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Opportunités d’affaires : quelles entreprises tunisiennes au RVAFQ?

Les 20 et 2 mai prochain, la Tunisie sera présente au Canada pour participer à la troisième édition du Rendez-vous d’affaires de la Francophonie de Québec (RVAFQ). C’est ce qu’indique le Centre de promotion des exportations (CEPEX) qui indique préparer cette participation afin de renforcer la présence des produits et services tunisiens sur le marché nord-américain.

Au passage on apprend que les échanges commerciaux entre la Tunisie et le Canada ont atteint 630,2 millions de dinars en 2025, dont 523,6 millions à l’exportation, confirmant l’intérêt stratégique de ce marché. Dans ce cadre, une réunion de coordination s’est récemment tenue à la Maison de l’Exportateur à Tunis pour mobiliser les partenaires et optimiser l’accompagnement des entreprises tunisiennes avant, pendant et après l’événement.

A noter que le RVAFQ, organisé par Québec International en collaboration avec le Centre des congrès de Québec, constitue une plateforme de mise en relation pour les entreprises, notamment dans les secteurs de l’énergie, des technologies médicales et des agrotechnologies.

L’édition 2024 avait réuni 25 pays et plus de 1 080 entreprises, ayant généré 1 375 rendez-vous d’affaires et près de 16 millions de dollars de retombées économiques. La délégation tunisienne comptait une trentaine de chefs d’entreprise, dont 66 % ont estimé avoir atteint leurs objectifs, et parmi eux 44,4 % souhaitent participer à l’édition 2026.

Le programme prévoit des rencontres B2B, en présentiel et via une plateforme numérique, ainsi que des conférences sur la diversification des marchés, la gouvernance des PME et l’intelligence artificielle. Le CEPEX souligne que la proximité linguistique et culturelle avec le Québec constitue un atout pour développer les partenariats, dans un espace francophone qui regroupe 54 pays et représente près de 20 % du commerce mondial.

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Guerre : chute du prix du transport maritime mondial du vrac sec

Le transport maritime de marchandises sèches, qui peuvent être stockées et transportées à température ambiante, apparaît pour l’instant comme l’un des principaux perdants de la guerre en Iran. Selon Trade Winds, les taux de fret sur le marché spot ont chuté d’environ un tiers depuis le début des tensions.

D’après les données du Baltic Exchange publiées, le tarif moyen s’élevait à 29 400 dollars par jour le 26 février, soit deux jours avant le déclenchement des hostilités entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Il est désormais tombé à 20 400 dollars par jour. Ce qui représente une baisse de 27,4 %.

Plusieurs transactions récentes illustrent ce recul des prix. La société minière australienne ESL Seal a ainsi conclu un contrat à 9,90 dollars la tonne. Des tarifs encore plus bas ont été observés chez certains concurrents. Ainsi, BHP a obtenu un prix de 9,80 dollars la tonne. Tandis que Rio Tinto a signé un accord avec Marmaras Navigation, filiale de l’armateur grec Diamantis Diamantidis, à 9,40 dollars la tonne. Ces niveaux sont nettement inférieurs aux 10,25 dollars la tonne observés sur le marché une semaine seulement avant le déclenchement du conflit.

Cette évolution contraste fortement avec le climat qui prévalait avant la guerre, en particulier dans le Pacifique, où la demande soutenait les tarifs. Dans le même temps, les coûts du carburant maritime (bunkers) ont été tirés vers le haut par la hausse des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques dans la région.

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Légumes marocains détournés : la Mauritanie renforce les contrôles

Les autorités douanières de Mauritanie ont décidé d’intensifier les contrôles sur les camions se dirigeant vers l’Algérie. Et ce, afin de mettre fin à la réexportation illégale de légumes d’origine marocaine vers les marchés algériens. C’est ce que rapporte le site marocain linformation.com.

Les inspections, accompagnées de mesures de sécurité renforcées, ont ciblé principalement des cargaisons de tomates; mais aussi celles d’oignons et de pommes de terre transitant par la Mauritanie.

Selon les services des douanes, ces opérations ont permis d’immobiliser plusieurs camions de taille moyenne et des véhicules transportant des tonnes de légumes marocains. Les contrôles révéleraient que ces cargaisons ne disposent pas des autorisations nécessaires attestant de leur destination vers le marché mauritanien.

D’après les premières constatations, l’acheminement des produits devaient se faire en réalité vers la ville de Tindouf et certaines zones du sud-ouest de l’Algérie.

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Émirats : une attaque de drone force la plus grande raffinerie à fermer

Les Émirats arabes unis ont suspendu, mardi 10 mars, les opérations de la raffinerie de pétrole de Ruwais, l’une des plus grandes au monde, par mesure de précaution. Et ce, après qu’une attaque de drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle qui abrite ses installations, indique Bloomberg.

La compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi (ADNOC) est en train d’évaluer les dégâts causés à la raffinerie, dont la capacité de traitement est de 922 000 barils de pétrole par jour. A cet égard, notons que Ruwais est la seule raffinerie d’Abu Dhabi et l’une des plus grandes au monde. Sachant que la destination de la majeure partie du carburant produit est l’exportation.

Par ailleurs, il est à souligner que l’Arabie saoudite a elle aussi fermé sa plus grande raffinerie la semaine dernière. Tandis que le Qatar a fermé la plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, après des attaques de drones.

Au final, Saudi Aramco et ADNOC ont augmenté leurs exportations en empruntant des routes alternatives. Et ce, pour contourner le détroit d’Ormuz, qui reste quasiment fermé, sous la menace des tirs iraniens.

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Égypte : la flambée des prix du carburant inquiète la population

En Égypte, les autorités annoncent une hausse exceptionnelle des prix des carburants. Et ce, suite à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Dans un communiqué, le gouvernement égyptien indique que les prix de plusieurs produits pétroliers et autres carburants automobiles ont été relevés de 3 livres par litre (1 livre = 0,056 dinar tunisien). Une mesure qui entre en vigueur immédiatement en Égypte.

Selon les autorités, cette décision intervient en raison des circonstances exceptionnelles que traversent les marchés internationaux de l’énergie, marquées par l’escalade géopolitique dans la région. Cette situation a entraîné une hausse importante du coût des importations énergétiques ainsi que de la production locale.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, la montée des risques géopolitiques et l’augmentation des coûts de transport et d’assurance ont contribué à une flambée des prix mondiaux du pétrole brut et des produits raffinés. Ils atteignent des niveaux rarement observés ces dernières années, soulignent les autorités du pays. Celles-ci assurent suivre de près l’évolution des marchés et des coûts, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers et gaziers pour les citoyens et les différents secteurs de l’économie.

