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Le Liban mise sur le FMI pour sortir de l’impasse

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a discuté avec une délégation du Fonds monétaire international (FMI) d’un projet de loi portant sur la situation des banques et la réglementation financière du pays, ainsi que des prochaines étapes en vue de parvenir à un accord avec le Fonds.

Nawaf Salam a reçu mardi 10 février une délégation du FMI dirigée par Ernesto Ramirez Rejo, lit-on dans un communiqué. Il y a expliqué que la réunion « avait été positive et fructueuse, les observations du Fonds sur le projet de loi relatif à la situation des banques ayant été examinées, ainsi que le projet de loi sur la réglementation financière et le recouvrement des dépôts. Les prochaines étapes concrètes ont également été abordées en vue de parvenir à un accord avec le Fonds », selon l’agence de presse allemande DPA.

À rappeler que le Liban souffre d’une crise financière et économique depuis novembre 2019, qui a eu des répercussions sur divers secteurs. Mais il a conclu un accord avec le FMI sur les niveaux de personnel, le 7 avril 2022, dans lequel il est exigé que le Liban mette en œuvre les réformes nécessaires pour conclure l’accord final.

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Expo Osaka 2025 : plus de 630 000 Japonais ont découvert le pavillon tunisien

Le bilan de la participation tunisienne à l’Exposition universelle clôturée en octobre dernier révèle une fréquentation significative et des retombées économiques prometteuses. Les visiteurs nippons ont passé en moyenne plus de 30 minutes dans l’espace tunisien, bien au-delà des standards pour ce type d’événement.  

Mourad Ben Hassine, commissaire général de la délégation tunisienne et directeur général du CEPEX, a communiqué ces chiffres mercredi 11 février 2026 lors d’une session de bilan organisée à Tunis. La durée de visite enregistrée contraste avec la conception habituelle de ces espaces, généralement prévus pour des parcours rapides. Le pavillon a servi de vitrine au patrimoine civilisationnel, traditionnel et culturel tunisien, permettant aux visiteurs japonais d’appréhender les spécificités nationales à travers une scénographie dédiée. L’exposition s’est déroulée du 13 avril au 13 octobre 2025 à Osaka, dans la région du Kansai.

Des événements satellites aux retombées multiples

Parallèlement à l’exposition principale, plusieurs manifestations économiques ont été orchestrées. La valorisation des produits du terroir et locaux ainsi qu’une semaine thématique consacrée au tourisme tunisien, programmée du 29 septembre au 1er octobre 2025, devraient générer des impacts touristiques, économiques et sociaux, selon Ben Hassine.

Des échanges commerciaux concrets ont émergé entre opérateurs tunisiens et japonais dans plusieurs filières : énergies renouvelables, gestion hydraulique, produits du terroir comme l’huile d’olive et les dattes. Une délégation japonaise se trouve actuellement en Tunisie pour collaborer avec de jeunes Tunisiens sur le développement et la promotion de ces productions locales, a précisé le responsable.

Un dispositif de suivi pour pérenniser les acquis

La Chambre mixte tuniso-japonaise et les autorités tunisiennes prévoient d’organiser forums et ateliers afin d’assurer la continuité et la concrétisation des résultats obtenus durant l’Expo Osaka 2025.

Nacef Belkhiria, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-japonaise, plaide pour un approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays. Il estime que la Tunisie doit proposer des incitations compétitives face à la concurrence régionale. Le pays dispose d’atouts attractifs pour les investisseurs nippons : capital humain qualifié, expertise en intelligence artificielle, services et applications informatiques.

Objectifs stratégiques de la participation

Ben Hassine avait préalablement défini les ambitions de cette présence tunisienne : établir des partenariats équilibrés, valoriser l’offre nationale en biens et services, générer de nouvelles opportunités commerciales et capter des investissements dans l’innovation, la science et la technologie.

La promotion du tourisme local figurait également parmi les priorités, tout comme le positionnement de la Tunisie en tant que plateforme de transfert de connaissances et de technologies vers d’autres nations africaines, tirant parti de sa localisation géographique stratégique.

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Coopération Tunisie-Suède : cap sur la modernisation du commerce des services

La Suède cofinance un projet pour libéraliser le commerce des services en Tunisie.

L’Agence suédoise de coopération internationale (Sida) finance, en partenariat avec la Banque mondiale, une initiative visant à lever les entraves aux échanges de services, secteur jugé stratégique pour la modernisation économique tunisienne et la création d’emplois.

Un dispositif pour fluidifier les transactions commerciales

Le projet « Commerce des services pour le développement », mené conjointement par la Banque mondiale et le ministère tunisien du Commerce, a pour objectif d’identifier puis de supprimer les barrières qui freinent actuellement les flux commerciaux de services. L’enjeu : créer un cadre plus compétitif et favorable à la croissance économique.

Cette semaine, l’ambassadeur de Suède Cecilia Wramsten a accueilli une délégation de la Banque mondiale chargée du programme. La rencontre s’inscrit dans le suivi opérationnel de cette coopération tripartite entre Stockholm, l’institution financière internationale et Tunis.

Le secteur des services présenté comme un levier de modernisation

Un atelier thématique a rassemblé représentants des administrations publiques et acteurs privés tunisiens. Lors de la session inaugurale, le chef de mission adjoint suédois Joakim Svahn a défendu le commerce des services comme vecteur de transformation économique et générateur d’opportunités pour le pays.

Dans son intervention, le diplomate a réaffirmé l’engagement de la Suède à accompagner ses partenaires tunisiens dans la valorisation du potentiel économique national, la stimulation de l’emploi et l’établissement de liens économiques pérennes entre les deux nations.

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Voyages long-courriers : 2026 s’annonce morose en Europe

La demande internationale de voyages long-courriers semble plus modérée en 2026, l’Europe conservant une position forte grâce à son image de sécurité et à la demande croissante de voyages plus flexibles et expérientiels. C’est ce qui ressort du nouveau Baromètre des voyages long-courriers 1/2026 de la Commission européenne du tourisme (ETC) qui vient d’être publié.

