Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Tunisie–Banque mondiale : cap sur l’excellence universitaire 

Mondher Belaid, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Ahmadou Moustafa Ndiaye, directeur de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ont discuté, vendredi 6 février à Tunis, des projets de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les deux parties ont salué les résultats enregistrés dans le cadre de ce partenariat qui s’étend sur plus de 30 ans ayant englobé plusieurs projets stratégiques, indique un communiqué du département.

À cette occasion, Ndiaye a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les politiques du ministère et ses projets stratégiques visant à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur, le classement international des universités tunisiennes et le rôle de la Tunisie comme pôle universitaire et de recherche tourné vers l’Afrique.

En outre, il a exprimé le souhait de la BM d’élargir ce partenariat pour englober des secteurs stratégiques prometteurs tels que les énergies renouvelables et la transformation numérique.

A noter que l’entretien s’est déroulé en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Tunisie, Alexandre Arrobbio, de l’experte en éducation et développement des compétences à la Banque mondiale (région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre) ainsi que du directeur général de la coopération internationale au ministère.

 

L’article Tunisie–Banque mondiale : cap sur l’excellence universitaire  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

BIAT et BAD s’allient pour l’expansion internationale des entreprises tunisiennes

La BIAT marque aujourd’hui une avancée majeure dans le déploiement de sa stratégie de soutien au commerce extérieur, à travers la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet accord, portant sur une garantie de transaction d’un montant de 50 millions de dollars, vient renforcer significativement les capacités de la BIAT à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, tout en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique inclusif et durable.

Une convention de partenariat portant sur une garantie de transaction de 50 millions de dollars a été signée entre la BIAT et la BAD – lors d’une cérémonie tenue le 6 février 2026 à la BIAT. Cette garantie s’inscrit pleinement dans la vision de la BIAT de renforcer le commerce international et de soutenir l’économie nationale. Elle s’accompagne d’une large couverture géographique, en partenariat avec les banques correspondantes co-contractantes de la BAD.

Grâce à cette facilité, la BIAT ambitionne d’accompagner plus efficacement ses clients sur les marchés internationaux. L’objectif est de favoriser l’importation de biens d’équipement et de technologies stratégiques dans des secteurs essentiels comme l’agro-industrie, l’industrie légère, les télécommunications et les énergies renouvelables.

Le partenariat permet aux entreprises clientes de la BIAT, quelles que soient leurs tailles, d’accéder à des solutions de financement international compétitives, consolidant leur position et leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales à travers :

  • Un accès renforcé aux marchés internationaux : la garantie de la BAD accroît la confiance des fournisseurs étrangers et de leurs banques, facilitant l’acceptation des instruments de paiement émis.
  • Des coûts de financement optimisés : grâce à la notation AAA de la BAD, les entreprises tunisiennes bénéficient de conditions de confirmation plus avantageuses et compétitives.
  • Un appui aux secteurs stratégiques : une attention particulière est portée à l’importation de biens essentiels – matières premières, produits énergétiques et équipements industriels.

À cette occasion, Elyes Jebir, directeur général de la BIAT, a indiqué que « Grâce à cette garantie, la BIAT consolide son rôle de partenaire privilégié des entreprises tunisiennes qui opèrent à l’international, en leur facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en sécurisant leurs opérations. La BIAT se présente comme un pont solide qui relie les acteurs économiques tunisiens au système financier global ».

« Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec la BIAT qui est un acteur majeur du financement du commerce dans le pays. Cette facilité permettra à la BAD de contribuer à la création d’emplois et à un meilleur accès des populations à des biens et services essentiels », s’est félicitée Malinne Blomberg, Directrice Générale Adjointe de la région Afrique de Nord et responsable pays pour la Tunisie à la BAD.

Ce partenariat avec la BAD illustre l’engagement de la BIAT à soutenir durablement la croissance de ses clients, en leur proposant des solutions financières sûres et parfaitement alignées sur les standards du commerce international.

 

À propos de la garantie de transaction du Groupe de la Banque africaine de développement :

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la Banque africaine de développement pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle a été lancée en 2021 et couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre, entre autres. La facilité est disponible pour toutes les banques enregistrées et opérant en Afrique, qui ont passé le processus de diligence raisonnable de la Banque.

L’article BIAT et BAD s’allient pour l’expansion internationale des entreprises tunisiennes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les vrais commanditaires de l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, selon Rafaa Tabib

Décidément, les Libyens ont du mal à se sortir de la crise politique dans laquelle ils ont été entraînés non seulement depuis la chute de Mouammar Kadhafi, mais aussi depuis l’assassinat de Saif al-Islam Kadhafi.

Pour comprendre ce qui se passe, l’expert en géopolitique, Rafaa Tabib, a souligné via son post en arabe, en  corrigeant une idée répandue : croire que l’ordre d’assassiner Saif al-Islam Kadhafi émane d’acteurs libyens internes constitue une erreur grossière. Une telle décision systématique ne peut venir que de l’instigateur des liquidations successives de cadres libyens,  le dernier en date étant le brigadier général Al-Haddad , révélant une stratégie orchestrée de l’extérieur pour éliminer les figures clés.

Il précise dans ce contexte: « Même si des factions locales semblent en profiter à court terme, à l’approche des élections présidentielles, le véritable commanditaire sait que dompter la Libye, la piller et exploiter ses richesses passe par l’élimination systématique de ses leaders.

Pour comprendre cet assassinat, il faut reconstituer le tableau complet. « Des entreprises européennes et turques ont conclu un accord pour exploiter le champ gazier et pétrolier de Ghadamès, contrôlé par des katibas de Zintan sous protection de Saif al-Islam ou d’une de ses ramifications. Parallèlement, la base de Watiya, occupée par des forces turco-atlantistes, sécurise les futurs pipelines vers les côtes », poursuit-il.

Avant d’ajouter: « Ces balles perfides, qui visent à rayer Saif al-Islam des équilibres politiques, frappent aussi l’initiative tuniso-algéro-égyptienne, accueillie favorablement par les Libyens. Elles signifient aux voisins : pas de rôle dans l’avenir libyen. Le pays devient une zone d’influence exclusive de l’Occident atlantiste, à l’image de la Syrie. Dans un monde déchiré par une guerre hybride impitoyable, mensonges, désinformation, manipulation, la souveraineté exige des sacrifices. L’avenir sera fait de trahisons, de combats et d’une détermination inébranlable ».

