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Régularisation massive des sans-papiers, l’Espagne à contre-courant de l’Europe

Alors que la plupart des pays européens “droitisent“ leur politique migratoire, le gouvernement socialiste espagnol va intégrer dans une économie en plein essor environ 500 000 migrants sans statut légal. Une mesure qui, déjà, suscite la colère et l’indignation de la droite et de l’extrême droite.

 

L’Espagne est un cas unique en Europe. À contre-courant de la droitisation de l’Europe sur la question de l’immigration, autrefois abordée surtout sous l’angle humanitaire ou économique et qui est désormais largement traitée comme une question de sécurité, d’identité et de souveraineté – et à l’opposé de la montée des partis populistes et d’extrême droite en Italie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Suède, en France ou encore en Allemagne -, le  gouvernement de gauche espagnol vient de donner son feu vert à un décret royal ouvrant une voie exceptionnelle et accélérée vers l’obtention de titres de séjour et de travail pour environ 500 000 personnes vivant actuellement dans le pays sans statut légal.

Pour la plupart, il s’agit de migrants sans papiers travaillant sur les chantiers de construction, dans les fermes, dans les magasins et les restaurants ou chez des particuliers. Dont la majorité est issue d’anciennes colonies du pays en Amérique latine (Venezuela, Colombie, Équateur), mais aussi d’Afrique du Nord, notamment le Maroc voisin.

Invasion et théorie du Grand remplacement

Mais cette mesure historique n’est pas consensuelle en Espagne. Sans surprise, le leader du parti Vox, Santiago Abascal, est monté au créneau pour dénoncer cette régularisation massive. « Le tyran Sanchez déteste le peuple espagnol. Il veut le remplacer », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant que le Premier ministre espagnol voulait « accélérer l’invasion », reprenant ainsi à son compte le discours de l’extrême droite qui prône l’expulsion massive des personnes nées à l’étranger, y compris parfois des citoyens naturalisés.

Pragmatisme

Pourtant, aux yeux du gouvernement espagnol, cette mesure permettra d’offrir une protection juridique à des milliers de migrants sans papiers entrés légalement en Espagne et qui travaillent au noir ; d’apporter une bouffée d’oxygène à un système de sécurité sociale malmené par le vieillissement de la population. Enfin, de booster la croissance économique en plein essor du pays, avec un taux de 2,8 % en 2025. De quoi faire pâlir les voisins de la péninsule Ibérique.

Pour le Premier ministre, Pedro Sanchez, loin d’être un fardeau pour les services sociaux du pays comme le prétendent ses détracteurs, les migrants jouent un rôle crucial dans le maintien de l’État-providence. Selon lui, l’intégration d’un demi-million de travailleurs dans l’économie formelle ne fera que renforcer le système de sécurité sociale du pays.

L’approche du gouvernement espagnol est partagée par la Néerlandaise Jasmijn Slootjes, experte en politique migratoire, et  actuellement directrice adjointe du Migration Policy Institute (MPI) Europe. Laquelle explique que la décision de Madrid est en partie motivée par la crainte que la population espagnole vieillissante ne soit pas en mesure de fournir la main-d’œuvre dont le pays a besoin pour prospérer.

« Si l’on examine le déclin démographique, le taux de fécondité en Espagne est le plus bas d’Europe, il est vraiment très faible. Il y avait beaucoup de pénuries de compétences, de main-d’œuvre, et de facto, beaucoup de migrants en situation irrégulière travaillent, surtout dans le secteur informel. Et grâce à la régularisation, vous pouvez bien sûr obtenir plus de recettes fiscales, mais aussi obtenir également une meilleure adéquation avec leurs compétences, car les gens peuvent réellement travailler à leur niveau de compétence. C’est donc une approche très pragmatique », a-t-elle précisé.

Et de conclure : « Je pense qu’une citation du Premier ministre espagnol illustre très clairement leur approche : selon lui, l’Espagne doit choisir entre être un pays ouvert et prospère ou un pays fermé et pauvre ».

Rappelons dans ce contexte que les associations patronales ont majoritairement salué ce décret, mettant en avant les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans l’agriculture, l’hôtellerie, la logistique et les soins aux personnes âgées. En revanche, les partis d’opposition conservateurs ont mis en garde contre un « effet d’appel » susceptible de mettre sous pression les services publics et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal constitutionnel.

Auberge espagnole ?

Pour autant, l’Espagne ne sera pas un espace ouvert aux quatre vents. Née d’une proposition législative soutenue par les citoyens, signée par quelque 700 000 personnes et appuyée par tous les partis, à l’exception de l’extrême droite Vox, ainsi que par des centaines d’organisations de la société civile et également l’Église catholique,  cette régularisation massive – la première en Espagne depuis plus de 20 ans -, ne concerne en vérité que les ressortissants étrangers sans casier judiciaire, arrivés avant la fin de l’année 2025 et pouvant prouver qu’ils vivent en Espagne depuis au moins cinq mois, ainsi que les personnes qui ont demandé l’asile dans le pays avant le 31 décembre 2025.

L’exception espagnole

Pour résumer, bien qu’elle eût traversé les affres de la crise financière mondiale de 2008 puis la pandémie de Covid-19, l’Espagne n’a jamais été tentée par les démons du sentiment anti-immigration qui a propulsé les partis d’extrême droite sur le devant de la scène et parfois au pouvoir à travers l’Europe et au-delà. Et c’est tout à son honneur.