Voici les nouveaux prix du carburant en Égypte :

  • Essence 95 octane : de 21 à 24 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 92 octane : de 19,25 à 22,25 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 80 octane : de 17,75 à 20,75 livres égyptiennes le litre;
  • Diesel (gazole) : de 17,5 à 20,5 livres égyptiennes le litre;
  • Bouteille de gaz domestique (12,5 kg) : de 225 à 275 livres égyptiennes.

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Nathalie Harrison : pionnière du leadership féminin dans la tech META-CWA

Nathalie Harrison trace sa voie dans l’univers masculin de la tech, où les femmes comme elle redessinent les contours du leadership en région META-CWA. À la tête du marketing Epson pour le Moyen-Orient, Turquie, Afrique et Asie centrale/occidentale, cette Britannique basée à Dubaï allie expertise et militantisme pour l’inclusion féminine.

Arrivée chez Epson UK en 2018 comme manager marketing pour le Royaume-Uni et l’Irlande, après des postes clés dans la tech, le gaming et le retail, Nathalie Harrison cumule un Postgraduate Diploma in Marketing du Chartered Institute of Marketing et un MA in Marketing and Innovation de l’Anglia Ruskin University. Promue à son rôle régional actuel, elle pilote des stratégies data-driven et omnicanales, adaptées à des marchés comme la Tunisie.

Pour la Journée des droits des femmes, elle met en avant les 47 % de postes de management tenus par des femmes dans sa région. Et une parité parfaite (50/50) dans les équipes tunisiennes. Elle valorise la nomination d’Imen Gorrab au poste de Consumer Sales Manager pour la Tunisie, l’Algérie et l’océan Indien. Tout en voyant dans la diversité un catalyseur d’idées neuves et de décisions éclairées.

Partenariats inspirants

Par ailleurs, elle impulse des collaborations comme celle avec Shakira pour une campagne liant créativité, éducation et technologie. Laquelle vise à motiver les jeunes – filles et garçons – vers les STEM, en cultivant la pensée critique et la collaboration.

En Tunisie et ailleurs, elle note une soif de solutions éco énergétiques, durables et flexibles face au travail hybride, portée par un écosystème entrepreneurial jeune et dynamique. Le marketing, digital et localisé, mise sur des webinaires, des réseaux sociaux et des relations clients personnalisées pour fidéliser.

“Soyez audacieuses, croyez en vous et saisissez les chances”, exhorte-t-elle aux femmes de la tech. Et ce, en prônant un mentorat et des parcours évolutifs pour un leadership féminin qui dynamise l’innovation.

Avec communiqué

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Marco Carniello : « La Tunisie a la combinaison parfaite pour accélérer le changement »

En marge du Salon international « KEY – The Energy Transition Expo », organisé par Italian Exhibition Group (IEG) du 4 au 7 mars 2026 à Rimini, le responsable des affaires commerciales d’IEG, Marco Carniello, a souligné dans une déclaration à l’agence TAP l’importance de la coopération tuniso-italienne comme levier stratégique pour la transition énergétique en Méditerranée.

 M. Carniello explique que cet événement constitue une plateforme de rencontre entre fournisseurs de technologies, décideurs publics et investisseurs visant à accélérer la décarbonation. Il affirme que la Tunisie et l’Afrique du Nord disposent d’atouts majeurs, notamment un potentiel considérable en énergies solaire et éolienne. D’ailleurs, le responsable souligne que l’enjeu ne réside plus dans le développement de technologies isolées; mais dans leur intégration, en particulier avec les systèmes de stockage et les logiciels de gestion énergétique.

Lire aussi — Tunisie-Italie : KEY 2026, catalyseur de partenariats énergétiques

Interrogé sur les technologies les plus prisées, Marco Carniello a indiqué que l’intérêt est équilibré entre le solaire, l’éolien et la gestion de l’énergie. Tandis que l’hydrogène reste encore en phase de déploiement industriel. Il a insisté sur le fait que la Tunisie possède une « combinaison parfaite » (ensoleillement et potentiel éolien) pour innover et jouer un rôle clé dans la région.

En outre, le représentant d’IEG a cité en exemple le projet d’interconnexion électrique « ELMED » entre la Tunisie et l’Italie, qu’il considère comme un signal fort de la coopération bilatérale. Il a conclu en affirmant que la transition énergétique est désormais liée à la sécurité et à la stabilité. Tout en appelant à accélérer les initiatives communes pour garantir la sécurité énergétique et la protection de l’environnement.

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Forbes : 23 milliardaires africains à 126,7 milliards USD

L’Agence Ecofin relaye le classement Forbes du 11 mars 2026. Le club des milliardaires africains passe de 22 à 23 membres en un an, avec le retour tonitruant de l’Égyptien Samih Sawiris (télécoms). Leur fortune cumulée bondit de 21 % (+20,3 milliards USD) à un pic historique de 126,7 milliards USD. Elle est boostée par la reprise des bourses africaines et la stabilité monétaire.

Aliko Dangote domine pour la 15e année consécutive avec 28,5 milliards USD (+4,6 milliards), grâce à l’envolée de 69 % des actions Dangote Cement à Lagos et un bénéfice net doublé à 725 millions USD. Johann Rupert (Afrique du Sud, luxe) suit à 16,1 milliards (+2,1 milliards).Tandis qu’Abdulsamad Rabiu (Nigeria, BUA Group) explose de la 6e à la 3e place avec 11,2 milliards USD (+120 %, +6,1 milliards).

La répartition est comme suit : sept Sud-Africains, six Égyptiens, quatre Nigérians, trois Marocains, plus un respectivement en Algérie, Tanzanie et Zimbabwe. Forbes cible les résidents ou acteurs principaux du continent, écartant Mo Ibrahim ou Nathan Kirsh.

