Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Maroc–Allemagne : un boom inédit des échanges

L’Office fédéral de la statistique allemand a révélé une augmentation significative des échanges commerciaux entre l’Allemagne et le Maroc en 2025, atteignant 7,3 milliards d’euros.

D’après les données publiées le 23 février 2026, ce chiffre (7,3 milliards d’euros) représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Allemagne est passé de 4,9 milliards d’euros en 2022, d’environ 6,5 milliards d’euros en 2024.

Les exportations allemandes vers le Maroc ont atteint 3,9 milliards d’euros, renforçant ainsi le classement du Maroc parmi les partenaires commerciaux de l’Allemagne hors Union européenne. Le Maroc est passé de la 51e place en 2024 à la 49e place des destinations les plus importantes pour les exportations allemandes au niveau mondial en 2025, selon le site web marocain Hess Press.

Les voitures et leurs pièces détachées, les machines et équipements mécaniques, ainsi que les produits chimiques et électriques figurent en tête de liste des exportations allemandes vers le Maroc, qui, à son tour, a exporté des marchandises d’une valeur de 3,47 milliards d’euros vers l’Allemagne en 2025.

La balance commerciale reste favorable à l’Allemagne, avec un excédent commercial estimé à environ 430 millions d’euros (3,9 milliards d’exportations contre 3,47 milliards d’importations).

Le déficit commercial entre le Maroc et l’Allemagne se réduit progressivement, les exportations marocaines vers l’Allemagne progressant plus rapidement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’électronique automobile, réduisant ainsi le déficit traditionnel du Maroc avec l’Allemagne.

L’article Maroc–Allemagne : un boom inédit des échanges est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Chine : 20 bourses pour étudiants tunisiens OCI en 2026/2027

Le gouvernement chinois attribue 20 bourses aux étudiants des pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), dont la Tunisie, pour l’année universitaire 2026/2027. Ces aides, annoncées par la Direction générale de la coopération internationale du ministère  de l’Enseignement supérieur, ciblent les cycles licence, master et doctorat.

Conditions clés :
Maîtrise du chinois ou de l’anglais.
Admission préalable à un programme chinois.
Respect des limites d’âge par cycle.
Passage obligatoire du test CSCA le 25 mars 2026 sur csca.cn/home, avec résultats satisfaisants.
Avantages : Frais de scolarité, logement, allocation mensuelle et assurance santé pris en charge.
Démarches :
Dossier (formulaire, diplômes, certificats linguistiques, passeport) à envoyer avant le 28 février à
Copie via les universités tunisiennes au ministère.
Infos détaillées sur
www.campuschina.org

Cette opportunité renforce les échanges sino-africains en éducation supérieure.

 

L’article Chine : 20 bourses pour étudiants tunisiens OCI en 2026/2027 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Chine maintient ses taux d’intérêt inchangés pour le dixième mois consécutif

La Banque populaire de Chine (la banque centrale) a maintenu ses principaux taux d’intérêt inchangés mardi 24 février. Une décision qui reflète les efforts des autorités chinoises pour trouver un équilibre délicat entre le soutien à l’économie en ralentissement et le maintien de la stabilité de la monnaie locale.

La Banque centrale a décidé de maintenir le taux d’intérêt de base sur les prêts à un an à 3 % et le taux d’intérêt sur les prêts à cinq ans à 3,5 %, pour le dixième mois consécutif. Et ce, malgré des indicateurs de ralentissement de la croissance économique en Chine.

Cette décision intervient alors que les données du dernier trimestre de l’année dernière ont montré un ralentissement de la deuxième économie mondiale. Laquelle a enregistré une croissance de 4,5 % en glissement annuel. Soit la plus faible depuis la levée des restrictions strictes liées à la pandémie de coronavirus fin 2022.

L’article La Chine maintient ses taux d’intérêt inchangés pour le dixième mois consécutif est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Afrique en surchauffe : 300 jours de canicule

Imaginez dès 2065 que le continent de l’Afrique pourrait bouillir sous des vagues de chaleur pendant 300 jours par an, se transformant en fournaise géante. Derrière cette apocalypse annoncée, un rapport choc révèle le rôle fatal de la déforestation et deux solutions salvatrices. »

Le rapport publié du mois de janvier 2026 dans Communications Earth & Environment, intitulé « Coupled climate–land-use interactions modulate projected heatwave intensification across Africa », alerte sur l’explosion des vagues de chaleur en Afrique. Élaboré par des chercheurs africains et occidentaux, il s’appuie sur dix modèles climatiques ajustés aux observations historiques (1979-2014) et aux neuf régions climatiques du continent (Méditerranée, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Sahara, etc.).

Les prévisions, couvrant 2025-2060 et 2065-2100, révèlent que les vagues de chaleur deviendront la norme : à partir de 2065, la plupart des régions pourraient en subir 250 à 300 jours par an (jusqu’à 12 fois plus qu’historiquement dans l’Ouest de l’Afrique australe). 

Cette intensification résulte non seulement des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais aussi de facteurs locaux comme le rayonnement, l’humidité, le vent et surtout les changements d’occupation des sols. 

Grâce à l’intelligence artificielle, l’étude quantifie ces interactions : la déforestation assèche les sols, piège la chaleur et transforme des épisodes tolérables en menaces mortelles.

