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Guerre au Moyen-Orient : Washington évoque des pourparlers, Téhéran dément 

Entre signaux diplomatiques contradictoires, démentis de Téhéran et inquiétudes d’Israël. Le conflit oscille désormais entre risque d’escalade majeure et fragile fenêtre de négociation. Il est question de pourparlers.

Une attaque de missiles balistiques iraniens a été menée dans la matinée du lundi 23 mars contre la centrale électrique du port d’Ashkelon, dans le sud d’Israël. Elle démontre pour la première fois que Téhéran est capable d’atteindre des zones aussi éloignées que la bande de Gaza.

Le message envoyé par le régime de Téhéran est clair. A savoir que son arsenal de missiles couvre un très large éventail de cibles, non seulement en territoire israélien, mais aussi dans tous les autres pays de la région. En réponse à l’ultimatum de 48 heures lancé par le président Trump, enjoignant le régime iranien à lever tout obstacle à la libre circulation dans le détroit d’Ormuz; Téhéran a clairement indiqué que si les États-Unis s’en prennent aux infrastructures énergétiques iraniennes, celles de tous les pays de la région seront visées.

A ce stade, la possibilité d’une escalade du conflit, avec une confrontation encore plus vive, inquiète manifestement les monarchies arabes du Golfe, ainsi qu’Israël.

Bien qu’il n’ait pas été établi que la Maison Blanche a pris en compte les recommandations indirectes des alliés; le président Trump a annoncé lundi, dans un message surprise publié sur sa plateforme Truth Social, que les contacts en coulisses avec la partie iranienne étaient considérés comme constructifs. Ce qui l’a conduit à ordonner aux forces militaires américaines de cesser leurs opérations contre l’Iran pour les cinq prochains jours.

Ainsi, plusieurs sources concordantes citées par la presse israélienne et américaine, révèlent que Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, serait le médiateur iranien dans les pourparlers annoncés par Donald Trump. Celui-ci a déclaré que ses envoyés avaient négocié avec un « haut responsable iranien ». Tout en ajoutant que les parties s’étaient entendues sur de nombreux points, rapporte Axios.

Cependant, l’Iran a nié la tenue de telles discussions. Et ce, en affirmant que Trump essayait simplement de calmer les marchés de l’énergie. Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré avoir reçu des messages des États-Unis, transmis par des « pays amis », demandant des pourparlers. Mais il a insisté sur le fait qu’aucune négociation n’avait eu lieu depuis le début du conflit. « Ces derniers jours, nous avons reçu des messages de certains pays amis relayant une demande américaine de négociations. Laquelle vise à mettre fin à la guerre », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghai. C’est ce que relaie l’agence de presse officielle IRNA.

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Crise énergétique : subventions, plafonds et économies, la riposte mondiale s’organise

La guerre au Moyen-Orient pousse de nombreux pays à activer diverses mesures pour limiter les conséquences économiques pour leurs citoyens. Elles vont de la réduction des prix du carburant à l’encouragement au télétravail.

Pour éviter que la flambée des prix du pétrole ne paralyse l’économie, certains gouvernements interviennent directement sur les prix de l’énergie.

Fiscalité et paiements directs

L’Espagne a dévoilé un plan de 5 milliards d’euros, prévoyant notamment une baisse de la TVA et des réductions allant jusqu’à 30 centimes par litre à la pompe. En Italie, un décret législatif a réduit le prix du carburant de 25 centimes par litre. Des mesures similaires de réduction des droits d’accise (impôts indirects perçus sur la vente ou l’utilisation de produits spécifiques) sur les carburants sont mises en œuvre au Portugal et ont été adoptées en Suède.

Des plafonds de prix pour les carburants ont déjà été imposés immédiatement après le déclenchement de la guerre, suite aux frappes israéliennes et américaines contre l’Iran, le 28 février, par la Croatie, la Hongrie, la Corée du Sud et la Thaïlande.

Le Vietnam a supprimé les droits de douane sur les importations de carburant jusqu’à fin avril. Le Japon a activé un programme d’urgence subventionnant les raffineries afin de maintenir le prix de l’essence à 170 yens, après un record de 190,8 yens (1,04 euro) le litre à la mi-mars. À Taïwan, un mécanisme d’absorption couvre 60 % de la hausse des prix.

De son côté, le Maroc a mis en place un dispositif d’aide d’urgence pour les transporteurs routiers. Le Brésil a également annoncé des mesures temporaires, notamment la suppression temporaire des taxes sur le diesel, qui alimente la plupart des camions du pays. L’Allemagne a interdit aux stations-service d’augmenter leurs prix plus d’une fois par jour.

Pour sa part, le Bangladesh a imposé un rationnement du carburant pour éviter l’épuisement de ses réserves. Tandis que l’Égypte a restreint les déplacements non essentiels des fonctionnaires et revoit ses priorités budgétaires.

Les Philippines ont réduit la fréquence des ferries dans certaines régions. Les autorités ont annoncé une série d’augmentations tarifaires pour tous les transports locaux.

L’Inde, deuxième importateur mondial de gaz de pétrole liquéfié (GPL), a décidé d’augmenter sa production de gaz pour un usage domestique. Mais elle privilégie l’approvisionnement des ménages plutôt que celui des restaurants ou des hôtels.

A noter enfin que la question du recours au pétrole russe est toujours en discussion. Et ce, suite à la décision américaine d’alléger les sanctions sur le pétrole russe à partir de la mi-mars.

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Les cours de l’or ont chuté de plus de 1 % suite au renforcement du dollar

Les cours de l’or ont chuté de plus de 1 % mardi 24 mars, prolongeant leur baisse pour la dixième séance consécutive. Et ce, sous la pression d’un dollar plus fort et de l’espoir qui s’amenuise que la Réserve fédérale américaine réduise ses taux d’intérêt à court terme.

Le prix de l’or sur le marché au comptant a chuté de 1,4 % à 4 345,48 dollars l’once. Quant aux contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril, ils ont diminué de 1,3 % à 4 348,60 dollars, indique Reuters.

Pour leur part, les cours de l’or sur le marché au comptant sont en baisse d’environ 18 % depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. Tandis que le dollar est devenu l’un des principaux bénéficiaires de la ruée vers les valeurs refuges.

