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Tunis Re atteint 97 % de ses objectifs annuels en 2025

Tunis Re a enregistré un chiffre d’affaires de 238,4 millions de dinars  au 31 décembre 2025, confirmant la stabilité de son portefeuille par rapport à l’exercice précédent. La société a atteint 97 % de ses objectifs annuels de chiffre d’affaires, tandis que son ratio de sinistralité a diminué à 47 %, contre 59 % au 31 décembre 2024. Les produits financiers ont progressé de 7,7 %, passant de 31,190 MDT à 33,587 MDT.

Ces indicateurs reflètent une gestion maîtrisée des engagements, un ajustement sélectif du portefeuille de souscription et une évolution favorable des risques. Sur les marchés étrangers, la performance reste robuste malgré la dépréciation du dollar américain observée récemment. L’amélioration de la performance technique est liée à une gestion rigoureuse des risques, à la baisse de la sévérité des sinistres et à la revalorisation à la baisse de certains sinistres relatifs à des exercices antérieurs.

Les produits financiers intègrent les intérêts courus et non échus pour les exercices 2024 et 2025, hors intérêts sur dépôts auprès des cédantes, et témoignent d’une gestion prudente et efficace des placements. Ces chiffres consolidés, publiés par Tunis Re au quatrième trimestre 2025, confirment la solidité des fondamentaux du réassureur et la résilience de son modèle économique dans un contexte de marché exigeant.

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Vins français dans le viseur de Trump : la menace de taxes XXL qui fait trembler Paris

Le président américain Donald Trump menace d’imposer des droits de douane de 200 % sur les spiritueux importés (vins et champagnes) de France, en raison du refus de son homologue français Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix pour Gaza ».

« J’augmenterai les droits de douane sur leurs vins et champagnes à 200 %. Et il se joindra à nous. Mais il n’y est pas obligé », a-t-il déclaré aux journalistes en Floride.

Des sources proches du président français, Emmanuel Macron, ont indiqué, mardi 20 janvier, à l’AFP que Paris n’avait aucune intention de « donner suite positivement » à ce stade à la proposition de Washington d’intégrer le chef de l’État français au « Conseil de paix » du magnat républicain.

La réponse de la France

Les menaces du président américain sont « inacceptables » et « inefficaces », a réagi l’entourage du président français, s’adressant à l’AFP.

« Comme nous le soulignons toujours, les menaces tarifaires visant à influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces », a fait remarquer l’entourage de Macron. « Il s’agit, à ce stade, d’une menace d’une cruauté inacceptable et inimaginable, qui ne peut évidemment pas rester sans réaction, non seulement de la France, mais aussi de l’ensemble de l’UE », déclare la ministre française de l’Agriculture, Anne Genevard, sur TF1.

« Cette menace vise un secteur précis, celui de la viticulture, qui n’en a pas besoin car il est déjà confronté à des difficultés et constitue une référence pour l’agriculture française », a-t-elle déploré.

A noter d’ailleurs que les exportations françaises de vins et de champagnes vers les États-Unis se sont élevées à 4,1 milliards d’euros en 2024.

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Hausse de 85 % du chiffre d’affaires export de la bière pour la SFBT

La Société de Fabrication des Boissons de Tunisie (SFBT) a publié ses indicateurs financiers pour le quatrième trimestre 2025. Le chiffre d’affaires local des boissons gazeuses hors taxes a diminué, passant de 33,91 millions de dinars à 32,12 millions de dinars, soit une baisse de 5,29 %. À l’export, le chiffre d’affaires de ces mêmes produits a reculé de 6,42 millions de dinars à 5,33 millions de dinars, enregistrant une diminution de 17,02 %.

Le chiffre d’affaires hors taxes de la bière locale a progressé de 154,8 millions de dinars à 166,95 millions de dinars, une hausse de 7,85 %. La bière exportée a connu une croissance plus marquée, passant de 931 665 dinars à 1,72 million de dinars, soit une augmentation de 85,03 %.

