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Thermique aujourd’hui, électrique demain ? Ce que révèle l’Observatoire de l’Automobile 2026

Dévoilés à l’occasion de l’événement « Les Victoires de l’Automobile », les résultats de L’Observatoire de l’Automobile 2026 offrent une photographie précise du rapport des Tunisiens à l’automobile et des dynamiques du marché.

Réalisée par Emrhod Consulting (institut de sondage présidé par Nébil Belaam) auprès de 3 000 personnes représentatives sur l’ensemble des 24 gouvernorats du pays, l’étude s’impose comme un outil stratégique pour les professionnels et les décideurs publics.

Dans un contexte économique contraint, explique l’enquête – qui a été réalisée à la demande de Hédi Hamdi et Sadri Skander, les organisateurs de l’événement « Les Victoires de l’Automobile » -, le marché apparaît certes attentiste mais toujours actif. En effet, 45 % des Tunisiens envisagent l’achat d’un véhicule à court ou moyen terme, avec un équilibre quasi parfait entre le neuf et l’occasion. La décision d’achat reste avant tout guidée par des considérations financières, le prix, le coût d’entretien et la consommation de carburant constituant les critères dominants.

En plus clair, L’Observatoire dresse un état des lieux approfondi des comportements et intentions d’achat des automobilistes tunisiens, en abordant notamment :

  • l’intention d’acquisition de véhicules neufs et d’occasion,
  • les critères déterminants du choix automobile,
  • les préférences en matière de motorisation (thermique, hybride, électrique),
  • les freins et leviers liés à l’adoption des véhicules électriques,
  • la perception de la fiscalité et des mesures d’incitation,
  • la fidélité aux marques et l’importance du pays d’origine.

Et comme l’on pouvait s’y attendre, les résultats confirment la large domination des véhicules thermiques, plébiscités par près de 87 % des répondants. Les motorisations hybrides et électriques demeurent de ce fait marginales, freinées par un coût d’acquisition élevé, un manque de confiance technologique, des contraintes d’autonomie et un déficit d’infrastructures de recharge. Pourtant, une majorité de Tunisiens appelle au développement du marché électrique et anticipe, pour une part significative, un basculement progressif vers l’électromobilité dans les années à venir.

L’étude pointe également un manque de visibilité des mesures fiscales incitatives, notamment sur les véhicules hybrides rechargeables, encore méconnues de plus de la moitié des automobilistes.

Enfin, la fidélité aux marques et l’importance du pays d’origine restent des repères structurants, fondés principalement sur la recherche de fiabilité et de qualité du service après-vente, assure l’étude.

À travers cette enquête d’envergure, « L’Observatoire de l’Automobile 2026 » confirme son rôle de baromètre de référence, éclairant les enjeux actuels et les perspectives de transformation du marché automobile tunisien.

Cette enquête est à même de constituer un véritable outil de décision et pour les pouvoirs publics et pour les professionnels.

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Transformer la fuite des cerveaux en migration circulaire en Afrique

L’Afrique ne subit plus la fuite de ses talents : elle la transforme en croissance. Étudiants et professionnels partis en France, Espagne ou Canada reviennent désormais booster l’innovation et l’entrepreneuriat via des allers-retours organisés, la fameuse migration circulaire.C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Au Maroc, l’urgence saute aux yeux. Le Policy Center for the New South (septembre 2025) dissèque 204 programmes d’orientation (2019-2022) : ils préparent le départ, mais oublient le retour. Résultat ? 60 000 étudiants s’exilent chaque année (+73% depuis 2011). Une stratégie circulaire s’impose pour rapatrier ce capital humain.

Les poids lourds internationaux abondent dans ce sens :

BAD et OIM (2024) : miser sur la diaspora pour doper les économies.
UKRI (2025) : des politiques data-driven pour une mobilité réversible.
UA et OIM (août 2025) : la migration comme levier inclusif, focalisé compétences.
Tous convergent vers des partenariats phares comme les Skills Mobility Partnerships.

Les exemples concrets pullulent. Au Sénégal, 10 000 candidats se bousculent pour des jobs saisonniers agricoles en Espagne (mars 2025). Le Maroc avance avec SALEEM (2018, financé UE), statut pour étudiants-entrepreneurs, et la start-up Menbita, qui connecte diaspora et boîtes locales. Intra-continent, l’Afrique de l’Ouest domine : OIM (2022) note les flux massifs, boostés par la stratégie CEDEAO (mai 2025) sur libre circulation et reconnaissance des diplômes.

Horizon 2050 : 2,4 milliards d’Africains (ONU) réclament des compétences à foison. La recette ? Cadres solides avec accompagnement au retour, insertion et suivi. Sinon, la fuite reste une hémorragie. L’Afrique est prête à tourner la page ?

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La Tunisie bénéficie de 32 millions d’euros via Interreg Italie-Tunisie

Les programmes Interreg NEXT MED et Interreg NEXT Italie-Tunisie ont été officiellement lancés ce mercredi à Tunis. Cette étape marque le début d’une nouvelle phase de coopération stratégique pour la période 2021-2027. L’Union européenne mobilise plus de 292 millions d’euros pour dynamiser le bassin méditerranéen. Depuis 2007, la Tunisie participe activement à ce dispositif et se place au centre de ces deux initiatives. Leur objectif est de rendre la région plus compétitive et résiliente.

Le programme transnational Interreg NEXT MED constitue le pilier principal avec un financement de 260 millions d’euros. Il regroupe 15 pays riverains et soutient des projets conjoints autour de la durabilité et de l’inclusion. L’objectif est de rendre la Méditerranée plus propre et innovante. Le programme bilatéral Interreg NEXT Italie-Tunisie bénéficie d’un budget de 32,3 millions d’euros. Il vise à renforcer les liens directs entre 16 gouvernorats tunisiens et 9 provinces siciliennes.

