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Afrique : le faible poids d’un grand continent

Le 39e sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert dans un contexte morose : le continent ne connaît toujours pas la paix. La conflictualité en Afrique est aujourd’hui caractérisée par une prolifération de groupes armés, dont certains extrémistes, violents et terroristes, avec des revendications locales et non nationales. Du Soudan à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les guerres régionales et autres crises humanitaires perdurent. Les tensions entre pays voisins (entre l’Algérie et le Maroc, entre l’Éthiopie et l’Érythrée, etc.) ne retombent pas.

 

Face à ces défis, l’UA n’a pas les moyens financiers (les Etats membres ne paient pas leurs contributions) et de volonté politique (ces mêmes Etats font prévaloir leurs stratégies et intérêts propres sur les aspirations panafricaines originelles de l’organisation). Bref, l’impuissance de l’Union africaine reflète l’éclatement du continent africain.

 

La faiblesse du poids géopolitique de l’Afrique

 

Le continent africain présente des vecteurs de puissance : sa superficie équivaut à plus de 30 millions de km², soit plus que la taille cumulée de la Chine, des Etats-Unis, de l’Inde et d’une partie de l’Europe) ; son poids démographique représente près de 1,5 milliard d’habitants, soit environ 20% de la population mondiale ; et ses richesses naturelles sont exceptionnelles. Par exemple, le continent détient un tiers des réserves mondiales de métaux ou minerais stratégiques comme le cobalt, le lithium, le cuivre ou le nickel, essentiels à la fois pour les biens de consommation de l’Europe, mais aussi pour la transition énergétique dans la lutte contre le changement climatique avec le développement par exemple des panneaux solaires et la construction de véhicules électriques.

 

Cette réalité factuelle contraste avec la faible puissance politico-diplomatique et économique de l’Afrique et des Africains sur la scène mondiale. Après une longue période coloniale, les indépendances nationales n’ont pas permis de rendre véritablement audible la voix des Etats africains. Aujourd’hui encore, les 54 pays que compte le continent sont relativement marginaux sur la scène internationale (aucun n’est membre du Conseil de sécurité de l’ONU et seule l’Afrique du Sud fait partie du G20 et des BRICS) comme dans l’économie mondiale (même si certains d’entre eux occupent une position non négligeable dans des secteurs stratégiques comme les hydrocarbures : Algérie, Libye, Nigeria, etc.). Dans la hiérarchie des puissances internationales, nombre d’Etats africains se trouvent parmi les plus faibles, tandis que le continent ne connaît pas de véritable leadership (en dépit de l’affirmation de l’Afrique du Sud).

 

De plus, à défaut d’intégration continentale politique et économique, il est difficile de considérer l’Afrique comme une unité ou actrice globale, un « continent-puissance » des relations internationales parlant d’une seule voix. L’Union Africaine (UA) demeure relativement inaudible sur la scène internationale, même si elle a officiellement pris place en tant que nouveau membre du G20 (septembre 2023) et que les Etats africains tentent de s’organiser pour mieux peser (avec d’autres puissances secondaires) dans les organisations et conférences internationales (COP comprises). Certains affichent même leur volonté de rejoindre les BRICS, pour renforcer leur statut international dans un contexte de reconfiguration des équilibres mondiaux.

 

La faiblesse du poids géoéconomique de l’Afrique

 

Un déficit d’influence politique des pays africains qui traduit un déficit de puissance économique. Certes, on observe des progrès de l’intégration régionale, l’émergence de marchés intérieurs liée à la puissante poussée démographique et urbaine, à la progressive densification des infrastructures, et des prémices de diversification économique favorisés par la diffusion du numérique. Il n’empêche, l’Afrique est le continent le moins développé au monde et ne représente qu’environ 3% du PIB mondial. Avec l’échec des projets de développement post-indépendance, l’Afrique compte trente-deux des quarante-six pays les moins avancés (PMA) définis par les Nations unies, et les données du développement y sont, quels que soient les indicateurs, les plus faibles du monde. Une pauvreté qui se conjugue à des situations de plus en plus inégalitaires.

 

Un retard de développement socio-économique accru dans les pays d’Afrique subsaharienne et d’Afrique centrale, et dont les causes structurelles sont liées : au poids de l’héritage colonial (avec des cadres étatiques et institutionnels relativement fragiles), à des défaillances de la gouvernance publique (avec en particulier le fléau de la corruption au sein de l’appareil politique et administratif), à des infrastructures insuffisantes ou défaillantes, à des situations politiques instables, à des foyers de tensions et de conflits (intra-étatiques ou interétatiques) persistants ou récurrents (au Sahel, en Afrique centrale, dans la Corne de l’Afrique), à des ressources naturelles (à l’origine d’industries extractives) exportées sans transformation et donc avec une faible plus-value, à des richesses inégalement réparties et captées par une oligarchie (sur fond de corruption endémique), à une transition démographique inachevée, à l’impact du réchauffement climatique (alors que le continent contribue de façon marginale aux émissions de gaz à effet de serre), etc.

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L’ Arabie Saoudite leader arabe des exportations non pétrolières

L’Arabie Saoudite domine le classement 2025 des leaders arabes en exportations non pétrolières avec 140,8 milliards de dollars. Les Émirats arabes unis suivent de près avec 135 milliards, tandis que la Tunisie se positionne 6e avec 17 milliards, soulignant les défis de diversification régionale.