En termes de volumes, les ventes de boissons gazeuses ont légèrement reculé de 3,66 millions à 3,59 millions de caisses. Tandis que les ventes de bière ont augmenté de 456 738 hectolitres à 487 032 hectolitres, représentant une progression de 6,63 %. La production de boissons gazeuses a enregistré une faible hausse de 225 831 hectolitres à 226 095 hectolitres. La production de bière a atteint 489 314 hectolitres contre 472 259 hectolitres au trimestre précédent, soit une augmentation de 3,61 %.

Les investissements de la période ont principalement concerné l’acquisition de matériel d’emballage consigné, incluant des casiers et des bouteilles. Les soldes comptables bancaires prennent en compte les encaissements auprès des clients et les dividendes reçus, déduction faite des paiements d’impôts, des salaires et des fournisseurs.

La société précise que la baisse des ventes de boissons gazeuses est liée à la mise en place d’un centre de facturation dédié aux produits de la filiale SGBIA au sein de l’usine SFBT-Charguia. Cette évolution opérationnelle a réduit le volume facturé par la société mère sans affecter l’activité globale du groupe. Le recul du chiffre d’affaires à l’export des boissons gazeuses est attribué à une diminution des commandes d’un client en Afrique subsaharienne, une variation qui reste limitée dans le chiffre d’affaires global.

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54 % des entreprises ignorent le lien carbone-gaspillage alimentaire

Si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 4e émetteur mondial de CO2. Le carbone imprègne nos aliments, de la ferme à l’assiette. Les technologies numériques entre traçabilité, QR codes, changent la donne via le calcul d’empreinte carbone en temps réel, une réduction des émissions scope 3, et influence directement les achats des consommateurs.

Résultat des courses : un levier puissant pour les distributeurs; moins de gaspillage; une action climatique renforcée; et des marques boostées sur la traçabilité et la durabilité.

Selon une étude d’Avery Dennison, plus de la moitié (54 %) des entreprises n’ont toujours pas relié leurs objectifs de réduction des émissions de carbone à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Le carbone se trouve partout dans nos aliments, notamment via la manière dont ils sont produits, ainsi que les lieux où ils sont cultivés.

Mais, les technologies numériques permettent de suivre de près la traçabilité des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement jusqu’à la distribution. Et ce, en mettant en lumière l’impact carbone. Ce qui permet en l’occurrence de rendre ces données visibles pour le consommateur, via une étiquette NFC ou un simple QR code, ouvre aussi un nouveau levier d’action : celui d’influencer les comportements d’achat en temps réel.

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Or record, actifs gelés : Moscou renforce son bouclier financier

La Russie a largement tiré profit de l’envolée des prix de l’or depuis le début de la guerre en Ukraine, engrangeant des gains presque équivalents au montant de ses réserves souveraines immobilisées en Europe.

Selon un rapport de Bloomberg publié mardi 20 janvier, la valeur des réserves d’or de la Banque centrale de Russie a augmenté de plus de 216 milliards de dollars depuis février 2022. Dans le même temps, l’institution a considérablement réduit ses achats d’or et l’utilisation de ses réserves, malgré la perte d’accès à une grande partie de ses actifs financiers en devises et en titres étrangers, bloqués par les sanctions occidentales.

En décembre 2025, les pays de l’Union européenne ont d’ailleurs approuvé la prolongation du gel d’environ 210 milliards d’euros (244 milliards de dollars) d’avoirs russes détenus sur leur territoire.

La hausse spectaculaire du cours de l’or permet ainsi à Moscou de reconstituer une large part de sa capacité financière, même sans récupérer ses fonds gelés. Contrairement aux obligations et aux liquidités immobilisées en Europe, invendables dans l’immédiat, l’or reste un actif tangible pouvant être liquidé en cas de nécessité.

Deuxième producteur mondial d’or, la Russie extrait plus de 300 tonnes par an. Cependant, depuis 2022, l’or russe est exclu des marchés occidentaux et n’est plus reconnu par la London Bullion Market Association. Ce qui lui ferme l’accès au principal centre mondial du négoce de l’or de gré à gré. Cette situation complique toute vente massive de la part de la banque centrale, notamment vers l’Asie, où les acheteurs potentiels doivent aussi absorber la production courante des sociétés minières russes sous sanctions.

