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Sa montre a vu le danger avant lui !

Il s’agit d’une histoire qui rappelle que derrière la technologie, il y a parfois une vie sauvée – et une famille épargnée. Direction Plano, au cœur du Texas, où un simple regard porté à son poignet a bouleversé le quotidien de Brad Jackson.

Une alerte discrète… mais insistante

Brad Jackson, vivant dans l’Etat du Texas, porte sa montre connectée depuis des années, rapporte le site actus.sfr.fr. « Pour lui, c’est surtout un outil pratique : compter ses pas, suivre ses activités, garder un œil sur sa santé. Rien de plus. Jusqu’au jour où les notifications changent de ton ».

En effet, à maintes reprises, sa montre l’alerte : « son rythme cardiaque est anormalement bas. Les chiffres affichés surprennent – autour de 32 battements par minute ». Sauf que, Brad ne ressent ni vertige, ni douleur, ni malaise. Il se sent bien. Normal, dit la même source.

C’est justement ce contraste qui le trouble. D’un côté, son corps ne lui envoie aucun signal. De l’autre, sa montre insiste. « Face à ces alertes répétées, il hésite, puis finit par prendre rendez-vous. Presque par prudence. Presque pour se rassurer ».

Avec le recul, il admet qu’il n’aurait probablement rien fait sans cette notification.

Et puis, le choc du diagnostic

Ainsi, à l’hôpital, les examens s’enchaînent. L’électrocardiogramme confirme que le problème est réel : son cœur présente un trouble du rythme important. « Les battements sont irréguliers, trop lents, et pourraient entraîner des complications sérieuses », soulignent les médecins.

En quelques heures, l’inquiétude remplace l’incrédulité. Les médecins lui annoncent qu’il a besoin d’un pacemaker – un dispositif destiné à réguler son rythme cardiaque. La décision est rapide. L’intervention aussi.

« Pour Brad et ses proches, l’émotion est forte. Ce qui n’était au départ qu’une simple notification devient soudainement le point de bascule entre un risque invisible et une prise en charge salvatrice », assure le site français.

Plus qu’un gadget

Du coup, une double question revient sans cesse : que se serait-il passé s’il avait ignoré l’alerte de son Apple Watch ? S’il avait considéré sa montre comme un simple accessoire de fitness ? « Aujourd’hui, il regarde son poignet différemment. Non pas comme un symbole technologique, mais comme un rappel silencieux que l’attention portée aux petits signaux peut changer le cours d’une vie ».

Que retenir de cette histoire ? Derrière les capteurs et les algorithmes, il y a surtout une décision humaine : celle d’écouter, de douter, puis d’agir. Et parfois, cela suffit à tout transformer !

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Détroit d’Ormuz sous pression : l’Algérie renforce ses options d’exportation gazière

Dans un contexte de fortes tensions régionales et de craintes croissantes sur la sécurité des approvisionnements énergétiques, l’Algérie se prépare à renforcer sa présence sur le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) en augmentant ses ventes sur le marché au comptant.

Selon des sources citées dimanche 1er mars par la plateforme énergétique ‘Energy’ basée à Washington, les autorités algériennes entendent tirer parti des opportunités de prix offertes par le marché spot; alors que les risques géopolitiques liés à la guerre contre l’Iran alimentent les anticipations de hausse de la demande mondiale. Des préparatifs opérationnels seraient en cours afin d’accélérer le rythme de chargement des cargaisons de GNL dans les prochains jours.

L’Algérie envisagerait également de rediriger une partie de ses livraisons vers des pays arabes importateurs, en cas de demande urgente liée à d’éventuelles pénuries. Parmi les destinations potentielles figurent l’Égypte, le Koweït, la Jordanie et Bahreïn, selon les mêmes sources.

Cette stratégie intervient alors que les marchés mondiaux de l’énergie s’inquiètent des conséquences d’une escalade militaire prolongée sur les routes maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz, passage clé pour une part significative des exportations mondiales de gaz et de pétrole. Ces risques renforcent l’attrait des fournisseurs capables de proposer rapidement des volumes alternatifs sur le marché spot.

L’État algérien cherche ainsi à valoriser pleinement ses capacités de production et de liquéfaction disponibles, en orientant des volumes supplémentaires de GNL vers les marchés au comptant, profitant des prévisions de hausse des prix et de la demande en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

L’Égypte demeure particulièrement exposée à une dégradation de la situation régionale. Le pays dépend en effet du gaz israélien pour couvrir entre 15 % et 20 % de sa consommation totale, notamment lors des pics estivaux. La Jordanie, de son côté, s’appuie largement sur ces importations pour alimenter ses centrales électriques.

Toute fermeture prolongée des champs gaziers israéliens, en particulier du gisement offshore Léviathan – censé produire environ 12 milliards de mètres cubes par an, avec un objectif porté à 14 milliards à l’horizon 2026 -, pourrait entraîner une réduction drastique, voire un arrêt, des exportations vers l’Égypte et la Jordanie, comme lors d’épisodes précédents d’escalade. Du reste, en juin 2025, l’interruption de la production avait déjà contraint Le Caire à rationner le gaz destiné à certaines industries afin de préserver l’approvisionnement du secteur électrique.

Ces perturbations avaient également affecté le marché égyptien des engrais, fortement dépendant du gaz naturel comme matière première, entraînant des tensions sur les exportations et une hausse des prix locaux. Autant de facteurs que l’Algérie intègre désormais dans ses calculs.

Dans ce contexte volatil, toute interruption soudaine renforce la valeur stratégique des livraisons rapides sur le marché au comptant. Offrant ainsi à l’Algérie une fenêtre d’opportunité pour consolider son rôle de fournisseur alternatif clé.

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La Tunisie ne se réduit pas à un indice, elle affirme sa souveraineté économique et s’impose comme une puissance euro-africaine en devenir

La publication du Country Risk Atlas 2026 par Allianz Trade, classant la Tunisie au niveau D4, a suscité de nombreuses réactions dans les milieux économiques. Certains ont immédiatement relayé l’idée selon laquelle la Tunisie serait « parmi les pays les plus risqués d’Afrique pour les entreprises ». Cette affirmation est techniquement inexacte.

Le Country Risk Atlas n’est pas un classement de valeur économique des nations. C’est un outil assurantiel qui mesure essentiellement le risque d’impayé commercial et les tensions financières à court terme. Un indice financier photographie une conjoncture. Une nation s’évalue sur une trajectoire.

Un baromètre du risque financier, nullement un verdict sur le potentiel réel d’un pays

Le Country Risk Atlas se limite à apprécier des paramètres conjoncturels et strictement financiers : la probabilité d’impayés commerciaux, les tensions de trésorerie, la vulnérabilité bancaire à court terme ainsi que la lisibilité immédiate du climat des affaires.

En revanche, il ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

Il s’agit donc d’un instrument technique d’aide à la gestion du risque financier à court horizon, et non d’un indicateur de puissance économique, de compétitivité durable ou d’attractivité structurelle.

 

Country Risk Atlas ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

 

On ne compare pas des économies nationales de manière mécanique

D’un point de vue strictement technique, les notations issues du Country Risk Atlas ne constituent en aucun cas un classement de performance économique entre États. Ces scores proviennent de modèles assurantiels calibrés autour du risque d’impayé commercial, de la liquidité financière à court terme, de la visibilité immédiate des flux économiques et de paramètres macro-financiers propres à chaque pays. Ils n’ont jamais été conçus pour établir une hiérarchie du potentiel économique ou du niveau de développement.

Le rapport indique que le Maroc est noté B1 et que la Côte d’Ivoire est classée B2. Il serait tentant d’en déduire que ces pays seraient « meilleurs » que la Tunisie. Une telle lecture serait non seulement réductrice, mais techniquement erronée.

Chaque économie repose sur une architecture propre : structure productive spécifique, niveau d’endettement distinct, profondeur financière variable, spécialisation sectorielle différenciée et trajectoire historique singulière. Le Maroc a privilégié une ouverture commerciale massive et un positionnement industriel étroitement arrimé aux chaînes de valeur européennes. La Côte d’Ivoire bénéficie d’une dynamique démographique soutenue et d’investissements lourds dans les infrastructures. La Tunisie, quant à elle, s’appuie sur un capital humain hautement qualifié, une base industrielle diversifiée, une forte densité de compétences techniques et un positionnement stratégique à l’interface euro-africaine.

Comparer ces pays exclusivement à travers une note de risque financier de court terme revient à opposer des modèles économiques profondément différents sur un unique indicateur conjoncturel.

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

La régulation tunisienne : contrainte apparente, stabilité structurelle

Le rapport relève que l’économie de la Tunisie demeure « fortement réglementée et protégée ». Cette lecture appelle toutefois une mise en perspective.