Top Forbes 2026 des milliardaires africains (via Ecofin) :

1-Aliko Dangote (Nigeria) : 28,5 milliards USD;
2-Johann Rupert (Afrique du Sud) : 16,1 milliards;
3-Abdulsamad Rabiu (Nigeria) : 11,2 milliards;
4-Nicky Oppenheimer (Afrique du Sud) : 10,6 milliards;
5-Nassef Sawiris (Égypte) : 9,6 milliards;
6-Mike Adenuga (Nigeria) : 6,5 milliards;
7-Naguib Sawiris (Égypte) : 5,6 milliards;
8-Patrice Motsepe (Afrique du Sud) : 4,3 milliards;
9-Mohamed Mansour (Égypte) : 4 milliards;
10-Michiel Le Roux (Afrique du Sud) : 3,8 milliards;
11-Koos Bekker (Afrique du Sud) : 3,6 milliards;
12-Issad Rebrab (Algérie) : 3,6 milliards;
13-Jannie Mouton (Afrique du Sud) : 2,7 milliards;
14-Mohamed Dewji (Tanzanie) : 2,1 milliards;
15-Strive Masiyiwa (Zimbabwe) : 2,1 milliards;
16-Christoffel Wiese (Afrique du Sud) : 1,9 milliard;
17-Youssef Mansour (Égypte) : 1,8 milliard;
18-Othman Ben Jelloun (Maroc) : 1,7 milliard;
19-Aziz Akhannouch (Maroc) : 1,6 milliard;
20 -Yassen Mansour (Égypte) : 1,4 milliard;
21-Samih Sawiris (Égypte) : 1,4 milliard;
22-Femi Otedola (Nigeria) : 1,3 milliard;
23-Anas Sefrioui (Maroc) : 1,3 milliard.

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De la résilience à la rupture : la classe moyenne tunisienne sous pression

La classe moyenne tunisienne, longtemps perçue comme le socle du contrat social et un pilier de stabilité, se trouve aujourd’hui dans une situation de fragilité inédite. C’est le constat sans appel que dresse une note d’analyse publiée par l’Association des économistes tunisiens (ASECTU), sous la plume de l’économiste Fatma Mabrouk.  

La note, intitulée « Quand les crises redessinent la classe moyenne en Tunisie : Vulnérabilités révélées et résilience en action », rappelle d’emblée que la classe moyenne ne se réduit pas à un critère de revenu. Elle repose sur la stabilité professionnelle, l’accès aux services essentiels et la capacité à maintenir un certain niveau de vie Trois dimensions aujourd’hui sévèrement mises sous pression. L’accumulation de chocs économiques, sociaux et environnementaux a engendré une érosion accélérée du pouvoir d’achat : inflation, hausse du coût des services, pénuries et pression fiscale fragilisent des ménages pourtant situés au-dessus du seuil de pauvreté, mais désormais exposés à un risque réel de déclassement social.

Une résilience à double tranchant

Face à ces chocs, les ménages tunisiens ne sont pas restés passifs. La migration, la diversification des revenus et le recours accru aux solidarités informelles constituent autant de stratégies d’adaptation qui permettent d’amortir les effets des crises. Toutefois, l’économiste souligne que ces mécanismes génèrent des coûts sociaux et économiques importants, notamment en termes de précarisation et de fuite des compétences, révélant ainsi une résilience davantage contrainte que choisie.

L’auteure plaide pour la mise en place d’un dispositif public intégré combinant protection sociale adaptée, accès au financement, sécurisation de l’emploi et valorisation stratégique de la migration circulaire, afin de restaurer la capacité de projection de la classe moyenne et sa contribution à une croissance inclusive. Cette stratégie se doit d’être à la fois progressive et capable de consolider les mécanismes d’adaptation déjà mobilisés par les ménages, tout en créant des opportunités économiques durables et inclusives.

La formalisation de l’économie informelle comme levier structurant

Le renforcement et l’accélération de la formalisation de l’économie informelle apparaissent comme une priorité, dans la mesure où ces activités constituent un filet de sécurité central face à l’instabilité des revenus. Une approche progressive et inclusive de la formalisation permettrait de sécuriser les moyens de subsistance, d’améliorer l’accès à la protection sociale et au financement formel, tout en renforçant la productivité et l’intégration des acteurs concernés dans l’économie nationale. Parallèlement, la diversification des sources de revenus et le développement de l’auto-entrepreneuriat sont présentés comme des leviers complémentaires pour stimuler l’innovation et réduire la dépendance des ménages à une seule activité professionnelle. Des secteurs tels que l’e-commerce, l’agriculture urbaine, les énergies renouvelables, l’artisanat modernisé et les services numériques ouvrent à cet égard de nouvelles perspectives de création de valeur, sous réserve d’un accompagnement ciblé.

La diaspora, un atout stratégique encore sous-exploité

La migration circulaire et le transfert de compétences constituent, selon la note, un potentiel stratégique encore insuffisamment exploité. Facilitée par des accords bilatéraux avec les pays d’accueil, la migration circulaire offre la possibilité aux migrants de revenir périodiquement en Tunisie pour investir, partager leurs compétences et contribuer à des projets locaux. Pour la classe moyenne, cela représente une opportunité de stabiliser les revenus grâce aux transferts de fonds, tout en bénéficiant indirectement de la création d’emplois, de transferts technologiques et d’investissements productifs. L’optimisation de cet effet suppose la mise en place de dispositifs d’accompagnement au retour, d’incitations fiscales pour l’investissement productif et de programmes de transfert de savoir-faire, en collaboration avec les associations de migrants et le secteur privé.

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Inclusion financière et RSE bancaire en Tunisie : données, réalités et leviers d’action

La responsabilité sociale (RSE) des institutions financières tunisiennes est aujourd’hui au cœur du débat sur le développement régional. Pour que cette ambition se traduise en actes, trois conditions sont indispensables : une lecture rigoureuse des chiffres disponibles, une évaluation réaliste des outils technologiques mobilisables et la définition d’instruments opérationnels précis. C’est l’objet de cet article.

Ce que les données bancaires tunisiennes révèlent réellement

 

Avant de proposer des solutions, il convient de lire correctement le problème. Les rapports de la Banque centrale de Tunisie (BCT) fournissent à cet égard des indicateurs instructifs – et peu souvent cités dans le débat public.

Un secteur en retrait sur le financement de l’économie réelle. L’encours total des crédits à l’économie a atteint 118,6 milliards de dinars en 2024, avec une croissance de 2,8 % seulement, identique à 2023 et très en deçà de la croissance nominale de l’économie. Ce ralentissement n’est pas conjoncturel : il est le reflet d’un repositionnement structurel des bilans bancaires.