Ce classement met en lumière les efforts de diversification économique dans la région. L’Arabie Saoudite bénéficie de sa Vision 2030, boostant pétrochimie et services pour atteindre des records proches de 140 milliards USD en non-pétrolier. Les Émirats, via Dubaï, excellent en réexportations et commerce non pétrolier (estimations >800 milliards AED, soit ~218 milliards USD total non-pétrolier en 2024, en hausse).

Position de la Tunisie

La Tunisie ferme la marche avec 17 milliards dollars, aligné sur ses exportations industrielles dominantes (92% du total, ~58 milliards TND ou ~18,5 milliards USD à fin 2025). L’industrie mécanique et électrotechnique tire la croissance (+1,5% sur 11 mois), mais la concentration sur l’Europe (64%) et le déficit commercial persistent. Ce 6e rang maghrébin appelle à accélérer la diversification vers Afrique et MENA.

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Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

Le gaming explose comme un géant économique mondial, surpassant souvent cinéma et musique en retours financiers, tout en disruptant secteurs comme l’automobile et l’énergie via gamification, IA et jumeaux numériques.

Aujourd’hui,  l’industrie prend sa place en Tunisie. Pionnière comme Samia Chelbi, fondatrice du comité créateurs-développeurs à la Fédération tunisienne des sports électroniques, Membre du bureau de CONECT International et présidente des industries créatives à la CONECT, nous livre son analyse. Et ce lors d’une rencontre en marge du troisième atelier de validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis.

Comment la qualité de l’enseignement supérieur booste-t-elle les PME ?

Il faut comprendre que la qualité de l’enseignement supérieur et de la formation impacte directement les entreprises. Elle œuvre pour un écosystème favorable aux PME et TPE via un effort collectif mêlant partage, critique constructive et expertise entrepreneuriale pour évaluer les référentiels métiers de l’ATEA, marquant un virage positif du mindset qui engage toutes les parties prenantes.

La Tunisie face aux disruptions (IA, gaming…)où en sommes-nous ?

Devant l’évolution des métiers induite par l’IA et les algorithmes, positivons par l’autocritique. Cette révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial, à condition de surfer la vague avec persévérance, acceptation maîtrisée de l’échec, focus sur nos forces et vision de l’IA comme intelligence augmentée collaborative.

Quels sont les enjeux du gaming et industries créatives ?

Le gaming connaît une crise chez les majors comme Ubisoft, contraints de repenser leur gouvernance face à l’évolution des gamers. Pourtant, il dépasse cinéma et musique en retours économiques. Ses technologies (IA, simulation) irriguent automobile et énergie via gamification et jumeaux numériques (Web 3.0, réalité étendue, 5G/6G). Fondatrice en 2024 du comité créateurs-développeurs de jeux vidéo à la Fédération tunisienne des sports électroniques, je connecte talents, création et richesse vers des applications immersives centrées sur l’humain.

Quel lien lie le Partenariat Public-privé et l’épanouissement économique ?

Indispensable, le partenariat public-privé intègre une dimension citoyenne : impacter citoyens et marchés internationaux (Afrique, MENA). En 2026, l’enjeu est l’épanouissement économique par veille technologique, RSE et impact écosystémique. Entrepreneurs, nous convertissons opportunités en scale-up grâce à travail, talent et persévérance.

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Immigration : le modèle dur de Trump change les règles du jeu

L’administration Trump poursuit un plan de 38,3 milliards de dollars visant à réformer en profondeur le système de détention des immigrants aux États-Unis, dans le cadre d’une vaste expansion. 

Baptisé « Initiative de réorganisation des centres de détention », ce plan prévoit l’acquisition et la rénovation de huit grands centres de détention (pouvant accueillir jusqu’à 10 000 personnes), la création de seize centres de traitement supplémentaires et la reprise de dix installations opérationnelles déjà gérées par le Service de l’immigration et des douanes (ICE), qui s’appuie actuellement sur un réseau disparate de centres de détention au niveau des comtés et de prisons locales, ainsi que sur des établissements privés.

«Ce nouveau modèle permettra à l’ICE de créer un réseau de détention efficace, réduisant ainsi le nombre total d’établissements de détention sous contrat utilisés, tout en augmentant la capacité globale d’accueil, en améliorant la gestion de la détention et en rationalisant les procédures d’expulsion», lit-on sur le site web des autorités locales du New Hampshire.

Dans le cadre d’une refonte plus vaste du système de détention entreprise depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025, l’administration a commencé à acquérir des entrepôts à travers le pays afin de les transformer en centres de détention pour migrants, rapporte Bloomberg. Ces acquisitions ont suscité l’inquiétude des communautés locales et des responsables politiques de plusieurs États, de l’Arizona au Texas en passant par le Maryland.

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Commerce mondial : l’UE distancée par Washington et Pékin

L’excédent commercial de l’UE a continué de se réduire, selon les données publiées vendredi 13 février, les droits de douane ayant pénalisé les exportations vers les États-Unis et la hausse des importations en provenance de Chine ayant comprimé la production nationale.

