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Guerre au Moyen-Orient : le succès discret des agences de voyage tunisiennes vers l’Arabie saoudite

Dans des déclarations accordées à L’Économiste maghrébin, des professionnels d’agences de voyage et de tourisme dressent un tableau nuancé de la situation des voyages religieux au départ de la Tunisie : une exposition géopolitique limitée, des routes aériennes directes privilégiées, mais aussi des pratiques commerciales permettant à certains opérateurs de proposer des tarifs deux fois inférieurs à ceux du marché.

Lorsqu’on leur a posé la question d’un éventuel impact du conflit régional (la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël) sur les flux de pèlerins et de voyageurs tunisiens à destination des lieux saints de l’islam en Arabie Saoudite (Djeddah, La Mecque et Médine), certains ont tenu à se montrer rassurants. Selon eux, les pays du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie et Tunisie), mais aussi l’Égypte, ne sont pas directement concernés par les tensions qui agitent la zone du détroit d’Ormuz et de la mer d’Arabie. En tout cas, pas pour le moment.

L’un de nos interlocuteurs a expliqué cette situation par le fait que le théâtre des affrontements se situe sur le front entre l’Iran, les Émirats arabes unis, le Qatar et les autres pays riverains du Golfe, une zone géographiquement très éloignée des lieux saints. « Le conflit est là, mais n’est pas là », résume-t-il, soulignant que La Mecque et Médine se trouvent sur la côte ouest de la péninsule arabique, à grande distance des zones de tension concentrées à l’est.

Il poursuit en indiquant que cette configuration géographique explique pourquoi les annulations de vols ont été le fait exclusif des compagnies opérant dans le Golfe, Emirates et Qatar Airways principalement, et non des transporteurs tunisiens, égyptiens ou saoudiens. Il précise que Tunisair, Saudia et leurs homologues n’ont enregistré aucune perturbation significative sur leurs liaisons avec les lieux saints, et que les flux de pèlerins se maintiennent à un niveau normal. « Tu ouvres La Mecque, tu as plein de monde », illustre-t-il, carte à l’appui, pour souligner la continuité de l’affluence sur les sites religieux.

Nos interlocuteurs ont également souhaité aborder la question des routes aériennes. L’un d’eux, manifestement plus consciencieux que la moyenne, s’est montré critique à l’égard des itinéraires avec escale dans les hubs du Golfe, qu’il déconseille à ses clients pour des raisons à la fois pratiques et tarifaires. Selon lui, un vol Tunis-Médine via Dubaï ou Doha implique une durée totale de l’ordre de douze heures trente, soit sept heures de vol, deux heures d’escale et deux heures trente de trajet final, sans compter le temps d’acheminement vers l’aéroport de Carthage, contre seulement quatre heures pour un vol direct à destination de Djeddah. « Pourquoi faire tout ça ? », interroge-t-il, exprimant ainsi son refus professionnel de ces options allongées.

Mais au-delà de la durée, c’est la logique tarifaire sous-jacente à ces itinéraires détournés qu’il décrypte avec précision. Certains agents de voyage, explique-t-il, concluent des accords avec des compagnies du Golfe durant les périodes creuses (août, septembre, octobre) pour négocier des sièges à prix réduit, parfois autour de 1 000 dinars, qu’ils revendent ensuite en période de haute saison à des tarifs pouvant atteindre 2 500 dinars, voire davantage. Cette pratique, qu’il qualifie de « coup de pick-pocket entre l’agent de voyage et la compagnie aérienne », repose sur un engagement de volume : l’opérateur garantit un quota de passagers sur des vols habituellement peu remplis en échange d’une tarification préférentielle. Notre interlocuteur illustre ce différentiel en comparant le prix de 1 200 dinars obtenu en amont à celui de 2 500 dinars pratiqué en période de Ramadan, soit plus du double.

Il oppose à cette mécanique sa propre philosophie commerciale, fondée sur le recours aux liaisons directes opérées par Tunisair et Saudia. Selon lui, cette approche, moins spéculative, garantit à ses clients une meilleure qualité de service ainsi qu’une cohérence tarifaire, dès lors que l’agence s’engage sur des volumes suffisants (citant des blocs de vingt à quarante-cinq sièges) pour obtenir des conditions négociées auprès des transporteurs. « Si tu as une bonne intention et un bon professionnel, tu travailles avec Saudia Airlines et Tunisair », affirme-t-il, résumant sa conviction que la transparence et la relation directe avec les compagnies constituent le gage d’un service fiable pour le pèlerin.

