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BM: l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026

La Banque mondiale a publié ce mardi 13 janvier 2026 son dernier rapport Global Economic Prospects (GEP), accompagné de la note régionale dédiée au Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). 

Selon le rapport GEP, l’économie mondiale fait preuve d’une résilience supérieure aux attentes malgré les tensions commerciales persistantes et les incertitudes politiques. Ce qui fait que la croissance devrait légèrement fléchir à 2,6% en 2026 avant de remonter à 2,7% en 2027, signalant une stabilisation sur les deux prochaines années.

Il s’agit d’une révision à la hausse par rapport aux projections de juin, portée en grande partie par une performance américaine plus forte qu’anticipé, qui représente environ les deux tiers de l’ajustement pour 2026.

Il convient de rappeler que dans les années 2020 s’annoncent comme la décennie de la plus faible croissance mondiale depuis les années 1960. Cette mollesse creuse les écarts de niveau de vie à travers le monde : fin 2025, les revenus par habitant dépassaient les niveaux de 2019 dans presque toutes les économies avancées, mais restaient inférieurs dans une économie en développement sur quatre.

Si la croissance de 2025 a bénéficié d’un regain des échanges en anticipation de changements politiques et d’une réorganisation des chaînes d’approvisionnement, cet élan devrait s’estomper en 2026 avec le ralentissement du commerce et de la demande intérieure, atténué toutefois par un assouplissement des conditions financières et une expansion budgétaire dans les grandes économies.

Par ailleurs, l’inflation mondiale devrait baisser à 2,6% en 2026, grâce à un apaisement des marchés du travail et des prix de l’énergie. « Année après année, le moteur de croissance de l’économie mondiale s’affaiblit, tandis que sa résilience face aux chocs politiques se renforce », note Inderjit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.

Les économies émergentes et avancées doivent prioriser l’investissement privé, la libéralisation du commerce, la maîtrise des dépenses publiques et les avancées en technologies et éducation pour éviter la stagnation.

Qu’en est-il de la croissance des économies en développement? 

La croissance des économies en développement ralentira à 4% en 2026 contre 4,2% l’an dernier, avant de remonter légèrement à 4,1% en 2027, soutenue par l’apaisement des frictions commerciales, la stabilité des matières premières, un meilleur financement et des flux d’investissement accrus.

Les pays à faible revenu affichent de meilleures perspectives avec une croissance moyenne de 5,6% sur 2026-2027, mais les revenus par habitant ne progresseront que de 3% en 2026  en deçà de la moyenne 2000-2019 pour n’équivaloir qu’à 12% de ceux des économies avancées. Cela accentue le défi de la création d’emplois face à 1,2 milliard de jeunes entrant sur le marché du travail cette décennie.

Quelles sont les recommandations? 

Pour stimuler la productivité et les emplois formels, il faut prioriser les infrastructures, le capital humain, les réformes de l’environnement des affaires et la mobilisation de capitaux privés.

Toujours selon le rapport GEP, les pays en développement doivent aussi renforcer la viabilité budgétaire face aux chocs, à la hausse du service de la dette et aux besoins croissants, via des règles budgétaires crédibles limitant déficits, dettes et dépenses. Plus de la moitié les appliquent déjà, améliorant les soldes primaires de 1,4 point de PIB après cinq ans.

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Google et Apple s’allient : Gemini au cœur de l’IA des futurs iPhone

Alphabet a annoncé le 12 janvier la conclusion d’un accord pluriannuel avec Apple pour intégrer les modèles d’intelligence artificielle Gemini de Google dans les futures fonctionnalités « Apple Intelligence ».

Les modèles Gemini alimenteront notamment la prochaine version de Siri et d’autres outils intelligents qu’Apple prévoit de lancer cette année, selon Reuters.

Google a déclaré que l’entreprise dont le siège social se trouve à Cupertino en Californie avait jugé sa technologie « optimale »; et ce, après une évaluation approfondie. De son côté, Apple précise que son IA continuera de fonctionner sur ses appareils et sur son infrastructure Private Cloud Compute. Tout en respectant ses standards élevés en matière de confidentialité.

Cet accord illustre la confiance accordée à la technologie de Google et renforce la concurrence face aux autres acteurs majeurs de l’IA, comme OpenAI et Microsoft.

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Bruxelles face à Pékin : le prix des VE chinois au cœur des négociations

Bruxelles envisage d’instaurer un prix minimum à l’importation pour les véhicules électriques (VE) chinois. Et ce, afin de remplacer des droits de douane élevés, dans le but de désamorcer les tensions commerciales avec Pékin, selon Bloomberg.

Cette mesure offrirait une alternative aux taxes sur les VE chinois pouvant atteindre 35,3 %. Tout en tenant compte des subventions publiques reçues par les constructeurs chinois. Elle permettrait aux marques comme BYD de conserver leurs marges; plutôt que de les voir absorbées par des droits de douane.

La Chine a salué cette initiative, estimant qu’elle favoriserait un commerce « sain et stable » et montrerait l’engagement des deux parties en faveur du dialogue.

A cet égard, notons que les droits de douane européens, instaurés en 2024, visaient à protéger l’industrie automobile du continent face à l’arrivée massive de modèles chinois bon marché. Pékin avait répliqué en ciblant certains produits européens comme le porc, les produits laitiers et le brandy.

