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Design arabe à l’honneur : l’IMA lance la 3ᵉ édition de son prix

L’Institut du Monde Arabe (IMA) a ouvert les candidatures pour la troisième édition de son Prix du design, destiné à promouvoir les créateurs émergents et établis du monde arabe. Les projets, conçus entre le 1ᵉʳ septembre 2022 et le 20 mai 2025, doivent être portés par des ressortissants de la Ligue arabe ou développés dans cette région. La date limite de dépôt est fixée au 20 mai 2025.

 Cette édition distinguera les lauréats dans quatre catégories :

  • Prix Talent émergent (étudiants ou designers avec moins de 10 ans d’expérience) : évalue les solutions innovantes répondant aux enjeux locaux, les procédés de fabrication et le potentiel de développement.
  • Prix Impact Arab Bank Switzerland : récompense l’impact social (éducation, protection des territoires), environnemental (solutions écologiques, matériaux bas carbone) et économique (modernisation des traditions, création d’emplois).
  • Grand Prix (designers ou architectes confirmés, +10 ans d’expérience) : honore une réalisation marquante, reflet d’une carrière accomplie.
  • Nouveau Prix de l’artisanat contemporain : met en lumière une réinterprétation des savoir-faire traditionnels, intégrant des innovations technologiques pour répondre aux défis actuels (durabilité, valorisation des patrimoines).

Calendrier et jury

Les finalistes seront dévoilés en mai, avant une remise des prix en septembre 2025 à Paris, lors de la Paris Design Week. Un jury d’experts du design sélectionnera les gagnants.

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Augmentation du tarif des taxis : démêlons le vrai du faux

Lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Jawhara Fm, le secrétaire général de l’Union tunisienne des taxis individuels et président du Comité de gestion de l’Union, Fawzi Khebbouchi, a déclaré, jeudi 3 mars, que « l’augmentation proposée du tarif du taxi individuel de 900 à 1 200 millimes est considérée comme illogique et un piège pour les esprits de ceux qui l’ont proposée, surtout dans le contexte économique actuel que traverse le pays ».

Fawzi Khebbouchi a souligné, lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Cappuccino » sur Jawhara FM, que bien que le secteur fournisse des services aux citoyens, les chauffeurs de taxis n’ont pas accès à ces droits les plus élémentaires essentiels.

Il a, en outre, pointé du doigt l’augmentation importante que connaissent les prix des voitures (certaines atteignant plus de 60 000 dinars).

Fawzi Khebbouchi a affirmé que le secteur vit une situation très difficile à cause de l’absence de travail syndical. Tout en insistant sur le fait que « cette situation affecte la psychologie des chauffeurs de taxi. En effet, ces derniers sont confus à cause de ce vide, appelant les syndicalistes à le combler afin de répondre aux revendications des professionnels ».

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Le projet de liaison Espagne-Maroc coûtera 15 milliards d’euros

L’Espagne et le Maroc prévoient de lancer un projet de tunnel sous-marin de 28 kilomètres de long et de 300 mètres de profondeur reliant les deux pays à l’intersection de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée. Le projet devrait prendre beaucoup de temps, peut-être jusqu’en 2040, selon le journal espagnol La Razón.

Le journal espagnol « La Razón » a révélé mercredi 2 avril que le coût du projet reliant l’Espagne et le Maroc via un tunnel sous-marin de 28 kilomètres de long et de 300 mètres de profondeur « pourrait atteindre 15 milliards d’euros ».

Ce projet reliera la ville de Tanger, au nord du Maroc, à la ville de Tarifa, au sud de l’Espagne, et son achèvement nécessitera beaucoup de temps, peut-être jusqu’en 2040.

La même source indique que « la société espagnole en charge du projet a récemment lancé deux études techniques pour déterminer la faisabilité et les détails d’ingénierie ».

En mars 2024, le ministre marocain de l’Eau et de l’Équipement, Nizar Baraka, et le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, ont discuté d’un projet visant à relier la route continentale pour la circulation des personnes et des échanges commerciaux entre les deux pays.

Baraka a déclaré : « Parmi les grands projets évoqués figure le projet relatif à la liaison continentale entre les deux pays, qui consolide les relations bilatérales entre eux », pour faciliter la circulation des personnes et le commerce.

Le 3 novembre 2022, le gouvernement marocain avait approuvé la nomination d’Abdelkebir Zahoud au poste de directeur général de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (entreprise publique), chargée de superviser le projet.

L’entreprise marocaine a été chargée de coordonner avec son homologue, la société espagnole d’études sur les télécommunications fixes à travers le détroit de Gibraltar (SECEGSA), l’étude du projet de tunnel sous-marin reliant les deux pays.

Il avait été initialement convenu que le tunnel mesurerait 28 kilomètres de long et 300 mètres de profondeur, reliant Punta Paloma (Tarifa) en Espagne à Malabata (Tanger) au Maroc.