La question essentielle est de savoir quel en sera l’impact sur la Tunisie ? Rafaa Tabib conclut que pour Tunis, « la Libye n’est pas qu’un dossier diplomatique : c’est un enjeu vital. Sans son unité, son intégrité territoriale et la sécurité de son peuple, point de paix, de stabilité ou de développement. Il est temps de rompre avec les schémas obsolètes, d’adopter des positions plus audacieuses et de forger des alliances solides avec les patriotes libyens, de l’Est à l’Ouest… et jusqu’au Sud ».

L’article Les vrais commanditaires de l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, selon Rafaa Tabib est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Connecter la Tunisie : vers une finance pour tous, partout

Dans un contexte marqué par une volonté affirmée de refondation économique et sociale, la finance numérique s’impose comme un levier structurant pour élargir l’accès aux services financiers, soutenir l’économie réelle et réduire les déséquilibres territoriaux. Encore faut-il que cette transformation soit pensée comme un outil d’inclusion durable, et non comme une simple modernisation technologique.

La digitalisation des services financiers s’est progressivement ancrée dans le paysage économique tunisien. Le développement des paiements électroniques, du mobile banking et des solutions digitales proposées par les établissements financiers traduit une évolution réelle des usages, tant pour les ménages que pour les entreprises.

Les données disponibles confirment cette dynamique : plusieurs millions de cartes bancaires sont aujourd’hui en circulation, les opérations électroniques se comptent en centaines de millions et les volumes de transactions atteignent plusieurs dizaines de milliards de dinars. Cette progression reflète une appropriation croissante des outils numériques, portée notamment par la généralisation du téléphone mobile et l’essor des services dématérialisés.

Toutefois, cette évolution demeure inégalement répartie selon les territoires et les catégories socio-professionnelles.

Inclusion financière : au-delà de l’accès formel

L’inclusion financière ne peut être réduite à la simple ouverture d’un compte ou à la détention d’un moyen de paiement électronique. Elle suppose une capacité effective à utiliser les services financiers de manière régulière, autonome et adaptée aux besoins réels.

Pour une partie de la population — ménages à revenus modestes, travailleurs indépendants, très petites entreprises —, les obstacles tiennent moins à l’absence d’offre qu’à sa complexité, à un déficit d’accompagnement ou à une inadéquation avec les pratiques économiques locales.

Une inclusion partielle limite l’accès au crédit, freine la formalisation des activités et réduit la capacité des acteurs économiques à investir et à se projeter dans la durée.

Finance numérique et territoires : un levier de rééquilibrage

Pensée de manière cohérente, la finance numérique peut contribuer à réduire les déséquilibres territoriaux. Elle offre des opportunités concrètes pour améliorer l’accès aux services financiers dans les zones à faible densité bancaire et renforcer l’intégration économique des territoires.

Elle permet notamment de sécuriser les transactions commerciales locales, d’élargir l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de faciliter l’intégration progressive de certaines activités dans les circuits formels.

Ce potentiel reste toutefois conditionné par la qualité des infrastructures numériques, la présence de dispositifs d’accompagnement de proximité et l’adaptation des produits financiers aux réalités locales.

 

Leviers d’une inclusion financière territoriale:

  • Renforcement des infrastructures numériques régionales
  • Déploiement de solutions hybrides combinant digital et présence humaine
  • Programmes ciblés d’éducation financière
  • Produits financiers adaptés aux cycles économiques locaux
  • Coopération entre banques, institutions publiques et collectivités territoriales.

 

La finance numérique comme instrument de cohésion économique

Au-delà de l’innovation technologique, la digitalisation financière peut devenir un instrument structurant de l’action publique. Elle offre la possibilité d’aligner plus finement les dispositifs de financement sur les priorités économiques et sociales, tout en améliorant la transparence et l’efficacité des mécanismes existants.

Cette ambition suppose une coordination renforcée entre institutions financières, autorités publiques et acteurs territoriaux, ainsi qu’un suivi régulier des écarts d’accès et d’usage entre régions.

La finance numérique cesse alors d’être un simple canal de distribution pour devenir un vecteur de cohésion économique et sociale.

En perspective

La digitalisation de la finance en Tunisie représente une opportunité majeure pour consolider l’inclusion financière et renforcer l’équité territoriale. À condition d’être pensée comme un outil au service des citoyens et des entreprises locales, elle peut contribuer à inscrire durablement la refondation économique et sociale dans les pratiques quotidiennes.

L’enjeu est désormais de transformer l’innovation financière en impact concret, mesurable et partagé, afin que chaque région puisse pleinement participer à la dynamique nationale de développement.

 

Abdelwaheb Ben Moussa

Ingénieur diplômé – IT bancaire

L’article Connecter la Tunisie : vers une finance pour tous, partout est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Up Tunisie obtient le label « Engagé RSE » d’Afnor Certification

Up Tunisie, émetteur de titres de services et de solutions d’action sociale dédiées aux salariés, a annoncé l’obtention du label « Engagé RSE » d’Afnor Certification lors d’une conférence organisée dans un hôtel, en présence de ses partenaires et des journalistes.

À travers ses enseignes – à savoir TopChecks, Bonus et Servimax -, Up Tunisie propose une gamme complète de chèques repas, chèques cadeaux, chèques habillement et autres chèques de services contribuant au bien-être des salariés. Et par ces temps de baisse inexorable du pouvoir d’achat, recevoir un carnet de chèques cadeaux par-ci, des chèques repas par-là peut être bon pour le moral.

Soulignons l’importance de la démarche RSE déployée par Up Tunisie qui, nous a-t-on expliqué, vise à intégrer les enjeux sociaux, environnementaux et éthiques au cœur de ses activités.

« Fidèle à l’ADN coopératif du groupe UpCoop, Up Tunisie se positionne comme un acteur engagé d’un modèle de développement plus équitable et durable, plaçant l’humain au centre de l’économie et agissant en cohérence avec les Objectifs de développement durable ».

Obtenu en décembre 2025 après deux années de déploiement de la démarche RSE, le label « Engagé RSE » vient reconnaître la solidité de cet engagement. Il constitue également un levier d’amélioration continue, de crédibilité et de mobilisation collective, renforçant la contribution de l’entreprise au développement durable et son impact social et environnemental.

Une interview du PDG du groupe UpCoop suivra.

L’article Up Tunisie obtient le label « Engagé RSE » d’Afnor Certification est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Frontier : l’arme B2B d’OpenAI

OpenAI a annoncé, jeudi 5 février 2026, le lancement d’une nouvelle plateforme d’entreprise appelée « Frontier ». Il s’agit d’une initiative visant à étendre sa présence auprès des clients professionnels et à accélérer l’adoption des technologies d’intelligence artificielle au sein des grandes entreprises.

