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Disparition de Kamel Labidi, artisan de la réforme des médias tunisiens après 2011

Le Syndicat national des journalistes tunisiens a annoncé samedi 17 janvier 2026 le décès du journaliste et militant des droits humains Kamel Labidi, figure majeure de la défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme en Tunisie.

Kamel Labidi s’est éteint après une carrière professionnelle et militante marquée par son engagement indéfectible pour la liberté d’expression et l’indépendance des médias. Le défunt était titulaire d’une maîtrise en journalisme obtenue en 1975 à l’Institut de presse et des sciences de l’information, d’une maîtrise en littérature anglaise de la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis en 1976, ainsi que d’un diplôme d’études approfondies en sciences de la communication de l’université Paris II.

Sa carrière journalistique a débuté en 1975 à l’Agence Tunis Afrique Presse ( TAP) , où il a connu de premières difficultés en raison de ses positions professionnelles. Il a été licencié entre 1978 et 1981 pour avoir refusé de participer à la campagne médiatique officielle contre l’Union générale tunisienne du travail, avant d’être définitivement écarté en 1994 en raison de ses prises de position indépendantes. Cette éviction s’est accompagnée d’une interdiction de collaborer avec plusieurs médias étrangers.

Son engagement pour les droits humains l’a conduit à diriger la section tunisienne d’Amnesty International entre 1995 et 1996. Il a ensuite poursuivi ses activités au niveau régional et international, occupant notamment les postes de coordinateur du programme d’éducation aux droits de l’homme au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth, de conseiller pour le réseau international d’échange d’informations sur la liberté d’expression, et de représentant puis conseiller du Comité pour la protection des journalistes pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Après la révolution du 14 janvier 2011, Kamel Labidi a été nommé président de l’Instance nationale de réforme de l’information et de la communication. Cette institution a publié un rapport de référence contenant une série de réformes fondamentales pour le secteur des médias. Il a également fondé par la suite l’organisation Vigilance pour les libertés.

Le défunt comptait parmi les voix les plus éminentes dans la défense de la liberté de la presse, d’expression et de la parole libre en Tunisie. Il a consacré sa vie professionnelle et militante à la lutte contre la censure et les restrictions imposées aux journalistes, à la défense de l’indépendance des médias et à l’établissement d’un journalisme responsable et professionnel fondé sur le droit d’accès à l’information et le respect de la déontologie. Il était convaincu que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental de tout processus démocratique.

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APII : 37 329 nouveaux emplois pour une économie dynamique

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) dresse un bilan de l’activité économique, marquant ainsi une dynamique positive qui renforce la confiance des investisseurs.

De ce fait, l’APII annonce des chiffres clés pour une économie en pleine croissance.

En chiffres: 

2 484,3 millions de dinars (MD) d’investissements mobilisés,
3 909 projets concrétisés,
37 329 emplois créés.

Selon le bilan de l’APII publié sur sa page fb, ces indicateurs montrent une confiance des investisseurs dans le potentiel tunisien. Ils contribuent directement à la relance de la croissance économique, à la promotion de l’innovation et à la création d’opportunités d’emploi, dans un contexte national favorable.

Ainsi, l’APII se positionne comme le partenaire privilégié des entrepreneurs et investisseurs. Que ce soit pour une implantation réussie, le démarrage d’une nouvelle entreprise ou l’innovation dans des conditions optimales, l’agence accompagne chaque étape avec expertise et efficacité.

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HUB Industrie 4.0 : La Tunisie accélère sa transformation numérique

L’APPI et ses partenaires ont officiellement lancé le HUB Industrie 4.0 le 12 décembre 2025 lors d’un atelier national que l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises a organisé à Tunis. Cet événement a réuni des acteurs institutionnels, des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, avec l’objectif de structurer et d’accélérer la transformation numérique de l’industrie nationale. Le Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et la coopération allemande, via la GIZ, soutiennent le dispositif.

Le secteur industriel tunisien doit accélérer son adoption des technologies numériques pour maintenir et renforcer sa compétitivité à l’international. Les entreprises nécessitent un accompagnement structuré et coordonné pour généraliser l’usage de l’automatisation, de la robotique, de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle dans les processus de production. Le lancement du HUB répond à ce besoin en se positionnant comme le coordinateur central de l’écosystème technologique national.

Les parties prenantes ont défini une feuille de route qu’elles ont organisée autour de six axes prioritaires : la réglementation, la communication, la gouvernance, les outils, la formation et le financement. Elles recommandent notamment d’adapter le cadre législatif aux enjeux de l’intelligence artificielle, des données et de la transition écologique. Les acteurs doivent consacrer un effort soutenu à la montée en compétences, via l’intégration de modules spécialisés dans l’enseignement supérieur et la certification d’experts capables d’accompagner les entreprises.

Enfin, le modèle de gouvernance adopté confie le pilotage stratégique au ministère de tutelle et la mise en œuvre opérationnelle à l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation, tandis que le HUB assure une coordination entre les centres techniques, les universités et les fournisseurs de solutions. Les partenaires doivent activer rapidement des projets pilotes et des mécanismes de financement mixtes, publics et internationaux, pour concrétiser cette transition.

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Crise en Iran : Pékin redoute la chute d’un allié stratégique au Moyen-Orient

La Chine considère l’Iran comme un pays stratégique, notamment sur le plan énergétique. Toutefois, elle réserve au régime des mollahs un soutien plutôt « calculé ».