Malgré ces barrières, les VE chinois continuent de gagner des parts de marché en Europe, notamment ceux de BYD, SAIC (MG) et Leapmotor. Tandis que les constructeurs européens produisant en Chine, comme BMW et Volvo, subissent également les effets de ces mesures.

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La Tunisie élargit sa diplomatie parlementaire vers cinq États africains

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a annoncé la création de nouveaux groupes d’amitié parlementaire avec cinq pays africains, en l’occurrence : l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Nigeria. Cette décision a été prise mardi 13 janvier 2026 à l’issue d’une réunion du Groupe de coopération parlementaire avec les pays africains, tenue au Palais du Bardo, selon un communiqué de l’Assemblée.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à structurer et renforcer les relations parlementaires bilatérales avec les pays africains. À cette occasion, le président de l’ARP, Brahim Bouderbala, a expliqué que la mise en place des groupes d’amitié découle d’une approche progressive, débutant par la création de groupes de coopération parlementaire afin d’assurer une action plus efficace et durable.

Toujours selon le communiqué de l’ARP, Brahim Bouderbala a souligné le rôle central des députés dans la promotion de la coopération internationale, notamment à travers le renforcement des échanges parlementaires et le développement de partenariats dans divers domaines d’intérêt commun.

Les députés présents ont, pour leur part, insisté sur la nécessité de renforcer la coordination avec le pouvoir exécutif afin d’améliorer l’efficacité de la diplomatie parlementaire et d’assurer sa cohérence avec les orientations générales de l’État. Ils ont également appelé à une ouverture accrue sur le continent africain, estimant que les marchés africains offrent des perspectives économiques importantes et constituent un levier stratégique pour renforcer la présence tunisienne en Afrique.

Dans le cadre des futurs groupes d’amitié parlementaire, les députés ont évoqué leur contribution au traitement de plusieurs dossiers, notamment la question de la migration irrégulière. Ils ont réaffirmé, à ce titre, l’engagement de la Tunisie à coopérer avec ses partenaires africains dans le respect de la législation nationale et de la souveraineté de l’État.

La réunion a enfin mis en avant l’importance d’organiser des journées d’étude dédiées à la diplomatie parlementaire. Ces rencontres visent à améliorer les mécanismes de travail des groupes d’amitié et à renforcer les capacités des députés dans ce domaine, afin d’accroître l’impact de l’action parlementaire sur la scène internationale.

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Accord UE – Inde : Merz parie sur une conclusion rapide

En visite en Inde le 12 janvier, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit optimiste. Et ce, quant à la signature imminente d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et l’Inde.

Reçu à Ahmedabad par le Premier ministre, Narendra Modi, M. Merz a qualifié l’Inde de « partenaire privilégié » de l’Allemagne. Au total, 27 accords bilatéraux ont été signés, couvrant l’économie, la défense et la coopération technologique.

Friedrich Merz estime que l’accord UE-Inde, espéré pour le sommet du 27 janvier à New Delhi, est indispensable pour exploiter pleinement le potentiel économique entre l’Europe et l’Inde. Ursula von der Leyen et António Costa devraient se rendre dans la capitale indienne pour finaliser la signature.

Il a également souligné que l’accord récemment conclu entre l’UE et le Mercosur constituait un signal encourageant pour la diplomatie commerciale européenne.

Sur le plan militaire, l’Inde et l’Allemagne ont renforcé leur coopération, notamment autour d’un projet de construction de six sous-marins à Mumbai, en partenariat avec Thyssenkrupp Marine Systems, pour un coût estimé à 8 milliards d’euros.

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Production de dattes : la Commission nationale trace la voie

La Commission nationale de suivi du Fonds de promotion de la qualité des dattes s’est réunie le 12 janvier 2026. Y participaient des représentants des ministères clés (Finances, Commerce, Industrie, Énergie) et des professionnels du secteur. 

Les chiffres sont historiques pour 2025/2026, avec une production estimée à 404 000 tonnes (+16,3 % vs 347 000 t l’an passé). Ils dépassent pour la première fois les 400 000 t. Notons que la répartition s’établit entre 347 000 t de Deglet Nour (+18,3 %) et 57 000 t de Matloug.

En outre, la réunion a passé en revue les progrès des programmes du Fonds. Ceux-ci sont axés sur : l’amélioration de la qualité; la valorisation; la compétitivité sur les marchés intérieur/extérieur; et le soutien financier et technique aux acteurs.

Le ministre de l’Agriculture a insisté sur le rôle stratégique des dattes dans l’économie nationale. Tout en appelant à optimiser les ressources pour la qualité, le stockage, le conditionnement, la promotion et les normes sanitaires et environnementales. Il prône de la coordination, une gouvernance transparente et la résolution des défis sur le terrain pour une pérennité régionale.

Parmi les recommandations, on note également une stratégie globale anti-changements climatiques (recherche, diversification, valeur ajoutée, réduction pertes). Il en va de même de la vision à moyen terme (Ramadan inclus) avec l’instauration de réunions bisannuelles, un budget 2026 renforcé, une promotion claire, plus de chambres froides et la révision du décret du Fonds.

Autrement dit, l’objectif est de conforter la position des dattes tunisiennes sur la scène mondiale.

