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Tunisie : forte hausse des ventes de voitures tirées par la marché parallèle 

Les ventes de voitures en Tunisia ont progressé de 22,3 % au premier trimestre 2026, pour atteindre 21 334 véhicules contre 17 441 un an plus tôt, selon la Chambre syndicale nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles relevant de l’UTICA.

Dans le détail, les concessionnaires agréés ont écoulé 14 465 véhicules, en hausse de 22 % sur un an (11 862 unités au premier trimestre 2025). Sur ce segment, les marques asiatiques dominent le classement, occupant les trois premières positions, suivies par deux marques françaises.

Le marché parallèle a également progressé, avec 6 869 véhicules vendus contre 5 579 à fin mars 2025, soit une hausse de 23,1 %.

Par segment, les voitures touristiques enregistrent la plus forte dynamique avec 10 224 unités vendues (+24,3 %), tandis que les véhicules utilitaires atteignent 4 241 unités (+16,6 %). Les voitures populaires, elles, totalisent 1 844 unités, en légère hausse par rapport aux 1 760 unités de la même période en 2025.

Selon les données de la Chambre syndicale, cette croissance globale reflète une reprise soutenue du marché automobile sur l’ensemble des segments.

Mais la différence entre la hausse chez les concessionnaires agréés et celle du marché parallèle, c’est que ce dernier ne paie pas de de taxes, c’est donc une pure perte pour le Trésor public.

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Budget 2027 : tour de vis sur les dépenses et la masse salariale

Le gouvernement a fixé des règles strictes pour contenir les dépenses publiques dans le cadre du projet de budget de l’État 2027, notamment en plafonnant les avancements professionnels à 40 % et en limitant la hausse des dépenses de gestion à 3 %. Les recrutements seront désormais réservés aux secteurs prioritaires, selon la circulaire n°2 publiée le 14 avril et adressée aux membres du gouvernement.

Ce cadrage intervient après un pic de la masse salariale ayant atteint 16,1 % du PIB en 2020. L’exécutif entend concilier maîtrise budgétaire, amélioration des services publics et soutien à l’emploi, tout en contribuant à la réduction du chômage.

La circulaire prévoit également des mesures de rationalisation des dépenses, notamment à travers la réduction de la consommation d’énergie, d’eau et de carburant dans les structures publiques. Elle introduit aussi un redéploiement des effectifs pour combler les manques dans certains secteurs sans recourir à de nouveaux recrutements.

Par ailleurs, le gouvernement annonce une réforme du système de subventions afin de mieux cibler les bénéficiaires, ainsi qu’une refonte des dispositifs de sécurité sociale et de santé pour garantir une couverture universelle.

Le texte marque une rupture avec les pratiques antérieures en excluant les projets non finalisés du budget et en privilégiant ceux prêts à être exécutés. Il s’inscrit dans le plan de développement 2026-2030, axé sur la croissance et la valorisation des ressources nationales.

Des mesures environnementales sont également prévues, dont le recours accru à l’énergie photovoltaïque dans les administrations, la surveillance des véhicules publics via géolocalisation et la collecte des eaux pluviales.

Enfin, les ministères devront soumettre leurs propositions budgétaires avant le 15 juin 2026, pour une adoption du projet de loi de finances dans les délais constitutionnels, avant le 15 octobre.

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Finance et climat en Tunisie : un référentiel pour verdir les portefeuilles

Le Conseil Bancaire et Financier (CBF), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le ministère de l’Environnement, annonce la publication d’un guide dédié à la décarbonation des portefeuilles des institutions financières en Tunisie. Ce document s’accompagne d’une note sur les émissions financées et les plans de transition, ainsi que d’une liste des activités économiques éligibles à la taxonomie climatique nationale.

Ce guide vise à accompagner les banques et acteurs financiers dans la réduction de leurs émissions carbone financées, en mettant à leur disposition des outils pratiques et des recommandations adaptées au contexte tunisien. Il propose également des orientations concrètes pour intégrer les exigences internationales en matière de finance durable et aligner les pratiques locales avec les objectifs climatiques globaux.

Cette publication intervient dans un contexte de renforcement des standards internationaux en matière de finance durable, notamment en lien avec l’Accord de Paris, qui impose un alignement croissant des flux financiers avec les objectifs de limitation du réchauffement climatique. À travers cette initiative, les partenaires entendent soutenir la transition du secteur financier tunisien vers une économie bas-carbone.

La décarbonation, qui consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, implique pour les institutions financières d’orienter leurs portefeuilles d’investissement vers des activités moins polluantes. Ce rôle est déterminant, dans la mesure où ces institutions influencent directement l’allocation des capitaux.

Dans ce cadre, les institutions financières tunisiennes disposent d’un levier important pour accélérer la transition énergétique nationale. Des investissements accrus dans les énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le solaire, pourraient contribuer à réduire la dépendance énergétique du pays, renforcer sa résilience économique et favoriser l’atteinte des engagements climatiques internationaux.

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Sécurité hydrique : la BM lance « Water Forward »

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé le lancement de « Water Forward », une initiative mondiale destinée à améliorer l’accès à une eau fiable pour plus d’un milliard de personnes d’ici 2030, en partenariat avec des institutions de financement du développement et des banques multilatérales.