Enfin, concernant les autres métaux précieux : l’argent a reculé de 2,5 % sur le marché au comptant, à 67,37 dollars l’once. Le platine a baissé de 2,1 % à 1 841,35 dollars. Alors que le palladium a chuté de 2,8 % à 1 393 dollars.

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Les bienfaits inattendus du café sur votre cœur

Le café, cette boisson que l’on savoure dans le monde entier, fait souvent l’objet de débats sur ses effets sur la santé. Pourtant, le Dr Wang Yan, cardiologue chinois et directeur d’un hôpital à Xiamen, est formel : boire deux à cinq tasses par jour est non seulement sans danger, mais bénéfique pour le cœur. Loin d’être un ennemi, il pourrait même réduire les risques de troubles cardiaques et de maladies cardiovasculaires.

Selon des études scientifiques, le café dope les performances cardiaques et optimise son efficacité. Au-delà du cœur, cette boisson magique agit positivement sur tout un tas d’autres systèmes du corps, un vrai allié santé au quotidien !

Plus encore, l’Étude de la Société Européenne de Cardiologie a montré que les amateurs de café matinal réduisent leur risque de mortalité, toutes causes confondues, de 16 % et leur risque de décès cardiovasculaire de 31 %. Attention toutefois : aucun bénéfice n’est observé chez ceux qui en boivent toute la journée.

Dans Nutrients, des chercheurs affirment qu’au moins deux tasses quotidiennes baissent le risque de mortalité globale. Côté cerveau, une étude de l’Université libre d’Amsterdam révèle que quatre à six tasses par jour pourraient même diminuer les risques de démence.
Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là. D’autres études lient le café à une chute de 25 % des troubles cognitifs. La caféine régulière réduit aussi les risques de maladie de Parkinson (et ses symptômes), de dépression et de stress, un vrai bouclier mental !

En somme, toutes ces recherches mettent en lumière le super-pouvoir du café dans une vie saine. En modération, il protège le cœur, booste le cerveau et améliore le bien-être global, balayant les vieux mythes sur ses dangers.

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Indépendance et dépendance, l’indispensable débat

Le débat sur l’indépendance de la Tunisie, soixante-dix ans après la signature du protocole de l’indépendance entre Tahar Ben Ammar, alors président du conseil de l’Etat beylical et Christian Pinau, ministre français des Affaires étrangères du gouvernement Guy Mollet, le 20 mars 1956, à 17h et 40 mn au Quai d’Orsay, tourne actuellement au pugilat. Entre ceux qui considèrent que la Tunisie avait totalement acquis son indépendance ce jour là et ceux qui semblent émettre des doutes, à ce sujet.

En tout cas, l’Etat tunisien, sous le gouvernement actuel, n’a pas fait preuve d’un grand enthousiasme pour fêter ce jour historique. Ni drapeaux, ni discours pour l’occasion; et encore moins des rassemblements ou des remises de décorations. Tout se passe comme si le 20 mars est un jour férié comme les autres, n’eut été les félicitations du Président de la République Française, Emanuel Macron à son homologue le Président de la République Tunisienne Kaïs Saïed.

Il faut dire, que par un curieux concours du hasard, le 20 mars est tombé le jour même de l’Aïd, où le peuple entier est en fête. Cela n’a pas empêché les citoyens tunisiens, fiers de cette indépendance, de le fêter à leur façon sur les réseaux sociaux. Tout en critiquant l’absence ou la timidité des instances gouvernementales, à ce propos. Mais en réalité, c’est encore un faux débat, qui s’installe même parmi les élites politiques. En dehors du Parti destourien Libre (PDL), qui a constamment fêté les anniversaires de la République, les autres partis, souvent bavards, gardent un silence suspect. L’UGTT elle-même qui était un pilier de cette indépendance a préféré se taire. Embourbée, il est vrai, dans ses conflits internes, surtout à l’approche de son congrès.

L’Indépendance dans la dépendance

Ce n’est pas un jeu de mots. C’est ce qu’annonce explicitement le protocole d’accord de l’Indépendance. D’ailleurs le mot le plus approprié est la fin du protectorat. Le texte original, écrit en français probablement par Alain Savary, secrétaire d’Etat aux Affaires marocaines et tunisiennes, et qui avait participé activement aux négociations avec la délégation tunisienne où figuraient, outre Tahar Ben Ammar, les deux grands dirigeants destouriens, Mongi Slim et Béhi Ladgham, stipule :

« La France reconnait solennellement l’indépendance de la Tunisie. Il en découle :

  1. Que le traité conclu entre la France et la Tunisie le 12 mai 1881 ne peut plus régir les rapports franco-tunisiens.
  2. […] ;
  3. L’exercice de la Tunisie de ses responsabilités en matière d’affaires extérieures, de sécurité et de défense ainsi que la constitution d’une armée nationale tunisienne.

…….

Dans le respect de leur souveraineté, la France et la Tunisie conviennent de définir ou compléter les modalités d’une interdépendance librement réalisée entre les deux pays, en organisant leur coopération dans les domaines où les intérêts sont communs, notamment, en matière de défense et de relations extérieures.

Les accords entre la France et la Tunisie établiront les modalités du concours que la France apportera à la Tunisie dans l’édification de l’armée nationale. »

En résumé ce texte, signé par Taher Ben Ammar, président tunisien du conseil, parle de l’indépendance dans l’interdépendance. A aucun moment la base militaire de Bizerte occupée par la France n’est mentionnée. La libération totale de tout le territoire tunisien et l’évacuation de l’armée française de Bizerte, faites dans le sang (La guerre de Bizerte) n’a été que le fait de Bourguiba, au détriment de la France et du Général De Gaulle (1961). C’est ce que le combattant suprême appelait, « La politique des étapes ». Cependant, l’indépendance de la Tunisie n’a jamais été totale, car aucun pays et aucun Etat au monde ne peuvent être totalement indépendants. Prétendre le contraire, c’est verser dans la démagogie pure et simple, surtout dans le monde actuel, où toutes les nations, tous les pays et tous les Etats sont économiquement, industriellement, technologiquement, financièrement et même militairement, interdépendants. Être souverain actuellement, c’est choisir avec qui, on est interdépendant, en tenant à servir l’intérêt national, qui est devenu très complexe et surtout très changeant.