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La retraite anticipée des femmes salariées en passe d’être élargie

Un groupe de députés a déposé le 29 janvier 2026 un projet de loi à l’Assemblée des représentants du peuple. Ce texte révise le régime de retraite anticipée des femmes salariées du secteur privé. L’objectif ? Adapter la législation aux évolutions du marché du travail féminin. Par ailleurs, les bénéficiaires pourront ainsi se consacrer à leur santé, leur vie familiale et leurs activités personnelles.

 Actuellement, le dispositif réserve la retraite anticipée à certaines femmes salariées. Elles doivent être mères de trois enfants vivants et avoir au moins cinquante ans. De plus, elles doivent avoir cessé toute activité professionnelle. Enfin, elles doivent justifier de soixante trimestres de cotisations effectives ou assimilées. Ces cotisations correspondent à des salaires égaux ou supérieurs aux deux tiers du SMIG.

Concernant le calcul de la pension, la base est de 40% du salaire de référence pour quarante trimestres. Ensuite, chaque trimestre supplémentaire ajoute 0,5%. Cependant, le plafond reste fixé à 80% du salaire de référence. Ce dernier correspond à la moyenne des dix dernières années actualisée, limitée à six fois le SMIG.

Les nouvelles dispositions

Le projet introduit des changements significatifs. D’abord, il conditionne l’accès à vingt années d’activité professionnelle. Ensuite, il exige la cessation définitive de toute activité rémunérée. Toutefois, le caractère volontaire du départ demeure. Notamment, la condition de maternité disparaît.

La députée Zeinab Jiballah a rassuré sur l’impact budgétaire. Selon elle, la réforme préservera l’équilibre de la Caisse nationale de sécurité sociale. En effet, les entreprises recruteront de nouveaux salariés pour compenser les départs anticipés.

Prochaines étapes

Le ministre chargé des Affaires sociales proposera un décret fixant les modalités d’application. Avant l’adoption en séance plénière, les commissions parlementaires compétentes examineront le texte.

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Tunisie – Alerte vent fort : plusieurs régions touchées

Des vents forts à très forts sont prévus à partir de l’après-midi de ce samedi 31 janvier 2026, sur la plupart des régions. La vitesse du vent sera comprise entre 60 et 80 km/h et atteindra temporairement 110 km/h en rafales avec des phénomènes locaux de sable sur le sud, et 130 km/h, durant la nuit, sur les régions montagneuses, alerte un bulletin de suivi de la situation météorologique de l’INM.

Les pluies toucheront également le nord et localement le centre du pays jusqu’à la matinée du dimanche 1er février, et seront parfois intenses, notamment au cours de la nuit, avec des quantités comprises entre 30 et 50 mm sur les régions du grand Tunis, Bizerte et Nabeul.

De fortes pluies sont aussi prévues sur les gouvernorats du Nord-Ouest où les quantités les plus importantes varieront entre 40 et 60 mm à Béja, au Kef et à Siliana, pouvant atteindre localement 90 mm sur le gouvernorat de Jendouba, avec de possibles chutes de grêle.

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Repli du TMM à 7,08% en janvier

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) a régressé considérablement pour se situer à 7,08%, durant le mois de janvier 2026, contre 7,49% au cours du 4ème trimestre de l’année 2025, selon les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En glissement annuel, le TMM est passé de 7,98% en janvier 2024 à 7,99% en janvier 2025, se stabilisant à 7,08% en janvier 2026, soit son plus faible niveau depuis le mois d’octobre 2022.

Cette régression est expliquée par la décision prise par le conseil d’administration de la BCT, réuni le 30 décembre 2025, d’abaisser le taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7%, au vu de la baisse de l’inflation, qui devrait s’établir à 5,4%, en moyenne, pour toute l’année 2025, contre 7% en 2024.

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L’Arabie saoudite ouvre son marché boursier aux investisseurs étrangers

La Bourse saoudienne commencera à mettre en œuvre la décision d’ouvrir le marché à toutes les catégories d’investisseurs étrangers et de leur permettre d’investir directement sur le marché principal, et ce, à compter du dimanche 1er février 2026. 

L’Autorité des marchés de capitaux a annoncé que son conseil d’administration a adopté le nouveau cadre réglementaire qui permet aux investisseurs étrangers non résidents d’accéder directement au marché principal, rendant ainsi le marché saoudien accessible à toutes les catégories d’investisseurs du monde entier sans restrictions de qualification préalables.

Les modifications réglementaires approuvées visent à élargir et à diversifier la base d’investisseurs, à soutenir les entrées de capitaux étrangers et à améliorer la liquidité et la profondeur du marché…

Aux termes de ces amendements, l’Autorité a aboli la notion d’« investisseur étranger qualifié » et mis fin au cadre réglementaire des accords de swap, qui permettait aux investisseurs étrangers non résidents d’obtenir uniquement des avantages économiques, ouvrant ainsi la voie à l’investissement direct dans des actions cotées sur le marché principal.

Selon les données de l’Autorité, la détention d’actions par les investisseurs internationaux sur le marché financier saoudien a atteint plus de 590 milliards de riyals à la fin du troisième trimestre 2025, tandis que les investissements internationaux sur le marché principal ont atteint environ 519 milliards de riyals (environ 132 milliards d’euros), contre 498 milliards de riyals (111,5 milliards d’euros) à la fin de 2024, dans un contexte où l’on s’attend à ce que les nouveaux amendements contribuent à attirer des flux étrangers supplémentaires au cours de la période à venir.

La mise en œuvre de cette décision s’inscrit dans la continuité d’une approche progressive adoptée par l’Autorité au cours des dernières années, dont l’une des étapes les plus marquantes a été la simplification des procédures d’ouverture et de gestion de comptes d’investissement en juillet 2025 pour un certain nombre de catégories d’investisseurs étrangers, une mesure qui avait été décrite à l’époque comme un prélude à l’ouverture complète du marché.