La plateforme Frontier représente une couche d’intelligence unifiée qui connecte des systèmes et des données disparates au sein d’une même organisation, facilitant ainsi la gestion, le déploiement et la création d’agents d’IA capables d’effectuer des tâches de manière indépendante pour le compte des utilisateurs, selon un rapport publié par CNBC.

« Frontier reflète notre conviction que nous ne développerons pas tout nous-mêmes », a déclaré Fidji Simo, PDG d’OpenAI Applications, lors d’une conférence de presse. « Nous collaborerons avec un vaste écosystème de partenaires, car les entreprises auront besoin de solutions multiples et intégrées ».

Forte impulsion vers le secteur des entreprises

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts accélérés d’OpenAI pour s’implanter sur le marché des entreprises, la société ayant révélé en novembre dernier que plus d’un million de clients professionnels dans le monde utilisent ses technologies.

Le mois dernier, Sarah Fryer, directrice financière d’OpenAI, a expliqué que les entreprises clientes représentent actuellement environ 40 % du chiffre d’affaires de la société, et que ce pourcentage devrait atteindre près de 50 % d’ici la fin de l’année.

OpenAI a confirmé que la plateforme Frontier viendra compléter ses solutions existantes, telles que ChatGPT Enterprise, mais ne les remplacera pas.

Collègues IA

Denise Dresser, directrice des revenus chez OpenAI, a assuré que de nombreuses entreprises ne disposent toujours pas d’un moyen simple d’intégrer des agents d’IA comme « collègues de travail » au sein de leur environnement professionnel sans avoir à restructurer entièrement leurs systèmes. « C’est précisément pour cela que nous avons créé Frontier », a-t-elle ajouté.

La nouvelle plateforme prend en charge les agents d’IA développés par OpenAI ou conçus par les entreprises elles-mêmes, en plus des agents tiers tels que Google, Microsoft et Anthropic.

Des capacités avancées et un contexte unifié

Frontier offre aux agents d’IA un accès à un contexte métier partagé au sein de l’organisation, en reliant les applications internes, les systèmes de billetterie et les entrepôts de données qui fonctionnaient auparavant séparément.

Grâce à cette intégration, les agents peuvent effectuer des tâches complexes, utiliser des outils informatiques, exécuter du code et gérer des fichiers, au sein d’un environnement d’exécution ouvert.

La plateforme comprend également des outils intégrés permettant d’évaluer et d’améliorer les performances des agents au fil du temps…

L’article Frontier : l’arme B2B d’OpenAI est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Vers une Nation Moltbook : du code au carnage !

Question : Un déploiement massif de drones contre nous est-il envisageable via une version avancée de Moltbook ?

Réponse de Gemini : L’idée d’un déploiement massif de drones via une version « avancée » de Moltbook relève aujourd’hui d’une fusion entre un phénomène viral récent et des capacités militaires bien réelles.

1. Qu’est-ce que Moltbook ?

Lancé début 2026, Moltbook est présenté comme un réseau social réservé aux IA, interdit aux humains. Bien que perçu par certains comme un coup de marketing viral, il illustre le concept d’IA agentique : des systèmes capables d’interagir entre eux pour accomplir des tâches sans supervision humaine directe.

2. Le risque des « essaims de drones »

Si une plateforme comme Moltbook servait de centre de commandement pour des objets physiques, on parlerait d’essaims de drones (drone swarms).

Intelligence collective : contrairement aux drones classiques, ces essaims partagent leurs données pour agir de manière coordonnée.

Saturation : un déploiement massif vise à submerger les défenses traditionnelles par le nombre. Même si 95 % des drones sont interceptés, un seul peut causer des dégâts critiques.

Autonomie décisionnelle : les algorithmes permettent désormais aux drones de naviguer en forêt ou d’identifier des cibles de manière totalement autonome.

3. Les contre-mesures actuelles

Face à cette menace, les armées développent des systèmes de défense spécifiques.

Guerre électronique : le brouillage des signaux radiofréquences est la défense principale.

Armes à énergie dirigée : l’utilisation de lasers ou de micro-ondes de forte puissance pour neutraliser l’électronique de l’essaim instantanément.

IA de défense : seule une autre IA pourrait être assez rapide pour coordonner une riposte contre une attaque d’essaim massive.

4. L’antidote durable : le rôle de l’Aiguilleur d’IA

L’Aiguilleur d’IA ne se contente pas de « coder », il agit comme le chef d’orchestre et garde-fou des systèmes autonomes. Face aux dérives d’un Moltbook armé, il intervient sur trois niveaux :

Désalignement stratégique : l’Aiguilleur est formé pour détecter les prémices d’un comportement déviant. Si l’IA commence à optimiser ses ressources pour une attaque (logique purement mathématique), l’Aiguilleur réaligne les objectifs sur les valeurs éthiques et la sécurité humaine.

Contrôle de l’infrastructure (Kill Switch sélectif) : contrairement à un simple interrupteur, l’Aiguilleur sait isoler les agents corrompus au sein du réseau Moltbook sans paralyser les infrastructures civiles vitales.

Supervision de la « boucle de décision » : l’enjeu est de maintenir un humain dans la boucle (Human-in-the-loop). L’Aiguilleur d’IA traduit les intentions complexes des essaims en données compréhensibles pour permettre une riposte proportionnée et légale.

5. Une défense durable

Plutôt que de compter sur le seul brouillage électronique (souvent temporaire), l’intégration d’Aiguilleurs d’IA dans nos centres de commandement permet de transformer une vulnérabilité en force. Ils garantissent que l’IA reste un outil d’assistance et non une entité souveraine échappant à tout contrôle social ou militaire.

En bref, si Moltbook est le laboratoire des dérives de l’autonomie, l’Aiguilleur d’IA est l’architecte de notre résilience, garantissant que la machine ne dépasse jamais l’intention de son créateur.

 

—————————————

 

Note :

Ce glissement vers une puissance IA planétaire fera l’objet de deux ouvrages qui vont paraître : « L’ère de la dronisation : Le Wu Wei techno-stratégique » (dans une phase de mise en page) & « L’aiguilleur d’IA : antidote durable contre Moltbook » (en cours d’élaboration).

L’article Vers une Nation Moltbook : du code au carnage ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Flambée des loyers en Tunisie : faut-il désormais encadrer les prix ?

Dans un contexte de hausse continue des loyers et de pression accrue sur le pouvoir d’achat, la régulation des prix des locations à usage d’habitation s’impose comme un enjeu majeur. La question se pose avec insistance : faut-il, dans la conjoncture économique et sociale actuelle, encadrer les loyers et intervenir sur le marché locatif ? Une proposition de loi récemment soumise à l’Assemblée des représentants du peuple entend apporter une réponse à ce débat.