 

Nouveau coup dur pour Pékin. D’abord, le renversement par les États-Unis de l’homme fort vénézuélien, Nicolas Maduro, un allié majeur de l’Empire du Milieu en Amérique, qui était en plus le principal acheteur du pétrole vénézuélien dont la Chine importait  des volumes très importants, notamment autour de 400 000 à 660 000 barils par jour fin 2025 ; obligeant le géant chinois à revoir complètement ses ambitions dans une région qui ressemble à nouveau à l’arrière-cour de Washington.

Diktat américain

Ensuite, la décision prise par Donald Trump, le 12 janvier, d’imposer « immédiatement » et « définitivement » des droits de douane de 25% contre tout pays commerçant avec Téhéran. « Tout pays faisant des affaires avec la République islamique d’Iran paiera un droit de douane de 25% sur toute et chaque activité commerciale avec les États-Unis d’Amérique. Cet ordre est définitif et non révisable », a déclaré le président américain.

Il est évident que le milliardaire républicain cible, sans la nommer, la deuxième puissance mondiale, laquelle est également le premier acheteur du pétrole iranien et principal partenaire commercial de ce pays.

Mais, il n’y a pas que la Chine qui est visée par les sanctions américaines. Les partenaires commerciaux de l’Iran sont nombreux, et incluent de grandes économies comme l’Inde et la Turquie. Sans oublier les pays d’Asie centrale qui commercent également avec l’Iran.

Ainsi, en 2024, le volume des échanges commerciaux de l’Iran avec le Kazakhstan s’est élevé à 340 millions de dollars, avec le Kirghizistan à 58,5 millions de dollars, avec le Tadjikistan à 377,7 millions de dollars, avec le Turkménistan à environ 600 millions de dollars, et avec l’Ouzbékistan à près de 500 millions de dollars.

En 2025, les pays de la région se sont mis d’accord avec l’Iran pour porter leurs échanges commerciaux à 2-3 milliards de dollars dans un avenir proche. En particulier, à l’issue du Forum d’affaires ouzbéko-iranien de mai, les représentants des deux pays ont conclu des accords pour un montant d’un milliard de dollars.

Cela étant, la Chine est le plus grand acheteur mondial de pétrole iranien et son principal partenaire commercial. Pékin achète 90% du pétrole exporté par l’Iran, en moyenne 1,38 million de barils par jour en 2025. Un pétrole d’abord de bonne qualité et surtout moins cher, ce qui permet à Pékin de faire, chaque année, des milliards d’euros d’économies.

Partenariat stratégique

D’autre part, et sur le plan géostratégique, l’Iran reste une pièce majeure des vieilles routes maritimes et terrestres de la soie et des épices. Avec des villes comme Nishapur, Rey (Téhéran), Hamadan et Tabriz, l’ancienne Perse a toujours été un point central reliant l’Asie centrale à l’Irak, la Turquie et l’Europe.

Ainsi, la République islamique s’impose comme un maillon stratégique du vaste projet lancé par Xi Jinping pour relier la Chine à l’Europe, à l’Afrique et au Moyen-Orient.

La raison première tient à la géographie. Situé à la croisée de l’Asie centrale, du Caucase, du Golfe et de l’Asie du Sud, l’Iran constitue un passage naturel entre l’Est et l’Ouest. Pour Pékin, ce positionnement permet de développer des corridors terrestres alternatifs aux routes maritimes traditionnelles, souvent longues, coûteuses et exposées aux tensions géopolitiques, notamment au niveau du canal de Suez ou du détroit de Malacca.

L’Iran est également un nœud logistique clé. Il s’insère dans plusieurs axes de transport majeurs reliant la Chine à l’Europe et à la Russie, ainsi qu’au sous-continent indien. Le développement de liaisons ferroviaires et routières à travers le territoire iranien réduit les délais de transit et renforce la résilience du commerce eurasiatique voulu par Pékin.

Enfin, l’Iran offre à la Chine un levier géopolitique au Moyen-Orient. En approfondissant son partenariat avec Téhéran, Pékin étend son influence dans une région stratégique, tout en affichant une alternative diplomatique aux puissances occidentales.

Au final, il n’est pas question pour l’Empire du Milieu de renoncer à ses relations stratégiques avec l’Iran en dépit de possibles droits de douane américains. D’ailleurs, les menaces commerciales de Donald Trump ne font plus vraiment peur en Chine. En 2025, après des mois de bras de fer, Donald Trump avait finalement fait profil bas en acceptant un accord commercial avec la Chine.

Pour autant, même si l’Iran demeure au cœur de leurs intérêts nationaux, il est peu probable que les dirigeants chinois, connus pour leur pragmatisme et leur sens de la mesure, aillent au conflit avec les États-Unis rien que pour les beaux yeux des mollahs.

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Trump dévoile son équipe de «Conseil de paix» pour Gaza

La Maison Blanche a annoncé, vendredi 16 janvier, les premiers membres du «Conseil de paix» de Donald Trump pour Gaza, chargé de piloter la phase d’après-guerre dans l’enclave palestinienne. Ce Conseil exécutif fondateur regroupe des personnalités issues de la diplomatie, du développement, des infrastructures et de la stratégie économique.

Parmi les membres figurent :

  • Marco Rubio, secrétaire d’État américain,
  • Steve Witkoff, envoyé spécial du président,
  • Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump,
  • Tony Blair, ancien Premier ministre britannique,
  • Marc Rowan, PDG d’Apollo Global Management,
  • Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale,
  • Robert Gabriel, conseiller adjoint à la sécurité nationale.

