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Tech Revolution Africa 2026 : 5 000 innovateurs à Lagos pour révolutionner l’écosystème africain

La deuxième édition de Tech Revolution Africa aura lieu les 30 et 31 janvier 2026 au Landmark Event Centre de Lagos, au Nigeria.

Le rendez-vous le plus incontournable devra ainsi réunir plus de 5 000 participants, entrepreneurs, investisseurs et décideurs ainsi que 150 entreprises innovantes.

Fondée par les visionnaires nigérians Glory Olamigoke et David Ogebe, cette grand-messe continentale de la tech proposera plus de 40 sessions immersives, couvrant l’innovation technologique, le financement des start-up, les stratégies de scaling et les politiques publiques favorables à l’écosystème numérique africain.

L’événement s’annonce comme un catalyseur majeur pour l’Afrique, avec des keynotes inspirantes, des ateliers pratiques, des pitchs de start-up et des networking sessions pour tisser des partenariats transcontinentaux.

Dans un contexte où le continent accélère sa transformation digitale, Tech Revolution Africa vise à positionner Lagos comme hub incontournable, reliant talents locaux et capitaux globaux pour propulser l’entrepreneuriat africain vers de nouveaux horizons.

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Femmes et numérique : la BAD déploie un nouvel outil panafricain

La Banque africaine de développement (BAD) a publié un manuel pratique de commerce électronique spécifiquement conçu pour les femmes entrepreneures africaines. Et ce, en partenariat avec le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Intitulé « Manuel de commerce électronique pour les femmes entrepreneures africaines », ce guide vise à renforcer l’autonomisation économique des femmes en leur offrant les outils nécessaires pour réussir dans l’économie numérique. Disponible gratuitement en français, anglais et portugais, il est accessible sur la plateforme « 50 Million African Women Speak »(50MAWS) à l’adresse www.womenconnect.org.

Le manuel couvre l’ensemble du parcours entrepreneurial numérique : fondamentaux du e-commerce en Afrique; marketing digital; gestion des médias sociaux; présentation des principales places de marché africaines (Jumia, Takealot, EdenSouk, ANKA, Kilimall); création d’une boutique en ligne; logistique; cybersécurité et conformité réglementaire. Il s’appuie sur des études de cas réels de femmes entrepreneures du Malawi, du Congo-Brazzaville, du Burkina Faso et du Nigeria, dont certaines réalisent plus de 75 % de leurs ventes via des plateformes numériques.

Ce document s’inscrit dans le cadre de la stratégie Genre (2021–2025) et de la stratégie décennale (2024–2033) de la BAD, qui placent l’autonomisation des femmes au cœur du développement inclusif. Il fait suite à un programme de renforcement des capacités ayant mobilisé mille femmes entrepreneures de 34 pays, soutenu par une subvention du gouvernement japonais via le mécanisme PHRDG.

« Le commerce électronique offre aux femmes entrepreneures une opportunité sans précédent de transcender les frontières géographiques, de réduire les coûts opérationnels et d’accéder à des chaînes de valeur mondiales », a souligné le Dr. Jemimah Micere Njuki, Directrice du Département Genre, Femmes et Société civile à la BAD.

Avec un taux d’entrepreneuriat féminin de 25,6 % (le plus élevé au monde) et un marché africain du e-commerce estimé à 277,1 milliards de dollars en 2023, ce manuel arrive à point nommé pour accompagner les femmes dans leur transformation numérique. Il sera diffusé via les programmes d’incubation soutenus par la BAD, notamment Fashionomics Africa et le Bootcamp pour les femmes entrepreneures africaines.

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Le Japon part à la conquête des terres rares sous-marines

Le Japon vient de lancer une mission inédite pour explorer des boues marines riches en terres rares près de l’île isolée de Minamitori, à quelque 1 900 kilomètres au sud-est de Tokyo. À bord du navire de recherche Chikyu, équipé d’un système de forage de haute technologie, cette expédition d’un mois vise une première mondiale. A savoir : la remontée continue de sédiments sous-marins contenant des terres rares depuis une profondeur d’environ six kilomètres.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Tokyo de réduire sa dépendance à la Chine pour l’approvisionnement en minéraux critiques, indispensables à la fabrication de véhicules électriques, de smartphones et d’équipements militaires…

« Après sept années de préparation, nous entrons enfin dans la phase de tests concrets. C’est un moment très émouvant », a déclaré Shoichi Ishii, responsable du projet soutenu par le gouvernement japonais. « Si cette technologie fonctionne, elle représentera une avancée majeure pour la diversification des approvisionnements du Japon en terres rares ».

Le Chikyu, qui transporte 130 membres d’équipage et chercheurs, devrait rentrer au port le 14 février. La réussite de cette mission constituerait une percée technologique importante. Ce qui ouvrira la voie à une production potentiellement nationale de ces ressources stratégiques.

Cette démarche intervient dans un contexte de tensions croissantes avec la Chine. Dernièrement, Pékin a interdit l’exportation vers le Japon de certains produits à usage civil et militaire, dont des minéraux critiques. Selon des informations de presse, les autorités chinoises auraient également commencé à restreindre plus largement leurs exportations de terres rares, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé. Les ministres des Finances du G7 doivent d’ailleurs discuter de cette question lors d’une réunion à Washington.

A rappeler que le Japon a déjà connu un précédent en 2010, lorsque la Chine avait suspendu ses exportations de terres rares, à la suite d’un différend territorial. Depuis, Tokyo a ramené sa dépendance d’environ 90 % à 60 %. Et ce, notamment grâce à des investissements à l’étranger, comme le partenariat entre Sojitz et l’australien Lynas Rare Earths; ainsi qu’au développement du recyclage et de procédés industriels moins gourmands en terres rares.