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MAGA : l’ouragan qui a bouleversé l’échiquier politique aux États-Unis

Imaginez que le mouvement MAGA n’est pas un simple bureau de consultants en costume-cravate à Washington, mais plutôt une « rébellion organisée » qui a brisé les vieilles règles du jeu.

MAGA n’est plus seulement un slogan sur une casquette rouge, c’est devenu une sorte d’« État parallèle » au sein du Parti républicain, avec ses propres laboratoires d’idées, son armée de donateurs et une base populaire qui ne dort jamais.

Comment mènent-ils le jeu ?

À travers des bras armés puissants comme l’America First Policy Institute, ces activistes ne se contentent pas de rédiger des rapports. Ils forment des cadres prêts à infiltrer la bureaucratie américaine pour transformer l’administration de l’intérieur.

Soutenus par les budgets colossaux d’organisations comme Make America Great Again Inc (MAGA), ils ont le pouvoir d’écarter n’importe quel politicien qui ne suit pas leur ligne. Aujourd’hui, la seule monnaie acceptée, c’est la loyauté absolue au projet.

Que cherchent-ils vraiment ?

En un mot : « L’Amérique d’abord, et rien d’autre ». Fermer les frontières, protéger l’industrie locale derrière des barrières douanières et abandonner ce rôle de « gendarme du monde » qui vide les poches du citoyen moyen. Ils bâtissent leur propre univers, avec leurs réseaux sociaux et leurs médias qui ignorent totalement les institutions traditionnelles.

Mais… l’édifice est-il aussi solide qu’il en a l’air ?

Malgré cette force apparente, des fissures commencent à apparaître sur les murs du mouvement. Et des voix critiques s’élèvent au cœur même du camp conservateur et des institutions que le MAGA tente de remodeler.

L’une des secousses les plus marquantes a été la démission récente du directeur du Centre National de Lutte contre le Terrorisme (NCTC). Ce départ symbolise le fossé grandissant entre l’agenda politique du mouvement et les impératifs professionnels de la sécurité nationale.

Pour les critiques, cette « politisation » des services sensibles affaiblit l’État au lieu de le renforcer. En sus, le mouvement se heurte à un mur de réalité : le courant irrésistible de la mondialisation.

En dépit des discours protectionnistes, le projet MAGA s’avère incapable de déconnecter l’économie américaine des chaînes d’approvisionnement mondiales ultra-complexes, d’où on ne stoppe pas d’un clic le flux des technologies et des idées transfrontalières.

Au bout du compte, si le MAGA réussit à mobiliser les foules par l’émotion, il se cogne à une vérité toute nue : le monde d’aujourd’hui est tellement imbriqué que l’«isolationnisme» n’est plus qu’un souhait utopique face à une réalité économique planétaire hyper-interconnectée.

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Stratège en réflexion IA

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Ooredoo Tunisie célèbre l’Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l’association Kafel El Yatim

À l’occasion de l’Aïd El-Fitr, Ooredoo Tunisie a organisé une initiative solidaire en collaboration avec l’association Kafel El Yatim, visant à apporter de la joie aux enfants et à leur faire vivre pleinement l’esprit de l’Aïd à travers un concept porteur de sens : leur offrir la possibilité de choisir ce qui les rend heureux.

Plutôt que d’offrir des cadeaux prédéfinis, Ooredoo Tunisie a imaginé cette initiative comme une expérience unique, où les enfants ont été invités à choisir eux-mêmes leurs tenues de l’Aïd ainsi que leurs jouets. Ce moment s’est rapidement transformé en une expérience joyeuse, rythmée par l’enthousiasme et les sourires, où chaque enfant a pu exprimer ses envies dans une ambiance chaleureuse et festive.

À travers cette initiative, Ooredoo Tunisie réaffirme sa conviction que la joie de l’Aïd ne réside pas uniquement dans le fait de recevoir, mais également dans l’expérience elle-même — ce moment précieux où l’enfant choisit ce qu’il aime et ressent toute l’excitation et l’attente qui rendent cette fête si spéciale.

Commentant cette initiative, Monsieur Eyas Assaf, Directeur Général de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le rôle des entreprises dépasse la simple fourniture de services. Il s’agit également de contribuer de manière concrète aux communautés que nous servons. À travers notre programme de responsabilité sociétale “Tounes T3ich”, nous poursuivons notre engagement à lancer des initiatives à fort impact humain, qui renforcent la solidarité et diffusent espoir et joie, notamment lors des moments de partage comme l’Aïd. Voir la joie dans les yeux des enfants nous rappelle le sens profond de nos actions et renforce notre engagement à avoir un impact positif durable dans la société. »

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », à travers lequel Ooredoo Tunisie continue de déployer des actions solidaires au profit de différentes catégories de la société, tout en promouvant les valeurs de solidarité et d’entraide.