Chaque membre supervisera un portefeuille clé lié à la stabilisation et au développement durable de Gaza, notamment la gouvernance, la reconstruction, l’attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capitaux.

Pour appuyer ce dispositif, Aryeh Lightstone et Josh Gruenbaum ont été nommés conseillers principaux. Nickolay Mladenov, ancien envoyé spécial de l’ONU au Moyen-Orient, occupera le poste de Haut Représentant pour Gaza et fera le lien avec le Comité national pour l’administration de Gaza. Il supervisera les questions liées à la gouvernance, à la reconstruction et au développement.

Le général de division Jasper Jeffers a, de son côté, été nommé commandant de la Force internationale de stabilisation dans l’enclave.

Un « Conseil exécutif pour Gaza » sera également créé afin de soutenir une gouvernance efficace et d’améliorer les services à la population. Il rassemblera notamment : Steve Witkoff, Jared Kushner, Hakan Fidan (ministre turc des Affaires étrangères), Ali Al-Thawadi (diplomate qatari), Hassan Rashad (chef des services de renseignement égyptiens), Tony Blair, Marc Rowan, Reem Al-Hashimi (ministre de l’Intérieur des Émirats arabes unis), Nickolay Mladenov, Yakir Gabbay (homme d’affaires israélo-chypriote) et Sigrid Kaag (coordonnatrice de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient).

La composition complète des deux conseils sera annoncée dans les prochaines semaines.

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Advans Tunisie : prêt BERD de 15 MDT pour l’inclusion des jeunes et des femmes

La BERD accorde un prêt de 15 millions de dinars (4,4 millions d’euros) à Advans Tunisie pour soutenir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) dirigées par des jeunes. Telle est l’annonce du communiqué de la BERD.

Ce financement, appuyé par le Secrétariat d’État à l’économie suisse (SECO) via le Fonds d’impact sur les petites entreprises, vise à promouvoir l’inclusion financière, combler le déficit de financement dans les secteurs clés et renforcer les capacités d’Advans Tunisie.

Le projet met l’accent sur la numérisation, les services non financiers et l’inclusion des femmes, avec un accompagnement via le Programme de conseil aux petites entreprises de la BERD (formations, mentorat, ateliers et cours en ligne).

Il convient de rappeler que le programme inclut une garantie de première perte jusqu’à 12,5% via le Programme de financement en monnaie locale pour les PME de la BERD, renforçant ainsi l’atténuation des risques. De ce fait, Advans Tunisie, institution de microfinance leader fondée en 2013 par le groupe Advans (présent dans six pays africains), bénéficie de cet appui.

Rappelons également que depuis 2012, la BERD a investi plus de 2,9 milliards d’euros en Tunisie sur 83 projets, dont 65% dédiés au secteur privé.

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Thermalisme en Tunisie, ou comment allier tourisme, bien-être et santé

Le thermalisme pourrait – et devrait même – être le dénominateur commun entre la santé, le bien-être et le tourisme. Sauf que, de l’avis de certains experts, ce domaine est délaissé, en tout cas pas suffisamment développé pour profiter aux trois secteurs précités.

Malgré son potentiel naturel et économique important, le thermalisme peine encore à s’imposer pleinement en Tunisie. Car, les investisseurs et même les pouvoirs publics l’ont considéré comme essentiellement destiné à une clientèle locale ou peu structurée.

Mais ça, c’était avant, parce que la donne a changé. Une prise de conscience est en train de prendre forme pour faire du thermalisme un outil stratégique de diversification et de relance du tourisme de santé dans le pays.

D’ailleurs, il ne doit plus en être autrement. La preuve. Si l’on en croit des données de Walid Naija, directeur général de la santé au ministère du même nom, rien qu’en 2025, pas moins de 7 millions de personnes ont bénéficié des services des centres de thermalisme. Ce qui représente un taux de progression d’environ 5% entre 2024 et 2025. Faisant remarquer au passage que la Tunisie compte 490 centres homologués qui varient entre stations thermales, bains minéraux et centres de thalassothérapie (eau de mer et eau douce).

70% de ces 7 millions de visiteurs des stations et centres thermaux en Tunisie sont des touristes (tunisiens et étrangers) qui sont attirés par les centres de thalassothérapie en eau de mer

 

Il précisera que 70% de ces 7 millions de visiteurs des stations et centres thermaux en Tunisie sont des touristes (tunisiens et étrangers) qui sont attirés par les centres de thalassothérapie en eau de mer. « Ce qui renforce la position de la Tunisie en tant que destination privilégiée en matière de tourisme médical ».

Toujours selon Naija, ce chiffre reflète l’engouement croissant pour le traitement par les eaux thermales et le tourisme médical en général. À noter que notre pays est doté d’un patrimoine de ressources thermales très riche et abondant, avec près de 50 sources thermales recensées à travers toute la Tunisie. On citera parmi les plus connues Korbous (gouvernorat de Nabeul), Hammam Bourguiba (gouvernorat de Jendouba) ou encore Hammam Zriba (gouvernorat de Zaghouan). On dit de ces sources qu’elles allient vertus thérapeutiques et héritage historique.

Thermalisme et maladies chroniques

Malheureusement, la plupart de ces sources thermales restent sous-exploitées. Et des données récentes indiquent que seul 2,12% du volume d’eau thermale est exploité. Signe que les ressources naturelles ne trouvent pas encore leur pleine expression dans l’offre touristique tunisienne.