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Grève dans les établissements de santé le 17 avril

La Fédération générale de la Santé a annoncé la tenue d’une grève générale sectorielle le jeudi 17 avril 2025. Cette décision a été commentée par le secrétaire général de la Fédération, Hassen Mezni, lors d’une intervention à la Radio nationale. Ce dernier a expliqué que cette décision faisait suite au blocage dans l’élaboration de la loi fondamentale, attendue depuis trois décennies par les travailleurs du secteur. Cette loi vise à améliorer les services de santé offerts aux citoyens.

Hassen Mezni a précisé qu’un accord portant sur cette loi avait été signé le 8 février 2021. À cette occasion, un comité composé de représentants de la présidence du gouvernement, du ministère de la Santé, de la Fédération générale de la Santé ainsi que d’experts juridiques avait été mis en place pour travailler à sa rédaction.

Cependant, malgré les progrès réalisés sur le projet de loi, les travaux ont été interrompus après la réunion du 20 octobre 2023, en raison de désaccords sur certains aspects. Depuis cette date, aucune avancée n’a plus été enregistrée. Il s’agit donc de la raison principale de cette grève.

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Régularisation du groupement résidentiel « Cité El MAHATTA » situé à NIBER (gouvernorat du Kef)

Le ministère des Domaines de l’Etat et des affaires foncières informe, que dans le cadre de la régularisation de la situation foncière du groupement résidentiel « Cité El MAHATTA  » situé à NIBER dans le gouvernorat du Kef, conformément aux dispositions du décret gouvernemental n°2018-504 du 7 juin 2018, fixant les conditions et modalités de la régularisation de la situation des anciens regroupements résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat, les résidents de cette cité qui remplissent les conditions de régularisation stipulées dans le décret gouvernemental mentionné sont tenus de présenter, à la direction régionale de régularisation de la situation foncière de leurs bâtiments résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.

Les demandes de régularisation doivent être accompagnées des pièces suivantes :

  • Une copie de la carte d’identité nationale des concernés par la régularisation, certificat de décès, procuration en cas de besoin.
  • Les pièces justificatives de l’occupation du bien domanial (contrat, désistement, don…).
  • Une pièce justificative de la construction du logement avant l’année 2000.

Pour plus de renseignement vous pouvez contactez la direction régional des domaines de l’Etat et des affaires foncières du Kef au numéro 78204253 et par Email: dr.kef@domainetat.state.tn; ou la contacter directement à son siège sis à 5 avenue Hédi Chaker Le Kef 7100 (Place des martyrs à coté de siège du gouvernorat du Kef).

D’après communiqué

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La Tunisie face à la tempête commerciale, selon Ridha Chkoundali

Les exportations de la Tunisie vers les États-Unis, bien que modestes, représentent un enjeu crucial dans un contexte économique mondial en mutation. Alors que la Tunisie lutte pour mobiliser des ressources financières en devise forte, l’imposition de droits de douane par les États-Unis sur ses produits pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur ses secteurs clés, tels que l’agroalimentaire et le textile. La question essentielle est donc : quels sont les défis que la Tunisie doit relever pour maintenir son équilibre économique face à ces obstacles mondiaux?

A cet effet, l’économiste Ridha Chkoundali a dressé une analyse sur les droits de douane américains. Il estime que cette guerre commerciale risque de déstabiliser non seulement l’économie tunisienne; mais aussi de provoquer une inflation mondiale, poussant les banques centrales à revoir leurs politiques monétaires.

Il part du constat que sur le plan économique global, les exportations de la Tunisie vers les États-Unis ne représentent pas un chiffre important, car elles ne dépassent pas 10 % du total des exportations. Cependant, dans un contexte où la Tunisie connaît de grandes difficultés pour mobiliser des ressources financières en devise forte, cela affecte les équilibres financiers extérieurs et les avoirs en devise forte de la Banque centrale.

En outre, il rappelle que sur le plan sectoriel,  la Tunisie exporte principalement des dattes, de l’huile d’olive, ainsi qu’une partie du textile et des vêtements en cuir vers les États-Unis. Avec l’imposition de droits de douane, il estime que cela réduira la compétitivité de ces secteurs et les rendra incapables d’exporter. Ce qui poussera, en l’occurrence,  certains investisseurs étrangers dans le secteur textile à chercher des espaces plus compétitifs. Et le Maroc, qui a été soumis à des droits de douane de seulement 10 %, pourrait devenir un refuge pour ces investisseurs.

Ainsi, la décision des États-Unis d’imposer des droits de douane sur toutes les nations pourrait entraîner un changement global de la carte de l’investissement étranger direct et inciter les investisseurs américains à revenir dans leur pays, où ils sont plus compétitifs sur les marchés mondiaux.

En somme, cette guerre commerciale poussera l’inflation financière vers une trajectoire ascendante, non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe et dans d’autres pays. 