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Le ministère des Finances assouplit l’application de la facturation électronique obligatoire

Le ministère des Finances a annoncé qu’il adoptera une approche flexible dans l’application de la « facturation électronique obligatoire » entrée en vigueur le 1er janvier 2026, afin d’éviter les perturbations économiques.

L’article 53 de la loi n° 17 de 2025 datée du 12 décembre 2025 relative à la loi de finances pour l’année 2026 impose la soumission des opérations à la facturation électronique à compter du 1er janvier 2026, a rappelé le ministère dans un communiqué.

Cette souplesse dans l’application vise à pallier les difficultés d’accès aux plateformes électroniques que pourraient rencontrer de nombreuses petites et moyennes entreprises en particulier, ainsi que plusieurs autres secteurs d’activité.

Le ministère entend ainsi prévenir les dysfonctionnements et la confusion susceptibles d’engendrer des conséquences indésirables sur la situation économique générale.

A noter que le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu en audience la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, dans la soirée du lundi 12 janvier au Palais de Carthage, audience au cours de laquelle il a été  question entre autres de la facturation électronique. Et du moins qu’on puisse dire, et une fois n’est pas coutume, la presse a été d’un apport important en la matière.

 

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Tunisie : le tourisme de golf bondit de 24 % en 2025

Près de 83 000 visiteurs ont fréquenté les parcours de golf en 2025; contre environ 67 000 en 2024. Soit une progression de 24 %, selon les données du ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Ces chiffres confirment l’essor rapide du tourisme de golf en Tunisie et son poids économique stratégique. D’autant plus que la dépense d’un touriste de golf équivaut à quatre fois la dépense moyenne par touriste.

Cette dynamique a été présentée lors d’une séance de travail présidée lundi par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofien Tekia. Elle se consacrait au suivi de la mise en œuvre du programme de développement du tourisme de golf. Le ministère souligne que cette hausse reflète un intérêt croissant pour ce produit touristique et met en évidence des opportunités d’investissement à forte valeur ajoutée.

La réunion, tenue en présence d’acteurs du secteur issus de plusieurs régions et de représentants des fédérations professionnelles, a abouti à la décision d’organiser prochainement un forum national dédié au tourisme de golf. Ce rendez-vous rassemblera l’ensemble des intervenants. Et ce, afin de présenter un plan d’action fondé sur la complémentarité entre les secteurs public et privé. Il cherchera également à lever les obstacles, stimuler l’investissement et renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

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Rapport IGDP 2024 : irrégularités massives

Le rapport annuel 2024 de l’Instance générale de surveillance des dépenses publiques (IGDP), plus précisément sa deuxième partie consacrée au rapport des travaux de contrôle et publiée en septembre 2025, dresse un constat alarmant de la gouvernance des finances publiques.

Au-delà des chiffres, ce rapport met en lumière des dysfonctionnements systémiques. Lesquels sapent l’efficacité de la dépense publique. Et ce, dans un contexte économique déjà fragilisé par une dette écrasante et une croissance en berne.

L’objectif est clair : renforcer la transparence, rationaliser la dépense, responsabiliser les gestionnaires publics et promouvoir une gouvernance moderne, adaptée aux contraintes budgétaires post-pandémie et aux exigences des réformes structurelles.

Quelles sont les irrégularités ?

Le premier axe du rapport passe en revue les irrégularités les plus fréquentes détectées lors des contrôles préalables, classées selon leur gravité et leur récurrence. Les administrations centrales, les municipalités et les directions régionales concentrent à elles seules 70 % des cas. Révélant ainsi une décentralisation mal encadrée et des pratiques loin des standards de bonne gestion.

Parmi les dérives relevées, la classification erronée des marchés publics figure en bonne place. Des prestations de services, comme la maintenance électrique, sont systématiquement requalifiées en « travaux publics » pour échapper aux procédures simplifiées, en violation de l’arrêté n°1039-2014.

À Tunis, la consultation pour la maintenance des tunnels routiers, d’un montant de 170 000 dinars, a ainsi été rejetée pour mauvaise catégorisation.

Autre pratique répandue : le fractionnement des achats. Cette technique permet de contourner les seuils légaux imposant le recours à l’appel d’offres, en contradiction avec les articles 5 et 9 de l’arrêté 1039. Elle fragilise la transparence du processus de commande publique et ouvre la voie à des choix discrétionnaires.

Les spécifications techniques orientées constituent un autre biais. Des cahiers des charges rédigés sur mesure – jusqu’à la précision des dimensions de bureaux (0,77 x 0,92 m) – limitent la concurrence à un seul fournisseur potentiel.
À Jendouba, 18 entreprises ont retiré les dossiers d’appel d’offres, mais un seul opérateur, manifestement « calibré », a pu réellement soumissionner.

Le rapport pointe également le non-respect du contrôle préalable, pourtant consacré par l’article 88 du Code des dépenses publiques. Des engagements sont pris après exécution des opérations.

À Kasserine, le paiement de dettes anciennes pour un montant de 119 000 dinars s’est fait en faisant fi de cette obligation fondamentale de contrôle.

S’ajoutent à cela des avantages indus, comme le cumul illégal de véhicules de fonction et d’indemnités kilométriques, en violation de l’arrêté de 1991, ou encore l’octroi de logements meublés non prévus par les textes.
À Kairouan, un délégué a perçu 6 240 dinars au titre d’hébergement, sans aucun fondement légal.