Cette plateforme vise à coordonner les réformes publiques, les financements et les partenariats afin de renforcer les systèmes d’eau, les rendre plus résistants aux sécheresses et aux inondations, et soutenir la création d’emplois.

L’initiative prévoit notamment la mise en place de « pactes nationaux pour l’eau », par lesquels les gouvernements définiront leurs priorités, renforceront leurs institutions et planifieront les investissements nécessaires. Elle entend aussi améliorer la viabilité financière du secteur et attirer des capitaux privés.

La Banque mondiale s’est engagée à améliorer la sécurité hydrique de 400 millions de personnes, tandis que les contributions de ses partenaires devraient permettre d’atteindre plus d’un milliard de bénéficiaires.

Selon l’institution, l’eau est essentielle à la santé, à l’agriculture et à l’énergie, et près de 1,7 milliard d’emplois en dépendent. Toutefois, des politiques insuffisantes et des cadres réglementaires fragiles continuent de freiner les investissements dans de nombreux pays.

L’initiative intervient alors que les pays en développement devront absorber l’arrivée de plus de 1,2 milliard de jeunes sur le marché du travail dans les prochaines années, rendant l’accès à l’eau encore plus crucial pour la croissance économique et l’emploi.

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Mégaprojets publics : annonces ambitieuses, résultats incertains

La Commission des grands projets a approuvé, le 18 avril 2026, l’attribution de l’étude technique pour la protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain, tout en classant plusieurs projets universitaires parmi les priorités nationales. Cette décision, présentée comme urgente, vise à lancer immédiatement les études, sans toutefois préciser de calendrier global pour la réalisation effective des travaux ni les mécanismes de financement détaillés.

Au cœur des annonces figure donc la sécurisation de Sidi Bou Saïd, site emblématique exposé à des risques géotechniques récurrents. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une intervention rapide pour protéger les habitants, le patrimoine et l’activité touristique. Pourtant, cette étape se limite pour l’instant à une étude confiée à un bureau multidisciplinaire. Autrement dit, la phase opérationnelle reste incertaine, alors même que l’urgence est invoquée avec insistance.

En parallèle, les projets d’aménagement de la Faculté des sciences de Tunis, de l’INSAT et de l’amphithéâtre de la Faculté de médecine ont été intégrés à la liste des grands projets publics. Cette classification est censée accélérer les procédures administratives. Toutefois, l’expérience tunisienne en matière de grands chantiers montre que ce label ne garantit ni respect des délais ni efficacité dans l’exécution, en raison de blocages structurels persistants.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à une mobilisation immédiate des administrations et à un suivi rigoureux. Elle a également insisté sur la responsabilité des acteurs publics à tous les niveaux pour lever les obstacles. Ce discours volontariste, récurrent dans les communications officielles, met l’accent sur la rapidité et la coordination, mais reste peu précis sur les outils concrets de gouvernance, de transparence ou d’évaluation indépendante.

L’annonce d’une adresse électronique destinée à signaler les blocages administratifs s’inscrit dans une logique de centralisation des plaintes. Si elle peut améliorer la remontée d’information, son efficacité dépendra de la capacité réelle de traitement des dossiers et de la volonté politique de sanctionner les défaillances.

Enfin, le gouvernement inscrit ces projets dans une vision plus large de développement économique et social, alignée sur les orientations présidentielles. Néanmoins, entre ambition affichée et mise en œuvre effective, un écart persistant demeure. L’enjeu principal ne réside plus dans la multiplication des annonces, mais dans la capacité à traduire ces décisions en réalisations concrètes, dans des délais maîtrisés et avec une transparence accrue.

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Investir en France : réussite tunisienne ou aveu de blocage local ?

Pour la sixième année consécutive, la Tunisie s’impose comme premier investisseur africain en France en nombre de projets, un fait peu médiatisé mais révélateur d’un repositionnement stratégique du capital tunisien à l’international. Selon le politologue dans un post sur sa page Facebook, Sami Jallouli, plus de 120 entreprises tunisiennes sont aujourd’hui implantées en France, plaçant le pays au 17e rang mondial des investisseurs étrangers dans l’Hexagone.

Ces entreprises, actives dans les technologies numériques, l’ingénierie ou les services, traduisent une montée en gamme du tissu économique tunisien. Loin de l’image d’une économie dépendante des capitaux étrangers, elles illustrent une capacité réelle d’expansion dans des marchés compétitifs. La France sert ici de plateforme d’accès aux marchés européens et internationaux, tandis que la Tunisie reste un socle pour la recherche et développement (R&D).

D’ailleurs, au-delà de l’Hexagone, cette dynamique s’étend à des hubs comme Paris, Londres ou Dubaï, ainsi qu’à plus de seize pays d’Afrique subsaharienne, notamment Côte d’Ivoire, Sénégal et Cameroun. Les secteurs investis vont de la santé à la logistique, en passant par l’agroalimentaire et les services financiers.

Toutefois, derrière cette performance se cacherait une réalité plus critique. Si les entreprises tunisiennes investissent en France, c’est aussi en raison des limites structurelles du marché local : instabilité réglementaire, accès difficile au financement et faible profondeur du marché intérieur. C’est ce qu’affirment certains investisseurs en quête de meilleurs climats d’affaires. L’expansion extérieure apparaît alors moins comme un choix que comme une nécessité.