Parallèlement, 59 % des voyageurs en provenance des principaux marchés étrangers de l’UE déclarent prévoir d’effectuer au moins un voyage long-courrier en 2026, soit une baisse de 5 % par rapport à l’année dernière, une évolution principalement attribuée à la hausse des coûts et au temps de vacances limité.

Dans le même temps, l’intérêt pour les voyages en Europe reste vif : 42 % des personnes interrogées envisagent de se rendre sur le continent en 2026, malgré un léger recul de 3 % par rapport à l’année précédente. C’est en Chine (59 %) et au Brésil (54 %) que l’intérêt est le plus marqué, tandis qu’au Japon (20 %) et aux États-Unis (34 %), l’incertitude économique pesant sur les décisions de voyage, les intentions sont plus faibles.

Pour des marchés comme l’Australie et le Canada, on observe une nette tendance vers des destinations plus proches et plus économiques, ce qui confirme une évolution plus générale vers des voyages de plus courte distance.

La sécurité s’impose actuellement comme un atout concurrentiel majeur pour l’Europe. 51 % des voyageurs affirment que la sécurité est le critère le plus important dans le choix d’une destination, l’Europe se classant première au monde en matière de stabilité politique, de sécurité personnelle et d’exposition aux risques naturels. Cette perception est particulièrement forte sur le marché chinois.

Par ailleurs, le coût demeure le principal frein aux voyages à l’étranger : 52 % des personnes qui n’envisagent pas de long voyage déclarent que le prix est leur principal obstacle.

Concernant l’Europe en particulier, l’accessibilité apparaît comme le principal frein pour 43 % des voyageurs, une sensibilité accrue étant observée chez les 18-34 ans.

En revanche, et c’est particulièrement important pour les destinations européennes et méditerranéennes, le profil des voyageurs évolue : l’intérêt pour les voyages semi-organisés augmente, tandis que la préférence pour les séjours tout compris diminue. Cette tendance est principalement due à la Chine, où l’on observe une hausse de 3 points de pourcentage de la demande pour les voyages partiellement organisés.

Il convient de noter que le principal motif de voyage demeure les loisirs (75 %), mais les voyages d’affaires progressent sensiblement, atteignant 9 % (+3 points), principalement en provenance de marchés comme l’Australie et la Corée du Sud. Côté activités, la culture et l’histoire restent les destinations privilégiées, suivies de la gastronomie, des courts séjours citadins et de la nature, tandis que le tourisme lent progresse de 22 % en 2025 à 26 % en 2026.

Dans le même temps, les priorités de dépenses évoluent : l’alimentation et les boissons absorbent la part la plus importante du budget voyage, tandis que l’intention d’achat diminue sensiblement, notamment sur le marché chinois. En revanche, le bien-être et les soins de santé restent un segment de niche, mais l’intérêt pour ces activités progresse de 3 points.

Comme l’a déclaré Miguel Sanz, président de la Commission européenne du tourisme, les voyageurs abordent désormais les voyages longue distance avec plus de prudence, ce qui rend crucial pour l’Europe de se positionner stratégiquement autour de formes de tourisme authentiques, durables et expérientielles, en mettant l’accent sur la qualité, la flexibilité et la durée du séjour.

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Tunisie-Algérie : le numérique comme levier d’intégration concrète

La Tunisie et l’Algérie disposent d’une opportunité stratégique : le numérique. Paiements électroniques, finance digitale et complémentarités économiques offrent un levier concret pour transformer les intentions en résultats mesurables — et tester l’intégration par l’action plutôt que par les accords classiques. Plus qu’un simple projet bilatéral, ce corridor pourrait institutionnaliser un hub numérique partagé, relié à l’Afrique et au reste du monde, et ouvrir un chemin tangible pour l’intégration maghrébine, dans un contexte de relance économique, d’inclusion et de développement intégral.

Une intégration économique encore partielle

Les relations économiques entre la Tunisie et l’Algérie sont anciennes mais restent limitées. Les échanges sont souvent freinés par des procédures lourdes, des contraintes financières et des cadres institutionnels fragmentés.

Malgré cela, le commerce bilatéral a progressé de 42 % en trois ans, et 25 accords sectoriels ont été signés lors de la dernière session de la Haute commission mixte. Les discussions autour d’un éventuel accord de libre-échange montrent une volonté politique d’avancer, même si les détails restent à définir. Comme le souligne l’expérience, l’intégration ne se décrète pas, elle se construit.

Le numérique : un levier concret pour un hub partagé et ouvert

Le numérique permet d’avancer par projets tangibles et mesurables. La création d’un corridor économique numérique ciblé pourrait constituer le socle concret pour institutionnaliser un hub numérique partagé, structurant durablement la coopération Tunisie-Algérie et connectant la région à l’Afrique et au reste du monde.

 Ce corridor pourrait inclure :

  • la digitalisation des paiements et de la facturation,
  • l’interopérabilité des systèmes financiers,
  • la traçabilité et la formalisation des transactions transfrontalières.

En organisant ces outils et standards de manière commune, le hub numérique devient un catalyseur pour l’intégration maghrébine, transformant ambition et coopération en résultats concrets.

Banques et finance numérique : un rôle stratégique

Le corridor numérique repose largement sur le secteur bancaire, en particulier sur le rôle des banques publiques. Elles peuvent soutenir :

  • les startups et PME innovantes,
  • les projets transfrontaliers,
  • la formalisation et la sécurisation des transactions numériques.

Ces instruments offrent à la fois soutien à l’innovation et maîtrise des risques, essentiels pour un hub numérique stable et ouvert à la région et au monde.

Complémentarités économiques à activer

La Tunisie apporte expertise technologique, capital humain qualifié et écosystème startup structuré. L’Algérie offre un vaste marché intérieur, des capacités financières et une dynamique de diversification économique.

