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Littérature arabe : Nizar Chakroun lauréat inaugural du Prix Naguib Mahfouz

Le verbe tunisien rayonne sur les rives du Nil. Nizar Chakroun vient de graver son nom dans le palmarès inaugural du Prix Naguib Mahfouz du roman arabe. Cette distinction fraîchement créée illumine désormais le paysage littéraire arabophone. L’annonce est tombée mardi dernier, au crépuscule de la 57e Foire internationale du livre du Caire. En effet, cet événement intervient quinze jours après l’ouverture des portes le 21 janvier.

« Les Jours du Fatimide mis à mort », tel est le titre de cette œuvre qui a su captiver le jury. Le roman a été publié en 2025 dans une coédition Dar Safsafa-Dar Miskiliani. Par ailleurs, il mêle les échos d’un passé fatimide revisité et les interrogations brûlantes de notre présent.

Les jurés saluent « une aventure esthétique audacieuse ». Celle-ci est tissée de temporalités entrelacées. Ainsi, passé, présent et futurs possibles dialoguent dans une construction narrative complexe. Cette dernière sonde les abîmes de l’identité arabe contemporaine. Au cœur du récit : pouvoir, justice, légitimité du jugement. En somme, une enquête historique qui résonne comme un miroir tendu aux violences et aux autorités d’aujourd’hui.

Une double reconnaissance internationale

Ce n’est pas la première fois que l’ouvrage attire les projecteurs. En effet, quelques semaines auparavant, mi-décembre 2025, il figurait sur la liste longue du prestigieux Prix international de la fiction arabe (IPAF) 2026. Seize romans ont été retenus parmi cent trente-sept candidatures. Ces dernières provenaient de dix pays arabes. De plus, la sélection s’est faite sous l’œil du critique tunisien Mohamed Elkadhi, président du jury international.

Un hommage au maître égyptien

Baptiser ce nouveau prix du nom de Naguib Mahfouz n’est pas anodin. En effet, cet écrivain est le premier arabophone couronné par le Nobel de littérature en 1988. Le romancier égyptien, disparu en 2006, incarne à lui seul l’âge d’or du récit réaliste arabe. Par ailleurs, la Foire du Caire a choisi de célébrer sa mémoire. Elle en a fait la personnalité centrale de cette 57e édition.

Nizar Chakroun : un parcours littéraire remarquable

Né en 1970, cet auteur aux multiples casquettes compte plus de vingt ouvrages à son actif. Il est à la fois poète, romancier, critique d’art et traducteur. Son parcours jalonne les distinctions. Notamment, il a reçu le Prix national de la poésie en Tunisie. De même, il a obtenu le Prix arabe de la critique plastique du gouvernement de Sharjah aux Émirats.

Sa bibliographie romanesque impose le respect. Elle comprend « Bent Sidi Raïs » (2011), « La cloche et le minaret » (2018), et « Le sang du taureau » (2019). Puis vint « Zoul Allah » en 2022. Ce dernier a été couronné l’année suivante du Prix Béchir Khraïef du meilleur roman tunisien. Cette distinction lui a été décernée lors de la 37e Foire du livre de Tunis, tenue du 28 avril au 7 mai 2023.

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Revenus du travail et monnaie en circulation : une hausse notable (BCT)

Un accroissement des billets et monnaies en circulation a été enregistrée s’élevant désormais à 27,3 milliards de dinars, au 3 février 2026, contre 22,8 milliards de dinars à la même date de l’année 2025, selon les indicateurs monétaires et financiers, publiés le 4 courant par la Banque centrale de la Tunisie (BCT).

Les revenus du travail cumulés ont en outre augmenté de 6,3%, se stabilisant au niveau de 810,9 millions de dinars (MDT), à fin janvier 2026, contre 762,8 MDT, en janvier 2025.

De même, les recettes touristiques ont évolué de 4,3%, à 546 MDT, à la fin du premier mois de l’année 2026, en comparaison avec la même période de l’année écoulée.

Pour ce qui est des avoirs nets en devises, ils ont dépassé les 25,5 milliards de dinars (l’équivalent de 107 jours d’importation), à la date du 3 février 2026, ce qui représente une hausse considérable, en comparaison avec la même période de l’année dernière (23,2 milliards de dinars, soit 102 jours d’importation).