Dans cette perspective, « le ministère de la Santé œuvre à renforcer la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale pour l’exportation des services de santé de manière à impulser le secteur du thermalisme et attirer de nouveaux marchés », affirme le responsable. Avant d’ajouter : « Le thermalisme constitue une option thérapeutique complémentaire au système traditionnel et a prouvé son efficacité dans le traitement des maladies chroniques telles que les rhumatismes, les maladies respiratoires, la réhabilitation fonctionnelle et la santé mentale ».

Le thermalisme à la rescousse de la CNAM

La directrice générale de l’Office national du thermalisme, Chahinaz Ayari Guizani, abonde dans le même sens, alors qu’elle s’exprimait lors d’un forum organisé à Gafsa sur le secteur. Elle affirme que «… l’Office du thermalisme a entamé la prise en charge des traitements et de l’hébergement dans les stations thermales, et la révision de l’accord conclu avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ».

Selon elle, il sera procédé à la simplification des procédures et la mise en place d’un cadre législatif rénové, à travers la publication d’un cahier des charges organisant ce secteur. En outre, « les résultats des études médicales réalisées par l’Office sur les bienfaits thérapeutiques des eaux thermales tunisiennes dans le traitement des maladies seront également présentés dans ce cadre ».

Chahinaz Ayari Guizani explique du reste que l’Office du thermalisme a parachevé ses études techniques, hydrologiques et économiques dans ce secteur afin de les mettre à la disposition des investisseurs. En substance, elle ajoute qu’on s’achemine maintenant vers la concrétisation des projets d’investissement dans le secteur du traitement par les eaux à travers la création de villes thermales, entre autres celle du grand Korbous, le projet des Khebayat à El Hamma (gouvernorat de Gabès), celui de Beni Mtir (Jendouba), ou encore à Kasserine.

 

Chahinaz Ayari Guizani souligne qu’on s’achemine maintenant vers la concrétisation des projets d’investissement dans le secteur du traitement par les eaux à travers la création de villes thermales, entre autres celle du grand Korbous, le projet des Khebayat à El Hamma.

 

In fine et sur le plan développement économique et social, le thermalisme devrait constituer un moyen d’équilibrer l’attractivité touristique tunisienne entre le littoral et l’arrière-pays. Mais pour cela, il faudra une vraie stratégie globale nationale “thermalisme/santé/bien-être“.

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Rumeurs d’évacuation du siège du ministère des Affaires culturelles, vrai ou faux?

Des rumeurs sur les réseaux sociaux évoquent l’évacuation imminente du siège historique du ministère des Affaires culturelles à La Kasbah, au profit vraisemblablement du ministère de la Défense. Aucune confirmation officielle n’existe à ce jour, ni de la présidence du gouvernement, ni du ministère concerné, alimentant des réactions indignées du monde culturel.

Le Syndicat indépendant des réalisateurs-producteurs (SIRP) a fait savoir via un communique sa profonde inquiétude face à cette décision unilatérale, sans consultation des artistes, intellectuels et organisations professionnelles. Le communiqué mentionne que le siège n’est pas un simple bâtiment administratif, mais un symbole historique incarnant l’identité culturelle tunisienne et sa continuité depuis plus de 60 ans.

Une telle mesure menace les projets en cours et impose des charges financières injustifiées. Le SIRP appelle la présidence du gouvernement à annuler le transfert, à préserver cet espace symbolique, et mobilise toutes les organisations culturelles pour défendre cet acquis civilisationnel : « La culture n’est pas un luxe, mais l’essence de l’identité et le pilier de la souveraineté ».

Salma Baccar, réalisatrice et présidente du SIRP, confirme le choc sur les ondes d’Express FM. Elle rappelle qu’il s’agit d’un conflit ancien avec le ministère de la Défense sur le terrain, impensable même au temps de Ben Ali. Elle dénonce le silence assourdissant des autorités et la non-réaction du ministère des Affaires culturelles.
Par ailleurs, Me Ahmed Ben Hassana, du syndicat de base des agents et cadres, a lui aussi dénoncé cette évacuation sans alternative prévue. Cela risque de perturber des milliers d’employés et de paralyser le secteur. Car il estime que ce bâtiment, monument de la mémoire nationale depuis l’Indépendance, abrite un héritage administratif et des figures emblématiques.

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Bizerte, futur hub africain des data centers durables ?

« Une entreprise vient de sécuriser un bail foncier ultra-long terme pour construire l’un des plus grands clusters de centres de données durables d’Afrique, au cœur du Parc d’activités économiques de Bizerte (PAEB), l’un des principaux pôles économiques du pays. C’est ce que rapporte notre confrère Managers.

Le média estime, en se référant aux propos d’Amir Ben Gacem, CEO de Solecrypt, que ce projet pourrait renforcer la position stratégique de la Tunisie dans le domaine du numérique et des technologies de pointe.

Concernant sa localisation, Ben Gacem affirme que son implantation, à Bizerte en l’occurrence, «… permet de relier rapidement l’Afrique à l’Europe grâce à une connexion à faible latence, inférieure à 10 millisecondes ».

Le CEO cite un autre avantage, sa proximité avec «… la station d’atterrissage des câbles sous-marins en fibre optique, garantissant des échanges de données rapides et fiables » (lire tout l’article ici).

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Transport aérien : Tunisair conclut un accord clé avec Etihad

Tunisair et Etihad Airways ont signé, vendredi 16 janvier, un accord de partage de codes visant à améliorer la connectivité entre Tunis et Abu Dhabi et à faciliter les voyages entre la Tunisie et les Émirats arabes unis.