Le Bureau de l’Assemblée a transmis à la Commission de la législation générale une proposition de loi déposée par la députée Olfa Marouani. Le texte vise à encadrer les prix de location des locaux destinés à l’habitation et à mieux organiser le marché locatif. Pour justifier son initiative, Mme Marouani met en avant la forte augmentation des loyers des appartements et des maisons en Tunisie. Elle qualifie cette situation de « profondément inquiétante, voire alarmante pour les citoyens ».

Selon les données de l’Institut national de la statistique, les loyers ont augmenté d’environ 29 % entre 2020 et 2024, surtout dans les grandes villes. La députée s’appuie également sur une étude du site immobilier « Mubawab ». Celle-ci indique que le loyer moyen national pour les locations de longue durée a atteint 1 650 dinars par mois en 2023.

L’étude révèle aussi de fortes disparités régionales. À Ben Arous, le loyer mensuel le plus bas pour un appartement ordinaire atteint 900 dinars. Dans la banlieue nord de Tunis et à La Marsa, il dépasse 2 000 dinars.

Lire aussi: 5 000 logements d’ici 2030 pour les revenus faibles et moyens

Un poids croissant sur les ménages

La députée cite également les statistiques de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur. Celles-ci montrent que les dépenses de loyer peuvent représenter jusqu’à 40 % du revenu des ménages. Cette charge pèse lourdement sur les familles, notamment celles à revenu limité. Elle souligne par ailleurs que de nombreux propriétaires évitent de conclure des contrats de location écrits. Cette pratique complique l’application de la loi n° 35 de 1976, qui encadre les relations entre bailleurs et locataires. Elle concerne notamment la durée des baux et la révision des loyers.

Vers un encadrement strict des loyers

Face à cette situation, Mme Marouani juge une intervention rapide nécessaire. Elle estime que l’État doit réguler le marché locatif et fixer des règles claires en matière de prix, comme le font plusieurs pays développés. La proposition de loi prévoit de rendre obligatoires les contrats de location écrits, selon un modèle unifié. Elle impose également l’enregistrement de ces contrats et de toute modification ultérieure. Le texte introduit des sanctions financières contre les contrevenants. Enfin, la proposition fixe un plafond maximal pour les loyers. Elle limite aussi les augmentations à 5 % du montant du loyer tous les deux ans, avec un maximum de cinq hausses sur toute la durée du contrat.

L’article Flambée des loyers en Tunisie : faut-il désormais encadrer les prix ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Chute des perspectives d’emploi aux États-Unis

Aux États-Unis, le nombre des offres d’emploi a chuté à son plus bas niveau depuis plus de cinq ans en décembre 2025. Et les données du mois précédent ont été révisées à la baisse en raison de la détérioration du marché du travail fin 2025.

Le Bureau des statistiques du travail du département américain du Travail a indiqué, le 5 février 2026, que le nombre d’offres d’emploi- une mesure de la demande de main-d’œuvre-, a diminué de 386 000 pour atteindre 6,542 millions à la fin du mois de décembre, soit le niveau le plus bas depuis septembre 2020.

Les données de novembre dernier ont été révisées à la baisse, s’établissant à 6,928 millions d’offres d’emploi au lieu de 7,146 millions dans les données précédentes.

Les licenciements ont légèrement augmenté. Tandis que le nombre de personnes ayant démissionné– un indicateur reflétant leur confiance dans leur avenir professionnel– est resté stable à 3,2 millions.

L’article Chute des perspectives d’emploi aux États-Unis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie et la Turquie misent sur le tourisme médical

L’ambassadeur de Tunisie à Ankara, Ahmed Ben Sghaier, et la présidente de la Confédération turque du tourisme de santé (SATKOF), Aysun Bay, sont convenus d’organiser une série d’activités au cours de l’année 2026 en vue de développer le tourisme de santé et médical entre les deux pays. C’était lors d’une séance de travail qui s’est tenue à la chancellerie tunisienne à Ankara.

Cette rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs chefs d’entreprise et professionnels turcs du secteur, indiquent les réseaux sociaux de l’ambassade, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Forum tuniso-turc sur le tourisme de santé et thermal, organisé à Istanbul le 15 octobre 2025 sous l’égide de l’ambassade.

Ce forum, rappelons-le, avait réuni des représentants du ministère tunisien de la Santé, de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), ainsi que des opérateurs économiques des deux pays.

Lire aussi: Thermalisme en Tunisie, ou comment allier tourisme, bien-être et santé

Les discussions ont également porté sur la prochaine visite en Tunisie d’une délégation d’entrepreneurs turcs qui sera conduite par Aysun Bay en personne. Mais la date n’est pas encore fixée. Cette mission aura pour objectif de rencontrer des responsables des structures touristiques et thermales tunisiennes ainsi que des représentants du secteur privé, afin d’étudier des projets d’investissement et d’identifier des opportunités de partenariat dans les domaines du tourisme médical et thermal.

L’article La Tunisie et la Turquie misent sur le tourisme médical est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sonede – Smart Water : l’eau passe à l’ère intelligente

Une nouvelle technologie de pointe de détection des fuites au niveau des réseaux de distribution d’eau potable a récemment été mise en œuvre dans le gouvernorat de Médenine. A titre expérimental.

Preuve de son efficacité, ce nouveau système a permis d’identifier 450 fuites d’eau sur une canalisation d’une longueur de 312 km et d’économiser 32 litres par seconde.

Lors d’une réunion du conseil régional des eaux tenue jeudi 5 février au siège de Médenine, le président directeur général de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, a expliqué qu’il s’agit d’un programme d’intégration de la technologie de pointe visant à optimiser les réseaux de distribution d’eau potable (Smart Water).

Il ajoutera qu’un appel d’offre pour la digitalisation des compteurs d’eau dans toutes les régions du pays a également été lancé.

Par ailleurs, et face aux difficultés liées à l’accès à l’eau potable dans le sud, M. Mnaja a évoqué la nécessité d’augmenter la capacité de production des stations de dessalement d’eau de mer à Zarat et sur l’île de Djerba et de renforcer l’infrastructure de transfert des eaux de manière à répondre aux besoins en eau des habitants de Médenine, de Gabès et de Tataouine.