Choisir nos dépendances

Comme la liberté, l’indépendance est toujours relative. Elle n’est jamais absolue. Mêmes les grandes puissances, comme les USA, la Russie ou la Chine sont dépendants des autres, parfois même de leurs pires adversaires. Tous les pays du monde dépendent du dollar, qui est totalement sous le contrôle des USA, d’où la tentative de s’en affranchir par les BRICS.

Être un pays souverain, c’est pouvoir choisir son interdépendance, dans le seul intérêt national. Faut-t-il encore définir ce qu’est l’intérêt national ! Car ce dernier bouge énormément, en fonction des circonstances nationales et internationales. C’est pouvoir choisir ses alliés stratégiques et économiques. Evidement les vrais choix ne sont nullement idéologiques ou religieux, bien que l’histoire et la géographie nous imposent d’appartenir à des ensembles religieux (la Tunisie est un pays dont la religion est l’Islam selon notre constitution), ethniques (arabe), géographiques (maghrébins, africains, méditerranéen) ou tout simplement économiques (Accord avec l’UE). Dans tous ces rapports avec ces mondes, on sacrifie une partie de notre souveraineté, dans l’intérêt de notre pays.

Il en ressort que plus nous développons nos relations, plus nous préservons notre souveraineté, aussi relative soit-t-elle. Car elle ne peut en aucun cas être un slogan de propagande ou un geste de fierté déplacée. C’est d’ailleurs, le rôle de notre MAE de trouver toujours les mots justes aux bons moments pour l’affirmer, sans arrogance et sans provoquer des réactions hostiles.

La guerre des mots actuellement en cours, entre l’Iran d’un côté, les USA et Israël de l’autre côté, illustre parfaitement, dans cette guerre d’un nouveau genre, la complexité du langage diplomatique, ainsi que ses limites traditionnelles. Trump, le Président de la plus grande puissance de tous les temps, en voulant souffler le chaud et le froid en même temps, bafoue toutes les règles, non pas seulement du droit international, mais aussi du code diplomatique.

La Tunisie, traditionnellement prudente dans ces circonstances, fait preuve d’un mutisme exagéré, au risque de perdre une certaine crédibilité acquise de longue date. Il est des questions sur lesquelles on ne peut pas se taire, car l’intérêt national exige qu’on soit à côté de nos amis, mais aussi du côté du droit et contre les agressions de pays souverains comme l’Iran. En condamnant, les attaques iraniennes aussi contre les pays frères et amis, la Tunisie a aussi défendu ses intérêts. La complexité de la situation au Moyen-Orient ne doit pas nous empêcher de prendre des positions courageuses, car il y va de nos relations futures et de notre crédibilité. C’est même une occasion en or d’affirmer notre présence et de préparer notre avenir dans un monde qui change trop rapidement.

C’est ainsi qu’on peut donner un sens à notre indépendance et qu’on pourrait prétendre un jour jouer un rôle plus grand.

Au moment où l’Union européenne, notre partenaire économique principal, bat de l’aile, et que les Etats européens, sont carrément abandonnés par leur allié stratégique les USA, et au moment où ce dernier tente une percée au Maghreb, une diplomatie tunisienne active pour essayer de replâtrer ce qui reste du Maghreb Arabe peut être un choix judicieux. Surtout que notre voisin algérien tente de s’adapter à la nouvelle situation dans la région et que la question du Sahara Occidental semble être en cours de résolution. Le rêve du Grand Maghreb uni, qui a bercé nos dirigeants lors des indépendances, peut servir à positionner notre pays; alors que que des grands changements s’annoncent dans la région. La souveraineté et l’indépendance, c’est aussi cela. Prendre rendez-vous avec l’Histoire !

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L’Inde interdit le film de « La Voix de Hind Rajab »

Le Bureau central de vérification des films (CBCF) en Inde a interdit la sortie du drame « La Voix de Hind Rajab », réalisé par la Franco-tunisienne Kaouther Ben Hania.

Nommé aux récents Oscars, ce long-métrage retrace l’histoire vraie d’Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans tuée par des tirs israéliens en 2024. Et ce, alors qu’elle tentait de fuir Gaza avec sa famille.

Selon le distributeur indien Manoj Nandwana, cité par l’AFP, la décision vise à préserver les relations diplomatiques entre l’Inde et Israël.

Une décision jugée « honteuse » par l’opposition

Cette interdiction du film a été qualifiée de « honteuse » et « indigne d’une démocratie mature » par le parlementaire d’opposition Shashi Tharoor.

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Mœurs – Cette approximation qui nous complique la vie

Les situations sont nombreuses où on est exposé à l’imprécision. Une réalité qui coûte cher à certains d’entre nous.

« Normalement » et ou « en principes ». Voici les réponses que nous donne quelquefois un concitoyen lorsqu’on lui pose une question. Une réalité qui n’échappe à personne et sur laquelle il faut peut-être s’interroger. Même si évidemment on ne peut avoir réponse à tout et que le doute est aux yeux de beaucoup plus une qualité qu’un défaut. Doit-on en l’absence d’une certitude induire quelqu’un en erreur ?

Quoi qu’il en soit, ne faut-il pas voir ici une des marques de fabrique d’un Tunisien à qui il arrive évidemment d’être imprécis ? Et les manifestations de cette approximation sont nombreuses. A commencer par lorsque dans une administration, quand vous avez un dossier à déposer, on oublie de vous indiquer tous les documents et justificatifs nécessaires ou encore la date à laquelle vous devez revenir pour récupérer un parchemin !

Cela ne vous retarde-t-il pas dans vos démarches, notamment quand elles sont longues ? Et quelquefois, quand vient le temps (après jusqu’à 15 jours) de récupérer votre document, on vous signifie que telle ou telle attestation manque. Et on vous oblige souvent à repartir de zéro.

Ils sont de trop

Autre manifestation de cette approximation : un menuisier, un forgeron ou encore un installateur de quelque produit que se soit ne termine pas totalement un travail. En clair, il y a souvent un petit quelque chose qu’il oublie de faire : une boite électrique qu’il omet de fermer hermétiquement, un carreau de faïence qui manque à l’appel lorsqu’il pose un carrelage, une vis qu’il ne met pas là où il faut !