La montée en puissance des titres publics. La part des crédits dans le total des actifs bancaires recule à 65 %. Tandis que le portefeuille-titres représente désormais 20,1 % des actifs, dont 10,9 % en bons du Trésor. Ce basculement est révélateur : les banques, en particulier les établissements publics, trouvent dans le financement de l’État un placement moins risqué et administrativement plus simple que le crédit aux PME ou aux structures de l’économie sociale.

« Chaque dinar placé en bons du Trésor est un dinar qui ne finance pas une coopérative agricole à Kébili, ni une filière oasienne à Tozeur ».

L’absence de mesure territoriale du crédit : un angle mort majeur. Ni la BCT, ni les établissements bancaires ne publient aujourd’hui une répartition régionale systématique de leurs encours professionnels. Cette opacité territoriale est en elle-même un problème : sans données, il est impossible d’évaluer l’ampleur réelle des fractures régionales dans l’accès au crédit, ni de mesurer les progrès d’une politique d’inclusion financière. La transparence territoriale est la première condition d’une RSE bancaire crédible.

L’intelligence artificielle au service de l’ESS : potentiel réel, conditions exigeantes

 

L’intelligence artificielle offre des perspectives concrètes pour améliorer l’évaluation du risque dans les projets d’économie sociale et solidaire, suivre l’impact territorial des financements et élargir l’accès au crédit à des populations aujourd’hui exclues des modèles de scoring classiques. Mais ce potentiel n’est accessible qu’à des conditions que le secteur bancaire tunisien doit d’abord réunir.

Le niveau de préparation actuel. En 2024, Oxford Insights classait la Tunisie au 92ème rang mondial sur 188 pays dans son indice de préparation à l’IA, en recul de 11 places par rapport à 2023. Ce positionnement, en baisse continue depuis 2019, ne disqualifie pas l’ambition technologique; mais il en fixe le point de départ avec réalisme.

Quatre chantiers préalables conditionnent l’efficacité de l’IA dans le crédit ESS

La qualité des données : les modèles d’IA sont aussi fiables que les données qui les alimentent. Plusieurs banques tunisiennes n’ont pas encore achevé la modernisation de leurs Core Banking Systems. Déployer un scoring alternatif sur des bases de données fragmentées ou hétérogènes produirait des résultats peu fiables — et potentiellement défavorables aux projets à forte valeur sociale.

Le cadre réglementaire : la BCT n’a pas encore publié de doctrine sur l’usage de l’IA dans l’évaluation du crédit. Cette lacune crée une insécurité juridique qui freine l’investissement, même chez les établissements les plus volontaristes.

Les compétences humaines : le développement et la maintenance de modèles de scoring alternatifs requièrent des profils data science encore rares dans le secteur bancaire tunisien. Il s’agit d’un investissement en capital humain qui s’inscrit sur plusieurs années.

L’équilibre économique des portefeuilles ESS : pour une banque publique aux ressources contraintes, investir dans une infrastructure IA dédiée à des projets à rentabilité immédiate limitée nécessite soit une incitation réglementaire explicite, soit un mécanisme de cofinancement institutionnel.

« L’IA n’est pas une solution clé en main. C’est un horizon atteignable, à condition d’en planifier sérieusement les étapes, sur un horizon de trois à cinq ans. »

Cette planification progressive est précisément ce que la BCT a esquissé dans ses travaux sur la digitalisation bancaire, en identifiant une trajectoire en trois phases articulant modernisation des systèmes, renforcement des compétences et déploiement des outils d’analyse avancée. Le secteur bancaire gagnerait à s’approprier cette feuille de route et à la décliner par établissement.

Trois instruments opérationnels pour une inclusion financière régionale effective. L’inclusion financière régionale ne se décrète pas : elle se construit à travers des mécanismes précis, testés et adaptables au contexte tunisien. Trois instruments, qui font leurs preuves dans des pays comparables, méritent d’être sérieusement examinés.

  1. Un fonds de garantie dédié à l’ESS. La Tunisie dispose déjà de mécanismes de garantie via SOTUGAR. Il s’agit d’en étendre la logique aux structures de l’économie sociale : coopératives, mutuelles, associations productives et sociétés communautaires. Une garantie partielle de 60 à 70 % du risque permettrait aux banques de financer ces projets sans supporter seuls l’intégralité de l’exposition. Le modèle marocain Damane Intelak, opérationnel depuis 2016, offre une référence directement transposable, avec des résultats mesurables sur l’accès au financement des structures informelles et semi-formelles.
  2. Une obligation de reporting territorial du crédit. Instauré aux États-Unis dès 1977, le Community Reinvestment Act (CRA) oblige les établissements bancaires à publier annuellement la répartition géographique de leurs crédits professionnels et immobiliers. Un mécanisme analogue, adapté à l’échelle tunisienne et piloté par la BCT, permettrait de rendre visibles les déséquilibres réels, d’objectiver les progrès accomplis et de créer une pression de marché en faveur d’une allocation plus équilibrée du crédit. Ce reporting pourrait être introduit progressivement, en commençant par les banques publiques, avant d’être étendu à l’ensemble du secteur.
  3. Une sandbox réglementaire pour l’expérimentation de scoring ESS. Plutôt que d’attendre un cadre IA complet, la BCT pourrait autoriser des banques volontaires à expérimenter des modèles de scoring alternatifs sur des portefeuilles pilotes délimités : plafond d’exposition défini, durée de trois ans, rapport d’impact obligatoire à mi-parcours et en fin d’expérimentation. Ce dispositif de sandbox réglementaire est déjà adopté par la Banque centrale d’Égypte et Bank Al-Maghrib pour les fintechs. Il permet d’apprendre à coût maîtrisé, sans exposer le système à un risque systémique.

« Ces trois instruments existent. Ils ont été testés. Ils sont adaptables. Ce qui manque, c’est la décision de les activer. »

De l’ambition à l’architecture

 

Le secteur bancaire tunisien possède les fondations pour devenir un acteur central du développement régional et de l’économie sociale et solidaire. Les intentions sont là. Les modèles d’inspiration africains et méditerranéens sont documentés. Les outils technologiques, à condition d’être déployés avec rigueur, offrent des perspectives réelles.

Ce qui fait encore défaut, ce n’est ni la volonté, ni l’inspiration : c’est l’architecture incitative. Un fonds de garantie ESS, une obligation de reporting territorial, une sandbox réglementaire, trois instruments précis qui transformeraient l’engagement moral en engagement structurel.

