Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Gaz en Europe : les prix au plus haut depuis sept mois

Les prix du gaz naturel en Europe ont atteint un nouveau sommet en sept mois, ravivant les inquiétudes sur le coût de l’énergie. Les intempéries, l’incertitude géopolitique et l’évolution des relations entre les États-Unis et l’UE créent un contexte explosif sur les marchés de l’énergie…

Le prix de référence européen du gaz naturel, le contrat à terme du mois prochain sur le hub néerlandais TTF, a bondi jeudi 22 janvier de 6,9 ​​% en début de séance, atteignant 41,92 euros par mégawattheure. Ce qui constitue son plus haut niveau depuis le 23 juin 2025. Par la suite, le prix a légèrement baissé, mais est resté proche de 41 euros/MWh.

L’élément déclencheur a été la décision du président américain Donald Trump de renoncer, de manière inattendue, à imposer des droits de douane sur les produits de plusieurs pays de l’Union européenne. Cette décision a immédiatement réduit la prime de risque intégrée au marché. Car les menaces de droits de douane avaient suscité des craintes de restrictions potentielles sur les exportations américaines de GNL vers l’Europe et un impact négatif sur la demande industrielle.

Comme le soulignent les acteurs du marché, la levée des menaces tarifaires a donné un nouvel élan à un marché déjà en pleine croissance, en raison des conditions météorologiques et de la demande accrue.

« Combinaison parfaite »

Les analystes indiquent que les températures froides aux États-Unis et en Europe accentuent la pression à la hausse sur les prix. Aux États-Unis, le froid accroît la demande de gaz naturel et provoque le gel de certains gisements. Ce qui pourrait limiter les volumes acheminés vers les terminaux méthaniers pour l’exportation. En Europe, les prévisions annoncent des températures de 1 à 4 degrés Celsius inférieures aux normales saisonnières pour la semaine du 26 janvier. Ce qui alimente les inquiétudes concernant les stocks.

Pour leur part, les analystes bancaires préviennent que, malgré un début d’hiver doux, la persistance du froid pourrait accélérer l’épuisement des réserves de gaz. Déjà, le taux d’occupation des installations de stockage européennes est inférieur à 50 % et le risque est de clôturer la saison hivernale à des niveaux inférieurs à ceux de l’an dernier…

Le secteur de l’électricité en Europe du Sud-Est dans le rouge

Dans le même temps, l’évolution du marché du gaz naturel se répercute fortement sur le marché de l’électricité. En Europe du Sud-Est, les prix de gros de l’électricité ont retrouvé des niveaux élevés, sous l’effet du froid et de l’incertitude géopolitique.

En Grèce, le prix moyen sur le marché de gros a bondi de 30,28 % mercredi 21 janvier, atteignant 146,16 euros/MWh. Il a continué d’augmenter jeudi à 166,64 euros/MWh et aujourd’hui à 168,51 euros/MWh. Malgré cette hausse, le marché grec ne figure pas parmi les plus chers d’Europe. En effet, en Bulgarie et en Roumanie, les prix ont dépassé 282 euros/MWh. Tandis qu’en Hongrie ils ont atteint 249 euros/MWh et en Autriche 218 euros/MWh. À l’inverse, l’Allemagne et la France ont enregistré des prix nettement inférieurs.

Dans tous les cas, les analystes estiment que, tant que le froid persistera et que les entrepôts continueront de se vider, les pressions sur les prix de l’énergie resteront fortes dans la période à venir, remettant sur le devant de la scène la question de la sécurité énergétique et des coûts pour les ménages et les entreprises.

L’article Gaz en Europe : les prix au plus haut depuis sept mois est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises »

Alors que les exigences environnementales mondiales se durcissent, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Pour décrypter ces enjeux, nous avons reçu dans nos locaux  Nacer Hachani, expert-comptable spécialisé dans la transition écologique et les mécanismes de tarification carbone. Entre contraintes bancaires et menace imminente de la taxe carbone aux frontières de l’UE, il livre une analyse sans concession sur l’urgence de passer d’une communication de façade à une véritable stratégie de décarbonation.

Depuis 2021, les entreprises tunisiennes, notamment cotées, intègrent de plus en plus les critères ESG. Quel est l’impact réel de cette évolution sur notre tissu économique ?

Le cadre réglementaire tunisien s’est considérablement densifié pour répondre à une nécessité de transparence accrue. Si la loi de 2018 sur la RSE a posé les premières pierres en s’inspirant de la norme ISO 26000, le véritable tournant a été pris par la Bourse de Tunis en 2021 avec son guide de reporting extra-financier. Plus récemment, le communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) de décembre 2025 marque une étape cruciale en exigeant que les sociétés faisant appel public à l’épargne détaillent leurs risques et opportunités liés à la durabilité directement dans leurs états financiers.

Cette dynamique transforme les organisations en profondeur. D’abord, elle conditionne l’accès aux marchés internationaux, car les exigences européennes ne laissent plus de place à l’improvisation. Ensuite, elle devient un levier financier majeur puisque les banques et fonds d’investissement conditionnent désormais leurs lignes de crédit à la transparence des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Enfin, elle offre une rentabilité opérationnelle concrète en permettant aux entreprises de saisir de nouvelles opportunités de création de valeur, notamment pour les secteurs énergivores comme le ciment, où l’investissement dans l’autoconsommation d’énergies renouvelables permet de transformer un poste de coût stratégique en levier de performance opérationnelle et ESG.

Au regard des données actuelles, observe-t-on une réelle appropriation des valeurs ESG ou reste-t-on dans une logique de communication ?

Nous observons aujourd’hui une économie à deux vitesses. D’un côté, les grandes entreprises cotées et les filiales de groupes internationaux ont intégré ces enjeux dans leur ADN opérationnel. Pour ces acteurs, la pression vient souvent des donneurs d’ordres étrangers, particulièrement dans les secteurs stratégiques tels que le textile et l’industrie automobile, qui imposent des audits sociaux et environnementaux extrêmement rigoureux.