Ainsi, ce leadership africain, bien que remarquable, interroge : reflète-t-il une puissance économique émergente ou une fuite stratégique vers des environnements plus favorables ? Cette question devrait, à notre avis, être analysée de plus près par les autorités compétentes, en vue, peut-être, d’apporter la ou les réponses nécessaires.

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Tunisie–Banque mondiale : vers un partenariat renforcé et aligné sur 2026-2030

La Tunisie se dit prête à intensifier sa coopération avec la Banque mondiale, a affirmé le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafid, en marge des Réunions de printemps à Washington (13–17 avril 2026). L’objectif : aligner les futurs programmes sur le Plan de développement 2026-2030.

Selon le ministère, cette orientation a été discutée avec le vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, Ousmane Dione.

Lire aussi: Visite du nouveau vice-président de la BM pour la région MENA, du 23 au 25 juin, en Tunisie

En parallèle, le ministre a multiplié les rencontres avec des responsables d’institutions internationales (FIDA, BERD, JICA, PNUD) et pris part à plusieurs événements, notamment sur les partenariats pour les compétences et la mobilité du travail.

Il a également présenté la stratégie tunisienne en matière de sécurité alimentaire et d’emploi dans l’agroalimentaire, mettant l’accent sur les chaînes de valeur, les systèmes agricoles et la gestion durable de l’eau.

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L’innovation industrielle passera par des universités, assure l’AFI

L’Agence foncière industrielle (AFI) a signé des accords avec l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT), l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) et ESPRIT pour renforcer l’intégration de l’université dans l’écosystème industriel.

Ces partenariats misent sur la recherche appliquée, l’accueil de stagiaires, l’encadrement de projets de fin d’études et la digitalisation des services fonciers. Ils prévoient aussi des séminaires conjoints et la création d’équipes mixtes chargées de développer des solutions innovantes pour les zones industrielles.

À travers ces conventions, l’AFI entend rapprocher recherche académique et besoins économiques, afin de stimuler l’innovation et améliorer la compétitivité du tissu industriel tunisien.

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Partenariat Tunisie-Roumanie : vers une nouvelle dynamique d’investissements

Les relations économiques  tuniso-roumaines connaissent une progression notable. La Roumanie se classe désormais au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie, avec des échanges commerciaux ayant dépassé les 274 millions d’euros en 2024, principalement dans le textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Parallèlement,  un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables est perceptible.

Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus. C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur de Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean, à leconomistemaghrébin.com, lors d’une conférence de presse au siège de sa mission diplomatique, à l’occasion de la visite en Tunisie de Ciprian Mihali, venu promouvoir la candidature de Dacian CIOLOȘ au poste de secrétaire général de l’OIF.

A cette occasion, le diplomate roumain a annoncé qu’une délégation d’hommes d’affaires roumains sera à Tunis durant la semaine du 20 avril, et qui verra le lancement de nouveaux projets économiques en Tunisie. Il s’agit du retour de la mission économique « Conect » de l’année dernière (22-24 septembre 2025), dont le bilan est positif mais peut encore s’améliorer.

Il part du constat que les échanges commerciaux bilatéraux, déjà dynamiques, visent à se renforcer dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, l’IT et l’énergie. La visite commencera le 25 avril à Sousse, avec des entretiens avec le gouverneur, des membres de la Chambre de commerce et du parc industriel. Selon lui, il s’agit d’une porte d’entrée stratégique pour les investissements roumains en Tunisie.

L’ambassadeur ajoute que l’ouverture officielle aura lieu lundi 27 avril à Gammarth, et potentiellement en présence de ministres tunisiens. Suivront des rendez-vous B2B sectoriels, des visites d’usines et d’entreprises tunisiennes à Tunis.

Cette visite, toujours selon  M. Muntean, est de poursuivre et d’élargir les discussions de l’année dernière (2025), où des entreprises ont déjà lancé des joint-ventures fructueuses. Il cite notamment l’exemple d’un important distributeur roumain qui achète régulièrement des conserves de thon et de sardines tunisiennes, illustrant des flux commerciaux concrets. C’est aussi l’occasion pour la Tunisie de mettre en avant ses savoir-faire en IT, énergies renouvelables et agroalimentaire, tout en identifiant de nouveaux partenariats.

Et de conclure: “l’effort vise à renforcer les liens économiques, favoriser les rencontres et créer des opportunités d’affaires durables, car au final, ce sont les personnes et les entreprises qui concrétisent les échanges”.

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Kerkennah face au défi climatique : 33 projets pour sauver l’archipel

L’archipel tunisien de Kerkennah dispose désormais d’une feuille de route concrète pour faire face aux bouleversements climatiques. Trente-trois initiatives, dont quatorze jugées urgentes, ont été recensées dans le cadre du projet « Soumoud », porté par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. Un arsenal de réponses structurées face à une vulnérabilité territoriale croissante. 

Le chiffre est précis. Trente-trois projets ont été répertoriés. Parmi eux, quatorze sont considérés comme prioritaires. Ils ont été élaborés en étroite collaboration avec les associations et les acteurs locaux de l’archipel. Leur ambition commune : limiter les impacts du changement climatique sur les écosystèmes et les infrastructures de Kerkennah.

