Les transports en commun sont le moteur de l’ensemble du territoire tunisien; mais pour les Tunisiens, ils sont devenus un parcours du combattant. Au lieu d’aller travailler, de se rendre d’un endroit à un autre, ou encore d’aller à l’école dans les meilleures conditions, y compris grâce à un transport digne, ils se trouvent malheureusement malmenés pour rentrer chez eux. Ce qui leur prend au moins deux ou trois heures d’attente.
Toutefois, quand on parle de transport, on parle également de flexibilité et de sécurité, et la tâche dans tout cela est loin d’être facile. Alors, la vraie question est de savoir quand nous aurons un transport digne conforme au 21e siècle?
Au-delà des visites inopinées de responsables, qu’en est-il concrètement? Aux dernières nouvelles, le ministre des Transports, Rachid Amri, s’est rendu au siège de la société des transports à la Charguia 1 pour évaluer sa situation structurelle, technique et commerciale. Il a vérifié le niveau de préparation de la flotte et des ressources humaines nécessaires pour assurer l’activité maritime commerciale, notamment en vue de la prochaine saison estivale et du retour des Tunisiens à l’étranger.
Par ailleurs, selon le communiqué du ministère, pour faire face à tout ce qui pourrait perturber le fonctionnement de l’équipement public, toute tentative de nuire à l’intérêt général serait sanctionnée. Il a insisté sur la nécessité de protéger le secteur du transport et de trouver des solutions urgentes et stratégiques pour assurer sa continuité et son rayonnement.
Entre la nécessité de protéger le secteur du transport et l’annonce des solutions stratégiques, il y a urgence. Et comme le disait Tolstoï : « Quand il y a urgence, c’est déjà trop tard ». D’ailleurs, on attend de voir ce qui se passera, puisqu’il y a plus de deux mois, le même ministre Rachid Amri a effectué une visite de travail à Pékin, le 21 février, dans le but de prendre connaissance de l’expérience de la Chine dans les divers secteurs du transport et d’examiner les moyens de stimuler les investissements chinois en Tunisie.
Cette visite a visé également à renforcer la coopération bilatérale en vue de la mise en œuvre des programmes inscrits dans le cadre de la stratégie nationale de modernisation du système de transport en Tunisie, dans toutes ses composantes. Avec un accent particulier sur le renouvellement de la flotte de bus, de trains et de métros; tout en s’ouvrant aux marchés leaders dans ce domaine. Dans ce cadre, le ministre a eu plusieurs entretiens avec des responsables d’institutions gouvernementales et de grandes entreprises chinoises, pionnières dans les différents domaines du transport.
Aujourd’hui, selon le communiqué du ministère, on parle de recommandations incluant une restructuration rapide de l’entreprise, une meilleure exploitation de la flotte actuelle, et la formation du personnel pour garantir l’activité des navires. Tout cela nous amène à réfléchir et à s’interroger : quelle sera la suite?
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