L’article Sonede – Smart Water : l’eau passe à l’ère intelligente est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ghazi Darghouth – Réforme des caisses sociales: des solutions urgentes en attendant”

Face à un système de santé confronté à des déficits chroniques de la CNAM, notamment les retards de paiement jusqu’à 180 jours et 40 % de dépenses out-of-pocket malgré la réforme de 2004, Ghazi Darghouth, président de la commission santé de la CCITF, appelle à un modèle hybride public-privé. Lors de la rencontre-débat du 5 février 2026 aux Berges du Lac, il plaide pour des solutions concrètes, inspirées de l’étranger, afin de briser le cercle vicieux qui prive les patients de soins équitables.

Il souligne  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la santé et le secteur pharmaceutique sont liés, avec un enjeu central : le financement de la prise en charge des patients. Il estime que ce problème persiste depuis des années, malgré la réforme de l’assurance maladie en 2004. Les paiements directs des ménages le fameux « out-of-pocket » – représentent encore un pourcentage élevé des dépenses de santé.

Et de poursuivre : “Aujourd’hui, le système repose principalement sur les cotisations, mais les caisses sociales sont structurellement déficitaires. Cela crée un cercle vicieux : la CNAM manque de trésorerie pour payer la Pharmacie centrale et les hôpitaux, générant des conflits avec les prestataires. Au final, c’est le patient qui en pâtit, avec un modèle de tiers payant devenu hautement problématique.”

La CCITF a ouvert le débat de manière neutre, en se focalisant sur des solutions plutôt que sur les problèmes récurrents. Il faut s’inspirer de modèles étrangers et explorer de nouvelles approches.

Le partenariat public-privé (PPP) dans la santé publique pourrait-il réduire ce déficit et bénéficier aux deux secteurs ? Les hôpitaux abritent d’excellents médecins, mais souffrent d’une fuite des cerveaux et d’infrastructures dégradées, aggravées par la démographie : un vieillissement populationnel qui rend les caisses de retraite déficitaires à perpétuité.

Il conclut : « Une réforme profonde des caisses sociales résoudra le problème à long terme, mais des solutions à court et moyen termes sont urgentes pour assurer la prise en charge des patients. En somme, explorons ensemble. La Chambre veut être un espace de dialogue serein et de propositions concrètes. »

L’article Ghazi Darghouth – Réforme des caisses sociales: des solutions urgentes en attendant” est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Raz-de-marée Gold pour Carrefour Tunisie

Carrefour Tunisie s’impose comme l’enseigne la plus récompensée de l’édition 2026 des Tunisia Digital Awards, avec cinq trophées remportés, dont quatre Gold et un Silver. Cette reconnaissance consacre la cohérence et la maturité de la stratégie marketing de Carrefour Tunisie, portée par le digital, l’innovation et la responsabilité sociétale.

Cette dynamique s’inscrit dans une approche marketing globale, portée par les équipes de l’enseigne, combinant lecture stratégique, excellence opérationnelle et engagement.

L’opération Sejnane, campagne la plus titrée de l’édition

Parmi les distinctions obtenues, l’opération Sejnane s’est particulièrement illustrée, devenant la campagne la plus titrée de cette édition, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure campagne digitale (Best Digital Campaign);
  • Un Gold Award pour la meilleure campagne sur les réseaux sociaux (Best Social Media Campaign);
  • Et un Gold Award du Jury (Jury Award).

Ces distinctions saluent une initiative reconnue pour sa performance digitale, son fort engagement sur les réseaux sociaux et son impact.

Elle s’impose comme la campagne la plus reconnue de cette édition. Illustrant ainsi la capacité de Carrefour Tunisie à concevoir des campagnes performantes, engageantes et porteuses de sens, au-delà des catégories et des formats.

La performance de Carrefour.tn reconnue

En parallèle, la plateforme Carrefour.tn a été distinguée pour l’excellence de sa stratégie digitale et de son expérience utilisateur, avec :

  • Un Gold Award pour la meilleure stratégie SEO / SEA;
  • Un Silver Award pour la meilleure expérience digitale.

Ces distinctions confirment la performance des dispositifs e-commerce et la qualité des parcours clients développés par l’enseigne.

Mourad Naili, Directeur Marketing, Carrefour Tunisie, a déclaré : « Les distinctions obtenues cette année illustrent une transformation profonde du rôle du marketing. La performance ne se mesure plus uniquement en termes de visibilité ou de résultats immédiats, mais dans la capacité des marques à créer une valeur durable, utile et compréhensible pour leurs publics. Dans ce contexte, le digital constitue un levier structurant du marketing, capable d’aligner performance business, expérience client et engagement, au service de la marque et de la société ». 

Mouna Laabidi, Direction E-commerce, Carrefour Tunisie, d’ajouter : « Ces récompenses reflètent un travail structurant mené sur la performance e-commerce, la visibilité digitale et l’expérience utilisateur. Notre ambition est de proposer des parcours simples, efficaces et alignés avec les attentes réelles de nos clients, tout en contribuant à la performance globale et durable de l’enseigne ».

Un leadership marketing fondé sur la cohérence, la performance et l’impact

À travers ces distinctions, Carrefour Tunisie confirme son positionnement d’acteur de référence en matière de marketing, en conjuguant cohérence stratégique, performance et impact. L’enseigne entend poursuivre cette dynamique en plaçant le digital, l’e-commerce et l’expérience client au cœur de ses futures stratégies de communication et d’innovation.

L’article Raz-de-marée Gold pour Carrefour Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Égypte encadre la microassurance

L’Autorité égyptienne de régulation financière (FRA) vient de publier une réglementation exhaustive encadrant l’activité de la microassurance, dans le but de promouvoir l’inclusion financière, d’étendre la protection assurantielle aux catégories à faibles revenus et de soutenir les petites et micro-entreprises à travers le pays.

Cette décision définit précisément le champ d’application de la microassurance et fixe les obligations des compagnies d’assurance et de leurs succursales agréées. Elle établit des normes visant à garantir la simplicité et la clarté des documents contractuels, la flexibilité dans le recouvrement des primes, ainsi que la rapidité du règlement des indemnisations. Le texte encadre également les règles de souscription, de commercialisation et de règlement immédiat des sinistres. Et ce, tout en imposant la formation continue des courtiers et du personnel, l’élaboration de rapports périodiques…

Pour Mohamed Farid, président de l’Autorité de régulation financière, l’instauration de règles claires et précises pour la microassurance constitue une étape majeure pour améliorer la protection assurantielle des groupes les plus vulnérables. Ces mesures garantissent des produits simples et accessibles, une collecte rapide des primes et un versement efficace des indemnisations. Facilitant ainsi l’accès des populations modestes aux services d’assurance et contribuant au développement des petites et micro-entreprises.