C’est la coordinatrice du projet au sein d’ONU-Habitat, Mariem Rekik, qui a dévoilé ces données. Elle s’exprimait lors d’une journée d’échange tenue à Tunis, organisée conjointement par ONU-Habitat et la municipalité de Kerkennah. La rencontre était placée sous le thème : « Voies résilientes pour l’adaptation au climat : le projet Soumoud dans l’archipel de Kerkennah en Tunisie ».

Lancé en février 2024, « Soumoud »  constitue la déclinaison tunisienne du programme onusien RISE UP. Son périmètre d’action cible plusieurs menaces climatiques documentées : montée du niveau de la mer, événements météorologiques extrêmes, inondations et sécheresses. À ce stade, le projet a produit deux livrables structurants.

Deux outils stratégiques au cœur du dispositif

Le premier est une évaluation de la vulnérabilité multicouches, dite MVA. Elle a permis la constitution d’une base de données géospatiales. Celle-ci offre une lecture intégrée des pressions liées à l’urbanisation, des risques climatiques et de la perte de biodiversité sur le territoire insulaire.

Le second livrable est le Plan d’action pour la résilience urbaine, ou URAP. Il propose une vision stratégique à long terme pour un développement durable de l’archipel. Il se décline en projets structurés et en feuilles de route détaillées. Des démarches de mobilisation de financements et de partenariats sont par ailleurs en cours pour accompagner leur mise en œuvre.

Au-delà de leur dimension opérationnelle, ces initiatives ont vocation à s’inscrire dans les documents de planification territoriale. Mariem Rekik a ainsi précisé qu’elles seront intégrées dans les futurs plans de développement de l’archipel. Elles alimenteront également le schéma directeur d’aménagement des îles de Kerkennah, dont l’élaboration a été lancée en juillet 2025 par le ministère de l’Équipement.

Un programme international comme cadre de référence

« Soumoud » s’inscrit dans le programme RISE UP, mis en œuvre par ONU-Habitat. Ce dernier bénéficie du financement de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, l’AECID, aux côtés de plusieurs pays partenaires.

L’objectif affiché est double. Il s’agit, d’une part, de mobiliser des investissements à grande échelle en faveur des communautés urbaines vulnérables. D’autre part, le programme vise à promouvoir des solutions innovantes, à faciliter l’accès aux financements climatiques et à articuler les actions locales avec les cadres internationaux de lutte contre les changements climatiques. Pour y parvenir, il s’appuie sur une coopération active entre les échelons local, régional et international.

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Tuninvest Sicar : cap sur la croissance malgré un front judiciaire ouvert sur deux fronts fiscaux

Alors que ses produits d’exploitation progressent d’un cinquième en l’espace d’un an, la société de capital-investissement tunisienne fait face simultanément à deux litiges fiscaux aux enjeux financiers significatifs. Un tableau contrasté que dévoilent ses indicateurs arrêtés à fin mars 2026.

Tuninvest Sicar publie des résultats encourageants pour les trois premiers mois de 2026. Ses produits de placement atteignent 90 000 dinars. C’est 16 000 dinars de plus qu’à la même période en 2025, soit une progression de 22%. En revanche, les charges liées aux opérations financières pèsent à hauteur de 16 000 dinars. Elles résultent des dotations aux provisions et des moins-values non encore réalisées. Par ailleurs, la valeur nette comptable du portefeuille se maintient à 3,56 millions de dinars. Ce chiffre est identique à celui enregistré à la clôture de l’exercice 2025. La société affiche ainsi une stabilité patrimoniale à fin mars 2026.

Premier litige : une affaire vieille de près de trois décennies

Derrière ces résultats se profile une réalité fiscale et juridique complexe. Tuninvest Sicar est engagée dans deux procédures distinctes avec les services fiscaux.

La première trouve son origine dans un contrôle portant sur la période 1998-2007. En décembre 2008, l’administration notifie un redressement de 2,7 millions de dinars, dont 1,23 million de pénalités. Elle convertit ensuite cette notification en arrêté de taxation d’office. Le montant est fixé à 2,74 millions en 2010, puis ramené à 2,46 millions en 2015, dont 1,52 million au titre du principal.

Grâce aux dispositions de la Loi de Finances 2016, la société obtient l’abandon des pénalités. Elle s’acquitte alors du principal. Toutefois, une provision de 1,75 million de dinars demeure inscrite au bilan. Elle couvre l’exposition liée au crédit d’impôt contesté par l’administration.

Sur le plan judiciaire, la Cour d’appel confirme en juin 2018 le déclassement du statut fiscal de la société. Elle fixe également le ratio de conformité du portefeuille à 49,44%, légèrement en deçà du seuil réglementaire de 50%. En conséquence, la société se pourvoit en cassation en décembre 2019. Cette procédure reste toujours en cours.

Second litige : une taxation de 5,6 millions contestée en justice

Plus récent, le deuxième contentieux porte sur les exercices 2019 à 2022. En juin 2024, une taxation d’office de 5,6 millions de dinars est notifiée à la société. Elle comprend 3,5 millions en principal et s’accompagne de la reconnaissance d’un crédit d’impôt de 1,1 million de dinars.