Ooredoo Tunisie réaffirme ainsi son engagement à créer un impact positif durable et à contribuer à offrir des moments de bonheur et d’espoir à travers tout le pays.

Aïd Moubarak à toutes et à tous.

Lien video : https://www.facebook.com/share/v/1Fu2S2uEvU/

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Grâce d’Aïd al-Fitr : 1473 libérations et 835 remises de peine

À l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Fitr et du 70ème anniversaire de l’indépendance, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle aboutissant à la libération de 1 473 détenus et à la réduction de peine de 835 autres.

Par ailleurs, le chef de l’État a donné ses instructions pour accorder une libération conditionnelle à 416 détenus supplémentaires.

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Sac plastique viral : quand Hollywood trolle Balenciaga et la planète

Des photos virales de l’actrice chinoise Zhang Jingyi arborant un sac jaune fluo ont enflammé  Instagram, TikTok et X. Beaucoup y ont vu un nouveau coup provocateur de Balenciaga, la marque de luxe friande de designs excentriques comme son « Trash Bag » à 1790 dollars, inspiré d’un sac poubelle.

Fausse alerte ! Ce sac n’est qu’un vulgaire sac plastique promotionnel pour son film The One. Son personnage, Yu Yan, l’utilise pour que ses parents sourds la repèrent de loin. Zhang l’a repris en public pour ancrer ce symbole narratif et buzzer auprès du public.

Toutefois l’ironie du sort c’est que quand on milite contre les sacs plastiques pour préserver l’environnement, il en va de notre engagement responsable et écologique. Car il faut savoir qu’un sac plastique met entre 100 et 1 000 ans à se décomposer, avec une moyenne souvent citée de 450 ans. Et voilà qu’un simple accessoire de cinéma devient icône de mode, tout en envoyant le mauvais message !

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Aïd al-Fitr sous les nuages : pluies et vents en vue du 19 au 22 mars !

L’Aïd al-Fitr rime avec le sourire des enfants qui revoient leurs « mahbet el 3aid », ces friandises tant attendues, et les visites joyeuses chez les proches. Mais la grande question demeure : quel temps fera-t-il ?

L’Institut national de météorologie (INM) prévoit des fluctuations atmosphériques du 19 au 22 mars, pile pendant les vacances de l’Aïd al-Fitr. Pluies éparses et nuages passants domineront la plupart des régions.

Les maximales jeudi 19 mars oscilleront entre 16 et 21 °C au nord, centre et sud-est. Elles seront comprises entre 22 et 27 °C ailleurs. On notera une légère baisse des températures samedi 21 mars. Tandis qu’elle se stabiliseront le dimanche 22.

Par ailleurs, vendredi et samedi, les nuages s’épaissiront à l’ouest, accompagnés de pluies sporadiques jusqu’à l’est localement. Le vent sera fort près des côtes et au sud, avec des tourbillons de sable nocturnes possibles.

Enfin, le dimanche 22 mars, le temps sera pluvieux au nord et localement dans les régions du centre et du sud-ouest. Le vent soufflera d’ouest-nord-ouest, relativement fort sur la côte et modéré ailleurs. Dans l’ensemble les températures resteront stables.

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Pétrole : les géants chinois renouent avec Moscou

Les grandes compagnies pétrolières publiques chinoises, dont Sinopec et PetroChina, ont relancé leurs recherches de cargaisons de brut russe, après une pause de près de quatre mois. Cette reprise intervient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, qui font craindre des perturbations durables de l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon plusieurs sources de marché citées par Reuters le 17 mars, les filiales commerciales de ces groupes ont récemment approché des fournisseurs pour d’éventuels achats, une première depuis novembre 2025. Si aucun accord n’a encore été officialisé, des transactions pourraient être conclues dans les prochains jours, le pétrole russe conservant un avantage de prix face aux alternatives en provenance du Brésil ou d’Afrique de l’Ouest.

Cette dynamique s’explique en partie par une exemption temporaire accordée par Washington, permettant certaines transactions sur une période de 30 jours à compter du 12 mars, notamment pour des cargaisons déjà chargées. Les acteurs chinois évaluent donc actuellement la faisabilité logistique et financière de ces opérations dans ce délai restreint.

Dans ce contexte incertain, les grandes compagnies pourraient également se tourner vers des raffineurs indépendants chinois disposant de stocks de brut russe. Certains de ces acteurs seraient prêts à revendre leurs cargaisons, profitant de marges plus attractives que celles issues du raffinage.