Dans un environnement mondial marqué par une volatilité accrue, cette régulation ne saurait être réduite à une simple rigidité administrative. Elle constitue également un mécanisme de protection des secteurs stratégiques, de maîtrise des flux sensibles, de préservation du tissu productif local et de limitation de l’exposition aux chocs externes. Les dispositifs de licences et de quotas, notamment dans l’agriculture et l’automobile, traduisent une volonté assumée de maintenir les équilibres économiques internes et d’éviter une désindustrialisation brutale ou une dépendance excessive aux importations.

L’enjeu n’est donc pas l’abandon de la régulation, mais sa modernisation progressive. Il s’agit d’un processus de transformation graduelle, déjà engagé, visant à concilier ouverture économique, attractivité des investissements et sauvegarde des fondamentaux nationaux.

Autrement dit, la régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La Tunisie : un concentré rare d’atouts en Méditerranée et en Afrique

Au-delà des indicateurs conjoncturels, la Tunisie réunit une combinaison exceptionnelle :

  • Capital humain de premier plan : ingénieurs, juristes, médecins, experts IT et entrepreneurs reconnus à l’international. Une jeunesse instruite, multilingue et adaptable.
  • Position géographique stratégique : à quelques heures de l’Europe, porte naturelle vers l’Afrique subsaharienne.
  • Culture des affaires compatible avec les standards internationaux : tradition juridique solide, droit écrit structuré, pratiques contractuelles établies.
  • Diaspora économiquement puissante : présente en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique, dotée de capitaux, de réseaux, d’expertise.
  • Tissu dense de PME résilientes : capables d’absorber rapidement technologie et savoir-faire.

Peu de pays africains concentrent une telle combinaison.

La Tunisie, porte naturelle de l’Afrique et terre historique d’investissement européen

Historiquement, la Tunisie s’est imposée comme une plateforme avancée pour les entreprises européennes en quête d’ancrage africain.

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

Cette présence ne relève pas d’un opportunisme conjoncturel, mais d’un positionnement stratégique de long terme, fondé sur la qualité reconnue des compétences locales, la proximité immédiate avec le marché européen, la compétitivité des coûts de production et surtout la continuité industrielle, qui garantit stabilité opérationnelle et sécurisation des chaînes de valeur.

 

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

 

Autrement dit, la Tunisie n’a pas été perçue comme une simple destination de sous-traitance, mais comme un véritable hub euro-africain, capable d’accueillir des activités à forte valeur ajoutée et d’accompagner l’expansion continentale des entreprises européennes.

Une dynamique d’ouverture clairement engagée

Parallèlement à ses atouts structurels (position géostratégique, capital humain qualifié, proximité de l’Europe et ouverture sur l’Afrique), la Tunisie accélère la modernisation de son environnement économique afin de renforcer durablement son attractivité.

Cette dynamique se traduit notamment par :

  • Une adaptation progressive de la réglementation des changes et une facilitation des flux financiers internationaux.
  • Une évolution du cadre juridique de l’investissement et une clarification des dispositifs d’incitation.
  • Une digitalisation avancée des procédures administratives et fiscales.
  • Une amélioration continue du climat des affaires.
  • Un renforcement des mécanismes de conformité financière et de lutte contre le blanchiment.
  • La promotion des partenariats public-privé.
  • Un soutien ciblé aux secteurs à forte valeur ajoutée (IT, industrie, énergies renouvelables, agro-business, santé) .
  • La valorisation du capital humain.
  • Une gouvernance économique orientée performance et sécurité juridique.

L’ensemble vise à positionner la Tunisie comme un hub euro-africain compétitif, combinant stabilité réglementaire, efficacité administrative et ouverture maîtrisée du système financier.

Pourquoi la Tunisie représente aujourd’hui une opportunité stratégique

Pour l’investisseur structuré, doté d’une vision moyen-long terme et d’une réelle capacité d’exécution, la Tunisie offre aujourd’hui une fenêtre stratégique rare : valorisations attractives sur les actifs et les entreprises, concurrence internationale encore limitée, besoins clairs en capitaux et en expertise, et potentiel immédiat d’impact économique.

Cette configuration permet des points d’entrée compétitifs, la constitution de positions précoces sur des secteurs clés et la création rapide de valeur via des partenariats structurants et le transfert de savoir-faire. Portée par une modernisation progressive du cadre réglementaire, la digitalisation administrative et une intégration croissante aux marchés euro-africains, la dynamique est enclenchée.

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Message à la communauté économique internationale

La Tunisie n’est pas un marché à éviter. Elle n’est pas non plus un marché d’improvisation. C’est un marché qui exige compréhension, structuration et engagement. Dans un contexte de transformation économique et réglementaire, les opportunités ne disparaissent pas, elles se déplacent vers les investisseurs capables d’analyser finement le risque, de structurer intelligemment leurs opérations et d’inscrire leurs décisions dans le temps.

Les projets réussissent en Tunisie lorsqu’ils sont juridiquement sécurisés dès leur conception, financièrement architecturés avec rigueur, adossés à une expertise locale expérimentée et portés par une vision stratégique de moyen et long terme. La performance n’y relève pas du hasard, mais de la méthode.

Les investisseurs qui abordent le marché avec discipline, gouvernance claire et capacité d’exécution y trouvent des points d’entrée compétitifs, des marges de progression réelles et un potentiel de création de valeur significatif. Ceux qui privilégient l’approche partenariale plutôt que spéculative construisent des positions solides et durables. L’histoire économique démontre que les phases de transition sont rarement des périodes à fuir. Ce sont des moments où se structurent les futurs leaders de marché.

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

Conclusion : la Tunisie est une trajectoire, pas un instantané 

Le Country Risk Atlas 2026 apporte un éclairage financier ponctuel. Il mesure un Etat à un moment donné. Il ne saurait, à lui seul, définir l’avenir d’une nation.

La Tunisie se lit dans la durée. Elle se construit par ses talents, sa position naturelle entre l’Europe et l’Afrique, la force de sa diaspora, et une dynamique d’ouverture progressive portée par des réformes structurelles, une modernisation administrative et une volonté claire d’intégration régionale.

Ces fondamentaux constituent autant de leviers pour faire émerger une véritable plateforme euro-africaine de création de valeur, capable d’accueillir des capitaux structurés, des projets industriels, des hubs de services et des initiatives à impact réel.

La Tunisie ne se résume pas à un indice de risque. Elle est un mouvement, une transformation en cours, un potentiel en construction.

Elle avance et elle invite le monde à bâtir avec elle, dans une logique de partenariat, de confiance et de vision partagée.

 

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Ali Khribi,

juriste fiscaliste & analyste économique

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Fintech : Lupiya porte sa levée de fonds à 11,25 millions de dollars

La fintech zambienne Lupiya a annoncé l’extension de son tour de table de série A, portant le financement total à 11,25 millions de dollars. Ce capital renforcé vise à consolider les opérations de la startup sur son marché domestique. Et ce, tout en préparant son déploiement stratégique vers de nouveaux marchés en Afrique australe et orientale.

Initialement fixée à 8,25 millions de dollars en septembre dernier, cette levée de fonds a bénéficié d’une extension de 3 millions de dollars supplémentaires. L’opération a été menée par le fonds Alitheia IDF, avec la participation de Mastercard, d’INOKS Capital SA et de la banque de développement allemande KfW DEG. Ces ressources permettront à l’entreprise de moderniser son infrastructure technologique et de diversifier sa gamme de produits financiers afin de toucher une base de clientèle plus large.

Fondée en 2016, Lupiya s’est donné pour mission de fournir des solutions de crédit basées sur la technologie aux populations zambiennes historiquement exclues du système bancaire traditionnel. Ce nouveau palier financier marque une étape décisive pour la structure, qui se positionne désormais comme un acteur majeur de l’inclusion financière à l’échelle régionale.

Evelyn Chilomo Kaingu, cofondatrice et présidente directrice générale de Lupiya, a souligné que ce financement de série A valide la stratégie de croissance de l’entreprise. Selon la dirigeante, le soutien de partenaires institutionnels internationaux place la fintech en position de force pour intensifier ses activités et étendre sa présence géographique au-delà des frontières de la Zambie.

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Hannibal SICAV : paiement des dividendes 2025 à partir du 6 mars

L’Union Financière Hannibal SICAV débutera le paiement des dividendes au titre de l’exercice 2025 le vendredi 6 mars 2026. Cette mesure fait suite à la décision prise par l’Assemblée générale ordinaire de la structure financière le 25 février dernier.