À la fin de l’année dernière, les réserves internationales de la Russie atteignaient 755 milliards de dollars, dont 326,5 milliards en or, selon la Banque de Russie. Depuis, le prix de l’once d’or a encore progressé de plus de 8 %, dépassant les 4 700 dollars. Le ministère russe des Finances anticipe une poursuite de la hausse à long terme, évoquant un possible seuil de 5 000 dollars l’once, voire davantage…

La Russie ne publie plus de données détaillées sur la composition de ses réserves depuis le début du conflit. Au 1er janvier, les réserves en devises et autres actifs non liés à l’or s’élevaient toutefois à 399 milliards de dollars, selon les informations disponibles. En 2022, le ministère des Finances estimait à près de 300 milliards de dollars le montant des avoirs souverains russes gelés à l’étranger.

Le sort de ces fonds reste un enjeu majeur des discussions diplomatiques, alors que les négociations pour un éventuel accord de paix sous médiation américaine se poursuivent. L’Union européenne a envisagé d’utiliser ces avoirs pour financer un prêt à l’Ukraine, mais aucun consensus n’a pu être trouvé.

En riposte, la Banque de Russie a engagé une action en justice contre Euroclear à Moscou, réclamant 18 200 milliards de roubles (environ 227 milliards de dollars). Sa gouverneure, Elvira Nabioullina, a affirmé que l’institution n’abandonnerait pas ses revendications et envisageait également des procédures devant les juridictions internationales.

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BH Bank enregistre un PNB de 681,5 MDT, en baisse de 2,8 %

À la clôture de l’exercice 2025, l’activité bancaire de BH BANK  affiche des évolutions contrastées, marquées par un recul des crédits et une forte progression des dépôts.

L’encours des créances sur la clientèle s’établit à 10 336 MDT à fin décembre 2025, contre 10 577 MDT un an plus tôt, soit une baisse de 2,3 %. Dans le même temps, les dépôts de la clientèle atteignent 10 020 MDT, contre 9 009 MDT à fin décembre 2024, enregistrant une hausse de 11,2 %. Les emprunts et ressources spéciales reculent de 7,8 % pour s’établir à 1 442 MDT, contre 1 565 MDT un an auparavant.

Les produits d’exploitation bancaires s’élèvent à 1 438 MDT à fin décembre 2025, contre 1 446 MDT à la même période en 2024, en diminution de 0,6 %. Les charges d’exploitation bancaires atteignent 756 MDT, contre 745 MDT un an plus tôt, en hausse de 1,5 %. Le produit net bancaire ressort à 681,5 MDT, contre 701,2 MDT à fin décembre 2024, soit un repli de 2,8 %.

Parallèlement, les charges générales d’exploitation augmentent de 19,2 % pour atteindre 85 MDT, contre 72 MDT un an auparavant. Les frais du personnel progressent de 9,2 %, s’établissant à 207 MDT à fin décembre 2025, contre 189 MDT à fin décembre 2024.

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Gaspillage alimentaire : une facture mondiale de 540 milliards USD en 2026

Le gaspillage alimentaire pèse lourd sur l’économie mondiale, avec un coût estimé à 540 milliards USD en 2026, en hausse par rapport aux 526 milliards de 2025, selon une étude d‘Avery Dennison basée sur un sondage de 3 500 responsables de la distribution et une modélisation du Centre britannique pour l’économie et la recherche commerciale (Cebr).

D’après ledit rapport, la viande est en tête avec 94 milliards USD, soit 19 %. Les produits frais arrivent à la deuxième position avec 88 milliards de dollars. Quant aux plats prêts-à-consommer, ils sont classés en troisième position avec 80 milliards de dollars. Suivent les produits laitiers (79 milliards) et la boulangerie (67 milliards).

La question qu’on se pose est donc de savoir comment on arrive à un tel chiffre. Il faut dire que les causes principales sont multiples. Pour commencer, le rapport mentionne que cela est lié à la mauvaise gestion des stocks (51 % des responsables) ainsi qu’au manque de visibilité sur les pertes en transport (56 %).

Par ailleurs, le rapport relève qu’environ 54 % des dirigeants notent une aggravation ces trois dernières années due à l’inflation et aux tensions géopolitiques, avec un impact moyen de 33 % sur le chiffre d’affaires par entreprise.

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Baisse spectaculaire des exportations allemandes vers les États-Unis

Les exportations allemandes vers les États-Unis ont connu une baisse spectaculaire en 2025, à l’inverse des importations de produits américains qui ont augmenté. 