Et de conclure : « Cela poussera les banques centrales à adopter à nouveau une politique monétaire prudente après l’avoir abandonnée au cours des deux dernières années. Ce qui pourrait avoir des conséquences inflationnistes en Tunisie et inciter la Banque centrale de Tunisie à relever de nouveau le taux d’intérêt directeur. Il y aura également des répercussions sur les finances publiques tunisiennes. Car l’augmentation des taux d’intérêt dans les banques centrales mondiales entraînera un coût supplémentaire pour le remboursement des dettes extérieures. »

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La crise des transports publics, un défi majeur pour la mobilité urbaine

Les transports en commun sont le moteur de l’ensemble du territoire tunisien; mais pour les Tunisiens, ils sont devenus un parcours du combattant. Au lieu d’aller travailler, de se rendre d’un endroit à un autre, ou encore d’aller à l’école dans les meilleures conditions, y compris grâce à un transport digne, ils se trouvent malheureusement malmenés pour rentrer chez eux. Ce qui leur prend au moins deux ou trois heures d’attente.

Toutefois, quand on parle de transport, on parle également de flexibilité et de sécurité, et la tâche dans tout cela est loin d’être facile. Alors, la vraie question est de savoir quand nous aurons un transport digne conforme au 21e siècle?

Au-delà des visites inopinées de responsables, qu’en est-il concrètement? Aux dernières nouvelles, le ministre des Transports, Rachid Amri, s’est rendu au siège de la société des transports à la Charguia 1 pour évaluer sa situation structurelle, technique et commerciale. Il a vérifié le niveau de préparation de la flotte et des ressources humaines nécessaires pour assurer l’activité maritime commerciale, notamment en vue de la prochaine saison estivale et du retour des Tunisiens à l’étranger.

Par ailleurs, selon le communiqué du ministère, pour faire face à tout ce qui pourrait perturber le fonctionnement de l’équipement public, toute tentative de nuire à l’intérêt général serait sanctionnée. Il a insisté sur la nécessité de protéger le secteur du transport et de trouver des solutions urgentes et stratégiques pour assurer sa continuité et son rayonnement.

Entre la nécessité de protéger le secteur du transport et l’annonce des solutions stratégiques, il y a urgence. Et comme le disait Tolstoï : « Quand il y a urgence, c’est déjà trop tard ».  D’ailleurs, on attend de voir ce qui se passera, puisqu’il y a plus de deux mois, le même ministre Rachid Amri a effectué une visite de travail à Pékin, le 21 février, dans le but de prendre connaissance de l’expérience de la Chine dans les divers secteurs du transport et d’examiner les moyens de stimuler les investissements chinois en Tunisie.

Cette visite a visé également à renforcer la coopération bilatérale en vue de la mise en œuvre des programmes inscrits dans le cadre de la stratégie nationale de modernisation du système de transport en Tunisie, dans toutes ses composantes. Avec un accent particulier sur le renouvellement de la flotte de bus, de trains et de métros; tout en s’ouvrant aux marchés leaders dans ce domaine. Dans ce cadre, le ministre a eu plusieurs entretiens avec des responsables d’institutions gouvernementales et de grandes entreprises chinoises, pionnières dans les différents domaines du transport.

Aujourd’hui, selon le communiqué du ministère, on parle de recommandations incluant une restructuration rapide de l’entreprise, une meilleure exploitation de la flotte actuelle, et la formation du personnel pour garantir l’activité des navires. Tout cela nous amène à réfléchir et à s’interroger : quelle sera la suite? 

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Von der Leyen : l’Europe doit « affronter la tempête »

Depuis Samarkand, en Ouzbékistan, où elle est en visite officielle, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est exprimée au sujet des nouveaux droits de douane annoncés par le président américain Donald Trump. Elle met en garde, sur un ton dramatique, sur les conséquences qu’ils auront sur l’économie mondiale, les consommateurs et les entreprises.

Pour Mme von der Leyen, « l’annonce par le président Trump de droits de douane généralisés dans le monde entier, y compris dans l’UE, porte un coup dur à l’économie mondiale. Je regrette profondément ce choix. Soyons clairs quant aux conséquences considérables. L’économie mondiale en souffrira énormément. L’incertitude s’accentuera et entraînera une montée du protectionnisme. Les conséquences seront désastreuses pour des millions de personnes dans le monde, y compris pour les pays les plus vulnérables, désormais soumis à des droits de douane américains parmi les plus élevés ».

La présidente de la Commission européenne a évoqué les conséquences sur la vie quotidienne des consommateurs, notamment en matière de shopping, de médicaments et de transports. « Les droits de douane toucheront les consommateurs du monde entier. Les conséquences seront immédiates. Des millions de citoyens devront faire face à des factures plus élevées dans les magasins où ils achètent des biens. Les médicaments coûteront plus cher, tout comme les transports. L’inflation augmentera […] Toutes les entreprises, petites et grandes, souffriront dès le premier jour. De l’incertitude accrue aux perturbations des chaînes d’approvisionnement en passant par la lourdeur administrative, le coût des affaires sur le marché américain augmentera considérablement ».

Cependant d’accord avec Trump sur « la concurrence déloyale »

La présidente de la Commission a parlé de « chaos », de « désordre ». Tout en soulignant que, même si elle partage l’avis du président Trump sur la concurrence déloyale, les tarifs douaniers ne sont pas la solution. « Il ne semble pas y avoir d’ordre dans le désordre. Il n’y a pas de voie claire à suivre pour sortir de la complexité et du chaos qui se créent; alors que tous les partenaires commerciaux des États-Unis sont touchés », a-t-elle déclaré.