À l’opposé, une partie du tissu entrepreneurial se contente encore d’une approche superficielle axée sur l’image de marque. Ces entreprises adaptent leur communication sans transformer leurs processus profonds. C’est un calcul risqué, car nous ne sommes plus dans un simple exercice de conformité superficielle, mais bien dans un enjeu de viabilité économique à long terme. Pour les entreprises exportatrices, ce décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient une menace directe pour leur pérennité.

Quels sont les leviers concrets pour enraciner durablement cette culture chez les retardataires ?

La clé de la réussite réside dans la convergence totale entre les impératifs écologiques et la rentabilité économique. Pour obtenir une adhésion massive, il faut un retour sur investissement limpide. Par exemple, si la Tunisie instaurait une réglementation permettant l’échange de quotas carbone, les entreprises seraient naturellement incitées à investir pour générer des crédits valorisables.

Par ailleurs, il nous manque encore un système de traçabilité robuste pour l’énergie verte, similaire au modèle français des certificats d’origine. Sans une telle certification, nos exportateurs manquent de crédibilité pour valoriser leur décarbonation sur la scène internationale. Il est donc impératif de bâtir un environnement où l’engagement écologique devient un moteur de compétitivité financière plutôt qu’une charge supplémentaire.

Vous parlez souvent de « double matérialité ». Est-ce le concept qui doit guider les dirigeants ?

Le concept de double matérialité est effectivement le pivot de la conscience stratégique moderne. Auparavant, l’entreprise ne se souciait que de l’impact de l’environnement sur ses finances. Aujourd’hui, elle doit également mesurer l’impact de ses propres activités sur son environnement. C’est une question de survie : si une industrie continue d’émettre massivement du carbone, le changement climatique finira par détruire ses propres actifs physiques. Quand un dirigeant intègre que la dégradation de la planète équivaut à la destruction de sa propre valeur financière à terme, sa vision stratégique bascule radicalement.

Où en est l’empreinte carbone des entreprises tunisiennes face aux nouvelles sanctions internationales ?

Nous sommes encore loin d’une connaissance précise de notre empreinte carbone nationale. Il est désormais urgent que le calcul du bilan carbone soit généralisé par voie législative en instaurant des obligations par secteur ou par seuil de chiffre d’affaires. L’urgence est dictée par l’Europe avec le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières, qui cible déjà six secteurs clés : ciment, engrais, acier, hydrogène, électricité et aluminium.

Avec une taxe carbone avoisinant les 85 euros par tonne, le coût de l’inaction se chiffrera très bientôt en millions d’euros, lorsque le mécanisme atteindra son plein régime, dans un contexte de suppression progressive des quotas gratuits. Les entreprises tunisiennes s’engagent déjà contractuellement sur des seuils d’émissions dans leurs nouveaux marchés, et tout dépassement sera lourdement sanctionné par des audits européens dès 2027, qui porteront sur les émissions de 2026. Pour nos exportateurs, la décarbonation est désormais une condition sine qua non de survie face à la concurrence mondiale.

L’article Nacer Hachani : « L’ESG n’est plus une option éthique, mais le pivot de la viabilité de nos entreprises » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pétrole sous tension après la menace de Trump contre l’Iran

Les prix du pétrole ont augmenté ce vendredi après que le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces contre l’Iran, l’un des principaux producteurs de pétrole du Moyen-Orient, faisant craindre une action militaire susceptible de perturber les approvisionnements.

Le prix du Brent pour livraison en mars a progressé de 35 cents, soit 0,55 %, à 64,41 dollars le baril, contre une progression de 0,56 % pour le WTI américain qui a grimpé de 33 cents à 59,69 dollars le baril. En revanche, ils ont chuté d’environ 2 % jeudi…

Par ailleurs, un responsable américain a déclaré que des navires de guerre, dont un porte-avions et des destroyers lance-missiles, arriveraient au Moyen-Orient dans les prochains jours.

A noter que l’Iran est le quatrième producteur de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et un important fournisseur de la Chine, deuxième consommateur mondial de pétrole…

L’article Pétrole sous tension après la menace de Trump contre l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ce qu’il faut retenir de la mission tunisienne à Davos

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a représenté la Tunisie lors de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos, tenue du 19 au 23 janvier 2026. Sous le thème « L’esprit du dialogue », ce rendez-vous majeur a permis à la délégation tunisienne de multiplier les échanges stratégiques avec des dirigeants mondiaux et des institutions financières de premier plan pour examiner l’avenir de l’économie globale.

Au cours de ce sommet réunissant des représentants de 130 pays, le ministre tunisien a pris part à plusieurs séminaires consacrés aux perspectives économiques pour l’année 2026. Les discussions, relayées par un communiqué officiel du département de l’Économie, ont porté sur des défis transversaux tels que le changement climatique, la finance durable, la promotion de l’innovation et le rôle moteur de l’intelligence artificielle dans le développement. Samir Abdelhafidh a particulièrement mis l’accent sur le développement du commerce numérique au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), explorant les leviers nécessaires pour stimuler l’investissement dans la connectivité et assurer une croissance inclusive sur le continent.

Intensification des partenariats avec les institutions internationales

En marge des sessions plénières, le ministre a mené une série d’entretiens bilatéraux de haut niveau, notamment avec Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de la CNUCED. Cet échange a porté sur le renforcement de la coopération technique et le soutien au Centre de Tunis pour la formation sur le droit de la concurrence. Mme Grynspan a évoqué la création d’une plateforme pour les pays emprunteurs afin d’améliorer la gestion de la dette via des méthodes innovantes, tout en exprimant sa volonté de visiter prochainement la Tunisie et de contribuer à l’évolution des textes juridiques relatifs à l’investissement.