Le rapport signale enfin des paiements sans contrepartie réelle : salaires versés pour des postes fictifs – telle cette enseignante en détachement rémunérée pendant dix mois – et heures supplémentaires non justifiées.
Ces irrégularités, souvent localisées au niveau des structures déconcentrées, représentent des pertes estimées à plusieurs millions de dinars par an.

Qualifiées de « faibles à graves », ces dérives se répètent dans 60 % des cas au niveau décentralisé. Elles grèvent la capacité d’investissement public, ralentissent la mise en œuvre des projets et nourrissent la défiance des citoyens envers l’action de l’État.

Des audits ciblés sur les secteurs sensibles

Le deuxième axe du rapport synthétise les résultats des missions menées par le département Inspection–Audit–Évaluation de l’IGDP. Ces missions ont été ciblées selon des critères de risque et d’impact, en particulier dans les domaines des subventions sociales, de la santé et des infrastructures.

Les subventions agricoles et sociales constituent un champ critique. Les audits menés au niveau des directions régionales de Béja et de Monastir ont mis à jour des irrégularités dans la gestion des aides destinées à la « création d’emplois ».

Retards dans la tenue des comités, absence de suivi trimestriel des projets, insuffisance de contrôle sur l’utilisation des fonds : au final, près de 70 % des projets financés dans le cadre du programme « Ressources de subsistance » se soldent par des échecs.

Au-delà de ces exemples, l’IGDP constate un déficit chronique de digitalisation et de contrôle interne dans plusieurs secteurs sensibles. Les pertes potentielles sont estimées entre 10 et 20 % des budgets sectoriels, en raison de fuites, de mauvaise gestion ou d’inefficience.

Une feuille de route pour réformer la dépense publique

Face à ce constat, l’Instance formule 50 recommandations opérationnelles. Elles s’articulent autour de trois leviers majeurs :

  • L’accélération de la numérisation, avec l’extension des plateformes d’e-procurement à l’ensemble des acheteurs publics.
  • La montée en compétence des agents, via des modules de formation ciblés, notamment sur la lutte contre le fractionnement des marchés et le respect des procédures.
  • Le renforcement des contrôles internes, fondés sur une approche de gestion des risques (risk management) adaptée à chaque secteur.

L’IGDP plaide également pour la publication annuelle d’évaluations budgétaires et la mise en place d’une cartographie des risques partagée entre les différentes institutions publiques.

Si elles étaient appliquées de manière rigoureuse, ces mesures pourraient générer des économies estimées entre 5 et 7  % des dépenses publiques, évaluées à environ 50 milliards de dinars en 2024. Un enjeu majeur, à l’heure où chaque dinar mal dépensé se traduit par moins de services publics, moins d’investissement et davantage de tensions sociales.

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UGTT : la grève du 21 janvier renvoyée à plus tard

« Le Bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) publiera prochainement un communiqué pour convoquer en urgence une réunion de la commission administrative. Au cours de celle-ci une nouvelle date sera fixée pour la mise en œuvre de la grève générale initialement prévue le 21 janvier 2026″. C’est ce qu’a souligné, mardi, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri. 

Cité par la TAP, M. Tahri a indiqué qu’une décision sera prise par la majorité du bureau exécutif de l’UGTT pour convoquer une commission administrative. Sa date sera fixée après concertations et discussions entre toutes les parties, afin de garantir sa réussite et son efficacité.

Il a également indiqué que la convocation de la commission administrative par l’instance nationale chargée du règlement intérieur de l’UGTT est considérée comme « illégale ». De même qu’elle constitue une atteinte au règlement intérieur. Surtout que cette démarche ne relève pas de ses prérogatives.

Ainsi, la convocation de la commission administrative relève exclusivement des prérogatives de trois parties à savoir :

  • Le secrétaire général de l’UGTT. Ce qui n’est pas possible en raison de sa démission;
  • La majorité du bureau exécutif;
  • Ou les deux tiers des membres de cette commission avec représentation proportionnelle.

D’autre part, M. Tahri a affirmé que la grève générale prévue le 21 janvier a été annulée. Et ce, en raison de l’impossibilité de signer le préavis de grève générale dans les délais légaux, soit 10 jours avant sa date d’exécution. Avant d’ajouter que ce préavis ne peut être signé que par le secrétaire général de l’UGTT.

Enfin, il a relevé que la démission du secrétaire général de l’UGTT constituait un « précédent historique ». Tout en soulignant les lourdes conséquences de cette décision qui a provoqué un climat de confusion ayant conduit à l’échec de la grève générale, selon ses propos.

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La STAR confirme son leadership avec le label « Élu Marque de l’Année » pour la deuxième année consécutive

La Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurance (STAR) annonce avec fierté l’obtention, pour la deuxième année consécutive, du label « Élu Marque de l’Année », décerné lors de la deuxième édition de la cérémonie annuelle de ce prestigieux prix.

Attribuée à l’issue d’une étude indépendante de terrain, cette distinction repose sur l’évaluation d’un panel représentatif de consommateurs (2000 répondants), issu de tout le territoire tunisien. Elle constitue un indicateur reconnu de confiance et de crédibilité, permettant d’orienter les choix des clients. Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre de la plus vaste étude nationale menée à cet effet, ayant permis d’identifier les marques lauréates selon cinq critères clés : la crédibilité de la marque, la compétence, la bienveillance, la recommandation par le consommateur et l’intention d’achat (souscription).