« Je suis d’accord avec le président Trump sur le fait que d’autres profitent injustement des règles actuelles. Et je suis prête à soutenir tout effort visant à adapter le système commercial mondial aux réalités de l’économie mondiale. Mais je tiens également à être claire : compter sur les droits de douane comme premier et dernier recours ne résoudra pas les problèmes », a-t-elle insisté.

Lire aussi : Droits de douane… protecteurs des emplois, pas des frontières!

La présidente de la Commission européenne a souligné que les négociations se poursuivront tandis que l’Europe présentera en même temps le retour. « C’est pourquoi, dès le début, nous avons toujours été prêts à négocier avec les États-Unis pour supprimer tous les obstacles restants au commerce transatlantique. Parallèlement, nous sommes prêts à réagir. Nous finalisons déjà une première série de contre-mesures face aux droits de douane sur l’acier. Et nous nous préparons désormais à d’autres contre-mesures pour protéger nos intérêts et nos entreprises en cas d’échec des négociations. Nous surveillerons également de près les effets indirects que ces droits de douane pourraient avoir. Car nous ne pouvons absorber la surcapacité mondiale et n’accepterons pas le dumping sur notre marché ».

« Il n’est pas trop tard pour répondre aux préoccupations par la négociation. C’est pourquoi notre commissaire au commerce, Maros Šefčovič, est en contact permanent avec ses homologues américains. Nous nous efforcerons de réduire les obstacles et non de les ériger. Passons de la confrontation à la négociation », a-t-elle ajouté.

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Les produits tunisiens taxés à hauteur de 28 % par Donald Trump

Le président Donald Trump vient d’annoncer la signature d’un décret imposant des « droits de douane réciproques » dans le monde entier. Ceux-ci se traduisent notamment par de très lourdes taxes douanières pour la Chine (+ 34 %) et l’UE (+ 20 %). La Tunisie n’est pas en reste puisqu’elle est frappée d’un tarif de 28 %, presque trois fois plus que le Maroc qui bénéficie d’un taux préférentiel de 10 % seulement grâce à son accord de libre-échange avec les États-Unis.

L’information est tombée aux premières heures de ce jeudi 3 avril 2025. A l’occasion de ce qu’il a appelé une « déclaration d’indépendance économique » des États-Unis, le président américain Donald Trump dégaine une bagarre commerciale généralisée. Et ce, en annonçant l’instauration de droits de douane réciproques sur les produits importés depuis plus de 180 pays. Objectif avoué : faire « renaître » l’industrie américaine et mettre fin au « pillage » des États-Unis.

« Un pays pillé, saccagé, violé.. »

Dans la pratique, les produits étrangers seront désormais taxés à un minimum de 10 %; et jusqu’à 49  % pour les pays accusés de pratiques commerciales jugées « injustes » par le locataire de la Maison Blanche.

« Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis ». C’est ce qu’il a asséné au milieu des jardins de la Maison Blanche.

En effet, fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, espère faire des droits de douane un outil susceptible de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.

Mais la note est particulièrement lourde pour la Chine, dont les produits seront taxés à 34 %, et l’Union européenne, dont les marchandises se verront infliger 20 % de droits.

Des tarifs à la tête du client

A noter que les pays du Maghreb ne sont pas épargnés puisque la Tunisie est frappée d’un tarif de 28 %. A savoir un taux élevé qui pourrait affecter certains secteurs d’exportation tunisiens notamment l’huile d’olive et les dattes, deux piliers des exportations tunisiennes vers les États-Unis. Pour sa part, l’Algérie se voit imposer 30 %; tandis que le Maroc est taxé à seulement 10 %.

Pour ce qui est du monde arabe, il est évident que les droits de douane varient selon la « proximité géopolitique » de ces pays avec les Etats-Unis. Ainsi, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie et l’Égypte figurent parmi les pays pour lesquels les taxes restent à 10 %; un niveau jugé « modéré » par l’administration Trump. En revanche, l’Irak est fortement pénalisé avec 39 % de droits de douane. La Libye se voit imposer 31 % et la Syrie, pays en guerre et sous sanctions, 41 %.

Notons enfin que ce coup de barre protectionniste pourrait rebattre les cartes des échanges commerciaux mondiaux, relancer des tensions commerciales et affecter les balances commerciales des pays ciblés. D’ailleurs, l’annonce a provoqué une réaction immédiate sur les marchés : le dollar a reculé face à l’euro (-1,09 %) et à la livre sterling (-0,75 %).

Voici la liste complète des tarifs annoncés par continent :

AFRIQUE

  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Maroc : 10 %
  • Égypte : 10 %
  • Afrique du Sud : 30 %
  • Nigeria : 14 %
  • Kenya, Sénégal, Ghana, Cameroun, Tanzanie, Angola, etc. : 10 % à 32 % selon les cas.

MONDE ARABE

  • Arabie saoudite, Qatar, EAU, Jordanie, Égypte, Maroc : 10 %
  • Tunisie : 28 %
  • Algérie : 30 %
  • Libye : 31 %
  • Syrie : 41 %
  • Irak : 39 %.