Le montant du dividende a été fixé à 6,609 dinars par action. Les actionnaires pourront percevoir leur dû auprès de tous les guichets de l’UBCI. La société offre également une option de capitalisation : les actionnaires ont la faculté de réinvestir le montant de leur dividende directement en nouvelles actions de l’Union Financière Hannibal SICAV dès la date de mise en paiement.

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Un conseiller de l’ambassade d’Iran à Tunis apporte des précisions sur la mort d’Ali Khamenei

Le conseiller culturel de l’ambassade d’Iran en Tunisie, le docteur Hédi Ajili, affirme que le Guide suprême Ali Khamenei a été assassiné dans son bureau.

Intervenant dans l’émission « Sabah Al Ward » sur Jawahara FM, M. Ajili confirme qu’Ali Khamenei se trouvait dans son bureau au moment de son assassinat. Et que les forces militaires iraniennes lui avaient proposé un abri souterrain, proposition qu’il a refusé et choisissant de rester à son poste.

Concernant les avions abattus au Koweït, le conseiller est catégorique : c’est la défense aérienne américaine qui les a abattus par erreur, non l’Iran. « Ces informations sont fausses et dénuées de fondement », martèle-t-il.

La guerre n’était pas une surprise pour le gouvernement iranien, estime le conseiller. Car Trump vise la capitulation de l’Iran, pas un règlement du dossier nucléaire.

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Tunisie – Le lent naufrage industriel

Pendant que le débat public s’emballe sur la politique ou le numérique, une autre crise avance en silence. L’industrie manufacturière tunisienne ne s’est pas effondrée d’un coup. Elle s’effrite. Usine après usine, emploi après emploi, compétence après compétence. Un nouveau Policy Brief de l’ASECTU, signé par le Pr. Hatem Mhenni, met des chiffres et des mots sur ce que beaucoup pressentaient sans vouloir le nommer : une désindustrialisation structurelle, silencieuse et dangereuse pour la souveraineté économique du pays.

 

Il y a trente ans, la Tunisie était saluée comme un modèle industriel en Méditerranée. Ses usines de textile habillaient l’Europe, ses ateliers mécaniques alimentaient les chaînes automobiles du Vieux Continent, et ses zones industrielles côtières pulsaient au rythme d’une économie en montée. Ce récit, désormais, appartient au passé. Non pas parce qu’un choc brutal l’a brisé, mais parce qu’un effritement lent, presque invisible, l’a vidé de sa substance.

C’est ce que documente, avec une précision clinique, le Policy Brief publié par l’Association des Économistes Tunisiens (ASECTU) sous la plume du Pr. Hatem Mhenni, de ThEMA et de l’ESC Tunis. Son titre dit tout, en peu de mots : « Ni robotisée, ni protégée : l’industrie tunisienne en déclin ». Un diagnostic qui ne se veut pas alarmiste, mais qui refuse la complaisance.

Le recul en chiffres : ce que les statistiques révèlent

Le premier fait frappant est sa discrétion. Contrairement aux désindustrialisations spectaculaires des années 1980 en Europe du Nord, le déclin tunisien ne se signale pas par des fermetures brutales ou des mouvements sociaux massifs. Il progresse par accumulation de signaux faibles, et c’est précisément ce qui le rend redoutable.

Les données de l’INS et de la Banque mondiale dressent un tableau sans ambiguïté. La part de l’industrie dans le PIB, qui flirtait avec les 30% au milieu des années 1990, est tombée à 23,5% en 2023. Moins spectaculaire encore : la fabrication proprement dite est passée d’un peu plus de 17% à 15% du PIB sur la même période. Chaque point de pourcentage perdu, c’est une capacité productive qui disparaît, des emplois qui ne se reconstituent pas ailleurs, des savoir-faire qui s’éteignent faute de transmission.

La période 2019-2022 a particulièrement aggravé la situation. Entre crise sanitaire, instabilité politique et ralentissement des échanges mondiaux, 433 usines ont fermé leurs portes, dont 138 dans le textile, 73 dans l’agroalimentaire, 42 dans le BTP et les matériaux de construction. Chaque fermeture est une cicatrice dans le tissu productif local, rarement compensée par un projet équivalent.

-17% : Chute des investissements industriels au premier trimestre 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. Un signal de désengagement profond, touchant aussi bien les nouveaux projets que les dépenses de modernisation.

Et ce n’est pas un accident conjoncturel. Au premier trimestre 2024, les investissements industriels déclarés ont reculé de 17% sur un an, selon l’APII. Ce chiffre interpelle d’autant plus qu’il ne reflète pas seulement un ralentissement des nouveaux projets, il traduit également un désintérêt pour la modernisation du tissu existant. Une usine qui n’investit pas dans sa mise à niveau est une usine qui prépare sa propre obsolescence.

Le coût social : régions sacrifiées, classe moyenne fragilisée

La désindustrialisation n’est pas une abstraction macroéconomique. Elle a des visages, des adresses et des codes postaux. Dans les régions de l’intérieur -Kasserine, Gafsa, Le Kef, Siliana -, l’industrie n’était pas simplement un secteur : elle était le pourvoyeur d’emplois stables dans des zones où l’agriculture se mécanisait et où les services restaient embryonnaires. Lorsqu’elle se rétracte, c’est tout un écosystème local qui vacille.

Car l’emploi industriel n’est jamais isolé. Il entraîne avec lui des activités de services – logistique, maintenance, restauration collective, transport de personnels. Selon certaines estimations citées dans le Policy Brief, chaque poste industriel sup primé emporte dans sa chute deux à trois emplois indirects. Dans des bassins déjà fragilisés, cet effet multiplicateur à rebours peut désarticuler des communautés entières.

Le résultat est visible dans les statistiques du chômage. Chez les jeunes diplômés des régions intérieures, les taux dépassent parfois les 30%, nourrissant deux dynamiques qui s’alimentent mutuellement : la montée de l’emploi informel, précaire, sans couverture sociale, et l’émigration. Celle-ci ne se dirige plus seulement vers l’Europe, mais aussi vers les grandes villes tunisiennes, creusant encore davantage les inégalités territoriales.

Derrière ces parcours individuels brisés, c’est la classe moyenne dans son ensemble qui se fragilise. Or, la classe moyenne est, pour une économie, bien plus qu’un agrégat statistique : elle est le premier consommateur du marché intérieur, le principal vivier de l’entrepreneuriat et le garant de la stabilité politique. Quand elle s’effiloche, ce sont les fondations du contrat social qui tremblent.

 

 

Une dépendance aux importations qui s’emballe

La désindustrialisation ne creuse pas seulement des plaies sociales. Elle déséquilibre aussi la balance des paiements avec une constance inquiétante. Selon la Banque centrale de Tunisie, les importations de biens manufacturés ont bondi de 22% depuis 2020. Dans le même temps, les exportations industrielles stagnent, et demeurent concentrées à hauteur de 70% sur deux filières, l’électronique et le textile, exposant le pays aux soubresauts de la demande européenne et aux ruptures des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Ce n’est pas un simple déséquilibre comptable. C’est un signe de dépendance structurelle croissante. Une économie qui n’assemble plus, qui ne transforme plus, qui sous-traite sa valeur ajoutée à l’étranger, perd progressivement sa capacité à maîtriser ses choix de développement. Le Pr. Mhenni n’hésite pas à nommer ce risque : c’est une question de souveraineté économique. Le tourisme, souvent présenté comme la roue de secours de l’économie, représente certes 12% du PIB, mais c’est un secteur cyclique, exposé aux crises géopolitiques, sanitaires et sécuritaires. Miser sur lui comme substitut à l’industrie, c’est construire sur du sable. Quant aux services non échangeables, leur croissance relative ne crée pas de devises et ne génère que des effets d’entraînement limités sur le reste de l’économie.

Trois scénarios, une seule voie raisonnable

Face à ce diagnostic, le Policy Brief présente trois options de politique publique. La première, le maintien du statu quo, est décrite avec une franchise presque cruelle : elle évite les ruptures immédiates, au prix d’une aggravation silencieuse de tous les déséquilibres. La deuxième option prône une stratégie industrielle ciblée, avec une sélection de filières prioritaires – automobile, agroalimentaire, pharmaceutique, énergies renouvelables – et un soutien affirmé à la modernisation du tissu existant.

La troisième, complémentaire de la précédente, propose une industrialisation territorialisée : des pôles industriels régionaux, dotés d’incitations différenciées et d’infrastructures adaptées, pour corriger les fractures spatiales du développement. La conclusion de l’auteur ne laisse guère de place à l’ambiguïté : seule une stratégie volontariste, articulant ces deux dernières options, est à la hauteur du défi. Elle suppose un État stratège, capable de fixer des priorités, de mobiliser les acteurs et de tenir le cap dans la durée. Elle exige aussi de rompre avec deux illusions tenaces : celle selon laquelle les services pourraient remplacer l’industrie, et celle selon laquelle la sous-traitance à faible valeur ajoutée constitue encore un modèle d’avenir. L’enjeu est de taille.