Une reconnaissance porteuse de sens et d’engagement

Faten Maazaoui, Senior Manager – Division Marketing, Communication et Relation Clients à la STAR, a indiqué dans son allocution que l’obtention de cette distinction pour la deuxième fois revêt une portée particulière. Elle a déclaré à ce titre : « Si gagner une fois est une fierté, gagner deux fois est une promesse solennelle. Celle de rester dignes de la confiance que vous nous renouvelez et de continuer à placer l’humain au cœur de notre marque, au cœur de ce que nous entreprenons. »

Elle a précisé que cette reconnaissance confirme la qualité des services proposés par la STAR et met en valeur l’engagement continu de ses équipes, notamment en matière de digitalisation et d’amélioration de l’expérience client. Cette distinction traduit également la volonté constante de la STAR d’inscrire son développement dans une dynamique durable fondée sur l’excellence, l’efficacité opérationnelle et la proximité avec ses clients.

Pour sa part, Laurent Thuillier, Directeur Général de la STAR, a rendu hommage à l’ensemble des collaborateurs. Il a tenu à saluer « l’implication de celles et ceux qui conçoivent, produisent, commercialisent, accompagnent et innovent au quotidien, parfois dans l’ombre, mais toujours avec engagement et professionnalisme ».

M. Thuillier a également exprimé sa reconnaissance à l’égard des partenaires, fournisseurs et collaborateurs externes, qui partagent les standards de qualité et la vision à long terme de la STAR. Tout en rappelant à cette occasion qu’une marque de référence se construit dans la durée et dans une logique de collaboration.

« Enfin, recevoir ce prix aujourd’hui n’est pas une ligne d’arrivée mais au contraire une responsabilité supplémentaire. Celle de continuer à innover, à écouter, à rester proches de nos clients et fidèles à nos valeurs. La STAR est finalement plus qu’une marque ou un leader de son secteur, c’est une référence sur le marché tunisien de l’assurance, qui veut se différencier par la qualité de ses produits, services et de sa relation client et qui met la confiance au cœur de sa démarche. », conclu-t-il.

Un leadership confirmé sur le marché des assurances

En consolidant cette reconnaissance, la STAR réitère son positionnement de leader et de référence sur le marché des assurances en Tunisie et confirme la pertinence de ses choix stratégiques.

L’entreprise entend ainsi poursuivre sa stratégie de croissance, tout en demeurant fidèle à ses valeurs fondamentales et à son engagement durable envers ses clients. Lesquels constituent le socle de sa performance et un levier essentiel de l’amélioration continue de ses prestations.

Pour rappel, la STAR s’était distinguée lors de l’édition précédente (2025) par l’obtention de quatre prix « Élu Produit de l’Année », parmi lesquels : « 7ayya », en assurance vie; « Trik Esslama » en assurance auto; « STARCARE », pour l’assurance santé individuelle; ainsi qu’à l’application digitale « MyStar ». Ces distinctions attestent de leur impact durable et confirment le succès des solutions innovantes ainsi que la dynamique de renouvellement de l’offre portée par la compagnie.

Avec communiqué

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Maroc : la sécheresse de sept ans prend fin

Le Maroc sort officiellement de sept années de sécheresse, après les fortes pluies de l’hiver. C’est ce qu’a annoncé, lundi 12 janvier 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.

Les précipitations ont progressé de 95 % par rapport à l’année précédente et de 17 % par rapport à la moyenne saisonnière. Le taux de remplissage moyen des barrages au Maroc atteint désormais 46 %, plusieurs grands réservoirs ayant atteint leur capacité maximale.

Cette amélioration soulage fortement le secteur agricole, durement touché par la pénurie d’eau, la baisse de la production céréalière, la diminution des cheptels et les pertes d’emplois.

La longue sécheresse avait poussé le royaume à accélérer ses projets de dessalement. Le Maroc vise désormais à produire 60 % de son eau potable à partir de l’eau de mer traitée d’ici 2030; contre 25 % auparavant. Et ce, afin de préserver les ressources des barrages pour les régions intérieures.

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Pétrole & géopolitique : Trump menace les pays commerçant avec l’Iran

Donald Trump a affirmé lundi 12 janvier que les États-Unis imposeront immédiatement des droits de douane de 25 % sur toutes les transactions commerciales avec tout pays continuant à faire affaire avec l’Iran.

Cette décision marque une nouvelle escalade dans la stratégie de pression économique exercée sur l’Iran, dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires accrues. Elle pourrait susciter de fortes réactions internationales, en raison de son impact direct sur de nombreux partenaires commerciaux de Washington.

Des responsables américains ont indiqué que le président envisageait également l’option militaire. Tout en restant ouvert à un ajustement de sa position, selon l’évolution de la situation intérieure iranienne et les discussions avec ses conseillers.

Selon le Wall Street Journal, l’un des scénarios étudiés consisterait en une frappe limitée suivie de négociations approfondies avec Téhéran sur le dossier nucléaire.