Et souvent, beaucoup d’entre nous adorent raconter cette histoire d’un mécanicien qui, après avoir réparé un moteur, vient remettre au propriétaire d’une voiture deux boulons en affirmant qu’ils sont de trop !

« El Lika Dejib »

Une négligence due, entre autres, à un souci de terminer au plus vite le travail qui lui a été confié. Ou encore à l’impression qu’il sait d’avance, et sans savoir au juste de quoi il retourne, ce qu’il a à faire. Et puis, comme on dit souvent « El Lika Dejib », que l’on pourrait traduire par : la pose finale du mortier réparera les choses et offrira l’occasion de dépasser les négligences !

Un discours qui en dit long sur une manière de penser et de fonctionner. Et qui ne prend pas en compte une exigence : la qualité d’une œuvre.  Soit l’adoption d’une méthode de travail et un souci de bien faire qui prennent en compte une préparation minutieuse et un travail mené comme il se doit. Synonyme de, nous dit un document d’une entreprise étrangère en BTP, dont on taira le nom, l’« application, la rigueur et les soins apportés à l’exécution des tâches ». « Une attitude », ajoute le même document, « valorisant la qualité, la fiabilité et la conformité aux normes et qui est souvent le reflet d’un engagement professionnel fort et peut être un facteur clé de performance ».

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Rayed Chaïbi : « Les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité »

Après plus de 60 ans de présence, les deuxième et troisième générations portées par une concentration territoriale dans des bassins électoraux dynamiques, un accès maîtrisé aux réseaux politiques et une double culture émancipatrice  brisent le plafond de verre. Élues maires ou adjoints dans des villes emblématiques lors des municipales 2026, ces figures comme Mehdi Nezzar ou Bally Bagayoko incarnent une intégration mature, une vitalité démocratique et un renouveau des liens franco-tunisiens, appelant à une mobilisation accrue de la diaspora pour l’avenir. Rayed Chaïbi, président de l’Association pour la Promotion de la Coopération et de l’Amitié entre la France et la Tunisie (APCAFT) livre ses premières réactions. Interview.

Quels facteurs socio-économiques expliquent l’ascension politique de la deuxième et troisième génération de la diaspora maghrébine et africaine en France ?

Je retiendrai deux facteurs socio-économiques majeurs qui expliquent cette ascension désormais visible, particulièrement marquée lors des élections municipales de 2026, où de nombreux héritiers de l’immigration – maghrébine et subsaharienne en tête – ont été élus maires ou adjoints dans des villes emblématiques.

En premier lieu, la concentration territoriale dans des quartiers et communes populaires : ces territoires, où les populations d’origine immigrée représentent souvent une majorité ou une part très significative des habitants, se sont transformés en bassins électoraux naturels et puissants. Les candidats issus de ces communes y sont perçus comme authentiquement proches des réalités quotidiennes – logement, emploi, services publics, vivre-ensemble  et bénéficient ainsi d’une confiance électorale forte et durable. Ces espaces ne sont plus des « périphéries » marginales : ils incarnent aujourd’hui ce qu’est la France contemporaine, un pays profondément multiculturel, engagé dans les questions de justice sociale et d’inclusion, et particulièrement dynamique sur le plan institutionnel, où la démocratie locale s’exerce avec intensité et innovation.

En second lieu, l’accès progressif et maîtrisé aux réseaux politiques : après des décennies de militantisme associatif, syndical, citoyen et partisan (souvent à gauche, chez les écologistes ou en indépendant), ces générations ont accumulé une expérience solide, des compétences en gestion publique et une légitimité incontestable. En 2026, on récolte les fruits de cette maturation longue et patiente : des victoires symboliques et concrètes, comme celle de Mehdi Nezzar élu maire du Bourget, d’Imène Souid confirmée à Orly, ou de Bally Bagayoko à Saint-Denis-Pierrefitte. Ces figures, purs produits de leurs territoires, démontrent que le « plafond de verre » politique se fissure durablement : il est désormais possible, pour des descendants d’immigrés, d’accéder à des mandats aussi prestigieux et responsables que celui de maire, et d’y exercer un leadership reconnu.

Cette évolution n’est pas anecdotique : elle traduit une mobilité sociale réussie, une appropriation pleine des institutions républicaines, et une vitalité démocratique qui renforce la cohésion nationale.

Comment la double culture et l’éducation française ont-elles transformé les descendants d’immigrés pour s’intéresser à la politique ?

La double culture constitue un atout décisif et structurant pour ces générations. Elles grandissent en intégrant pleinement les valeurs républicaines françaises – égalité, laïcité, citoyenneté active – transmises par l’école et les institutions, tout en portant en elles l’héritage familial maghrébin ou africain : un fort sens de la solidarité, un attachement viscéral à la justice sociale, et souvent une mémoire vive des luttes anticoloniales ou des combats pour l’indépendance et la dignité postcoloniale. Cette hybridité identitaire génère une sensibilité aiguë aux inégalités structurelles et un impératif moral de représentation et de transformation sociale.

L’éducation française joue un rôle pivot et émancipateur : elle fournit les outils intellectuels et symboliques indispensables pour naviguer avec assurance dans les sphères institutionnelles – maîtrise du langage civique, compréhension des mécanismes démocratiques, accès aux diplômes supérieurs. Elle inculque également l’idée que la politique n’est pas réservée à une élite, mais constitue un levier légitime et accessible pour agir sur la société. De nombreux élus ou engagés issus de ces diasporas invoquent un sentiment de « dette » intergénérationnelle envers leurs parents, qui ont consenti des sacrifices majeurs pour leur ouvrir des horizons meilleurs, ou encore la nécessité de combattre les discriminations vécues au quotidien.

C’est précisément cet « entre-deux » fertile qui les oriente souvent vers l’engagement politique local, où l’action concrète et de proximité permet de traduire ces hybridités en résultats tangibles pour les territoires et pour la société dans son ensemble.

Cette dynamique illustre une forme d’intégration réussie et active : non pas une assimilation effacée, mais une contribution enrichissante à la vitalité démocratique française.