Les fluctuations des relations commerciales et politiques avec les plus grandes économies mondiales pèsent sur l’Europe depuis des années… L’excédent commercial de l’UE s’est réduit à 12,9 milliards d’euros en décembre, contre 13,9 milliards un an plus tôt, les ventes de machines et de véhicules — moteur de la croissance des exportations depuis des années — continuant de baisser…

Les exportations vers les États-Unis, principal marché d’exportation de l’Union européenne, ont chuté de 12,6 % par rapport à l’année précédente, réduisant l’excédent d’un tiers, à 9,3 milliards d’euros, tandis que le déficit commercial avec la Chine s’est creusé à 26,8 milliards d’euros contre 24,5 milliards d’euros une année auparavant.

Les économistes estiment qu’il faudra des années à l’Europe pour se repositionner, ce qui creusera un important déficit dans l’économie, car les exportations nettes étaient un moteur essentiel de la croissance… Malgré cela, l’économie européenne semble actuellement résiliente face au choc commercial, car les investissements liés à l’IA et la consommation intérieure augmentent, maintenant la croissance du PIB à un rythme modéré mais toujours satisfaisant.

Au dernier trimestre 2025, la zone euro a progressé de 0,3 %, conformément aux estimations préliminaires, a annoncé Eurostat dans une mise à jour distincte.

Autre signe positif, l’emploi dans la zone euro a progressé de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, restant stable par rapport à il y a trois mois. Cet optimisme est également alimenté par la hausse de la consommation intérieure, notamment en Allemagne, où le gouvernement stimule les investissements dans la défense et les infrastructures, deux secteurs longtemps négligés…

Les défis économiques extérieurs de l’Union pourraient également déclencher des réformes attendues depuis longtemps, et la Banque centrale européenne estime que la suppression des barrières extérieures pourrait compenser les pertes dues aux droits de douane américains.

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Recherche et développement : l’ATEA accélère l’accréditation universitaire

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) dans la journée du samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

Créée en 2022 sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, l’ATEA remplace deux instances antérieures : le CNEAR (Comité national d’évaluation des activités de recherche, fondé en 1997), chargé d’évaluer les laboratoires, unités et centres de recherche publics et universitaires, et l’Instance d’assurance qualité et d’accréditation (IAQA), active cinq ans sans jamais lancer d’accréditations réelles.

Rencontrée en marge de cet événement,  la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, a fait savoir  dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que cette réflexion, initiée en 2015, visait à doter le système universitaire d’une agence autonome, alignée sur les standards internationaux en matière de gouvernance indépendante, de transparence et de vivier d’experts élargi (collège scientifique, comité d’arbitrage, etc.).

Des actions concrètes lancées en 2025

Après deux ans de structuration administrative, l’ATEA a entamé en 2025 des campagnes récurrentes d’évaluation des structures de recherche, obligatoires pour maintenir l’excellence, établir des indicateurs de performance et orienter les financements. Selon elle, le pilier phare reste l’accréditation : un label de qualité délivré via une évaluation externe basée sur un référentiel couvrant 10 domaines et de multiples indicateurs. Ce processus distingue les établissements performants, valorise leurs diplômes, facilite les partenariats internationaux (comme les labels européens pour les écoles d’ingénieurs), booste la mobilité étudiante, l’employabilité et incite à une meilleure maîtrise des processus d’apprentissage, une ouverture au monde socio-économique et un suivi des besoins du marché du travail.

Un positionnement africain solide à consolider

Sur le plan scientifique, « la Tunisie excelle au niveau africain grâce à un vivier de chercheurs prolifiques, bien positionnés internationalement. Seul pays associé aux projets Horizon Europe jusqu’à récemment, elle bénéficie de financements européens via des partenariats solides. L’ATEA compte renforcer cette excellence par des évaluations nationales rigoureuses, pour promouvoir l’innovation et améliorer le rayonnement global. », conclut-elle.

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L’inflation décélère nettement outre-Atlantique en janvier

L’inflation aux États-Unis a enregistré une baisse significative, dépassant les estimations, début 2026. En particulier, à son niveau général, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est établi en janvier à un taux annuel de 2,4 %, ce qui constitue un net ralentissement par rapport aux 2,7 % de décembre.

Plus précisément, l’IPC de base a évolué en janvier à un taux annuel de 2,5 %, contre 2,6 % en décembre.

Dans la mesure plus restrictive de ce qu’on appelle « inflation sous-jacente », qui n’inclut pas les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation et est considérée comme un meilleur indicateur des tendances inflationnistes, un léger ralentissement a été observé…

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ARABSOFT décroche un marché de logiciel en Tunisie

L’éditeur de logiciels tunisien, ARABSOFT – en partenariat avec la société canadienne C2D et l’intégrateur Afreetech Cameroun -, s’est vu attribuer la mission de refonte de la solution logicielle de gestion du personnel et des ressources de l’État en Tunisie, l’application INSAF développée dans les années 80 (du siècle dernier) par le Centre national informatique (CNI). Dit autrement, l’objet du contrat est la conception, du développement et la mise en place d’un système d’information national intégré des ressources humaines de la fonction publique pour le compte de l’Etat tunisien.