Moderniser les PME industrielles, aligner la formation professionnelle et les cursus STEM sur les besoins réels des filières, faciliter l’accès à la certification internationale, créer des zones industrielles intelligentes dans les régions de l’intérieur, envisager un fonds souverain industriel, autant de chantiers qui supposent une coordination et une vision que les politiques publiques fragmentées des dernières décennies n’ont pas su produire.

Un signal d’alarme, pas une fatalité

Ce qui rend la lecture de ce Policy Brief à la fois austère et nécessaire, c’est le refus de tout fatalisme. La Tunisie, rappelle l’auteur, dispose encore d’atouts réels : un capital humain relativement qualifié, un tissu entrepreneurial qui a survécu aux crises, une tradition industrielle vivace dans plusieurs territoires, et une position géographique stratégique, au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de la Méditerranée.

Ces atouts ne sont pas éternels. Le capital humain qualifié émigre. Les entrepreneurs désespèrent. Les traditions industrielles s’éteignent quand personne n’investit pour les transmettre. La fenêtre d’opportunité se rétrécit à mesure que la désindustrialisation s’approfondit. C’est en ce sens que le diagnostic de l’ASECTU doit être entendu non comme un bilan post-mortem, mais comme un appel à l’action, urgent, documenté, et politiquement assumé.

Repenser l’industrie tunisienne aujourd’hui, c’est aussi répondre à une exigence sociale fondamentale : offrir à une jeunesse éduquée et impatiente une perspective d’emploi digne, dans un pays qui produit, qui transforme, qui innove. Pas simplement un pays qui regarde passer les flux économiques mondiaux depuis les marges.

 

*Cet article est à lire également dans le magazine L’Economiste maghrébin, n°939 du 25 février au 11 mars 2026.

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Hatem Mhenni

Professeur d’économie, ThEMA-ESC Tunis

Auteur du Policy Brief : « Ni robotisée, ni protégée : l’industrie tunisienne en déclin », ASECTU / Savoirs Éco, 2025.  BM

La Rédaction

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Tensions au Moyen-Orient : quel impact pour l’économie tunisienne ?

Les prix du pétrole brut ont grimpé à plus de 72 dollars le baril (livraison avril 2026) dans la soirée de dimanche 1er mars 2026. Les marchés craignant que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran ne devienne incontrôlable et n’entraîne une perturbation majeure de l’approvisionnement. Le benchmark international, le Brent a bondi, se rapprochant des 80 dollars.

 

Que d’interrogations

La vague massive de frappes aériennes lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran a tué le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’autres hauts responsables de la République islamique. La grande question est de savoir qui va gouverner le quatrième producteur de pétrole de l’OPEP.

La réaction ultime du marché pétrolier dépendra de savoir si la guerre entraîne une perturbation prolongée du trafic à travers le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus important au monde pour le commerce mondial du pétrole. Le trafic des pétroliers à travers le détroit a déjà effectivement cessé, les compagnies maritimes prenant des mesures de précaution. Plus de 14 millions de barils par jour transitaient en moyenne par le détroit en 2025 Soit environ un tiers du total des exportations maritimes mondiales de brut. Environ les trois quarts de ces exportations sont destinées à la Chine, à l’Inde, au Japon et à la Corée du Sud.

Le président Donald Trump a déclaré que les opérations de combat se poursuivraient jusqu’à ce que tous les objectifs américains soient atteints. Au début de la semaine, il avait annoncé que l’Iran voulait négocier et qu’il avait accepté de le faire, laissant ouverte la possibilité d’une désescalade qui éviterait une perturbation importante et prolongée.

 

Vers les 100 dollars le baril ?

Le Brent pourrait atteindre 100 dollars le baril si la situation sécuritaire se dégrade au Moyen-Orient. Il est possible que le marché soit confronté à une perturbation matérielle qui enverrait les prix spot du Brent au-dessus de 120 dollars le baril, selon UBS.

La manière dont les événements vont se terminer est extrêmement incertaine à ce stade. En attendant, les marchés pétroliers devront faire face à leurs pires craintes Et il est difficile d’estimer l’effet potentiel sur les marchés.

Les exportations de pétrole iranien pourraient également s’effondrer en raison de l’incertitude quant à savoir qui est aux commandes à Téhéran, des troubles intérieurs et des grèves du travail dans ses régions pétrolifères et ses ports. A noter que l’Iran produit environ 3,3 millions de barils par jour.

 

Impact sur la Tunisie

A ce stade, et dans le cas d’un conflit de courte durée, les conséquences sur la Tunisie seront très limitées. Néanmoins, s’il se prolonge et si les prix persistent à des niveaux élevés, nous pouvons parler d’un choc externe pour les finances publiques. Alors que le prix moyen du baril retenu dans le cadre de la loi des finances 2026 s’élève à 63,3 dollars le baril de Brent, la facture énergétique de ces premiers mois de l’année est significativement plus élevée qu’attendu. Avec le prix moyen estimé, la subvention programmée représente 27 % du coût de revient pour l’Etat.

Le gaz est lourdement subventionné, à hauteur de 71 % du coût et les prix mondiaux sont montés dans les échanges depuis dimanche soir. Ce qui pourrait mettre encore de la pression sur la facture énergétique de l’année.

Le gouvernement s’attendait à une réduction de l’enveloppe consacrée aux subventions à 9 772 MDT. Une augmentation d’un dollar du prix du baril (le prix moyen tout au long de l’année) entraîne une hausse des dépenses de subvention de 164 MDT.

Pour les entreprises tunisiennes, la facture des importations sera plus coûteuse. D’ailleurs, le coût de l’assurance du transport maritime a grimpé. Selon Capital Economics, un conflit prolongé affectant l’offre du pétrole pourrait ajouter entre 60 et 70 points de base à l’inflation mondiale. Bien évidemment, nous allons les retrouver automatiquement dans notre indice des prix. La dose de prudence de la Banque centrale de Tunisie dans sa politique monétaire, jugée excessive par certains, montre aujourd’hui qu’elle a du sens.

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Guerre régionale : le ciel se ferme au Moyen-Orient

Les principales compagnies aériennes britanniques ont annoncé, dimanche 1er mars, la prolongation de la suspension de leurs vols à destination et en provenance du Moyen-Orient jusqu’à lundi, en raison de la poursuite du conflit armé dans la région.

L’impact de cette escalade militaire s’est rapidement propagé au secteur aérien mondial. La fermeture de vastes portions de l’espace aérien au Moyen-Orient a contraint de nombreuses compagnies à annuler ou à dérouter des milliers de vols, aggravant un chaos déjà perceptible dans le transport aérien international.

Les perturbations se sont étendues bien au-delà de la région directement concernée. Des compagnies opérant sur des liaisons long-courriers ont dû modifier leurs plans de vol, affectant des dessertes jusqu’au Brésil et en Australie, les routes aériennes habituelles survolant le Moyen-Orient devenant inaccessibles.

Selon les données publiées par Cirium, société spécialisée dans l’information aéronautique, plus de 1 800 vols à destination ou en provenance du Moyen-Orient ont été annulés samedi. Dimanche, ce chiffre s’est encore accru avec environ 1 400 annulations supplémentaires, constituant l’une des plus importantes vagues de perturbations aériennes enregistrées ces dernières années.

Alors que les compagnies évaluent quotidiennement l’évolution de la situation sécuritaire, les analystes préviennent que toute prolongation du conflit pourrait durablement affecter les réseaux aériens mondiaux, alourdir les coûts opérationnels et perturber les chaînes de mobilité internationale.

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Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

La décision iranienne d’interdire la circulation dans le Détroit d’Ormuz samedi 28 février, réplique aux frappes américano-israéliennes, expose les vulnérabilités structurelles des marchés pétroliers. Cette disruption, au-delà de faire grimper les cours, met en lumière les arbitrages de transport, l’impact sur l’assurance maritime et les stratégies d’approvisionnement des grandes économies.

Le Détroit d’Ormuz constitue le passage principal des exportations pétrolières du Moyen-Orient vers l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Avec environ 17 millions de barils transitant chaque jour en 2025, toute restriction effective sur ce corridor pose un risque majeur de déséquilibre entre l’offre et la demande mondiales.

Suite aux frappes militaires israéliennes et américaines, l’Iran a diffusé des messages radio interdisant aux navires de franchir le Détroit d’Ormuz. Bien que ces avertissements ne soient pas juridiquement contraignants, ils ont suffi à perturber la navigation et à inciter les opérateurs à éviter la zone ou à s’engager dans des trajets alternatifs plus longs.