Parallèlement, la rencontre avec Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a permis de réaffirmer la solidité des relations historiques entre les deux parties. M. Lario s’est dit disposé à financer de nouveaux projets de développement rural adaptés aux priorités tunisiennes. De même, l’entretien avec Matteo Patrone, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a consolidé la dynamique instaurée par la récente visite de la présidente de l’institution à Tunis. La BERD a réitéré son engagement à soutenir le plan de développement 2026-2030, avec une nouvelle visite de M. Patrone prévue au second semestre de l’année.

Synergies régionales et attractivité du site Tunisie

La coopération avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a également figuré au centre des priorités. Abdullah Almusaibeeh a salué le rôle de la Tunisie dans la coopération arabo-africaine, ouvrant la voie à un soutien accru pour les entreprises tunisiennes exportatrices et à l’exécution de projets en Afrique subsaharienne. Sur le plan bilatéral, des réunions avec les ministres du Koweït et d’Oman ont visé à intensifier les flux d’investissements directs et à organiser des manifestations commerciales conjointes.

Enfin, Samir Abdelhafidh a clôturé sa mission par une série de rencontres avec des investisseurs internationaux et des chefs d’entreprises. Il a exposé les avantages compétitifs de la Tunisie en tant que destination stratégique, réaffirmant la volonté des autorités de coordonner étroitement avec les opérateurs privés pour concrétiser leurs intentions d’investissement dans divers secteurs porteurs.

L’article Ce qu’il faut retenir de la mission tunisienne à Davos est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Japon relève ses prévisions de croissance et d’inflation

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, vendredi 23 janvier, relevant parallèlement ses prévisions de croissance économique et d’inflation.

Comme attendu, la Banque centrale du Japon a maintenu les taux d’intérêt à court terme à 0,75 % par un vote de huit contre un.

L’article Le Japon relève ses prévisions de croissance et d’inflation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Appel urgent du Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie face aux inondations

Le Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie a exprimé sa solidarité avec les victimes des inondations récentes qui ont frappé plusieurs gouvernorats, causant d’importants dégâts matériels et plongeant de nombreuses familles dans la précarité.

Face à l’urgence, le Comité appelle à une mobilisation générale de la société civile tunisienne, des organisations partenaires, des amis du pays et de la diaspora tunisienne à l’étranger. Il encourage la mise en place de collectes de fonds et de dons matériels dans les pays de résidence, en insistant sur la responsabilité, la transparence et une coordination étroite avec la Croix-Rouge tunisienne et les associations locales pour une aide rapide et efficace.

Dans ce contexte, la solidarité nationale et internationale est vue comme un pilier clé pour les secours immédiats et la reconstruction. Le Comité invite tous les acteurs – citoyens, associations et collectifs – à le contacter pour coordonner les efforts.

L’article Appel urgent du Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie face aux inondations est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Doha abrite le 9ème Forum mondial de l’investissement 2026

C’est le Qatar qui a été choisi pour accueillir la 9ème édition du Forum mondial de l’investissement (ou WIF en anglais), un événement qualifié de “phare“ par la Cnuced pour la communauté mondiale de l’investissement. Et il se déroulera du 25 au 27 octobre 2026, à Doha plus précisément.

Sur le site du WIF, on lit que « c’est un espace où politiques publiques, capitaux et entreprises se rencontrent pour façonner la prochaine génération d’investissements durables, résilients et inclusifs ».

Le thème de cette 9ème édition du WIF porte sur « Investir dans l’avenir » et réunira des chefs d’État, ministres, dirigeants d’entreprise, investisseurs mondiaux, fonds souverains, institutions de financement du développement et autres institutions internationales, dont l’objectif est de « mobiliser l’investissement pour relever les défis mondiaux ».

Ahmad Al-Sayed, ministre d’État chargé du Commerce extérieur du Qatar, appelle à saisir «… ce moment de défis mondiaux comme une opportunité pour réorienter l’investissement vers la résilience, l’équité et une prospérité partagée ».

Pour sa part, Nan Li Collins, directrice de l’investissement et de l’entreprise de la Cnuced et responsable du Forum mondial de l’investissement, assure que « le WIF est avant tout une plateforme de partenariat public-privé pour l’investissement ».

Et la Cnuced explique le pourquoi de participer au WIF. « Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, le resserrement financier, les risques climatiques et l’évolution rapide des technologies, le WIF 2026 offre une plateforme unique pour entre autres : accéder à des opportunités d’investissement dans des marchés à forte croissance et des marchés frontières; échanger avec les décideurs qui façonnent la prochaine vague de stratégies d’investissement et industrielles; nouer des liens avec des fournisseurs mondiaux de capitaux, notamment des fonds souverains, des banques de développement et des investisseurs institutionnels… »

L’article Doha abrite le 9ème Forum mondial de l’investissement 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La logique de neutralité stratégique de la Tunisie face au différend USA–UE autour du Groenland

À mesure que le Forum économique mondial de Davos s’impose comme un carrefour où se croisent intérêts économiques, stratégies géopolitiques et rapports de puissance, la question de la présence ou de l’absence d’un État ne peut plus être lue comme un simple choix protocolaire. Elle devient, au contraire, un acte politique en soi, chargé de significations implicites.

L’édition 2026, placée sur le thème évocateur d’un « esprit de dialogue », s’inscrit dans un contexte international marqué par une fragmentation croissante de l’ordre occidental, dont le différend latent entre les États-Unis et l’Union européenne autour du Groenland, constitue l’un des symptômes les plus révélateurs.

C’est dans ce cadre que la participation tunisienne, limitée à une représentation ministérielle sans forte incarnation politique au plus haut niveau, a suscité critiques et inquiétudes. L’analyse formulée par notre ami et confrère l’économiste Aram Belhadj met à juste titre en lumière les coûts potentiels d’une visibilité internationale réduite : affaiblissement de la crédibilité, perte d’opportunités de partenariats, marginalisation dans les réseaux de décision économique mondiale.

Pourtant, cette lecture, bien que fondée, demeure incomplète si elle ne prend pas en compte la profondeur des recompositions géopolitiques en cours et la position structurellement vulnérable de la Tunisie dans ce nouvel échiquier.