Sur le plan des prix, le brut russe ESPO — principal mélange exporté depuis l’Extrême-Orient — a été proposé récemment avec une prime d’environ 8 dollars au-dessus du Brent. À titre de comparaison, le brut brésilien de type Tupi affichait une prime nettement plus élevée, entre 12 et 15 dollars.

Le marché a connu un retournement rapide : les cargaisons ESPO, qui se négociaient encore avec de fortes décotes en mars, affichent désormais des primes pour les livraisons d’avril et mai. Cette évolution reflète la recomposition des flux mondiaux de pétrole sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient…

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Libye : nouveau gazoduc pour contrer la pénurie, malgré des réserves colossales

Malgré d’abondantes réserves gazières (53 000 milliards de pieds cubes, selon l’AIE 2023), l’approvisionnement domestique en Libye reste fragile. Le gaz couvrant 70 % de la production électrique (AIE 2024). C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin. Ainsi la National Oil Corporation (NOC) a annoncé le démarrage de la première phase du projet, avec un pompage effectif de gaz, annonce The Libya Observer du 15 mars. Toutefois la NOC alertait sur un risque de pénurie dès 2025 (Libyan Express), appelant à moderniser les infrastructures (Middle East Institute, 2024).

Pour y remédier, la Libye a lancé la première phase d’un gazoduc reliant le champ Farigh (bassin de Syrte, champ 103) à Zueitina, puis au hub de Brega via un pipeline existant de 42 pouces géré par Syrte Oil (The Libya Observer, 15 mars). Ce flux soutiendra la production d’électricité et les industries via le réseau côtier.

 

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L’Afrique en retard sur la propriété intellectuelle : la Tunisie trace son chemin

L’Indice international de la propriété intellectuelle 2026 du Global Innovation Policy Center (GIPC), publié le 11 mars, évalue les 55 plus grandes économies mondiales (90 % du PIB global) sur 53 indicateurs répartis en 10 catégories, comme les brevets, droits d’auteur, marques, secrets d’affaires, application des lois et traités internationaux. Sur une échelle de 0 à 100, il révèle un retard africain persistant : seul le Maroc se classe au 22ème mondial (59,19 points), devant le Ghana (39e, 39,25), le Kenya (42e), l’Afrique du Sud (46e), le Nigeria (47e), Égypte (48e) et Algérie (53e).

La Tunisie, bien que non incluse dans ce top 55 malgré sa taille économique régionale, montre des avancées prometteuses. Et ce, via son cadre législatif renforcé (INNORPI, OTDAV). Mais aussi grâce à sa participation à des conventions internationales et des projets comme TUSIP avec la Suisse pour une Stratégie nationale IP, positionnant le pays comme un challenger émergent en Afrique du Nord.

Le potentiel de la Tunisie, que sait-on?

La Tunisie excelle en réformes : Constitution garantissant la PI; lois sur brevets/dessins/modèles/IG/variétés végétales; partenariats suisses (TUSIP) pour INNORPI/DGPA/OTDAV; et focus sur GIs agroalimentaires/artisanat. Cela pave la voie pour une entrée future dans le top, boostant l’innovation et les exportations face au retard continental.​

Comparaison Afrique 2026

Ces évolutions rappellent l’importance de la propriété intellectuelle pour l’innovation. Ainsi, la Tunisie peut capitaliser sur ses atouts pour rattraper le Maroc et stimuler sa croissance économique.

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Fêtes : la BCT appelle à garantir les retraits et les paiements

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé les banques et la Poste tunisienne à prendre les mesures nécessaires. Objectif : garantir la continuité des opérations de retrait aux distributeurs automatiques de billets (DAB) et des services de paiement électronique. Et ce, à l’occasion du congé de la fête de l’Indépendance et de l’Aïd El Fitr, le 20 mars 2026.

La BCT met l’accent, dans une note, sur la nécessité d’assurer le chargement des DAB et de garantir la disponibilité technique des plateformes électroniques, afin d’assurer la continuité des services financiers sans interruption pendant la période de congé.

L’institut d’émission a également souligné l’importance de l’intervention à temps pour la résolution de tout incident technique. Tout en appelant à prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter d’éventuelles interruptions.

Ces recommandations s’inscrivent dans le souci de garantir le bon déroulement des transactions financières des citoyens, notamment en raison de l’augmentation de la demande de services bancaires et électroniques pendant les périodes de fêtes.

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S&P place la note souveraine de l’Irak sous surveillance négative

L’agence de notation S&P Global a décidé, le mardi 17 mars, de placer la note souveraine à long terme de l’Irak (« B- ») sous surveillance négative. Cette décision reflète une inquiétude croissante quant à la capacité du pays à faire face à un choc externe majeur : l’effondrement brutal de sa production pétrolière, dans un contexte de forte escalade géopolitique au Moyen-Orient.