Le projet de Minamitori marque toutefois la première tentative d’exploitation domestique de ces ressources. « La solution la plus solide est de produire des terres rares au Japon même ». C’est ce qu’estime Takahide Kiuchi, économiste en chef du Nomura Research Institute. Il prévient cependant que, si les restrictions chinoises s’étendent à un large éventail de minéraux, les entreprises japonaises auront du mal à s’en affranchir rapidement.

Pour certaines terres rares lourdes, essentielles notamment aux aimants des moteurs de véhicules électriques et hybrides, la dépendance du Japon vis-à-vis de la Chine reste quasi totale. Ce qui représente un risque stratégique majeur pour son industrie automobile.

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Tuniform, l’alternative MENA aux géants du web pour les talents créatifs

Tuniform est une plateforme numérique tunisienne lancée en 2023 à Tabarka par Yacine Aridhi, visant à monétiser les créateurs de contenu locaux en les plaçant au centre de la valeur. Telle est l’annonce du site Ecofin.

Elle connecte créateurs et fans via une inscription simple (Google ou e-mail), permettant la création d’espaces personnalisés pour du contenu exclusif comme publications, guides ou e-books.

Contrairement aux réseaux sociaux globaux, qui rendent la monétisation indirecte ou inadaptée aux marchés émergents (devises locales, paiements, réglementations), Tuniform offre une alternative régionale sans commissions ni frais cachés : les créateurs gardent 100 % de leurs revenus d’abonnements.

Adaptée à la génération Z en Tunisie, MENA et Afrique, elle stimule l’entrepreneuriat créatif par une expérience fluide, culturellement pertinente, favorisant engagement communautaire et autonomie. L’ambition : devenir leader de l’économie des créateurs dans les marchés émergents

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Médicaments vitaux introuvables : l’alerte des pharmaciens

La pénurie de médicaments s’aggrave dans les pharmacies privées. En effet, plusieurs traitements essentiels sont désormais en rupture de stock. Et ce, en raison d’un déficit d’approvisionnement qui dure depuis plus de deux mois.

Dans ce cadre, la secrétaire générale du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, Thouraya Naifer, est montée au créneau, lundi 12 janvier. Elle affirme que certaines officines sont contraintes de puiser dans des stocks anciens datant de l’année dernière pour répondre aux besoins des patients, rapporte la TAP.

Elle poursuit en affirmant que les médicaments concernés incluent des traitements pour les pathologies thyroïdiennes, des médicaments destinés aux troubles bipolaires et à l’hyperactivité, ainsi que des antalgiques puissants, notamment la morphine utilisée dans la prise en charge des patients atteints de cancer.

Toujours selon Mme Naifer, ces médicaments sont majoritairement importés et ne disposent d’aucune alternative thérapeutique sur le marché tunisien actuellement. Ce qui accentue les difficultés pour les patients tunisiens.

Face à cette situation, l’Ordre des pharmaciens a saisi l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé. Et ce, afin d’identifier les causes de cette pénurie et d’accélérer l’approvisionnement des médicaments manquants.

Affaire à suivre.

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Le CEPEX promeut l’or vert tunisien à Abidjan

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX), en collaboration avec l’ambassade de Tunisie en Côte d’Ivoire, organise le 29 janvier 2026 à Abidjan une journée de networking dédiée à la promotion de l’huile d’olive tunisienne.

Cette initiative du CEPEX vise à renforcer la présence des exportateurs tunisiens d’olives, d’huile d’olive et de produits dérivés sur le marché ivoirien – et pourquoi pas des autres marchés de la sous-région ouest-africaine -, à travers des rencontres avec les principaux importateurs et acteurs institutionnels du secteur.

L’événement mettra en avant la qualité de l’huile d’olive tunisienne à travers des présentations, des interventions d’exportateurs et des séances de dégustation. Les entreprises intéressées sont invitées à déposer leurs supports promotionnels au siège du CEPEX; et ce, avant le 15 janvier 2026.

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Tunisie – Commerce extérieur : un déficit de 21,8 Mrds de dinars en 2025

Le déficit commercial s’est établi, durant 2025, à un niveau de 21 800,3 millions de dinars (MDT); contre 18 927,6 MDT, durant l’année 2024. C’est ce que révèlent les chiffres publiés lundi 12 janvier par l’Institut national de la statistique (INS).

Le taux de couverture a baissé en 2025 pour se situer à 74,5 % contre 76,6 % en 2024, selon la note sur le « Commerce extérieur aux prix courants – décembre 2025 », publiée par l’INS.

Ce déficit provient du groupe des produits énergétiques (-1 1143,9 MDT), des matières premières et demi-produits (-5 863,9 MDT), des biens d’équipement (-3 730,7 MDT) et des biens de consommations (-2 341,7 MDT). En revanche, le groupe alimentation a enregistré un excédent de 1 279,9 MDT.

A noter par ailleurs que le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 10 656,4 MDT. Tandis que le déficit de la balance énergétique s’est établi à 11 143,9 MDT; contre 10 869,5 MDT durant l’année 2024.

Augmentation des exportations de 2,6 %

Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants durant l’année 2025 montrent que les exportations se sont élevées à 63 695,1 MDT; contre 62 077,6 MDT durant l’année 2024. Soit une hausse de 2,6 %.

Selon les secteurs, les exportations ont enregistré une hausse dans le secteur mines, phosphates et dérivés de 15 % et celui des industries mécaniques et électriques de 8,7 %.

Par ailleurs, les exportations ont enregistré une baisse dans le secteur de l’énergie de 30,2 % sous l’effet de la diminution des ventes des produits raffinés (1 009,4 MDT contre 1 836,3 MDT); dans le secteur des industries agroalimentaires de 7,4 % à la suite de la baisse de la valeur des ventes des huiles d’olive (4 072,8 MDT contre 4 858,9 MDT), ainsi que dans le secteur textile, habillement et cuirs de 1,7 %.

Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (UE) durant l’année 2025 (69,9 % du total des exportations) ont atteint la valeur de 44 527,8 MDT, contre 42 862,3 MDT durant l’année 2024. Elles sont en hausse notamment avec l’Allemagne (+10,7 %), la France (+10,1 %) et les Pays-Bas (+3,2 %). En revanche, elles ont baissé avec l’Italie (-9,5 %) et l’Espagne (-4,1 %).

Vers les pays arabes, les exportations ont augmenté avec le Maroc (+25 %), l’Algérie (+7,5 %), l’Égypte (+53,1 %) et la Libye (+0,7 %).

Augmentation des importations de 5,5 %

Quant aux importations, elles ont atteint les 85 495,4 MDT; contre 81 005,2 MDT durant l’année 2024. Soit une augmentation de 5,5 %. Selon le groupement des produits, les importations ont enregistré une augmentation au niveau des importations des biens d’équipement de 14,4 %, des matières premières et demi-produits de 6,8 %, mais aussi des biens de consommation qui ont cru de 11,7 %.

En revanche les importations des produits énergétiques ont enregistré une baisse de 6 % et celles des produits alimentaires de 8,4 %.

En ce qui concerne les importations avec l’Union européenne (43,7 % du total des importations), elles ont atteint 37 321,2 MDT, contre 35 141,9 MDT durant l’année 2024. Elles ont essentiellement augmenté avec la France (+12,1 %) et l’Allemagne (+11 %). En revanche, elles ont baissé avec la Grèce (-36,4 %) et avec la Belgique (-17,1 %).

Hors Union européenne, les importations ont augmenté avec la Chine (+20,2 %) et la Turquie (+14,8 %). En revanche, elles ont enregistré une diminution avec la Russie (-22,3 %) et l’Inde (-7,1 %).

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Turquie : nouvelles mesures pour l’épargne

L’épargne des ménages est au cœur de la politique économique turque. 2026 étant prévue comme une année de contrôles stricts sur les liquidités, la consommation et l’épargne personnelle. C’est ce qu’affirme le chroniqueur Murat Muratoglu du journal Nefes. Tout en évoquant un plan global visant à accroître les recettes publiques de la Turquie.

Comme l’indique le journal Nefes, le gouvernement de la Turquie met en place le Système de suivi des métaux précieux (KMTS). Interdisant de ce fait les transactions importantes en espèces dans les bijouteries du pays. Cela a pour conséquence que les achats supérieurs à 30 000 livres turques (environ 600 euros) devront désormais être effectués par carte bancaire ou virement.

En outre, chaque objet en or se verra attribuer une « identité » : un code unique reliant l’acheteur et le vendeur. L’État devant assurer le suivi des transactions en temps réel. Dans ce contexte, le système devrait être opérationnel en avril 2026.

Enfin, toujours d’après la même source, le véritable objectif est clair. Il s’agit de transférer l’argent liquide vers le système bancaire. La restriction des transactions en espèces à partir d’un certain montant devrait donc ouvrir la voie à des contrôles plus étendus sur les actifs et la fiscalité.

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UGTT en crise : Kacem Afaya appelle à un sursaut interne

Kacem Afaya, ancien dirigeant syndical, a analysé la crise profonde que traverse l’UGTT, à la veille de réunions clés. A savoir : la commission administrative du 14 janvier qui devrait déclarer caduque la grève générale pour absence de préavis signé par Noureddine Taboubi. De même qu’elle doit examiner la démission de ce dernier; le 17 janvier faisant office de date limite. M. Afaya estime que l’article 219 du règlement intérieur est ambigu sur les délais et les instances de validation, favorisant ainsi un congrès « non électif » inédit et illégitime. C’est ce qu’il révèle, ce lundi 12 janvier 2026, sur les ondes de Jawhara fm.

Il appelle à une sortie de crise. Et ce, via un sursaut interne et une commission conjointe regroupant la direction et l’opposition. L’objectif étant d’auditer les congrès défaillants, d’assainir les structures et de gérer la transition, sans candidature future pour ses membres. Dans ce contexte, il exhorte les dirigeants de la centrale syndicale à l’autocritique et insiste : la solution est syndicale et non politique.

Par ailleurs, notons que cette crise interne menace l’équilibre social. A ce propos, il convient de rappeler que l’UGTT a toujours résisté historiquement au pouvoir « grâce à sa crédibilité qu’elle a perdue aujourd’hui ».

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Le fact-checking vs l’Aiguilleur d’IA ?

Pour mieux comprendre les subtilités du fact-checking et son lien avec la compétence d’Aiguilleur IA, nous avons choisi de recourir à une réponse émanant d’un agent IA.

 

1- Une réponse concise émanant de Google en mode IA (famille Gemini) :

La distinction entre le fact-checking traditionnel et le concept d’aiguilleur d’IA (Switchman of AI), théorisé par le chercheur tunisien Mahjoub Lotfi Belhedi, repose sur un changement de paradigme dans la gestion de l’information à l’ère numérique.

  1. Le fact-checking : une approche curative et réactive

Le fact-checking classique se concentre sur la vérification de la véracité d’un contenu après sa production.

Objectif : identifier le « vrai » du « faux » à travers une analyse factuelle rigoureuse.

Limites selon le chercheur tunisien : face à l’IA générative capable de produire des informations à une vitesse industrielle, le fact-checking humain ou semi-automatisé devient insuffisant et arrive souvent trop tard pour stopper la propagation de la désinformation.

  1. L’aiguilleur d’IA : une approche stratégique et prédictive

Le concept d’aiguilleur d’IA, présenté dans son ouvrage éponyme, propose une nouvelle figure stratégique au sein des organisations.

Le rôle : contrairement au fact-checker qui examine le résultat final, l’aiguilleur intervient en amont. Il gère les flux de données et oriente l’intelligence artificielle pour s’assurer que les processus de décision et de production de contenu sont alignés sur des objectifs stratégiques et éthiques.