Selon les données de l’Office fédéral de la statistique publiées mardi 20 janvier, au cours des onze premiers mois de 2025, les exportations de produits « Made in Germany » vers les États-Unis ont diminué de 9,4 % pour atteindre 135,8 milliards d’euros. Yandis que les importations en provenance des États-Unis ont augmenté de 2,2 % pour atteindre 86,9 milliards d’euros.

Globalement, l’excédent commercial de l’Allemagne avec les États-Unis a chuté à 48,9 milliards d’euros au cours des onze premiers mois de l’année, son niveau le plus bas depuis 2021, année marquée par la pandémie de COVID-19. Le record historique de 64,8 milliards d’euros avait été atteint sur la même période en 2024, ce qui a placé l’Allemagne dans le collimateur du président américain, comme l’a rapporté la chaîne de télévision publique allemande ARD.

Donald Trump a en effet critiqué à plusieurs reprises les importants excédents commerciaux allemands avec les États-Unis, les jugeant préjudiciables à l’économie de son pays, affirmant que le principal objectif de sa politique tarifaire protectionniste était de compenser ces déséquilibres commerciaux « injustes ».

Le secteur automobile est particulièrement touché par les nouveaux droits de douane. Les exportations de voitures et de pièces automobiles ont chuté de 17,5 % entre janvier et novembre 2025, pour atteindre 26,9 milliards d’euros. Tandis que les exportations de matériel mécanique ont reculé de 9 % à 24,1 milliards d’euros.

L’industrie pharmaceutique, quant à elle, a réussi à maintenir son volume d’exportations, qui a progressé de 0,7 % pour atteindre 26,2 milliards d’euros. « Le marché américain a peu de chances de devenir un marché de croissance pour les exportateurs allemands dans un avenir proche. Il est devenu un secteur risqué », déclare Sebastian Dullien, directeur scientifique de l’institut IMK, proche des syndicats. « En raison de l’instabilité de la politique commerciale américaine, les entreprises ne peuvent plus établir de plans fiables », explique Alexander Krueger, économiste en chef de la banque privée Hauck Aufhäuser Lampe, ajoutant que le cas du Groenland montre que « la politique commerciale américaine est de plus en plus instrumentalisée à des fins géopolitiques ».

Volker Trier, directeur du commerce extérieur à la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), décrit 2025 comme une année de difficultés sans précédent pour le commerce extérieur, notamment en raison de la politique commerciale américaine. Il souligne par ailleurs que la concurrence s’intensifie avec la Chine, redevenue le premier partenaire commercial de l’Allemagne, le volume total des échanges bilatéraux s’élevant à 230,8 milliards d’euros pour les onze premiers mois de 2025.

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UNIMED clôture 2025 avec un chiffre d’affaires de 148,9 MDT

UNIMED a publié ses indicateurs d’activité relatifs au quatrième trimestre 2025. Au 31 décembre 2025, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 148,9 millions de dinars, contre 147,7 millions de dinars un an auparavant. Cette évolution est portée par la progression des ventes sur le marché national, avec un chiffre d’affaires officinal en hausse de 16 %, passant de 43,6 millions de dinars au 31 décembre 2024 à 50,5 millions de dinars au 31 décembre 2025, ainsi que par une augmentation de 3 % du chiffre d’affaires à l’export.

La production en unités, incluant ampoules, flacons, seringues et poches, s’établit à 245 782 157 unités au 31 décembre 2025, enregistrant une baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les investissements incorporels et corporels réalisés sur l’exercice atteignent 4,4 millions de dinars, provenant principalement des travaux d’agencements et d’aménagements.

L’endettement à long terme s’élève à 17,6 millions de dinars au 31 décembre 2025, en baisse de 29 %. Les dettes à court terme atteignent 27,4 millions de dinars, composées des échéances à moins d’un an sur les crédits bancaires pour 7,1 millions de dinars, sur les crédits de leasing pour 0,9 million de dinars et des crédits de gestion pour 19,4 millions de dinars, soit une hausse de 2 % par rapport au 31 décembre 2024.