Selon un communiqué de Tunisair, cet accord permet désormais aux passagers de réserver des vols entre les deux capitales sous le code de l’une ou l’autre compagnie, sur des vols opérés par Etihad Airways, avec un billet unique, un enregistrement simplifié et un acheminement automatique des bagages jusqu’à la destination finale.

Signé par Halima Ibrahim Khouaja pour Tunisair et Antonoaldo Neves, CEO d’Etihad Airways, le partenariat s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération aérienne et de promotion des échanges touristiques, économiques et culturels entre les deux pays.

Grâce à cet accord, Tunisair améliore l’accès de son réseau aux pays du Golfe, un marché stratégique, tout en offrant à ses clients de nouvelles correspondances vers l’Asie, le Moyen-Orient et d’autres destinations internationales.

Ce partenariat avec Etihad Airways, compagnie disposant d’un large réseau mondial, confirme le positionnement de Tunisair comme acteur crédible et attractif sur la scène aérienne internationale, forte de plus de 77 ans d’expérience et d’un réseau couvrant l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord.

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Tunisie – Ressources en eau : une nette amélioration par rapport à 2025

La conférence périodique des commissaires régionaux au développement agricole s’est tenue ce vendredi, dans le cadre du suivi de l’action de développement et de l’activité régionale dans les différentes régions. La rencontre a été consacrée à l’évaluation du niveau de préparation au démarrage des saisons agricoles 2025-2026 ainsi qu’à l’état d’avancement des projets publics programmés.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a appelé à renforcer la coordination entre les structures régionales afin d’accélérer le traitement des difficultés et d’assurer une circulation fluide de l’information. Il a également insisté sur l’importance de la fiabilité des données et des indicateurs présentés, considérés comme un levier essentiel pour une planification efficace, des interventions pertinentes et le renforcement des principes de transparence.

Le ministre a indiqué que les résultats des saisons agricoles en cours sont globalement satisfaisants, malgré les défis, soulignant une amélioration notable de la situation des ressources en eau par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui devrait soutenir la production agricole. Il a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de garantir un approvisionnement régulier des agriculteurs en ammonitrate, avec une répartition équitable des quantités disponibles selon les besoins réels des régions.

Difficultés du secteur laitier

Concernant le secteur laitier, Ezzeddine Ben Cheikh a estimé qu’il traverse une phase délicate nécessitant la mobilisation de tous les acteurs, réaffirmant l’engagement de l’État à soutenir la filière, à améliorer les conditions des éleveurs et à préserver l’équilibre du secteur tout en protégeant le pouvoir d’achat des citoyens.

Abordant la question des autorisations de forage, le ministre a appelé au respect strict du cadre légal et à une gestion rationnelle des ressources hydriques, tout en plaidant pour un traitement accéléré des dossiers en suspens, dans une approche conciliant simplification des procédures et application de la loi. Il a également réitéré l’engagement du ministère à suivre le dossier social des ouvriers des chantiers, en coordination avec les structures concernées, afin de régulariser leur situation et lutter contre la précarité de l’emploi.

Menace sur les systèmes de production

Sur le plan de la santé végétale, le ministre a souligné la priorité accordée à la lutte contre les ravageurs menaçant les systèmes de production, notamment le charançon rouge du palmier et la cochenille, appelant à renforcer la surveillance, l’intervention rapide et les actions de prévention. Il a aussi insisté sur l’intensification des efforts pour lutter contre la pêche anarchique, à travers le renforcement des mécanismes de contrôle et l’application rigoureuse de la législation en vigueur, tout en veillant à la sécurité et à la bonne fonctionnalité des ports de pêche.

Ezzeddine Ben Cheikh a, par ailleurs, attribué le retard de certains projets régionaux à la complexité des procédures administratives, appelant à leur simplification et à un suivi rigoureux des budgets afin d’accélérer la cadence de réalisation. Il a exhorté les responsables régionaux à accompagner les investisseurs et à assurer un suivi étroit des projets, dans le respect des délais et de la bonne utilisation des ressources.

Quid du recensement général de l’agriculture?

Dans le cadre des préparatifs du recensement général de l’agriculture, le ministre a insisté sur la nécessité d’achever rapidement les phases préparatoires et de lancer la mise en œuvre sur le terrain, en mobilisant l’ensemble des intervenants et les moyens logistiques requis, afin de garantir la précision et l’exhaustivité des données.

La conférence s’est déroulée en présence du chef de cabinet, des commissaires régionaux au développement agricole, des responsables de programmes et des cadres du ministère.

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Transport : Amri réclame fiabilité et sécurité à l’ATTT

Le ministre du Transport, Rachid Amri, a effectué une visite inopinée dans plusieurs services techniques et administratifs relevant de l’Agence technique du transport terrestre (ATTT), y compris son siège annexe situé à l’avenue Kheireddine-Pacha à Tunis, la direction régionale de Tunis ainsi que le centre de visite technique des véhicules d’El Bokri.

Selon un communiqué du département publié dans la soirée du vendredi 16 janvier, le ministre a souligné la nécessité de poursuivre l’amélioration des services fournis aux citoyens et de veiller à leur conformité aux cadres réglementaires requis, à travers le renforcement de l’efficacité des systèmes d’information utilisés dans les différentes opérations techniques et administratives, l’amélioration des mécanismes de contrôle, le renforcement de la transparence et la lutte contre les dépassements.

Il a également mis l’accent sur l’importance de garantir la fiabilité et la sécurité des opérations techniques et administratives assurées par l’Agence technique du transport terrestre, en raison de leur rôle essentiel dans la protection des vies et des biens, ainsi que dans l’amélioration des indicateurs de sécurité routière.