La transition écologique domine les investissements. Dans le programme Italie-Tunisie, 45 % du budget est dédié à la transition verte et au Pacte vert européen. Les projets couvrent la recherche et l’innovation, la santé, le tourisme durable et le renforcement de la gouvernance locale. L’ambition finale est de bâtir une coopération solide entre la société civile et les institutions pour relever les défis climatiques et sociaux actuels.

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Allemagne : l’économie souterraine atteint un sommet historique

En période de crise ou de stagnation économique, l’économie souterraine prospère. Une nouvelle étude universitaire révèle qu’en Allemagne, elle bat un record vieux de douze ans.

L’économiste Friedrich Schneider, de l’Université de Linz en Autriche et de l’Institut de recherche économique appliquée de Tübingen en Allemagne, estime, dans une étude, sa valeur à 510 milliards d’euros en 2025, tandis que cette année, elle devrait croître de 5,5 % pour atteindre 538 milliards d’euros. De ce fait, la part de l’économie souterraine dans le produit intérieur brut est passée de 11,4 à 11,6 %, soit le pourcentage le plus élevé depuis 2014.

La croissance de l’économie souterraine s’explique par la faible croissance de l’économie allemande et la hausse du chômage. « De ce fait, les revenus issus d’un emploi formel sont limités et le recours au travail illégal est favorisé », indique l’étude. Ce seul facteur devrait accroître l’économie souterraine de 9,5 milliards d’euros en termes réels d’ici fin 2026.

L’augmentation du salaire minimum encourage le travail non déclaré

L’augmentation du salaire minimum horaire à compter de début 2026 et celle du revenu minimum mensuel des travailleurs à temps partiel contribuent également au renforcement de l’économie souterraine allemande, à hauteur de 2,4 milliards d’euros. À l’inverse, la réduction de la TVA dans la restauration est considérée comme un moyen de limiter les incitations à la fraude fiscale.

Les auteurs de l’étude définissent l’économie souterraine comme la somme du travail non déclaré et des revenus tirés d’activités illégales, notamment les jeux de hasard…

D’après l’étude, la part de l’économie souterraine dans la production économique allemande en 2026 sera légèrement inférieure à la moyenne des 20 principaux pays industrialisés. Il convient toutefois de noter que, depuis 2021, l’économie souterraine a progressé de 2,4 %, soit trois fois plus vite que la moyenne des pays industrialisés inclus dans l’étude.

« Ces chiffres reflètent le fait que la crise économique a frappé l’Allemagne plus durement que la plupart des pays étudiés », notent les auteurs de l’étude.

Les estimations de l’enquête reposent sur des prévisions de PIB, de chômage et d’inflation pour 2026. La croissance économique de l’Allemagne est estimée à 1,2 %, le chômage à 2,9 millions et l’inflation à 2,0 %.

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Monnaie unique de l’AES : Bamako coupe court aux rumeurs

Plusieurs rumeurs persistantes évoquent ces derniers temps la création d’une monnaie unique entre les trois États du Sahel (Mali, Burkina Faso et Niger). Face à celles-ci, le ministère malien de l’Économie et des Finances a été obligé d’apporter un démenti catégorique de « toute information faisant état du lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) ».

En effet, selon un communiqué publié à Bamako et relayé par les médias et autres plateformes numériques – à l’instar d’APANews, des Echos du Niger et même de Mediapart -, les autorités maliennes affirment qu’ »aucune décision officielle, feuille de route validée ou calendrier opérationnel n’a été arrêté en ce sens ».

Lire aussi: CEDEAO: future monnaie unique ECO en 2020

Comme c’est souvent le cas, les médias et l’opinion publique sont appelés « à se référer exclusivement aux canaux institutionnels pour toute information liée aux orientations économiques de la Confédération ».

Le gouvernement malien rappelle du reste que l’AES privilégie une communication responsable, tout en poursuivant des initiatives concrètes, comme la mise en place d’une banque confédérale d’investissement et de développement, destinée à renforcer l’autonomie financière du bloc sahélien.

Si l’AES, créée en juillet 2024, affiche des ambitions en matière de souveraineté économique et d’intégration régionale, notamment autour de l’idée d’une union monétaire, ces projets restent pour l’heure à l’état de réflexion. En tout cas, à ce stade, aucune annonce officielle ne confirme l’adoption d’une nouvelle devise, malgré les débats récurrents sur une éventuelle sortie du franc CFA.

Une monnaie unique, c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle ne se décrète pas en claquant des doigts, il faut la préparer minutieusement et méthodiquement. Sinon bonjour les dégâts.

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BERD : 1,3 milliard EGP pour un entrepôt vert chez Ibnsina Pharma, leader pharmaceutique égyptien

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) octroie un prêt de 1,3 milliard EGP (23,1 millions d’euros) à Ibnsina Pharma, premier distributeur pharmaceutique d’Égypte, pour un nouvel entrepôt certifié EDGE « Standard ».

Ce projet, soutenu par un audit énergétique, réduira de 207 tonnes les émissions annuelles de CO2 et économisera 16 905 m³ d’eau par an. Il s’inscrit dans un plan d’expansion à 12 entrepôts pour booster la compétitivité face à la croissance des ventes.

Greg Guyett (BERD) salue un soutien à la transition verte et à un secteur stratégique ; Mohsen Mahgoub (Ibnsina Pharma) y voit un « sceau international » validant gouvernance et ambitions durables. Partenaire historique de la BERD depuis 2015 (sortie récente d’une participation de 20%), Ibnsina opère dans un marché égyptien en pleine expansion, projeté à 120 millions d’habitants en 2030. La BERD a investi 14,2 milliards d’euros en Égypte depuis 2012.

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Un groupe allemand s’intéresserait au site Tunisie

La société internationale Scherdel, opérant dans le secteur de la mobilité, se dit intéressée à poursuivre les discussions en vue d’une éventuelle implantation en Tunisie, ouvrant ainsi la voie à de futures collaborations créatrices de valeur et d’emplois. Cet intérêt a été exprimé à l’occasion d’un entretien, mardi 27 janvier, entre une délégation du groupe allemand et le directeur général de la FIPA, Jalel Tebib. Entretien qui s’est déroulé au siège de la FIPA.