Les forêts, véritables « climatiseurs naturels », atténuent la chaleur en maintenant humidité et fraîcheur. Leur destruction aggrave le phénomène, rendant les nuits étouffantes et les jours infernaux. 

Pour limiter ces impacts socio-économiques, le rapport insiste sur deux priorités : réduire drastiquement les émissions mondiales et protéger/restaurer forêts et végétation naturelle.

L’article Afrique en surchauffe : 300 jours de canicule est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Égypte-Afrique : routes terrestres vs ports

Dans un continent où les routes maritimes du Maroc et du Golfe captent les flux atlantiques et est-africains, l’Égypte opte pour une stratégie terrestre offensive : corridors Le Caire-Cap et Le Caire-Tchad via la Libye, via le réseau transafricain (TAH), finançant ses tronçons nationaux tout en orchestrant une coordination régionale. Selon la revue African Business, ces initiatives visent à ériger l’Égypte en hub nord-sud incontournable, contournant les fragilités maritimes de la mer Rouge et les ambitions concurrentes du Maroc ou des États du Golfe.

Toujours selon African Business, la question essentielle est de savoir comment ces axes incarnent une quête de leadership continental. Entre l’Égypte qui  riposte  aux avancées maritimes marocaines atlantiques via des routes terrestres intérieures et le Soudan en guerre ainsi que la  Libye et Tchad qui demeurent  instables. Plus encore l’Éthiopie conflictuelle, Houthis amputant de 60% les recettes du canal de Suez en 2024. Ce qui diversifie les options face aux crises régionales. 

Malgré 80% d’avancement proclamé en novembre 2025 pour Le Caire-Cap, conflits soudanais et corne de l’Afrique bloquent l’opérationnalité totale. Le tronçon tchadien (1 720 km, 510 millions USD) complète l’approche sahelienne avec financements locaux hors Égypte. Alignés sur l’Agenda 2063 et la ZLECAf, ils requièrent douanes fluides et logistique intégrée, à l’image du corridor Dakar-Lagos boosté par la  Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO.

Écosystème et valeur ajoutée

Les corridors génèrent des gains progressifs, connectant ruralité aux villes et dynamisant chaînes locales dès les premières phases. Ils favorisent pôles agro-industriels et emplois via l’Initiative pour les corridors socio-économiques de l’UA. 

Une chose est certaine: le succès se juge à la valeur ajoutée locale, la production, la transformation, l’entrepreneuriat  et bien au-delà des kilomètres pavés.

L’article Égypte-Afrique : routes terrestres vs ports est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les prix du pétrole dans le brouillard

Les prix du pétrole ont chuté à la clôture des marchés le lundi 23 février 2026. Et ce, suite à la résurgence de la crise tarifaire; avant de rebondir.

Les nouvelles hausses de tarifs douaniers imposées par le président Donald Trump ont engendré une incertitude quant à la croissance mondiale et à la demande de carburant, selon les analystes.

Par ailleurs, la disposition des États-Unis et de l’Iran à entamer un troisième cycle de négociations nucléaires a également apaisé les inquiétudes quant au risque d’escalade des tensions géopolitiques susceptibles de perturber les approvisionnements.

A rappeler que les cours du pétrole avaient clôturé en ordre dispersé vendredi 20 février, après deux séances de hausse, dans un contexte d’inquiétudes liées à l’escalade des tensions géopolitiques et à leur impact sur l’approvisionnement.

Ainsi, à la clôture de la séance du lundi 23 courant, le prix du pétrole brut Brent pour livraison en avril 2026 a baissé de 0,37 % pour s’établir à 71,49 dollars le baril.

Parallèlement, les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate, à livrer en mars 2026, ont chuté de 0,26 % pour s’établir à 66,31 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont progressé respectivement de 5,9 % et 5,5 % la semaine dernière, dans un contexte de préoccupations croissantes quant à un possible conflit entre les États-Unis et l’Iran; après que Washington a déclaré que Téhéran souffrirait s’il ne parvenait pas à un accord sur ses activités nucléaires dans les jours qui suivaient.

De son côté, la Chine a annoncé lundi qu’elle procédait à une « évaluation complète » de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane. De même qu’elle a appelé Washington à supprimer les « mesures tarifaires unilatérales connexes » imposées à ses partenaires commerciaux.

La décision d’imposer des droits de douane a atténué les craintes croissantes d’un conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran, qui avaient fait grimper les prix du pétrole Brent et du West Texas Intermediate de plus de 5 % la semaine dernière.

L’article Les prix du pétrole dans le brouillard est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Importation de déchets européens : la Tunisie face à ses responsabilités

En juillet 2025, la Commission européenne a recensé une vingtaine de demandes émanant de pays non membres de l’OCDE souhaitant importer des déchets européens. La Tunisie figure parmi ces pays. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement européen sur les transferts de déchets, fondé sur les principes de la Convention de Bâle, qui encadre strictement les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux.

La Tunisie souhaite importer différentes catégories de déchets non dangereux : métaux, plastiques recyclables, caoutchouc, fibres industrielles, papier, textile, ainsi que certains déchets céramiques et organiques issus de l’agroalimentaire.

Dans ce contexte, l’agence TAP a interrogé le ministère de l’Environnement sur cette nouvelle importation et sa finalité. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’affaire des déchets italiens illégalement introduits sur le territoire tunisien remonte à cinq ans à peine. Ce dossier avait suscité une vive indignation nationale et conduit à l’arrestation de hauts responsables, dont un ancien ministre.