L’inclusion financière régionale n’est pas une question de générosité institutionnelle. C’est une question d’ingénierie financière et réglementaire. La Tunisie a aujourd’hui les outils pour la construire, à condition de passer, résolument, du discours au dispositif.

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Guerre au Liban : l’exode massif de civils s’aggrave

Plus d’une semaine après la nouvelle escalade du conflit, déclenchée le 2 mars, la situation humanitaire au Liban se détériore rapidement. Les avertissements d’évacuation lancés par Israël à l’encontre des habitants de plus de 53 villages et zones densément peuplées, combinés à l’intensification des frappes aériennes, ont forcé des familles entières à fuir leurs maisons en quelques minutes seulement. 

Les autorités libanaises ont annoncé, mardi 10 mars, que plus de 667 000 personnes se sont déjà enregistrées sur la plateforme gouvernementale dédiée aux déplacés. Parmi ces personnes, environ 120 000 sont actuellement hébergées dans des centres collectifs désignés par le gouvernement. Beaucoup d’autres ont trouvé refuge chez des proches ou sont toujours à la recherche d’un logement. Nombre de ces familles avaient déjà été contraintes de fuir une première fois lors des hostilités de 2024. Beaucoup sont parties dans l’urgence, emportant à peine quelques effets personnels, et ont cherché refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans le nord du pays ou dans certaines zones de la vallée de la Bekaa.

La crise provoque également un mouvement de fuite vers la Syrie. D’après les autorités syriennes, plus de 78 000 Syriens ont franchi la frontière à partir du Liban depuis le début de l’escalade, ainsi que plus de 7 700 Libanais.

Sur le territoire libanais, le HCR affirme soutenir les autorités depuis le premier jour de la crise. L’agence indique avoir distribué environ 168 000 articles d’urgence à plus de 63 000 déplacés répartis dans plus de 270 centres d’hébergement. Ces fournitures comprennent notamment des matelas, des couvertures, des nattes, des sacs de couchage, des lampes solaires et des jerricans.

Pour accélérer la distribution de cette aide, l’organisation travaille avec des ONG locales et internationales, les municipalités ainsi que la Croix-Rouge libanaise. Et ce, afin d’acheminer les fournitures vers les abris collectifs et les zones difficiles d’accès où des familles restent encore isolées.

Au-delà des besoins matériels, la crise provoque également un profond choc psychologique. Selon les équipes humanitaires, de nombreux enfants, adultes et personnes âgées présentent des signes de peur et de traumatisme. À travers ses centres communautaires et ses partenaires, le HCR assure un soutien psychosocial, identifie les personnes les plus vulnérables, aide à réunir les enfants séparés de leurs familles et soutient les personnes handicapées.

Alors que les combats se poursuivent, les organisations humanitaires rappellent que les civils doivent être protégés en toutes circonstances et qu’un accès humanitaire sûr et sans entrave est indispensable pour acheminer l’aide aux populations les plus touchées.

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Kaies Samet : « La guerre au Moyen-Orient aggrave une conjoncture économique déjà fragilisée »

Kaies Samet, Maître de conférences en sciences économiques, analyse, dans une déclaration accordée à l’Economiste Maghrébin, les répercussions du conflit régional au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne. Entre flambée du prix du pétrole, perturbation des routes maritimes, tensions sur les finances publiques et pouvoir d’achat des ménages en berne, il dresse un tableau préoccupant pour les années 2026 et 2027, tout en écartant l’existence de solutions immédiates.

Notre invité rappelle que les guerres ont toujours produit des effets directs et mesurables sur l’économie mondiale, en particulier à travers la variable pétrolière. Il souligne que le prix du baril a d’ores et déjà franchi le seuil de cent dollars, un niveau qu’il qualifie d’extrêmement préoccupant, non seulement pour la Tunisie, mais pour l’ensemble des économies de la planète. Le pétrole est en effet une ressource utilisée dans pratiquement tous les secteurs d’activité, à commencer par les transports. Ce qui implique que toute hausse significative de son cours se répercute mécaniquement sur l’ensemble de la chaîne économique et détériore la situation de nombreux pays.

Double exposition de la Tunisie : importations et routes maritimes

L’économiste identifie deux mécanismes de transmission principaux. Le premier est direct : la Tunisie étant un pays importateur de pétrole, elle supporte intégralement le renchérissement du baril. Le second passe par les routes maritimes : les tensions en mer Rouge ont conduit à une réduction sensible du nombre de navires empruntant cette voie stratégique. Cette contraction de l’offre de transport maritime entraîne, par le jeu classique de la loi de l’offre et de la demande, une hausse des coûts et des prix.

Kaies Samet précise à cet égard que le budget de l’État tunisien pour l’exercice en cours a été construit sur la base d’un prix du baril fixé à soixante-quinze dollars. L’écart entre cette hypothèse de départ et la réalité des marchés soulève dès lors de sérieuses interrogations quant à la capacité du pays à honorer ses engagements financiers, dans un contexte de ressources déjà limitées.

Des budgets 2026 et 2027 sous forte pression

Le maitre de conférences en sciences économiques estime que les effets négatifs seront particulièrement marqués prochainement. Il souligne que personne n’avait anticipé une telle évolution au moment de l’élaboration du budget. Ce qui rend la situation d’autant plus difficile à gérer. Pour 2027, l’économiste juge que les répercussions pourraient être encore plus sévères si le conflit se prolonge. Il appelle à une anticipation rigoureuse et à une préparation budgétaire plus proactive, impliquant sans doute des arbitrages et des sacrifices à différents niveaux de dépense publique.

Un pouvoir d’achat des ménages en péril

L’économiste tunisien prévoit une dégradation sensible du pouvoir d’achat des citoyens. Le renchérissement du pétrole se répercutera d’abord sur le coût des matières premières utilisées dans la production, puis sur le prix des produits finis, en raison notamment de la hausse des coûts de transport. Il note que le secteur des transports se situe en Tunisie à des niveaux encore raisonnables comparativement à d’autres pays, notamment ceux du Golfe, mais que la situation est susceptible de se dégrader rapidement.

L’expert universitaire insiste sur l’interdépendance de la chaîne des prix : une hausse du pétrole entraîne une augmentation en cascade de l’ensemble des coûts. L’inflation, déjà présente, risque ainsi de s’accélérer et de peser davantage sur le quotidien des ménages, rendant la vie plus chère dans un pays qui souffre déjà d’une conjoncture économique défavorable.