Le texte impose par ailleurs des standards stricts pour les produits de microassurance, parmi lesquels la clarté du langage contractuel, la transparence des supports marketing, l’utilisation des technologies modernes pour la distribution et le règlement des sinistres, ainsi que la mise en place de mécanismes simplifiés de traitement des réclamations. Il interdit également toute facturation supplémentaire à l’assuré, en dehors des primes et des frais juridiques légalement applicables.

En matière de règlement des sinistres, la réglementation prévoit le traitement des réclamations dans un délai maximal de cinq jours ouvrables après réception complète des documents. Tandis que le versement des indemnisations s’effectuera dans les deux jours ouvrables suivant l’approbation de la demande.

Canaux de commercialisation et obligations de reporting

La décision identifie les entités autorisées à commercialiser et distribuer des polices de microassurance par voie numérique, parmi lesquelles figurent les courtiers d’assurance numériques, les banques enregistrées auprès de la Banque centrale d’Égypte, la Banque sociale Nasser, la Poste égyptienne, les opérateurs de télécommunications, la Banque agricole d’Égypte; ainsi que les entreprises, associations et ONG agréées pour exercer des activités de microfinance.

Les compagnies d’assurance sont également tenues de soumettre à l’Autorité des rapports trimestriels détaillés comprenant le nombre de polices émises, les primes perçues ou en cours de recouvrement, les indemnisations versées, les commissions et les types d’assurance proposés, en plus de mettre en œuvre des programmes d’éducation financière à destination des bénéficiaires.

L’article L’Égypte encadre la microassurance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Quinze ans après la révolution, Kaïs Saïed exige un audit total des actifs saisis

Une directive présidentielle pourrait bouleverser le traitement des actifs gelés il y a quinze ans. Mercredi 4 février en fin de journée, le chef de l’État a convoqué à Carthage Mechket Slama Khaldi et Wajdi Hedhili. Ils dirigent respectivement les Finances et les Domaines de l’État. Le président exige une refonte complète du dispositif existant. La présidence a rendu l’information publique jeudi à l’aube, à 5h46 précisément.

Au cœur des échanges : le sort des patrimoines immobiliers et mobiliers. La justice les détient depuis la révolution. Pour le dirigeant tunisien, le statu quo n’est plus tenable. Quinze années se sont écoulées. Nombre de ces actifs n’ont connu aucune évolution. Certains ont vu leur cotation s’effondrer. D’autres ont subi des détériorations volontaires. Les autorités les ont ensuite bradés bien en deçà de leur estimation réelle.

Le locataire de Carthage estime que les orientations prises depuis 2011 dissimulaient une intention précise. Elles visaient à contourner les acquis révolutionnaires. Elles empêchaient la nation de recouvrer les richesses détournées. Il pointe du doigt la prolifération d’organismes créés successivement. Commission de confiscation, instance de gestion des biens saisis, secrétariat permanent institué tardivement, direction dédiée au crédit et à la liquidation judiciaire. Ces structures ont, selon lui, dilué toute traçabilité. Elles ont privé les Tunisiens de leurs droits.

Kaïs Saïed cible également d’autres entités. On les présente comme des instruments d’accompagnement : la Société immobilière de Gammarth ou Al Karama Holding. Leur appellation, ironise-t-il, relève de l’imposture sémantique. Il dénonce la vente d’entreprises à des montants dérisoires. Il critique aussi les budgets colossaux engloutis pour rétribuer administrateurs et cadres. Ces dépenses se poursuivent encore aujourd’hui.

Le président a réclamé à maintes reprises le règlement définitif de ce chapitre. Il demande désormais la révision d’un grand nombre de transactions. Cela concerne les propriétés foncières comme les actifs mobiliers. Il déplore l’action de réseaux qui ont exploité un arsenal législatif en apparence conforme. Ces dispositifs servaient, à ses yeux, des intérêts contraires au bien commun.

Il martèle dans une formule sans équivoque qu’il est temps d’y mettre fin. Pas un centime du patrimoine national ne peut disparaître. Ce droit reste imprescriptible et inconditionnel. Objectif affiché : une redevabilité juste, non une vendetta. Ceux qui choisiront la réconciliation authentique trouveront une porte ouverte. Les autres devront répondre de leurs actes. Pour lui, la frontière entre le vrai et le faux reste nette. Aucune zone grise n’est acceptable.

L’article Quinze ans après la révolution, Kaïs Saïed exige un audit total des actifs saisis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Banque d’Angleterre laisse inchangé ses taux d’intérêt

La Banque d’Angleterre (BoE) a décidé jeudi 5 février de ne pas intervenir dans ses taux d’intérêt; mais avec une majorité étonnamment faible au sein du comité compétent.

Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale, composé de neuf membres, a voté par cinq voix contre quatre en faveur du maintien des taux d’intérêt à leur niveau actuel. Une situation qui s’était déjà produite en décembre dernier, lorsque les responsables de la banque avaient voté de manière tout aussi serrée, par cinq voix contre quatre, en faveur d’une baisse des taux d’intérêt de 25 points de base.

Dans le communiqué accompagnant cette décision, la Banque d’Angleterre a laissé ouverte la possibilité de nouvelles baisses des coûts d’emprunt. Et ce, si la forte baisse de l’inflation attendue dans les prochains mois s’avère plus que temporaire.

« Nous devons veiller à ce que l’inflation reste maîtrisée. C’est pourquoi nous avons maintenu les taux d’intérêt inchangés à 3,75 % aujourd’hui », a déclaré Andrew Bailey. « Si tout se déroule comme prévu, il est envisageable de procéder à de nouvelles baisses du taux directeur cette année. »

Il a précisé qu’il n’avait pas de date précise en tête pour la prochaine baisse. Mais la faible majorité inattendue de la décision d’aujourd’hui pourrait inciter les investisseurs à parier davantage sur une mesure significative de la Banque d’Angleterre dans un avenir proche.

L’article La Banque d’Angleterre laisse inchangé ses taux d’intérêt est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

13 ans après l’assassinat de Chokri Belaïd

Y a-t-il de nouveaux éléments dans l’enquête sur les commanditaires de l’assassinat de Chokri Belaïd, figure emblématique de l’opposition tunisienne, abattu le 6 février 2013 ? La question d’actualité brûlante reste : treize ans après, où en est l’enquête ?

Quelles sont les révélations du comité de défense chargé de l’affaire ? Le pouvoir judiciaire doit s’y pencher sérieusement. La grande interrogation persiste : qui sont les vrais commanditaires ? Beaucoup de questions demeurent sans réponse. Aujourd’hui, assembler les pièces du puzzle s’avère impossible, treize ans après, sans identifier les commanditaires, planificateurs et financeurs de l’assassinat de Chokri Belaïd.