C’est un projet financé par un prêt de la BM dans le cadre du projet “Tunisie Digitale“ piloté par le ministère des Technologies de la communication. Le processus de choix aurait duré plus de ans, nous explique une source au d’ARABSOFT.

A l’international et toujours selon notre source, ce même consortium auraient également postulé pour le projet du système d’information fiscal, Etax, lancé par la DGI Cameroun.

Ce qui pousse notre interlocuteur à souligner que les sociétés tunisiennes spécialisées dans les logiciels brillent en Afrique au sud du Sahara, et ont montré leurs capacités à gagner de très grands projets, parfois sous le nez et la barbe des grands groupes mondiaux. Toutefois, sur le plan local, certaines entreprises et administrations publiques, comme la Poste, la STEG ou encore le ministère des Finances, préfèrent confier leurs projets de digitalisation à des solutions étrangères.

C’est du reste paradoxal, car le secteur digital en Tunisie représenterait 12 % du PIB en 2024 (chiffre de la BCT et de l’INS). Autrement dit autant que le secteur touristique.

On rappelle dans cet ordre d’idées que le nombre des étudiants inscrits dans les branches digitales dans les universités tunisiennes, pour 2025-2026, atteindrait les 34 000, nombre qui serait le plus élevé en l’Afrique.

Ceci amène à dire qu’il faudra désormais se convaincre que la Tunisie n’est plus la terre du tourisme, ou de l’industrie manufacturière ou bien de l’huile d’olive uniquement, mais aussi et de plus en plus de l’économie digitale.

« Les décideurs ont-ils conscience de cette force ? », s’interroge notre vis-à-vis. Qui répond que « le doute est permis ».

Cependant, avec le conseil des ministres du vendredi 13 février 2026 entièrement consacré à la transformation digitale, ce doute pourrait être levé au cours des prochains mois.

Lire aussi: Tunisie : voici les 5 commandements de la transformation digitale

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Recherche scientifique : quand l’ATEA vise l’excellence

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental du développement et du progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. Dans ce cadre, s’engager dans la recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

C’est ce qui ressort du troisième atelier consacré à la validation du référentiel d’accréditation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, organisé par l’Agence tunisienne de l’évaluation et de l’accréditation dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (ATEA) le samedi 14 février 2026 à Tunis. Cet événement a rassemblé les acteurs du système universitaire et des représentants du secteur socio-économique pour analyser et enrichir le projet de référentiel.

A noter que cet atelier est organisé en partenariat avec le Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation – Objectif spécifique 3 (PASE-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie.

Le référentiel soumis à discussion a pour objectif de doter les établissements universitaires d’un cadre rigoureux, aligné sur les standards internationaux. La finalité de ce référentiel est de garantir la qualité des formations, de renforcer la performance institutionnelle et d’accroître la reconnaissance académique des diplômes tunisiens à l’échelle internationale.

L’ouverture des travaux a été assurée par la directrice générale de l’ATEA, Salma Damak, en présence de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que l’Union européenne et la GIZ Tunisie.

Le programme du premier panel a permis de présenter la vision globale, la structure et les critères du référentiel, ainsi que de justifier les choix stratégiques retenus. 

L’objectif étant de viser l’excellence en évaluation et accréditation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Tunisie, avec une autonomie financière et une orientation internationale.

Salma Damak a fait savoir que l’ATEA évalue les universités et établissements publics/privés (plus de 200 publics et 80 privés), leurs formations, ainsi que les structures de recherche (500 laboratoires, 20 unités), écoles doctorales et projets de recherche. 

Parmi les valeurs, on note l’excellence, la transparence, l’éthique, la gouvernance participative et l’amélioration continue, avec une digitalisation accrue des processus pour réduire la paperasse. 

Une chose est sûre : la Tunisie mène régionalement en science et technologie. Et parallèlement, l’ATEA cherche une reconnaissance internationale via des collaborations (ex. : France, réseaux FrAQ-Sup, INQAAHE).

Nous y reviendrons.

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Trump : Zelensky doit agir vite s’il veut un accord de paix

Donald Trump a appelé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à agir, en vue de parvenir à un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre.

En particulier, comme l’a rapporté Reuters, Trump a déclaré que Zelensky manquerait une occasion de paix s’il ne « bougeait pas », affirmant que la Russie voulait conclure un accord.

« La Russie veut conclure un accord et Zelensky doit faire des concessions. Sinon, il va rater une occasion en or », a souligné Trump..

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Des jeunes Africains piégés par Moscou pour combattre en Ukraine ?

Une enquête d’INPACT révèle qu’au moins 1 417 Africains ont été enrôlés de gré ou de force par l’armée russe et déployés en première ligne sur le front ukrainien.

 

Des jeunes Africains envoyés au massacre comme chair à canon ? C’est ce que révèle, mercredi 12 février 2026, une enquête titrée « Le business du désespoir » et menée par le collectif d’investigation INPACT en lien avec le programme All Eyes on Wagner (AEOW). Le rapport décrypte la stratégie délibérée de Moscou – confrontée à une pénurie d’hommes – et qui utilise depuis 2023 pour y combler des réseaux pour recruter des Africains, en ayant recours à des publicités mensongères, primes alléchantes et salaires mirobolants. Et ce, pour combattre aux côtés de l’armée russe et garnir ainsi sa ligne de front en Ukraine.