En visite d’exploration en Tunisie pour étudier les opportunités d’implantation et d’investissement en Tunisie, la délégation est composée de Saskia Metz, conseillère du Groupe, Maximilian Freiherr von Waldenfels, conseiller à la direction générale, et José Pedro Rodrigues Lopes, directeur de site.

À noter au passage que cette visite, qui a été initiée et soutenue par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), s’inscrit dans une démarche de prospection stratégique visant à évaluer l’environnement économique tunisien, la qualité des compétences locales, ainsi que les incitations et avantages accordés aux investisseurs étrangers, d’après la même source.

Le programme de la visite comprend également plusieurs rencontres avec des représentants institutionnels, dont l’Association tunisienne de l’automobile (Tunisian Automotive Association, TAA), des acteurs économiques et des partenaires potentiels, ainsi que des visites de sites industriels et technologiques.

Présent sur le marché mondial depuis 130 ans, Scherdel emploie aujourd’hui plus de 7 000 collaborateurs répartis sur 35 sites de production et de recherche et développement. Le groupe intervient dans de nombreux domaines, notamment la technologie de formage, l’assemblage et la jonction, la technologie de surface, ainsi que la construction de machines, d’outils et d’installations industrielles.

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La Tunisie entend libéraliser son transport aérien 

La Tunisie prévoit une libéralisation progressive du transport aérien afin de renforcer sa connectivité internationale et de se positionner comme hub régional en Méditerranée. Pour cela, le ministère du Transport entend conclure de nouveaux accords bilatéraux, encourager les partenariats commerciaux des compagnies nationales et promouvoir l’investissement dans l’aviation civile dans le pays.

Cette orientation a été réaffirmée lors des Journées de l’aviation organisées à Tunis en partenariat avec l’ambassade des États-Unis, un atelier axé notamment sur les questions de sécurité, de sûreté et d’expérience passagers. Les autorités font état de l’importance de la coopération internationale, en particulier avec les États-Unis, pour bénéficier d’expertises et de technologies de pointe.

Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer leur collaboration dans ce secteur stratégique, considéré comme un levier clé du développement économique, de l’attractivité du pays et de l’amélioration du climat des affaires.

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États-Unis : chute historique de la confiance des ménages

Aux États-Unis, la confiance des consommateurs a chuté de manière inattendue en janvier, atteignant son niveau le plus bas depuis 2014, sur fond d’inquiétudes croissantes concernant les prix élevés des matières premières et la faiblesse du marché du travail.

L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a chuté de 9,7 points ce mois-ci pour s’établir à 84,5, son niveau le plus bas depuis mai 2014 (où il était de 82,2). Il est également inférieur à celui enregistré pendant la pandémie de Covid-19, période durant laquelle des secteurs entiers de l’économie étaient à l’arrêt et l’économie semblait au bord de l’effondrement.

« Les réactions des consommateurs aux facteurs qui affectent l’économie restent pessimistes », a déclaré Dana Peterson, économiste en chef du Conference Board. Il a indiqué que les personnes interrogées, dans leurs réponses écrites, ont fait référence aux « prix et à l’inflation », principalement à ceux de l’essence, du gaz naturel et des produits alimentaires. Les références aux « droits de douane et aux relations commerciales, à la politique et au marché du travail », ainsi qu’au « coût de l’assurance maladie », ont également augmenté.

Depuis des mois, les Américains expriment un mécontentement croissant face au coût élevé de la vie, estimant que les grandes promesses de campagne de Trump n’ont pas été tenues. Les républicains craignent que cette situation n’influence l’issue des élections de mi-mandat de novembre, qui auront pour but de renouveler une partie de la Chambre des représentants et du Sénat.

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L’or pulvérise son record historique et dépasse 5 300 dollars l’once

Les prix de l’or ont poursuivi leur envolée record, franchissant pour la première fois le seuil des 5 300 dollars l’once sur le marché des contrats à terme lors des échanges de ce mercredi. Cette hausse est soutenue par le recul du dollar américain à son plus bas niveau depuis près de quatre ans, dans un contexte de montée des inquiétudes géopolitiques et d’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine en matière de politique monétaire.

L’or au comptant a progressé de 1,97 %, atteignant 5 282,05 dollars l’once, portant ainsi sa hausse à plus de 22 % depuis le début de l’année. Par ailleurs, les contrats à terme américains sur l’or pour le mois de février ont bondi de 3,61 % pour s’établir à 5 305,7 dollars l’once, selon l’agence Reuters.

Le dollar a reculé à des niveaux qualifiés de « crise de confiance », s’approchant de son plus bas niveau en près de quatre ans, sous l’effet d’une intensification des ventes après la déclaration de Donald Trump, affirmant que « la valeur du dollar est bonne », lorsqu’il a été interrogé sur la question de savoir s’il estimait que la devise s’était excessivement dépréciée.

Concernant les autres métaux précieux, l’argent au comptant a progressé de 1,9 % pour atteindre 115,11 dollars l’once, après avoir enregistré en début de semaine un plus haut historique à 117,69 dollars. L’argent affiche ainsi une hausse d’environ 60 % depuis le début de l’année.

Le platine a gagné 2 % pour s’établir à 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint un niveau record de 2 918,80 dollars lundi, tandis que le palladium a progressé de 1,4 % à 1 961,68 dollars l’once.

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Gaz liquéfié : Ankara et Alger en négociations

Les relations énergétiques entre l’Algérie et la Turquie entrent dans une nouvelle phase avec de nouvelles négociations visant à finaliser un nouvel accord sur le gaz naturel liquéfié.