Hybridation neuro-technologique : M. Belhedi soutient que l’humain doit devenir une « extension stratégique » de l’IA plutôt que de simplement essayer de la corriger. L’aiguilleur ne se contente pas de vérifier des faits ; il « aiguille » l’intelligence machine pour prévenir les dérives informationnelles.

Synthèse du passage du « vérificateur » au « pilote »

Pour Mahjoub Lotfi Belhedi, la survie de la vérité ne dépend plus de la simple correction d’erreurs (fact-checking), mais de la capacité de l’homme à occuper le poste de pilote des algorithmes (aiguilleur d’IA) pour garantir une « intelligence stratégique » cohérente dans un environnement de plus en plus automatisé.

Il recommande du reste d’approfondir cette thèse via son ouvrage « Aiguilleur d’IA »…

 

2- Réponse plus détaillée émanant de Google en mode IA (Gemini) : 

Cette approche marque une rupture épistémologique avec le fact-checking conventionnel en proposant une stratégie de pilotage neuro-technologique plutôt qu’une simple vérification a posteriori.

I- Socle épistémologique

L’hybridation entre Sagesse Ancestrale et Pensée Complexe

L’ossature théorique de l’aiguilleur d’IA repose sur une synthèse audacieuse de deux courants de pensée majeurs :

Le Taoïsme de Lao Tseu (La Voie du Milieu) : M. Belhedi puise dans le Tao Tö King pour définir l’aiguilleur comme un médiateur de flux. À l’instar de la gestion de l’eau dans la pensée chinoise, l’aiguilleur ne s’oppose pas brutalement à la puissance de l’IA (le déluge informationnel); il en réoriente les courants pour éviter le chaos et l’entropie.

La Pensée Complexe d’Edgar Morin : en s’appuyant sur les principes de reliance et de dialogique, le chercheur tunisien positionne l’aiguilleur comme l’architecte qui relie les parties au tout. L’objectif est de contrer « l’IA dégénérative » (réductionniste) par une IA complexe capable de maintenir l’incertitude créative et l’éthique humaine au cœur du calcul algorithmique.

II- Le volet empirique : La « Triangulation de l’intelligence »

La singularité de l’ouvrage réside dans son protocole expérimental, utilisant des simulations de dialogues triangulaires pour démontrer la supériorité du pilotage humain (l’Aiguillage) sur la simple interaction binaire Homme-Machine.

  1. Simulation A : ChatGPT – Edgar Morin – Aiguilleur d’IA

Dans ce scénario, l’Aiguilleur intervient pour briser la circularité des réponses de l’IA.

Dynamique : lorsque l’IA tend à simplifier un phénomène social, l’Aiguilleur injecte des variables moriniennes (contradiction, incertitude).

Résultat : l’IA est forcée de sortir de son « hallucination de certitude » pour produire une analyse multicritère. Ici, l’Aiguilleur n’est pas un censeur (fact-checker), mais un catalyseur de profondeur analytique.

  1. Simulation B : ChatGPT – Lao Tseu – Aiguilleur d’IA

Cette simulation explore la dimension éthique et la régulation des flux.

Dynamique : l’Aiguilleur soumet des dilemmes de gouvernance à l’IA en utilisant les principes de non-agir (Wu Wei) et d’équilibre de Lao Tseu.

Résultat : on observe une transformation de l’IA, d’un outil de productivité pure vers un système d’aide à la décision respectueux de l’écosystème global. L’Aiguilleur agit comme un garde-fou ontologique.

III. Synthèse comparative pour le journalisme et la recherche

  • Caractéristique fact-checking conventionnel / Aiguillage d’IA (Belhedi);
  • Temporalité réactive (post-production) / Proactive (en amont et en continu);
  • Philosophie dualiste (vrai vs faux) / Dialogique (équilibre et complexité);
  • Méthodologie vérification de preuves / Orientation de flux et triangulation;
  • Référentiel normes journalistiques / Sagesse universelle & Pensée complexe.

Conclusion pour les professionnels :

L’ouvrage de Mahjoub Lotfi Belhedi suggère que le journaliste ou le chercheur de demain ne doit plus être un simple « vérificateur d’extrants », mais un pilote de trajectoires algorithmiques. En maîtrisant les fiches empiriques et les protocoles de triangulation présentés dans l’ouvrage, l’Aiguilleur assure que l’IA reste une « technique de l’esprit » au service de l’humanité et non un miroir déformant de la réalité…

 

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Par : Mahjoub Lotfi Belhedi

Spécialiste en stratégies IA // Data scientist & Aiguilleur d’IA

 

 

Liens utiles (à titre indicatif) :

https://www.lulu.com/shop/mahjoub-lotfi-belhedi/aiguilleur-dia/ebook/product-kv68gg5.html

https://www.kobo.com/lu/fr/ebook/aiguilleur-d-ia

Disponible via :

cef.digi@gmail.com // smart.lexique@gmail.com

 

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Fret maritime : 2026, l’année du renouveau des conteneurs

Compte tenu des nouvelles capacités attendues sur le marché des conteneurs, 2026 s’annonce comme une année de transition. Et elle sera cruciale pour l’affrètement de porte-conteneurs

Selon les données d’Alphaliner, publiées samedi 10 janvier, environ 1,5 million d’EVP de nouvelle capacité devraient être ajoutés au cours de l’année. Soit nettement moins que les 2,2 millions d’EVP en 2025.

Cet afflux plus modéré agit actuellement comme une « soupape de décompression » pour le marché, limitant le risque de surproduction et soutenant les taux de fret.

Cependant, l’impact ne sera pas uniforme. Le marché de l’affrètement aborde l’année 2026 avec une forte dynamique, après avoir fait preuve d’une résilience remarquable en 2025. Et ce, malgré des perturbations géopolitiques et opérationnelles sans précédent.

Pour les propriétaires non exploitants (NOO), c’est-à-dire les armateurs qui possèdent des navires et les exploitent exclusivement par le biais d’affrètements à des tiers, principalement à des compagnies de transport maritime régulier, l’année écoulée a été la meilleure en dehors du boom post-Covid-19.