Davos 2026 n’est pas un espace neutre. Il est devenu un lieu où se négocient, souvent en marge des sessions officielles, des équilibres stratégiques majeurs. La question du Groenland, longtemps reléguée aux marges de l’actualité, s’est progressivement imposée comme un enjeu central de rivalité transatlantique. Derrière ce territoire arctique se jouent des questions de contrôle des routes maritimes, d’accès aux ressources minières et énergétiques, et de projection militaire dans un contexte de compétition accrue entre grandes puissances.

Davos, une dimension quasi diplomatique…

La présence simultanée du président américain, des principaux dirigeants européens et de hauts responsables chinois confère à Davos une dimension quasi diplomatique, où chaque interaction est scrutée et interprétée.

Dans ce climat, la Tunisie se trouve confrontée à un dilemme classique des économies intermédiaires dépendantes de partenariats multiples. D’un côté, l’Union européenne demeure son premier partenaire commercial, son principal investisseur et un bailleur de fonds essentiel. De l’autre, les États-Unis conservent un rôle clé dans l’architecture financière internationale, tant à travers leur influence sur les institutions multilatérales que par leur poids politique et stratégique.

Prendre position, même indirectement, dans un différend opposant ces deux pôles, reviendrait à fragiliser un équilibre déjà précaire.

L’absence relative de hauts responsables tunisiens à Davos peut ainsi être interprétée comme l’expression d’une neutralité stratégique assumée. Il ne s’agit pas d’un retrait du jeu international, mais d’une volonté de ne pas être entraînée dans une dynamique de polarisation qui ne sert pas ses intérêts fondamentaux.

Lire aussi: ECLAIRAGE – Analyse des déclarations de Donald Trump au Forum de Davos

Dans un monde où les forums économiques deviennent des scènes de rivalités géopolitiques feutrées, la discrétion peut constituer une forme de prudence rationnelle, surtout pour un pays dont la marge de manœuvre financière est étroite et la dépendance aux financements extérieurs élevée.

Cette posture n’est pas sans rappeler une tradition diplomatique tunisienne historiquement fondée sur l’équilibre, le multilatéralisme et la recherche de compromis. Toutefois, la différence majeure réside dans le contexte actuel : la neutralité n’est plus perçue comme une position naturelle, mais comme un choix qui doit être constamment justifié et crédibilisé.

Dans cet environnement, l’absence prolongée des grandes scènes internationales risque de se transformer, à terme, en invisibilité structurelle, voire en déclassement.

C’est précisément là que se situe le cœur du débat soulevé par l’intervention d’Aram Belhadj. Le problème n’est pas tant l’absence ponctuelle à Davos que l’absence d’une stratégie claire de diplomatie économique capable de concilier neutralité politique et présence économique active.

Etre présent mais sans prendre parti

La Tunisie peut difficilement se permettre de renoncer aux espaces où se construisent les perceptions, se négocient les agendas et s’esquissent les futurs partenariats. Mais elle doit, dans le même temps, éviter toute lecture de sa présence comme un alignement implicite sur l’un ou l’autre camp.

Dans cette perspective, la participation technique virtuelle du ministre de l’Économie et de la Planification apparaît comme un compromis fragile mais révélateur. Elle permet de maintenir un canal de dialogue économique, de suivre les débats et de préserver une forme de continuité institutionnelle, tout en évitant l’exposition politique réelle qu’aurait entraînée une présence présidentielle ou gouvernementale plus (re)marquée.

Ce choix traduit une hiérarchisation des priorités : préserver les équilibres diplomatiques avant de rechercher une visibilité symbolique.

Neutralité oui, mais appuyée par un récit économique crédible

À moyen terme, toutefois, cette stratégie atteint ses limites. La neutralité ne peut être durable que si elle s’accompagne d’une capacité à formuler un récit économique crédible, à proposer des projets concrets et à défendre des intérêts clairement identifiés. Faute de quoi, elle risque d’être interprétée non comme une prudence stratégique, mais comme une hésitation, voire une absence de vision.

En définitive, l’épisode de Davos 2026 révèle moins un isolement conjoncturel de la Tunisie qu’un malaise plus profond dans sa projection internationale. Face à un monde de plus en plus polarisé, où les différends entre alliés traditionnels – à l’image de la rivalité USA–UE sur le Groenland – redessinent les lignes de fracture, la Tunisie cherche avant tout à ne pas choisir un camp.

Ce non-alignement pragmatique peut constituer un atout, à condition qu’il soit pensé, assumé et accompagné d’une diplomatie économique offensive, capable de transformer la retenue politique en opportunité stratégique plutôt qu’en silence coûteux.

 

==============================

* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

L’article La logique de neutralité stratégique de la Tunisie face au différend USA–UE autour du Groenland est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La STB affiche un PNB de 687,9 millions de dinars en hausse de 5,89 %

La Société Tunisienne de Banque (STB) a réalisé un Produit Net Bancaire de 687,9 millions de dinars à la fin de l’exercice 2025, enregistrant une augmentation de 5,89 % par rapport à l’exercice antérieur. Le coefficient d’exploitation a connu une amélioration, passant de 50,08 % à 48,47 %, témoignant d’une meilleure efficacité opérationnelle.

Ces résultats s’expliquent par une évolution positive entre les produits et les charges d’exploitation bancaire. Les produits ont connu une hausse de 3,3 % pour se chiffrer à 1 454,4 millions de dinars, pendant que les charges correspondantes n’ont augmenté que de 1,08 % pour s’élever à 766,4 millions de dinars. Les charges opératoires ont enregistré une progression limitée à 2,48 % durant la période considérée.

La structure des produits d’exploitation bancaire se compose essentiellement des produits d’intérêts qui représentent 60,8 %, des revenus issus du portefeuille titres à hauteur de 29,9 %, et des commissions nettes qui comptent pour 9,4 %.