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De Washington à Bruxelles : l’affrontement Trump–UE et ses effets sur la Tunisie

Le conflit entre le président Donald Trump et l’Union européenne s’inscrit dans une rupture profonde du cadre institutionnel et idéologique qui a façonné les relations transatlantiques depuis plus de sept décennies.

 

Dès son accession à la Maison Blanche, Donald Trump a exprimé un scepticisme radical vis-à-vis des alliances traditionnelles, posant les États-Unis non plus comme le garant de l’ordre mondial mais comme une puissance devant reconquérir une souveraineté qu’il jugeait diluée au profit de partenaires devenus, selon ses termes, des “profiteurs”. L’Union européenne, incarnation la plus accomplie d’un multilatéralisme organisé, s’est alors retrouvée en première ligne d’une confrontation politique et économique qui lui était longtemps étrangère.

Les déterminants du conflit trouvent leur source dans une réinterprétation américaine de la mondialisation. La présidence Trump s’est construite sur l’idée que le libre-échange n’avait pas été équitable et que les États-Unis avaient consenti des sacrifices disproportionnés pour faire fonctionner le marché mondial et ses institutions. L’Union européenne, avec ses excédents commerciaux robustes, ses normes réglementaires strictes et sa capacité collective de négociation, fut identifiée comme un symbole de ces déséquilibres structurels.

Au cœur de l’analyse trumpienne se trouve la question du déficit commercial, analysé non comme un indicateur complexe de relations économiques interdépendantes, mais comme une preuve tangible d’une injustice commerciale et d’une exploitation économique.

Ce renversement d’approche a alimenté une politique résolument protectionniste. Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium, l’omniprésente menace de pénalités sur l’automobile et les enquêtes ciblant les pratiques agricoles européennes ont constitué autant de fronts ouverts contre Bruxelles. Le langage, lui-même, prit un tournant conflictuel : l’Europe fut décrite comme une “adversaire” plutôt qu’une alliée, révélant une redéfinition symbolique du rapport transatlantique. Dans le même temps, la Maison Blanche utilisa les sanctions extraterritoriales non seulement contre ses rivaux déclarés mais également contre ses alliés, notamment lorsque les intérêts américains divergeaient de ceux des Européens sur des dossiers tels que l’Iran, la technologie ou l’énergie. Ce recours à l’unilatéralisme, désormais décomplexé, illustra la volonté de Washington d’imposer ses priorités stratégiques en court-circuitant les mécanismes collectifs.

 

Dans le même temps, la Maison Blanche utilisa les sanctions extraterritoriales non seulement contre ses rivaux déclarés mais également contre ses alliés, notamment lorsque les intérêts américains divergeaient de ceux des Européens sur des dossiers tels que l’Iran, la technologie ou l’énergie.

 

L’évolution de cette confrontation fut marquée par une alternance d’escalades et de trêves. Les périodes de tensions maximales furent accompagnées de menaces explicites de guerre commerciale globale et de discours dénonçant l’Union comme un acteur “bureaucratique et inefficace”. Par moments, la pression américaine força Bruxelles à envisager des concessions tactiques, notamment sur des quotas agricoles ou certains secteurs industriels. Puis, par vagues successives, des compromis partiels ont permis d’éviter que les différends ne se transforment en affrontement systémique. Mais ces accalmies ne dissipèrent jamais l’essence du conflit : la critique structurelle du modèle économique européen et du projet même d’intégration.

Ce changement dans la nature du leadership américain a entraîné un mouvement de repositionnement stratégique en Europe. Pour la première fois depuis 1945, l’Union dut considérer que l’axe transatlantique pouvait devenir une contrainte plutôt qu’une protection. Elle s’engagea dans des débats sur sa souveraineté économique, son autonomie industrielle et sa résilience commerciale, ouvrant la porte à des initiatives naguère impensables, telles que l’idée de capacités militaires communes ou la recherche de nouveaux accords commerciaux hors de l’espace occidental. Cette mutation interne à l’Europe constitue la seconde dimension du conflit : non seulement Trump s’en prit à l’Union, mais son offensive força Bruxelles à repenser sa place dans le monde.