Cette situation affecte d’abord les prix du pétrole : le marché a déjà intégré un risque de rupture d’approvisionnement, entraînant une hausse significative des cours et des anticipations de volatilité accrue.

Lire aussi : Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole

 

Les contrats à terme sur le pétrole brut ont bondi de plus de 8 % ce lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis plusieurs mois. Et ce, lors de la première séance de Bourse suivant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei. Téhéran a riposté par des attaques contre Israël et au moins sept autres pays.

Les attaques ont endommagé des pétroliers. Et certaines grandes compagnies maritimes pétrolières et autres sociétés de négoce ont suspendu les expéditions de pétrole brut, de carburant et de gaz naturel liquéfié via le détroit d’Ormuz, selon Reuters.

A cet égard, notons qu’environ 20 millions de barils de pétrole brut et de dérivés transitent quotidiennement par le détroit. Soit l’équivalent de 20 % de la consommation mondiale en 2024-2025. En plus de constituer une porte d’entrée pour environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, provenant principalement du Qatar.

De plus, les alternatives possibles, notamment les oléoducs saoudiens et émiratis, ne peuvent transporter que 16 à 17 % des volumes totaux transitant par le détroit. Ce qui rend la dépendance mondiale à son égard quasi absolue.

L’impact de la fermeture du Détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale

En effet, toute menace directe pesant sur la navigation dans le Détroit d’Ormuz se traduit immédiatement par des perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie. Mais un arrêt complet aurait un impact exceptionnel.

D’après un récent rapport publié par CNBC, les prévisions indiquent que les prix du pétrole pourraient immédiatement atteindre 100 à 150 dollars le baril. Et peut-être même 200 dollars dans le pire des cas…

Alors que les approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié seront fortement affectés, notamment en Asie et en Europe; les principales économies (Chine, Inde, Japon et Corée) dépendent du détroit pour environ 70 % de leurs importations de pétrole et de gaz, selon le site web Modern Diplomacy.

Une récession mondiale est presque certaine

A ce propos, les experts en énergie et les analystes économiques s’accordent à dire qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz entraînerait inévitablement une récession mondiale. Les estimations du marché indiquant que toute fermeture prolongée conduirait à une récession mondiale certaine, en raison de la perte d’un tiers des exportations de pétrole par voie maritime.

Parallèlement, les grandes économies industrialisées, menées par la Chine, seront les plus vulnérables aux chocs. Car elles obtiennent la moitié de leurs importations de pétrole via le Détroit d’Ormuz.

Ainsi, en réaction aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les compagnies d’assurance maritime auraient augmenté leurs primes d’environ 50 %, affirme le Financial Times. Certaines ont même commencé à résilier les contrats d’assurance pour les navires transitant en période de tensions, faisant donc grimper les coûts à des niveaux sans précédent.

Les coûts d’expédition avaient déjà bondi de 20 % à la simple menace d’une fermeture. Mais cette fois-ci, l’Iran a réellement mis ses menaces à exécution. Et il se pourrait qu’il ait mené des exercices la semaine dernière et avant les frappes militaires dans ce scénario, puisque le pays hôte a été fermé au moins deux fois temporairement.

Dans ce contexte de conflit, une concurrence féroce va s’installer entre l’Asie et l’Europe autour des sources d’approvisionnement alternatives en gaz américain, ainsi que du pétrole vénézuélien, qui se trouve actuellement entre les mains de Washington.

Enfin, cette crise met en exergue la dépendance des exportateurs régionaux à Ormuz. De même que le coût économique potentiel pour l’Iran lui-même, qui dépend entièrement de ce passage pour ses propres recettes d’exportation.

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Guerre de choix pour Trump, guerre existentielle pour l’Iran

Encore une fois, Trump et Netanyahu ont eu recours à la tromperie et à la mystification dans l’espoir de tirer avantage de l’effet de surprise avant de lancer leur guerre d’agression contre l’Iran. 

L’Agence Reuters rapporte que la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février était « planifiée depuis des mois et la date de lancement avait été décidée des semaines auparavant. »

D’après l’ambassadeur américain Chas Freeman, « l’attaque a été décidée le 28 janvier par Trump et Netanyahu à Washington et fixée au 20 février. Mais l’information a filtré aux Iraniens. Ce qui les a obligés à retarder l’attaque de huit jours au 28 février ».

Entre temps, et comme ce fut le cas en juin dernier, les Iraniens s’étaient laissé embobiner dans une série de fausses négociations dans le but de les convaincre que les Américains étaient intéressés plus par la diplomatie que par la guerre. En juin dernier, des négociations étaient prévues à Mascate le dimanche 15, et l’agression eut lieu le vendredi 13 juin.

Même scénario cette fois. Des négociations étaient prévues le lundi 2 mars à Vienne, et Trump et Netanyahu ont lancé leur guerre d’agression le samedi 28 février. Mais, contrairement à la guerre de juin, où les Iraniens étaient surpris et n’ont pu répondre aux agresseurs qu’après deux jours, cette fois, ils étaient préparés et ont répondu dans l’heure qui a suivi l’agression.

Evidemment, pour justifier sa guerre d’agression, Trump, dans la tradition de ses prédécesseurs, a eu recours à la propagande mensongère. Le mensonge de Trump sur « le danger nucléaire de l’Iran et la production de missiles balistiques pour atteindre le territoire américain », fait écho au mensonge de George W. Bush sur « les armes de destruction massive que possédait Saddam et les tubes géants d’aluminium qui seront transformés en missiles atteignant New York et Los Angeles. »

Les premières attaques israélo-américaines ont tué nombre de hauts responsables militaires et sécuritaires. Un missile lancé du porte-Avions Abraham Lincoln a détruit une école pour jeunes filles, tuant 165 écolières âgées de 7 à 12 ans et leurs instituteurs et institutrices…

La réaction iranienne a été dévastatrice pour les bases américaines à Bahrain, Qatar, Koweit, les Emirats et, bien sûr Tel-Aviv et d’autres villes israéliennes où les sirènes n’arrêtent pas de hurler. Difficile d’avoir une idée sur l’étendue des dégâts et du nombre des victimes en Israël où une loi punit de sept ans de prison quiconque filme des destructions et les partage sur les réseaux sociaux.

A Washington, Trump cache mal sa panique face aux réactions iraniennes contre les cibles américaines dans la région. « Dans cette guerre, il va y avoir des soldats morts et leurs familles doivent être fière d’eux, car leur mort assure la sécurité des Etats-Unis. » Une affirmation qui n’a pas manqué de semer l’anxiété et la fureur parmi une large partie de la population où les derniers sondages d’opinion montrent que « seulement un Américain sur quatre » approuve la guerre d’agression de Trump et Netanyahu contre l’Iran.

En dépit des centaines de missiles lancées sur les cibles américaines dans le Golfe, Washington continue de parler de « trois soldats morts et quelques blessés ». Une affirmation qui contraste avec les interminables colonnes de fumées, assombrissant les bases américaine observées à la télévision. Le Britannique George Galloway parle d’ « au moins 500 soldats américains morts dans les deux premiers jours ».

Quelques heures avant l’assassinat du guide Ali Khamnei, Trump s’adressa aux Iraniens en ces termes : « Je vous ai promis l’aide, la voici. Maintenant c’est à vous de vous soulever et de renverser le régime qui vous opprime pendant des années. »

Quelques heures après l’assassinat de leur guide, des millions d’Iraniens ont envahi les rues des villes iraniennes et répondu à Donald Trump par « Mort à l’Amérique ! »…

Selon un article du média israélien Ynet, après l’assassinat du guide Ali Khamenei, « le président Trump a cherché à instaurer un cessez-le-feu, proposition que l’Iran a rejetée. » La même information est confirmée par l’ambassadeur Chas Freeman et par l’Irano-Américain Trita Parsi, vice-président exécutif du ‘’Quincy Institute’’ en ces termes : « Trump a contacté l’Italie et un autre pays pour leur demander de proposer un cessez-le-feu à l’Iran et celui-ci a rejeté. »

Jusqu’au 28 février, l’Iran a toujours répondu avec « une modération excessive » aux agressions américano-israéliennes. Même pendant la guerre de juin, et bien que les missiles iraniens eussent le dessus et dévastaient Israël, Téhéran, à la grande frustration de millions à travers le monde, accepta le cessez-le-feu que Netanyahu cherchait désespérément à obtenir…

Cette fois, les choses sont très différentes. Si Trump et Netanyahu mènent une guerre de leur choix, l’Iran même une guerre pour son existence et, par conséquent, armé de ses milliers de missiles, il est déterminé d’aller jusqu’au bout. La mort du guide iranien que la paire Trump-Netanyahu a célébré un peu trop vite comme « la fin du régime des mollahs », s’avéra un élément qui renforça l’unité et la détermination des Iraniens dans la défense de leur pays, de leur souveraineté et de leur dignité.