AMÉRIQUE

  • Canada : 25 %
  • Brésil, Mexique, Chili, Argentine, Colombie, Pérou : 10 %
  • Venezuela : 15 %
  • Nicaragua : 18 %.

EUROPE

  • Union européenne (dont France, Allemagne, Italie…) : 20 %
  • Suisse : 31 %
  • Royaume-Uni : 10 %
  • Norvège : 15 %
  • Ukraine : 10 %.

ASIE

  • Chine : 34 %
  • Vietnam : 46 %
  • Japon : 24 %
  • Inde : 26 %
  • Corée du Sud : 25 %
  • Indonésie : 32 %
  • Pakistan : 29 %
  • Thaïlande : 36 %
  • Cambodge : 49 %
  • Taïwan : 32 %
  • Bangladesh : 37 %.

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Des mesures pour dynamiser le secteur agricole à Gafsa

Une réunion présidée par Heikal Hachlaf, chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, a réuni des experts et des responsables pour discuter des problèmes agricoles à Gafsa et trouver des solutions pour revitaliser ce secteur clé de l’économie locale.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux majeurs pour l’avenir de l’agriculture dans la région. Voici les principaux points abordés :

Accélérer l’équipement des puits et renforcer les infrastructures hydriques : il est crucial de faciliter l’accès à l’eau pour l’agriculture et les communautés locales, notamment en modernisant les infrastructures existantes, telles que les puits et les systèmes d’irrigation.

Soutenir l’approvisionnement en eau potable : l’absence d’accès à l’eau potable constitue un frein pour les communautés rurales ainsi que pour les exploitations agricoles. Un effort particulier sera mis en place pour assurer la disponibilité de cette ressource vitale pour l’ensemble de la population.

Gérer l’endettement des associations hydriques : un examen approfondi de la situation financière des associations locales d’approvisionnent en eau sera mené, afin de leur permettre de continuer à fournir des services tout en assurant leur viabilité économique.

Lutter contre les raccordements illégaux aux réseaux hydriques : des actions seront mises en place pour empêcher les branchements illégaux sur les réseaux d’eau, afin de garantir une gestion juste et durable de cette ressource essentielle.

Débloquer les projets agricoles suspendus : plusieurs projets agricoles sont actuellement suspendus en raison d’obstacles administratifs ou financiers. Il est impératif de les relancer pour stimuler le développement du secteur agricole.

La réunion a mis l’accent sur la nécessaire relance du secteur agricole à Gafsa et a porté une attention particulière à la gestion durable des ressources en eau. Des mécanismes de suivi rigoureux ont été mis en place pour assurer l’efficacité des mesures prises. La coordination entre les institutions locales et nationales dans le but de garantir une approche intégrée et de revitaliser l’agriculture locale tout en répondant aux défis écologiques et économiques a été soulignée. Ce projet repose sur l’engagement collectif des acteurs régionaux et une coopération renforcée avec les autorités centrales.

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Le pétrole et le gaz exemptés des nouveaux droits de douane de Trump

La Maison Blanche précise que les importations de pétrole, de gaz et de produits raffinés seraient exemptées des nouveaux tarifs douaniers globaux imposés par le président américain, Donald Trump.

L’exemption est un soulagement pour l’industrie pétrolière américaine, qui avait exprimé des inquiétudes quant au fait que les nouveaux tarifs pourraient perturber les flux et augmenter les coûts pour tout. Et ce, du pétrole brut canadien qui alimente les raffineries du Midwest aux expéditions européennes d’essence et de diesel vers la côte est américaine.

En effet, notons que Trump a annoncé mercredi soir qu’il imposerait un tarif de base de 10 % sur toutes les importations aux États-Unis. De même que des tarifs plus élevés sur des dizaines des plus grands partenaires commerciaux du pays s’appliqueront. Intensifiant ainsi une guerre commerciale qu’il a commencée à son retour à la Maison Blanche.

Cependant, un responsable de la Maison Blanche a déclaré que la protection commerciale ne s’applique pas aux importations d’énergie en provenance du Canada ou du Mexique – qui sont déjà exemptés en vertu de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada (ALENA) – ni aux importations d’énergie en provenance de tout autre pays.

Le Canada et le Mexique sont les plus grandes sources de pétrole brut importé aux États-Unis. Tandis que l’Europe est une source importante de carburant importé sur la côte est des États-Unis, où les raffineries de pétrole sont peu nombreuses.

Les prix du pétrole chutent de plus de 2 dollars à cause des tarifs douaniers de Trump

Dans ce contexte, les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté jeudi 3 avril de plus de 2 dollars le baril à 72,89 dollars le baril, affectés par les répercussions des nouveaux tarifs douaniers imposés par Donald Trump.

Le brut West Texas Intermediate (WTI) est quant à lui tombé à 69,71 dollars le baril, soit une perte de 2 dollars et de 2,79 en pourcentage.