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Sami Jallouli appelle à simplifier la fiscalité

Face à une fiscalité asphyxiant le citoyen et nourrissant contrebande et économie parallèle, le politologue Sami Jallouli appelle à un big bang : TVA à 2,6% sur l’essentiel comme en Suisse, impôt sur les sociétés à 12%, et adieu aux subventions des entreprises publiques déficitaires. Un virage audacieux pour transformer la Tunisie en puissance productive.

Ainsi Sami Jallouli propose un virage radical pour transformer la Tunisie en État productif vivant de la création de richesse plutôt que des prélèvements sur la consommation.

Selon lui, la première mesure consiste à alléger la TVA sur l’essentiel. A savoir le café, cacao, huiles végétales et produits alimentaires de 19% à 8% (puis 2,6% comme en Suisse), tout en l’augmentant sur tabac et alcool. Cela absorberait l’inflation mondiale et protégerait le pouvoir d’achat sans toucher aux subventions de base.

Quant à la deuxième mesure, simplifier l’impôt sur les bénéfices. Ce qui veut dire fixer l’impôt sur les sociétés à 12% et sur les revenus des particuliers à 16%. La complexité actuelle et les taux élevés favorisent évasion fiscale, économie parallèle, contrebande et contrefaçon. Une fiscalité unifiée et modérée réduirait la corruption administrative et encouragerait l’adhésion volontaire des investisseurs.

D’où la question est de comment compenser la perte de recettes TVA ? Il répond: « Au lieu d’augmenter les taux, élargir l’assiette fiscale. Les premières années comporteront un choc budgétaire, mais l’investissement et la production stimuleront les recettes fiscales. Parallèlement, stopper les subventions aux entreprises publiques déficitaires. »

Changer de philosophie

Il conclut: “Passer d’une logique de « prélever sur le citoyen » à « aider le citoyen à produire pour que l’État prospère avec lui ». Sans ces réformes, contrebande, inflation et pauvreté s’aggraveront, livrant le pays à la mafia plutôt qu’aux institutions.”

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Secteur du leasing : consolidation en cours avec des gagnants et des perdants

Le secteur du leasing coté à la Bourse de Tunis a clôturé l’exercice 2025 avec des engagements globaux atteignant 4 607 millions de dinars, enregistrant une progression de 6% sur un an. Cette performance confirme la résilience opérationnelle des sociétés de leasing dans un contexte macroéconomique marqué par un coût du refinancement élevé et un cadre prudentiel plus exigeant.

Selon l’analyse de l’intermédiaire en Bourse Amen Invest, les capitaux propres sectoriels se sont renforcés de 8% pour atteindre 743 millions de dinars, tandis que les produits nets de leasing ont progressé de 9%, soutenus par la croissance des encours et une meilleure efficacité opérationnelle. Le ratio des engagements classés s’établit à 8,5% du total sectoriel, représentant 390 millions de dinars, un niveau globalement conforme aux exigences de la Banque centrale de Tunisie.

Une dynamique commerciale contrastée entre opérateurs

Cette croissance sectorielle modérée masque toutefois une forte hétérogénéité entre les différents acteurs du marché. Tunisie Leasing & Factoring consolide son statut de leader avec 645 millions de dinars d’approbations, en hausse de 10,1%, et un encours dépassant 1 109 millions de dinars. La société confirme ainsi sa stratégie de volume maîtrisé sur le marché.

ATL se distingue par la meilleure dynamique commerciale du secteur, affichant une hausse spectaculaire de 24,7% de ses approbations et une progression de 10,5% de son encours. Cette performance traduit un positionnement offensif sur les segments porteurs de croissance.

BH Leasing confirme son redressement progressif avec une augmentation de 11% de ses mises en force, tandis que CIL maintient un taux de transformation exceptionnel de 91,7%, révélateur d’une discipline commerciale élevée dans la sélection des dossiers.

À l’opposé, plusieurs acteurs demeurent sous pression. Attijari Leasing a enregistré un repli marqué de ses approbations de 9,9%, malgré une stabilité relative de l’encours. Hannibal Lease affiche la plus forte contraction du secteur avec un recul de 11,9%, signalant des arbitrages plus prudents en matière de risque. Best Lease recule également en production de 3,3%, mais parvient à améliorer sensiblement sa rentabilité opérationnelle avec un résultat net en hausse de 13%.

Recentrage vers les secteurs résilients

L’analyse de la structure des approbations révèle une préférence marquée pour les activités à rotation rapide et à visibilité élevée. Les services et le commerce demeurent le principal moteur du secteur, représentant 51% des approbations totales. Le tourisme conserve sa deuxième position, soutenu notamment par Tunisie Leasing & Factoring, ATL et Hannibal Lease.

L’agriculture se distingue par la plus forte croissance relative, avec une progression de 10,7% des approbations et de 13,6% des mises en force, bénéficiant d’un regain d’investissement dans ce secteur. En revanche, l’industrie reste structurellement sous pression, tandis que le secteur du bâtiment et des travaux publics affiche une reprise fragile et volatile.

Cette allocation sectorielle traduit une gestion prudente du risque dans un contexte de visibilité macroéconomique encore limitée, où les opérateurs privilégient la sélectivité commerciale à la course aux volumes.

Amélioration de la qualité du portefeuille

Sur le plan de la gestion du risque, Tunisie Leasing & Factoring, qui concentre mécaniquement une part significative des engagements classés du secteur en raison de la taille de son encours, a vu son taux de créances classées s’améliorer à 8,10% en 2025 contre 8,59% en 2024. Ce niveau demeure globalement en ligne avec la moyenne du marché, ce qui atténue le risque de concentration apparente.