Le ministère de l’Environnement assure le rôle de point focal national de la Convention de Bâle. Il représente la Tunisie auprès des instances internationales pour toutes les questions relatives au transfert de déchets. Il indique avoir coordonné avec le ministère du Commerce, le ministère de l’Industrie et l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce afin de déterminer les catégories de déchets à importer et d’encadrer la procédure auprès de la Commission européenne.

Le ministère précise par ailleurs que la législation nationale interdit l’importation de déchets dangereux. Celle-ci ne peut intervenir qu’avec l’accord du ministère du Commerce, après consultation des autres ministères compétents.

Un cadre réglementaire européen renforcé

Pour Hamdi Chebâane, expert en gestion des déchets, les importations de déchets européens ne constituent pas une nouveauté pour la Tunisie.

« La Tunisie a toujours importé des déchets de l’UE. La nouveauté tient au fait que cette dernière a renouvelé et durci sa législation dans le cadre de la transition écologique », explique-t-il à l’agence TAP.

Le pays importe déjà certains déchets destinés au recyclage ou à la valorisation énergétique, notamment du papier et certains types de caoutchouc. En revanche, les autorités ont suspendu l’importation des huiles usées et de certains plastiques. La principale évolution porte sur les exigences européennes : « L’Union européenne impose désormais une demande officielle de l’État. Elle exige aussi la confirmation que les entreprises réceptrices puissent valoriser les déchets reçus et les réintégrer dans l’économie », précise l’expert.

Hamdi Chebâane plaide pour une plus grande sélectivité, notamment concernant les friperies. « Les autorités doivent définir précisément ce qui doit être importé et faire preuve de davantage de discernement », affirme-t-il. Il rappelle que l’importation de vêtements de seconde main nécessite plusieurs autorisations administratives et le contrôle des douanes. Il préconise donc l’établissement d’une liste claire des déchets autorisés et interdits. Il recommande également d’exiger un certificat attestant des capacités de recyclage des entreprises concernées, pour éviter toute dérive comparable à l’affaire des déchets italiens.

L’expert appelle enfin à une concertation élargie associant le ministère de l’Environnement, l’ANGED, les ministères compétents et les acteurs privés du secteur. Cette concertation doit tenir compte des engagements de la Tunisie au titre des conventions de Bâle, de Bamako et de Copenhague. Il rappelle que la Tunisie exporte aussi certains déchets et débris de matériaux non ferreux vers l’Union européenne, dans un cadre strict prévoyant garanties bancaires et conformité aux conventions internationales.

Des capacités nationales sous pression

La question des capacités nationales reste entière. Pour obtenir l’autorisation d’importer des déchets, les pays candidats doivent fournir à la Commission européenne des informations détaillées sur leurs installations de réception. Ils doivent aussi démontrer que des structures habilitées traiteront ces déchets, conformément à l’article 42 du règlement européen.

Or une question s’impose : la Tunisie peut-elle importer davantage de déchets alors qu’elle peine à gérer les siens ? L’enfouissement reste son principal mode de gestion.

Samia Gharbi, experte en sciences de l’environnement, répond sans ambages : « Un pays qui ne maîtrise pas ses déchets ne devrait pas en importer. »

La Tunisie éprouve déjà de sérieuses difficultés à gérer ses déchets municipaux et industriels. Ses décharges sont saturées et des déchets toxiques attendent un traitement adapté. Ces situations menacent les nappes phréatiques, les sols et l’air. Dans ces conditions, comment le pays peut-il garantir une gestion écologique des déchets importés ?

Une urgence environnementale déjà criante

En 2022, la Tunisie a généré environ trois millions de tonnes de déchets solides municipaux. Ce volume pourrait atteindre six millions de tonnes d’ici 2050, selon un rapport de la Banque mondiale publié en janvier dernier. Chaque Tunisien produit en moyenne 0,80 kilogramme de déchets par jour. Le taux de collecte atteint 72 %, mais le coût de la dégradation environnementale s’élève déjà à 155 millions de dollars (442 millions de dinars) par an, souligne ce même rapport.

Ces déchets sont visibles partout. Les gravats et matériaux issus du bâtiment jonchent routes et zones agricoles. Ils contiennent des polluants organiques persistants (POP) et menacent directement l’environnement.

« Nous ne sommes pas capables de gérer les déchets existants, alors comment en importer davantage ? » insiste l’experte.

Samia Gharbi s’est particulièrement attardée sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) figurant sur la liste. Ces déchets contiennent des retardateurs de flamme bromés et des plastiques difficilement recyclables. « Que va-t-on faire du plastique issu de ces déchets ? Entrera-t-il réellement dans le cycle de valorisation ? » s’interroge-t-elle. De nombreuses administrations stockent déjà des millions d’appareils en fin de vie sans solution viable. Selon l’ANGED, le pays génère environ 100 000 tonnes de DEEE pour quelque 120 000 tonnes d’équipements mis en circulation.

D’autres catégories de la liste posent problème : textiles, pneus, scories de batterie, cendres industrielles. La Tunisie dispose déjà de grandes quantités de ces déchets. Elle ne possède pourtant ni les infrastructures ni les technologies pour les traiter correctement.

Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie n’est pas établi

Classer un déchet comme « non dangereux » ne garantit pas son innocuité. « Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie, sa composition et sa filière de traitement ne sont pas clairement établis », explique l’experte. Cette classification doit rester conditionnée à l’absence de contaminants persistants. L’Union européenne elle-même exige une gestion rigoureuse de ces flux et mesure les risques potentiels.

La liste comporte par ailleurs des catégories aux contours flous, comme « autres déchets métalliques » ou « autres déchets inorganiques ». Ces formulations soulèvent des interrogations sérieuses sur la traçabilité et le contrôle de ces matières. Pour Samia Gharbi, la priorité doit aller à la valorisation des déchets déjà présents sur le territoire. Les filières tunisiennes manquent encore de structuration pour assurer une gestion rationnelle. Ouvrir de nouveaux flux risque d’aggraver les défis environnementaux existants. L’affaire des déchets italiens illustre les dangers de toute importation insuffisamment encadrée. Les pays éligibles pourront importer ces déchets à compter du 21 mai 2027. Le compte à rebours est lancé. La Tunisie devra démontrer qu’elle dispose des moyens et des infrastructures pour superviser ces flux de manière rigoureuse et transparente. À défaut, ces nouvelles importations risquent d’aggraver des fragilités environnementales déjà bien documentées.

Avec TAP

L’article Importation de déchets européens : la Tunisie face à ses responsabilités est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les gagnants et les perdants du nouveau tarif douanier général de 15 % de Trump

L’annulation par la Cour suprême américaine des droits de douane « réciproques » de Donald Trump, dont il avait justifié l’imposition sur la base d’une « urgence nationale »… sème la confusion dans le commerce mondial.

Pour certains pays – notamment la Chine et le Brésil – le nouveau taux est nettement inférieur aux droits de douane imposés par Trump. Mais pour la plupart des gouvernements qui ont cherché à éviter l’impact des droits de douane réciproques en concluant des accords bilatéraux avec les États-Unis, entre autres la Grande-Bretagne, l’Union européenne et le Japon, la question est maintenant de savoir si ces accords resteront en vigueur.

L’UE et la Grande-Bretagne ont toutes deux exprimé le souhait de maintenir ces accords. Cependant, le Parlement européen a décidé lundi 23 février de geler le processus de ratification de l’accord commercial avec les États-Unis.

 

Lire aussi : Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

 

Certains commentateurs affirment que la décision de la Cour suprême américaine soulève également des questions quant à la validité future de ces accords.

 

Voici le tableau des gagnants et des perdants des nouveaux droits de douane de 15 % imposés par Trump, selon Reuters :

 

L’article Les gagnants et les perdants du nouveau tarif douanier général de 15 % de Trump est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Bureaux d’études : fin de la concurrence déloyale sur les prix

L’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) exige désormais le respect strict des tarifs minimaux pour les études techniques. Un communiqué publié ce mardi 24 février 2026 rend ces seuils obligatoires pour l’ensemble de la profession. Cette mesure concerne les ingénieurs-conseils et les bureaux d’études.

La directive vise les projets de travaux publics et de bâtiment. Elle s’applique aux dossiers non régis par le décret n° 71 de 1978. Quatre spécialités techniques dominent cette régulation : les structures, la voirie (VRD), l’électricité et les fluides.

Le barème fixe le tarif de base à 3 % du coût total des travaux par lot technique. L’ingénieur ajoute à ce montant une part fixe comprise entre 400 et 1 500 dinars hors taxes. Ce forfait varie selon la surface ou le budget du projet. Pour les expertises, le tarif minimal atteint 400 dinars par jour. Les professionnels peuvent toutefois fractionner cette somme par quart ou demi-journée. Enfin, l’indemnité de transport s’établit à 500 millimes par kilomètre.

L’OIT qualifie tout manquement à ces tarifs de faute professionnelle grave. Le Conseil de discipline s’autosaisit désormais pour chaque infraction constatée. Cette fermeté vise trois objectifs clairs. L’instance souhaite protéger la dignité de la profession. Elle veut également garantir la qualité des prestations. Enfin, ce verrouillage tarifaire lutte contre la concurrence déloyale au sein de l’économie nationale.

L’article Bureaux d’études : fin de la concurrence déloyale sur les prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Budget 2025 : l’État frôle les 50 milliards de dinars de recettes

Les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin décembre 2025, fraîchement publiés par le ministère des Finances, permettent de dresser un portrait précis de la structure des recettes publiques.

Avec un total de 49 699,2 MDT hors dons, les ressources budgétaires effectivement encaissées ont enregistré une progression de 5,7 % par rapport à 2024. Cette évolution positive masque, toutefois, des réalités contrastées selon les catégories de recettes.

Une dépendance écrasante à la fiscalité

La caractéristique la plus marquante de la structure des recettes est sa forte concentration sur les recettes fiscales. Ce n’est pas d’ailleurs une surprise. Celles-ci ont atteint 44 749,8 MDT en 2025, soit 90 % des ressources totales de l’État. Cette part, en légère augmentation par rapport à 2024 (88,8 %), illustre le rôle central de l’impôt dans le financement du budget.

La progression de 7,3 % des recettes fiscales, supérieure à la croissance globale des ressources, témoigne d’une bonne tenue du recouvrement et d’un plus grand respect des obligations par les assujettis.

La pression fiscale s’est établie à 25,9 % en 2025, en léger repli par rapport aux 26,1 % de l’année précédente, mais plus importante que ce qui a été budgétisé par la loi des finances 2025 (24,7 %). C’est une tendance attendue du moment que la croissance du PIB était bien inférieure aux estimations.