La Tunisie entre chocs géopolitiques et bataille normative

Les implications pour la Tunisie s’inscrivent dans cette transformation globale. Pays structurellement dépendant de l’Union européenne pour ses exportations, ses flux financiers et sa stabilité macroéconomique, la Tunisie se trouve exposée à tout choc touchant les économies européennes. Un ralentissement du commerce transatlantique, un affaiblissement de la demande européenne ou un déplacement de capitaux internationaux peuvent pénaliser l’industrie tunisienne, particulièrement les secteurs textile, mécaniques et électroniques intégrés à des chaînes de valeur mondiales où l’Europe occupe un rôle d’assemblage et de redistribution.

 

La Tunisie est également concernée par la bataille normative. L’Europe et les États-Unis envisagent désormais différemment les règles commerciales, les standards techniques, les subventions aux industries et les conditions de marché. 

 

La Tunisie est également concernée par la bataille normative. L’Europe et les États-Unis envisagent désormais différemment les règles commerciales, les standards techniques, les subventions aux industries et les conditions de marché. Dans un espace dominé par l’incertitude, le statut d’économie externe mais dépendante devient une position risquée. La Tunisie doit alors diversifier ses débouchés, se repositionner sur des filières régionales, notamment africaines, et mettre en place des amortisseurs capables d’encaisser les fluctuations d’un système international sans arbitre clair.

Sur le plan géopolitique, le pays est confronté à un dilemme stratégique. L’Union européenne demeure son partenaire principal, mais un glissement graduel vers un monde multipolaire offre de nouvelles opportunités, qu’il s’agisse du marché américain, d’investissements du Golfe, ou du rapprochement avec des pôles émergents comme les BRICS. Le conflit entre Trump et l’Europe annonce l’effritement d’un système où la Tunisie pouvait compter sur un environnement relativement prévisible et signale l’émergence d’un paysage plus fluide, concurrentiel et fragmenté.

Ainsi, le choc transatlantique n’est pas un orage passager mais le symptôme d’une transformation profonde des équilibres mondiaux. Pour la Tunisie, il rappelle avec force la nécessité d’une stratégie économique résiliente, d’une diplomatie agile et d’un projet national capable de tirer parti des espaces qui se ferment comme de ceux qui s’ouvrent. Dans un monde qui se décentre, les marges deviennent des carrefours et les pays situés aux frontières des blocs peuvent, s’ils anticipent les mutations en cours, convertir la vulnérabilité en avantage stratégique.

 

Ainsi, le choc transatlantique n’est pas un orage passager mais le symptôme d’une transformation profonde des équilibres mondiaux. Pour la Tunisie, il rappelle avec force la nécessité d’une stratégie économique résiliente, d’une diplomatie agile et d’un projet national capable de tirer parti des espaces qui se ferment comme de ceux qui s’ouvrent.

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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UGTT – 80 ans de lutte syndicale sous tension

À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de sa création, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé une vive inquiétude face à la dégradation de la situation sociale et économique en Tunisie. Dans un communiqué officiel, la centrale syndicale déplore un recul du dialogue social ainsi qu’une recrudescence des agressions et des poursuites visant plusieurs syndicalistes. Elle appelle à une prise de conscience collective et à l’assomption d’une responsabilité historique pour surmonter la crise interne que traverse l’organisation, dans le respect des principes de la démocratie syndicale. Pour l’UGTT, cette commémoration doit marquer un nouveau départ vers la modernisation et le développement de ses mécanismes de travail.

Héritage national et engagement renouvelé

Rappelant son parcours militant depuis sa fondation le 20 janvier 1946 par Farhat Hached et ses compagnons, l’UGTT met en avant son rôle central dans le mouvement national, la construction de l’État indépendant et l’édification des institutions de la République. Elle souligne également sa contribution décisive à l’instauration des législations relatives au travail, à la sécurité sociale et à l’éducation. La centrale rappelle que sa création répondait à un besoin social urgent : donner une voix aux travailleurs, ancrer le militantisme national et social et défendre l’autonomie de la décision syndicale, au prix de lourds sacrifices consentis par ses militants.

En conclusion, l’UGTT renouvelle son soutien aux peuples opprimés, en particulier au peuple palestinien et à son droit à la liberté et à l’indépendance. Elle réaffirme son engagement constant en faveur de la justice sociale, des libertés et de la démocratie, qu’elle considère comme des piliers indissociables de son identité et de sa mission historique.