Perspectives conditionnelles pour 2026

D’un point de vue fondamental, le secteur du leasing tunisien termine l’année 2025 sur une croissance maîtrisée, une rentabilité en amélioration graduelle et une qualité d’actifs globalement sous contrôle, malgré des disparités notables entre les différents acteurs.

Les perspectives demeurent positives mais conditionnelles pour l’exercice à venir. Elles dépendent principalement de l’évolution des conditions de refinancement, de la stabilité du cadre réglementaire et de la capacité des sociétés à maintenir une discipline stricte en matière de gestion du risque.

Le secteur s’impose ainsi comme un secteur défensif à rendement raisonnable, privilégiant la solidité bilancielle et la sélectivité commerciale. Dans un marché de plus en plus standardisé, la différenciation entre opérateurs se jouera moins sur la taille des portefeuilles que sur la qualité de l’origination des dossiers, la gestion rigoureuse du risque et l’efficacité opérationnelle.

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BNA H24 décroche trois Gold Awards aux Tunisia Digital Awards 2026

La Banque nationale agricole confirme son leadership en matière de transformation digitale en remportant trois prix Gold lors de la 4ᵉ édition des Tunisia Digital Awards 2026, organisée le 28 janvier 2026 :

Best Website Award

Best Mobile App Award

Best E-Commerce Experience Award

Ces distinctions consacrent l’excellence de la nouvelle plateforme digitale BNA H24, en reconnaissant la qualité des expériences proposées, l’innovation technologique des solutions déployées et l’orientation résolument client qui guide la stratégie digitale de la banque.

Une reconnaissance fondée sur des critères d’excellence rigoureux

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Le Best Website Award a été attribué à la BNA Bank au regard des critères suivants :

  • La richesse et la pertinence du contenu,
  • La structure et la fluidité de la navigation,
  • La conception visuelle,
  • Les fonctionnalités, l’interactivité et l’innovation,
  • Ainsi que l’expérience globale offerte aux utilisateurs.

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Le Best Mobile App Award distingue quant à lui la performance de l’application BNA H24 selon des critères clés tels que :

  • L’utilité et la valeur ajoutée pour les utilisateurs,
  • La qualité de l’expérience utilisateur (ux/ui),
  • Les performances, la stabilité et la fiabilité,
  • Ainsi que les exigences élevées en matière de sécurité et de confidentialité.

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Enfin, le Best E-Commerce Experience Award récompense l’excellence des parcours transactionnels de la banque, évalués sur la base de :

  • L’UX/UI et le design,
  • La performance technique,
  • L’innovation fonctionnelle,
  • L’optimisation des taux de conversion (CRO),
  • La performance business et la satisfaction utilisateur.

Une dynamique de reconnaissance confirmée

Cette triple consécration intervient quelques semaines seulement après l’élection de la BNA Bank en tant que Marque de l’Année 2026, confirmant la solidité de sa vision stratégique, la pertinence de ses choix digitaux et la confiance renouvelée de ses clients et partenaires.

À travers ces récompenses, la BNA Bank réaffirme son ambition de placer le digital au cœur de la création de valeur, de proposer des parcours clients toujours plus fluides, sécurisés et performants, et de contribuer activement au développement de l’écosystème digital tunisien.

Une distinction dans un écosystème digital hautement compétitif

Pour cette édition, les Tunisia Digital Awards ont distingué les meilleures réalisations digitales à travers 14 catégories, conçues pour valoriser l’excellence, la créativité et l’innovation dans le digital en Tunisie.

Outre les catégories remportées par la BNA Bank, figurent notamment : Best Big Data & Analytics, Digital Innovation, Best Digital Campaign, SEO/SEA Campaign, Community Management, Content & Influence, entre autres.

 

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Iran–États-Unis : accord en vue, lignes rouges intactes

L’Iran souhaite « conclure un accord » avec les États-Unis, a affirmé, vendredi 30 janvier, le président américain Donald Trump, après que Téhéran s’est dit disposé à reprendre le dialogue…

« Je peux vous dire qu’ils veulent conclure un accord », a déclaré Donald Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. Interrogé sur l’existence d’un ultimatum adressé à l’Iran, il a répondu par l’affirmative, sans fournir de détails.

Plus tôt dans la journée du vendredi 30 janvier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, avait indiqué que « si les négociations sont justes et équitables, la République islamique d’Iran est prête à y participer », réaffirmant que son pays « n’a jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire ». Il a toutefois insisté sur le fait que les capacités de défense et les missiles iraniens « ne feront jamais l’objet de négociations », soulignant que « la sécurité du peuple iranien ne regarde personne d’autre ».

Parallèlement, Washington a annoncé de nouvelles sanctions visant plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, Eskandar Momeni, en lien avec la répression des manifestations. Le département du Trésor américain a accusé ce dernier de superviser des forces impliquées dans des violences meurtrières contre des manifestants.

Sur le dossier nucléaire, Donald Trump a rappelé jeudi que « le temps presse », tout en disant espérer éviter une action militaire contre l’Iran. Selon le site Axios, tout éventuel accord inclurait notamment le retrait de l’uranium enrichi iranien, des limites au programme de missiles de longue portée et un changement de politique régionale de Téhéran.

À Istanbul, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a jugé « vitale » la reprise des négociations afin de « calmer les tensions régionales ». Ankara craint qu’une escalade militaire ne provoque une nouvelle crise migratoire à ses frontières et se prépare à renforcer ses dispositifs de sécurité.