Selon un rapport publié par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington), les négociations visent à prolonger l’accord d’exportation de gaz naturel liquéfié de trois années supplémentaires, à compter de 2028, avec quelques modifications, dans un contexte de transformations rapides des marchés mondiaux de l’énergie.

Selon trois sources citées par la plateforme énergétique, les négociations en cours entre l’algérien Sonatrach et le turc Botas visent à prolonger l’accord actuel, qui expire fin 2027, avec des ajustements de prix pouvant atteindre 10 %, en tenant compte des variables du marché mondial et des coûts de production.

A rappeler que les relations contractuelles entre Sonatrach et BOTAS remontent à 1988, date de la signature du premier accord portant sur la fourniture de gaz liquéfié algérien à la Turquie. Ce qui en fait l’un des plus anciens partenariats énergétiques à long terme de la région méditerranéenne.

L’accord sur le gaz naturel liquéfié, une relation stratégique…

L’accord sur le gaz naturel liquéfié entre l’Algérie et la Turquie représente un axe important de la relation stratégique qui a uni les deux pays au cours des dernières années.

En effet, le 21 novembre 2023, les deux parties ont signé un accord prolongeant de trois ans le contrat commercial de vente de gaz naturel liquéfié algérien à la Turquie, les livraisons se poursuivant jusqu’à fin 2027, au lieu de la date d’expiration initialement prévue en octobre 2024.

Au cours des dernières décennies, le gaz naturel liquéfié algérien a été un élément clé du mix énergétique turc, notamment pendant les périodes de pointe hivernales.

Cette situation survient au moment où la Turquie cherche à diversifier ses sources d’importation de gaz et à réduire sa dépendance à un fournisseur unique. Tandis que l’Algérie vise à maintenir sa part du marché turc, qui est l’un des marchés gaziers les plus importants et les plus vastes d’Europe.

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SIPHAT : le chiffre d’affaires bondit de 78 % au T4 2025

La société des Industries Pharmaceutiques de Tunisie SIPHAT a publié ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025. Sur cette période, le chiffre d’affaires a progressé de 78 % par rapport au quatrième trimestre 2024.

Cette évolution résulte de la forte hausse du chiffre d’affaires de la forme officinale. En revanche, l’activité liée à la forme hospitalière a reculé de 56 % sur un an. La SIPHAT précise qu’elle n’a réalisé aucun chiffre d’affaires à l’export au cours du quatrième trimestre 2025. La production a également évolué à la hausse. La valeur de la production du quatrième trimestre 2025 a augmenté de 65 % par rapport à la même période de 2024. La société indique que la production de la forme officinale ressort comme remarquable, alors qu’elle était nulle un an plus tôt. À l’inverse, la valeur de production de la forme hospitalière a diminué de 55 %. La SIPHAT n’a pas assuré de production destinée à l’export durant le trimestre.

Investissements et endettement

Au cours du quatrième trimestre 2025, la SIPHAT a réalisé des investissements qualifiés d’importants, sans communiquer de montants détaillés. L’endettement a augmenté de 17 % au quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette hausse concerne également l’ensemble de l’année 2025. La société explique ce niveau d’endettement par plusieurs facteurs. Elle mentionne notamment un compte courant associés ouvert au nom de la PCT à la suite d’une réduction de capital opérée en 2001 pour 6 MDT. Elle cite aussi un crédit de financement de stocks de 3 MDT accordé depuis 2009 et renouvelable annuellement. Les dettes envers les organismes sociaux atteignent 39,8 MDT et celles envers l’administration fiscale 16,1 MDT. S’y ajoutent un crédit de trésorerie avec intérêts de 5,4 MDT, un crédit FADES de 20,8 MDT ainsi qu’un passif courant, composé de crédits fournisseurs et de concours bancaires, estimé à 58,8 MDT.

Ressources humaines

Au 31 décembre 2025, la SIPHAT comptait 379 agents permanents. À la même date en 2024, l’effectif s’élevait à 425 agents. Cette évolution correspond à une baisse de 11 % des effectifs permanents.

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GFP 2026 : la Tunisie intègre le Top 10 africain des puissances militaires

L’édition 2026 du classement Global Firepower (publié le 23 janvier) voit la Tunisie faire son entrée dans le Top 10 africain (10e place, 79e mondiale), évincant la Libye, tandis que le Maroc grimpe à la 6e position aux dépens de l’Angola. C’est ce qu’a révélé le site américain Global Firepower (GFP) spécialisé dans la défense, publie ce classement annuel couvrant 145 pays.

L’Égypte reste leader continental (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires), devant l’Algérie (27e), le Nigeria (33e), l’Afrique du Sud (40e) et l’Éthiopie (47e). 14 pays africains progressent, dont la Tunisie et le Maroc.

Ce classement repose sur plus de 60 indicateurs regroupés en six catégories : effectifs humains, équipements, moyens financiers, logistique, ressources naturelles et géographie. Ces données forment un indice global de puissance militaire power index , où 0,0000 serait le score parfait (impossible en pratique) : plus le score s’élève, plus le rang recule.

L’indice annuel ignore les arsenaux nucléaires et ne pénalise pas l’absence de marine pour les pays sans littoral.

Hiérarchie africaine inchangée en tête :
1re : Égypte (19e mondial, score 0,3651 ; 438 500 actifs, 3 620 chars, 1 088 avions, 149 navires).
2e : Algérie (27e mondial).
3e : Nigeria (33e).
4e : Afrique du Sud (40e).
5e : Éthiopie (47e).
6e : Maroc (56e, +1 vs 2025).
7e : Angola (59e, -1).
8e : RD Congo (64e).
9e : Soudan (66e).
10e : Tunisie (79e mondiale, nouvelle entrée).