Des recettes non fiscales en stagnation

Les recettes non fiscales ont totalisé 4 745,7 MDT, en hausse modérée de 1,8 % en rythme annuel. Leur poids dans l’ensemble des ressources reste stable, autour de 9,6 %. Cette faiblesse structurelle indique une difficulté persistante à diversifier les sources de financement public en dehors du circuit fiscal traditionnel.

Un autre fait marquant de l’année 2025 réside dans la poursuite du repli des dons. Ceux-ci sont passés de 625,7 MDT en 2024 à seulement 203,7 MDT en 2025, soit une contraction de 67,4 %. Avec une part désormais symbolique de 0,4 % des recettes totales, l’aide extérieure non remboursable devient marginale dans le financement de l’État. Cette évolution contraint la Tunisie à compter quasi-exclusivement sur ses ressources propres pour faire face à ses engagements.

Si la croissance des recettes fiscales est un signe positif, elle expose également les finances publiques à une vulnérabilité. Tout ralentissement économique se traduirait mécaniquement par une chute des ressources et une aggravation des déséquilibres budgétaires. L’élargissement de l’assiette fiscale et la mobilisation de nouvelles recettes non fiscales restent, plus que jamais, des défis prioritaires.

L’article Budget 2025 : l’État frôle les 50 milliards de dinars de recettes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’UE suspend l’approbation de l’accord commercial avec les États-Unis

Le Parlement européen a gelé, lundi 23 février 2026, le processus de ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis suite à la décision de la Cour suprême déclarant « illégaux les droits de douane » imposés par Donald Trump.

Le président de la Commission du commerce international du Parlement européen, le social-démocrate allemand Bernd Lange, a annoncé qu’il proposerait de suspendre le processus de ratification de l’accord commercial UE-États-Unis. Les représentants des principaux groupes parlementaires européens ont confirmé leur soutien à cette proposition…

Željana Zovko, négociatrice en chef du Parti populaire européen (PPE) pour le commerce avec les États-Unis, a déclaré dans une interview accordée à Bloomberg que « nous n’avons pas d’autre choix » que de retarder le processus d’approbation afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation.

A rappeler que les eurodéputés avaient déjà gelé le processus d’approbation, il y a quelques semaines, suite aux menaces de Trump concernant le Groenland.

De centre-droit, le PPE sera rejoint par des partis tels que les Socialistes et Démocrates et le groupe libéral Renew pour soutenir le gel du processus.

L’annonce de Trump suite à la décision de la Cour d’imposer un droit de douane mondial de 10 %, qu’il a ensuite porté à 15 %, a laissé de nombreuses questions sans réponse pour les partenaires commerciaux des États-Unis, provoquant davantage de turbulences économiques et d’incertitude quant à la politique commerciale de Washington.

L’accord conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, impose des droits de douane de 15 % sur la plupart des exportations de l’UE vers les États-Unis, tout en supprimant les droits de douane sur les produits industriels américains destinés à l’Union européenne. Les États-Unis maintiendront également des droits de douane de 50 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe.

Le Parlement européen avait prévu de ratifier l’accord en mars prochain.

L’article L’UE suspend l’approbation de l’accord commercial avec les États-Unis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Indice Henley 2026: La Tunisie progresse au 70e rang

Le passeport des Émirats arabes unis domine le classement arabe dans l’indice Henley Passport Index 2026, avec un accès à 184 destinations sans visa préalable. La Tunisie se hisse à la 70e place mondiale, accessible à 69 pays, progressant légèrement par rapport à 2025 où elle était 75e.

Classement des pays arabes

Rang Pays arabes Destinations sans visa
8 Émirats arabes unis 184
45 Qatar 107
48 Koweït 99
56 Bahreïn 87
57 Oman 86
55 Arabie saoudite 88
67 Maroc 72
70 Tunisie 69
82 Mauritanie 57
83 Algérie 55

L’article Indice Henley 2026: La Tunisie progresse au 70e rang est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La retenue du dragon

Les tensions sino-taïwanaises relèvent-elles d’une stratégie de pression graduelle visant à obtenir une victoire politique sans guerre ouverte, plutôt que d’un prélude inévitable à l’invasion ?

Face à cette interrogation cruciale, il convient d’analyser les logiques possibles de cette posture de retenue chinoise, qui intrique les observateurs et le grand public.

 

La dimension stratégique : la « victoire sans combat »

La pensée stratégique chinoise est souvent reliée à l’Art de la guerre de Sun Tzu, qui valorise la supériorité stratégique obtenue sans affrontement direct.

Dans cette lecture, la pression militaire (exercices autour de l’île, démonstrations navales, cyberstratégie) pourrait relever d’une stratégie de dissuasion psychologique dont l’objectif serait d’user politiquement Taïwan, d’influencer son électorat et d’envoyer un message géopolitique aux États-Unis où une invasion serait coûteuse, risquée et contraire à une approche privilégiant le long terme.

Cette vision est cohérente avec la doctrine dite de la « zone grise » : pression constante sans franchir le seuil de guerre ouverte.