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Ces cinq pays arabes débuteront le Ramadan en cette date

Pour ces cinq pays arabes, le premier jour du Ramadan 1447 devrait coïncider avec le 19 février 2026, et ce en s’appuyant sur des calculs astronomiques, selon leurs communiqués respectifs. Ils ajoutent toutefois que “la confirmation officielle restera conditionnée à l’observation du croissant lunaire“.

Il s’agit respectivement des trois pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie), auxquels il faut ajouter Oman et Bahreïn, comme le rapportent différents médias. Il est souligné que « ces prévisions reposent sur l’analyse des positions de la lune et du soleil, ainsi que sur la visibilité anticipée du croissant lunaire ».

C’est ainsi qu’en Tunisie, les autorités scientifiques ont rendu publique une estimation précise basée sur les calculs astronomiques ; ces calculs indiquent que mercredi 18 février 2026 sera le dernier jour du mois de Chaabane, donc (forcément) jeudi 19 février coïncidera au premier jour du Ramadan. Mais les Affaires religieuses soulignent toutefois que l’annonce officielle dépendra de l’observation visuelle du croissant lunaire, conformément à la tradition musulmane.

Idem pour le Maroc et l’Algérie, où les astronomes ont également anticipé la date du début du Ramadan « sur la base de la conjonction lunaire et de la visibilité du croissant », nous renseignent les médias de ces pays. Dans ces deux pays aussi le premier jour du Ramadan sera le 19 février 2026.

Même son de cloche à Oman et Bahreïn. Mais comme les musulmans ne sont pratiquement d’accord, même sur des choses fondamentales, on verra que des pays frontaliers ne vont pas commencer ou finir Ramadan.

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Quels produits tunisiens pourraient concrètement remplacer les importations sud-américaines dans les cantines françaises ?

Nos opérateurs économiques sauront-ils saisir les opportunités commerciales qui émergent des repositionnements du marché alimentaire européen ? Cette question se pose avec une acuité particulière. Le département français du Loiret vient d’annoncer mercredi 14 janvier qu’il cessera d’acheter des produits alimentaires originaires d’Amérique du Sud pour ses cantines scolaires. Une décision qui pourrait libérer des parts de marché. Mais la captation par les opérateurs tunisiens reste à démontrer.

Le conseil départemental du Loiret a justifié cette mesure par son opposition à l’accord commercial du Mercosur. Cet accord lie l’Union Européenne à plusieurs États sud-américains. La collectivité invoque des risques multiples pour l’agriculture locale : économiques, sanitaires, environnementaux et sociaux.

Concrètement, plusieurs produits disparaîtront des menus. Le soja, l’avocat, l’ananas sud-américains seront bannis. Certains produits transformés et viandes surgelées également. Ces changements concerneront 24.000 repas quotidiens. Ils toucheront les 68 collèges publics du département. La décision sera soumise au vote des conseillers départementaux le 30 janvier prochain.

La loi Egalim redessine la carte des approvisionnements

Cette initiative s’inscrit dans l’application de la loi Egalim. Ce texte impose 50% de produits locaux et durables dans la restauration collective publique. Actuellement, le Loiret n’atteint qu’environ 25%. D’autres départements français pourraient suivre cet exemple dans les prochains mois. Le mouvement de relocalisation alimentaire en Europe s’amplifiera. Les volumes concernés augmenteront.

Pour les autorités et opérateurs économiques tunisiens, cette évolution soulève une question cruciale. Ont-ils la capacité d’identifier rapidement ces transformations du marché européen ? Le pays méditerranéen dispose certes d’avantages géographiques. Sa proximité de l’Europe est un atout. Il produit certaines denrées potentiellement concernées : huile d’olive, dattes, agrumes, tomate transformée. Mais la proximité géographique suffit-elle face aux exigences françaises ?

Certifications et normes : le premier obstacle à franchir

Le premier défi concerne la certification et la conformité aux normes. Les collectivités françaises rejettent les produits sud-américains pour une raison précise. Ces produits ne répondent pas aux mêmes standards sanitaires, environnementaux et sociaux que les productions européennes.

Les exportateurs tunisiens disposent-ils des certifications nécessaires ? Leurs processus de production respectent-ils les cahiers des charges français et européens ? Les normes portent sur les pesticides, la traçabilité et les conditions de travail. Ces questions techniques détermineront l’éligibilité même des produits tunisiens.

La dimension logistique constitue un autre enjeu majeur. Les cantines scolaires exigent des approvisionnements réguliers. Les volumes doivent être constants. La chaîne du froid doit être irréprochable pour les produits frais.

Les circuits d’exportation tunisiens actuels sont souvent orientés vers les grandes centrales d’achat. Ils privilégient aussi l’export de produits transformés. Sont-ils adaptés aux besoins spécifiques de la restauration collective territoriale française ? La capacité à livrer régulièrement des petites et moyennes quantités dans différents départements français demande une organisation particulière. Cette organisation commerciale et logistique existe-t-elle ?

Prospection territoriale : une approche département par département

La prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises représente un troisième défi de taille. Contrairement aux grandes surfaces, le modèle diffère. Les négociations avec les grandes surfaces se mènent avec quelques centrales d’achat nationales. Les départements français, eux, disposent d’une autonomie dans leurs choix d’approvisionnement.