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Programme Raidet : plus de 6 000 projets féminins et 12 000 emplois créés

Plus de 6 000 projets féminins ont vu le jour et ont généré plus de 12 000 emplois. Les financements ont dépassé 50 millions de dinars, avec un taux de soutien de l’État supérieur à 80 %. Le programme national « Raidet » a obtenu ces résultats depuis son lancement. Amel Ben Ali, sous-directrice de l’autonomisation économique au ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, l’a affirmé en marge de la treizième édition du Forum Riyeda. L’événement se tient mercredi et jeudi à la Cité de la Culture à Tunis.

Au micro d’Expresso, elle a précisé que près de 70 % des bénéficiaires sont des diplômées de l’enseignement supérieur. La majorité d’entre elles ont entre 18 et 45 ans. Cette tendance reflète l’intérêt croissant des femmes pour le travail indépendant. Elle traduit aussi leur volonté de sortir du chômage en créant leurs propres projets dans divers secteurs.

Après cinq années de mise en œuvre, le programme adopte une nouvelle vision. Les responsables l’ont définie selon une approche participative impliquant toutes les parties prenantes. Amel Ben Ali a indiqué que la deuxième phase du programme « Raidet », prévue pour 2026-2030, mettra l’accent sur l’accompagnement des femmes. Cet accompagnement interviendra avant la création des projets, pendant leur réalisation et après leur lancement.

Elle a enfin souligné que le programme se poursuit parallèlement à une évaluation approfondie de la phase précédente. Cette démarche vise à surmonter les difficultés observées. Elle permettra aussi de renforcer les mécanismes d’appui et de s’adapter aux évolutions technologiques et numériques.

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Iran : le rial chute à un niveau historiquement bas face au dollar

La monnaie iranienne, le rial, a atteint un nouveau record à la baisse, s’échangeant à 1 500 000 rials pour un dollar américain mardi 27 janvier, selon des données relayées par Reuters. Cette dégringolade intervient dans un contexte économique de plus en plus dégradé.

L’économie iranienne traverse l’une de ses périodes les plus difficiles de ces dernières années, plombée par les sanctions internationales, une inflation galopante et l’effondrement continu de sa devise. Ces facteurs pèsent lourdement sur le niveau de vie de la population et ont contribué à raviver la colère sociale.

Le rial, qui s’échangeait encore autour de 817 000 pour un dollar l’an dernier, a chuté brutalement pour atteindre entre 1,42 et 1,47 million de rials à la fin de l’année 2025, avant de franchir le seuil des 1,5 million. Cette spirale de dévaluation rend la lutte contre l’inflation de plus en plus difficile pour la majorité des Iraniens.

La monnaie iranienne subit depuis des années l’effet cumulé des sanctions et des pressions inflationnistes, une tendance qui devrait encore s’accentuer en 2025. Depuis 2020, le rial a perdu près de 800 % de sa valeur, érodant fortement le pouvoir d’achat des ménages.

Par ailleurs, sur le plan politique, le président américain Donald Trump a déclaré mardi 27 janvier que les autorités iraniennes cherchaient à engager un dialogue, tout en laissant planer la menace d’une action militaire. Il a notamment évoqué le déploiement d’une importante force navale américaine dans le Golfe, rapporte l’agence Anadolu. « Nous avons une grande armada près de l’Iran, plus grande qu’au Venezuela », a-t-il fait savoir lors d’un entretien accordé au média Axios, en référence à l’opération américaine visant le président vénézuélien Nicolás Maduro au début du mois de janvier…

Un haut responsable américain a ensuite confirmé, selon Axios, que « si l’Iran souhaite nous contacter, et qu’il connaît nos conditions, alors nous discuterons ».

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Un deal entre Washington et le Hamas sur le plan Trump pour Gaza ?

Au grand dam du gouvernement israélien, l’administration américaine aurait entamé des pourparlers avec le Hamas pour mettre en application les 20 points du plan de Donald Trump pour Gaza.

 

C’est un document officieux qui fait figure de sésame. Dans un éditorial fort remarqué qui a été publié le 23 janvier dans les colonnes du grand quotidien israélien de gauche, Haaretz, l’auteur de l’article révèle que, contre toute attente, le Hamas et l’administration Trump seraient parvenus à un accord en vertu duquel le mouvement islamiste renoncerait à ses armes et remettrait également les cartes des tunnels non encore identifiés par l’armée israélienne. En échange, l’organisation palestinienne, honnie par les Américains, les Européens, les Israéliens et les monarchies du Golfe, serait légalisée comme parti politique légitime.

De plus, ses membres souhaitant quitter l’enclave de Gaza pourraient le faire sans craindre pour leur vie.

Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ? Quitte à réintégrer le Hamas – un mouvement terroriste aux yeux de Washington – en tant qu’acteur incontournable dans le plan soutenu par Washington pour mettre fin à la guerre à Gaza. Et lui permettre in fine de se frayer un chemin vers la légitimité internationale ?

 

Faut-il voir dans ce deal surprenant de la souplesse et une dose de pragmatisme de la part des Américains, soucieux avant tout de réussir la deuxième phase du plan Trump pour Gaza ? 

 

Un parcours semé d’embûches

Pour rappel, ce fameux plan est entré dans sa deuxième phase avec la création d’un Comité national d’administration de Gaza (Cnag), et la formation d’un Conseil de la paix présidé par Donald Trump, mais aussi nombre de questions en suspens. Dont les points les plus litigieux portent sur le désarmement du Hamas et le retrait des troupes israéliennes, prévus par l’accord de cessez-le-feu.

Lire aussi: Trump dévoile son équipe de «Conseil de paix» pour Gaza

La première phase du plan de 20 points de Donald Trump a débuté avec l’entrée en vigueur le 10 octobre 2025 d’un cessez-le-feu, qui devait permettre l’afflux d’aide humanitaire et le retour des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

A noter que tous les captifs vivants ou morts ont été rendus à Israël, y compris la dépouille du policier Ran Gvili ; sachant que le retour de tous les otages du Hamas était une condition sine qua non imposée par Washington pour la reprise du plan de paix américain. D’autant plus que le gouvernement israélien avait fait du retour de tous les otages, vivants comme morts, une condition indispensable.