Le business de la mort

Un business bien rodé pour exploiter la misère humaine et le désespoir des miséreux : sauf que ces jeunes Africains, attirés par des  prospectus et de petites annonces renvoyés vers des sites Internet gérés par les services russes où on fait miroiter pour des emplois sous-qualifiés de serveurs, mécaniciens, charpentiers, se retrouvent dans un centre de formation militaire.

Il s’agit essentiellement de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, n’ayant ni expérience ni formation militaire, pour la plupart originaires d’Égypte, du Cameroun, de Gambie, du Mali ou encore du Kenya, à la recherche d’un avenir meilleur et qui se trouvent enrôlés de gré ou de force au sein des troupes russes pour y être propulsés en première ligne et envoyés vers une mort certaine.

À titre d’exemple, le salaire mensuel minimum égyptien est de 128 dollars en 2024, alors que certaines campagnes russes de recrutement proposent un salaire mensuel de 2 500 dollars. Comment, pour un jeune chômeur, résister à la tentation ?

Chair à canon

Il y a « des jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir » et même « des recrues attirées par la possibilité de faire des études supérieures », indique Vincent Gaudio, cofondateur du collectif d’investigation INPACT, et qui parle de 1 417 combattants africains dont plus de 300 auraient été massacrés sur les champs de bataille dans le Donbass et ailleurs ; sans compter les blessés et les disparus.

« Une fois arrivés en Russie, les plus chanceux ont trois semaines de formation, mais globalement, il y a très peu d’entraînement. Ensuite, ils sont envoyés dans les unités combattantes sur la ligne de front, et notamment les plus dures de l’Ukraine. La grande majorité est engagée dans les vagues d’assauts successives qui cherchent à fragiliser la ligne de défense ukrainienne. D’autres sont enrôlés dans la milice Wagner. Donc on peut parler de chair à canon… ».

Et qui sont ces recrues d’origine africaine ? « Nous avons identifié plusieurs profils. Il y a les jeunes hommes qui cherchent un meilleur avenir, et à qui on propose des sommes assez conséquentes par rapport au niveau de vie dans leur pays. On a aussi vu qu’il y avait des recrues qui étaient attirées par la possibilité de faire des études supérieures dans des domaines très techniques : les nanotechnologies, la micromécanique, l’informatique… Nous avons pu les identifier grâce à leurs réseaux sociaux, notamment parce qu’ils étaient intégrés dans l’industrie de défense russe. Eux ne vont pas au combat. Moscou utilise leurs compétences techniques », a indiqué la même source.

« Il y a un dernier profil, qui est très marqué chez les Camerounais : des individus qui ont déjà une expérience militaire qu’ils souhaitent monétiser. Ils étaient dans les unités qui combattaient l’ISWAP ou Boko Haram, et, plutôt que de gagner 200 dollars chez eux, ont fait le choix de partir en Russie et essayer de gagner 2 000 dollars. Il y a une comparaison qui peut être faite avec le mercenariat ».

Duperie

Enfin, « il y a aussi ceux à qui on a dit “tu vas être étudiant“ ou même ceux qui étaient vraiment étudiants confrontés à des difficultés de renouvellement de visa à qui on a dit : “Ecoute, soit on t’expulse, soit tu prends un contrat avec l’armée russe“. Il y a aussi une infime partie de gens qui ont été recrutés après leur arrestation pour des délits mineurs. Le désespoir économique est un levier. La Russie a des difficultés à recruter et un besoin de maintenir le front tel qu’il est. Leur seule solution, c’est de gagner en volume. Il y a une petite part de volontaires mais les autres ne sont pas conscients qu’ils tombent dans un piège », a-t-il conclu.

« Il semble qu’il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir », constate Abraham Korir Sing’Oei, numéro deux du ministère kényan des Affaires étrangères, résumant ainsi le drame vécu ces derniers mois par plusieurs ressortissants de son pays : trompés par des promesses d’emplois civils en Russie, des centaines d’hommes sont utilisés en réalité comme chair à canon pour la guerre en Ukraine. Glaçant.

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Baisse des prix du pétrole pour la deuxième semaine consécutive

Les prix du pétrole ont clôturé en légère hausse vendredi 13 février, mais ont enregistré une perte pour la deuxième semaine consécutive, expliquée par le ralentissement de l’inflation américaine…

Le prix du pétrole brut Brent a clôturé le 13 février en hausse de 23 cents, soit 0,3 % de progression, à 67,75 dollars le baril, tandis que celui de West Texas Intermediate américain a augmenté de cinq cents, soit 0,08 %, pour clôturer à 62,89 dollars le baril.

Cependant, pour la semaine, ces deux pétroles bruts de référence ont enregistré des baisses hebdomadaires après avoir subi des pertes de près de 3 % lors de la séance de jeudi.

Les prix ont augmenté en début de semaine en raison des craintes d’une attaque américaine contre l’Iran concernant son programme nucléaire, mais les déclarations du président américain Donald Trump, jeudi, selon lesquelles Washington pourrait parvenir à un accord avec Téhéran dans le courant du mois prochain, ont fait chuter les prix.