Exploitées de manière coordonnée, ces complémentarités peuvent créer un écosystème numérique régional, structurer un hub partagé et préparer l’intégration maghrébine.

Banque centrale et stabilité financière

La montée des flux numériques transfrontaliers renforce le rôle des banques centrales :

  • encadrer l’innovation,
  • superviser les nouveaux acteurs et les systèmes de paiement,
  • garantir la sécurité et la cybersécurité des transactions.

L’innovation doit s’accompagner d’une stabilité rigoureuse, condition essentielle à la crédibilité d’un hub numérique institutionnalisé et ouvert à l’international.

Un levier pour la relance et le développement

Le corridor numérique constitue un outil concret pour soutenir le plan de développement :

  • favoriser la croissance via l’élargissement des marchés,
  • renforcer l’inclusion des PME et des jeunes,
  • contribuer à un développement intégral, plus formel et résilient.

Le numérique devient ainsi un point de convergence entre ambition nationale, coopération régionale et ouverture internationale, et un socle pour un hub numérique partagé Tunisie-Algérie, préfigurant l’intégration maghrébine.

Axes de réflexion pour le débat

À titre indicatif, plusieurs questions demeurent ouvertes :

  • comment articuler projets numériques et discussions commerciales bilatérales ?
  • quel rôle pour les banques publiques dans cette transformation ?
  • comment concilier innovation, inclusion et stabilité financière ?
  • quelle gouvernance pour un corridor numérique partagé et ouvert à la région et au monde ?

Ces questions nourrissent le débat sans préjuger des choix institutionnels futurs.

L’économie numérique offre à la Tunisie et à l’Algérie l’opportunité de tester l’intégration par l’action, en parallèle ou en amont des accords classiques. Avec la finance numérique, les banques et une coordination pragmatique, le corridor peut devenir un levier d’intégration concrète, un hub numérique partagé et un moteur pour l’intégration maghrébine, connecté à l’Afrique et au reste du monde.

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Cet article est rédigé à des fins de réflexion. Les analyses et propositions qu’il contient sont volontairement indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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Tokyo rend hommage à la Constitution tunisienne de 1861

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire des liens diplomatiques entre les deux pays, un universitaire japonais a consacré une conférence à ce texte fondateur, première charte constitutionnelle moderne de l’espace arabe et islamique.

Masatoshi Kisaichi, professeur à l’Université Sophia de Tokyo, a animé mardi une session d’analyse historique centrée sur la portée novatrice de la Constitution tunisienne de 1861. Son intervention, intitulée « Les contributions de la Tunisie à la pensée réformatrice : la Constitution de 1861 comme exemple », a retracé les dynamiques intellectuelles et politiques qui ont conduit à l’adoption de ce cadre juridique précurseur.

L’événement, organisé conjointement par la représentation diplomatique tunisienne au Japon et l’Association d’amitié Japon-Tunisie, a rassemblé chercheurs nippons spécialisés dans les mouvements de modernisation au Moyen-Orient ainsi que les membres de l’association bilatérale. L’initiative s’inscrit dans la commémoration des sept décennies de relations officielles entre Tunis et Tokyo.

La Tunisie présentée comme avant-garde constitutionnelle

L’universitaire japonais a mis en exergue le caractère pionnier de la démarche tunisienne au sein du monde arabo-musulman, soulignant comment le pays avait devancé ses voisins dans la formalisation d’un système constitutionnel moderne. Son exposé a détaillé les séquences historiques du mouvement réformiste tunisien du XIXᵉ siècle, contextualisant l’émergence de ce texte dans un environnement régional encore largement étranger à de telles innovations institutionnelles.

L’ambassade tunisienne à Tokyo a relayé l’information via ses plateformes numériques, témoignant de l’attention que les cercles académiques japonais portent à l’expérience tunisienne en matière de transformation institutionnelle. Cette manifestation illustre la curiosité persistante du milieu universitaire nippon pour les trajectoires de modernisation dans le monde arabe.

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Un Epstein en cache d’autres

Jamais l’humanité n’a connu un scandale à résonnance planétaire, comme celui qu’à provoqué la publication par l’administration américaine, de plus de 3 millions, de correspondances électroniques, de photos, de vidéos, de documents, en rapport avec un seul homme, Jeffrey Epstein. Un juif newyorkais, d’origine ashkénaze, qui s’est avéré à la tête du plus grand réseau de proxénétisme pédophile, qu’ait connu la planète. Réseau aussi bien de relations financières, d’espionnage, que de la traite des blanches. Celui qui a autorisé la publication de ce « secret d’Etat » n’est autre que le Président des Etats Unis d’Amérique, Donald Trump, qui, obligé par une loi spécialement votée par le Congress, pour provoquer son « impeachment », a ouvert la boite de Pandore.

Le séisme planétaire déclenché par cet acte a déjà commencé à secouer des trônes, des gouvernements et des establishments. Il finira peut-être par atteindre Donald Trump lui-même. Souvenons-nous de l’affaire Clinton et Monica qui avait bien failli couper la tête de ce dernier pour parjure. Rien n’empêche que nous assistions peut-être à un remake, version Epstein. Mais le plus important n’est pas spécialement cet aboutissement politique.

En effet, grâce à la révolution technologique et particulièrement aux réseaux sociaux, des milliards d’hommes et de femmes suivent les péripéties de cet horrible scandale. Car la prostitution des enfants, filles ou garçons, n’est pas le propre des seuls américains. Mais elle gangrène toutes les sociétés, toutes les religions ou les croyances confondues, et toutes les classes sociales sans exception, de ces sociétés. Et particulièrement toutes les classes politiques et intellectuelles, dans des proportions insoupçonnées, notamment dans notre monde arabo-musulman. Ceci depuis le début de l’humanité.

Des têtes tombent, ce n’est qu’un début !