 

La dissuasion américaine : un coût stratégique prohibitif

La présence militaire américaine en Asie-Pacifique, notamment via ses alliances régionales (Japon, Corée du Sud, Philippines) élève considérablement le coût d’une invasion. En effet, une opération amphibie contre Taïwan serait militairement complexe, économiquement dévastatrice, susceptible de provoquer des sanctions massives…

 

L’interdépendance économique sino-taïwanaise

La Chine continentale reste le premier partenaire commercial de Taïwan où les chaînes de valeur sont profondément intégrées. Sans le moindre doute, un conflit détruirait les flux commerciaux bilatéraux, les investissements croisés, et une part significative des exportations technologiques asiatiques.

 

Les semi-conducteurs : un verrou stratégique

Taïwan abrite Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC), acteur central de la production mondiale de puces avancées. Même si NVIDIA est une entreprise américaine, ses puces avancées sont majoritairement fabriquées par TSMC.

Pour la Chine, les semi-conducteurs avancés sont essentiels à son développement en IA, et une invasion risquerait de détruire ou bloquer l’accès à ces capacités, provocant une série de sanctions occidentales sévères. Autrement dit : détruire Taïwan, c’est potentiellement se priver d’un maillon clé de la modernisation.

Le détroit de Taïwan : artère du commerce mondial

Le détroit constitue l’un des passages maritimes les plus stratégiques du monde et une guerre dans cette zone perturberait : les flux énergétiques vers le Japon et la Corée du Sud, une partie des chaînes d’approvisionnement mondiales où le commerce chinois lui-même, fortement dépendant des exportations. Dans ce scénario, la Chine, puissance commerciale globale, aurait beaucoup à perdre d’un choc systémique.

 

Les facteurs culturels et philosophiques

Certains analystes mobilisent, le taoïsme, valorisant l’équilibre et l’évitement du conflit direct, la tradition stratégique chinoise du temps long, la notion « d’unification historique » comme processus graduel plutôt que rupture brutale… Pourtant, ces arguments culturels doivent être maniés avec prudence : la géopolitique contemporaine repose d’abord sur des rapports de force.

Autres éléments dissuasifs

Entre autres, risque d’échec militaire (terrain montagneux, défense préparée), effet politique interne imprévisible, possibilité d’isolement international, coût économique massif dans un contexte de ralentissement structurel…

Mais jusqu’à quand le précepte/rituel de Sun Tzu « gagner sans combattre » pourra-t-il résister ?

L’article La retenue du dragon est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunis Re lance le processus pour porter son capital à 200 MDT

Le conseil d’administration de la Société tunisienne de réassurance, Tunis Re, a acté la tenue prochaine d’une assemblée générale extraordinaire consacrée à une opération de renforcement du capital. Cette initiative vise à porter les fonds propres de la compagnie à un minimum de 200 millions de dinars afin de se rapprocher des normes réglementaires applicables aux acteurs de la réassurance sur les marchés internationaux.

La décision a été prise lors de la réunion du conseil tenue le 17 février 2026. L’entreprise a indiqué avoir informé ses actionnaires et le public de cette orientation. Les conditions et les modalités pratiques de cette augmentation de capital doivent être arrêtées lors d’une nouvelle séance du conseil d’administration programmée pour le 26 mars 2026.

L’article Tunis Re lance le processus pour porter son capital à 200 MDT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Loyers agricoles : attestation obligatoire et échéance fixée au 31 décembre 2026

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adressé une circulaire aux commissariats régionaux au développement agricole. Ce texte précise l’application de l’article 58 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025, relative à la loi de finances pour 2026.

La mesure permet d’exonérer ou de rééchelonner les loyers dus par certains locataires de terres domaniales. Elle vise les exploitants touchés par la sécheresse et la pénurie d’eau d’irrigation. Le dispositif s’applique à des profils déterminés. Il concerne les techniciens diplômés des écoles de formation agricole. Il inclut les jeunes agriculteurs. Les anciens membres de coopératives dissoutes peuvent aussi en bénéficier. Les ouvriers permanents ayant travaillé dans ces structures ou dans des exploitations domaniales restructurées sont également éligibles.

Une attestation obligatoire délivrée par le CRDA

Le locataire doit obtenir une attestation auprès du CRDA compétent. Ce document doit mentionner les campagnes agricoles reconnues comme sinistrées. Il peut aussi confirmer l’absence d’eau dans les périmètres publics irrigués. Cette attestation conditionne l’accès à l’exonération des loyers. Les services du CRDA la délivrent à la demande des intéressés. La procédure s’appuie sur les décrets gouvernementaux publiés au Journal officiel. Elle reprend les mécanismes d’amnistie appliqués en 2019.

Démarches pour la prorogation des contrats

Les locataires dont les baux arrivent à terme doivent déposer une demande de prorogation. Ils doivent s’adresser aux services régionaux des Domaines de l’État et des affaires foncières. La date limite est fixée au 31 décembre 2026.

Après obtention de l’attestation, le bénéficiaire la présente aux mêmes services. Ceux-ci y mentionnent sa qualité. Le document doit ensuite être transmis au receveur des finances compétent.

L’article Loyers agricoles : attestation obligatoire et échéance fixée au 31 décembre 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Taux directeur et taux des bons du Trésor : quelles interactions ?

Les données fraîchement publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) montrent une légère hausse des taux moyens pondérés des Bons du Trésor non encore échus à la fin de l’année 2025. Cela pourrait paraître surprenant, surtout avec deux baisses successives du Taux directeur intervenues l’année dernière.