Dans ce cadre, la société s’appuie sur le régime d’amnistie de la Loi de Finances 2024. Elle négocie ainsi un étalement du règlement sur cinq années. À fin décembre 2025, après un versement de 1,2 million de dinars, le solde restant dû s’élève à 2,3 millions. Une provision de 2,4 millions de dinars est par ailleurs constituée, nette du crédit d’impôt validé.

Parallèlement, Tuninvest Sicar engage une procédure judiciaire pour contester cette imposition. Un expert est désigné par le magistrat le 28 janvier 2026. Les documents requis lui sont transmis le 13 février suivant. La procédure suit actuellement son cours en première instance.

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Les leaders identitaires européens réunis à Milan contre l’immigration

Plusieurs figures majeures de la droite identitaire européenne se retrouve, samedi 18 avril 2026 à Milan en Italie, à l’occasion d’une manifestation organisée par la Ligue (Lega), formation membre de la coalition gouvernementale italienne.

Ce rassemblement, centré sur la dénonciation de l’immigration et des « règles européennes jugées absurdes », réunira notamment le Français Jordan Bardella (président du Rassemblement national), le Néerlandais Geert Wilders, ainsi que l’Italien Matteo Salvini (chef de la Ligue et vice-président du Conseil italien).

À travers cet événement, les organisateurs entendent afficher une forme de coordination politique entre plusieurs partis nationalistes européens, partageant des positions communes sur la souveraineté nationale, la critique de l’Union européenne et le contrôle des flux migratoires.

La présence conjointe de ces leaders illustre la volonté de structurer un front politique transnational, déjà perceptible au sein d’alliances au Parlement européen, où ces formations cherchent à peser davantage sur les orientations politiques du continent.

Ce rassemblement intervient dans un contexte de recomposition des droites radicales en Europe, marqué par des tentatives d’unification mais aussi par des divergences stratégiques entre partis nationaux. Malgré ces tensions, la manifestation de Milan apparaît comme un moment de démonstration d’unité autour de thèmes fédérateurs tels que l’immigration et la souveraineté.

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La BCE devrait faire preuve de vigilance face aux risques d’inflation

La Banque centrale européenne (BCE) doit rester « vigilante » face aux risques d’inflation potentiels liés à la guerre en Iran, a déclaré Madis Muller, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, cité par Bloomberg.

Bien qu’il n’y ait pour l’instant aucun signe de répercussions plus larges sur les prix et que la BCE soit dans une meilleure position qu’en 2022, il serait « dangereux » de supposer qu’un choc énergétique sera temporaire, selon Muller, qui dirige la Banque centrale estonienne.

« Maintenant que la situation s’améliore, nous pouvons peut-être nous permettre un peu plus de patience et éviter de nous précipiter », a-t-il déclaré lors d’un entretien en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. « Mais bien sûr, nous ne voulons pas hésiter et prendre du retard », a-t-il ajouté.

Les décideurs politiques débattent de l’opportunité de relever les taux d’intérêt suite à la flambée des prix de l’énergie provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Alors que l’inflation dans la zone euro (21 pays) atteint déjà 2,6 %, les responsables de la BCE se sont engagés à ne pas permettre la répétition de la hausse record des prix de 2022, déclenchée par la guerre en Ukraine.

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Spéculations sur la santé mentale de Trump : pathologie ou stratégie ?

Le comportement erratique du président américain, Donald Trump, relance le débat sur sa santé mentale. Au point que des élus du Congrès  évoquent désormais le 25 amendement de la Constitution, qui permet de déclarer un chef d’Etat inapte et de confier ses pouvoirs au vice-président.

 

Entre comportements erratiques, instabilité émotionnelle, impulsivité, manque de cohérence dans les propos et dans les actes, langage ordurier et génocidaire… La question de la santé mentale du président américain Donald Trump – l’homme le plus puissant du monde, qui, de surcroît détient entre ses mains la puissance nucléaire – se pose avec insistance aux Etats-Unis et ailleurs.

N’a-t-il pas kidnappé un dirigeant étranger pour prendre le contrôle de son pays et de ses ressources pétrolières, le Venezuela ? Juste après, n’a-t-il pas menacé d’envahir le territoire de ses alliés, le Groenland ? Avant de créer un Conseil de la paix, parodie des Nations unies, en écrivant que c’est « le meilleur et le plus prestigieux conseil jamais formé ». Le tout en lettres capitales ?

Une stratégie délibérée ?

Si le pays a déjà eu des présidents dont les capacités ont été mises en doute, tout récemment encore avec Joe Biden, jamais dans l’histoire moderne, la santé mentale du chef de l’État n’avait été discutée aussi largement ni avec tant de détails médicaux et juridiques.

Ainsi, si les uns le traitent de fou ou de psychopathe, d’autres analysent son comportement comme une stratégie délibérée d’imprévisibilité, soit une arme destinée à frapper les esprits, imposer un rapport de force brutal, à contraindre ses adversaires à plier et, au final, à créer un déséquilibre tel que toute résistance apparaisse vaine.

En d’autres termes, la folie supposée du milliardaire républicain n’est qu’une stratégie politique visant à désarçonner ses adversaires, pour les tétaniser, les faire reculer. Pour leur faire peur. Il place ainsi ses adversaires devant une alternative implacable : se soumettre ou s’exposer à une escalade dont personne ne maîtrise ni le rythme ni l’issue.