Cette baisse des prix du pétrole intervient dans un contexte d’inquiétudes quant à la possibilité d’une guerre commerciale à grande échelle, qui pourrait affaiblir le commerce mondial et réduire la consommation d’énergie industrielle.

Les investisseurs attendent l’évolution de la situation pour déterminer si les conflits commerciaux entraîneront des mesures de rétorsion de la part des pays concernés. Ce qui pourrait exacerber les défis auxquels sont confrontés les marchés de l’énergie.

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Nomination de Laurent Thuillier, nouveau Directeur Général à STAR Assurances

Le Conseil d’Administration de la Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurance (STAR), qui s’est réuni le mercredi 02 avril sous la présidence de Monsieur Adnène GALLAS, a nommé Monsieur Laurent THUILLIER en tant que Directeur Général de la STAR à compter du 23 avril 2025, pour succéder à Monsieur Hassène FEKI appelé à occuper d’autres fonctions importantes dans le groupe GROUPAMA. 

Fort de 33 ans d’expérience dans le secteur de l’assurance, Laurent THUILLIER a intégré GROUPAMA en 1998, en tant que Trésorier du Groupe.

En 2001, il devient Directeur Relations Clientèles Institutionnels et Entreprises à la Banque FINAMA, filiale de GROUPAMA, où il est en charge de la gestion de la relation client pour l’ensemble des sociétés du Groupe, du développement commercial et des projets d’amélioration des services.

En 2007, il est Directeur M&A à la Direction de l’International de GROUPAMA SA où il a réussi les acquisitions en Roumanie (trois sociétés), Grèce, Turquie (deux sociétés) et Tunisie (participation STAR).

Il est Secrétaire Général de GROUPAMA ASIGURARI en Roumanie en 2008 et Directeur Audit, Risques et Conformité à la Direction de l’International de GROUPAMA SA en 2013.

Depuis 2016, il est Directeur Général Adjoint de GROUPAMA PHOENIX ASFALISTIKI en Grèce où il a contribué fortement à son expansion et à son positionnement stratégique sur le marché.

Au-delà de son expertise en assurance et de sa solide expérience internationale, Monsieur THUILLIER a été également fortement impliqué dans la vie associative, notamment en tant que Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Grèce, mettant ainsi son engagement au service du développement économique et des échanges internationaux.

« Nous remercions chaleureusement Hassène FEKI pour sa contribution décisive à la transformation de notre entreprise et à l’amélioration de ses performances et sommes convaincus que le leadership de Laurent THUILLIER et sa vision stratégique seront des atouts majeurs pour la STAR et permettront à notre entreprise de poursuivre sa dynamique de croissance. » a commenté Monsieur Adnène GALLAS, Président du Conseil d’Administration de la STAR.

D’après communiqué

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Habillement: Le Cepex organise le 15 avril une mission d’acheteurs italiens

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organise, le 15 avril courant, une mission d’acheteurs italiens au profit du secteur du Textile et de l’ habillement , à la maison de l’exportateur, à Tunis.

Organisée en collaboration avec le bureau du CEPEX à Milan, cette mission permettra aux entreprises tunisiennes de développer leurs exportations vers l’Italie et de présenter leurs produits aux acheteurs italiens.

Les produits concernés sont le prêt-à-porter destiné aux femmes et enfants, les vêtements en jean et les chemises pour hommes, indique le CEPEX.

Les entreprises souhaitant participer à cette mission sont appelées à s’y inscrire en ligne.

Avec TAP

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Tarifs douaniers de Trump : la Chine promet des contremesures 

La Chine demande aux Etats-Unis d’annuler immédiatement leurs derniers droits de douane. Promettant, dans le cas contraire, des contre-mesures pour protéger ses propres intérêts. Et ce, après que le président Donald Trump a déclaré des taxes radicales sur tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis dans le monde.

La décision des États-Unis ne tient pas compte de l’équilibre des intérêts atteint dans les négociations commerciales multilatérales au fil des ans et du fait qu’ils ont longtemps grandement bénéficié du commerce international. C’est ce qu’a déclaré le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié jeudi 3 avril 2025.

« La Chine s’oppose fermement à cela et prendra des contre-mesures pour protéger ses propres droits et intérêts », a déclaré le ministère. Alors que les plus grandes économies du monde semblent prêtes à s’enfoncer davantage dans une guerre commerciale. Laquelle risque de bouleverser les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Rappelons que Trump a annoncé dans la soirée de mercredi 2 courant que la Chine serait frappée d’un tarif douanier de 34 %; et ce, en plus des 20 % qu’il avait déjà imposés plus tôt cette année. Ce qui porte le total des nouveaux prélèvements à 54 % et proche du chiffre de 60 % qu’il avait menacé d’imposer pendant sa campagne électorale.

Les exportateurs chinois, comme ceux de toutes les autres économies, seront confrontés à un tarif de base de 10 %, dans le cadre du nouveau prélèvement de 34 %, sur presque toutes les marchandises expédiées vers la plus grande économie de consommation du monde à partir de samedi 5 avril; avant que les « tarifs réciproques » restants, plus élevés, n’entrent en vigueur à partir du 9 avril.