En effet, la dépouille de Ran Gvili a donc été rapatriée en Israël, lundi 26 janvier. Cet otage était le dernier des 251 otages enlevés par le Hamas. Jusque-là, son corps n’avait pas encore été localisé.

Mauvaise foi

Mais, bien que le Hamas ait tenu parole en rendant les dépouilles des otages et au moment où le président américain inaugure son Conseil de la paix, Israël interdit toujours l’entrée dans l’enclave des technocrates palestiniens du Comité national d’administration de Gaza (Cnag), l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas islamiste palestinien.

A savoir que le Cnag est composé d’environ 50 000 fonctionnaires (policiers, enseignants, pompiers, ingénieurs, médecins et travailleurs sociaux) qui étaient employés par le Hamas dans la bande de Gaza et qui constituent l’infrastructure indispensable à la mise en œuvre de la deuxième phase du plan Trump. Il n’est donc pas étonnant que la composition de l’exécutif censé succéder au gouvernement du Hamas soit sujette à une lutte politique acharnée, car c’est par ce canal que transiteront les importants fonds nécessaires au financement de l’enclave.

 Est-ce le bout du tunnel ?

Rappelons dans ce contexte qu’à la suite d’une réunion qui s’est récemment tenue au Caire entre des représentants des mouvements palestiniens, de hauts responsables égyptiens et des membres du Cnag, une déclaration commune, au contenu inhabituel, a rendu hommage au président Trump, ainsi qu’aux États médiateurs, en l’occurrence l’Égypte, le Qatar et la Turquie, « pour leurs efforts soutenus en faveur du peuple palestinien ».

Ce satisfecit accordé aussi bien par le Fatah que par le Hamas au président américain signifie-t-il qu’une page est en train de se tourner au Moyen-Orient ?

 

Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions.

 

Signe tangible d’une certaine décrispation, c’est la réouverture annoncée pour cette semaine du point de passage de Rafah. Ce point entre la bande de Gaza et l’Égypte aurait d’ailleurs déjà dû rouvrir en octobre, selon le plan de paix américain. Mais il est resté fermé jusqu’ici par l’armée israélienne. Ce pourrait être un point d’entrée pour les vivres et l’aide humanitaire dont les Gazaouis ont dramatiquement besoin, mais le gouvernement israélien pose ses conditions. Pour l’instant, c’est une réouverture limitée seulement aux piétons, prévient le gouvernement israélien qui redoute que des livraisons par camion puissent dissimuler des armes. Cette réouverture est donc pour l’heure plus un symbole, un gage de bonne volonté en direction des Américains, qu’un réel changement.

D’autre part, il est prévu dans le plan de paix de Donald Trump dans cette phase 2 la mise en place d’une force internationale, avec des soldats venus de plusieurs pays pour assurer l’ordre. Les Américains souhaitent que ces soldats viennent de nations arabes et/ou musulmanes. Ils citent l’Indonésie et le Maroc, ces deux pays étaient d’ailleurs représentés au premier rang à Davos la semaine du 19 janvier pour le Conseil de la paix de Donald Trump. Sont également cités l’Égypte, la Turquie, l’Azerbaïdjan. Mais qui dans ces conditions instables voudra envoyer des contingents sur place ?

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Sadok Besbes : « Les PPP transforment les contraintes budgétaires en opportunités d’investissement productif »

Dans un contexte de contraintes budgétaires et de déficit énergétique aggravé par les tensions géopolitiques, Sadok Besbes, président du GP des Énergies Renouvelables à Conect Tunisie, défend les partenariats public-privé (PPP) comme un outil clé pour financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Interview exclusive à L’Economiste Maghrébin.

Comment les PPP peuvent-ils lever les contraintes tout en garantissant une équité régionale dans le déploiement des infrastructures renouvelables ? 

Sadok Besbes, Président GP des Énergies Renouvelables à la Conect : Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes et de déficit énergétique structurel, les PPP représentent pour la Tunisie un outil économique permettant de financer les infrastructures renouvelables sans alourdir la dette publique. Ils facilitent la mobilisation de capitaux privés, la mutualisation des risques et l’optimisation des coûts sur le cycle de vie des projets.

L’enjeu de l’équité régionale est avant tout économique. Sans mécanismes correctifs, l’investissement se concentre dans les zones à rentabilité immédiate. Une approche efficiente des PPP suppose donc une planification nationale orientant les investissements vers les régions de l’intérieur, à travers des incitations ciblées, des mécanismes de garantie et des appels d’offres intégrant des critères de développement local. Le GPER plaide pour des modèles de PPP capables de transformer le potentiel énergétique régional en levier de croissance économique locale.

 Les PPP permettent de transformer une contrainte budgétaire en opportunité d’investissement productif, à condition qu’ils soient pensés dans une logique d’équilibre territorial. 

Dans un contexte de crise énergétique, comment les PPP peuvent-ils aider la Tunisie à gérer la variabilité énergétique malgré les tensions géopolitiques ?

La crise énergétique a un impact direct sur la balance commerciale tunisienne et sur la compétitivité des entreprises. La dépendance aux importations de gaz expose l’économie nationale à une forte volatilité des prix et à des risques géopolitiques persistants. Les PPP constituent un outil économique de réduction de cette exposition, en accélérant l’investissement dans les énergies renouvelables locales et en favorisant la diversification du mix énergétique. À moyen terme, ils peuvent également soutenir le développement du stockage et la modernisation des réseaux, éléments indispensables pour sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les coûts de l’électricité. Le GPER défend une vision des PPP orientée vers la réduction du coût global de l’énergie pour l’économie nationale.

Quels mécanismes de PPP peuvent concilier transition énergétique et déficit énergétique tout en assurant une accessibilité territoriale ?