Cependant, toute action militaire aurait des conséquences immédiates sur les marchés pétroliers. Pour l’analyste Mohammed Al-Shatti, « une escalade entre l’Iran, les États-Unis ou Israël entraînerait une prime de risque politique directe, provoquant une hausse rapide des prix du pétrole ».

Pékin dénonce la menace tarifaire de Trump contre les partenaires de l’Iran

De son côté, la Chine a exprimé son opposition ferme aux sanctions unilatérales annoncées par Donald Trump. Et ce, après que ce dernier a menacé d’imposer un droit de douane de 25 % aux pays commerçant avec l’Iran.

« La position de la Chine contre l’imposition arbitraire de droits de douane est constante et claire. Il n’y a pas de gagnants dans les guerres tarifaires ». C’est ce qu’a déclaré un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington.

Ainsi, Pékin a averti qu’il s’opposerait à toute sanction « illégale dépassant les limites du droit international ». De même qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour défendre ses intérêts légitimes, relève Reuters.

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Crise des dattes : sécheresse et stress hydrique menacent la production

Le secteur des dattes représente un pilier économique majeur, avec une production qui devrait atteindre à 404 000 tonnes pour la saison 2025-2026. Sauf qu’à l’heure actuelle la production n’a atteint que 300 000 mille tonnes, au dessous de la production estimée. 

Malgré ce secteur mondialement connu en exportations, la filière des dattes fait face à des défis climatiques persistants. Avec une baisse récente des exportations et des problèmes structurels de stockage et de commercialisation. 

Les producteurs subissent des impacts climatiques (sécheresse, faible pluviométrie) aggravant la qualité et les pertes post-récolte. Les prix fluctuent et on assiste à une incapacité à couvrir les coûts depuis quelques années; et ce, en raison du stress hydrique. 

Joint par téléphone, Ibrahim Khalifa, président du bureau régional de la CONECT, dresse un état des lieux de la crise que connaît le secteur. 

Entre les tensions sur la ressource en eau et les failles logistiques, les difficultés d’exportations ont fait plonger la production sous les prévisions. Ainsi, elles sont passées de 400 000 tonnes espérées à seulement 300 000-344 000 tonnes réalisées. Notre interlocuteur constate donc que cette baisse pèse lourdement sur les revenus des agriculteurs des oasis. 

Une chose est sûre, le changement climatique y est pour quelque chose, car il a provoqué un déficit hydrique sévère. En effet, les cycles d’irrigation d’un palmier ne devraient pas dépasser sept à huit jours. Or, ils atteignent 10 à 15 jours, avec des débits trop faibles, affaiblissant les palmiers et altérant les fruits. Ce qui a pour conséquence des dattes ternes, déshydratées et bradées à vil prix.

En outre, un autre élément important réside dans les pannes récurrentes des puits. Ils sont entretenus par des associations démunies, qui coupent l’eau en pleine canicule pendant un à deux mois, compromettant ainsi toute la récolte. Cela s’explique par cinq années de sécheresse qui placent la région en zone critique. A cet égard, notons que l’agriculture absorbe 80 % de l’eau disponible.

Par ailleurs, Ibrahim Khelifa insiste sur le  manque de liquidités bloquant les ventes sur pied et un stockage défaillant. Il milite pour des pompages solaires subventionnés, allégeant les factures énergétiques exorbitantes et libérant les forages individuels, prohibés à ce jour. Il précise dans ce contexte : « En tant qu’agriculteurs, nous avons soumis en mars 2025 au ministère de l’Agriculture des solutions pouvant relancer la production des dattes via l’utilisation des pompages solaires. Il faut dire que cela a suscité de l’intérêt, mais il n’y a eu aucun suivi. Alors qu’une telle solution aura un impact potentiel non seulement sur la qualité, mais aussi sur les volumes. »

Un autre frein : les difficultés d’exportation

Les envois vers le Maroc, principal client (17 à 29 % du total), sont bloqués par des quotas et licences imposés dès décembre. Résultat : 25 000 à 35 000 tonnes sont immobilisées avant le Ramadan. Des rumeurs de mesures de rétorsion tunisiennes et des tensions entre les deux pays font grossir les stocks invendus.

De plus, l’Union européenne (44% des exportations), l’Afrique et l’Asie concurrencent l’Algérie, l’Égypte et l’Arabie saoudite. Les expéditions de la saison 2024-2025 ont baissé de 6 %; malgré une légère hausse des prix (6,55 à 6,62 DT/kg). Enfin, notre interlocuteur lance un appel au corps diplomatique et au CEPEX afin de débloquer la situation via une diplomatie plus réactionnelle.

En somme, sans action immédiate, ces stocks invendus risquent de faire plonger les prix et de menacer des milliers d’emplois dans le secteur des dattes. D’où l’urgence à réagir!

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2902 Tunisiens recrutés à l’étranger en 2025, l’Allemagne en tête

En 2025, environ 2 902 Tunisiens ont été recrutés pour travailler à l’étranger; contre 3 650 en 2024. C’est ce qu’indique l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT).

L’Allemagne a accueilli le plus grand nombre de travailleurs tunisiens (647), suivie par l’Arabie saoudite (358), le Canada (339), la France (331), le Sultanat d’Oman (300), le Qatar (183) et l’Italie (139). Le secteur de la santé a dominé les recrutements avec 1 244 cadres médicaux et paramédicaux, soit 43 % du total. Le secteur de l’enseignement a enregistré 620 recrutements (21 %), suivi par l’administration (214), les activités culturelles et sportives (192), l’industrie (180) et enfin le tourisme et les services (156).