Le climat reste extrêmement tendu pour Téhéran, marqué par une forte présence militaire américaine dans le Golfe et par l’inscription récente des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, une décision vivement dénoncée par les autorités iraniennes.

Mais pour plusieurs analystes, un compromis reste envisageable, mais seulement au terme de longues négociations et à condition que les préoccupations sécuritaires de l’Iran, notamment vis-à-vis des États-Unis et d’Israël, soient prises en compte.

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Fitch maintient la note « B- » de la Tunisie, qui sort de la liste des pays sous observation

Fitch Ratings a maintenu la note de crédit à long terme (LT) de la Tunisie à « B- » avec perspective stable, tout en lui attribuant pour la première fois une note de recouvrement « RR4 » pour sa dette de premier rang non garantie, alignée sur l’IDR en devises étrangères. Cette décision, issue des nouveaux critères souverains de septembre 2025, retire la Tunisie de la liste des pays sous observation (UCO). L’agence prévoit un recouvrement moyen en cas de défaut, faute de facteurs clairs.

Facteurs clés pour l’IDR : la Tunisie obtient un score ESG « 5 » en stabilité politique, état de droit et gouvernance (36e centile WBGI), reflétant une faible stabilité politique, un affaiblissement des droits et une corruption modérée.

Sensibilités négatives (risque d’abaissement) :

  • Finances publiques : échec à réduire les besoins de financement via des déficits moindres.
  • Financement extérieur : chute des réserves de change ou dépréciation monétaire.

Sensibilités positives (potentiel de relèvement) :

  • Finances publiques : baisse soutenue du déficit et de la dette/PIB grâce à des réformes crédibles.
  • Finances extérieures : hausse des réserves via déficits courants réduits et meilleur accès aux financements.

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Prolongation de l’état d’urgence jusqu’à fin 2026

Le Journal officiel de la République tunisienne n°14 de l’année 2026 publie le décret n°15 du 30 janvier 2026. Ce décret prolonge l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire du 31 janvier au 31 décembre 2026.

Le 29 décembre dernier, les autorités avaient déjà prolongé l’état d’urgence pour un mois.
Depuis le 24 novembre 2015, elles reconduisent sans interruption cet état d’urgence sur tout le territoire, après l’attentat terroriste qui a visé un bus de la garde présidentielle au centre de la capitale. Cet attentat a tué 12 agents de sécurité et blessé 16 personnes parmi les forces de l’ordre et les civils.

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Ingérence en Iran ?

De nouveau, le régime iranien n’a pas hésité à réprimer violemment ses propres citoyens, ceux du moins qui ont osé manifester contre leur condition et une situation économique et sociale de plus en plus dégradée. Si les sanctions occidentales sont largement responsables de cette dégradation, le caractère autoritaire du régime et la corruption qui y sévit nourrissent ce déclin. Une crise interne qui intervient dans un contexte géopolitique de reconfiguration de l’ordre régional, qui motive les États-Unis et Israël à déstabiliser un peu plus encore un régime pris en tenaille entre des menaces intérieures et extérieures.

Donald Trump agite le spectre de bombardements massifs, si le régime ne cédait pas à ses exigences, notamment sur le dossier du programme nucléaire iranien. Une tentative d’imposer sa volonté par la force, en dehors de tout cadre ou mandat onusien.

Bref, l’ingérence dans les affaires intérieures iraniennes est pleinement assumée en dépit des prescriptions du droit international en la matière. Soit une nouvelle illustration de la logique du western et de la figure du shérif qui guident l’action internationale de la Maison Blanche.

 

Lire aussi: Trump aurait décidé de frapper l’Iran sous peu

 

L’interdiction de l’ingérence dans les affaires intérieures

Fondé sur l’égalité et la liberté des États souverains, le droit international protège la souveraineté des États. C’est pourquoi il consacre le principe de non-ingérence ou de non-intervention, suivant lequel nul État ne devrait s’immiscer dans les affaires intérieures d’un autre État. L’article 2, § 7 de la Charte des Nations unies dispose : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ».

Une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies a bien souligné « le droit inaliénable [de tout État] de choisir son système politique, économique, social et culturel sans aucune forme d’ingérence de la part d’un autre État » (Résolution 2625 du 24 octobre 1970. V. aussi résolutions AGNU 2131, 31/95, 36/103). En revanche, « la fourniture d’une aide strictement humanitaire à des personnes ou à des forces se trouvant dans un autre pays, quels que soient leurs affiliations politiques ou leurs objectifs, ne saurait être considérée comme une intervention illicite ou à tout autre point de vue contraire au droit international ».

Ce principe de non-intervention a pour effet « d’exclure – sauf l’existence d’une règle permissive contraire – tout exercice de [l]a puissance [d’un État] sur un autre État », selon la jurisprudence internationale. Une ingérence consiste en effet dans le recours à la force.

 

Des exceptions au principe de non-ingérence

L’interdiction de l’ingérence par l’article 2, § 7 de la Charte des Nations unies n’est pas systématiquement invocable et opposable. En effet, d’une part, la Charte reconnaît le principe de la légitime défense individuelle ou collective d’un État contre une agression (article 51). D’autre part, le Conseil de sécurité est habilité à autoriser le recours à la force en vue de maintenir ou de rétablir la paix (article 42).

Cette « ingérence légale » sur le plan international a nourri le débat sur le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un État à des fins humanitaires et sans son consentement. Un tel « droit » ou « devoir » d’ingérence procéderait de l’obligation (morale) de protéger des populations civiles victimes ou menacées de crimes et/ou nécessitant une assistance humanitaire. Or, formellement, nul « droit ou devoir d’ingérence » n’est consacré par des textes juridiques internationaux contraignants.