Voici l’explication de Trita Parsi :« L’Iran comprend que nombre de responsables de la sécurité américaine étaient convaincus que la retenue dont le pays avait fait preuve par le passé était un signe de faiblesse, d’incapacité ou de refus d’affronter les États-Unis dans une guerre directe. Téhéran met maintenant tout en œuvre pour démontrer le contraire, malgré le prix exorbitant qu’il devra payer. Ironie du sort, l’assassinat de Khamenei a facilité ce changement de cap. »

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Ring the Bell : la BVMT sonne l’heure de l’égalité des genres

La Bourse de Tunis organisera, le 6 mars 2026, l’édition tunisienne de Ring the Bell for Gender Equality, une initiative mondiale visant à mobiliser le secteur financier et le secteur privé autour de l’autonomisation économique des femmes.

En partenariat avec ONU Femmes Tunisie, cet événement s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et entend traduire les engagements en actions concrètes et mesurables. L’événement poursuit plusieurs axes prioritaires : encourager des engagements concrets en faveur de l’autonomisation économique des femmes, promouvoir les bonnes pratiques au sein des entreprises et institutions financières et renforcer le dialogue entre parties prenantes. Il vise également à soutenir l’adhésion aux Principes d’autonomisation des femmes (WEPs) et à sensibiliser les acteurs économiques à l’égalité comme levier de performance et de durabilité.

Une mobilisation internationale portée par de grandes institutions

Ring the Bell for Gender Equality est une initiative annuelle portée conjointement par ONU Femmes, l’Initiative SSE, l’IFC, la Fédération mondiale des Bourses et le Pacte Mondial des Nations Unies. Elle réunit chaque année des Bourses, des acteurs privés et des partenaires institutionnels à l’échelle mondiale pour promouvoir des économies plus inclusives.

L’édition 2026 s’inscrit dans la dynamique du thème mondial de la Journée internationale des droits des femmes, qui appelle à accélérer les progrès en mobilisant marchés financiers, entreprises et décideurs autour de l’accès aux opportunités économiques et de la représentation des femmes aux postes de décision.

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Guerre en Iran : les alliances traditionnelles mises à l’épreuve

La guerre déclenchée contre l’Iran a révélé un effritement des solidarités diplomatiques et normatives, avec des États réagissant selon des logiques distinctes, stratégiques, juridiques ou sécuritaires. Cette imprévisibilité politique accroît les risques de déstabilisation régionale et impose à l’économie mondiale un nouveau facteur d’incertitude durable.

L’opération militaire lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran a immédiatement mis en évidence la disparité des réponses internationales. Contrairement aux guerres précédentes où des blocs géopolitiques restaient relativement cohérents, la crise actuelle montre que même les alliances traditionnelles comme l’OTAN ou les BRICS peinent à définir une position unifiée face à l’usage de la force.

La guerre en Iran révèle la fragilité du front occidental

En Europe, l’absence d’un langage diplomatique commun sur la légalité et la légitimité des frappes a mis en lumière la fragilité de la solidarité occidentale : certains États revendiquent l’importance du droit international, d’autres soulignent la nécessité de dissuader Téhéran, et d’autres encore s’abstiennent de toute critique. Cette hétérogénéité normative mine la capacité de l’Union européenne à proposer une réponse politique ou économique consolidée.

Dans le Golfe, la riposte iranienne qui a affecté des territoires sous influence américaine a transformé des pays hôtes en acteurs potentiels du conflit. L’Arabie saoudite, le Qatar et les autres pays du Conseil de coopération du golfe (CCG) ont déclaré, lors d’une réunion virtuelle dimanche 1er mars, leur volonté de défendre leurs intérêts. Ce qui modifie profondément la dynamique sécuritaire régionale et pose des questions sensibles sur la durabilité des routes maritimes, sur les investissements étrangers et sur la stabilité des marchés pétroliers.

Le paysage diplomatique global révèle également que des grandes coalitions comme les BRICS+ peinent à forger une position commune sur le conflit : alors que la Russie qualifie l’intervention de « guerre d’agression », l’Arabie saoudite, les Émirats et d’autres États du Sud adoptent des postures critiques à l’égard de Téhéran. Cette absence de consensus international rend plus incertaine la capacité des institutions globales à contenir les effets géopolitiques et économiques de cette crise…

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Quand le Moyen-Orient vacille, le monde financier retient son souffle

Il est des crises qui ne se limitent pas à leur théâtre d’origine. Elles débordent, s’infiltrent, se diffusent dans les artères invisibles de la mondialisation, et transforment l’équilibre fragile sur lequel repose l’économie mondiale. L’embrasement du Moyen-Orient appartient à cette catégorie. Il ne s’agit pas seulement d’une confrontation régionale, mais d’un événement systémique, capable de reconfigurer les marchés financiers, de déstabiliser les monnaies, de redessiner les flux énergétiques et de modifier les trajectoires économiques des nations les plus éloignées du conflit.

Le Moyen-Orient, carrefour stratégique

Cette crise agit comme un révélateur brutal d’une vérité souvent occultée : l’économie mondiale demeure profondément dépendante de la stabilité géopolitique. Le Moyen-Orient, carrefour énergétique et stratégique, représente bien plus qu’un fournisseur de pétrole. Il constitue un pivot autour duquel s’articulent les anticipations des marchés, les stratégies des banques centrales et les équilibres macroéconomiques des pays importateurs d’énergie. Lorsque cette région vacille, ce n’est pas seulement l’approvisionnement énergétique qui est menacé, mais la confiance elle-même, cette matière intangible qui alimente les marchés financiers.

L’aversion au risque s’installe

Les premières réactions se manifestent toujours sur les marchés financiers, véritables baromètres de l’anxiété globale. L’aversion au risque s’installe rapidement. Les investisseurs, anticipant des turbulences prolongées, réduisent leur exposition aux actifs risqués et se replient vers les instruments les plus liquides et les plus sûrs. Ce mouvement, souvent brutal, provoque une chute des marchés actions dans les économies émergentes et un renforcement des obligations souveraines des grandes puissances. Il ne s’agit pas simplement d’un ajustement technique, mais d’un mouvement de protection face à l’inconnu.

 

Une appréciation du dollar, en apparence technique …

Dans ce contexte, le dollar américain retrouve toute sa centralité. Il s’impose comme la monnaie refuge par excellence, attirant les capitaux en quête de sécurité. Cette appréciation du dollar, en apparence technique, produit des effets profonds et asymétriques. Pour les économies émergentes, elle signifie un renchérissement immédiat du coût de leur dette extérieure, majoritairement libellée en devise américaine. Elle entraîne également une dépréciation de leurs monnaies nationales, accentuant l’inflation importée et fragilisant davantage les équilibres économiques.

Un double choc pour le Maghreb

Pour les pays du Maghreb, cette dynamique constitue une épreuve de résistance. La Tunisie et le Maroc, en tant qu’importateurs nets d’énergie, subissent un double choc : la hausse des prix du pétrole et l’appréciation du dollar. Cette combinaison agit comme un effet de ciseaux, augmentant simultanément le coût des importations et la charge de la dette extérieure. Le taux de change devient alors un indicateur critique, révélant la capacité du pays à absorber ce choc sans compromettre sa stabilité financière.

Le pétrole, au cœur de cette crise, redevient un instrument de pouvoir et un facteur d’instabilité. Les marchés énergétiques fonctionnent moins sur la réalité immédiate que sur l’anticipation du risque. La simple possibilité d’une perturbation des flux suffit à provoquer une hausse des prix. Cette prime de risque géopolitique reflète la crainte d’une rupture dans l’approvisionnement, notamment à travers les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz ou les corridors maritimes reliant le Golfe aux marchés mondiaux.

Le risque d’erreur de politique économique élevé

Cette hausse du pétrole agit comme un choc inflationniste global. Elle renchérit le coût du transport, de la production industrielle et de l’ensemble des chaînes d’approvisionnement. L’inflation, déjà présente dans de nombreuses économies, se trouve alimentée par cette hausse des coûts énergétiques. Les banques centrales, confrontées à ce phénomène, se trouvent dans une position délicate. Elles doivent choisir entre maintenir des taux d’intérêt élevés pour contenir l’inflation ou les réduire pour soutenir la croissance. Dans les deux cas, le risque d’erreur de politique économique est élevé.