L’activité de crédit et les placements constituent les piliers de l’activité

L’activité de crédit génère 91,6 % des produits d’intérêts, correspondant à 809,6 millions de dinars. L’encours total des créances nettes auprès de la clientèle s’est fixé à 8 645 millions de dinars, marquant une diminution de 1 126 millions de dinars comparativement à la fin de l’année 2024. Cette baisse traduit une stratégie d’optimisation dans l’octroi de crédit, tout en préservant le soutien financier aux acteurs économiques et aux établissements publics.

Le portefeuille titres a connu une croissance significative avec une progression de 1 012 millions de dinars, soit une hausse de 26,1 %, portant le total à 4 886 millions de dinars. Cette augmentation découle principalement de l’accroissement des Bons du Trésor Assimilables (BTA) conservés dans le portefeuille d’investissement.

Des ressources solides et une situation de liquidité favorable

Concernant le passif, les charges d’exploitation bancaire totalisant 766,4 millions de dinars se composent presque entièrement de charges d’intérêts, liées en grande partie aux dépôts de la clientèle. À la fin du mois de décembre 2025, l’établissement n’a pas eu recours aux ressources de marché à court terme.

Les dépôts de la clientèle ont progressé de 9,7 % pour atteindre 12 508 millions de dinars. Leur composition, largement constituée de dépôts à vue et d’épargne, assure une base de financement stable.

Les ratios de liquidité demeurent satisfaisants. Le ratio Loan to Deposit (LTD) s’est positionné à 81,7 %, nettement inférieur au plafond réglementaire. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) se maintient au-dessus de la norme fixée à 100 %.

L’article La STB affiche un PNB de 687,9 millions de dinars en hausse de 5,89 % est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – BM : Chiboub et Arrobbio font le point sur les projets énergétiques en cours

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a rencontré le représentant du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie, Alexandre Arrobbio, jeudi 22 janvier, et ce en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchen, ainsi que de plusieurs hauts cadres du ministère.

Le suivi des mécanismes de mise en œuvre des projets et programmes énergétiques financés par la Banque et à l’évaluation de leur état d’avancement ont été au centre de cette rencontre. Il s’agit notamment du projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie (Elmed), le programme d’amélioration de la performance technique et commerciale de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), ainsi que le projet de renforcement du réseau national d’électricité Sud-Nord entre Skhira et Kondar.

Fatma Thabet Chiboub a souligné la volonté de renforcer davantage les investissements dans les énergies renouvelables, avec la participation, de toutes les parties concernées. Elle a aussi salué le niveau de coopération avec la Banque mondiale, ainsi que son soutien continu au département de l’Economie et à ses structures.

Pour sa part, Alexandre Arrobbio a mis en exergue les progrès réalisés par la Tunisie dans son processus de transition, tout en réaffirmant l’engagement de la BM à l’accompagner vers un avenir meilleur en fournissant l’appui technique nécessaire pour accélérer la réalisation des projets programmés.

La réunion s’est tenue en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchen, ainsi que de plusieurs hauts cadres du ministère.

L’article Tunisie – BM : Chiboub et Arrobbio font le point sur les projets énergétiques en cours est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

CMF alerte : ESG et MACF, la transparence verte s’impose !

Le Conseil du marché financier (CMF), avec l’Ordre des experts comptables de Tunisie (OECT), a tenu le 22 janvier 2026 à Tunis un colloque sur les obligations de divulgation ESG et le mécanisme d’ajustement carbone aux Frontières (MACF).​

Cet événement intervient dans le cadre du plan CMF pour la durabilité et la finance verte, aidant les sociétés cotées et acteurs du marché à anticiper les règles de transparence sur les critères ESG et la tarification carbone internationale.​

De ce fait, les débats ont porté sur les priorités du CMF en finance verte et le communiqué ESG-MACF à inclure dans les comptes 2025.

Par ailleurs, un panel a réuni en l’occurrence les ministères des Finances, de l’Environnement et la CITET. Et ce dans le but de débattre et d’échanger sur la transition énergétique, la décarbonation ainsi que les exigences réglementaires.​

Enfin, un échange avec sociétés cotées, experts-comptables et parties prenantes a clarifié les mises en œuvre pratiques. Le CMF confirme son engagement pour une transparence accrue, l’intégration de la durabilité et le respect des normes mondiales extra-financières.

Ce qui fait que les sociétés cotées devront intégrer  les états financiers de l’exercice 2025  les facteurs ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) et le MACF, marquant une rupture avec les pratiques antérieures focalisées sur le financier pur.

En outre, les commissaires aux comptes et parties prenantes devront valider ces données extra-financières, entraînant des changements dans les processus comptables, des coûts additionnels pour la collecte d’informations durabilité, et une exposition accrue aux mécanismes carbone mondiaux comme le CBAM européen ( Carbon Border Adjustment Mechanism), ou mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

L’article CMF alerte : ESG et MACF, la transparence verte s’impose ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trois ans et demi de prison ferme contre Borhane Bssaïes et Mourad Zeghidi

Ce jeudi, le tribunal de Tunis a condamné les journalistes Mourad Zeghidi et Borhane Bssaïes à trois ans et demi de prison ferme avec amende, dans une affaire de fraude fiscale, selon une source judiciaire.

Cette décision intervient suite à un rejet préalable de leur libération par la chambre criminelle le 5 janvier, avec renvoi de l’audience au 22 janvier.

 

L’article Trois ans et demi de prison ferme contre Borhane Bssaïes et Mourad Zeghidi est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ministère de l’Intérieur: Neutralisation d’une cellule terroriste à Majel Bel Abbès

Les forces de l’ordre ont neutralisé une cellule terroriste de quatre membres dans une zone frontalière de la délégation de Majel Bel Abbès, du gouvernorat de Kasserine à l’issue d’une traque menée ces derniers jours.