Selon les estimations évoquées, la production irakienne serait passée d’environ 4,2 millions de barils par jour (bpj) à seulement 1,2 million bpj. Une chute de près de 70 %, directement liée à la fermeture du détroit d’Ormuz, axe vital par lequel transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole. Une telle contraction de la production signifie donc une chute immédiate des revenus de l’État, compromettant : le financement des salaires publics, les subventions énergétiques, les investissements dans les infrastructures et la stabilité sociale

Dans ce contexte, les infrastructures énergétiques, les routes maritimes et les capacités logistiques régionales sont fortement perturbées, affectant en premier lieu des pays exportateurs comme l’Irak.

L’Irak est particulièrement vulnérable à ce type de choc : le pétrole représente environ 90 % des recettes publiques et constitue plus de 95 % des exportations du pays.

Pourquoi S&P envisage une dégradation

La mise sous surveillance négative par S&P Global indique qu’une dégradation de la note est probable à court terme si la situation persiste. Plusieurs facteurs de risque sont identifiés : détérioration rapide des finances publiques, pression sur les réserves de change, risque de déficit budgétaire massif et fragilité politique interne accrue.

Une baisse de la note souveraine rendrait plus coûteux, voire difficile, l’accès de l’Irak aux marchés internationaux de financement.

Si le conflit perdure, l’Irak pourrait entrer dans une crise économique majeure, combinant chute des revenus, tensions sociales et instabilité politique. À l’inverse, une désescalade rapide et la réouverture des voies d’exportation seraient essentielles pour éviter une dégradation de sa note souveraine et limiter les effets d’un choc pétrolier global.

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Dans la francophonie de 2050, la Tunisie occupe déjà une place de choix

Neuf francophones sur dix vivront en Afrique d’ici 2050. Ce chiffre, extrait du rapport La langue française dans le monde 2026, résume à lui seul le déplacement de gravité qui redessine la géographie mondiale d’une langue parlée aujourd’hui par 396 millions de personnes, dont les deux tiers résident déjà sur le continent africain.

La projection à 590 millions de locuteurs pour 2050 n’est pas une extrapolation abstraite. Elle repose sur une réalité documentée. En effet, entre 2010 et 2025, l’Afrique a généré 92 % de la progression du nombre de personnes naissant et grandissant en français. Démographie soutenue et maintien du français comme langue d’enseignement dans les systèmes scolaires nationaux constituent les deux moteurs de cette trajectoire. La francophonie de demain sera ainsi majoritairement jeune, urbaine, mobile et marquée par des pratiques linguistiques mixtes.

Dans ce tableau continental, la Tunisie se distingue par un taux de 63 % de francophones au sein de sa population, l’un des plus élevés de l’ensemble maghrébin. Le français y remplit plusieurs fonctions simultanées : langue de formation scolaire et universitaire, outil opérationnel dans de nombreux secteurs économiques, marqueur de positionnement social et pilier d’une partie substantielle de la production intellectuelle et médiatique nationale.

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Un CMR se penche sur la restructuration de la société El Fouladh

Présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, mardi 17 mars, un conseil ministériel restreint (CMR) a décidé de lancer la restructuration de la société « El Fouladh » et de déployer un nouveau programme d’investissement.

L’objectif est de faire de l’entreprise El Fouladh un pôle des industries minières, capable de répondre aux besoins nationaux en acier, de développer des activités connexes et de renforcer le recyclage des matériaux ferreux. Le plan prévoit d’atteindre une production de 600 000 tonnes de billettes d’acier et de créer 6 600 emplois.

A cet égard, la stratégie repose sur un recentrage de l’activité. Ainsi, plus de 90 % du chiffre d’affaires proviendrait désormais des billettes d’acier; contre une forte dépendance actuelle au fer à béton. Cette réorientation doit améliorer la rentabilité, permettre le remboursement des dettes et assurer la pérennité de l’entreprise.

Le programme vise aussi à réduire les importations coûteuses d’acier (plus de 300 millions de dollars par an). Et ce, en valorisant la ferraille locale et en renforçant l’intégration industrielle.

Dans ce cadre, un programme national de production de billettes d’acier sera lancé, basé sur environ 300 000 tonnes de ferraille disponibles chaque année. Il doit soutenir la compétitivité du secteur, réduire les coûts et renforcer la chaîne de valeur industrielle.

Fondée en 1962, El Fouladh a longtemps été un acteur majeur de la sidérurgie tunisienne, avant de décliner en raison de difficultés de gestion. Sa restructuration, ainsi que celle des Ciments de Bizerte, est présentée comme un choix stratégique visant à renforcer la souveraineté industrielle, soutenir les exportations et relancer l’économie nationale.