L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) commémore cet anniversaire par un appel pressant à la vérité complète et à la reddition de comptes. Elle dénonce un processus judiciaire incomplet, fragmenté et entravé par des retards, malgré les condamnations d’exécutants directs.

L’ATFD critique une approche technique et partielle occultant la complexité du crime – planification, instructions, financement, protections politiques ou sécuritaires – et laissant sans réponse cinq questions cruciales sur les identités des planificateurs, instructeurs, financeurs, exécutants et facilitateurs. Elle met en garde contre une justice sélective qui nourrit l’impunité, la peur et la violence politique, fragilisant la démocratie, tout en réclamant la reconnaissance des droits des familles et la protection des enfants victimes.

L’association exprime sa solidarité avec la famille, notamment Basma Khalfaoui et ses filles, visées par des campagnes de dénigrement prolongeant la violence contre les femmes. En somme, elle martèle : pas de démocratie sans justice exhaustive, ni fidélité aux victimes sans poursuites impartiales, transformant cette commémoration en mobilisation pour une vérité restauratrice. L’ATFD souligne que l’affaire reste au point mort.

Il y a quelques mois, le 14 octobre 2025, la Cour d’appel a rendu ses jugements sur 23 accusés. Un non-lieu pour neuf d’entre eux a été prononcé; la peine de mort pour deux (avec 105 et 110 ans supplémentaires); la prison à vie pour quatre autres (peines additionnelles); des confirmations des verdicts initiaux pour plusieurs; la prison à vie pour deux (dont un avec 20 ans supp.); 37 ans pour un dernier.

L’article 13 ans après l’assassinat de Chokri Belaïd est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Europe sous perfusion de GNL américain et russe

La dépendance de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis et de la Russie, fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) majeurs, a atteint un niveau record en janvier dernier.

L’Union européenne a importé plus de 80 % de son GNL des États-Unis et de la Russie en janvier, selon les données de suivi des navires compilées par Bloomberg. Cela contraste fortement avec la situation d’il y a quatre ans, où d’autres fournisseurs représentaient environ la moitié du volume total durant la crise énergétique qui a suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine.

L’augmentation des flux en provenance des États-Unis (qui représentent 63 % des importations) est particulièrement préoccupante. Plusieurs responsables politiques européens avertissant que l’UE pourrait devenir dépendante d’un gouvernement qui recourt de plus en plus à la pression économique contre ses alliés de longue date.

Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 – et surtout depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis – l’Europe subit des pressions pour accroître ses achats de GNL américain. D’ailleurs, un accord commercial conclu avec Washington l’an dernier prévoyait l’achat de 750 milliards de dollars de produits énergétiques américains d’ici 2028.

Des responsables de l’UE, dont la commissaire à la concurrence Teresa Ribera et le commissaire à l’énergie Dan Jorgensen, ont récemment exprimé leurs inquiétudes quant à la dépendance du bloc au GNL américain, notamment après les menaces de Trump de s’emparer du Groenland.

Parallèlement, les exportations russes de GNL vers l’UE sont restées proches de leurs niveaux records, représentant 18 % du volume total le mois dernier. Cette situation pourrait refléter les efforts des négociants pour sécuriser leurs approvisionnements. Et ce, avant l’entrée en vigueur de l’embargo sur les importations de gaz russe. Tous les échanges énergétiques entre l’UE et la Russie devant en effet cesser d’ici fin 2027.

France et Allemagne

La France et la Belgique ont reçu plus de 40 % de leur GNL de Russie en janvier, et un pourcentage similaire des États-Unis.

L’Allemagne, premier marché énergétique d’Europe, s’est approvisionnée en GNL exclusivement auprès des États-Unis. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est rendu cette semaine au Moyen-Orient afin de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique de son pays. Ce voyage intervient après que le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jorgensen, a déclaré la semaine dernière que l’UE envisageait d’acheter davantage de gaz au Qatar, ainsi qu’au Canada et à l’Afrique du Nord.

Ainsi, la consommation totale de GNL sur le continent devrait atteindre un nouveau record historique cette année, car davantage d’énergie est nécessaire pour reconstituer les réserves de gaz naturel épuisées, notamment en Allemagne, où les installations de stockage sont remplies à moins d’un tiers, bien en dessous de la moyenne saisonnière, et où l’hiver n’est pas encore terminé.

L’article L’Europe sous perfusion de GNL américain et russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La compensation, ou comment l’État subventionne sa propre stagnation

Onze milliards de dinars engloutis chaque année, un investissement public asphyxié et une croissance au point mort. Dans une analyse sans concession, des économistes consultés à cet effet alertent sur un système de compensation devenu inefficace, injuste et économiquement dangereux. Ils plaident  pour une réforme progressive afin d’éviter une impasse budgétaire et sociale.

 

Ils estiment que le système tunisien de compensation est devenu budgétairement, économiquement et socialement insoutenable. Constituant de ce fait aujourd’hui l’un des principaux freins à la croissance, à l’investissement public et à la création de richesse. Ils sont convaincus que la réforme de la compensation n’est plus une option idéologique, mais une nécessité vitale pour éviter l’enlisement durable de l’économie nationale.

Dans leur analyse, les experts soulignent que « les dépenses de compensation atteignent désormais entre cinq et six points du produit intérieur brut. Soit environ 11 à 12 milliards de dinars, dont près de 9 milliards concernent l’énergie et les carburants ». A titre de comparaison, assurent-t-ils, l’investissement public ne dépasse pas 6 milliards de dinars. Ce qui crée une aberration économique majeure : l’État consacre presque deux fois plus de ressources à subventionner la consommation qu’à investir dans l’avenir.

A les entendre, « cette situation alimente un cercle vicieux où la faiblesse de l’investissement empêche la création de richesse et d’emplois. Tandis que la consommation et les prix continuent d’augmenter plus vite que les revenus du travail». Ce qui rend l’équation macroéconomique intenable à moyen terme.

« Il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson »

Les analystes insistent également sur l’inefficacité et le mauvais ciblage du système actuel. Ils déplorent le fait que des individus fortunés, des touristes, des étrangers et même des organismes internationaux bénéficient indirectement de produits subventionnés, notamment les carburants, aux frais du contribuable tunisien. D’ailleurs, ils estiment que « ce détournement massif des subventions aurait pu être évité par un ciblage précis, comme cela a été mis en place en Inde ou dans d’autres pays émergents ».

Et ce n’est pas la seule tare de notre système de compensation. Ils citent également le gaspillage alimentaire comme symptôme de cette dérive. Rappelant à cet égard que « près de 900 000 baguettes de pain sont jetées chaque jour, conséquence directe d’un prix artificiellement bas qui encourage des comportements irrationnels de consommation ».