Le ministère de l’Intérieur souligne la poursuite ininterrompue des opérations à travers tout le pays pour contrer toute menace contre la sécurité de la Tunisie et de ses citoyens.  Selon le communiqué de l’intérieur a souligné comme suit: « Notre nation demeure à jamais précieuse, sécurisée et altière, repoussant indéfiniment les assauts du terrorisme sur ses remparts inébranlables. »

L’article Ministère de l’Intérieur: Neutralisation d’une cellule terroriste à Majel Bel Abbès est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Iran se tourne vers les cryptomonnaies pour se prémunir contre la crise du rial

La Banque centrale iranienne a acheté pour plus de 500 millions de dollars d’actifs numériques indexés sur le dollar au cours de l’année écoulée. Et ce, afin d’atténuer la crise monétaire et de contourner les sanctions américaines. C’est ce que révèle un rapport de la société d’analyse blockchain Elliptic, publié mercredi 21 janvier.

La Banque centrale d’Indonésie (CBI), qui tente de gérer des défis économiques imbriqués ayant déclenché des manifestations meurtrières ces dernières semaines en Iran, a effectué deux achats de stablecoin USDT, indexé sur le dollar américain, en avril et mai 2025, selon Elliptic, qui cite des documents divulgués et ses propres recherches.

Jusqu’en juin 2025, la plupart des fonds transitaient par une plateforme d’échange de cryptomonnaies iranienne, où les utilisateurs pouvaient détenir des USDT, les échanger contre d’autres cryptomonnaies ou les vendre contre des rials, rapporte encore la même source. Après l’attaque dont la plateforme a été victime en juin de la part d’un groupe pro-israélien, les flux ont changé : les USDT ont été convertis en d’autres actifs et transférés vers différentes blockchains.

L’économie iranienne est largement coupée des marchés financiers et des banques mondiales depuis que Donald Trump a abandonné l’accord nucléaire historique en 2018 et imposé de lourdes sanctions et pénalités au pays.

Les restrictions imposées aux exportations de pétrole iraniennes, principale source de devises étrangères du pays, ont épuisé ses réserves de change, tout comme l’incapacité du pays à rapatrier ses recettes d’exportation et son exclusion du système bancaire SWIFT. Cette situation a limité la capacité de la Banque centrale d’Iran à défendre la valeur du rial et à lutter contre une inflation galopante.

Ainsi, relaie aussi Elliptic, la Banque centrale d’Iran (CBI) semble utiliser le stablecoin pour enrayer l’effondrement du rial et traiter les paiements liés au commerce international. Cette pratique permettrait à l’Iran de développer un mécanisme bancaire résistant aux sanctions et un système financier parallèle capable de détenir des fonds en dollars américains hors de portée des autorités américaines.

Par ailleurs, notons que les autorités iraniennes ont imposé de sévères restrictions sur l’accès à Internet et aux réseaux téléphoniques depuis le 8 janvier. Date à laquelle les manifestations ont pris une ampleur considérable et les forces de sécurité ont lancé une répression meurtrière contre les manifestants.

Dans un rapport publié la semaine dernière, la société d’analyse blockchain Chainalysis a estimé que le secteur des cryptomonnaies en Iran atteindra 7,78 milliards de dollars en 2025. Et ce, alors que de plus en plus d’Iraniens tentent de protéger leurs actifs contre l’inflation galopante et recherchent des alternatives aux dollars et aux euros de plus en plus chers.

L’article L’Iran se tourne vers les cryptomonnaies pour se prémunir contre la crise du rial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Mohamed Ali Nafti: « La Tunisie, un partenaire fiable et responsable du système onusien »

Dans un contexte de défis globaux croissants, le ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé ce jeudi une réunion clé avec la Coordinatrice Résidente des Nations Unies en Tunisie, Rana Taha, et les représentants des agences onusiennes. L’objectif étant de  consolider les liens historiques et tracer les contours d’une coopération renforcée pour les années à venir.

Lors de son allocution d’ouverture, Mohamed Ali Nafti a salué la solidité des relations tuniso-onusiennes, ancrées dans la confiance mutuelle, le respect et un engagement partagé pour le multilatéralisme. Face aux crises successives, tensions géopolitiques et fluctuations économiques, il a réaffirmé la conviction tunisienne que l’action collective via les Nations Unies reste une « nécessité stratégique incontournable » pour la stabilité et le développement.

Le ministre a exprimé la gratitude des autorités tunisiennes pour l’appui technique, financier et institutionnel de l’ONU, particulièrement vital face aux défis économiques, sociaux et climatiques actuels. Tout comme il a rappelé le soutien à l’initiative présidentielle de 2025, placée sous le signe du renforcement de la coopération avec l’Organisation à l’occasion de son 80e anniversaire.

Les domaines couverts par cette collaboration sont cruciaux : développement humain et inclusion sociale, santé, protection sociale, éducation, jeunesse, égalité des genres, gouvernance, État de droit, gestion des migrations, protection des vulnérables, ainsi que les transitions numérique, industrielle et environnementale.

Une annonce majeure a marqué l’événement : le Ministère assurera, en tandem avec l’ONU et les structures nationales, la coordination de l’élaboration du nouveau Cadre de coopération pour 2027-2031. Ce document sera aligné sur le Plan national de développement économique et social 2026-2030, garantissant une cohérence parfaite avec les priorités tunisiennes.

De son côté, Mme Rana Taha a loué la Tunisie comme partenaire actif dans la promotion du multilatéralisme. Elle a réitéré l’engagement onusien à accompagner le pays dans son parcours de développement, en respectant scrupuleusement le principe d’appropriation nationale. La Coordinatrice a évoqué l’initiative « ONU 80 » du Secrétaire Général, visant à moderniser l’Organisation pour une efficacité accrue face aux défis contemporains, via une mobilisation optimale des ressources pour des programmes transformatifs.

La séance s’est poursuivie par des présentations des agences onusiennes sur leurs actions en cours – enfance, santé, développement industriel, autonomisation des femmes, gestion des migrations et infrastructures, suivies d’un dialogue interactif. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération, l’optimisation des programmes et la mobilisation de financements innovants pour un impact concret auprès des populations et régions les plus vulnérables.

En clôture, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé le rôle de la Tunisie comme partenaire fiable et responsable au sein du multilatéralisme onusien. Il a plaidé pour un système international plus équitable en matière de financement du développement, tenant compte des spécificités nationales et des défis persistants.