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SITEX placée sous règlement judiciaire par le tribunal de Monastir

Le tribunal de première instance de Monastir a prononcé, le 2 mars 2026, l’ouverture d’une procédure de règlement judiciaire à l’encontre de SITEX, société textile anonyme basée à Ksar Hellal et dotée d’un capital d’environ 23 millions de dinars.

Cette décision judiciaire fait suite à des difficultés financières traversées par l’entreprise au cours de la période récente. Elle ouvre la voie à l’élaboration d’un plan de redressement placé sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, dont l’objectif est d’assurer la continuité de l’activité, de préserver les emplois et d’apurer le passif de la société.

Le tribunal a désigné Chiraz Tebra en qualité d’administratrice judiciaire. Elle sera chargée d’accompagner SITEX dans la conduite de cette procédure et dans la recherche de solutions de redressement adaptées.

Dans son communiqué publié sur le site officiel de la BVMT, la société s’est engagée à coopérer pleinement avec les autorités judiciaires et à tenir régulièrement informés ses actionnaires, partenaires, investisseurs et collaborateurs de toute évolution significative relative à cette procédure.

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Libye : un incendie à Sharara ravive les craintes sur la stabilité énergétique

La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a annoncé, dans la matinée de mercredi 18 mars, le détournement progressif des flux de pétrole du champ de Sharara, après un incendie déclenché par une fuite sur un oléoduc. L’opérateur assure que la production se poursuit et n’a fait aucune victime.

Pour limiter les pertes, les flux ont été redirigés vers des infrastructures alternatives. Une partie du brut est désormais acheminée via le pipeline du champ d’El Fil jusqu’au port de Mellitah; tandis qu’une autre est orientée vers les réservoirs de Zawiya via le réseau de Hamada.

A noter que des ingénieurs présents sur site, le 17 courant, avaient indiqué qu’une explosion sur un pipeline avait entraîné un ralentissement progressif de la production. Selon leurs estimations, les réparations pourraient prendre environ deux jours, le temps d’évaluer précisément les dégâts.

Le champ de Sharara Oilfield, situé dans le sud-ouest du pays, est l’un des principaux gisements libyens, avec une capacité comprise entre 300 000 et 320 000 barils par jour…

Ce site stratégique est exploité par une coentreprise associant la NOC, via Akakus Oil Operations, et plusieurs majors internationales, dont Repsol, TotalEnergies, OMV et Equinor.

Cet incident illustre une nouvelle fois la fragilité du secteur pétrolier libyen, régulièrement perturbé par des incidents techniques, des blocages politiques ou des mouvements sociaux depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite du la guerre civile en Libye (2011-2020).

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Sénégal… malheureux vainqueur de la 35ème édition de la CAN!

Coup de théâtre retentissant ! Près de deux mois après la finale de la CAN 2025, remportée sur le terrain par le Sénégal face au Maroc (après prolongation) le 18 janvier à Rabat, la Confédération africaine de football (CAF) a totalement renversé la situation.

En effet, dans la soirée de mardi 17 mars 2026, l’instance du foot africain a annoncé avoir validé l’appel du Maroc, le désignant ainsi champion d’Afrique à la place du Sénégal, désormais déchu de son titre. Une décision qui risque de provoquer une vive polémique sur la planète foot africaine. Notamment, un règlement appliqué en partie, mais bafoué de l’autre.

Suite aux nombreux incidents ayant émaillé cette finale, le jury disciplinaire de la CAF s’était réuni une première fois. Le 28 janvier, plusieurs sanctions individuelles avaient été prononcées contre des acteurs des deux sélections, sans toutefois affecter le résultat du match. Le Maroc, qui réclamait alors une « victoire sur tapis vert », avait vu sa demande rejetée, suscitant une forte contestation et un recours en appel.

Examiné ce mardi, cet appel a abouti à une décision radicalement différente. À l’issue de l’audience, la CAF a tranché en déclarant le Sénégal forfait pour la finale, homologuant ainsi le score de 3-0 en faveur du Maroc. La Fédération Royale Marocaine de Football se voit donc attribuer officiellement le titre de champion d’Afrique.

En quête d’un deuxième sacre continental depuis 1976, le Maroc atteint finalement son objectif, mais dans des circonstances pour le moins inhabituelles, loin du verdict du terrain. De son côté, le Sénégal voit son palmarès réduit à un seul titre, celui acquis en 2022.

Et cette finale restera, malheureusement, une tache noire dans le bilan du président de la CAF, le Sud-africain Dr Patrice Motsepe. Dommage!

Sans doute, une affaire à suivre.