Machiavel n’avait-il pas fait, il y a des siècles, l’éloge de la folie bien calculée : « Comme il est sage de feindre au bon moment la folie » ? L’exemple de la civilisation perse qu’il a menacée de « rayer de la carte » est édifiant.

Les démocrates brandissent l’arme de la destitution

Mais, calcul stratégique ou pathologie, pour de nombreux démocrates, l’affaire est entendue : si le président des Etats-Unis n’est pas totalement un fou, il est du moins hors de contrôle.

D’où le recours au 25e amendement revendiqué par quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants qui évoquent la possibilité d’une destitution du président américain. Ils ont même demandé, mardi 14 avril, au vice-président JD Vance de destituer le président américain.

« Il semble avoir perdu le contrôle », a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur « les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer ». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’a pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres ».

Quid du 25e amendement ?

Rappelons enfin que le fameux 25e amendement prévoit qu’un président puisse être déclaré “inapte“ à exercer ses fonctions. « Si le vice-président et une majorité des principaux fonctionnaires des départements exécutifs font parvenir au président du Sénat et au président de la Chambre des représentants une déclaration écrite les avisant que le président est dans l’incapacité d’exercer ses pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge, le vice-président assumera immédiatement ces fonctions en qualité de président par intérim ». Sachant que la section 4 dudit amendement mentionné a été ajoutée à la Constitution après l’assassinat de John F. Kennedy. Concrètement, cette mesure est censée organiser la continuité du pouvoir si le président est en incapacité intellectuelle d’exercer ses fonctions.

Dans ce cas, une majorité du cabinet peut user de cet amendement en signant une déclaration attestant que le président est inapte. La déclaration est ensuite transmise aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat. Mais le locataire de la Maison Blanche peut cependant contester la décision dans la foulée. En cas de désaccord persistant, le Congrès tranche : une majorité des deux tiers à la Chambre des représentants et au Sénat est nécessaire pour maintenir le vice-président comme président par intérim.

Par conséquent, une éventuelle destitution au terme de laquelle Donald Trump perdrait alors ses pouvoirs, tout en conservant son titre, serait aujourd’hui a priori inenvisageable, au vu de la composition du cabinet,  largement acquise à sa cause, comme celle du Congrès, à majorité républicaine.

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Air Liquide Tunisie : 9,8 MDT de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026, en hausse de 3 %

Air Liquide Tunisie a enregistré un chiffre d’affaires de 9,8 millions de dinars à fin mars 2026, en progression de 3 % par rapport à la même période de l’exercice 2025. Le chiffre d’affaires local s’établit à 7,7 MDT, en hausse de 6 %, tandis que le chiffre d’affaires à l’export ressort à 2,1 MDT, contre 2,3 MDT au premier trimestre 2025.

La valeur ajoutée brute atteint 3,1 MDT, en progression de 9 % sur un an, contre 12,4 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. La marge sur coûts matière s’établit à 4,8 MDT, en hausse de 2 % par rapport au premier trimestre 2025, contre 16,4 MDT pour l’exercice complet. L’excédent brut d’exploitation ressort à 1 MDT, en progression de 4 % sur la même période de comparaison, contre 4,1 MDT pour l’exercice annuel 2025.

Les investissements nets progressent de 8 % à 4,2 MDT à fin mars 2026, contre 16,9 MDT sur l’ensemble de l’exercice 2025. Le besoin en fonds de roulement s’établit à 25,7 MDT, en hausse de 13 % par rapport à fin mars 2025, contre 22,7 MDT à la même date et 25 MDT à fin décembre 2025. Cette évolution est liée à une augmentation des soldes clients.

Le fonds de roulement atteint 83,5 MDT au 31 mars 2026, contre 80,2 MDT à fin mars 2025 et 87,6 MDT à la clôture de l’exercice 2025. La trésorerie nette ressort à 57,9 MDT, contre 57,6 MDT à fin mars 2025 et 62,7 MDT à fin décembre 2025. Les dotations aux amortissements et aux provisions s’élèvent à 1,2 MDT au premier trimestre 2026, contre 1,1 MDT à la même période de 2025 et 4,3 MDT sur l’exercice annuel.

La production totale recule de 4 % à 7 699 tonnes à fin mars 2026, contre 8 003 tonnes à fin mars 2025, en raison d’une baisse de la production d’azote. L’effectif de la société s’établit à 103 personnes au 31 mars 2026, contre 106 à fin mars 2025 et 102 à la clôture de l’exercice 2025.

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Le Dow Jones bondit de plus de 1 000 points après la réouverture du détroit d’Ormuz

Les actions américaines sont en voie de réaliser une troisième semaine consécutive de fortes hausses.

L’indice Dow Jones a progressé le 17 avril de 1 020 points et les prix du pétrole ont chuté de plus de 11 % après l’annonce de la réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran, permettant ainsi aux pétroliers de quitter à nouveau le Golfe et de transporter du pétrole brut vers leurs clients du monde entier…

Les actions ont progressé de 12 % au total depuis fin mars, dans l’espoir que les États-Unis et l’Iran éviteront le scénario catastrophique qui menaçait l’économie mondiale.