Cela suppose une démarche commerciale ciblée, département par département. Il faut une compréhension fine des procédures d’appels d’offres publics français. Les contraintes budgétaires des collectivités doivent être maîtrisées. Les structures d’export tunisiennes disposent-elles des ressources humaines nécessaires ? Ont-elles l’expertise pour mener ces prospections ? Existe-t-il une coordination entre les instances tunisiennes de promotion des exportations et les associations de collectivités territoriales françaises ?

La question des prix ne peut être éludée. La loi Egalim privilégie explicitement les produits locaux français. Mais les collectivités restent soumises à des contraintes budgétaires. Les produits tunisiens devront donc trouver un équilibre. Ils devront être compétitifs au niveau tarifaire. Ils devront respecter les standards de qualité exigés.

Les coûts de certification et de mise aux normes s’ajoutent aux frais logistiques. Permettront-ils de proposer des prix attractifs ? Les producteurs français bénéficient du soutien de leurs collectivités. La concurrence sera rude.

Le facteur temps : agir vite avant que d’autres ne s’emparent du marché

Le contexte politique et diplomatique entre la Tunisie et la France pourrait également jouer un rôle. Les opérateurs tunisiens pourront-ils se positionner sur ces marchés ? Les accords commerciaux bilatéraux existent. Les programmes de coopération agricole sont en place. Les relations entre chambres de commerce constituent autant de leviers potentiels. Leur activation dépendra de la volonté politique des deux pays.

Enfin, la question de la réactivité se pose avec insistance. Le vote du conseil départemental du Loiret est prévu pour le 30 janvier. D’autres départements pourraient suivre rapidement. Les acteurs tunisiens disposent-ils de mécanismes de veille suffisamment performants ? Peuvent-ils détecter ces opportunités en temps réel ? Peuvent-ils mobiliser rapidement les ressources nécessaires ? Il faut présenter des offres commerciales crédibles. D’autres concurrents méditerranéens ou européens guettent ces parts de marché.

La décision du Loiret s’inscrit dans un mouvement plus large. Le repositionnement alimentaire européen s’accélère. Les débats autour du Mercosur l’alimentent. Les préoccupations croissantes sur la souveraineté alimentaire aussi. La pandémie et les tensions géopolitiques récentes ont renforcé cette tendance. Cette dynamique pourrait s’amplifier dans les mois à venir. Des fenêtres d’opportunité significatives pourraient s’ouvrir pour les pays méditerranéens producteurs.

Reste à déterminer si les autorités et opérateurs économiques tunisiens sauront identifier ces évolutions du marché européen. Mobiliseront-ils les ressources nécessaires pour y répondre ? Les enjeux sont multiples : certification, logistique, prospection commerciale auprès des collectivités territoriales françaises. La réponse à cette question se mesurera dans les prochains mois. Elle se lira au nombre de contrats signés. Elle s’évaluera aux appels d’offres remportés par des entreprises tunisiennes. Les départements français s’engagent dans cette démarche de relocalisation alimentaire. Le compte à rebours a commencé.

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UIB – Publication de l’appel à candidature pour le choix d’un Administrateur représentant des actionnaires minoritaires

L’Union Internationale des Banques (UIB) se propose de désigner, par voie d’appel à candidature, un administrateur représentant des actionnaires minoritaires devant siéger dans son conseil d’administration pour les exercices 2026, 2027 et 2028.

Par actionnaire minoritaire, on entend les actionnaires détenant individuellement au plus 0,5 % du capital.

La désignation qui aura lieu par voie d’élection lors d’une assemblée élective dédiée aux actionnaires minoritaires sera soumise à la ratification de l’assemblée générale ordinaire statuant sur l’exercice 2025.

Le candidat éligible au poste d’Administrateur représentant des actionnaires minoritaires doit remplir les conditions énumérées dans les « Termes de Référence » figurant dans l’appel à candidature téléchargeable sur le site web de l’UIB : www.uib.com.tn.

Avec communiqué

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Retraite CNSS : un simulateur en ligne pour estimer votre pension

Il est mis à la disposition des salariés du secteur privé en Tunisie un site en ligne leur permettant d’estimer le montant de leur future pension de retraite versée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Accessible gratuitement, cet outil de simulation offre une première évaluation indicative des droits à la retraite, en se basant sur les règles générales en vigueur. Il s’adresse à tous les affiliés souhaitant anticiper leur situation financière avant l’âge du départ à la retraite.

Dans un contexte marqué par les débats autour de la pérennité des régimes de retraite et du niveau des pensions, ce simulateur, à défaut d’apporter toutes les solutions, pourrait constituer une réponse pratique aux préoccupations des travailleurs. Il leur permet d’avoir une visibilité approximative sur leurs revenus futurs, sans attendre la constitution officielle de leur dossier auprès de la CNSS.

Et croyez-le bien, par les temps qui courent, c’est très important. D’ailleurs, cette diablesse nommée IA – intelligence artificielle – serait peut-être là. Elle bouleverse tout sur son passage, à commencer par écourter certaines carrières…

Mais  passons!

Le calcul proposé par le site repose sur plusieurs paramètres clés. L’utilisateur doit renseigner la durée de cotisation à la CNSS, l’âge de départ à la retraite envisagé ainsi que le niveau de salaire déclaré au cours de sa carrière. À partir de ces données, le simulateur fournit une estimation – oui, seulement une estimation – du montant mensuel de la pension, conformément aux principes appliqués dans le secteur privé – secteur privé, vous avez saisi.