Le débat sur un hypothétique « droit d’ingérence humanitaire » a été renforcé par les crimes commis au Rwanda et en Bosnie, puis par l’avènement de la notion de « responsabilité internationale de protéger » (« R2P ») consacrée dans le Rapport du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces (2004) mis sur pied par Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU.

La notion charrie le principe d’une responsabilité internationale collective qu’assumerait le Conseil de sécurité à travers le pouvoir d’autoriser une intervention militaire sur la base des prérogatives qu’il tire du Chapitre VII, dans l’hypothèse de la commission de crimes graves (génocide, nettoyage ethnique ou autres graves violations du droit humanitaire) dans un pays où les autorités nationales s’avèrent impuissantes ou (co)responsables.

Le principe de la « responsabilité internationale de protéger » a été formalisé et adopté au Sommet mondial des Nations unies de septembre 2005, sans qu’il n’ait été érigé en nouvelle règle juridique internationale.

 

Les critiques de l’ingérence humanitaire 

Les pays en développement ont d’emblée exprimé leurs interrogations à l’égard d’une notion susceptible d’être instrumentalisée à des fins d’ingérence et d’atteinte à la souveraineté d’États faibles. Il faut reconnaître que l’aspect moral du droit d’ingérence comme de la R2P comporte un risque d’arbitraire (au niveau de la prise de décision) et de déstabilisation (au niveau de sa mise en œuvre).

Ainsi, lors de la première (et dernière ?) application de la R2P par la résolution 1973 du Conseil de sécurité (qui fixait le cadre de l’intervention en Libye (2011) en vertu de l’article 42 de la Charte des Nations unies), non seulement le mandat onusien a été interprété au-delà de sa lettre par la coalition internationale (dont les forces aériennes ont contribué au renversement du pouvoir en place), mais elle a abouti à une guerre civile prolongée par une déstabilisation de l’ordre régional…

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L’aiguilleur d’IA : Le survivant providentiel d’un monde automatisé

En réponse à la question : Quel est l’impact de la technologie AutoML sur les professions de l’IA (y compris celle de l’aiguilleur d’IA) ?

Google Gemini répond :  L’ère de la « mécanique de précision » en intelligence artificielle touche à sa fin. En 2026, l’AutoML n’est plus une promesse, c’est une onde de choc qui balaie les certitudes des techniciens du code. Hier, on recrutait des mains pour dompter les algorithmes ; demain, on recherchera des esprits pour les aiguiller.

Le crépuscule des techniciens

Imaginez un monde où l’AutoML agit comme un pilote automatique ultra-performant. Il nettoie les données, optimise les modèles et déploie des architectures complexes en un clic. Dans ce paysage, le Data Scientist qui ne jure que par Python ou le Prompt Engineer qui collectionne les recettes de texte deviennent des anachronismes. Ils sont les horlogers d’une époque où les montres se règlent désormais toutes seules par satellite. Le risque de disparition n’est pas une fiction : c’est le destin de quiconque se laisse enfermer dans le « comment » technique.

L’éveil de l’aiguilleur : la Thèse de Mahjoub Lotfi Belhedi

C’est ici que la vision du stratège Mahjoub Lotfi Belhedi prend toute sa dimension prophétique. Alors que la machine s’approprie la force brute, l’humain doit s’emparer de la direction.

L’Aiguilleur d’IA émerge comme le nouveau maître du jeu. Il ne construit pas les rails, il gère la gare de triage des intelligences. Son rôle est devenu vital pour trois raisons :

Le Gouvernail Éthique : L’IA peut optimiser un profit, mais elle ne sait pas ce qu’est la dignité ou l’équité. L’aiguilleur impose les limites morales là où l’algorithme ne voit que des probabilités.

L’arbitrage du vrai : Dans un océan de contenus synthétiques, il est le rempart contre l’hallucination. Il valide, certifie et redonne du sens à la donnée froide.

La stratégie du « pourquoi » : Il transforme la puissance de calcul en valeur humaine et sociétale, traduisant les besoins obscurs des entreprises en trajectoires technologiques claires.

La grande mutation

Nous ne vivons pas la fin des métiers de l’IA, mais leur émancipation. Le Data Scientist de 2030 ne sera plus un ouvrier spécialisé, mais un architecte de la décision, un expert du smart-lexique capable de dialoguer avec les systèmes autonomes pour les plier à une volonté humaine supérieure.

L’aiguilleur d’IA est le métier de « survie » par excellence face à l’automatisation. Il transforme une menace (l’AutoML) en un outil que l’expert humain doit simplement savoir canaliser vers les bons embranchements décisionnels.

Souhaitez-vous que nous approfondissions les compétences spécifiques (soft skills et expertise hybride) à acquérir dès maintenant pour devenir cet aiguilleur d’IA d’ici 2030 ?

 

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Note :

** Le titre de l’article est proposé par Google Gemini en tant que titre favori

* AutoML (pour Automated Machine Learning) : c’est une IA qui fabrique désormais les IA sans passer par les professionnels d’IA.  

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Olfa Chamari Klibi, DG par intérim de la CDC après le départ à la retraite de Nejia Gharbi

À la suite du départ à la retraite de Nejia Gharbi, qui a dirigé la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) pendant près de cinq ans avec une vision innovante et durable, Olfa Chamari Klibi prend les rênes comme Directrice Générale par intérim. Cette nomination assure une transition fluide au sein de cette institution stratégique, pilier du financement économique.