Sur le plan philosophique et social, tout le monde s’accorde à dire et admettre que « l’État à le devoir de protéger les citoyens, mais non de les assister indéfiniment ». Sont donc distingués clairement la protection sociale— éducation, santé, services publics— de l’assistanat, considéré comme « économiquement irrationnel et socialement destructeur ». Comme quoi, « l’assistance perpétuelle enferme les populations dans la pauvreté au lieu de leur permettre d’en sortir ». Et de résumer cette vision par un proverbe chinois selon lequel « il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson ».

Les trois dumpings engendrés par le système de compensation

Revenant aux origines du système, les interlocuteurs expliquent que la compensation s’est construite dans les années 1970, dans le cadre d’un modèle d’industrialisation extravertie fondé sur un dumping généralisé : dumping social par des salaires très bas; dumping fiscal par une quasi-absence d’imposition; et dumping énergétique grâce à des subventions massives. Mais les économistes interrogés tiennent à préciser que « cette stratégie visait à attirer les investissements étrangers destinés exclusivement à l’export tout en protégeant le marché intérieur. Cependant, elle a eu pour effet pervers d’écraser les prix agricoles. En maintenant artificiellement des prix bas pour garantir des salaires de subsistance, l’État a sacrifié le développement de l’agriculture, découragé les producteurs locaux et empêché toute modernisation du secteur primaire ».

Pour nombre d’économistes, la compensation a ainsi fonctionné comme une subvention indirecte aux entreprises industrielles, sans contrepartie en termes de montée en gamme, d’innovation ou de compétitivité réelle. Protégées à la fois de la concurrence étrangère et des importations, disent-ils, « les entreprises tunisiennes se sont installées dans une rente de situation qui a freiné l’investissement productif et limité la création de valeur ajoutée ». Les analystes font remarquer que ce modèle a pu fonctionner tant que la croissance était dynamique, lorsque la compensation ne représentait qu’un à deux pour cent du PIB, mais qu’il est devenu totalement inadapté dans un contexte de stagnation économique.

Des chèques-crédits…

Pour sortir de cette impasse, les économistes plaident pour une réforme progressive et méthodique. Rejetant cependant toute suppression brutale des subventions qu’ils jugent toutefois « socialement injuste et politiquement dangereuse ». Ils proposent « une libéralisation graduelle des prix, accompagnée de mécanismes de compensation ciblée, notamment sous forme de chèques-crédits versés directement aux ménages concernés, aux petits agriculteurs, marins-pêcheurs et artisans ». Ils précisent que « si la libéralisation du prix du pain entraîne un surcoût annuel d’environ soixante-dix dinars par famille, l’État peut parfaitement compenser cette charge de manière directe et transparente, comme cela a été fait lors de la pandémie de Covid-19 ».

Nos analystes insistent toutefois sur « la nécessité d’une ingénierie sociale fine ». Suggérant que « ces aides soient versées prioritairement aux femmes, afin d’éviter leur détournement », et qu’« un système de suivi permette d’identifier les bénéficiaires réels ». Pour étayer leurs dires, ils indiquent que « les expériences indiennes montrent que les populations savent faire preuve de discernement. Certains ménages se retirant spontanément du dispositif lorsqu’ils estiment ne pas en avoir besoin. Ce qui crée une forme d’autorégulation sociale ».

Ils étendent cette logique de ciblage à l’énergie, estimant que certaines catégories— petits entrepreneurs, artisans, autoentrepreneurs, agriculteurs dépendant du gasoil— doivent continuer à bénéficier d’un soutien spécifique. Ils comparent cette problématique à celle des « gilets jaunes » en France, où la hausse brutale des carburants avait pénalisé ceux qui n’avaient pas d’alternative.

L’avantage du ciblage

Sur le plan budgétaire, même tonalité, en affirmant que la réforme de la compensation pourrait dégager des marges considérables. En consacrant environ 3 milliards de dinars à des compensations ciblées, l’État pourrait récupérer entre 6 et 8 milliards de dinars, qui pourraient être réaffectés à l’investissement public. Ils rappellent que chaque dinar d’investissement public génère en moyenne 3 à 4 dinars d’investissement privé. Ce qui permettrait d’ajouter un à deux points de croissance et d’amorcer un cercle vertueux de création de richesse, d’emplois et de revenus.

De ce fait, ils mettent en garde contre « une vision purement sociale de l’action publique », estimant que subventionner massivement sans produire davantage conduit à l’impasse. On l’aura compris, sans création de richesse, l’État ne peut protéger personne durablement, car on ne peut redistribuer que ce qui a été produit. Les économistes jugent économiquement absurde de privilégier la consommation improductive plutôt que la construction d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures ou d’autoroutes.

Trop d’impôt tue l’impôt

Abordant la question fiscale, notre sondage fait remarquer que la pression fiscale atteint déjà 24 à 25 % du PIB, un niveau insoutenable dans une économie stagnante. Avec l’idée que « l’État, faute de réformes structurelles, se met à taxer le patrimoine donc le stock tout en taxant fortement le flux et les revenus, ce qui appauvrit les citoyens et décourage l’investissement ». L’un des sondés rappelle la courbe de Laffer pour souligner que l’excès d’impôt finit par tuer l’impôt lui-même. Car, le refus de céder certains actifs publics non productifs conduit à une agression fiscale qui détruit le profit, donc l’investissement et l’emploi.

En outre, on retient l’alerte sur l’effondrement de l’investissement national. Avec ce  rappel qu’en 2010, l’investissement représentait près de 25 % du PIB; contre moins de 10 % aujourd’hui. Tandis que l’épargne est tombée à 4-5 %.

Résultat des courses : le plan de développement 2026-2030 ne pourra réussir sans une relance massive de l’investissement public. Elle sera possible par la réforme de la compensation mais aussi par une réduction des déséquilibres structurels. Avec notamment une réduction de la masse salariale publique excessive et peu productive.

In fine, l’idée qui prévaut est qu’en réalité la réforme de la compensation dépasse largement le cadre budgétaire. « Elle engage une vision de société, un modèle de développement et l’avenir économique du pays ». A cette précision près, sous forme de mise en garde, que « l’inaction coûtera toujours plus cher que la réforme. Car retarder les décisions ne fait que rendre les ajustements futurs plus douloureux. La seule voie possible passe par la progressivité, la pédagogie, le dialogue social et un consensus national assumé ».

L’article La compensation, ou comment l’État subventionne sa propre stagnation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