Dans quelle mesure l’ascension politique des enfants d’immigrés tunisiens en France reflète-t-elle une maturité de l’intégration après plus de 60 ans de présence et d’échanges entre les deux pays ? En quoi cette évolution témoigne-t-elle aujourd’hui de la transformation des relations franco-tunisiennes elles-mêmes et quelle conclusion en tirer pour l’avenir du partenariat entre la France et la Tunisie ?

L’ascension politique des enfants de la communauté tunisienne en France constitue un marqueur fort de la maturité des processus d’intégration, après plus de six décennies de liens migratoires continus et d’échanges intenses entre les deux pays.

Les deuxième et troisième générations se distinguent aujourd’hui par un niveau élevé de formation, une insertion professionnelle affirmée et une implication citoyenne active et reconnue. Leur élection ou réélection à des fonctions exécutives locales – maires, adjoints au maire, conseillers municipaux dans des villes de tailles variées – illustre une évolution profonde : d’une présence historiquement liée au travail ouvrier et relativement en retrait, on est passé à une représentation politique pleinement visible, légitime et assumée au cœur des institutions démocratiques françaises.

Dans ce contexte, les élus franco-tunisiens sont une véritable force diplomatique de proximité. Ils constituent des ambassadeurs naturels et crédibles d’une relation bilatérale renouvelée, mutuellement respectueuse et porteuse d’opportunités concrètes. Leur légitimité locale, leur double ancrage culturel et leur connaissance intime des deux réalités leur permettent de contribuer efficacement à :

  • la promotion d’une mobilité circulaire qualifiée et maîtrisée;
  • le renforcement des coopérations en matière de jeunesse, d’emploi et d’innovation;
  • un dialogue constructif et décomplexé sur les enjeux migratoires et d’investissement solidaire.

Cette évolution représente une opportunité stratégique pour les deux pays. Elle doit inviter la Tunisie à reconnaître et à mieux mobiliser le potentiel de sa diaspora comme levier de rayonnement, de transfert de compétences et de développement. Et parallèlement, elle doit encourager la France à valoriser pleinement la contribution de ces citoyens binationaux à la vitalité démocratique, à la diversité et à la richesse de sa sphère publique.

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Tunis, la nouvelle “lueur” du tourisme créatif… vraiment

Selon un reportage du The New York Times publié le 20 mars 2026 – à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie -, Tunis exercerait aujourd’hui une « lueur irrésistible » sur une nouvelle génération de visiteurs. Quinze ans après la révolution de 2011, la capitale tunisienne apparaît comme une ville en pleine recomposition culturelle, attirant des voyageurs à la recherche d’authenticité, mais aussi d’une scène créative en pleine effervescence.

Le quotidien américain décrit une métropole située au carrefour de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, où artistes, designers et entrepreneurs culturels multiplient les initiatives. Des ruelles de la Médina de Tunis aux quartiers côtiers de Sidi Bou Saïd et La Marsa, concept stores, ateliers de mode indépendante et collectifs artistiques redessinent le paysage urbain. Dans cette atmosphère hybride, les appels à la prière se mêlent désormais à des soirées où les DJ réinventent des sonorités locales comme le mezwed.

Cette attractivité de Tunis repose aussi sur des facteurs plus pragmatiques : accès sans visa pour de nombreux visiteurs occidentaux, liaisons aériennes renforcées et taux de change favorable. Autant d’éléments qui accompagnent la reprise progressive du tourisme; tandis que des sites patrimoniaux comme le Musée national du Bardo ou les ruines de Carthage restent relativement accessibles.

Mais derrière cette image de renaissance, le journal note aussi certaines ambiguïtés. La multiplication de cafés et d’espaces culturels au style globalisé, souvent fréquentés par la diaspora, contraste avec les inégalités persistantes dans le pays. Une effervescence qui témoigne autant d’un renouveau culturel que des tensions d’une capitale encore en quête d’équilibre.

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L’ultimatum de Trump et le défi de l’Iran

Plusieurs commentateurs à travers le monde se demandent si réellement Donald Trump est en possession de toutes ses facultés mentales et cognitives pour continuer à exercer sa fonction, en cette période chargée de dangers sans précédent pour la paix mondiale depuis les années 30 du siècle dernier.

Les interrogations sur l’aptitude du président américain et sur sa capacité à gérer la grave crise dans laquelle il a engagé son pays et le monde se réfèrent à ses déclarations contradictoires, incohérentes et désordonnées. En effet, le rythme de l’incohérence des propos, des affirmations et des décisions de Trump s’est brusquement accéléré depuis la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.

La décision de l’Iran de prendre le contrôle de cette voie maritime vitale pour la sécurité énergétique de la planète semble désorienter Donald Trump. Tout d’abord, il a réagi par l’indifférence : « Nous n’avons pas besoin de détroit, parce que nous ne dépendons pas du pétrole du Golfe ». Puis, très vite il change d’avis et appelle ses alliés et même la Chine à envoyer leurs forces navales pour escorter les pétroliers.

Jusqu’à présent, la Chine n’est pas affectée par la « fermeture sélective » du détroit, puisque ses pétroliers peuvent passer. Le problème se pose pour les alliés européens très dépendants du pétrole du Golfe.

Mais malgré cette dépendance, ils ont refusé quand même les appels à l’aide du président américain qui, ayant retiré sa « belle armada » dans l’océan Indien loin des missiles et des drones iraniens, n’a pas eu froid aux yeux en demandant aux autres d’amener leurs navires de guerre au Golfe pour sécuriser le détroit d’Ormuz !

Le refus rationnel des Européens de s’engager dans une guerre, au déclenchement de laquelle ils ont tant mis en garde, a provoqué la fureur du président américain qui l’a qualifié de « trahison ». Il a ainsi traité ses alliés de « lâches » et s’est déchainé contre l’OTAN, la décrivant comme « un tigre en papier ».

S’étant convaincu qu’aucun pays au monde ne répondra à ses appels à l’aide, Trump a choisi de s’engager dans une nouvelle escalade en lançant un ultimatum à l’Iran. Il exige désormais l’ouverture du détroit à la circulation dans les 48 heures, sinon « tous les réseaux électriques et énergétiques de l’Iran seront détruits ».