Déjà Bill Clinton et sa dulcinée Hilary sont appelés à témoigner de leur relation avec le criminel pédophile. Ce dernier qui avait financé la campagne électorale pour les élections sénatoriales de la marraine du printemps arabe, Hilary et particulièrement de notre révolution de la brouette, puisqu’elle était alors secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, est à tu et à toi avec son mari. Puisque, selon la presse américaine, il aurait voyagé 12 fois au moins dans le propre avion du grand pédophile. Plus que cela, Epstein a financé la fondation de madame Clinton pour les affaires humanitaires (sic… !) et l’on peut conclure qu’il est par conséquent, un des sponsors du printemps arabe. Mais pas autant que Georges Soros, certainement.

Sauf que la générosité de ce délinquant peut aussi toucher par sa grâce d’autres personnes très importantes dans le monde, comme la fille de Jack Lang, Président de l’Institut du monde arabe de Paris. Lequel est d’ailleurs financé par les Etats arabes pendant douze années consécutives, avec un salaire de 10 000 euros par mois. Avec des frais de bouches qui rivalisent avec ceux des princes des pétro-monarchies. Obligé de démissionner, puisque le parquet financier français à ouvert une enquête, les langues commencent à se délier à son propos, même de la part de ses amis. On risque là encore de découvrir une affaire scabreuse, qui fera le bonheur des facebookers.

Notons, pour notre part, que pendant longtemps, ce grand intellectuel et grand juriste fréquentait nos plages de Hammamet. Avant, qu’il ne cesse, sous Ben Ali, de profiter de notre mer, lui préférant les sables de Marrakech. Et devenant un des plus farouches pourfendeurs du régime tunisien. Les mauvaises langues disaient que la police tunisienne de l’époque avait tendance à mettre le nez dans ses affaires privées et à entraver sa liberté.

Mais un autre personnage de triste mémoire pour les Tunisiens, vient d’être touché par le scandale Epstein. Il s’agit d’Ehud Barak, ex premier ministre israélien, qui n’était autre que le chef du commando qui avait assassiné le grand leader palestinien Abu Jihad, dans sa maison de Sidi Bou Saïd. Un meurtrier et en plus un dépravé, si l’on juge sa relation intime avec Epstein, selon les photos et les emails révélés. L’on ne peut alors que croire le général Rachid Ammar, qui avait déclaré : « La Tunisie a son sable chaud et est protégée par ses saints-patrons ». On vient d’apprendre par la presse américaine, qu’Epstein a failli acheter, lors du gouvernement de la Troïka, l’avion présidentiel de Ben Ali. Et un protocole de vente a été même établi pour le récupérer à un prix très en deçà de sa valeur réelle. Encore une fois, il semblerait que les saints soient intervenus et la transaction fût arrêtée à temps. L’avion tunisien n’a donc pas été souillé par les frasques du criminel pédophile, et notre honneur est sauf.

Mais d’autres pays ont eu moins de chance, comme le Royaume-Uni, la Norvège, et peut être certaines monarchies arabes, où des têtes couronnées, princesses, princes et autres aristocrates ont été éclaboussés par le scandale du siècle. Touchons du bois jusqu’à maintenant, car l’affaire ne fait que commencer.

Le dossier Epstein n’est qu’à ses débuts. Ce scandale a le mérite de dévoiler la face cachée de ceux qui gouvernent le monde. La lutte contre la pédophile et la prostitution ne sont que des prétextes, pour un règlement de compte à l’échelle planétaire. Ses rapports avec le Mossad, ne font pas de doute et certainement la CIA. Mais tout le monde sait que tous les services secrets et d’espionnage, utilisent les mêmes méthodes et ne connaissent ni morale ni religion. Que Dieu nous en préserve.

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Investissement : la TIA mise sur les joint-ventures et les secteurs stratégiques

La 23ᵉ session du Conseil stratégique de la Tunisia Investment Authority (TIA), tenue le 10 février 2026, a mis l’accent sur les tendances mondiales de l’investissement en 2025-2026 et sur le rôle des joint-ventures pour renforcer l’attractivité de la Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des flux mondiaux, marqué par une montée en puissance des Amériques et un repositionnement asiatique, les échanges ont souligné la progression des projets à forte intensité capitalistique, notamment dans les data centers, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et la pharmacie. L’Afrique du Nord s’affirme, quant à elle, comme zone passerelle vers les marchés européens.

La TIA estime que la Tunisie dispose d’atouts réels mais qu’elle doit améliorer son positionnement pour capter ces nouvelles vagues d’investissements, en particulier dans les secteurs technologiques et industriels stratégiques.

Les débats ont également porté sur les joint-ventures, présentées comme un levier clé d’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, favorisant le transfert de technologies, l’accès aux marchés et la montée en gamme industrielle.

Parmi les orientations dégagées figurent le renforcement de l’attractivité pour les projets structurants (data centers, automobile, batteries, énergie, hydrogène), le développement de zones adaptées aux grands investissements et un meilleur alignement des politiques nationales avec les standards internationaux.

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Cotisations syndicales : l’UGTT se tourne vers le paiement électronique

La centrale syndicale explore des alternatives technologiques pour maintenir la collecte des cotisations après la suspension du système de retenue à la source dans le secteur public. Une transition qu’elle qualifie de provisoire.

Les instances dirigeantes de l’UGTT  ont examiné mardi le recours aux plateformes de paiement électronique comme substitut au mécanisme de prélèvement direct sur les bulletins de paie. Cette orientation vise à compenser l’interruption des versements automatiques, selon Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’organisation.

La commission administrative nationale, réunie en session ordinaire, a validé le principe d’adhésion volontaire assorti de moyens de règlement dématérialisés. Les cartes bancaires et les applications intelligentes figurent parmi les outils envisagés pour assurer la continuité des flux financiers issus des contributions syndicales.

Une suspension jugée contraire aux normes internationales

L’arrêt du système de retenue à la source par les administrations et entreprises publiques constitue, aux yeux du responsable syndical, un recul face à un acquis historique. Il invoque les conventions 151 et 87 de l’Organisation internationale du travail, qui prévoient des facilitations pour les structures syndicales dans l’exercice de leur mission de défense des salariés.