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Mauritanie-Sénégal-Mali : l’eau comme moteur de paix régionale

À Nouakchott, le ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, a lancé un projet transfrontalier ambitieux visant à faire de l’eau un levier de coopération, de résilience climatique et de consolidation de la paix entre la Mauritanie, le Mali et le Sénégal, rapporte AMI (Agence mauritanienne d’information).

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des délégations des trois pays concernés.

Financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) à hauteur de 7 millions de dollars et mis en œuvre sur 24 mois par l’UNICEF et l’OIM, le projet cible directement plus de 151 000 personnes et bénéficiera indirectement à plus de 535 000 habitants des zones frontalières concernées.

Le programme prévoit la création ou la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, la mise en place de mécanismes communautaires de gestion des conflits liés à l’eau et des systèmes d’alerte précoce face aux risques climatiques. Les autorités des trois pays et les Nations unies ont salué une initiative exemplaire, fondée sur la coopération régionale, la bonne gouvernance et la gestion partagée des ressources. Tous ont souligné qu’au-delà des infrastructures, ce projet constitue un investissement stratégique dans la paix durable, la stabilité et l’avenir commun des populations frontalières.

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Ldc Uefa 2025-26 (7e journée) : Inter reçoit Arsenal

Leader avec 18 points sur 18 possibles, Arsenal se déplace sur le terrain de l’Inter Milan (à 6 longueurs) pour la 7ème journée de la Ligue des champions d’Europe – LDC.

C’est sans doute le match le plus attendu de la soirée de ce mardi 20 janvier, car ce sont deux équipes très joueuses qui vont s’affronter, avec deux styles offensifs assumés.

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Le Produit net bancaire de l’UBCI en hausse de 9.5% pour 2025

L’UBCI clôture l’exercice 2025 avec une performance solide et une amélioration notable de l’ensemble de ses indicateurs d’activité grâce à la force de sa dynamique commerciale.

L’encours des crédits à la clientèle (nets de provisions et d’agios réservés) atteint 3769 millions de dinars, en augmentation de 478 millions de dinars, soit une croissance remarquable de 14.5% par rapport à décembre 2024. Cette progression confirme l’engagement constant de la banque dans le financement de l’économie.

Parallèlement, les dépôts de la clientèle s’établissent à 3922 millions de dinars, contre 3291 millions de dinars en décembre 2024, enregistrant une hausse de 3.7 %. Cette évolution est principalement portée par la progression des dépôts à vue (7 %) et des dépôts d’épargne (+7.9 %).

En conséquence, les produits d’exploitation bancaires enregistrent une hausse de 9.8%, pour
s’établir à 571 millions de dinars au terme de 2025, contre 520 millions de dinars l’année
précédente.

Les charges d’exploitation bancaires atteignent 220 millions de dinars (+10,3% par rapport à 199 millions fin 2024).

Le Produit Net Bancaire (PNB) s’élève à 351 millions de dinars (+9,5% vs. exercice précédent).
Les charges opératoires progressent de 6,6%, tirées par les frais de personnel (+7,2%), témoignant d’un pilotage maîtrisé des ressources.

Ces résultats consolident la croissance rentable engagée de l’UBCI, acteur clé pour ses clients et du
développement économique.

Avec communiqué

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Ldc Uefa 2025-26 (7e journée): Tottenham – Borussia Dortmund

Tottenham – Borussia Dortmund, c’est tout simplement le 11ème qui accueille le 10ème au classement de leur championnat respectif, à la 6ème journée, avec une égalité de points (11 chacun).

BeIN Sports diffusera la rencontre de la LDC UEFA à partir de 21 heures (heure de Tunis).

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Ldc Uefa 2025-26 (7e journée) : qui diffusera Sporting vs PSG

Champion sortant et occupant la 3ème place du classement, avec 13 points pour six journées, le Paris-SG (PSG) se déplace sur le terrain des Portugais du Sporting (14ème et 10 points).

Le match aura lieu à 21 heures (heure de Tunisie) et sera retransmis par BeIN Sports.

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Intempéries : report des RDV visa à Tunis et Sfax

Les intempéries ont empêché la tenue de certains rendez-vous de dépôt de demandes de visa ce mardi 20 janvier 2026 dans les centres TLScontact de Tunis et Sfax.