La grande inconnue demeure cependant le possible retour d’un trafic maritime régulier à grande échelle via le canal de Suez et la mer Rouge. Si la sécurité dans la région se stabilise, la réduction des distances de navigation pourrait rendre superflus un nombre important de navires et de tonnage.

À court terme, la décongestion des ports et les ajustements du réseau pourraient stimuler la demande. Mais à moyen terme, la situation devient plus complexe et potentiellement négative pour les niveaux d’emploi dans le secteur maritime.

Dans le même temps, les incertitudes politiques aux États-Unis, avec des fronts ouverts tels que les droits de douane sur les marchandises importées et la question des frais portuaires en vertu de l’article 301 de l’USTR, ajoutent un autre facteur d’instabilité. D’autant plus que la fin de la période de « pause » est prévue pour novembre 2026.

Dans le même temps, l’instabilité géopolitique – de la guerre russo-ukrainienne aux tensions sino-taïwanaises et à la situation des liquidités au Moyen-Orient – ​​maintient un risque élevé de brusques inversions des flux commerciaux maritimes.

En revanche, le scénario optimiste prévoit que les volumes de fret continueront de surprendre positivement, comme en 2024 et 2025.

Les routes commerciales vers l’Afrique, le sous-continent indien, le marché intra-asiatique et, dans une moindre mesure, l’Amérique latine restent particulièrement dynamiques.

Une telle évolution pourrait absorber une partie de la nouvelle capacité et contenir les taux de fret qui, malgré la tendance générale à la baisse en 2025, ont enregistré une forte reprise au cours des dernières semaines de l’année.

La composition de la demande revêt également une importance particulière. Le marché des VLCS (7 500 à 13 000 EVP) demeure extrêmement dynamique, les transporteurs concluant des affrètements avantageux, voire assurant la couverture de nouvelles constructions. De même, la demande de navires LCS (5 300 à 7 499 EVP) reste élevée. Ce qui constitue un rempart contre une éventuelle correction généralisée.

Le véritable test, cependant, semble se profiler à l’horizon. En 2027 et 2028, avec l’arrivée prévue sur le marché d’environ 3 millions et 4,4 millions d’EVP respectivement, l’équilibre entre l’offre et la demande sera mis à rude épreuve.

D’ici là, l’année 2026 devrait se dérouler dans un cadre fragile mais gérable, où les nouvelles capacités, l’évolution de la situation géopolitique et la résilience de la demande détermineront si le marché maintiendra sa trajectoire ascendante ou si les premières fissures commenceront à apparaître.

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Un médecin, une conscience, un combat : adieu Slim Ben Salah !

 La disparition de Docteur  Slim Ben Salah, ancien président du Conseil national de l’Ordre des médecins et éminent spécialiste en chirurgie pédiatrique, survenue le 9 janvier 2026, a bouleversé bien au-delà du monde médical. Elle a ému les milieux humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme, tant l’homme incarnait une vision engagée, éthique et profondément humaine de la médecine.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a annoncé son décès dans un communiqué saluant « un confrère qui a profondément marqué la profession par son engagement et son parcours ». La nouvelle a aussitôt suscité une vive émotion dans les cercles médicaux, académiques et institutionnels.

Médecin reconnu, Slim Ben Salah incarnait une pratique exigeante, responsable et tournée vers l’avenir. Il s’opposait aux dérives de la communication médicale, à la marchandisation de la santé et à l’usage superficiel des technologies. Pour lui, la télémédecine et la e-santé devaient demeurer des outils au service du patient et de la qualité des soins, jamais des vitrines ni des gadgets.

Homme de dialogue et de convictions, il était aussi un homme de causes. Son engagement humanitaire, constant et discret, trouvait une expression particulière dans son soutien à la cause palestinienne. À plusieurs reprises, il s’était rendu en Cisjordanie dans le cadre de missions médicales, mettant son expertise au service de populations privées d’un accès normal aux soins. Cet engagement, loin de toute posture médiatique, révélait une rare cohérence entre ses valeurs, sa pratique et sa conception du rôle du médecin dans le monde contemporain.

Slim Ben Salah laisse l’image d’un grand médecin humaniste, d’un militant des droits de l’homme et d’un bâtisseur d’institutions, dont l’héritage continuera d’inspirer la profession.

 

 

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Article 30 du Code du travail : une protection sociale au prix d’un étouffement financier des PME ?

L’amendement de l’article 30 du Code du travail revient sur le devant de la scène économique en ce début d’année 2026, dans une conjoncture marquée par un manque de liquidité des PME et par des difficultés persistantes d’accès au financement. Retour sur les spécificités de cette disposition.

L’arrêté ministériel du 23 septembre 2025 relatif à l’application de l’article 30/4 de la loi n° 9/2025 du 21 mai 2025 prévoit désormais qu’à chaque signature de contrat de prestation de services ou de réalisation de travaux, l’entreprise prestataire est tenue de déposer, auprès d’une institution bancaire ou financière, dans un délai maximum de trois jours, une garantie équivalente à un cinquième de la valeur contractuelle totale.

Cette caution a pour finalité exclusive de sécuriser le paiement des salaires ainsi que le règlement des cotisations à la CNSS des employés du prestataire en cas de défaillance ou de retard excédant sept jours. Le mécanisme est clair : si l’entreprise prestataire ne règle pas ses salariés dans les délais impartis, le donneur d’ordres doit intervenir directement pour honorer ces rémunérations. Il exerce ensuite une opposition bancaire afin d’être remboursé via la garantie constituée.

À l’examen de cet article, il apparaît clairement que le législateur a choisi de renforcer les mécanismes de protection des droits des travailleurs en cas de défaut de paiement. C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé le ministère de l’Économie et de la Planification dans l’une de ses réponses à une question parlementaire, en précisant que « la durée de cette garantie devra correspondre à celle du contrat et servira à couvrir le paiement des dettes et des droits des travailleurs en cas de défaut ou de retard de paiement ».