L’avenir du système « minimis » et de l’accord commercial « Phase 1 »

Trump a signé également un décret exécutif fermant une faille commerciale connue sous le nom de « minimis ». Celle-ci a permis aux colis de faible valeur en provenance de Chine et de Hong Kong d’entrer aux États-Unis en franchise de droits.

Trump avait ordonné au représentant américain au Commerce de déterminer si la Chine respectait ses engagements dans le cadre de l’accord commercial « Phase 1 » de 2020 entre les États-Unis et la Chine d’ici le 1er avril.

L’accord obligeait la Chine à augmenter ses achats d’exportations américaines de 200 milliards de dollars sur une période de deux ans. Mais Pékin n’a pas réussi à atteindre ses objectifs lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé.

La Chine a acheté pour 153 milliards de dollars de biens américains en 2017, avant le début de la guerre commerciale, selon les données des douanes chinoises. Et ce chiffre est passé à 164 milliards de dollars l’année dernière.

Tarifs mondiaux

« On peut dire que les tarifs douaniers imposés par le président Trump ailleurs sont ceux qui causeront le plus de maux de tête », a déclaré Ruby Osman, experte de la Chine au Tony Blair Institute for Global Change.

« Les entreprises chinoises ont réorienté leurs échanges commerciaux vers des pays comme le Vietnam et le Mexique pour éviter les sanctions américaines. Mais ces marchés sont désormais frappés par des droits de douane importants ».

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Les stratégies « Chine + 1 » ont été adoptées par les exportateurs chinois et les multinationales qui avaient fait de cette puissance de production le cœur de leurs chaînes d’approvisionnement durant le premier mandat de Trump.

Mais avec l’Inde, le Mexique, le Vietnam et la Malaisie – les pays qui ont le plus bénéficié de ce changement – confrontés à des droits de douane compris entre 24 % et 46 %, l’avantage de coût de la délocalisation de la production hors de Chine est considérablement réduit.

Les tarifs douaniers de Trump pourraient encourager la Chine à intensifier ses échanges commerciaux avec des marchés alternatifs. Mais aucun autre pays ne se rapproche actuellement de la puissance de consommation des États-Unis, où les producteurs chinois vendent pour plus de 400 milliards de dollars de marchandises chaque année.

« Les tarifs douaniers de Trump n’aideront certainement pas les entreprises chinoises et causeront de réelles difficultés dans certains secteurs. Mais ils n’auront pas d’impact définitif sur l’économie chinoise ». C’est ce qu’a déclaré William Hurst, professeur Chong Hua de développement chinois à l’Université de Cambridge.

« Les exportations américaines sont de moins en moins importantes pour la Chine. Les droits de douane américains stimuleront les échanges commerciaux chinois avec d’autres pays, de l’Europe à l’Asie du Sud-Est et à l’Afrique », a-t-il ajouté.

Objectif « 5% » de croissance maintenu

D’ailleurs, la Chine a maintenu son objectif économique pour cette année inchangé à « environ 5 % ». Malgré les salves de tarifs douaniers de Trump qui pourraient stopper une reprise largement tirée par les exportations en cours depuis la fin de la pandémie de COVID-19.

En outre, le gouvernement s’est engagé à : mettre en place davantage de mesures de relance budgétaire; augmenter l’émission de dette; assouplir davantage la politique monétaire; et à mettre davantage l’accent sur la stimulation de la demande intérieure pour amortir l’impact de la guerre commerciale.

« La Chine savait que ce jour arriverait bien à l’avance. Les annonces de relance relativement modérées lors des deux sessions de mars étaient un calcul, pas un oubli ». Ainsi a ajouté Mme Osman, faisant référence aux réunions parlementaires annuelles de la Chine.

« Pékin a délibérément gardé davantage de réserves, tant en termes de mesures de relance intérieures que de mesures de rétorsion, au cas où il devrait réagir plus énergiquement », a-t-elle poursuivi.

Enfin, le président chinois Xi Jinping pourrait entrer dans la mêlée, suite aux informations selon lesquelles les deux dirigeants pourraient se rencontrer en juin aux États-Unis.

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Les tarifs douaniers de Trump accentuent la pression sur l’économie mondiale

La dernière série de droits de douane américains dévoilée dans la soirée de mercredi 2 avril 2025 va encore saper la vigueur d’une économie mondiale à peine remise de la poussée d’inflation post-pandémique, plombée par une dette record et perturbée par des conflits géopolitiques.

Selon la manière dont le président Donald Trump et les dirigeants d’autres nations procèdent désormais, cela pourrait également être considéré comme un tournant pour un système mondialisé qui, jusqu’à présent, tenait pour acquis la force et la fiabilité de l’Amérique, sa plus grande composante.

« Les tarifs douaniers de Trump risquent de détruire l’ordre mondial de libre-échange que les États-Unis ont eux-mêmes mené depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré Takahide Kiuchi, économiste exécutif au Nomura Research Institute.

Mais dans les mois à venir, ce sont les effets purs et simples de hausse des prix – et donc de baisse de la demande – des nouvelles taxes appliquées à des milliers de biens achetés et vendus par les consommateurs et les entreprises à travers la planète qui prévaudront.