Les marchés des matières premières, au-delà du pétrole, subissent également les répercussions de la crise. Les métaux industriels, les produits agricoles et les matières premières stratégiques deviennent plus volatils. Le transport maritime, exposé aux tensions géopolitiques, voit ses coûts augmenter sous l’effet des primes d’assurance et des risques opérationnels. Cette hausse des coûts logistiques se répercute sur les prix des biens importés, accentuant l’inflation dans les économies dépendantes du commerce international.

L’or valeur refuge

L’or, dans ce contexte, retrouve sa fonction originelle de valeur refuge. Sa hausse traduit une perte de confiance dans la stabilité du système financier et monétaire. Les investisseurs, anticipant des turbulences prolongées, cherchent à protéger leur capital contre les risques extrêmes. Cette dynamique reflète une inquiétude profonde, non seulement sur l’évolution de la crise, mais sur la capacité du système économique global à absorber ses conséquences.

Ciseaux effets asymétriques

Pour le Maghreb, les effets de cette crise sont profondément asymétriques. L’Algérie, en tant qu’exportateur majeur d’hydrocarbures, bénéficie d’un afflux de recettes supplémentaires. La hausse des prix du pétrole améliore sa balance commerciale, renforce ses réserves de change et offre une marge de manœuvre budgétaire accrue. Cette amélioration, toutefois, demeure conjoncturelle. Elle ne résout pas les défis structurels liés à la diversification économique et à la dépendance aux hydrocarbures.

La Tunisie, en revanche, se trouve dans une position plus fragile. La hausse des prix énergétiques accentue le déficit commercial et exerce une pression accrue sur les réserves en devises. Cette situation complique la gestion du taux de change et limite la capacité de la politique économique à soutenir la croissance. Le maintien des subventions énergétiques, nécessaire pour préserver la stabilité sociale, alourdit la charge budgétaire et réduit les marges de manœuvre de l’État.

Le Maroc, bien que bénéficiant d’une structure économique plus diversifiée, n’échappe pas à ces tensions. La hausse des coûts énergétiques affecte sa balance commerciale et exerce une pression sur sa monnaie. Toutefois, sa stratégie de diversification énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables, lui offre une résilience relative face à ce choc.

Les marchés financiers de la région ressentent également les effets de cette instabilité. Les investisseurs internationaux, confrontés à un environnement incertain, adoptent une posture plus prudente. Les flux de capitaux se raréfient, les primes de risque augmentent et les conditions de financement se durcissent. Cette situation limite la capacité des pays à financer leurs déficits et à soutenir leurs investissements.

À court terme, les perspectives demeurent étroitement liées à l’évolution de la situation géopolitique. Une escalade prolongée pourrait entraîner une hausse durable des prix du pétrole, une inflation persistante et un durcissement des conditions financières globales. Ce scénario accentuerait la vulnérabilité des pays importateurs d’énergie du Maghreb, les contraignant à adopter des politiques d’ajustement plus strictes.

Toutefois, cette crise pourrait également agir comme un catalyseur de transformation. Elle souligne la nécessité pour les pays du Maghreb de renforcer leur souveraineté énergétique, de diversifier leurs sources de croissance et de réduire leur dépendance aux chocs externes. La transition énergétique, le développement des énergies renouvelables et la consolidation des équilibres macroéconomiques apparaissent désormais comme des impératifs stratégiques.

Car au-delà des fluctuations des marchés et des tensions géopolitiques, cette crise révèle une réalité plus profonde : dans un monde interdépendant, la stabilité économique n’est jamais acquise. Elle se construit, se protège et se renforce à travers des choix stratégiques et des transformations structurelles. Le Moyen-Orient continuera d’influencer l’économie mondiale, mais la véritable question pour le Maghreb est ailleurs : comment transformer cette vulnérabilité en opportunité, et faire de l’incertitude non plus une menace, mais un levier de résilience et de souveraineté.

 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Fatma Thabet Chiboub : « La femme tunisienne, actrice clé du succès économique »

À l’issue de la 11e édition des Trophées des Femmes Entrepreneures organisés par Managers à Tunis, Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, loue le dynamisme des lauréates tunisiennes qui exportent et innovent malgré les obstacles, tout en plaidant pour un écosystème entrepreneurial plus solide.

Fatma Thabet Chiboub a souligné dans une déclaration aux médias : « La femme tunisienne est active. Elle lance des projets, exporte, voyage même à l’étranger pour concrétiser ses ambitions. L’écosystème des affaires, porté par des initiatives comme celle de Managers et d’autres, leur offre un soutien précieux pour accroître leur visibilité médiatique et faire connaître leurs projets. »

Et de poursuivre : « Souvent, elle réussit dans l’ombre, sans oser les projecteurs malgré des succès forgés par des années d’efforts. Cette édition est l’occasion d’honorer celles qui ont su transformer une idée en projet viable, y compris dans des secteurs inconnus.  Ces initiatives sont essentielles. »

Avant d’ajouter : « Notre ministère et les institutions publiques les accompagnent activement lors de ces événements. Ils inspirent les jeunes, d’autres femmes et hommes d’affaires, à oser davantage et à réussir. »

Elle poursuit : « Ces parcours variés, parfois atypiques pour une femme, ont triomphé dans des conditions ardues. Leur force réside dans un engagement parfait, une conviction profonde et une confiance en soi. Celle-ci naît souvent de la famille, d’un proche ou des parents, mais reste primordiale, nourrie par un soutien extérieur. »

Et de conclure : « Ces succès deviendront le tremplin d’autres victoires. Nous valorisons ces réussites pour que les jeunes se disent : ‘Si elle a réussi, je le peux aussi’. L’objectif de ces manifestations ? Prouver que travailler en Tunisie mène au succès. La femme tunisienne réunit toutes les conditions favorables, grâce à la société, aux lois et au soutien des hommes. « 

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Convention Réseau 2026 : Ennakl Automobiles réunit ses partenaires à Hammamet pour écrire une nouvelle page de performance collective

Dans la continuité de sa dynamique de transformation et de développement, Ennakl Automobiles a organisé sa Convention Réseau 2026 à l’Hôtel Royal Azur Thalassa, réunissant l’ensemble de ses agents et partenaires autour d’une ambition commune : consolider les acquis et accélérer la performance pour l’année à venir.

Cet événement stratégique a rassemblé le réseau des marques représentées par Ennakl Automobiles : Audi, Volkswagen, Škoda, SEAT, CUPRA, Porsche et Renault Trucks.

Plus qu’un rendez-vous annuel, cette convention s’est affirmée comme un véritable moment de convergence stratégique, favorisant les échanges directs entre la Direction Générale et le réseau. Présentations des orientations 2026, partage des priorités opérationnelles, focus sur l’expérience client et la performance globale : l’ensemble des thématiques abordées a confirmé la volonté d’Ennakl de placer son réseau au cœur de sa stratégie de croissance.

Une vision claire pour 2026

Dans un contexte de marché en constante évolution, Ennakl Automobiles a présenté ses objectifs pour 2026 avec un cap précis : renforcer la proximité avec les clients, optimiser l’excellence opérationnelle et soutenir durablement la performance commerciale et après-vente.

La convention a également été l’occasion de valoriser les efforts collectifs et de rappeler que la réussite du groupe repose avant tout sur l’engagement des équipes sur le terrain, la qualité du service et la cohérence des actions menées à l’échelle nationale.

Un esprit d’équipe au service de la performance

Organisée dans un cadre élégant et propice aux échanges, cette édition 2026 a allié contenu stratégique et moments de convivialité. Cocktail d’accueil, réunion plénière et dîner ont permis de renforcer les liens entre les différents acteurs du réseau, dans une atmosphère à la fois professionnelle et chaleureuse.

À travers cette Convention Réseau 2026, Ennakl Automobiles réaffirme son ambition : avancer ensemble, fédérer les talents et construire, avec l’ensemble de ses partenaires, une année 2026 placée sous le signe de la performance, de l’innovation et de la cohésion.

Avec communiqué

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Messi Massimiliano: « Les femmes entrepreneures, moteur de l’économie tunisienne »

À l’issue de la 11e édition des Trophées des Femmes Entrepreneures organisée par Managers à Tunis, Messi Massimiliano, Chef de Section et Premier Secrétaire de la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie salue l’audace et l’innovation des lauréates, saluant leur rôle clé dans l’économie tunisienne, malgré les défis familiaux et financiers.