En somme, cette réunion illustre la volonté tunisienne de placer la coopération internationale au cœur de sa stratégie de résilience et de croissance.

L’article Mohamed Ali Nafti: « La Tunisie, un partenaire fiable et responsable du système onusien » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Inde-Afrique : Renforcer les partenariats

Parler d’un partenariat entre l’Inde, un pays, et l’Afrique, un continent de 54 pays, peut sembler asymétrique. Pourtant, deux facteurs le justifient : l’empathie et le soutien apportés à l’Afrique par l’Inde sont réciproquement accompagnés de l’admiration et du respect que la plupart des Africains éprouvent pour le succès de l’Inde en tant que plus grande démocratie mondiale et économie majeure à la croissance la plus rapide. Chacun, avec 1,4 milliard d’habitants, peut aider l’autre à réaliser sa vision d’une bonne gouvernance et de prospérité. Ainsi, l’évolution du partenariat entre l’Inde et l’Afrique dans les années 2020 est un sujet d’intérêt mondial.

Le partenariat Inde-Afrique doit être évalué selon quatre dimensions essentielles : multilatérale, continentale, régionale et bilatérale.

  1. La dimension multilatérale

Elle commence avec les Nations unies, où l’Inde et l’Afrique ont collaboré fructueusement pendant des décennies pour atteindre des objectifs communs, notamment la décolonisation, le développement économique, le maintien de la paix et la réforme de l’ONU. Aujourd’hui encore, l’Inde participe aux opérations de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud, en République centrafricaine et au Sahara occidental. Dans un contexte où le multilatéralisme est fortement mis à l’épreuve, les deux parties continuent de coordonner leurs actions pour maintenir la réforme de l’ONU, en particulier celle du Conseil de sécurité, à l’ordre du jour. La diplomatie proactive de l’Inde soutient des questions mondiales telles que l’aide au développement de l’Afrique, l’allégement de la dette, la transition énergétique juste et la croissance inclusive.

Une contribution majeure de l’Inde a été son leadership ferme, en tant que présidente du G20 en 2022–2023, pour faire accepter la demande de longue date de l’Afrique concernant l’adhésion pleine du Union africaine au G20. De plus, lors de la première expansion des BRICS, l’Inde a eu le privilège de soutenir l’entrée de l’Égypte et de l’Éthiopie dans ce forum influent.

  1. La dimension continentale

Elle a pris de l’importance avec le lancement du Sommet du Forum Inde-Afrique en 2008, suivi de deux autres sommets en 2011 et 2015. Il avait été prévu de tenir le quatrième sommet en 2020, mais la pandémie de COVID-19 et d’autres facteurs ont empêché sa tenue. Les indications officielles suggèrent désormais que le prochain sommet pourrait avoir lieu en 2026. Cela est nécessaire, car la géopolitique évolue rapidement, au détriment des intérêts du Sud global. L’Inde, en tant que « voix du Sud global », et l’Afrique, en tant que cœur du Sud global, doivent créer une opportunité de dialogue franc et complet afin de développer une stratégie mutuellement acceptable pour leurs objectifs communs.

  1. La dimension régionale

Elle concerne les efforts passés de l’Inde pour développer des liens de coopération avec certaines Communautés économiques régionales afin de diversifier et d’approfondir la coopération économique. Ces efforts ont été soutenus par les principales chambres de commerce indiennes, telles que le CII et le FICCI, par le biais d’interactions régulières avec l’EAC, le COMESA et le SADC. Il est désormais nécessaire de relancer ces initiatives en offrant un leadership politique. Les experts estiment que ces communautés économiques régionales restent des plateformes utiles pour accroître le commerce, l’investissement et la collaboration dans les minéraux stratégiques, ainsi que pour introduire les technologies numériques en Afrique.

  1. La dimension bilatérale

Elle constitue le canal le plus important pour consolider les relations entre l’Inde et les pays africains. En tenant compte de l’étendue du continent et du nombre important de pays concernés, l’Inde a ouvert 18 nouvelles ambassades ces dernières années. Elles sont désormais opérationnelles, reliant les autorités indiennes, les entreprises, les think tanks et autres acteurs à leurs homologues africains.

Le dialogue politique et diplomatique s’est déroulé par le biais d’échanges de visites de haut niveau, repris après une pause de trois ans due à la COVID-19. Entre 2022 et 2025, l’Inde a organisé 12 visites de très haut niveau, au cours desquelles le président, le vice-président ou le Premier ministre indien a discuté avec les dirigeants de 17 pays africains. Ces visites montrent que les intérêts de l’Inde s’étendent à l’Afrique de l’Ouest, du Nord et de la Corne de l’Afrique, tout en maintenant son rayonnement diplomatique traditionnel en Afrique de l’Est et australe.

De plus, lors de la gestion de la pandémie de Covid-19, l’Inde s’est trouvée en première ligne, fournissant vaccins, médicaments et équipements médicaux aux pays africains. Cela contrastait avec la regrettable pratique de certains pays occidentaux, qui laissaient leurs excédents de vaccins inutilisés plutôt que de les partager avec les populations africaines lorsqu’elles en avaient le plus besoin.

Deux domaines nécessitent une attention particulière dans ce partenariat :

Le commerce et la coopération économique : ils constituent la priorité absolue des deux parties. Le commerce de l’Inde avec l’Afrique était estimé à 103 milliards de dollars en 2025, et New Delhi vise à le porter à 200 milliards de dollars d’ici 2030. Les investissements cumulés de l’Inde en Afrique, s’élevant à 80 milliards de dollars, doivent également être accrus et diversifiés, avec une feuille de route concrète proposée par les chefs d’entreprise et les gouvernements.

Le soft power : la culture, l’éducation, le développement des compétences et le leadership intellectuel offerts par les universités, think tanks, médias et ONG. Un plan concerté doit être élaboré pour renforcer les interactions au niveau des populations, afin que les 2,8 milliards de personnes concernées puissent mieux se connaître et interagir qu’elles ne le font aujourd’hui.