« Je vois cela comme une dérive de l’économie américaine et mondiale vers de moins bonnes performances, davantage d’incertitude et peut-être vers ce que nous pourrions appeler une récession mondiale », a déclaré Antonio Fatas, macroéconomiste à l’INSEAD, école de commerce en France.

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S’exprimant dans la roseraie de la Maison Blanche, Trump a déclaré qu’il imposerait un tarif de base de 10 % sur toutes les importations et a présenté un graphique montrant des droits plus élevés sur certains des plus grands partenaires commerciaux du pays, dont 34 % sur la Chine et 20 % sur l’Union européenne.

Un grand risque

Un tarif douanier de 25 % sur les automobiles et les pièces détachées a été confirmé plus tôt. Trump a déclaré que ces droits de douane permettraient aux États-Unis de restituer des capacités de production stratégiquement vitales.

En raison des nouvelles taxes mondiales imposées par Trump, le taux de droits de douane américain sur toutes les importations est passé de seulement 2,5 % en 2024 à 22 % – un taux observé pour la dernière fois vers 1910 -, a déclaré Olu Sonola, responsable de la recherche économique américaine chez Fitch Ratings.

« C’est un tournant, non seulement pour l’économie américaine, mais aussi pour l’économie mondiale », a déclaré Sonola. « De nombreux pays vont probablement se retrouver en récession »

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré lors d’une conférence cette semaine qu’elle ne prévoyait pas de récession mondiale pour l’instant. Mais elle a ajouté que le Fonds devrait prochainement procéder à une légère correction à la baisse de sa prévision de croissance mondiale de 3,3 % pour 2025.

Menaces sur les économies asiatiques

Mais l’impact sur les économies nationales devrait être très différent, étant donné l’éventail des tarifs douaniers allant de 10 % pour la Grande-Bretagne à 49 % pour le Cambodge.

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Si le résultat est une guerre commerciale plus large, cela aurait des répercussions encore plus importantes pour les producteurs comme la Chine, qui se retrouveraient à la recherche de nouveaux marchés face à une faible consommation intérieure.

« Les économies asiatiques seront plus durement touchées que la plupart des autres par les droits de douane réciproques imposés par les États-Unis », a déclaré Marcel Thieliant, responsable Asie-Pacifique chez Capital Economics. « Non seulement les économies asiatiques sont soumises à des droits de douane plus élevés que beaucoup d’autres, mais elles sont aussi plus dépendantes de la demande américaine en biens que la plupart ».

Si les tarifs douaniers poussent les États-Unis eux-mêmes vers la récession, cela pèsera lourdement sur les pays en développement dont la fortune est étroitement liée à celle de la plus grande économie du monde.

Déjà, les actions ont plongé et les investisseurs se sont précipités vers la sécurité des obligations, de l’or et du yen ce jeudi 3 avril en raison des inquiétudes économiques accrues.

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Le chef de l’Etat et son homologue iranien échangent les voeux de l’Aïd

Le président de la République, Kaïs Saïed, et le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezechkian, ont échangé les vœux à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, indique un communiqué de la Présidence.

Avec TAP

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Hassen Doss sélectionné comme chanteur d’opéra

Le chanteur tunisien Hassen Doss a été sélectionné comme chanteur d’opéra dans un orchestre étranger !

Le ténor tunisien chantera avec l’orchestre classique tchèque Morivan Symphonic Orchestra, dirigé par le chef international primé Peter Valentovic.

Ainsi, Hassen Doss se rendra à Vienne en juin pour un événement important. Mais auparavant, il s’envolera ce mois-ci pour Paris où il interprétera pour la première fois le rôle principal dans l’opéra Un Ballo in Maschera de Verdi.

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Le prochain Conseil des ministres au centre d’une entrevue Saïed-Zaâfrani

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, ce mercredi, au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarah Zaâfrani Zenzri.

L’ordre du jour du prochain Conseil des ministres a été au centre de cette rencontre, indique un communiqué de la Présidence.

A ce propos, le chef de l’État a souligné qu’une révolution législative ne peut, en aucun cas, être menée à travers « les demi-mesures ou des textes de loi qui n’entrent jamais en application ».

Selon lui, la législation n’est pas une fin en soi, « mais un outil permettant de renverser une légitimité et d’en instaurer une autre ».

« Les Révolutions n’admettent pas les demi-mesures ni les vestiges d’une légitimité illégitime que le peuple a rejetée », a-t-il lancé.

A cette occasion, le président Saïed a souligné que ceux qui propagent un discours de crise visent, en fait, à semer le doute.

« Ces parties auraient dû proposer des solutions plutôt que de diffuser un discours de désespoir et de découragement », a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, il a estimé qu’il est grand temps d’écarter ces individus des postes de décision, les qualifiant « d’agents qui ne font qu’exécuter les directives de parties extérieures ».

Par ailleurs, le président de la République a réaffirmé que les projets réalisés grâce aux efforts du peuple tunisien continueront « à discréditer les semeurs de troubles ».

Avec TAP

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