Cependant, les médias américains ont rapporté que Washington enverrait un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, ce qui a maintenu les investisseurs sur le qui-vive.

Par ailleurs, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a de son côté déclaré que les ventes de pétrole vénézuélien contrôlées par les États-Unis avaient généré plus d’un milliard de dollars depuis l’arrestation du président Nicolas Maduro en janvier, et qu’elles rapporteraient cinq milliards de dollars supplémentaires dans les prochains mois.

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Décès de Ferid Ben Tanfous, ancien DG de l’ATB Bank

Mohamed Ferid Ben Tanfous, ancien directeur général de l’ATB Bank, est décédé ce samedi 14 février à Tunis. L’inhumation se déroulera aujourd’hui même après la prière d’El Asr au cimetière El Jallez.

Toute l’équipe de L’Economiste maghrébin présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Puisse Dieu l’accueillir en Son infinie Miséricorde.

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L’emprunt obligataire Taysir 2026-1 entièrement souscrit en une journée

L’emprunt obligataire « Taysir 2026-1 » a été intégralement souscrit le 11 février 2026, jour de son ouverture au public. L’opération, menée par appel public à l’épargne, a atteint le montant maximum autorisé de 60 millions de dinars.

Tunisie Valeurs, intermédiaire en Bourse chargé de l’opération, a annoncé la clôture des souscriptions dès le premier jour. L’émission était initialement prévue pour un montant de 50 millions de dinars, avec une possibilité d’extension jusqu’à 60 millions de dinars. Les souscriptions ont été ouvertes et clôturées le même jour, portant sur l’intégralité du montant maximum.

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Tunisie : voici les 5 commandements de la transformation digitale

Réuni au Palais du gouvernement à La Kasbah, le 13 février 2026, un Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a placé la transformation numérique au cœur des priorités nationales.

À partir de cette année 2026, la Tunisie amorce la phase décisive de digitalisation complète de son administration, avec l’accélération de 192 projets numériques, l’extension des services en ligne, la généralisation du paiement électronique et le renforcement de l’interopérabilité entre les structures publiques. Cette démarche s’inscrit dans une vision nationale intégrée au plan de développement 2026-2030.

Qualifiant la transformation numérique de « nécessité absolue », la cheffe du gouvernement en a fait un levier stratégique pour l’économie et un pilier du programme économique et social de l’État. L’objectif : renforcer la transparence, simplifier les procédures, réduire les délais de traitement, améliorer le climat d’investissement et lutter contre la corruption, la contrebande, les monopoles et l’évasion fiscale.

Le ministre des Technologies de la communication, Sofien Hemissi, a présenté les principales réalisations à fin 2025 :

  • portail unifié des services administratifs,
  • maisons des services administratifs,
  • paiement en ligne de la vignette automobile, timbre fiscal électronique,
  • première phase du projet « Hôpital numérique », plateforme d’urgence Najda.tn,
  • système national de suivi des projets…

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La BCT autorise Ooredoo Tunisie à se lancer dans le paiement mobile

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’ouvrir la voie à un nouveau concurrent sur le marché naissant du paiement mobile. L’institution monétaire a délivré vendredi son feu vert à Ooredoo Tunisie pour déployer une gamme complète de transactions financières dématérialisées.

Le portefeuille de services autorisés couvre l’ensemble de la chaîne : transferts monétaires, encaissements, approvisionnement et retrait de liquidités via téléphone portable. Une enseigne spécifique, dont le nom reste sous embargo jusqu’à la semaine prochaine, portera cette offre commerciale.

La manœuvre ne relève pas de l’improvisation. Dès 2025, l’opérateur télécom avait constitué une structure dédiée – Ooredoo Fintech – expressément calibrée pour bâtir des infrastructures de monnaie électronique et d’acheminement de fonds à distance.

Cadre strict depuis 2019

L’agrément obtenu s’inscrit dans le dispositif normatif établi par la Banque centrale voici sept ans. Ce corpus règlemente minutieusement les acteurs du secteur : critères d’habilitation, architecture de gouvernance, dispositifs de surveillance, mécanismes de sauvegarde des avoirs clientèle et blindage des opérations contre la fraude.

Bataille annoncée

Tunisie Telecom s’apprête à dégainer sa propre plateforme mobile de règlement dans les sept jours à venir. Le face-à-face entre géants des télécommunications sur le terrain des services financiers numériques s’intensifie.

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Tunisie : Le vrai coût du Ramadan

À une semaine du mois saint, plusieurs économistes alertent sur l’impact économique du Ramadan en Tunisie. Deux préoccupations majeures ressortent : le couple consommation/inflation et la baisse de productivité. Dans un contexte de finances publiques fragiles, de déséquilibre commercial et de concurrence internationale accrue, ils appellent à une prise de conscience collective afin de limiter un relâchement dont le coût économique et social serait difficilement rattrapable.

C’est en peu de mots la conclusion d’entretiens croisés de leconomistemaghrebin.com auprès d’analystes et économistes de la place. Leur analyse vaut le détour.

Consommation, inflation et gaspillage

Les analystes évoquent « une explosion de la consommation pendant le Ramadan » accompagnée d’une pression haussière sur les prix. Cette évolution, jugée déséquilibrée, alimente l’inflation sans s’appuyer sur un effort équivalent de production. Pourtant, ils estiment que la situation n’a rien d’inéluctable.