L’Iran a répondu à cet ultimatum qui expire ce lundi 23 mars par le défi : « Si vous détruisez nos réseaux électriques et énergétiques, nous détruirons les réseaux électriques et énergétiques d’Israël et ceux des pays du Golfe qui fournissent l’électricité et l’énergie aux bases militaires américaines. »

Entre temps, la guerre continue sans relâche. L’’Iran continue de résister. Malgré les lourdes pertes humaines et en infrastructures civiles et militaires, des millions d’Iraniens défilent quotidiennement dans les villes iraniennes en soutien à leur gouvernement, à leur Etat et à l’intégrité de leur territoire.

Trump et Netanyahu étaient à mille lieux de penser que l’Iran possède un tel arsenal et une telle maitrise des techniques de la guerre asymétrique. Nul n’a prévu par exemple que l’Iran soit capable de forcer le porte-avion Abraham Lincoln, symbole de la puissance américaine, à quitter la scène et à aller réparer ses dommages loin de la portée des missiles iraniens.

Par ailleurs, la nuit de samedi 21 à dimanche 22 mars restera dans les annales comme la nuit « la plus difficile » que les Israéliens ont vécue depuis la création de leur Etat. Peu de temps après qu’Israël a attaqué les alentours du site nucléaire d’Abouchehr, l’Iran a répondu par une attaque dévastatrice des environs du site de Dimona et de la ville voisine d’Arad.

La réponse iranienne, à la consternation des agresseurs, a démontré la vulnérabilité du « site le plus secret et le plus protégé de la planète ». Une réponse sous forme d’avertissement : « Si vous détruisez Bouchehr, Dimona sera détruit. »

Alors, la question brûlante qui se pose en Israël est jusqu’à quand les Israéliens supporteront-ils les nuits blanches entassés dans les abris, et les dévastations de plus en plus étendues que subissent leurs villes ? L’étonnant est qu’il n’y a encore aucune réaction ni tentative de déloger du pouvoir Benyamin Netanyahu, ce génocidaire maniaque, qui a mis la région entière et son pays à feu et à sang.

En attendant la réponse de Trump au défi iranien, le monde retient son souffle.

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Assurances Maghrebia Vie : bénéfice net en hausse de 16 % à 23,4 MD en 2025

Assurances Maghrebia Vie a enregistré une progression notable de ses performances en 2025. Et ce, avec un résultat net de 23,36 millions de dinars, en hausse de 15,77 % par rapport à 2024.

Réuni le 13 mars 2026, le Conseil d’administration de la compagnie Assurance Maghrebia Vie a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Il fait également ressortir un chiffre d’affaires de 145,03 millions de dinars; contre 129,97 millions un an auparavant. Soit une croissance de 11,59 %. Le résultat avant impôt s’est établi à 29,35 millions de dinars, en progression de 17,86 % sur un an.

Au vu de ces résultats, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 0,421 dinar par action. Les actionnaires sont convoqués à l’Assemblée générale ordinaire prévue le 15 mai 2026.

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Pétrole iranien : la Chine avance prudemment après le signal américain

Selon un rapport de ‘Capital’ citant des sources proches du dossier publié lundi 23 mars, les raffineries d’État chinoises ont commencé à envisager l’achat de pétrole brut iranien. Et ce, après que Washington a donné son feu vert à la vente d’une partie du pétrole déjà chargé sur des pétroliers. Avec pour objectif de freiner la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient.

Des représentants de la Compagnie nationale iranienne du pétrole et des négociants agissant comme intermédiaires ont également commencé à sonder discrètement l’intérêt d’acheteurs potentiels parmi eux et d’autres raffineurs asiatiques. C’est ce qu’indiquent les mêmes sources du média.

Avant le durcissement des restrictions américaines, l’Iran était un fournisseur clé pour les principaux importateurs asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon. A cet égard, la Chine est le premier acheteur du pétrole brut iranien et une ressource économique vitale. Mais il s’agit généralement de raffineries privées de plus petite taille, moins exposées aux marchés internationaux. À l’inverse, les grandes entreprises publiques se sont tenues à l’écart, par crainte de sanctions américaines.

Dans ce contexte, la dernière dérogation accordée par le département du Trésor américain, qui concerne le pétrole iranien transporté par voie maritime pendant un mois, fait suite à des mesures similaires visant à faciliter l’accès au pétrole russe. Alors que la Maison Blanche tente de remédier à la crise d’approvisionnement et de contenir les prix mondiaux.

Bien que la dérogation élargisse théoriquement le nombre d’acheteurs potentiels, de nouveaux acteurs en Chine et ailleurs indiquent qu’ils examinent toujours avec prudence toute acquisition potentielle. Et ce, compte tenu du maintien de certaines restrictions imposées à l’Iran, notamment concernant son accès au système financier international. Un autre obstacle majeur réside dans l’accès à des compagnies maritimes coopératives, capables et disposées à transporter le pétrole iranien.

Ainsi, les armateurs attendent de plus amples informations et s’inquiètent d’être exposés à un risque caché de sanctions en raison de l’implication d’intermédiaires dans ce commerce illégal. C’est ce qu’affirme Karnan Thirupathy, du cabinet Kennedys Law et expert en sanctions. « Il y a beaucoup d’incertitudes concernant le marché [pétrolier]; mais aussi quant à ce qui se passera après le 19 avril si la transaction n’aboutit pas », a-t-il expliqué.

Même les courtiers expérimentés des marchés pétroliers touchés par les sanctions examinent attentivement les conditions de vente. Ils cherchent àe comprendre ce qui est autorisé, pour éviter de futures sanctions. Sans plus de précisions, il est peu probable que d’autres acheteurs se manifestent pour ces cargaisons transportées par voie maritime, concluent-ils.

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L’or à l’épreuve de la volatilité

Après une hausse record de l’or et de l’argent, les investisseurs sont désormais confrontés à un paysage plus complexe, façonné par la volatilité des rendements réels, des valorisations tendues des sociétés minières et l’évolution des risques macroéconomiques.