Deux dimensions se dégagent ainsi : d’une part, le droit fondamental des employés à percevoir leur dû conformément à la législation en vigueur; d’autre part, une problématique économique majeure, dans la mesure où cette caution bancaire, bien que récupérable en cas de paiement régulier des salariés, constitue une nouvelle charge financière à intégrer pour chaque contrat signé par le prestataire de services.

Dans les colonnes de L’Économiste Maghrébin, nous avons déjà évoqué ce sujet en rappelant ses conséquences en matière de liquidité pour les PME. Dans une déclaration accordée au journal, Kaïs Allani, directeur général de Forvia Informatique Tunisie (FIT), estime que la caution devrait être fournie non pas par l’entreprise prestataire — souvent fragilisée par des tensions de trésorerie — mais par l’entreprise bénéficiaire. De son côté, Slim Rekik, expert en droit du travail et en gestion des ressources humaines, considère que cette disposition risque « d’étouffer les PME ».

Pour schématiser, pour un contrat d’un montant de 100 000 dinars, le prestataire de services doit constituer une caution bancaire de 20 000 dinars, mobilisable en cas de défaut de paiement des salariés. Si une telle exigence ne pose pas de difficulté majeure pour les entreprises disposant d’une trésorerie suffisante, il n’en va pas de même pour celles qui sont déficitaires et/ou surendettées.

Le département ministériel reconnaît, pour sa part, qu’il s’agit d’une mesure récente dont l’évaluation objective demeure délicate. Tout en rappelant que le diagnostic actuel met déjà en évidence les difficultés pratiques liées à l’application de cet article.

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Aviation africaine : l’Éthiopie investit massivement dans un méga-aéroport

Ethiopian Airlines a officiellement lancé, samedi 10 janvier 2026, un vaste projet de 12,5 milliards de dollars destiné à bâtir ce qui sera le plus grand aéroport du continent africain. L’infrastructure verra le jour à Bishoftu, à environ 45 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, et devrait être achevée en 2030.

La compagnie aérienne nationale a remporté le contrat de conception de cet aéroport international qui sera doté de quatre pistes. Le Premier ministre Abiy Ahmed a qualifié le projet de « plus grand chantier d’infrastructure aéronautique de l’histoire de l’Afrique ». Une fois opérationnel, l’aéroport international de Bishoftu pourra accueillir jusqu’à 270 avions et traiter 110 millions de passagers par an.

Cette capacité représente plus de quatre fois celle de l’actuel aéroport principal du pays, qui devrait atteindre la saturation dans les deux à trois prochaines années, selon le PM éthiopien.

Abraham Tesfaye, directeur du développement et de la planification des infrastructures d’Ethiopian Airlines, a précisé que la compagnie financerait environ 30 % du projet, le reste devant être couvert par des prêts. Il a indiqué que 610 millions de dollars avaient déjà été débloqués pour les travaux de terrassement. Lesquels devraient s’achever dans un délai d’un an. Les principaux entrepreneurs devraient, quant à eux, entamer la construction à partir d’août 2026.

Initialement estimé à 10 milliards de dollars, le coût total du projet a été revu à la hausse pour atteindre 12,5 milliards. Parmi les bailleurs de fonds figure notamment la Banque africaine de développement, qui a annoncé en août dernier l’octroi d’un prêt de 500 millions de dollars et la coordination d’un financement global de 8,7 milliards de dollars. « Des institutions financières du Moyen-Orient, d’Europe, de Chine et des États-Unis ont exprimé un vif intérêt pour soutenir ce projet », a ajouté Abraham Tesfaye.

Ethiopian Airlines, première compagnie aérienne d’Afrique en termes de taille et de réseau, poursuit parallèlement son expansion. Elle a lancé six nouvelles liaisons au cours de l’exercice 2024-2025. Tandis que son chiffre d’affaires continue de progresser, renforçant sa position de moteur du transport aérien sur le continent.

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L’Égypte conclut un accord stratégique pour un mégaprojet solaire

L’Égypte franchit une nouvelle étape dans sa transition écologique avec la signature d’accords stratégiques pour l’une des plus grandes centrales solaires au monde, dans le cadre d’un ensemble intégré de projets visant à renforcer la sécurité énergétique et à soutenir la localisation des industries liées aux énergies renouvelables. Le montant d’investissements révélé dépasserait 1,8 milliard de dollars.

Le Premier ministre, le Dr Mostafa Madbouly, a assisté dimanche 11 janvier 2026 à la cérémonie de signature de contrats et d’accords de qualité qui ouvrent de nouveaux horizons aux investissements verts et confirment le sérieux de l’État dans la mise en œuvre des objectifs de la transition énergétique, indique un communiqué.

Cet accord s’inscrit dans le cadre de la vision de l’État consistant à accroître la part des énergies propres dans le mix électrique, grâce à des mégaprojets, notamment les plus grandes centrales solaires, qui constituent un pilier essentiel pour parvenir à la durabilité, réduire les émissions et améliorer la fiabilité du réseau national.

Projet solaire d’Energy Valley

Le projet « Sustainable Energy Valley », situé dans le gouvernorat de Minya, est l’une des plus grandes centrales solaires intégrées au monde. Elle fournit une électricité propre et stable 24 heures sur 24, grâce à des systèmes de stockage avancés qui contribuent à la stabilité du réseau électrique national.

Ces projets constituent une traduction concrète de la volonté de l’État de localiser les industries liées aux énergies renouvelables, soulignant que la mise en place de l’une des plus grandes centrales solaires au monde renforce la sécurité énergétique et confirme la position de l’Égypte en tant que centre régional des énergies propres, affirme le Premier ministre.

Le projet comprend une capacité de production d’énergie solaire photovoltaïque de 1,7 gigawatt, soutenue par des systèmes de stockage par batterie de 4 gigawattheures. Ce qui en fait la plus grande centrale solaire capable de répondre à la demande industrielle et de soulager les charges aux heures de pointe.