Aucune solution miracle en vue

Kaies Samet se montre particulièrement prudent sur ce point, et affirme ne pas souhaiter induire l’opinion en erreur.

Il souligne d’abord que la pression fiscale est déjà très élevée, représentant selon lui environ 85 % des ressources fiscales de l’État. Dans ces conditions, toute augmentation supplémentaire de la charge fiscale, qu’elle pèse sur les personnes physiques ou sur les entreprises, lui paraît difficilement envisageable. La population supporte déjà, à ses yeux, un niveau de pression fiscale proche de l’asphyxie.

Il écarte également la piste d’une réduction des subventions comme levier d’ajustement immédiat. Si des ressources alternatives pourraient théoriquement être mobilisées, l’économiste reconnaît qu’il ne voit pas de solutions véritablement efficaces et rapides permettant de sortir le pays de cette situation, surtout si la crise venait à s’aggraver.

Le seul voeu : que le conflit ne s’étende pas

Notre expert est explicite : le seul souhait raisonnable qu’il formule pour le pays est que le conflit ne s’étende pas davantage et ne se prolonge pas dans le temps. Il rappelle que la Tunisie, pays aux ressources financières limitées, ne dispose pas des marges de manœuvre nécessaires pour absorber un choc économique de grande ampleur.

Selon notre invité, la Tunisie est encore loin d’avoir achevé sa transition énergétique et ne dispose pas, à ce stade, de capacités suffisantes pour se tourner vers des sources d’énergie de substitution aux énergies fossiles, notamment le gaz et le pétrole. Dans ce contexte, il estime que si la guerre devait se prolonger, l’économie tunisienne en subirait davantage les conséquences.

Dès lors, ajoute-t-il, la seule solution susceptible de limiter les dégâts à court terme demeure l’arrêt du conflit. Si les hostilités devaient se poursuivre et si leurs retombées économiques devaient prendre une dimension catastrophique à l’échelle internationale, la Tunisie, dont la situation économique est déjà fragilisée, se retrouverait dans une position encore plus précaire.

L’économiste conclut en affirmant clairement qu’il n’existe dans ce scénario aucune sortie de crise à portée de main, et qu’il serait illusoire de prétendre le contraire.

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Vitalait s’engage aux côtés des Aigles de Carthage

Vitalait, acteur de référence de l’industrie laitière en Tunisie, annonce la conclusion d’un partenariat officiel avec la Fédération Tunisienne de Football (FTF). Cet accord marque l’entrée de Vitalait dans la famille des partenaires de la sélection nationale, à l’aube d’une échéance historique : la qualification des Aigles de Carthage à la Coupe du Monde 2026.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité naturelle de l’engagement sportif de Vitalait. Depuis plusieurs années, la marque soutient activement le sport à travers son accompagnement de clubs régionaux. Rejoindre aujourd’hui l’équipe nationale, symbole d’unité et de fierté tunisienne, représente une étape majeure dans cette démarche. Au-delà du sponsoring, cette alliance incarne un alignement profond de valeurs : performance, dépassement de soi et solidarité. Des principes qui guident autant les joueurs sur le terrain que les équipes Vitalait dans leur travail quotidien.

Cet engagement de partenariat dépasse la dimension sportive pour embrasser une dimension de santé publique et de bien-être. En s’associant aux Aigles de Carthage, la marque réaffirme sa vocation : nourrir la performance, du sportif amateur au champion national.

« Nous sommes heureux et honorés de concrétiser cet accord stratégique avec la Fédération tunisienne de football tourné vers l’échéance de la Coupe du Monde 2026. Si Vitalait est déjà fortement impliquée au niveau régional en encadrant environ 20 associations avec un budget conséquent, ce partenariat marque notre passage à l’échelle nationale. C’est une étape symbolique et prometteuse que nous franchissons pour soutenir la Fédération et, plus largement, le rayonnement de la Tunisie sur la scène sportive ». C’est ce qu’affirme  M. ALi Klebi, Président du conseil d’administration de Vitalait et signataire du partenariat en lieu et place de M. Moez Klebi, Directeur Général.

« Nous sommes honorés de sceller aujourd’hui ce partenariat avec Vitalait, une entreprise historique qui joue déjà un rôle majeur dans le soutien des activités sportives et associatives en Tunisie. Cette alliance s’inscrit dans la stratégie de la Fédération visant à mobiliser des ressources pour le développement du football national. En travaillant main dans la main avec un partenaire de cette envergure, nous ambitionnons de bâtir un bel avenir pour le football tunisien », déclare pour sa part  M. Moez Nasri, Président de la Fédération Tunisienne de Football.

À travers cette alliance, Vitalait et la Fédération tunisienne de football affirment une ambition commune : faire rayonner la Tunisie, sur les terrains, comme dans le quotidien des familles tunisiennes.

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Kaïs Saïed trace le plan 2026-2030 participatif

Le président de la République, Kaïs Saïed, a rencontré dans la journée du mardi 10 mars 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Au menu de cet entretien : le projet préliminaire du plan de développement 2026-2030. Le chef de l’État a insisté sur le fait que ce plan naîtra de la volonté populaire, fondée sur les aspirations des citoyens, loin des approches centralisées du passé. Grâce au système électoral des conseils locaux et régionaux, les initiatives citoyennes seront compilées et réalisées.

Kaïs Saïed a rappelé le rôle pivot de l’État dans le social, à travers l’éducation, la santé, le transport, le logement. A savoir, des secteurs négligés, voire dévastés par la corruption, le sabotage et la privatisation à bas prix dans les institutions publiques.

De même qu’il a réaffirmé le droit à un travail décent et justement rémunéré, avec des efforts incessants pour le matérialiser malgré les obstacles.

La répartition équitable des richesses, a-t-il ajouté, est l’objectif prioritaire. Tout en affirmant que la Tunisie regorgeait de potentialités. Les choix passés, marqués par l’injustice ou des diktats étrangers, sont à rejeter, poursuit-il.

Enfin, les statistiques doivent se traduire concrètement dans la vie quotidienne des citoyens, au-delà des discours et bulletins d’information.

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Bourse de Tunis: qu’est-ce qui fait flamber le Tunindex?