Le président américain Donald Trump a salué l’annonce de l’Iran concernant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre. Il a cependant déclaré que le blocus naval imposé aux ports iraniens resterait « pleinement en vigueur » jusqu’à ce qu’un accord soit conclu avec Téhéran.

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Elyes Kasri : « Faire de Carthage le hub du Sud global avec le Golfe »

Encerclée par un voisinage surarmé et des menaces hybrides insidieuses, la Tunisie ne peut plus miser sur des budgets prohibitifs ou une défense lourde obsolète. Inspirée du modèle iranien asymétrique, elle doit transformer son exode de 7 000 ingénieurs annuels en « Réservistes Technologiques » via un Sovereignty Act. Drones IA low-cost, guerre électronique et production décentralisée : place au code comme rempart invincible. L’ancien ambassadeur et analyste politique Elyes Kasri appelle à une alliance avec le Golfe pour faire de Carthage le bureau d’études du Sud Global. Tunisie Smart-Tech ou effondrement  le choix est clair.

 

Vous trouverez ci-joint le post Fb en intégralité : « SOUVERAINETÉ 2026 : POUR UNE TUNISIE SMART-TECH CONFIANTE ET INVULNERABLE

I.  L’IMPASSE DES MOYENS CLASSIQUES FACE À L’URGENCE RÉGIONALE

En 2026, la Tunisie fait face à un défi arithmétique et sécuritaire insoluble par les voies traditionnelles. Le budget de défense historique de l’Algérie (25 milliards de dollars) et la prolifération des armes et des milices en Libye imposent une dissymétrie que la Tunisie ne peut combler par l’achat d’équipements militaires que les arbitrages budgétaires rendent prohibitifs en dépit de leur nécessité vitale.

L’obsolescence de la défense lourde : Tenter d’atteindre une parité conventionnelle reviendrait à sacrifier l’économie nationale pour un résultat marginal. Le rapport Allianz Trade 2026 souligne que la fragilité financière de l’État est sa première vulnérabilité ; chaque million de dollars dépensé dans un armement étranger non productif affaiblit la résilience sociale.

La mutation des menaces (1960-2026) : Depuis les attaques de Gafsa (1980) jusqu’aux pressions hybrides actuelles, la Tunisie subit une volonté de déstabilisation multidimensionnelle, malgré les dénégations officielles de ses voisins terrestres.

La Contrebande Institutionnalisée : Une économie de l’ombre finançant des réseaux criminels et infiltrant les structures de l’État.

Infiltrations Terroristes : Une menace vitale avec 62 cellules démantelées en 2025, imposant l’extension des zones militaires tampons avec le fardeau économique et sécuritaire que cela engendre.

L’Arme Migratoire : Les vagues subsahariennes sont de plus en plus perçues non comme un accident de la géographie mais plutôt comme un levier de pression géopolitique visant à saturer les services publics et fracturer la cohésion nationale tunisienne.

II. DÉMONSTRATION DU MODÈLE : LA RÉUSSITE ASYMÉTRIQUE IRANIENNE

Pour valider cette doctrine, la Tunisie s’appuie sur le succès prouvé du modèle iranien (2024-2026) :

L’Inversion Économique : Utilisation de drones low cost pour forcer l’adversaire à épuiser des intercepteurs à plusieurs millions de dollars.

La Souveraineté du Software : Face au brouillage total, l’imposition de systèmes de guidage par vision par ordinateur (IA locale) rend les vecteurs insensibles à la perte du GPS.

La Résilience Industrielle : Une production fragmentée en usines modulaires et décentralisées, rendant l’appareil de défense impossible à décapiter.

III. ARCHITECTURE OPÉRATIONNELLE : LE CAPITAL GRIS COMME BOUCLIER

Pour stopper l’hémorragie de près de 7.000 ingénieurs qui s’exilent chaque année (le président du Conseil National des Ingénieurs a estimé l’hémorragie à 20 ingénieurs par jour), la Tunisie est appelée à instaurer le « Sovereignty Act » (Startup Act 2.0).

Un Ingénieur = Un Rempart : En offrant des contrats d’État et un statut fiscal attractif (statut off shore aux start ups defense&securite — 5 années d’exonération de l’IRPP) pour un statut de « Réserviste Technologique », la Tunisie transforme son élite en architectes de sa défense. Chaque cerveau conservé est un missile que l’adversaire ne pourra jamais intercepter.

Production Cloud-Industrielle : En utilisant le tissu de PME à Tunis, Bizerte, Sfax, Sousse, Gafsa et ailleurs, l’industrie de défense devient partout et nulle part.

IV. SECTEURS PRIORITAIRES ET HUB MONDIAL : LE CORRIDOR DU GOLFE

La Tunisie ne doit plus consommer sa défense, elle doit la créer et la vendre. Elle peut devenir le Bureau d’Études du Sud Global :

IA de Surveillance (ISR) : Drones hybrides dotés d’IA pour une détection autonome des frontières, financés par des fonds souverains du Golfe.

Guerre Électronique (EW) : Modules de brouillage capables de saturer spécifiquement les signaux des matériels russes et turcs prédominants dans la région.

Saturation : Munitions rôdeuses low-cost codéveloppées avec nos partenaires du Golfe pour une exportation massive au Moyen Orient et en Afrique.