Les établissements publics ont cessé simultanément de prélever les montants et de les transférer sur les comptes de la centrale syndicale. Cette rupture affecte directement les travailleurs et fonctionnaires affiliés aux syndicats membres de l’UGTT.

Maintien des cotisations malgré le changement de procédure

Tahri a écarté toute hypothèse de gel du mécanisme d’affiliation à l’organisation. Les contributions des adhérents du secteur public et de la fonction publique demeureront en vigueur, précise-t-il dans sa déclaration à l’agence TAP.

La commission administrative a passé en revue plusieurs dispositifs de remplacement avant d’opter pour cette solution transitoire. L’objectif affiché reste le rétablissement du prélèvement direct à terme, le passage par les canaux numériques n’étant conçu que comme une étape intermédiaire.

Cette reconfiguration des modalités de collecte intervient alors que la centrale syndicale cherche à préserver l’équilibre de ses ressources financières et à garantir la pérennité de son fonctionnement face à la modification imposée par les employeurs publics.

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Macron plaide pour un grand emprunt européen pour défier l’hégémonie du dollar

Le président français, Emmanuel Macron, a assuré que l’initiative qu’il proposait ne s’appliquerait pas à la dette publique existante.

Un prêt commun aux pays de l’UE pour des projets futurs leur permettrait de contrer l’hégémonie du dollar, alors que les marchés mondiaux recherchent des alternatives à la monnaie américaine, a déclaré le chef de l’Etat français dans un entretien avec Le Monde.

« Le marché mondial craint de plus en plus le dollar et recherche des alternatives ; nous devons donc lui proposer de la dette européenne. Face à des budgets européens limités, le moment est venu de mettre en place un mécanisme d’emprunt commun pour les dépenses futures : les euro-obligations de demain. De vastes programmes européens sont nécessaires pour financer les projets les plus ambitieux. […] Il s’agit d’une opportunité sans précédent qui contribuerait également à surmonter l’hégémonie du dollar », a-t-il détaillé.

Il a assuré que l’initiative qu’il proposait ne concernerait pas la dette publique existante, rappelant du reste les propos de l’ancien président de la Banque centrale européenne (2011-2019), Mario Draghi, qui affirme que les seules technologies vertes au sein de l’UE nécessiteraient 800 milliards d’euros d’investissements publics et privés par an, et que ce chiffre atteindrait 1 200 milliards d’euros en y incluant l’industrie de la défense.

Lire aussi: L’UE a besoin d’une refonte économique urgente affirme Mario Draghi

« En matière de sécurité et de défense, de technologies de transition écologique, d’intelligence artificielle et de technologies quantiques, nous investissons bien moins que la Chine et les États-Unis. Si l’UE n’agit pas d’ici trois à cinq ans, elle sera exclue de ces secteurs. Et ces investissements, si nous voulons préserver le marché intérieur et éviter une fragmentation accrue, ne doivent pas être la responsabilité des seuls États membres. Il doit s’agir d’investissements communs », a souligné Macron.

Dans ce contexte, le président français a interrogé l’Union européenne sur sa capacité à devenir une puissance unifiée. Selon lui, ce serait « une solution pour sortir de son immaturité ». Il se dit convaincu que l’UE devrait avoir non pas « 27 marchés distincts », mais « un marché unique » englobant tous les citoyens.

Il a également plaidé pour l’unification des marchés de capitaux, l’intégration des réseaux énergétiques et la poursuite des travaux en vue d’un code commun de droit des affaires.

« Nous nous sommes unis pour mettre fin aux guerres, nous nous sommes unis pour créer un marché, mais nous nous sommes toujours interdit de penser à un pouvoir partagé, car avant 1945, le pouvoir signifiait guerre civile entre nous », a-t-il ajouté.

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S&P alerte : le secteur bancaire tunisien freiné par l’inertie et les prêts non performants

Les institutions bancaires tunisiennes s’enlisent dans une crise de rentabilité alors que le secteur financier africain affiche des signaux encourageants pour 2026. L’analyse de S&P Global Ratings, publiée sous le titre « Africa Banking Outlook 2026: Favorable Conditions Support Loan Growth and Asset Quality », met en lumière le blocage du système bancaire tunisien, coincé entre l’inertie réformatrice et l’accumulation de prêts non performants.

L’agence de notation anticipe une conjoncture largement bénéfique pour l’essentiel des réseaux bancaires du continent durant l’exercice 2026. L’Égypte, le Maroc et le Nigeria devraient connaître une croissance soutenue de leur activité bancaire, quand l’Afrique du Sud s’oriente vers un redressement plus progressif. Cette embellie s’explique par des politiques de modernisation économique, un effort accru dans les projets d’infrastructure et l’accélération de la demande intérieure.

Si les turbulences géopolitiques constituent un élément de préoccupation pour les zones en développement, leur impact sur les indicateurs macroéconomiques africains demeure jusqu’ici limité, même si la fragilité face aux secousses mondiales persiste.

Un système bancaire tunisien englué dans ses faiblesses

La situation tunisienne tranche radicalement avec cette tendance continentale. L’agence américaine note explicitement que « le manque de transformations économiques d’envergure compromet les horizons » du pays. Les institutions financières tunisiennes, à l’instar de leurs consœurs marocaines, présentent des proportions de prêts douteux supérieures à la norme observée sur le continent, témoignant d’un stock d’engagements défaillants qui grève leurs comptes.

Le document souligne par ailleurs les retards accusés dans l’évolution du dispositif réglementaire. Une purge efficace des actifs dégradés nécessiterait, selon S&P, un arsenal juridique plus flexible autorisant des pratiques d’effacement de créances plus énergiques.