Les mécanismes de PPP les plus pertinents sont ceux qui permettent une allocation optimale du capital et une réduction du coût de l’énergie. Les modèles BOOT ou BOT sont adaptés aux projets de production à grande échelle, tandis que les PPP décentralisés favorisent le développement du solaire distribué et de l’autoproduction industrielle, avec un impact direct sur la compétitivité des entreprises.

Par ailleurs, les contrats de performance énergétique constituent un levier économique majeur pour réduire la demande énergétique et maîtriser les dépenses publiques. L’accessibilité territoriale passe par des mécanismes de garantie et des montages financiers hybrides permettant d’orienter l’investissement privé vers les régions à plus faible rentabilité immédiate. Le GPER œuvre pour une meilleure intégration des entreprises tunisiennes dans ces dispositifs, afin de maximiser la valeur ajoutée locale.

Comment les PPP atténuent-ils la crise énergétique et quels sont les défis économiques persistants ?

Les PPP contribuent à atténuer la crise énergétique en accélérant les investissements, en limitant le recours au financement public et en améliorant l’efficacité économique des projets énergétiques. Ils participent également à la structuration d’un écosystème national créateur d’emplois et de valeur ajoutée.

Toutefois, des défis économiques subsistent : lourdeurs administratives, manque de visibilité réglementaire, coûts de financement élevés et perception du risque pays. Pour le GPER, l’amélioration du climat d’investissement et la simplification des procédures sont des conditions essentielles pour faire des PPP un véritable moteur de croissance.

Pourquoi étendre les PPP à d’autres secteurs structurants malgré un cadre légal existant ?

Le cadre légal des PPP est en place, mais son potentiel économique reste sous-exploité. L’extension des PPP à d’autres secteurs structurants réseaux électriques, stockage, eau, dessalement, transport, infrastructures numériques — permettrait d’optimiser l’allocation des ressources publiques et de soutenir la compétitivité de l’économie tunisienne.

Dans cette perspective, le GPER considère les PPP comme un outil de transformation économique, au-delà du seul secteur énergétique.

La transition énergétique est aussi un enjeu de compétitivité économique et de soutenabilité des finances publiques. Les PPP peuvent en être un levier structurant.

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ESG : l’ATB mise sur la formation, la gouvernance responsable et la finance durable

L’ATB dévoile dans son premier rapport de durabilité 2024 une stratégie ESG progressive articulée autour de cinq domaines d’intervention et alignée sur les normes internationales ISO 26000. Avec un système de gestion environnementale et sociale déjà déployé et des réalisations concrètes sur le terrain, la banque traduit ses ambitions en actions mesurables.

L’Arab Tunisian Bank (ATB) a défini une approche stratégique de développement durable qui vise à enraciner les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses comportements quotidiens. La banque s’engage à mettre en place des dispositifs de pilotage et de reporting pour suivre la mise en œuvre et évaluer les résultats de sa politique ESG, avec la prise en compte de l’impact économique, social, environnemental et éthique de ses activités comme axe prioritaire.

Cette ambition se concrétise déjà par des actions tangibles : 98 % des chargés PME et 96 % des chefs d’agences ont été formés aux critères environnementaux et sociaux, tandis que la banque a optimisé sa consommation énergétique grâce à la généralisation de l’éclairage LED et l’installation de détecteurs de présence dans ses deux sièges.

Cinq domaines d’intervention stratégiques

L’approche de l’ATB s’articule autour de cinq piliers : la gouvernance, l’économique, le social, l’environnement et le sociétal. Cette structuration permet à la banque de dresser de manière cohérente l’ensemble des enjeux de durabilité qui concernent ses activités et parties prenantes.

Des résultats concrets déjà visibles : Sur le plan de la gouvernance, le Conseil d’Administration compte 17 % de femmes et 2 % d’administrateurs indépendants, avec un taux de présence aux comités de 100 %. Le code de conduite a été renforcé avec un taux de sensibilisation atteignant 100 % des collaborateurs. En matière de conformité, la banque affiche un taux de conformité FATCA de 97 % et a enregistré une hausse de 35 % de la participation aux formations LAB/FT via e-learning.

12 objectifs de développement durable ciblés

Parmi les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies, l’ATB a sélectionné en 2024 douze ODD en adéquation avec ses valeurs et sa vision. Ces objectifs couvrent des thématiques essentielles : réduction de la pauvreté, faim zéro, santé et bien-être, éducation de qualité, égalité des sexes, énergie propre, travail décent et croissance économique, industrie et innovation, villes durables, lutte contre le changement climatique, eau propre et assainissement.

Cette sélection ciblée témoigne d’une démarche pragmatique qui privilégie la concentration des efforts sur les domaines où la banque peut avoir le plus d’impact.

Le programme ADAPT illustre cet engagement : doté d’une enveloppe de 70 millions d’euros, ce programme soutient les investissements privés dans l’agriculture et la pêche durables. L’ATB accompagne ainsi ses clients dans l’amélioration de leurs performances économiques, sociales et environnementales, favorisant des chaînes de valeur durables et des modes de production respectueux de l’environnement. 45 % des chargés PME et crédit Review ont été formés spécifiquement à ce programme.

Trois volets normatifs prioritaires

Sur le plan environnemental, la banque se focalise sur la gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie, l’impact sur la biodiversité, ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prévention des risques environnementaux. Concrètement, des dispositifs économiseurs d’eau ont été installés sur les chasses d’eau et des robinets automatiques à détection de mouvement équipent les sanitaires des sièges. L’optimisation de la puissance souscrite, l’amélioration du facteur de puissance et la modernisation des équipements ont permis une réduction durable de l’empreinte énergétique.

Le volet social couvre la prévention des accidents, la santé et sécurité des employés, la formation du personnel, et le respect des droits des employés incluant l’équité, l’inclusion, la diversité, le dialogue social, la non-discrimination et l’égalité des chances. L’ATB a formé 100 % de ses managers (hommes et femmes) à la thématique de l’égalité professionnelle et a élaboré un guide pratique ainsi qu’un tableau de bord genré pour le suivi des indicateurs. La deuxième édition de l’IT Academy a permis de former 14 jeunes ingénieurs IT, avec une hausse de 65 % des actions de formation et une augmentation de 28 % des heures de formation en 2024.