« La population tunisienne reste identique avant et pendant le Ramadan », rappelle un économiste. Les onze millions d’habitants ne peuvent matériellement consommer deux fois plus du jour au lendemain. Le phénomène relèverait davantage de la psychologie collective : la privation diurne aiguise l’appétit et encourage une logique de compensation. « On mange aussi avec ses yeux », dit l’expression populaire tunisienne.

 

« On ne peut financer le social sans performance économique ». Or les exportations stagnent tandis que les importations progressent, signe d’une compétitivité affaiblie.

 

Les experts insistent : le problème n’est pas la consommation en soi, mais le gaspillage et le décalage entre production et demande. Une hausse de la consommation d’œufs ou de viandes blanches peut être positive si elle découle d’une production accrue. En revanche, jeter la nourriture ou importer davantage sans renforcer l’appareil productif aggrave le déficit commercial et fragilise les équilibres macroéconomiques.

Dans un pays qui aspire à consolider son modèle social, rappellent-ils, l’effort de redistribution suppose un socle productif solide. « On ne peut financer le social sans performance économique ». Or les exportations stagnent tandis que les importations progressent, signe d’une compétitivité affaiblie.

Une dimension culturelle plus que religieuse

Selon ces économistes, la spécificité tunisienne tient moins au jeûne qu’à la manière dont le Ramadan est vécu. « Le mois s’inscrit davantage dans une acceptation culturelle que dans une stricte observance religieuse ». Il est perçu comme un temps festif, propice aux réunions familiales et aux veillées nocturnes, davantage que comme un mois de recueillement.

Cette transformation alimente une dynamique de consommation et modifie les rythmes sociaux. Cafés animés la nuit, jeux de cartes et sorties tardives créent une atmosphère qui s’éloigne de l’esprit de sobriété initial. Pourtant, rappellent-ils, « la finalité du jeûne est de permettre aux plus aisés de ressentir ce qu’éprouvent quotidiennement les plus démunis », afin de renforcer l’empathie et la solidarité.

 

Cette transformation alimente une dynamique de consommation et modifie les rythmes sociaux. Cafés animés la nuit, jeux de cartes et sorties tardives créent une atmosphère qui s’éloigne de l’esprit de sobriété initial.

 

Des initiatives existent – tables de Ramadan, paniers alimentaires, actions caritatives – mais elles restent insuffisantes face à l’ampleur des déséquilibres. Les analystes plaident pour « une pédagogie nouvelle, non pas morale mais fondée sur la compréhension des enjeux économiques réels ».

La productivité, véritable nœud du problème

La baisse de productivité observée durant le Ramadan n’est pas, selon eux, liée au jeûne lui-même. « De nombreuses personnes jeûnent sans que leur rendement ne diminue ». Le facteur déterminant serait le manque de sommeil et la perception du mois comme une période de relâchement comparable aux vacances d’été.

Veillées jusqu’à trois ou quatre heures du matin, retards et absences le lendemain, nervosité liée à l’absence de café ou de cigarette : ces comportements désorganisent le travail collectif. Sur une chaîne de production, il suffit de quelques défaillances pour perturber l’ensemble.

Les comparaisons internationales sont jugées éclairantes. « En France, des millions de musulmans travaillent dans les usines aux mêmes rythmes que leurs collègues non musulmans. Ils observent le jeûne sans baisse de productivité ». Cela démontre que le problème tunisien n’est ni physiologique ni religieux, mais organisationnel et culturel.

 

« En France, des millions de musulmans travaillent dans les usines aux mêmes rythmes que leurs collègues non musulmans. Ils observent le jeûne sans baisse de productivité ». Cela démontre que le problème tunisien n’est ni physiologique ni religieux, mais organisationnel et culturel.

 

Le coût du relâchement

Dans une économie ouverte et concurrentielle, toute perte de performance se paie immédiatement en parts de marché. « La souveraineté nationale n’est jamais définitivement acquise. Sans performance économique, elle se réduit à de la rhétorique ».

La Tunisie ne peut plus compter sur un accès facile au financement extérieur. Les réserves de change sont limitées, les finances publiques sous tension et les pénuries se multiplient. Dans ce contexte, fonctionner « à dix ou quinze pour cent du potentiel » constitue un luxe que le pays ne peut se permettre.

Les économistes établissent également un parallèle avec les mois de juillet et d’août, durant lesquels l’activité ralentit fortement. Cette réduction prolongée du temps de travail pèserait lourdement sur la croissance annuelle. Aucune raison climatique objective ne justifie un arrêt quasi généralisé, soulignent-ils, citant des pays où les températures sont plus élevées mais sans ralentissement majeur de l’activité.

Un mois de mobilisation

Le Ramadan ne devrait pas être un prétexte au relâchement, mais « un mois de mobilisation ». Les investisseurs étrangers observent la stabilité et la discipline d’un pays avant d’y engager des capitaux. Un investissement perdu peut ne pas se représenter avant des années.