Entre fragilité durable et recours systématique à la banque centrale

En dépit de ces dysfonctionnements organisationnels et d’un niveau de risque onéreux, l’institution prévoit néanmoins que les groupes bancaires tunisiens conserveront une profitabilité globalement constante. Cette projection contraste avec le Nigeria et l’Égypte, où un recul des marges est prévu suite à la détente des taux directeurs, alors que les acteurs marocains et sud-africains devraient consolider leurs positions.

Concernant les modalités de financement, si la collecte auprès de la clientèle constitue le pilier de liquidité pour l’ensemble des banques africaines, les structures tunisiennes se caractérisent par un recours persistant aux mécanismes de refinancement de la Banque Centrale

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Affaire Epstein : un document du FBI relance les questions sur ce que Donald Trump savait

Un entretien du FBI récemment découvert a soulevé de nouvelles questions concernant l’affirmation du président américain Donald Trump selon laquelle il ne savait rien des crimes du délinquant sexuel, Jeffrey Epstein. Son secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a été confronté mardi 10 février à des questions de la part des législateurs concernant ses propres liens avec le financier.

Les événements de la journée de mardi 10 février ont mis en évidence à quel point les répercussions du scandale Epstein demeurent un casse-tête politique majeur pour l’administration Trump, plusieurs semaines après la publication par le ministère de la Justice de millions de documents liés à Epstein pour se conformer à une loi bipartisane.

Les documents publiés issus d’un entretien du FBI en 2019 suggèrent que Donald Trump aurait téléphoné en juillet 2006 au chef de la police de Palm Beach, en Floride, peu après que des accusations criminelles contre Jeffrey Epstein sont rendues publiques, rapporte Reuters.

Dans cet appel, il aurait remercié les forces de l’ordre pour leur enquête et déclaré que « tout le monde savait ce qu’il (Epstein) faisait ». Selon le document, Trump aurait aussi dit que des gens à New York connaissaient le comportement de Epstein et que Ghislaine Maxwell, associée d’Epstein, était « mauvaise », conseillant aux policiers de se concentrer sur elle.

Le document indique également que Trump a affirmé être présent une fois avec Epstein lorsqu’il y avait des adolescents, mais qu’il « s’en est vite allé ».

Le ministère de la Justice a déclaré qu’il n’avait aucune preuve corroborant que l’appel avait réellement eu lieu il y a vingt ans.

Ce nouvel élément soulève des questions sur les déclarations antérieures de Trump, qui a souvent affirmé ne rien savoir des crimes d’Epstein.

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Les métaux précieux s’embrasent avant le choc des chiffres

L’or et l’argent ont légèrement progressé, les rendements des bons du Trésor américain ayant baissé après la publication de données montrant un ralentissement de la croissance des ventes au détail en décembre…

L’or a progressé de 0,3 % sur le marché au comptant, à 5 038,73 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,6 % à 5 060,60 dollars.

L’argent a gagné 1 % sur le marché au comptant pour atteindre 81,49 dollars; après avoir chuté de plus de 3 % lors de la séance précédente.

Les rendements des obligations américaines ont baissé mardi après la publication de données montrant un possible ralentissement de l’économie. Ce qui donne à la Réserve fédérale américaine plus de latitude pour baisser les taux d’intérêt.

Quant aux autres métaux précieux, le platine a progressé de 0,6 % pour atteindre 2 098,78 $ sur le marché au comptant. Et le palladium a grimpé de 0,2 % pour s’établir à 1 712,25 $.

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Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Les moyens de paiement en Tunisie ont connu un basculement marqué en 2025 : les opérations par lettres de change ont bondi de 161 %; tandis que celles réalisées par chèques ont chuté de 67,5 %. C’est ce que révèle le bulletin « Les paiements en chiffres en Tunisie » publié mardi 10 février 2026 par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

À fin décembre 2025, explique l’institut d’émission, 4,6 millions d’opérations ont été effectuées par lettres de change, pour un montant de 54,2 milliards de dinars (+59,7 % en valeur). À l’inverse, les chèques ne représentent plus que 7,9 millions d’opérations, pour 53,5 milliards de dinars, en baisse de 58,8 % en valeur au cours de la même période.

Quant au taux de rejet, il s’est élevé à 10 % en nombre pour les lettres de change, contre 1,9 % pour les chèques.

Boom des paiements par carte bancaire

Les virements confirment leur montée en puissance, avec 38,5 millions d’opérations, soit +11,1 %, totalisant près de 79,6 milliards de dinars (+42,3 %) et un taux de rejet quasi nul (0,1 %). Les prélèvements progressent également de 21,4 % à 8,2 millions d’opérations, pour 30,7 milliards de dinars, mais affichent un taux de rejet élevé en nombre (48,2 %), selon la BCT.

Les paiements par carte bancaire poursuivent leur expansion : 164,8 millions de transactions ont été enregistrées (+8,9 %), pour un montant global de 29,5 milliards de dinars (+12,3 %). Ces opérations concernent principalement les retraits d’espèces (60 %) devant les paiements (40 %). Le parc de cartes a progressé de 6,6 % à 5,85 millions d’unités. Tandis que le nombre de DAB/GAB est resté quasi stable (-0,2 %), détaille la BCT.

L’e-paiement progresse de 19 % en volume et de 31 % en valeur, malgré un recul du nombre de sites marchands actifs (-10 %).

La digitalisation n’est pas en reste

La digitalisation s’accélère aussi du côté du paiement mobile, en hausse de 81% en nombre (8,4 millions de transactions) pour une valeur de 1,77 milliard de dinars (+59 %). L’e-paiement progresse de 19 % en volume et de 31 % en valeur, malgré un recul du nombre de sites marchands actifs (-10 %). Les paiements de proximité augmentent de 17 % en nombre.

Enfin, le système de règlement brut en temps réel « Elyssa-RTGS » a traité 435 815 transactions interbancaires pour un montant global de 6 153,6 milliards de dinars, en hausse de 36 % en valeur sur un an.

En clair, ces chiffres traduisent une transformation rapide des usages, marquée par le recul du chèque et la montée en puissance des instruments électroniques et digitaux.

