant que la situation s’améliore, nous pouvons peut-être nous permettre un peu plus de patience et éviter de nous précipiter », a-t-il déclaré lors d’un entretien en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. « Mais bien sûr, nous ne voulons pas hésiter et prendre du retard », a-t-il ajouté.

Les décideurs politiques débattent de l’opportunité de relever les taux d’intérêt suite à la flambée des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Alors que l’inflation dans la zone euro (21 pays) atteint déjà 2,6 %, les responsables de la BCE se sont engagés à ne pas permettre la répétition de la hausse record des prix de 2022, déclenchée par la guerre en Ukraine.

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Spéculations sur la santé mentale de Trump : pathologie ou stratégie ?

Le comportement erratique du président américain, Donald Trump, relance le débat sur sa santé mentale. Au point que des élus du Congrès  évoquent désormais le 25 amendement de la Constitution, qui permet de déclarer un chef d’Etat inapte et de confier ses pouvoirs au vice-président.

 

Entre comportements erratiques, instabilité émotionnelle, impulsivité, manque de cohérence dans les propos et dans les actes, langage ordurier et génocidaire… La question de la santé mentale du président américain Donald Trump – l’homme le plus puissant du monde, qui, de surcroît détient entre ses mains la puissance nucléaire – se pose avec insistance aux Etats-Unis et ailleurs.

N’a-t-il pas kidnappé un dirigeant étranger pour prendre le contrôle de son pays et de ses ressources pétrolières, le Venezuela ? Juste après, n’a-t-il pas menacé d’envahir le territoire de ses alliés, le Groenland ? Avant de créer un Conseil de la paix, parodie des Nations unies, en écrivant que c’est « le meilleur et le plus prestigieux conseil jamais formé ». Le tout en lettres capitales ?

Une stratégie délibérée ?

Si le pays a déjà eu des présidents dont les capacités ont été mises en doute, tout récemment encore avec Joe Biden, jamais dans l’histoire moderne, la santé mentale du chef de l’État n’avait été discutée aussi largement ni avec tant de détails médicaux et juridiques.

Ainsi, si les uns le traitent de fou ou de psychopathe, d’autres analysent son comportement comme une stratégie délibérée d’imprévisibilité, soit une arme destinée à frapper les esprits, imposer un rapport de force brutal, à contraindre ses adversaires à plier et, au final, à créer un déséquilibre tel que toute résistance apparaisse vaine.

En d’autres termes, la folie supposée du milliardaire républicain n’est qu’une stratégie politique visant à désarçonner ses adversaires, pour les tétaniser, les faire reculer. Pour leur faire peur. Il place ainsi ses adversaires devant une alternative implacable : se soumettre ou s’exposer à une escalade dont personne ne maîtrise ni le rythme ni l’issue.

Machiavel n’avait-il pas fait, il y a des siècles, l’éloge de la folie bien calculée : « Comme il est sage de feindre au bon moment la folie » ? L’exemple de la civilisation perse qu’il a menacée de « rayer de la carte » est édifiant.

Les démocrates brandissent l’arme de la destitution

Mais, calcul stratégique ou pathologie, pour de nombreux démocrates, l’affaire est entendue : si le président des Etats-Unis n’est pas totalement un fou, il est du moins hors de contrôle.

D’où le recours au 25e amendement revendiqué par quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants qui évoquent la possibilité d’une destitution du président américain. Ils ont même demandé, mardi 14 avril, au vice-président JD Vance de destituer le président américain.

« Il semble avoir perdu le contrôle », a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur « les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer ». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’a pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres ».

Quid du 25e amendement ?

Rappelons enfin que le fameux 25e amendement prévoit qu’un président puisse être déclaré “inapte“ à exercer ses fonctions. « Si le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs font parvenir au président du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer ses pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim ». Sachant que la section 4 dudit amendement mentionné a été ajoutée à la Constitution après l’assassinat de John F. Kennedy. Concrètement, cette mesure est censée organiser la continuité du pouvoir si le président est en incapacité intellectuelle d’exercer ses fonctions.