Les analystes appellent donc à un effort collectif impliquant pouvoirs publics, entreprises, syndicats, écoles et familles. Il s’agit d’adopter des comportements rationnels, de réduire le gaspillage, de maintenir l’exigence académique et professionnelle, et de préserver la qualité de service, notamment dans les secteurs exposés comme le tourisme.

En définitive, la question dépasse le seul mois de Ramadan. Elle renvoie à une conscience collective : la Tunisie doit devenir un pays où l’on travaille avec régularité et rigueur douze mois par an. « Le Ramadan doit renforcer la solidarité, non affaiblir la production ». La compétitivité et la cohésion sociale en dépendent.

 

La question dépasse le seul mois de Ramadan. Elle renvoie à une conscience collective : la Tunisie doit devenir un pays où l’on travaille avec régularité et rigueur douze mois par an. « Le Ramadan doit renforcer la solidarité, non affaiblir la production ». La compétitivité et la cohésion sociale en dépendent.

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Offensive électrique du Groupe Zouari : Geely mise sur l’hybride rechargeable

Le Groupe Zouari mise sur l’électrification. Mahmoud Mohsen, son directeur général commercial pour le pôle Automobile, a dévoilé vendredi la stratégie de Geely : trois véhicules – deux électriques et un hybride rechargeable – pour conquérir un marché tunisien en pleine mutation.

 

Premier prix de la gamme, la X2 incarne le pari de l’électrique abordable. Cette citadine 100% électrique embarque une batterie de 39,4 kWh pour 325 km d’autonomie (cycle WLTP). Présentée il y a deux mois, elle suscite déjà l’intérêt : « Le carnet de commandes est bien fourni, heureusement pour nous », se félicite Mahmoud Mohsen.

Le X5 électrique : premiers clients déjà livrés

À 92 000 dinars, le X5 vise les familles avec ses 60,2 kWh de batterie et 430 km d’autonomie. Ce SUV franchit une étape décisive : « Le premier lot a été livré aux clients », confirme le responsable commercial. Un signal fort pour un marché encore frileux face à l’électrique pur.

X5 EMI : l’hybride rechargeable, vraie nouveauté

Le clou de la présentation reste le X5 EMI. Ce SUV hybride rechargeable combine moteur thermique et électrique pour délivrer 260 chevaux et 262 Nm de couple. Son argument massue ? Plus de 1 000 km d’autonomie combinée, batterie chargée et réservoir plein. Tarif : 86 800 dinars. Commandes ouvertes dès ce vendredi, livraisons fin mars-début avril.

Pari sur la fiscalité favorable

Mahmoud Mohsen ne cache pas ses ambitions : « Devant l’engouement pour les voitures hybrides rechargeables avec la nouvelle taxation, on s’attend à un bon retour des clients. » La marque chinoise joue la carte du rapport qualité-prix-équipement face à une concurrence installée. « La voiture est très bien positionnée, aussi bien en caractéristiques qu’en prix et surtout en gabarit et technologie embarquée », assure-t-il, avant de lancer une invitation : « Venez visiter nos showrooms, vous serez vraiment surpris. »

 

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Cap sur 4 milliards de dinars d’IDE en 2026

Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont bondi de 30,3 % en 2025, pour se situer à 3,572 milliards de dinars contre 2,742 milliards de dinars en 2024, alors que l’objectif annuel était de 3,4 milliards de dinars.

Du coup, le gouvernement ambitionne, pour 2026, première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026, le mobiliser 4 milliards de dinars d’investissements étrangers.

Pour ce faire, il compte adopter de réformes majeures, entre autres la révision du code d’investissement pour améliorer le climat des affaires. La dynamique haussière s’observe sur plusieurs années, avec des progressions remarquables de 41 % en 2023, 60,7 % en 2022 et même 90 % en 2021, en sortie de crise pandémique. Cette performance est principalement tirée par les IDE qui totalisent 3,506 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 30,1 % par rapport à 2024.

Dans ce cadre, le secteur manufacturier reste le principal aimant à capitaux, en ce sens qu’il a capté 62,6 % du total des IDE avec 2,194 milliards de dinars en 2025, contre 1,769 milliards de dinars en 2024. Celui des services suit en deuxième position (657,9 millions de dinars), puis ceux de l’énergie (570,8 millions de dinars) et l’agriculture (83,7 millions de dinars).

Ces projets se répartissent entre 102 créations d’entreprises (pour 356,6 millions de dinars) ayant généré près de 4 000 emplois, et 819 projets d’extension (2,579 milliards de dinars) pour 10 171 postes créés.

L’industrie reste le premier pourvoyeur d’emplois avec 12 468 postes, notamment grâce aux industries électriques et électroniques (527 emplois).

Géographiquement, l’attractivité reste polarisée sur les zones côtières. Le deuxième district, regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, La Manouba et Nabeul, concentre à lui seul 64 % des flux hors énergie (1,8783 milliard de dinars), le gouvernorat de Tunis arrivant en tête avec 560,6 millions de dinars.

La France confirme sa position de premier investisseur en Tunisie avec des flux de 899,8 millions de dinars et la création de 4 354 emplois. Elle est suivie par l’Allemagne (391,3 millions de dinars), l’Italie (334,7 millions de dinars), les Pays-Bas (191,2 millions de dinars) et les États-Unis (137,9 millions de dinars).

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