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ECLAIRAGE – Le monde vacille, la Tunisie encaisse

Il est des chocs qui ne préviennent pas, mais qui révèlent tout. Lorsque les marchés deviennent fébriles, que le pétrole franchit à nouveau des seuils critiques et que les grandes puissances monétaires suspendent leur souffle, les économies les plus exposées ne disposent d’aucun luxe d’attente. Elles encaissent. La conjoncture, marquée par les tensions au Moyen-Orient et l’attentisme des banques centrales, agit ainsi comme un révélateur brutal des fragilités structurelles de Tunisie. Dans ce théâtre global de l’incertitude, chaque variation du baril du pétrole, chaque déclaration de la Réserve fédérale américaine, chaque frémissement du dollar se traduit, localement, par des arbitrages douloureux.

 

Le retour d’un pétrole durablement au-dessus des 100 dollars n’est pas une simple donnée de marché. Il constitue une ligne de fracture. Pour une économie importatrice nette d’hydrocarbures comme la Tunisie, la hausse du brut agit immédiatement comme un choc budgétaire.

Le déficit énergétique, déjà chronique, se creuse mécaniquement. La facture extérieure s’alourdit, tandis que les finances publiques sont placées sous tension. Le système de compensation, pilier fragile de la stabilité sociale, se retrouve à nouveau sous pression. Faut-il absorber le choc en creusant le déficit ou le transférer vers les prix domestiques au risque d’une crispation sociale ?

 

Lire aussi – Crise des finances publiques en Tunisie : les économistes prescrivent, les décideurs tergiversent

 

Dans cette équation, le pétrole devient un facteur de souveraineté. Non pas parce que la Tunisie en produit, mais précisément parce qu’elle en dépend.

Inflation importée : la mécanique silencieuse de l’appauvrissement

L’inflation, souvent perçue comme un phénomène abstrait, prend ici une dimension concrète et quotidienne. Elle s’infiltre dans les coûts de transport, dans les prix alimentaires, dans les biens intermédiaires. Elle devient une mécanique silencieuse d’érosion du pouvoir d’achat.

Dans un pays où la dépendance aux importations reste élevée, chaque tension géopolitique se transforme en inflation importée. Et lorsque cette inflation s’installe dans la durée, elle modifie les comportements : les ménages réduisent leur consommation, les entreprises reportent leurs investissements, l’économie ralentit.

Le danger n’est pas seulement une hausse des prix. C’est l’installation d’un climat d’incertitude économique où les anticipations deviennent défensives.

Banques centrales : le temps suspendu des décisions impossibles

Au cœur de cette séquence, les banques centrales avancent avec prudence. La Banque centrale européenne (BCE), comme la Réserve fédérale américaine, semblent privilégier l’attentisme face à un choc encore difficile à quantifier.

Mais cette pause apparente ne signifie pas détente. Les taux restent élevés, les conditions financières demeurent restrictives et les marchés restent hypersensibles au moindre signal.

Pour la Banque centrale de Tunisie (BCT), l’équation est encore plus complexe. Il ne s’agit pas seulement d’arbitrer entre inflation et croissance, mais de composer avec des contraintes externes sur lesquelles elle n’a aucune prise.

 

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Relever les taux pour contenir l’inflation ? Cela risque d’étouffer une économie déjà fragile. Les maintenir ? C’est prendre le risque d’une dérive inflationniste et d’une pression accrue sur le dinar.

Dans cette configuration, la politique monétaire n’est plus un levier souverain. Elle devient un exercice d’équilibriste.

Le dollar fort : une pression invisible mais constante

Lorsque le dollar se renforce, ce n’est pas seulement une question de parité monétaire. C’est une onde de choc silencieuse pour les économies dépendantes.

La majorité des importations stratégiques de la Tunisie, notamment énergétiques, est libellée en dollars. Ainsi, chaque appréciation du billet vert renchérit automatiquement la facture extérieure. Le dinar, pris en étau entre inflation et déséquilibres extérieurs, subit des pressions récurrentes.

Ce mécanisme nourrit une spirale bien connue : dépréciation monétaire, inflation importée, érosion du pouvoir d’achat. Une dynamique difficile à enrayer sans réformes structurelles profondes.

Marchés financiers : la contagion de la prudence

La nervosité des marchés européens, perceptible à travers des indices comme le CAC 40 ou le EuroStoxx 50, traduit une montée de l’aversion au risque. Cette prudence n’épargne pas les marchés émergents.

La Bourse de Tunis (BVMT), bien que relativement isolée, n’évolue pas en vase clos. Le retrait des investisseurs étrangers, la contraction de la liquidité et l’attentisme des acteurs locaux peuvent freiner la dynamique du marché.