En matière de santé et sécurité, 30 % du personnel front office et 20 % du personnel back office ont été formés à la sécurité incendie et au secourisme, tandis que 100 % des chargés d’évacuation et des équipiers de première intervention ont été formés. Des campagnes de sensibilisation « Octobre Rose » et « Novembre Bleu » ainsi qu’une campagne de vaccination contre la grippe ont été organisées.

Le volet gouvernance porte sur l’éthique des affaires, les intérêts des dirigeants et actionnaires, les modes de rémunération des équipes dirigeantes, l’indépendance et la composition du Conseil d’Administration, ainsi que l’équité de genre au sein des instances de direction. La banque a maintenu sa certification ISO/IEC 27001 pour les services Internet et Mobile Banking, réalisé des tests d’intrusion sur ses services digitaux et déployé un Système de Management de la Continuité d’Activité (ISO 22301) avec des tests réguliers de continuité et de reprise d’activité.

Une approche pragmatique et mesurable

L’ATB revendique une approche pragmatique en agissant concrètement et en intégrant progressivement les enjeux ESG dans toutes ses activités, de la gestion des investissements au développement de nouveaux produits et services. La démarche est fondée sur des actions mesurables et bien ciblées, conformément aux recommandations de la Bourse de Tunis en matière de transparence extra-financière.

Innovation numérique et inclusion financière : la banque a lancé Temenos Infinity, une plateforme digitale omnicanale visant à améliorer l’interaction client et offrir des services personnalisés, éco-conçus et hautement sécurisés. Le projet ATB DIGIPACK, déployé dans six agences pilotes, permet un parcours client 100 % digitalisé intégrant la signature électronique sécurisée et une réduction significative de la consommation de papier.

ATB Pay a été reconnu « Produit de l’année » pour la deuxième année consécutive, tandis que la carte prépayée « MyPay », dédiée au versement de salaires et pensions de retraite, constitue un levier d’inclusion sociale et financière pour les populations non bancarisées.

Engagement sociétal mesurable : l’ATB a sensibilisé 82 filles lors de la Journée internationale des filles en partenariat avec la GIZ, sponsorisé l’édition 2024 de Femmes Entrepreneurs et la 5ème édition du Femme Fest, soutenu le Prix Moovjee Tunisie 2024 valorisant les jeunes entrepreneurs innovants entre 18 et 30 ans, et accompagné la 16ème édition du Prix Mustapha Azouz pour la littérature pour enfants en langue arabe.

Cette démarche RSE-ESG, progressive et structurée, permet de prioriser et piloter les enjeux ESG clés. Elle contribue à une gouvernance responsable, à la maîtrise des risques et à une création de valeur durable pour l’ensemble des parties prenantes.

En chiffres : l’année 2024 de l’ATB

  • Gouvernance : six réunions du Conseil d’Administration, 100 % de taux de présence aux comités, 100 % de sensibilisation au code de conduite.
  • Formation : +65 % d’actions de formation, +88 % de participation des collaborateurs, +28 % d’heures de formation.
  • Genre : 100 % des managers formés à l’égalité professionnelle, 48 % de femmes dans les postes de haute direction.
  • Environnement : 100 % des collaborateurs sensibilisés à la gestion énergétique, généralisation de l’éclairage LED.
  • Finance durable : 98 % des chargés PME et 96 % des chefs d’agences formés aux critères ESG, 45 % des chargés PME formés au programme ADAPT.
  • Cybersécurité : certification ISO/IEC 27001 maintenue, 97 % de conformité FATCA.

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L’or flambe et dépasse les 5 240 $

Les cours de l’or ont poursuivi leur ascension record, franchissant pour la première fois la barre des 5 240 dollars l’once, sous l’effet de la chute du dollar américain à son plus bas niveau en près de quatre ans, coïncidant avec des inquiétudes géopolitiques croissantes et l’attente des marchés quant à la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur sa politique monétaire.

L’or a progressé de 1,1 % sur le marché au comptant, à 5 243,58 dollars l’once, mercredi 28 janvier. Ses gains s’élèvent ainsi à plus de 20 % depuis le début de l’année…

Kelvin Wong, analyste de marché senior chez OANDA, a déclaré que la hausse de l’or est liée à « la forte corrélation inverse entre ce métal et le dollar », notant que les gains importants enregistrés mardi par le métal sur le marché américain faisaient suite à une déclaration du président américain Donald Trump concernant la baisse du dollar. Ce qui a été perçu comme un signe de consensus au sein de la Maison Blanche quant à la préférence pour une monnaie plus faible…

La faiblesse du dollar américain est également intervenue alors que des données montraient que la confiance des consommateurs américains avait chuté à son plus bas niveau en plus de 11 ans et demi en janvier, sous l’effet d’un ralentissement du marché du travail et de la hausse des prix.

Wong a cependant prédit que l’or se heurterait à une résistance technique à court terme au niveau de 5 240 dollars l’once. Tandis que la Deutsche Bank indique que le métal jaune pourrait atteindre 6 000 dollars l’once durant cette année 2026, soutenu par une demande d’investissement continue et la tendance des banques centrales et des investisseurs à accroître leurs avoirs en actifs non libellés en dollars et en actifs tangibles.

Parmi les autres métaux précieux, l’argent a progressé de 1,9 % sur le marché au comptant, atteignant 115,11 dollars l’once, après avoir culminé à un record historique de 117,69 dollars. Depuis le début de l’année, le cours de l’argent a bondi de près de 60 %.

Le platine a également progressé de 2 % pour atteindre 2 692,60 dollars l’once, après avoir atteint 2 918,80 dollars lundi 26 janvier, tandis que le palladium a grimpé de 1,4 % à 1 961,68 dollars.

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