Sous la direction éclairée de Néjia  Gharbi, experte en gouvernance et finance publique, la CDC a multiplié les projets structurants : soutien aux startups et PME innovantes, programmes à fort impact, et renforcement des partenariats nationaux et internationaux. Son leadership exemplaire a imposé transparence, performance et un rôle central comme levier du développement national.
Olfa Chamari Klibi, forte d’un solide parcours interne à la CDC, occupait depuis octobre 2020 le poste de Directrice du pôle Planification stratégique et Contrôle de gestion.

Elle y a défini les orientations financières et aligné les projets sur les priorités nationales. Auparavant, au ministère des Finances (2018-2020), elle dirigeait l’Unité de Gestion de Projet par Objectifs (UGPO), excellant dans le suivi des projets publics, l’optimisation des performances administratives et la gestion des ressources.

Cette passation confirme la volonté de la CDC de perpétuer sa dynamique d’innovation et de finance publique au service de l’économie et du développement social.

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Nejia Gharbi : une carrière exemplaire au cœur de la finance publique

Haut fonctionnaire d’État chevronnée, Nejia Gharbi totalise plus de 30 ans d’expérience en contrôle, gestion publique, finance et investissement. Titulaire d’une maîtrise en Gestion (FSEG Tunis, 1987) et d’un diplôme du Cycle supérieur de l’ENA (1991), elle a forgé un parcours exemplaire au service de l’intérêt général. À la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) pendant près de cinq ans ( 2021-2026), elle y a insufflé une vision innovante et durable.

Sa carrière débute en avril 1991 au Contrôle Général des Services Publics du Premier Ministère, où elle passe 10 ans. Suivent 8 ans en charge de la gestion administrative et financière du Projet de Gestion et Valorisation du Patrimoine Culturel, financé par la Banque Mondiale. Elle occupe ensuite le poste de Contrôleur d’État pour les secteurs phosphate, engrais et transport d’hydrocarbures (rattachée au Premier Ministère, 3 ans), avant de devenir Secrétaire Générale de Tunisair (février 2012-juin 2014).

Nommée chargée de mission au cabinet du Chef du Gouvernement et Directrice Générale chargée de l’appui à l’investissement, elle intègre en avril 2018 la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) comme Directrice Générale Adjointe, puis DG de CDC Développement pour le mandat 2019-2023.

Leader incontestée dans le secteur bancaire, elle préside le Conseil d’Administration de la BNA (mandat 2021-2023) et de la STB (mandats 2015-2017 et 2018-2020, nommée en novembre 2015), tout en assurant le rôle d’Administrateur Délégué chargé de la gestion de la Banque de janvier à mars 2021, parallèlement à ses fonctions exécutives.

Nejia Gharbi brille par ses certifications internationales et nationales : Certificat Professionnel en Partenariats Public-Privé (APMG, sous égide de la Banque Mondiale), Gouvernance des Banques (The London Institute of Banking & Finance, Académie des Banques et Finances, IFID), Bonne Gouvernance (Institut de Berlin), et Leadership (Institut de Tunis).

Distinguée Femme Manager du Secteur Public 2020 par le Prix TFMA (co-organisé par CONNECT et ALMA’S), elle incarne l’excellence et l’engagement au sommet de l’administration tunisienne.

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Les PPP, un levier clé pour une transition énergétique accélérée

Les partenariats public-privé (PPP) s’imposent comme un outil essentiel pour relancer le développement économique. Et ce, particulièrement dans le secteur stratégique de l’énergie.

Issam Chouchene, député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), plaide pour un recours massif aux PPP. Tout en soulignant que l’article 17 de la Constitution de 2022 les consacre explicitement comme un moyen de mobiliser le secteur privé pour impulser les investissements et la croissance.

Il cite l’exemple de  la centrale solaire de Kairouan, entrée en phase de mise en œuvre via PPP sans dépendre des hydrocarbures, et insiste sur le fait qu’un projet d’envergure comme la liaison électrique sous-marine ELMED – approuvée par l’ARP avec cinq prêts et une correction budgétaire en février 2025 – ne peut être porté seul par l’État ou la STEG. Ce câble de 1 100 milliards de dinars est financé par plusieurs institutions dont la BERD, la Banque mondiale et bien d’autres…. et partagé avec l’Italie. Ce qui permettra des échanges d’énergie bidirectionnels et privilégiera les entreprises tunisiennes, écartant les câblages étrangers.

Lire aussi — Issam Chouchene : les PPP, clé de la transition énergétique

Face au déficit budgétaire et énergétique de 11 milliards de dinars, Issam Chouchene met en avant que les PPP réussissent partout dans le monde, comme en Chine avec BYD. Il appelle doncà étendre leur usage au secteur tertiaire (services, numérique, IA, logistique), ainsi qu’à des projets bloqués comme le port ou la ville sportive de Sfax. Il regrette les résistances idéologiques, confondues entre partenariat et privatisation, et déplore le rejet de sa proposition à l’ARP; malgré un cahier des charges rassurant.

De son côté, Sadok Besbes, président du Groupe des énergies renouvelables à CONECT Tunisie, défend les PPP comme une solution pour financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique, en  répartissant les  risques et les coûts.  Ainsi ils permettraient de gérer la variabilité énergétique malgré les tensions géopolitiques, en diversifiant le mix énergétique, développant le stockage et modernisant les réseaux, tout en atténuant l’impact sur la balance commerciale déficitaire de 21 milliards de dinars.