 

La performance récente de l’or a été, tout simplement, extraordinaire. En 2025, il a réalisé un sprint, enregistrant 53 nouveaux sommets historiques. Cette flambée s’est traduite par une valeur de demande historique de 555 milliards de dollars, en hausse de 45 % sur un an, marquant pour la première fois que la demande annuelle d’or dépasse également les 5 000 tonnes.

Mais le parcours a été loin d’être sans heurts. Les fortes fluctuations des rendements réels ont alimenté la volatilité sur les métaux précieux, forçant les investisseurs à faire face à un dilemme : rester sur le métal ou se tenir en liquidités en attendant un point d’entrée plus attractif.

Pour naviguer dans cet environnement, il est utile d’examiner comment l’or a tendance à se comporter lorsque les rendements réels (rendements nominaux moins l’inflation) sont instables et comment les investisseurs peuvent réfléchir de manière plus stratégique à l’allocation entre l’or et les liquidités.

 

Pourquoi les rendements réels sont importants pour l’or

Les rendements réels restent un levier macroéconomique important pour l’or dans le temps. L’or ne générant pas de revenu, des rendements réels plus élevés augmentent le coût d’opportunité de sa détention, tandis que des rendements réels plus bas ou négatifs rendent l’or « à rendement nul » plus attrayant.

Il est bien connu qu’il y a une forte corrélation négative entre l’or et les rendements réels. Ce qui signifie que le métal précieux a tendance à monter lorsque les rendements réels diminuent et vice versa.

Cependant, ces deux dernières années ont apporté quelques nuances à cette histoire. L’or a progressé et les rendements réels ont augmenté, alors que les chocs géopolitiques, les préoccupations budgétaires et les achats des banques centrales ont stimulé la demande de valeurs refuges. Néanmoins, ces épisodes sont l’exception et n’invalident pas la règle. Lorsque les risques politiques, financiers ou budgétaires sont élevés, les investisseurs recherchent des réserves de valeur perçues comme telles. Cela favorise les prix de l’or. Dans tous les cas, pour un positionnement à long terme, les rendements réels restent la meilleure boussole pour l’or.

Jusqu’à présent en 2026, le prix de l’or s’est maintenu, des sources crédibles prévoyant une poursuite de la hausse. Lesquelles s’appuyant sur la demande des banques centrales, les risques géopolitiques élevés, la volatilité des marchés et une politique budgétaire structurellement plus souple.

 

Se positionner face à la volatilité des rendements réels

Alors, comment les investisseurs devraient-ils se positionner lorsque les rendements réels sont instables ?

Premièrement, l’or reste l’ancre d’une allocation aux métaux précieux. Les rendements réels peuvent être élevés, mais ils sont également vulnérables à un nouvel assouplissement des politiques ou à des pressions inflationnistes inattendues. Dans cet environnement, le rôle de l’or en tant qu’assurance macroéconomique reste intact. Avec des taux d’intérêt qui devraient tendre à la baisse en 2026, le contexte général pourrait continuer à soutenir les métaux précieux ; même si le rythme des gains se modère par rapport à l’envolée explosive observée en 2025.

Pour les allocateurs à long terme, cela favorise une exposition stratégique de type « acheter et conserver » à l’or ou aux instruments adossés à l’or. Le potentiel de hausse à court terme peut être plus mesuré, mais le cas structurel en faveur de la détention d’or comme stabilisateur de portefeuille est loin d’être épuisé.

Deuxièmement, les liquidités méritent toujours une place à la table, en particulier pour les investisseurs sensibles à la valorisation. Avec des taux directeurs et des rendements réels élevés, les instruments à courte durée offrent un rendement réel authentique tout en préservant la flexibilité. Conserver des liquidités fournit une poudre sèche à déployer lors des replis inévitables de l’or ou des actions minières.

Le cycle des métaux précieux a déjà récompensé les premiers investisseurs haussiers, mais il n’a pas nécessairement atteint son terme. La résilience de l’or par rapport aux rendements réels suggère que les investisseurs sont toujours prêts à payer pour une protection dans un régime macroéconomique volatil.

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Gaz naturel à 57 €/MWh : Trump secoue les marchés

Le prix du gaz naturel chute à 57 €/MWh après l’annonce par Donald Trump, sur Truth Social, d’une trêve de cinq jours avec l’Iran; et ce, suite à de « très bons entretiens ». Les contrats TTF d’Amsterdam, référence européenne, dégringolent de plus de 3 %. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it.

Les prix du pétrole ont connu des oscillations violentes : le Brent a plongé jusqu’à 14 % (96 $/baril). Le gaz benchmark européen a suivi la même trajectoire. Avant de rebondir partiellement après le démenti de Téhéran sur ces discussions, selon l’agence Mehr citant ce ministère. Laquelle accuse Trump de chercher à « faire baisser les prix de l’énergie ». Tout en déclarant :  » Aucun dialogue n’existe entre Téhéran et Washington. »

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GNL : un recul mondial qui inquiète

Les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) ont chuté à leur plus bas niveau en six mois. Annulant ainsi les récentes augmentations de l’offre en provenance des États-Unis et d’autres pays. Et ce, alors que le conflit au Moyen-Orient restreint les flux.

La moyenne mobile sur 10 jours des expéditions de GNL a chuté d’environ 20 % depuis le début du mois, atteignant 1,1 million de tonnes. Soit le niveau le plus bas depuis septembre 2025, indique une analyse de Bloomberg basée sur les données de suivi des navires de Kpler.

Ce déclin est principalement dû au Qatar et, dans une moindre mesure, aux Émirats arabes unis, précisent encore les données. Ces deux pays doivent acheminer du carburant via le détroit d’Ormuz pour approvisionner leurs clients en Asie et en Europe.

A cet égard, le conflit israélo-américain avec l’Iran a dégénéré en crise régionale, bouleversant le marché mondial du GNL. En effet, le Qatar a été contraint de fermer son usine d’exportation de GNL de Ras Laffan, la plus grande au monde, suite à des frappes iraniennes.

Par ailleurs, relevons que la production mondiale de GNL a connu une croissance régulière au cours de l’année écoulée. Et ce, principalement grâce à de nouveaux projets aux États-Unis et au Canada. Cependant, cette croissance est désormais freinée par l’arrêt de la production qatarie et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz. Lequel est une voie maritime essentielle pour environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL.