Le projet comprend également la construction de postes de transformation et de lignes de transport d’électricité dédiés, en plus de fournir une énergie propre et stable à la zone industrielle de Wadi Al-Saririya. Ce qui renforce la viabilité économique et assure la durabilité à long terme du fonctionnement des plus grandes centrales solaires.

Une usine de batteries de stockage d’énergie électrique

Parallèlement à ce projet solaire géant, l’Autorité générale de la zone économique du canal de Suez a signé un contrat d’usufruit foncier avec la société chinoise Sungro pour établir la première usine régionale de production de systèmes de batteries de stockage d’énergie, qui soutiennent le fonctionnement à haut rendement des plus grandes centrales solaires.

L’usine est située au sein de la zone industrielle « TEDA » dans la région d’Ain Sokhna, sur une superficie d’environ 50 000 mètres carrés, et devrait créer environ 150 emplois directs, dans le but de localiser une industrie stratégique qui soutient la stabilité du réseau électrique du pays.

Dans le même temps, un contrat a été signé entre la société norvégienne Scatec et Sungro pour la fourniture de batteries de stockage destinées au projet Energy Valley, dans le cadre d’une intégration industrielle liant la production locale et l’exploitation des plus grandes centrales solaires d’Égypte.

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Du 12 au 14 janvier, Mahdia écrit collectivement son avenir urbain

Le projet urbain Sabkhet Ben Ghayadha franchit une étape décisive avec une grande journée de concertation citoyenne le 14 janvier 2026. Une conférence de presse et des ateliers participatifs réuniront habitants, élus, professionnels et institutions publiques au siège de Nechaa Mahdia et au Complexe des jeunes, marquant l’entrée dans la phase opérationnelle de ce projet d’envergure de 142 hectares, intégrant plus de 30 hectares de plans d’eau.

Porté par le groupement international MAP, ARLYNK et PwC en partenariat avec l’État ce projet de requalification urbaine vise à transformer une zone aujourd’hui marginalisée en un nouveau quartier conjuguant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels. L’ambition est de stimuler l’attractivité économique, favoriser la création d’emplois et améliorer la qualité de vie des habitants. Et ce, tout en respectant l’identité culturelle méditerranéenne et fatimide de Mahdia et en intégrant les enjeux environnementaux contemporains.

En effet, la convention structurante signée en novembre 2025 entre le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé et le groupement privé établit le cadre de cette collaboration. L’objectif immédiat consiste à sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre concrète, dans une démarche garantissant rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.

La journée du 14 janvier s’annonce particulièrement dense. Dès le matin, une mini-conférence explorera les liens entre art et identité territoriale, avant une réunion d’information ouverte au grand public permettant aux habitants d’échanger directement avec les porteurs du projet. Un atelier préparera simultanément les documents de consultation destinés à recueillir les contributions citoyennes. La conférence de presse officielle, à 11h30, constituera le moment central de cette mobilisation.

L’après-midi prolongera cette dynamique avec une mini-conférence situant Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale de développement régional. Une rencontre officielle au Complexe des jeunes réunira autorités locales, députés et représentants institutionnels pour réaffirmer leur engagement. La journée s’achèvera par un atelier consolidant les contributions des citoyens et professionnels, posant ainsi les bases du récit collectif du projet.

Cette journée clé s’inscrit dans une séquence de trois jours initiée le 12 janvier par une conférence sur l’histoire de Mahdia, accompagnée du lancement d’un concours d’idées pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier verra se succéder ateliers de storytelling, visites de site, analyse du précédent concours d’idées de 2021 et workshops créatifs, offrant aux différents acteurs l’occasion de s’exprimer sur les orientations urbaines et paysagères.

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Chronique économique – La Tunisie face à son propre basculement

Il y a dans les chiffres secs publiés par la Banque centrale une sorte d’aveu silencieux. Entre les décimales des taux monétaires et le solde mouvant des comptes courants, se lit l’histoire d’un pays qui tente d’inventer sa sortie de crise, sans vraiment savoir encore si le monde lui ouvre la porte ou referme le verrou. Janvier 2026 a la couleur de l’entre-deux : celle d’une accalmie portée presque malgré elle par les vents extérieurs, mais lestée d’incertitudes profondes sur la manière dont la Tunisie saura traduire cette parenthèse en nouveau départ.

Le climat international d’abord. Longtemps écrasée par la poigne des banques centrales occidentales, l’économie mondiale respire timidement. Les hausses de taux successives de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne ont laissé des traces sur les marchés, les dettes publiques, les devises et les sociétés. Mais voici que les discours se nuancent, les autorités monétaires desserrant doucement l’étau qu’elles avaient imposé pour dompter l’inflation. Ce reflux prudent ouvre des marges de manœuvre aux économies dites périphériques ; la Tunisie est parmi elles. Une baisse du coût de l’argent, un dollar moins dominateur, des sorties de capitaux moins brutales : autant d’oxygène attendu par un pays dont chaque respiration économique dépend encore, trop souvent, de l’étranger.

Pour autant, ce répit international n’est pas pure bienveillance. Il demeure suspendu à une galaxie de risques : tensions persistantes au Moyen-Orient, expansion fragmentée du commerce mondial, volatilité énergétique et fragilité structurelle de la croissance chinoise. Chaque perturbation planétaire, même minuscule, peut traverser les océans, rebondir sur les places financières et venir heurter les côtes tunisiennes avec la brutalité d’une vague inattendue.