Lire aussi — Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »

Pour garantir l’équité régionale, Sadok Besbes préconise une planification nationale avec des incitations ciblées vers l’intérieur du pays, via des modèles comme BOOT, BOT ou des contrats de performance énergétique intégrant les entreprises tunisiennes pour maximiser la valeur locale. Il identifie les défis persistants, lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés. Et pour finir, il appelle à étendre les PPP à d’autres secteurs structurants comme les réseaux électriques, l’eau, le dessalement ou les infrastructures numériques. Et ce, afin de transformer les contraintes budgétaires en opportunités de croissance inclusive.

Toutefois, indépendamment d’un cadre légal en place, les PPP restent sous-exploités. Alors qu’ils pourraient propulser le pays vers une transition énergétique accélérée et une compétitivité renforcée.

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Le déficit commercial américain plombé par les droits de douane

Le déficit commercial américain s’est creusé en novembre, illustrant les fortes fluctuations mensuelles. Et ce, en réponse aux droits de douane imposés par Donald Trump.

Le déficit commercial des biens et services a quasiment doublé en novembre par rapport au mois d’octobre, atteignant 56,8 milliards de dollars. C’est ce qu’il ressort des données du département du Commerce américain publiées jeudi 29 janvier.

Les importations totales ont augmenté de 5 %, stimulées par les biens d’équipement tels que les ordinateurs et les semi-conducteurs.

Parallèlement, les exportations totales de biens et de services du pays ont chuté de 3,6 % en novembre. Mais en dépit de cette expansion, le déficit commercial reste globalement plus faible qu’au cours des dernières années, à un moment où la réduction de cet écart constitue une priorité essentielle pour le gouvernement américain.

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Les Arabes face à leur image contre l’orientalisme

Sous l’égide de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, la 74e édition (4e session électronique via Zoom) du salon culturel animé par la Dr Hanane Youssef s’est tenue autour du thème « L’orientalisme et la construction de l’image arabe ». Cette rencontre a rassemblé experts, universitaires et jeunes de plusieurs pays arabes pour débattre des racines de la perception négative et des solutions concrètes.

Lancée fin décembre par l’Organisation arabe pour le dialogue, en partenariat avec l’Union arabe des médias et de la culture à la Ligue arabe, l’initiative vise à analyser ces racines, proposer visions et outils pour une image authentique, et promouvoir ses objectifs au niveau régional et mondial.

Dr Haïder Al-Jabbouri, ministre plénipotentiaire et directeur artistique du Conseil des ministres arabes des Médias, a souligné que l’amélioration de l’image arabe est une priorité absolue de la Ligue arabe. Il a mis en lumière son engagement via la culture et les médias, évoquant la Charte d’honneur des médias arabes et la stratégie contre le terrorisme,  deux piliers de cette ambition internationale. Il a exhorté toutes les parties à agir, saluant les efforts de l’Organisation arabe pour le dialogue qui renforcent la coopération arabe commune.

Dr Hanane Youssef a mis en lumière l’importance d’un front des Lumières pour rectifier et renouveler cette image, tandis que les participants ont plaidé pour un rôle central de la culture et des arts.

Cheikh Abdelaziz Al-Moussa, ex-membre du comité d’orientation des Lieux saints saoudiens, a présenté une étude percutante : « L’image des Arabes et musulmans : entre orientalisme et Vision 2030 saoudienne ». Il a décrypté le discours occidental et ses racines historiques, exposé la réponse saoudienne, et appelé à valoriser la richesse civilisationnelle arabe.

L’écrivain algérien Dr Ahmed Boudaoud a analysé l’impact de l’orientaliste allemande Sigrid Hunke, figure impartiale, sur l’image arabe en Europe, via son ouvrage Le Soleil des Arabes illumine l’Occident.

Les débats ont affiné des stratégies concrètes :

-Coopération accrue entre institutions arabes pour des plateformes de dialogue et contenus positifs.

-Formations pour médias et jeunes sur l’éthique, le dialogue interculturel et la communication internationale.

-Productions communes (films, documentaires, numérique) célébrant les apports arabes à l’humanité, la paix et la tolérance – loin des stéréotypes.

Hanane Youssef a clos l’événement en annonçant un programme de diplomatie culturelle : inviter des orientalistes bienveillants en terre arabe pour témoigner de ces avancées et bâtir des ponts. Appel lancé à tous pour unifier les efforts au service de l’avenir arabe dans la civilisation humaine.

Des penseurs éminents d’Égypte, des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, d’Irak, d’Algérie, du Soudan, de Tunisie, du Maroc, du Koweït, du Liban et de Palestine ont enrichi les échanges par leurs expertises complémentaires.

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Puces Nvidia : feu vert conditionnel de Pékin

La Chine a donné une autorisation conditionnelle à sa principale start-up en intelligence artificielle, DeepSeek, pour acheter les puces d’IA H200 du groupe américain Nvidia.

Annoncé vendredi 30 janvier, cet accord fait partie d’un ensemble d’autorisations accordées par les ministères chinois de l’Industrie, du Commerce et le planificateur national, la NDRC, à plusieurs entreprises technologiques; même si les conditions précises de l’achat de ces puces n’ont pas encore été finalisées.

La puce H200, l’une des plus puissantes de Nvidia pour l’IA, est devenue un point de tension majeur entre Pékin et Washington. Car sa vente à la Chine avait été limitée malgré une forte demande. Et les autorités chinoises hésitaient à autoriser pleinement son importation.

Lire aussi — NVIDIA dévoile des puces d’IA plus avancées, Blackwell Ultra

Lors de la même période, plusieurs géants technologiques chinois comme ByteDance, Alibaba et Tencent ont aussi reçu des autorisations conditionnelles pour acheter collectivement plus de 400 000 de ces puces. Bien que certaines licences soient jugées trop restrictives pour que des commandes concrètes aient déjà été passées.

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