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Donald Trump reporte les frappes contre l’Iran

Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 23 mars, avoir engagé des discussions « très bonnes et fructueuses » avec l’Iran au cours des deux derniers jours.

Ces pourparlers visent à parvenir à une « solution complète et globale » des différends américains au Moyen-Orient, a précisé Trump.

Ainsi, dans une décision spectaculaire, le chef des Etats-Unis a ordonné au Département de la Guerre de reporter toutes les frappes militaires. A savoir, plus précisément, celles prévues contre les centrales énergétiques iraniennes et les infrastructures critiques.

Dans ce contexte, les prochaines étapes dépendront entièrement du succès des réunions et négociations en cours. C’est encore ce qu’affirme le locataire de la Maison Blanche, dans son style toujours très caractéristique.

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Municipales françaises : une Tunisienne réélue maire d’Orly

Les élections municipales françaises de 2026 marquent une percée des Franco-tunisiens. Une vingtaine ont déjà été élus maires ou adjoints dans des villes comme Orly, Marseille et Aubervilliers. Ils symbolisent ainsi une diversification des élites locales au profit de profils issus de la diaspora maghrébine.

 

À Orly, c’est une quadrangulaire, Imène Souid-Ben Cheikh, qui a été réélue maire avec 53% des voix. D’origine tunisienne, cette femme incarne cette vague de renouvellement des élections municipales de 2026.

La diaspora tunisienne à l’honneur

Ce scrutin s’inscrit dans une tendance plus large. Près de 25 Franco-tunisiens ont remporté des postes clés, dont huit mairies et 17 adjoints, selon les résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. À Marseille, un adjoint franco-tunisien gère les affaires sociales. Tandis qu’à Aubervilliers, une maire adjointe pilote l’urbanisme.

Ces victoires, souvent dans des banlieues populaires, reflètent l’engagement communautaire et la maîtrise des enjeux locaux comme l’intégration et le développement économique.

Ces élections municipales françaises soulignent comment la double culture tuniso-française devient un atout électoral. Et ce, dans un pays où les électeurs plébiscitent des figures authentiques face aux crises sociales.

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Afrique du Nord : priorité aux services hydriques durables plutôt qu’aux seules infrastructures

Face à l’aggravation du stress hydrique, les pays d’Afrique du Nord sont appelés à réorienter leurs politiques de l’eau vers des services hydriques durables; plutôt que de se concentrer exclusivement sur la construction d’infrastructures. C’est l’une des principales recommandations d’un récent rapport de la Banque mondiale, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau du 22 mars.

Intitulé « Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet », le document alerte sur la raréfaction accélérée des ressources hydriques dans la région, appelée à s’intensifier à mesure que la population mondiale s’approchera des 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Le rapport souligne notamment la dégradation rapide des aquifères dans les zones arides et semi-arides d’Afrique du Nord. La surexploitation des nappes souterraines, souvent supérieure à leur capacité naturelle de recharge, fragilise les systèmes agricoles et accentue la dépendance alimentaire des États de la région, dont la plupart figurent déjà parmi les territoires à fort stress hydrique et faible autonomie alimentaire.

Pour y remédier, la Banque mondiale met en avant plusieurs pistes d’action. Elle cite notamment l’émergence de mécanismes de financement innovants favorisant l’implication du secteur privé dans les infrastructures hydrauliques et les technologies économes en eau. Certaines expériences nationales, en particulier au Maroc, illustrent le potentiel de dispositifs combinant partage des risques, accès au crédit et modernisation des équipements agricoles, notamment dans l’irrigation solaire et la micro-irrigation.

À l’échelle régionale, l’institution préconise surtout un changement de paradigme : passer d’une logique centrée sur les ouvrages à une approche orientée vers la gestion et la fourniture de services hydriques. Cette transition s’appuierait notamment sur les technologies numériques – données satellitaires et intelligence artificielle – déjà mobilisées dans certaines zones sahéliennes pour améliorer la cartographie et l’exploitation des ressources en eau.

Enfin, le rapport appelle les gouvernements à renforcer les politiques de régulation des prélèvements, à mieux valoriser économiquement l’eau et à développer les partenariats public-privé, considérés comme des leviers essentiels pour préserver la sécurité alimentaire et environnementale de la région dans les décennies à venir.

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La flambée du diesel met en danger la rentabilité minière

La guerre au Moyen-Orient fait peser une nouvelle menace sur l’industrie minière mondiale, en particulier sur les producteurs de minerai de fer, confrontés à une hausse brutale de leurs coûts d’exploitation.

En première ligne : le diesel, carburant essentiel pour les engins miniers et le transport. La flambée des prix de l’énergie, provoquée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, renchérit considérablement les opérations. Selon des estimations relayées ce lundi par Reuters, une hausse de seulement 0,10 dollar du diesel pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de coûts supplémentaires pour les grands groupes miniers.

Cette pression intervient dans un contexte déjà tendu. Le conflit perturbe les flux énergétiques mondiaux, entraînant une hausse généralisée des prix du pétrole et du gaz, mais aussi des coûts logistiques et d’assurance maritime.

Les compagnies minières, fortement dépendantes de l’énergie fossile, voient ainsi leurs marges se réduire. Le secteur du minerai de fer est particulièrement exposé, car l’extraction, le transport et le traitement du minerai reposent massivement sur des carburants comme le diesel.

Au-delà de l’énergie, la guerre affecte également les chaînes d’approvisionnement. Les perturbations du trafic maritime et la hausse des coûts de fret compliquent l’acheminement des matières premières. Tandis que certaines routes commerciales deviennent plus risquées ou plus coûteuses.

Face à cette situation, plusieurs groupes tentent d’anticiper. Certains accélèrent leurs stratégies de transition énergétique, notamment en électrifiant leurs équipements ou en réduisant leur dépendance au diesel. Mais ces transformations nécessitent des investissements lourds et du temps.

Si le conflit devait s’intensifier ou se prolonger, les analystes redoutent un impact durable sur l’ensemble de la chaîne industrielle, de l’extraction minière à la production d’acier. Déjà fragilisé par des coûts élevés et une demande incertaine, le secteur pourrait subir un nouveau choc, avec des répercussions sur les prix mondiaux des matières premières.

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