À l’intérieur du pays, les indicateurs racontent une histoire plus nuancée, presque paradoxale. Le marché monétaire se détend, reflet fidèle de la réduction du taux directeur décidée par la Banque centrale (BCT). Le taux monétaire glisse sous les 7 %, les banques échangent davantage entre elles, la liquidité remonte à la surface comme une rivière longtemps enfouie. Il serait facile d’y voir le signe d’un renouveau imminent, comme si une simple décision technique suffisait à remettre l’économie en marche. Mais cette détente reste, pour l’heure, largement comptable. Une baisse des taux ne crée pas le crédit productif ; elle en crée seulement la possibilité. La Tunisie demeure confrontée à la même question qui traverse depuis des années ses débats publics, souvent théoriques : l’argent disponible peut-il devenir argent utile ?

Le budget de l’État, lui, continue de porter la marque d’une fatigue chronique. Le compte courant du Trésor diminue, rappel que chaque début d’année est une bataille de trésorerie, surtout lorsque les créanciers extérieurs attendent leur échéance. Le pays a allongé l’échéance de ses dettes, passant des bons à court terme aux émissions assimilables de maturité plus longue : une stratégie rationnelle, mais qui exige sang-froid, crédibilité et discipline fiscale. Derrière les chiffres, c’est la souveraineté financière que l’on entend claquer, comme un drapeau fatigué par le vent.

Dans ce paysage exigeant, le salut vient une fois encore de l’extérieur, mais d’un extérieur particulier : celui qui appartient aux Tunisiens eux-mêmes. Touristes qui reviennent, expatriés qui transfèrent, diaspora qui réinjecte indirectement confiance et devises. Le pays vit encore grâce à son monde parallèle, celui qui s’étend de Paris à Riyad, de Berlin à Montréal. Les recettes touristiques atteignent un record, les transferts familiaux continuent de progresser malgré la morosité internationale. Ce sont eux qui maintiennent les réserves de change à un niveau encore rassurant, autour de cent jours d’importation. Ce sont eux aussi qui évitent que le dinar ne sombre, au moment précis où le dollar cède quelques ailes et permet à la monnaie nationale de regagner centimètre après centimètre une crédibilité mise à mal par des années d’érosion.

 

Lire aussi – Tourisme tunisien : plus de 8 milliards de dinars de recettes en 2025

 

Mais au-delà des chiffres, ce début d’année pose la question essentielle, celle à laquelle chaque gouvernement, chaque institution, chaque citoyen fini par revenir : que faire de cette respiration ? La Tunisie ne manque ni de constats ni de diagnostics. Elle manque de stratégie continue, de volonté stabilisée, de réformes qui ne se brisent pas au premier cycle électoral. Le pays a devant lui une configuration rarement offerte : une conjoncture internationale moins hostile, un système bancaire moins asphyxié, un dinar stabilisé, une activité touristique et migratoire qui remplit les caisses au moment où l’économie locale peine à générer ses propres moteurs.

Reste à décider ce que l’on construit sur ce terrain provisoirement dégagé. Un choix assumé de réorienter le crédit vers l’économie productive et la transformation industrielle. Une politique fiscale qui cesse de fonctionner en mode pompier et commence enfin à penser développement. Un État qui dialogue avec ses banques, non comme débiteur captif mais comme partenaire stratégique. Une diplomatie économique qui cesse de quêter et commence à négocier.

Car au fond, ces chiffres du 09 janvier disent la même chose que les précédents : le pays est au bord d’un possible tournant. Les vents, pour une fois, ne sont pas contraires. Mais ils ne souffleront pas toujours. Et c’est désormais à la Tunisie, non au monde, de décider si elle veut prendre le large ou rester immobile sur ses amarres, à guetter ce que l’horizon lui offrira par hasard.

 

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (09 jan. 2026), données prix Brent / marché pétrolier (09 jan. 2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Entreprises tunisiennes, une conférence pour accélérer votre expansion en Afrique

Le Conseil d’Affaires Tuniso-Africain (Tunisia Africa Business Council – TABC) organisera, samedi 17 janvier 2026: une conférence-débat consacrée aux mécanismes de financement pour l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, et ce en partenariat avec l’Association tunisienne des investisseurs en Capital (ATIC),

Cette rencontre a pour objectif de présenter les solutions de financement disponibles pour soutenir les entreprises tunisiennes déjà actives sur le continent ou souhaitant s’y internationaliser.

Les thématiques abordées porteront notamment sur le rôle du capital-investissement en Tunisie et sur les Fonds d’investissement spécialisés (FIS).

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Exportations d’huile d’olive : un milliard de dinars franchis

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint environ 108 000 tonnes au cours du dernier trimestre de 2025 – de septembre à décembre -, dont près de 50 000 tonnes pour le seul mois de décembre. Ce sont là des chiffres communiqués lors d’une réunion de suivi de la campagne oléicole 2026, tenue le 9 janvier, en présence du ministre du Commerce, Samir Abid.

Sur cette période, les exportations d’huile d’olive en vrac ont représenté l’essentiel des volumes, avec près de 94 000 tonnes pour une valeur estimée à 1,139 milliard de dinars. Les exportations d’huile d’olive conditionnée se sont, quant à elles, établies à environ 14 000 tonnes, générant des recettes de l’ordre de 240 millions de dinars.

Par ailleurs, les opérations d’exportation dans le cadre du quota accordé par l’Union européenne ont débuté au mois de janvier 2026, marquant une nouvelle étape pour l’écoulement de la production tunisienne sur le marché européen.

À cette occasion, le ministre a appelé à accélérer le rythme des exportations, à élargir la base des opérateurs exportateurs et à garantir une commercialisation efficiente, tant sur le marché intérieur qu’à l’international. Il a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre l’ensemble des acteurs de la filière, réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner la campagne à chaque étape, notamment en faveur des petits agriculteurs, transformateurs et exportateurs.

La réunion a également porté sur le programme de promotion de l’huile d’olive à l’étranger. Dans ce cadre, le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a annoncé la programmation de 30 actions promotionnelles dédiées au secteur, ainsi que l’organisation de missions d’exploration de nouveaux marchés, afin de renforcer le positionnement de l’huile d’olive tunisienne sur la scène internationale.

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