Les demandeurs affectés seront recontactés individuellement sous 24 heures, en coordination avec les consulats concernés, pour une reprogrammation selon les disponibilités et contraintes opérationnelles.

Cette mesure vise à assurer la continuité du service, un traitement équitable des demandes et le respect des procédures en vigueur.

Selon son communiqué, les personnes concernées par les reports de rendez-vous doivent consulter régulièrement leurs e-mails et SMS pour les instructions.

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Ldc Uefa 2025-26 (7e journée) : où regarder Real Madrid – Monaco

Le Real Madrid, 7ème au classement de la Ligue des champions (première phase) – LDC, avec 12 points sur 18 possibles, reçoit mardi 20 janvier 2026 le club français de Monaco, lui aussi très mal classé, à la 19e position avec seulement 9 points au compteur.

Il faut noter du côté de la Maison Blanche, une crise couve depuis un certain temps, avec le limogeage de son entraîneur (X. Alonso), l’élimination de la Coupe du Roi, etc. Alors que côté du Rocher, il s’agit d’une situation d’urgence. Etant donné que le club de la Principauté est très mal parti dans cette compétition.

Cette rencontre de la 7ème journée de la LDC aura lieu au Bernabéu et sera retransmise par BeIN Sports mais aussi sur Canal Plus Sport à partir de 21 heures (heure de Tunisie).

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Intempéries : voici la liste des routes coupées

La Direction générale de la Garde nationale a annoncé, mardi 20 janvier, des coupures de routes enregistrées sur les axes suivants en raison de la montée des eaux et aux crues. Alors, soyez prudent si prenez tout de même la route.

1/ Ben Arous – Nabeul : Route nationale n°01, au niveau de Grombalia et de Fondouk Jedid.  Trafic redirigé vers les routes régionales n°44 et n°27.

2/ Sidi Medien – Medjez El Bab : Ancienne route nationale n°05, au niveau de oued El Hammar à Medjez El Bab.  Déviation du trafic vers la nouvelle route nationale n°05.

3/ El Ghri – Menzel Ennour : Route régionale n°93, au niveau de la zone d’El Ghri à Menzel Ennour. Déviation de la circulation vers les routes secondaires adjacentes.

4/ Utique – El Besbassia : Route régionale n°69, au niveau de la zone de Zoueïtina à Utique. Interruption de la circulation en raison de l’accumulation des eaux de pluie. Trafic redirigé vers la route nationale n°07.

5/ Maghraoua – Menzel Jmil : Route asphaltée non numérotée. trafic redirigé vers la route nationale n°08.

6/ Nabeul – Menzel Témime : Route régionale n°27, au niveau du tronçon Korba-Menzel Témime. Déviation vers les routes secondaires.

7/ Ennadhour – Dar El Jamaia : Route asphaltée non numérotée, au niveau de la zone de Dar El Jamaia. Interruption de la circulation en raison du débordement de l’oued Khrioua. Trafic redirigé vers les routes secondaires.

8/ Beni Daoud – Mateur : Route asphaltée non numérotée, au niveau de la zone de Beni Daoud à Mateur. Interruption de la circulation en raison du débordement de l’oued Beni Daoud. Aucune alternative possible.

9/ El Mahjouba – Kalaat Senan : Route asphaltée non numérotée, au niveau du village d’El Mahjouba à Kalaat Sinan. Interruption de la circulation en raison du débordement de l’oued Sarrat. Aucune déviation possible.

La Direction générale de la Garde nationale a appelé, dans un communiqué, les usagers de la route à faire preuve de la plus grande vigilance, à respecter les distances de sécurité, à adapter leur vitesse, à utiliser les feux lors des déplacements, à se conformer au code de la route et à éviter toute prise de risque, notamment aux points bas et dans les zones de stagnation ou d’écoulement des eaux.

Elle a également précisé que le Centre de permanence des affaires de la circulation, relevant de la Direction des opérations de la Garde nationale, est joignable aux numéros suivants :

71 960 448 ///  71 963 512

Il est aussi possible de contacter, au niveau régional, les districts et brigades de la Garde nationale via le numéro vert 193, pour toute information ou pour signaler des situations d’urgence.

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