L’ATCT gère 27 486 coopérants et experts, dont 52 % travaillent dans les pays arabes, 31 % en Europe et 13 % au Canada. Dans le cadre de la coopération triangulaire et de la coopération Sud-Sud, l’Agence a envoyé 22 experts en 2025 pour soutenir divers domaines — promotion des exportations, agriculture, irrigation et pêche maritime — dans des pays africains et arabes comme le Tchad, la Guinée, le Sultanat d’Oman et la Jordanie.

L’ATCT a également organisé douze visites d’études, sessions de formation et ateliers, permettant à 119 cadres africains et arabes d’échanger leurs expériences et de renforcer leurs compétences en s’inspirant des pratiques tunisiennes dans plusieurs secteurs de développement prioritaires.

Par ailleurs, l’Agence poursuit quatre projets de coopération triangulaire avec la Banque islamique de développement, couvrant le commerce, la sécurité alimentaire, la numérisation des services financiers et l’agriculture, au profit de la Guinée, du Tchad, de Djibouti, du Sultanat d’Oman et de la Jordanie, en partenariat avec des institutions tunisiennes.

Elle a lancé un projet dans le secteur laitier pour le Sultanat d’Oman avec la Banque islamique de développement, ainsi qu’un projet en Jordanie consacré à la culture du blé et des agrumes.

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Reza Pahlavi, candidat de l’Occident pour diriger un Iran post-mollahs ?

Reza Pahlavi, l’héritier du trône du Chah d’Iran, s’érige aujourd’hui en figure de ralliement dans le mouvement de contestation secouant son pays. Mais il est sévèrement critiqué pour sa proximité avec Israël et surtout son soutien à l’intervention étrangère.

Parfaitement inconnu du grand public, il y a à peine deux semaines, Reza Pahlavi, le prétendant au trône en sa qualité de fils du dernier Chah d’Iran renversé par la révolution islamique en 1979, est-il une alternative crédible ?

Monarque constitutionnel ?

Alors que la République islamique d’Iran fait face à une mobilisation inédite depuis trois ans- les inquiétudes grandissant sur une brutale répression dans le pays coupé du monde par un blocage d’internet, probablement  pour tirer sur la foule à l’abri des regards. Et que de son côté, le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces affirmant que l’Iran « aspirait à la liberté » et que les États-Unis « se tenaient prêts à aider »; tout en menaçant de « frapper très fort » l’Iran  en cas de vague de répression meurtrière. Reza Pahlavi, le prince en exil aux Etats-Unis depuis un demi-siècle, se dit prêt à mener une transition démocratique. En tant que monarque constitutionnel ?
« C’est une opportunité qui s’est présentée. Je suis prêt à retourner en Iran dès que possible », a-t-il  déclaré dimanche 11 janvier dans l’émission « Sunday Morning Futures », sur Fox News.

« Mon travail consiste à mener cette transition afin de m’assurer que tout soit mis en œuvre, dans une transparence totale, pour que les citoyens puissent élire librement leurs dirigeants et décider de leur propre avenir », a  encore ajouté le prince qui prône notamment un nouveau système avec comme principes fondamentaux l’intégrité territoriale, les libertés individuelles et la séparation de la religion et de l’Etat. Vaste programme.

Un candidat par défaut

Sauf que cet homme qui se pose en recours pour l’Occident après la chute espérée du régime des mollahs, est loin de faire l’unanimité dans son pays et au sein de la diaspora. Même si aux yeux de nombreux jeunes iraniens des quartiers huppés, qui appellent à la fin du régime des Mollahs et ses pratiques rétrogrades, il incarne une certaine image de la modernité, de la laïcité et la possibilité pour l’Iran de renouer avec « le monde civilisé ».

En effet, Reza Pahlavi, 65 ans, aura quitté l’Iran à l’âge de 18 ans et n’y a depuis plus jamais remis les pieds. Et si beaucoup d’Iraniens aujourd’hui n’ont pas connu l’époque despotique du régime du Chah, marquée notamment par les geôles remplies de prisonniers politiques, les inégalités qui ont poussé à la révolution de 1979 et à l’installation de la république islamique, il est difficile de croire  qu’une telle figure du passé soit en mesure de fédérer le pays. Car il incarne plus une nostalgie qu’un recours, estime Clément Therme, chercheur spécialiste de l’Iran : « Il aura du mal à faire l’unité de l’ensemble des mouvements de protestation, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il existe parce qu’il y a un vide politique et qu’il représente surtout une nostalgie qui est massive pour la période d’avant la révolution islamique en Iran aujourd’hui ». Bref, un candidat par défaut.

Les liaisons dangereuses

D’autant plus, et c’est impardonnable aux yeux de la majorité des Iraniens, que le fis du Roi des Rois déchu et mort en exil dans le déshonneur et l’indifférence totale, s’affiche ostensiblement avec l’extrême droite américaine. De même, sa proximité avec l’entourage de Benyamin Netanyahou – avec lequel il s’affichait en photo sur sa page X en 2023 – fait grincer des dents. D’ailleurs, une enquête menée par le  quotidien israélien de gauche Haaretz démontre qu’une vaste opération d’influence israélienne en langue persane aurait été orchestrée et financée par Israël dès juin dernier. Objectif : présenter le fils du Chah comme la figure légitime d’un futur Iran.