V.  POUR UNE TUNISIE FIERE ET SOUVERAINE

La Tunisie de 2026 n’a plus le luxe de la demi-mesure ou de la soumission au prix de la paix et d’une fraternité de façade.

Encerclée par les bruits de bottes d’un voisinage surarmé et les assauts silencieux de menaces hybrides qui cherchent à fracturer son destin, la Tunisie que certains considèrent fragile et « à protéger » est en fait dotée d’une grande force : son intelligence et son brain power.

Le temps de la soumission technologique est révolu: La Tunisie ne peut demeurer la cliente ou la protégée passive de puissances qui lui dictent sa conduite, ni spectatrice impuissante d’une masse blindée qui la domine.

Sa réponse ne sera pas dans le nombre, mais dans le code. Elle ne sera pas dans le blindage, mais dans l’algorithme.

À nos ingénieurs : La Nation ne vous demande plus seulement de travailler, elle vous appelle à la Résistance. Restez. Construisez ici le bouclier de vos enfants. Transformez vos lignes de code en remparts. Chaque cerveau qui reste en Tunisie est une défaite pour ceux qui parient sur l’asservissement ou l’effondrement de la Tunisie.

À nos partenaires du Golfe : Regardez vers Carthage. Vous y trouverez un cerveau prêt pour une alliance, un laboratoire pour des technologies souveraines et fiables. Brisons ensemble les chaînes des dépendances technologiques qui ont montre leurs limites et leur duplicité.

Demain, la Tunisie sera une « Nation Smart-Tech » ou elle ne sera plus.

Osons. Innovons. Dissuadons. Pour la survie de notre patrie, pour la grandeur de notre drapeau et de la Tunisie plurimillénaire, héritière de Carthage et du légendaire stratège militaire Hannibal.

Tunisie Smart, Tunisie Libre, Tunisie Invulnerable, Tunisie Fière. »

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Les prix du pétrole chutent de plus de 11 % 

Les prix du pétrole ont chuté de plus de 11,2 % vendredi 17 avril, après l’annonce par l’Iran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la navigation. En effet, à 13h GMT, le prix du Brent s’échangeait à 88,27 dollars le baril, alors que celui du WTI américain reculait de 11,40 dollars (12 %), à 83,29 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont clôturé la séance du jeudi en hausse de 5 %, poursuivant leur progression pour la deuxième séance consécutive dans l’attente de développements au Moyen-Orient.

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont augmenté respectivement de 4,7 % et 3,7 %, dans un contexte de doutes quant à la possibilité que les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran aboutissent à un accord mettant fin à la guerre qui a interrompu la production de pétrole dans la principale région productrice de pétrole du Moyen-Orient.

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Présences suisses: paix, constance et amitiés

À travers une enquête patiente dans les archives tunisiennes et suisses, l’historien Adnen El Ghali  raconte une présence helvétique en Tunisie vieille de plus de 130 ans, faite d’échanges humains, d’engagement et de mémoire partagée. De cette histoire oubliée ressortent trois mots-clés : paix, constance et amitié. C’était lors de la célébration du 70ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, établies en 1956. La cérémonie a lieu jeudi 16 avril 2026 à la résidence de l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, en présence du ministre des Affaires étrangères de la migration et des Tunisiens à l’étranger Mohamed Ali Nafti ainsi que plusieurs responsables et membres du corps diplomatique accrédités en Tunisie et un groupe d’universitaires et de chercheurs. 

Interview

 

Vous avez mené un travail de recherche très dense. Combien de temps cela vous a-t-il pris ?

Ce livre nous a mobilisés pendant une année complète, à plein temps. Au départ, nous pensions travailler sur quelques mois seulement, mais les archives nous ont réservé beaucoup plus de surprises que prévu. Nous avons eu la chance de trouver des fonds très riches, aussi bien en Tunisie qu’en Suisse, ce qui nous a permis de reconstituer une histoire bien plus vaste et plus humaine que celle que nous imaginions au départ.

Qu’est-ce qui rend cette histoire si particulière ?

Ce qui est remarquable, c’est que nous ne sommes pas seulement dans une histoire diplomatique ou consulaire. Nous avons découvert une véritable aventure humaine, faite de trajectoires de médecins, d’agriculteurs, d’artistes, de photographes et d’hôteliers suisses installés en Tunisie. C’est aussi une histoire de présence discrète, mais durable, sur tout le territoire tunisien, du nord au sud.

 

Lire aussi: Tunisie-Suisse: 70 ans de liens humains et culturels

 

Si vous deviez résumer cet ouvrage « Présences suisses » en Tunisie en trois mots ?

Je dirais : paix, constance et amitié. Paix, parce que cette présence s’inscrit dans une logique d’échange et de coopération. Constance, parce que la communauté suisse a su préserver sa mémoire et ses traditions dans la durée. Et amitié, parce qu’aujourd’hui, cette histoire est aussi celle des liens profonds entre les deux peuples, souvent renforcés par des mariages mixtes et des relations humaines très fortes.

Pourquoi avoir choisi le titre « Agape » ?

Parce que ce titre reflète bien l’esprit de cette présence suisse : une présence fondée sur l’humain, sur l’engagement social, économique et culturel, mais aussi sur l’innovation. C’est une histoire de contribution, de continuité et de dialogue, qui a longtemps été oubliée et que nous avons voulu remettre en lumière.

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