Dans ce contexte, les opportunités existent, mais elles deviennent sélectives. Les secteurs générant des revenus en devises ou moins dépendants des importations pourraient résister. Mais l’ensemble reste dominé par une logique de prudence.

Ralentissement mondial : le choc différé mais inévitable

Les mises en garde de l’OCDE sur un ralentissement potentiel de la croissance mondiale ne relèvent pas de la simple anticipation. Elles annoncent un choc différé.

Pour la Tunisie, dont les principaux partenaires économiques se trouvent en Europe, un ralentissement du commerce mondial se traduit directement par une baisse des exportations. Les secteurs industriels, déjà fragilisés, pourraient en subir les conséquences.

Le tourisme, autre pilier des entrées en devises, reste également vulnérable à l’incertitude géopolitique. Or, dans un contexte de tensions prolongées, les flux touristiques deviennent plus volatils.

Une économie sous contrainte : entre adaptation et dépendance

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la conjoncture. C’est la capacité de résilience de l’économie tunisienne qui est mise à l’épreuve.

Chaque crise internationale rappelle la même réalité : la dépendance énergétique, la fragilité des équilibres extérieurs et la limitation des marges de manœuvre macroéconomiques. Tant que ces vulnérabilités persistent, chaque choc exogène se transforme en crise interne.

Mais dans cette contrainte réside aussi une opportunité. Celle de repenser le modèle économique, d’accélérer la transition énergétique, de renforcer la production locale et de diversifier les partenaires commerciaux.

Du choc subi à la stratégie choisie

Le monde entre dans une phase de désordre durable, où les crises ne sont plus des accidents, mais des composantes du système. Dans cet environnement, la Tunisie ne peut plus se contenter de subir.

La hausse des cours du pétrole, les tensions géopolitiques et l’attentisme monétaire mondial ne sont que les symptômes d’un basculement plus profond. Face à cette nouvelle réalité, l’enjeu n’est plus seulement de résister, mais de transformer.

Dans un monde instable, la véritable souveraineté ne réside pas dans l’absence de chocs, mais dans la capacité à les absorber, les anticiper et, surtout, à en faire des leviers de mutation économique.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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TCL perd son procès QLED en Allemagne : fin des pubs trompeuses pour ses TV « quantiques »

Un tribunal de Munich inflige un coup dur au géant chinois TCL : interdiction pure et simple d’utiliser le label « QLED » pour plusieurs de ses téléviseurs, accusés de ne pas tenir leurs promesses en matière de couleurs vives.

En effet, le tribunal régional de Munich a tranché en faveur de Samsung Electronics, qui avait attaqué en avril 2025 la filiale allemande de TCL pour concurrence déloyale. Les juges ont estimé que des modèles comme la série QLED870, vantés comme des téléviseurs à points quantiques, déçoivent les attentes des consommateurs.

Ces derniers associent le QLED à une reproduction des couleurs supérieure, grâce à un contrôle précis de la lumière – or, les plaques de diffusion « quantiques » de TCL n’apportent pas les améliorations promises, rendant les pubs trompeuses.Rappelons que la norme de l’International Electrotechnical Commission définit les vrais QLED comme des écrans à rétroéclairage bleu, équipés d’un film de points quantiques entre la source lumineuse et le panneau, pour des images plus lumineuses et fidèles que les LED classiques.

TCL affirmait pourtant employer des particules quantiques sur ses diffuseurs, une technologie jugée insuffisante par le tribunal.Conséquence immédiate : la branche allemande de TCL ne peut plus vendre ni promouvoir sous le nom « QLED » les modèles incriminés, ni tout autre produit basé sur cette même technique.

Cette sentence risque de faire des vagues ailleurs. En Corée du Sud, Hansol Chemical, fournisseur de matériaux pour points quantiques  a saisi en novembre 2024 la Korea Fair Trade Commission, dénonçant des TV TCL dépourvus des composants essentiels aux vrais QLED.

Aux États-Unis, TCL affronte des class actions en Californie et à New York pour publicité mensongère sur ses QLED, tandis que son rival chinois Hisense subit des poursuites similaires dans des États comme New York et l’Illinois.Cette affaire met en lumière la bataille acharnée autour des technologies d’affichage, où les géants  veillent à protéger leur avance.

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Pour cause de l’Aïd, la CNRPS fait une exception pour ses retraités

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (Cnrps) a annoncé l’avancement exceptionnel de la date de versement des pensions de retraite du mois de mars à l’occasion de l’Aïd al-Fitr.

Dans un communiqué publié mardi 17 mars, la Cnrps a précisé que les versements commencent a partir de mercredi 18 mars 2026.

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