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Tunisie – Le CNNCP valide plusieurs normes financières

Michket Slama Khaldi, la ministre des Finances, a présidé une réunion du Conseil national des normes des comptes publics (CNNCP) autour de plusieurs projets d’avis interprétatif et de normes des comptes publics.

Concernant les normes des comptes publics, le CNNCP a validé les projets de la norme des comptes de l’Etat « composantes de la trésorerie », de la norme des comptes de l’État « tableau des flux de trésorerie », de la norme de comptabilité des collectivités locales « présentation des états financiers » et de la norme des comptes des établissements publics régis par le code de la comptabilité publique « immobilisations corporelles », etc.

La ministre des Finances a saisi cette occasion pour mettre l’accent sur l’importance de parachever le processus de modernisation et de développement du système comptable de l’État face aux défis que connaît la Tunisie en matière de bonne gestion des finances publiques.

A cet égard, elle a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des normes comptables modernes permettant la tenue des comptes publics et l’élaboration d’états financiers reflétant d’une manière exacte et fidèle la situation financière de l’État et sa performance financière. Et ce, de manière à répondre aux besoins des usagers de l’information financière, à appuyer la prise de décision et à renforcer la transparence financière.

Michket Slama Khaldi a aussi appelé à la poursuite de la coordination et de l’action commune entre l’ensemble des parties concernées afin d’accélérer le développement du système d’information des finances publiques et permettre de ce fait la mise en œuvre effective des dispositions de ces normes.

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Tunisie : Fin de mission pour Sami Ben Jannet à la tête de l’ITES

La présidence de la République opère un changement à la tête de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Par décision présidentielle intervenue ce mardi 10 février 2026, Kaïs Saïed a acté le départ de Sami Ben Jannet, qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général de cet organisme rattaché à la présidence de la République.

Avant de prendre les rênes de l’ITES, Sami Ben Jannet s’était illustré au sein de l’administration publique en tant que haut cadre du ministère des Finances. Son parcours l’avait notamment conduit à diriger la Régie nationale des tabacs et allumettes (RNTA), entreprise sous tutelle de ce même département ministériel.

L’ex-directeur général avait accédé à la tête de l’institut le 3 décembre 2019. À l’époque, sa désignation visait à combler la vacance laissée par Néji Jalloul, lequel avait choisi de se retirer de ses fonctions en présentant sa démission. Six ans plus tard, ce cycle de gouvernance s’achève donc par décret de l’exécutif.

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IA générale : 2026, l’année du basculement, prédit Karim Beguir

Selon Karim Beguir, cofondateur d’InstaDeep, l’intelligence artificielle générale (IAG) deviendra dès 2026 une réalité tangible, marquant un tournant décisif dans l’histoire technologique contemporaine.

Dans un entretien accordé à la revue Futura, l’expert estime que les systèmes d’IA ont déjà atteint, voire dépassé, le niveau de performance de l’employé humain moyen sur un large éventail de tâches, y compris des activités cognitives complexes. La véritable rupture ne résiderait plus dans les capacités techniques elles-mêmes, mais dans la prise de conscience collective de l’ampleur de ce progrès.

Karim Beguir souligne que les récents bonds en avant des modèles d’IA, notamment leurs performances sur des tests réputés extrêmement difficiles comme ARC-AGI2, témoignent d’un passage d’une progression linéaire à une dynamique exponentielle. Selon lui, « chaque avancée technologique accélère désormais la suivante, ouvrant la voie à des systèmes capables de traiter tout type de problème avec une efficacité comparable à celle des experts humains ».

D’après lui, l’impact le plus immédiat se fera sentir dans les entreprises et la recherche. En effet, explique-t-il, l’IA générale permettra de déployer beaucoup plus d’intelligence sur un même problème, et surtout beaucoup plus rapidement. De ce fait, les équipes verront leur productivité multipliée par deux, voire par trois, que ce soit dans le développement logiciel, la documentation ou l’analyse de données complexes.

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Mais encore, dans les domaines scientifiques, comme la médecine ou la physique, l’IAG sera capable d’absorber et de comprendre des volumes colossaux de publications, bien au-delà des capacités humaines, accélérant ainsi l’innovation, souligne en substance l’expert tunisien. Et delà, il anticipe dès 2026 une avancée sans précédent dans des secteurs clés, allant de la conception de panneaux solaires plus performants au développement de nouvelles thérapies en biotechnologie, notamment contre certains cancers jugés jusqu’ici difficiles à traiter.

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Pour le grand public, l’évolution se traduira par une amélioration majeure de l’interaction avec les systèmes d’IA. Toujours selon Karim Beguir, la complexité ne résidera plus dans la formulation précise des requêtes, « mais dans la qualité des réponses produites, qui seront fortement contextualisées et personnalisées en fonction de l’utilisateur ».

Dans son ouvrage Le Saut décisif, évoqué par Futura, Karim Beguir établit également « un lien étroit entre l’essor de l’IAG, la transition énergétique et l’évolution des systèmes monétaires ». Il considère que « la principale limite de l’IA reste aujourd’hui l’accès à une puissance de calcul suffisante, étroitement dépendante d’une énergie abondante et propre ». Pour lui, «… les énergies renouvelables, notamment en Afrique, joueraient ainsi un rôle stratégique », rapporte Futura.

Parallèlement, il estime que le Bitcoin pourrait s’imposer comme un étalon monétaire de référence dans un monde où l’IA deviendrait centrale, ouvrant la voie à une triple révolution de l’intelligence, de l’énergie et de la monnaie.

Enfin, Karim Beguir avertit que « si l’IAG est déjà une réalité en termes de performances, le défi majeur de 2026 sera celui de son déploiement et du partage équitable de la prospérité qu’elle est susceptible de générer ».

Un homme averti en vaut deux, peut-être même mille !