Le partenariat multidimensionnel Inde-Afrique a un avenir prometteur. Cependant, les acteurs principaux des deux régions doivent consacrer davantage de temps, d’attention et de ressources financières pour le porter au niveau supérieur.

 

Rajiv Bhatia

 

———————-

Ambassadeur Rajiv Bhatia est chercheur distingué au Gateway House, Mumbai. Il a été Haut-Commissaire de l’Inde au Kenya, en Afrique du Sud et au Lesotho, et Directeur général du Indian Council of World Affairs (ICWA) de 2012 à 2015. Son livre India-AfricaRelations:Changing Horizons (Routledge, 2022) a reçu un accueil critique très favorable.

L’article Inde-Afrique : Renforcer les partenariats est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ambassade US à Tunis : Appel à notes CPAIG 2026

L’Ambassade des États-Unis à Tunis annonce l’ouverture de l’appel à notes conceptuelles pour le programme de subventions de mise en œuvre de l’Accord sur les biens culturels 2026 (CPAIG). Financé par l’inter-agence américaine « Cultural Antiquities Task Force » (CATF), ce programme soutient la protection du patrimoine contre le pillage, le vol et le trafic illicite.

 

Les subventions varient de 25 000 à 150 000 dollars, pour des projets d’une à trois ans. La date limite de soumission des notes conceptuelles est fixée au dimanche 8 février 2026 à 23h59 (heure de Tunis). Les candidatures tardives seront écartées.

Éligibilité et objectifs

Ouvert aux universités tunisiennes et américaines, ONG, entités publiques tunisiennes, organisations internationales et institutions gouvernementales, le CPAIG cible des initiatives alignées sur les priorités bilatérales. Les projets doivent répondre à des besoins locaux tout en servant la politique étrangère américaine, en perturbant les réseaux terroristes et criminels via la lutte contre le trafic d’antiquités.

Contexte stratégique

Ces accords bilatéraux protègent les collectionneurs américains contre les objets pillés et favorisent le partage légal à des fins éducatives. Ils renforcent aussi la coopération policière et les liens bilatéraux.

 

Pour plus d’informations:   https://tn.usembassy.gov/freedom-250-call-for-concept-notes-for-cultural-property-agreement-implementation-grants-cpaig/

Avec communiqué

L’article Ambassade US à Tunis : Appel à notes CPAIG 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Maroc – Inflation 2025 : les prix augmentent, mais sans emballement

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) du Maroc vient de publier les données sur les prix pour l’année 2025. Il en ressort que l’IPC – pour Indice des prix à la consommation – annuel moyen a enregistré une hausse modérée de 0,8 %.

Le HCP du Maroc explique cette évolution par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5 %, dans une note d’information. Toujours selon le HCP, les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 2,6 % pour le « Transport » à une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Par conséquent, l’indicateur d’inflation sous-jacente (qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics) a donc connu une hausse de 0,8 % au cours de l’année 2025 par rapport à 2024, rapporte Finances News.

Les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées dans les régions suivantes : Fès avec 1,7 %, Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %), Settat (1,1 %), Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), Agadir et Tanger (0,8 %), Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al-Hoceima (0,5  %), Béni Mellal (0,4 %) et Marrakech (0,2 %).

Cependant, en décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre. « Cette variation est le résultat du repli de 0,3 % de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires ».

En novembre, les prix des produits agroalimentaires ont connu forte diminution au niveau des « huiles et graisses » (3,9 %), « fruits » (2,8 %) et des « viandes » (1,2 %).

En revanche, les prix ont augmenté de 3,3 % pour les « Poissons et fruits de mer », de 2, 8% pour les « Légumes », de 0,6 % pour le « Lait, fromage et œufs » et de 0,4 % pour le « Café, thé et cacao », ajoute le HCP.

Par ailleurs, seuls les « carburants » au niveau des produits non alimentaires ont enregistré une baisse des prix de 0,5 %, souligne le site marocain.

L’article Maroc – Inflation 2025 : les prix augmentent, mais sans emballement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Hommage à Ridha Ben Zaied 

C’est avec une profonde émotion que l’ensemble du cabinet EY Tunisie rend hommage à l’une de ses figures fondatrices, Ridha Ben Zaied, décédé le 21 janvier 2026.

Co-fondateur du cabinet en 1987, Ridha Ben Zaied fut l’un des bâtisseurs essentiels et a marqué son histoire. Il a joué un rôle déterminant dans la structuration de notre cabinet, en œuvrant avec conviction à son intégration au réseau EY dès 1990, ouvrant ainsi la voie à de grandes ambitions avec une dimension internationale résolument marquée.

Si sa maîtrise de l’audit et de l’expertise comptable faisait autorité, c’est surtout sa vision et les valeurs d’intégrité et de justesse qu’il incarne qui commandaient le respect. Visionnaire et audacieux, il a conçu et structuré le département Fiscalité et Compliance, insufflant une dynamique de modernité et d’anticipation. Il n’a jamais hésité à explorer de nouveaux champs, à développer de nouveaux métiers et, surtout, à investir dans les talents et à leur faire confiance, convaincu que l’avenir d’un cabinet se construit avant tout par les femmes et les hommes qui le composent.

Mais au-delà du professionnel accompli, c’est l’homme que nous pleurons aujourd’hui. Ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés gardent le souvenir d’une personnalité profondément humaine, animée par des valeurs fortes, une grande bienveillance et une rare capacité d’écoute et de rassemblement.

Ridha Ben Zaied laisse derrière lui un héritage durable et le souvenir d’un homme d’exception.

À sa famille et à ses proches, nous adressons nos condoléances les plus sincères et l’expression de notre soutien le plus respectueux.

Allah Yarhmou.

Les Associés et l’ensemble des collaborateurs d’EY Tunisie

Avec communiqué.

L’article Hommage à Ridha Ben Zaied  est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