Comble de l’infamie : en juin 2025, alors qu’Israël attaquait l’Iran, en vue de démolir ses programmes nucléaires et balistiques, Reza Pahlavi refusa de condamner ces frappes contre son pays. Etant donné qu’il est un partisan de longue date de renouer des liens et de reconnaître l’Etat hébreu.

Fin de non-recevoir

Rien que ce vendredi 9 janvier, le fils du Chah a demandé à Donald Trump d’intervenir en Iran. « Monsieur le président, ceci est un appel urgent et immédiat réclamant votre attention, votre soutien et votre action », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. « Veuillez vous tenir prêt à intervenir pour aider le peuple iranien ».

Réaction glaçante du président américain qui a estimé que le prince « semble être une personne sympathique ». Toutefois, « je ne suis pas sûr que ce soit approprié de le rencontrer en tant que président », a-t-il déclaré. En attendant la tournure que prendra le vent.

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Pétrole : la menace iranienne fait flamber les prix

Les cours du pétrole ont progressé mardi 13 janvier 2026, poussés par l’inquiétude grandissante autour de l’Iran et d’éventuelles perturbations de l’offre mondiale, éclipsant les perspectives d’un afflux de brut vénézuélien sur le marché.

Le Brent a gagné 28 cents (+0,4 %) à 64,15 dollars le baril, restant proche de son plus haut niveau en deux mois. Le WTI américain a également progressé de 28 cents (+0,5 %) à 59,78 dollars, son plus haut depuis le 8 décembre.

L’Iran, important producteur de l’OPEP, est secoué par de vastes manifestations antigouvernementales ces derniers temps. Cette situation a conduit le président américain Donald Trump à évoquer une possible action militaire en réaction aux violences contre les manifestants.

Selon Barclays, « les troubles en Iran ont ajouté une prime de risque géopolitique d’environ 3 à 4 dollars par baril aux prix du pétrole ».

Parallèlement, le président américain a annoncé que tout pays poursuivant ses échanges avec l’Iran serait frappé d’un droit de douane de 25 % sur ses transactions avec les États-Unis.

Les marchés suivent également l’évolution de la situation au Venezuela. Après l’enlèvement et l’exfiltration de Nicolas Maduro, Donald Trump a affirmé que Caracas pourrait livrer jusqu’à 50 millions de barils aux États-Unis, sous réserve de la levée ou de l’assouplissement des sanctions occidentales.

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Synda Ben Khelil : « L’art est une joie pour toujours »

Du 10 au 31 janvier 2026, la Galerie Kalysté à la Soukra ouvre ses portes à « Zombies philosophiques », une exposition audacieuse signée Selima Tria.

Le vernissage a réuni l’artiste et Synda Ben Khelil, propriétaire et galeriste de Kalysté. Leur rencontre, née il y a quelques années, repose sur l’art. 

Croisée lors du premier jour de l’exposition, Synda Ben Khelil voit ses artistes comme une « deuxième famille » avec laquelle elle entretient des liens durables basés sur le respect et la complicité. Elle sélectionne rigoureusement les talents, comme Selima Tria pour l’exposition « Zombies philosophiques », en visitant leurs ateliers et en les accompagnant dans le long terme. Et ce, tout en guidant diplomatiquement les jeunes artistes sensibles qui se cherchent encore.

Elle loue l’ouverture des jeunes peintres tunisiens au monde, alignés sur les standards internationaux grâce à Internet, loin du « folklore » de l’École de Tunis. Pourtant, cet élan créatif se heurte à un mur administratif : elle dénonce vivement le manque de soutien du ministère de la Culture, où une loi archaïque considère les œuvres comme « patrimoine de l’État », interdisant les ventes à l’étranger lors d’expositions officielles, forçant des contournements coûteux ou inutiles.

Tout comme elle rappelle qu’il n’y a eu aucune visite ministérielle depuis 2001. Tandis que le CEPEX est exclu des participations aux foires et aux salons à l’étranger. Elle note également l’absence du 1 % obligatoire consacré à l’art dans les budgets publics et la stagnation du marché local.  Car en l’absence de musée, il est impossible que le public s’imprègne de l’art.

Malgré ces difficultés, et notamment un marché plus dur qu’il y a 20 ans, des charges élevées, une élite acheteuse limitée, elle conclut optimiste par la citation de John Keats : « L’art est une joie pour toujours. »

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Afreximbank finance l’entrée de Levene Energy

Afreximbank a accordé un crédit de 64 millions de dollars à Levene Energy Development Limited pour financer son investissement de 30 % dans Axxela Limited, leader des infrastructures gazière et électrique en Afrique de l’Ouest.

Cette opération marque une diversification stratégique de Levene, passant du négoce pétrolier vers des revenus stables issus d’actifs infrastructurels au Nigeria, et soutient la transition énergétique régionale via l’accès accru au gaz naturel.

Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, a salué cette transaction comme alignée sur les priorités de la banque : promotion du commerce intra-africain, industrialisation et investissements privés dans les infrastructures critiques pour renforcer la sécurité énergétique et les chaînes de valeur pétrolières et gazières.

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