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Intelligence artificielle : les banques tunisiennes à l’heure du cadrage national

L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur bancaire tunisien s’inscrit dans une dynamique structurelle, confirmée par les orientations stratégiques récemment affichées par plusieurs établissements. Cette évolution accompagne la préparation du Plan de développement 2026–2030, qui place la transformation numérique au cœur de ses leviers de relance économique, aux côtés de l’inclusion financière et de la réduction des disparités régionales.

Elle s’inscrit également dans un contexte mondial où les institutions financières adoptent massivement l’IA, pour automatiser les processus, personnaliser les services et renforcer la qualité de la prise de décision. La Tunisie se distingue par son rôle de leader régional dans l’innovation IA, avec un écosystème de startups et de centres d’innovation capables de piloter des projets à forte valeur ajoutée.

L’enjeu dépasse la simple modernisation technologique : il relève d’une réflexion institutionnelle sur la capacité du système financier à soutenir les objectifs macroéconomiques nationaux et régionaux. L’IA doit être envisagée comme un moyen et non comme une fin, conditionnée par des choix de gouvernance, de régulation et d’alignement avec les priorités économiques et régionales.

Alignement avec le cadre national et régional : au-delà de l’optimisation opérationnelle

Le plan 2026–2030 confère au secteur bancaire un rôle catalyseur pour mobiliser l’épargne domestique, financer les PME et accompagner les dynamiques productives régionales. L’IA ne peut se limiter à des gains internes de performance (automatisation, réduction des coûts) : son impact doit être évalué selon trois axes stratégiques :

  • Allocation du crédit: affiner l’évaluation du risque pour les segments sous-bancarisés (TPE, agriculteurs, entrepreneurs des régions intérieures) ;
  • Inclusion financière: élargir l’accès aux services bancaires, notamment via des modèles de scoring alternatif reposant sur des données non traditionnelles ;
  • Équilibre régional: adapter les outils décisionnels aux spécificités économiques des régions périphériques.

Cette orientation nécessite une coordination étroite entre les banques, le Conseil Bancaire et Financier (CBF), la Banque Centrale de Tunisie, les pouvoirs publics et les standards internationaux.

Un cadre indicatif d’adoption progressive

À titre strictement indicatif et sans prétention normative, une trajectoire progressive peut être esquissée en trois phases :

Phase Priorités institutionnelles Usages représentatifs Points de vigilance
1. Fondations (12–24 mois) Renforcement des compétences internes ; cadre éthique ; gouvernance des données Automatisation documentaire ; chatbots ; analyse descriptive des portefeuilles Biais algorithmiques ; conformité RGPD tunisien ; transparence des processus
2. Expérimentation ciblée (24–36 mois) Pilotes encadrés ; indicateurs d’impact socio-économique Détection de fraude ; scoring alternatif PME ; pilotage prévisionnel Validation des modèles ; protection contre la discrimination ; traçabilité
3. Intégration stratégique (36+ mois) Alignement avec la stratégie bancaire ; reporting supervision Allocation dynamique du crédit ; modèles prédictifs d’inclusion ; interfaces API fintech Souveraineté des données ; résilience infrastructures ; impact territorial

Ce schéma est indicatif : il identifie des séquences critiques et points d’attention institutionnels, variables selon la taille et les capacités des établissements. Il s’inspire également des expériences réussies au niveau arabe et mondial.

Enjeux institutionnels transversaux

Trois dimensions conditionnent la maturité de l’adoption :

  1. Gouvernance algorithmique: validation humaine des décisions automatisées et comités éthiques IA au sein des conseils d’administration.
  2. Souveraineté et protection des données: maîtrise des infrastructures et respect du cadre juridique tunisien (loi n°2004-63 sur les données personnelles, en cours de refonte).
  3. Rôle de la supervision: le CBF, en coordination avec la BCT, peut définir des lignes directrices spécifiques à l’IA bancaire – validation des modèles, tests de résistance, reporting différencié – tout en laissant place à l’expérimentation légitime.

Perspectives pour un débat structuré et informé

L’IA offre au secteur bancaire tunisien une opportunité de renouveler son rôle dans l’économie nationale et de s’inscrire dans les dynamiques régionales et mondiales de la finance numérique. Son déploiement doit s’inscrire dans un cadre collectif de réflexion institutionnel, impliquant :

  • Les établissements bancaires;
  • le Conseil Bancaire et Financier (CBF), garant de la coordination et de la régulation sectorielle ;
  • la Banque Centrale de Tunisie ;
  • les ministères du développement économique et du numérique ;
  • les chercheurs et experts en économie numérique.

Le cadre présenté est strictement indicatif, destiné à nourrir le débat institutionnel et public. Il ne prescrit aucune trajectoire unique, mais pose les jalons pour une adoption de l’IA alignée sur les priorités économiques, régionales et internationales du pays. 

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

Analyse rédigée à des fins de réflexion institutionnelle. Les propositions sont indicatives et ne sauraient engager aucune autorité publique ou privée.

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Le diplomate Mondher Mami tire sa révérence

L’ambassadeur Mondher Mami est décédé ce mardi. Directeur général du protocole au palais de Carthage de 2012 à 2019, il avait également été conseiller présidentiel, vice-représentant auprès de l’UNESCO et ambassadeur en Tchécoslovaquie.

Sous les présidences de Moncef Marzouki puis de Béji Caïd Essebsi, Mondher Mami supervisait l’organisation des visites officielles, tant en Tunisie qu’à l’étranger. Réputé pour sa rigueur et sa connaissance approfondie des codes diplomatiques, il gérait les déplacements présidentiels et l’accueil des chefs d’État étrangers. Cette expertise lui avait valu la reconnaissance des services protocolaires internationaux.

Mondher Mami était le fils du Dr Abderrahmane Mami, militant nationaliste assassiné le 14 juillet 1954. Parallèlement à sa carrière diplomatique, il avait présidé l’Avenir Sportif de La Marsa, témoignant d’un engagement dans le milieu associatif sportif tunisien.

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