Dans ce cas, une majorité du cabinet peut user de cet amendement en signant une déclaration attestant que le président est inapte. La déclaration est ensuite transmise aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat. Mais le locataire de la Maison Blanche peut cependant contester la décision dans la foulée. En cas de désaccord persistant, le Congrès tranche : une majorité des deux tiers à la Chambre des représentants et au Sénat est nécessaire pour maintenir le vice-président comme président par intérim.

Par conséquent, une éventuelle destitution au terme de laquelle Donald Trump perdrait alors ses pouvoirs, tout en conservant son titre, serait aujourd’hui a priori inenvisageable, au vu de la composition du cabinet,  largement acquise à sa cause, comme celle du Congrès, à majorité républicaine.

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Air Liquide Tunisie : 9,8 MDT de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026, en hausse de 3 %

Air Liquide Tunisie a enregistré un chiffre d’affaires de 9,8 millions de dinars à fin mars 2026, en progression de 3 % par rapport à la même période de l’exercice 2025. Le chiffre d’affaires local s’établit à 7,7 MDT, en hausse de 6 %, tandis que le chiffre d’affaires à l’export ressort à 2,1 MDT, contre 2,3 MDT au premier trimestre 2025.

La valeur ajoutée brute atteint 3,1 MDT, en progression de 9 % sur un an, contre 12,4 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. La marge sur coûts matière s’établit à 4,8 MDT, en hausse de 2 % par rapport au premier trimestre 2025, contre 16,4 MDT pour l’exercice complet. L’excédent brut d’exploitation ressort à 1 MDT, en progression de 4 % sur la même période de comparaison, contre 4,1 MDT pour l’exercice annuel 2025.

Les investissements nets progressent de 8 % à 4,2 MDT à fin mars 2026, contre 16,9 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. Le besoin en fonds de roulement s’établit à 25,7 MDT, en hausse de 13 % par rapport à fin mars 2025, contre 22,7 MDT à la même date et 25 MDT à fin décembre 2025. Cette évolution est liée à une augmentation des soldes clients.

Le fonds de roulement atteint 83,5 MDT au 31 mars 2026, contre 80,2 MDT à fin mars 2025 et 87,6 MDT à la clôture de l’exercice 2025. La trésorerie nette ressort à 57,9 MDT, contre 57,6 MDT à fin mars 2025 et 62,7 MDT à fin décembre 2025. Les dotations aux amortissements et aux provisions s’élèvent à 1,2 MDT au premier trimestre 2026, contre 1,1 MDT à la même période de 2025 et 4,3 MDT sur l’exercice annuel.

La production totale recule de 4 % à 7 699 tonnes à fin mars 2026, contre 8 003 tonnes à fin mars 2025, en raison d’une baisse de la production d’azote. L’effectif de la société s’établit à 103 personnes au 31 mars 2026, contre 106 à fin mars 2025 et 102 à la clôture de l’exercice 2025.

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Le Dow Jones bondit de plus de 1 000 points après la réouverture du détroit d’Ormuz

Les actions américaines sont en voie de réaliser une troisième semaine consécutive de fortes hausses.

L’indice Dow Jones a progressé le 17 avril de 1 020 points et les prix du pétrole ont chuté de plus de 11 % après l’annonce de la réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran, permettant ainsi aux pétroliers de quitter à nouveau le Golfe et de transporter du pétrole brut vers leurs clients du monde entier…

Les actions ont progressé de 12 % au total depuis fin mars, dans l’espoir que les États-Unis et l’Iran éviteront le scénario catastrophique qui menaçait l’économie mondiale.

Le président américain Donald Trump a salué l’annonce de l’Iran concernant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre. Il a cependant déclaré que le blocus naval imposé aux ports iraniens resterait « pleinement en vigueur » jusqu’à ce qu’un accord soit conclu avec Téhéran.

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