La durée de cotisation joue un rôle central dans le calcul, puisqu’elle détermine le taux appliqué à la pension. Le salaire de référence constitue le second facteur déterminant, la pension étant calculée sur la base d’une moyenne des rémunérations déclarées, dans le respect des plafonds et mécanismes d’actualisation prévus par la réglementation. Le choix entre une retraite à l’âge légal ou un départ anticipé peut également avoir un impact significatif sur le montant estimé.

L’utilisation de l’outil est simple et ne nécessite aucune démarche administrative. Toutefois, il est important de souligner que ce site n’est pas une plateforme officielle de la CNSS. Bon à savoir. Surtout que quand on travaille dans le privé, notre niveau de salaire ne suit pas forcément une ligne « directe ». Les résultats obtenus sont purement indicatifs et n’ont aucune valeur juridique. Bien noté. Par conséquent, pour un calcul définitif, les affiliés doivent s’adresser directement aux services officiels de la CNSS.

Malgré cette limite, ce simulateur constitue une aide précieuse pour mieux comprendre les mécanismes de calcul de la retraite et encourager une préparation financière plus éclairée.

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L’APII lance sa 4e édition : le concours qui connecte invention et industrie

L’APII lance la 4e édition du Concours national de l’invention, un levier clé pour stimuler l’innovation, la transition écologique et la compétitivité industrielle en Tunisie, sous l’égide des ministères de l’Industrie et de l’Enseignement supérieur.

Organisé en partenariat avec la CDC, l’INNORPI, l’ANPR, la BTE, la STB, le CITET et GREENOVI (GIZ), ce concours promeut le transfert recherche-industrie depuis 2016, en détectant et valorisant les inventions commercialisables via des passerelles avec industriels et investisseurs.​

Ouvert aux inventeurs indépendants et institutionnels (entreprises, labs), il décerne par catégorie :

1er prix : 10 000 DT,

2e prix : 7 000 DT,

3e prix : 5 000 DT,

plus un prix spécial GREEN (3 000 DT) pour l’innovation durable.

Les précédentes éditions ont mobilisé des centaines de participants et boosté la visibilité tunisienne à l’international ; voilà un appel lancé à tous les talents pour candidater.​

Impact et appel

Ce concours renforce la culture de l’invention au service de l’économie nationale, aligné sur les priorités 2026. Inventeurs, chercheurs, étudiants et entreprises : rejoignez la dynamique !

Informations et inscriptions :

www.apiiconcours.tn

Avec communiqué

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Soirée Jazz OCTUN au cœur de Tunis !

Le jazz, cette magie improvisée née des rues de La Nouvelle-Orléans, s’épanouit aujourd’hui en un dialogue universel, mêlant rythmes ancestraux et harmonies modernes. Et si Tunis devenait ce soir le carrefour où l’Afrique du Nord danse avec l’Europe ?

Chers amateurs de jazz, plongez dans l’univers du groupe de jazz tunisien mêlant des musiciens allemands et tunisiens: Gabriel Rosenbach, Micha Jesske, Chiheb Baazeoui, Wassim Berhouma, dirigé par le virtuose tunisien Omar el Ouaer au piano et Yacine Boulares au saxophone.

Ces maîtres locaux invitent les jazzmen autrichiens Nikolaus Holler (saxophone polyvalent, multi-instrumentiste infatigable) et Matti Felber (batterie explosive) à fusionner avec les Allemands Gabriel Rosenbach (trompette aérienne) et Vincent Niessen (contrebasse profonde). Résultat de la course une alchimie sonore irrésistible, où swing tunisien et grooves européens s’entrelacent en un feu d’artifice rythmique !

Rendez-vous incontournable : le 23 janvier à 20h au Centre Afrique des Arts, niché dans l’hôtel Africa à Tunis. Ce haut lieu culturel, au pouls de la médina animée, offre une acoustique parfaite et une ambiance intime, propice aux échanges post-concert.

Rencontrez les stars :

Omar el Ouaer : icône du jazz maghrébin, fondateur visionnaire d’OCTUN.
Nikolaus Holler : Autrichien versatile, injectant une énergie débordante.
Matti Felber : batteur autrichien, ancrant la pulsation avec ses partenaires.
Venez vibrer, improviser et célébrer le jazz vivant ! Billets limités, réservez vite.

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Grève générale en Tunisie : le préavis légal non publié, la mobilisation reportée

Le Bureau exécutif national de l’UGTT a annoncé mardi 13 janvier 2026 le report de la grève générale qui devait avoir lieu le 21 janvier prochain. Cette décision fait suite à la démission du Secrétaire général et à l’impossibilité de publier le préavis de grève dans les délais légaux de dix jours.

L’instance administrative nationale avait pourtant voté à l’unanimité lors de sa réunion des 5 et 6 décembre 2025 en faveur de cette date du 21 janvier pour exécuter la grève décidée initialement par le Conseil national en septembre 2024. Les développements récents au sein du Bureau exécutif, marqués par plusieurs démissions dont celle du Secrétaire général, ont perturbé le fonctionnement de l’organisation.

Le Bureau exécutif justifie ce report par des raisons de force majeure et d’ordre organisationnel. Il souhaite éviter toute contestation juridique ou vice de procédure qui pourrait fragiliser l’exercice du droit de grève. Une instance administrative nationale urgente sera convoquée ultérieurement pour fixer une nouvelle date et examiner les questions internes de l’organisation.

L’organisation maintient son attachement aux motifs de la grève et aux revendications établies en décembre 2025. Le Bureau exécutif précise que ce report ne constitue pas un renoncement mais une mesure de protection du processus syndical. Des décisions seront prises pour combler les postes vacants et établir les responsabilités selon le règlement intérieur.

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