Entre décembre 2024 et décembre 2025, le Taux directeur a été réduit de 100 points de base. Sur la même période, le taux moyen pondéré des Bons du Trésor non encore échus, toutes maturités confondues, s’est élevé à 9,123 %, en hausse de 59 points de base sur une année.

 

Les causes de ce découplage

Certes, il y a une première explication évidente, qui est le remboursement des anciennes lignes de BTA, émises quelques années auparavant à des taux faibles par rapport à ceux émis post-2022. Cela fait que l’encours actuel est essentiellement composé de papiers récents à des rendements élevés.

Toutefois, il y a également des facteurs macroéconomiques et de marché qui priment sur le signal de la politique monétaire et qu’il ne faut pas sous-estimer.

Le premier est que le marché de la dette est bien plus influencé par le risque souverain que par le Taux directeur à court terme. Il y a donc une prime qui compense les craintes liées à la soutenabilité de la dette publique, aux besoins de financement du Trésor et à la santé globale des finances publiques, indépendamment de l’orientation de la politique monétaire.

Le second est que, même si la BCT a commencé à baisser ses taux, signe que l’inflation est perçue comme étant sous meilleur contrôle, le niveau général des prix reste élevé. Les investisseurs obligataires, surtout sur les longues maturités, exigent un rendement réel (taux nominal – inflation) suffisamment attractif. Si les anticipations d’inflation future restent ancrées au-dessus de l’objectif de la BCT, les taux nominaux ne peuvent pas baisser significativement.

 

Le second est que, même si la BCT a commencé à baisser ses taux, signe que l’inflation est perçue comme étant sous meilleur contrôle, le niveau général des prix reste élevé.

 

Le troisième est l’effet de lock-in. Les investisseurs institutionnels qui ont acheté des titres à des taux élevés ne sont pas incités à vendre pour en acheter de nouveaux à des taux plus bas. Ils conservent leurs titres en portefeuille. Ce qui réduit l’offre sur le marché secondaire et maintient les rendements à un niveau élevé pour les nouvelles émissions.

Le quatrième est le décalage entre la politique monétaire et les taux longs. Le Taux Directeur influence principalement les taux courts (monétaires). Son impact sur les taux longs (obligataires) est indirect et peut être contrecarré par d’autres forces. On observe d’ailleurs dans les données que le TMP des maturités de moins d’un an a très légèrement baissé en toute fin d’année, suivant de façon très timide la baisse du Taux Directeur de décembre. Et ce, contrairement aux taux des maturités supérieures à cinq ans qui, eux, sont restés stables.

En tout, la dynamique observée en Tunisie n’est pas particulière. La politique monétaire agit sur les taux courts; mais ce sont les anticipations sur la soutenabilité de la dette, l’inflation et la croissance qui déterminent les taux longs. La baisse du Taux Directeur était un signal nécessaire pour soutenir l’économie, mais elle n’a pas suffi à réduire la perception du risque par les investisseurs, qui continuent d’exiger des rendements élevés sur la dette publique tunisienne.

L’article Taux directeur et taux des bons du Trésor : quelles interactions ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pharmacie centrale appelle ses clients à présenter leurs demandes d’approvisionnement avant les 25, 26 et 27 février

La Pharmacie centrale de Tunisie appelle ses clients – pharmaciens, distributeurs de médicaments en gros, dentistes, vétérinaires, propriétaires de laboratoires d’analyses et autres responsables des structures de santé publiques – à présenter leurs demandes d’approvisionnement en médicaments 48 heures avant la suspension d’activités de toutes ses filiales en vue d’effectuer l’inventaire mensuel des stocks, qui se tiendra du 25 au 27 février 2026, afin d’éviter toute rupture de stock.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle sur les réseaux sociaux, la Pharmacie centrale précise que l’activité de ses filiales dans la ville du médicament à Ben Arous : les stocks de réserve des pharmacies et des hôpitaux, ainsi que le dépôt de Tudipharma et le centre de distribution et sa filiale de vaccination et de sérums à la Soukra sera suspendue les 25, 26 et 27 février 2026.

L’activité des filiales de la Pharmacie centrale concernant les commandes urgentes, Distriphar, la filiale des produits chimiques dans la ville du médicament à Ben Arous, les deux filiales: Sudivac pour le grand public et Sudivac pour les hôpitaux dans le gouvernorats de Sousse, les filiales Sipharma pour le grand public et Sipharma pour les hôpitaux dans le gouvernorat de Sfax, les solutions intraveineuses dans la zone industrielle de Mghira, et ses filiales dans les gouvernorats de Kasserine, Gafsa et Médenine, sera suspendue les 26 et 27 février 2026.

L’article Pharmacie centrale appelle ses clients à présenter leurs demandes d’approvisionnement avant les 25, 26 et 27 février est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Libération d’Ahmed Souab

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a rendu, lundi 23 février 2026, sa décision définitive concernant l’affaire impliquant Ahmed Souab, avocat et ancien magistrat administratif. La juridiction a confirmé le verdict de première instance tout en réduisant certaines peines, ouvrant ainsi la voie à sa libération.

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse, qui cite une source judiciaire, la Cour a revu à la baisse la sanction liée à la première infraction, qualifiée de « menace impliquant un crime en relation avec une infraction terroriste », la fixant à dix mois d’emprisonnement.