A l’inverse des autres places financières, le marché boursier connaît une dynamique sans précédant. Le Tunindex a clôturé, mardi 10 mars 2026, sur une envolée de 1,16 % à 15 049,43 points dans un volume soutenu de 12,9 millions de dinars (MDT), selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

Le titre SAH LILAS s’est offert la meilleure performance de la séance. Dans un volume relativement soutenu de 435 mille dinars, l’action du spécialiste des articles hygiéniques s’est appréciée de 4 % à 13,930 D.

Le titre POULINA GROUP HOLDING a été la valeur vedette de la séance. L’action a enregistré un bond de 3,5 % à 23,700 D. PGH a, ainsi, chapeauté le palmarès des échanges en alimentant le marché avec des capitaux de 3,5 MD sur la séance (soit 27 % du volume transigé sur la cote).

Le titre UADH a accusé la plus forte correction de la séance. Dans un flux anémique de 3 mille dinars, l’action a trébuché de 4,3 % à 0,450 D.

Le titre EURO-CYCLES a figuré parmi les plus fortes baisses de la séance. L’action du producteur des vélos a reculé de -2 % à 11,750 D faisant savoir que la valeur a amassé un volume global de 51 mille dinars sur la séance.

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Pénurie d’hélium : l’Algérie vise l’Europe

Le marché mondial de l’hélium fait face à une nouvelle source d’incertitude après l’arrêt des opérations de liquéfaction du gaz naturel au Qatar. Un événement susceptible de perturber fortement les approvisionnements mondiaux de ce gaz rare. L’Algérie apparaît désormais comme la destination la plus appropriée pour garantir les exportations d’hélium vers l’Europe. Et ce d‘après les informations que publie la plateforme ‘Energy’, le 9 mars.

La société QatarEnergy a annoncé le lundi 2 mars la suspension de la production de gaz naturel liquéfié dans certaines installations industrielles. Et ce, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et d’attaques de drones visant des infrastructures énergétiques. L’entreprise a ainsi invoqué la clause de force majeure pour plusieurs contrats. Cette décision ne touche pas uniquement les exportations de GNL, mais également des produits associés à cette industrie, notamment l’hélium, qui est généralement extrait lors du traitement du gaz naturel avant sa liquéfaction.

L’arrêt de production au Qatar suscite de fortes inquiétudes dans le secteur des gaz industriels. Le pays figure en effet parmi les plus grands producteurs mondiaux d’hélium et représente une part importante de l’offre mondiale.

Ainsi, toute interruption prolongée de la production pourrait rapidement provoquer des tensions sur le marché international.

De plus, la situation est aggravée par les risques pesant sur la navigation dans le détroit d’Ormuz. Lequel est un passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. Une perturbation durable dans cette zone pourrait compliquer davantage les expéditions.

L’Algérie comme alternative possible

Face à cette situation, les observateurs du marché estiment que l’Algérie pourrait contribuer à compenser une partie du déficit  d’approvisionnement en hélium, notamment vers l’Europe.

A cet égard, grâce à ses importantes ressources en gaz naturel, le pays pourrait jouer un rôle accru dans l’approvisionnement du marché; si la crise au Moyen-Orient devait se prolonger.

Par ailleurs, notons que l’hélium est un gaz indispensable pour plusieurs industries de pointe. Il est notamment utilisé dans la fabrication des semi-conducteurs, des appareils d’imagerie médicale comme l’IRM, ainsi que dans la recherche scientifique et certaines technologies spatiales.

Toute réduction de l’offre mondiale pourrait donc entraîner une hausse des prix. De même qu’elle perturberait certaines chaînes d’approvisionnement industrielles, en particulier dans les secteurs technologiques.

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Dette publique et banques tunisiennes : qui finance vraiment l’économie ?

La dette publique captive l’attention des médias et des décideurs, mais l’essentiel reste mal compris : quel rôle jouent réellement les banques dans le financement de l’économie tunisienne ? Cette tribune éclaire les mécanismes et les enjeux derrière le lien étroit entre État, banques et investissement privé.

Depuis plusieurs années, le débat économique tunisien se cristallise autour d’un mot devenu presque omniprésent : la dette publique. Dans les discussions politiques comme dans l’espace médiatique, la question semble souvent posée de manière simple – parfois trop simple : l’État emprunte-t-il trop ?

Mais derrière cette interrogation se cache une question plus fondamentale, rarement formulée explicitement : qui finance réellement l’économie tunisienne aujourd’hui ? Car une économie ne fonctionne pas seulement avec des dépenses publiques ou des emprunts souverains. Elle repose sur un équilibre permanent entre plusieurs acteurs du financement : l’État, les banques, l’épargne nationale et le secteur productif. Lorsque cet équilibre se déplace, c’est l’ensemble de la dynamique économique qui se transforme.

Un système de financement sous tension

En Tunisie, les banques jouent historiquement un rôle central dans l’allocation du crédit. Elles financent à la fois l’État et les entreprises. Or, depuis plusieurs années, la montée des besoins de financement public a progressivement modifié cet équilibre. Face à des déficits budgétaires persistants et à un accès plus limité aux marchés internationaux, l’État s’est davantage tourné vers le financement domestique.

Autrement dit, une part croissante de l’épargne nationale est mobilisée pour financer la dette publique. Ce phénomène alimente aujourd’hui un débat économique important. Certains observateurs estiment que cette situation risque de réduire la capacité des banques à financer l’investissement privé. D’autres rappellent que le financement de l’État reste indispensable pour assurer la stabilité budgétaire et maintenir les services publics. La réalité se situe probablement entre ces deux lectures.

Dette publique et financement de l’économie : un faux duel

Opposer mécaniquement dette publique et financement du secteur privé peut conduire à une lecture simplifiée de la situation. Dans toutes les économies, l’État emprunte. La question n’est donc pas seulement le niveau de la dette; mais la manière dont le système financier parvient à équilibrer les différents besoins de financement.

Lorsque les ressources financières sont abondantes et diversifiées – banques solides, marchés de capitaux dynamiques, épargne mobilisée -, l’économie peut absorber à la fois les besoins de l’État et ceux des entreprises.

En revanche, lorsque les sources de financement restent limitées ou peu diversifiées, les arbitrages deviennent visibles. La pression sur le système bancaire augmente et les tensions apparaissent. La Tunisie se trouve précisément à ce point d’équilibre délicat.

« Qui finance l’économie tunisienne ? – Le jeu d’équilibre entre État, banques et secteur productif »

 

La vraie question : élargir les sources de financement

Plutôt que de réduire le débat à une opposition entre dette publique et investissement privé, l’enjeu stratégique consiste à élargir et moderniser les sources de financement de l’économie.