Messi Massimiliano précise dans ce contexte :  » L’entrepreneuriat féminin est particulièrement intéressant dans un contexte aussi complexe. Toutes nos lauréates ont dû emprunter de l’argent et faire des sacrifices familiaux. Le business n’est jamais linéaire : ce sont des vagues, des allers-retours constants, nécessitant à chaque fois d’inventer, d’innover et de créer de nouvelles solutions. »
« Elles ont su cibler des marchés existants à fort potentiel, avec des approches innovantes. Même celles qui n’ont pas remporté le grand prix repartent convaincues d’avoir excellé dans leur domaine et prêtes à aller plus loin. Il faut de la conviction, de l’audace et du courage pour avancer sans reculer. »

Avant d’ajouter: « L’appui familial est essentiel, mais on observe aussi une vraie ambiance familiale au sein de ces entreprises. Les femmes entrepreneures restent proches de leurs employés, portent une mission sociale au-delà de l’économique, ce qui génère un énorme bénéfice pour l’économie tunisienne. »

Interrog sur ses impressions à l’issue de cette 11e édition, sa troisième participation, Messi Massimilianno ajoute : « Le prix gagne en intérêt chaque année. Des lauréates précédentes ont brillé dans des projets financés par l’Union européenne, dont nous sommes fiers. Nous souhaitons le même succès à cette nouvelle génération. »

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Le crime d’agression des Etats-Unis et d’Israël

Animé par un sentiment de toute-puissance et par des considérations de politique intérieure, le couple Trump-Netanyahou a lancé une nouvelle offensive contre l’Iran. Le régime des mollahs est en partie décapité, avec en particulier la mort de son Guide suprême. Toutefois, il est difficile de concevoir que la libération du peuple iranien soit la réelle motivation de cette intervention illégale. Quelle est d’ailleurs le but de cette guerre, si ce n’est nourrir le chaos pour le chaos ?

 

L’interdiction du recours à la force

L’histoire des relations internationales s’est construite avec l’idée suivant laquelle la guerre est « naturelle », inhérente à la politique extérieure de tout Etat. L’approche théorique dominante, dite réaliste, celle qui guide Trump et Netanyahou, conçoit encore la guerre comme légitime en soi : le recours à la force ou à la violence armée est un moyen légitime de sauvegarder sa sécurité et ses intérêts.

Il n’empêche, l’acte de guerre est interdit : selon le droit international, les différends entre Etats doivent en principe trouver leur résolution par d’autres moyens que le recours à la force. Si les procès de Nuremberg (1945) et de Tokyo (1946) posèrent les bases juridiques du « crime d’agression », la Charte de l’ONU place la guerre « hors de la légalité internationale », un acte illicite susceptible de faire l’objet de mesures coercitives (adoptées par le Conseil de sécurité).

L’acte d’agression constitue ainsi une ingérence caractérisée. Illustrée récemment par l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, l’agression est définie par l’article 8 bis du Statut de la Cour pénale internationale (CPI) comme « la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un Etat (…) ». Ainsi, outre la violation de l’intégrité territoriale, l’agression est constitutive, plus largement, d’une atteinte de la souveraineté. Du reste, une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies a bien souligné « le droit inaliénable [de tout Etat] de choisir son système politique, économique, social et culturel sans aucune forme d’ingérence de la part d’un autre Etat ». En revanche, « la fourniture d’une aide strictement humanitaire à des personnes ou à des forces se trouvant dans un autre pays, quels que soient leurs affiliations politiques ou leurs objectifs, ne saurait être considérée comme une intervention illicite ou à tout autre point de vue contraire au droit international ».

 

L’illégalité de la « guerre préventive »

Certes, l’interdiction du recours à la force connaît deux exceptions consacrées par le droit international : la légitime défense et l’autorisation du Conseil de sécurité dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies. L’intervention israélo-américaine ne relève d’aucune de ces hypothèses. Si l’argument de la « guerre préventive » est invoqué, celui-ci n’a pas de valeur en droit international.

La pratique dite de la « guerre préventive » est illégale. Celle-ci se fonde sur une spéculation, celle d’une crainte d’agression, d’une menace existentielle qu’il faudrait anticiper en décidant unilatéralement de lancer une action militaire afin de mieux se défendre. Le fait qu’un belligérant invoque un conflit « préventif » pour justifier son attaque et convaincre de son bien-fondé est un argument juridiquement irrecevable. Certes, il est possible de distinguer, en théorie comme en pratique, l’attaque préventive, qui vise à anticiper une menace dans un futur incertain, de l’agression préemptive, qui répond à une menace immédiate.

Il n’empêche, les deux stratégies militaires sont proscrites par le droit international. Même si la menace est imminente, formellement, seul le passage à l’acte, c’est-à-dire l’agression, autorise le recours à la force (au nom de la légitime défense, qui représente l’une des exceptions au principe).

Arguant d’une série d’incidents frontaliers et de discours belliqueux tenus par certains États arabes, Israël déclenche en juin 1967 une « guerre préventive » éclair – dite « guerre des Six jours » – contre les armées égyptienne et syrienne. D’autres précédents existent.

Le président George W. Bush a inscrit la guerre préventive dans sa « stratégie de défense nationale » pour lutter contre le terrorisme. En attaquant l’Irak en mars 2003, il s’affranchit de la Charte des Nations unies au nom d’une guerre qu’il prétend juste, sans apporter la preuve de la présence d’armes de destruction massive en Irak, pourtant la principale justification de l’attaque. Près de vingt ans plus tard, l’agression de l’Ukraine par la Russie est qualifiée par Vladimir Poutine de « riposte préventive ». Non seulement le principe de non recours à la force pour le règlement des différends est de moins en moins respecté, mais les agressions sont de moins en moins condamnées par les autres Etats. Une tendance qui apparaît comme l’un des symptômes de l’affaissement du droit international au profit de la loi du plus fort.

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Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial

Une étude du Groupe de la Banque mondiale indique les lois sur l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Seules 4 % vivent sous des droits quasi équivalents aux hommes. Insécurité, crédit et garde d’enfants freinent croissance et emploi.

Les lois garantissant l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié dans le monde. Seules 4 % des femmes vivent dans un pays où leurs droits économiques sont presque équivalents à ceux des hommes, dénonce un rapport du Groupe de la Banque mondiale.

Intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit », le rapport, publié le 24 février 2026 à Washington, révèle un écart majeur entre l’adoption des lois et leur application effective. Si le score moyen mondial atteint 67 sur 100 pour les textes législatifs favorables à l’égalité, il chute à 53 pour leur mise en œuvre et à 47 pour les dispositifs institutionnels permettant leur exercice réel.

Pour l’institution de Bretton Woods, cette situation freine la croissance mondiale. « Même pleinement appliquées, les législations actuelles ne garantiraient aux femmes que les deux tiers des droits accordés aux hommes. Les gouvernements ont donc encore d’importants efforts à fournir pour lever les obstacles structurels à la participation économique féminine », lit-on dans le rapport.

Les trois points faibles des lois…

Pour la première fois, le rapport évalue non seulement les lois en vigueur, mais aussi leur degré d’application. Selon les experts juridiques consultés, moins de la moitié des politiques et services nécessaires sont effectivement en place. Ces derniers estiment que « ce déficit prive les économies d’un levier essentiel de croissance et de création d’emplois ».

La sécurité apparaît comme le principal point faible. Seul un tiers des législations nécessaires pour protéger les femmes contre les violences a été adopté. Et, dans 80 % des cas, ces lois sont mal appliquées, dénonce encore le rapport. Or l’insécurité compromet directement l’accès des femmes à un emploi stable et productif.

L’entrepreneuriat constitue un autre retard notable. Si, dans la plupart des pays, les règles de création d’entreprise sont identiques pour les hommes et les femmes, seule la moitié garantit un accès équitable au crédit. Cette inégalité limite le développement des entreprises féminines et leur contribution à l’économie.

Enfin, les services de garde d’enfants sont également considérés comme un levier déterminant. Moins de la moitié des 190 économies étudiées disposent de dispositifs financiers ou fiscaux pour soutenir les familles. Parmi elles, seulement 30 % ont mis en place les politiques nécessaires pour assurer une offre abordable et de qualité. « Dans les pays à faible revenu, à peine 1 % des mécanismes de soutien existent ». Sans commentaire !

Toutefois, le rapport du Groupe de la Banque mondiale estime qu’en dépit de ces lacunes, certains progrès ont été enregistrés. Au cours des deux dernières années (2024-2025), 68 économies ont adopté 113 réformes favorables à l’égalité, notamment en matière d’entrepreneuriat et de lutte contre les violences. « L’Afrique subsaharienne se distingue avec 33 réformes, un record régional. Certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont également engagé des avancées notables, élargissant les congés parentaux et renforçant l’égalité salariale », souligne le rapport.

Et d’annoncer que dans la prochaine décennie, 1,2 milliard de jeunes – dont la moitié de femmes – devraient entrer sur le marché du travail. « Garantir l’égalité des chances n’est donc pas seulement un impératif moral, mais une nécessité économique mondiale », conclut l’étude.

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