Lire aussi: Refus de libération d’ Ahmed Souab, le comité de défense tire la sonnette d’alarme

Concernant la seconde infraction – « l’exposition de personnes bénéficiant d’une protection à un danger par la divulgation volontaire de données permettant de les identifier » – la Cour d’appel a infligé une peine de deux ans de prison avec sursis, accompagnée d’un avertissement en cas de récidive durant la période légale.

Par ailleurs, la juridiction a annulé la mesure de surveillance administrative initialement prononcée, tout en maintenant les autres dispositions du jugement. Ces aménagements se traduisent par la remise en liberté de l’intéressé.

Au final, Ahmed Souab a été libéré.

Article en relation: Verdict choc : 5 ans de prison pour l’ancien magistrat Ahmed Souab

L’article Libération d’Ahmed Souab est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trump « étonné, intrigué, frustré » que l’Iran ne capitule pas !

Trump n’en peut plus. Il est étonné, surpris, intrigué, frustré que les dirigeants iraniens, malgré l’incroyable et « belle » armada qui encercle leur pays, et en dépit des menaces de destruction de leur régime, s’entêtent à ne pas se prosterner devant lui en disant : nous capitulons M. le président…

C’est ce que le monde a compris après les étonnantes révélations de l’ami du président américain Trump, Steve Witkoff, sur Fox News dimanche 22 février.

En effet, dans une interview sur la chaîne néoconservatrice américaine, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a déclaré que « le président Trump est intrigué par le fait que l’Iran n’a pas capitulé face aux exigences américaines. Et ce, compte tenu du renforcement militaire américain au Moyen-Orient et des menaces de guerre. Je ne veux pas employer le mot frustré, car le président comprend qu’il dispose de nombreuses alternatives, mais il est intrigué. Il se demande pourquoi ils n’ont pas capitulé. Pourquoi, sous une telle pression, avec la puissance navale que nous déployons là-bas, ne sont-ils pas venus nous dire : “Nous affirmons ne pas vouloir d’arme nucléaire, voici ce que nous sommes prêts à faire” ? Pourtant, il est difficile de les amener à ce point. »

C’est ce qu’a déclaré en substance Steve Witkoff à Lara Trump, belle-fille du président américain et présentatrice à Fox News.

En conclusion de cette étrange intervention télévisée, Witkoff a cru nécessaire de répéter la ridicule rengaine que Netanyahu mâchait et remâchait depuis 1996 : « L’Iran est à une semaine de la production de l’arme nucléaire ! »

En fait, dans ce bras de fer explosif qui l’oppose à l’Iran, Trump n’est pas seulement étonné ou intrigué, mais il a peur aussi. Il est étonné que les Iraniens ne capitulent pas, parce que, dans sa carrière d’entrepreneur-milliardaire, il était habitué à se faire obéir au doigt et à l’œil par ses collaborateurs et les flagorneurs qui lui tournaient autour.

Devenu président, Trump, dans son extrême naïveté et sa profonde ignorance de la chose politique, pensait pouvoir utiliser la grande puissance militaire américaine pour imposer ses conditions aux pays du monde et faire plier ses adversaires à ses ultimatums en les encerclant par sa « belle armada. » D’où son « étonnement, son intrigue et sa frustration » (le trois termes utilisés par Witkoff) de constater que les Iraniens ne sont guère impressionnés par les unités navales surchargés de bombardiers et de missiles qui longent leurs côtes.

Mais ce que Witkoff ne nous dit pas est que Trump est habité aussi par la peur. La peur de déclencher une guerre dont il ne maîtriserait pas le déroulement, ni, encore moins, prévoirait les conséquences. Une guerre qui pourrait s’avérer désastreuse pour son armada, ses bases militaires dans la région et sa présidence. Sans parler de Tel-Aviv et Haifa que les missiles iraniens pourraient transformer en « Gaza bis».

Le président américain, qui a mené sa campagne électorale en s’en prenant à ses prédécesseurs qui ont « engagé l’Amérique dans des guerres sans fin », se trouve dans l’intolérable situation de ne vouloir ni aller en guerre avec l’Iran, ni résister aux puissantes forces de l’ombre qui le poussent à la déclencher.

C’est que Trump n’a pas peur seulement des conséquences politiques de la guerre, mais, selon le journaliste et directeur du site Gray Zone, Max Blumenthal, « il a peur pour sa vie et celle des membres de sa famille, s’il résiste aux exigences d’Israël et de son lobby. »

On ne peut pas ne pas rappeler ici le précédent de John Kennedy, qui continue, plus de six décennies après, de hanter les locataires successifs de la Maison Blanche.

Bien que la version officielle à Washington continue d’être celle du « tueur solitaire », Lee Harvey Oswald, c’est un secret de polichinelle que Kennedy a été assassiné par un complot né de la collusion entre les intérêts d’Israël et ceux du Complexe militaro-industriel américain. Le premier voulait la disparition de Kennedy de la scène parce qu’il s’opposait au programme nucléaire israélien. Le second était terrorisé à l’idée de normalisation des relations avec l’Union soviétique et la perspective de paix mondiale que Kennedy a annoncé dans son discours du 10 juin 1962, six mois avant sa mort…

Se trouvant entre deux feux, peut-être Trump, dans son for intérieur, est-il en train de se mordre les doigts de s’être présenté pour un second mandat et défait sa concurrente…

L’article Trump « étonné, intrigué, frustré » que l’Iran ne capitule pas ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