Plusieurs leviers peuvent être activés :

  • développement du marché des capitaux,
  • meilleure mobilisation de l’épargne nationale,
  • orientation du financement vers les PME innovantes et productives,
  • renforcement des instruments de financement à long terme.

Ces mesures ne visent pas à supprimer le rôle de l’État ni celui des banques, mais à rééquilibrer progressivement l’architecture financière de l’économie.

Une question de trajectoire économique

Au fond, le débat sur la dette publique et le système bancaire tunisien renvoie à une interrogation plus large sur la trajectoire économique du pays. La capacité des banques à soutenir durablement la croissance dépendra largement de trois variables:

  • la soutenabilité des finances publiques,
  • la dynamique de l’investissement productif,
  • la diversification progressive des sources de financement.

Dans ce contexte, la relation étroite entre banques et État ne doit pas être interprétée uniquement comme un facteur de vulnérabilité. Elle reflète aussi le rôle central que jouent les institutions financières domestiques dans la stabilisation macroéconomique.

L’enjeu consiste désormais à créer les conditions d’un financement plus diversifié, plus équilibré et plus favorable à l’investissement productif.

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Tunisie : 69 783 salles de classe, soit +63 % en 30 ans

Le nombre de salles de classe dans l’enseignement de base et secondaire s’élève à 69 783 pour l’année scolaire 2022-2023; contre 42 786 en 1994-1995. Soit une augmentation de 63 %. C’est ce qu’indique l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ».

Le nombre d’établissements d’enseignement supérieur atteint 207 en 2022-2023; contre 83 en 1994-1995. Parmi eux, 80 sont des établissements privés; contre 18 en 1994-1995. Le réseau de formation professionnelle compte quant à lui 197 centres en 2023; contre 136 en 1994. Le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans les établissements du secondaire a progressé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2023.

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Guerre au Moyen-Orient : le coup de pouce décisif de Poutine à Téhéran

Selon la presse américaine, Moscou fournirait des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui expliqueraient la sophistication de certaines frappes de l’Iran, en riposte à l’agression du duo israélo-américain.

C’est une information qui pourrait peser lourdement sur la tournure du conflit armé qui oppose les États-Unis et Israël à la République islamique l’Iran. Même si les rapports de force demeurent outrageusement asymétriques entre les belligérants. Ainsi, à en croire des informations relayées par la presse américaine, Moscou aurait fourni des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui auraient permis aux Gardiens de la Révolution de viser certaines cibles américaines – dont des radars d’alerte précoce ou des radars transhorizon « qui coûtent des millions de dollars – avec une précision époustouflante et une « sophistication » insoupçonnée. Et ce, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.

Selon les experts militaires, l’Iran a déjà perdu une grande partie de ses capacités de renseignement après les premiers jours de guerre. Or, repérer seul les forces américaines représente un vrai défi. Autrement dit, sans l’aide russe pour fournir ces informations, les dirigeants iraniens seraient nettement moins bien informés, voire aveugles sur certains fronts.

Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post révèle que, « selon trois sources officielles proches du renseignement », « la Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient. Le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre ».

Une précieuse aide logistique

Ainsi, le prestigieux quotidien de la capitale fédérale cite dans cet article des informateurs qui s’expriment sous couvert d’anonymat. Ces derniers avancent que le renseignement russe – grâce à l’imagerie spatiale produite par ses satellites – apporte une précieuse aide logistique à Téhéran. Des renseignements en temps réel qui permettent de localiser et de frapper des cibles militaires américaines Et notamment des bâtiments de guerre, des avions de chasse, desradars ou encore des bases logistiques.

Ces renseignements, ajoute la même source, ne se limitent pas aux coordonnées GPS. Ils incluent également des recommandations précises sur les modes d’attaque, les armes à utiliser et les vulnérabilités de la cible.

La revanche de Moscou

Et si le Kremlin rendait à Washington la monnaie de sa pièce ? Rappelons que le Pentagone fournit de l’imagerie satellitaire à l’Ukraine pour lui permettre de suivre en temps réel les mouvements des troupes russes et d’évaluer les dommages après les frappes, essentiels à sa défense. Ce renseignement, crucial pour la précision des frappes, soutient l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe.

« Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe. Et il semble maintenant faire de même », note pertinemment le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Dans un tel contexte, il fallait s’attendre à une vive réaction de l’administration américaine. Mais la retenue dont elle a fait preuve est étonnante.

En effet, Donald Trump a qualifié l’éventuelle ingérence russe de « stupide ». Tout en ajoutant, non sans ironie : « Regardez ce qui est arrivé à l’Iran cette semaine. S’ils reçoivent des renseignements, cela ne les aide pas beaucoup ».

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est dit « peu préoccupé ». D’ailleurs, il assurait, vendredi 6 mars, lors d’une interview à l’émission « 60 Minutes » de CBS que les États-Unis « surveillent tout » et intègrent ces informations dans leurs plans de bataille.

« Le peuple américain peut être assuré que son commandant en chef est parfaitement au courant de qui parle à qui » a-t-il argué.

Idem pour la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Celle-ci a déclaré avec son arrogance habituelle aux journalistes : « Cela ne change absolument rien aux opérations militaires en Iran, car nous les anéantissons complètement. »

A ce propos, Karoline Leavitt a refusé de dire si Donald Trump avait parlé au président russe Vladimir Poutine de ce partage de renseignements présumé ou s’il estimait que la Russie devait subir des sanctions. Tout en indiquant qu’elle laisserait le président s’exprimer lui-même sur le sujet.

Un cadeau du ciel

Au final, et nonobstant l’éventualité d’une implication russe, qui reste à prouver, dans le conflit au Moyen-Orient, force est de constater que cette guerre représente une aubaine économique pour la Russie. En effet, avec le détroit d’Ormuz paralysé, l’Asie se tourne vers le brut russe, jusqu’à présent délaissé et bradé à cause des sanctions occidentales.

Autre effet collatéral de la guerre en Iran : la flambée des prix du baril de pétrole russe de 40 % en quelques jours. De quoi aider Moscou à financer son effort de guerre en Ukraine. D’autant plus que la tension internationale s’est déplacée au Moyen-Orient et que la paix en Ukraine est le dernier souci des Etats-Unis. M. Poutine s’en frotte les mains.

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