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Le député Ahmed Saïdani aurait été arrêté

L’arrestation du député Ahmed Saïdani a été rendue publique ce mercredi 4 février 2026 par son collègue parlementaire Bilel El Mechri, via une publication sur les réseaux sociaux.
Aucune information officielle n’a été communiquée concernant cette interpellation, ni même les circonstances exactes de l’arrestation, encore moins les motifs ayant conduit à cette mesure. L’annonce faite par Bilel El Mechri n’a pas été accompagnée de précisions supplémentaires sur le contexte ou les raisons de cette arrestation.
Toutefois, il est pas inutile de rappeler qu’Ahmed Saïdani avait attiré l’attention ces dernières semaines par une série de prises de position très critiques envers le chef de l’État, diffusées sur les réseaux sociaux. Ses publications, au ton virulent, avaient suscité de nombreuses réactions.

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Stéphane Allain: « La Zlecaf, levier clé pour un marché durable »

Au-delà des infrastructures et flux optimisés, la Zone de libre-échange continentale libère ressources, compétences et potentiel démographique des petits marchés. Loin du protectionnisme, elle catalyse partenariats publics-privés, commerce intra-africain fluide et croissance durable via hubs régionaux. Stéphane Allain, Fondateur d’AS Biz Dev, accompagnant les entreprises dans l’optimisation de leur performance commerciale et opérationnelle, en combinant stratégie, outils digitaux et automatisation. Ainsi il  décrypte les dynamiques positives favorisant le commerce  Europe-Afrique. Interview : 

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Disposez-vous d’études ou de retours terrain pour la quantifier ?

Malgré son positionnement géographique et historique idéal, la Tunisie gagne à renforcer son orientation vers l’Afrique subsaharienne, aux côtés de ses liens traditionnels avec l’Europe et le Golfe. Ce potentiel culturel et identitaire s’appuie sur une meilleure connaissance des réalités locales et une approche relationnelle solide du commerce. La ZLECAf représente une opportunité stratégique majeure pour structurer ces échanges à long terme.

La Tunisie comme plateforme de co-production et d’accès aux marchés africains ?

Pour les PME françaises, l’Afrique offre un espace prometteur de création de valeur durable. La Tunisie brille par ses atouts : savoir-faire industriel reconnu (automobile, aéronautique, électronique), main-d’œuvre qualifiée, proximité culturelle avec l’Europe et insertion aisée dans les chaînes de valeur régionales. Le modèle gagnant évolue vers des chaînes africaines intégrées – production, assemblage, transformation, distribution où la valeur reste en partie sur le continent pour booster investissements, montée en gamme et consommation locale.

Quels sont les vrais leviers logistiques et infrastructurels ?

Dotée d’infrastructures adaptées, la ZLECAf atteindra pleinement son opérationnalité. Déjà, des flux intra-africains optimisés par des hubs directs diminuent délais et coûts. Le développement régional repose sur des ports performants, des lignes maritimes et aériennes directes, ainsi que des investissements publics via des PPP. Les États assurent un rôle pivotal pour garantir des échanges fluides et sécurisés à long terme.

 

Pour les PME françaises : quelle stratégie progressive ?

L’Afrique offre un marché accessible aux PME européennes, à condition d’adopter une méthode structurée. Visez 10-30% de votre CA export via une implantation progressive : adaptation des produits, respect des normes locales et construction de réseaux de confiance. L’objectif ? Une présence durable, ancrée dans des partenariats locaux et une croissance mesurée.
La souveraineté africaine s’épanouit par l’intégration régionale et mondiale, loin du protectionnisme. Les petits marchés atteignent une masse critique grâce à la ZLECAf, libérant ressources, compétences et potentiel démographique.

Concrètement, quelle contribution peut renforcer ces liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf crée un marché intégré durable, inspiré de l’expérience européenne : standardisation progressive, confiance et chaînes de valeur solides. Elle atténue les barrières non tarifaires (normes, marquages, douanes, logistique), facilitant les flux – y compris pour les produits africains vers les voisins, comme pour les européens.

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Privilégiez les secteurs intensifs en main-d’œuvre, intégrables à des chaînes longues avec consommation locale. La mobilité (automobile, équipements, services) excelle : d’ici 2050, 60% des Africains auront moins de 25 ans, offrant un vivier mondial de croissance industrielle.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, les USA et l’Asie ?

Face aux marchés matures (300 millions aux USA, milliard en Chine), l’Afrique francophone via la Tunisie est un hub stratégique attractif, générant croissance durable et attirant les grands acteurs économiques

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna (PACCI) plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cette vision ?

Absolument. Une vision tripartite optimise les retombées : des PPP publics maritimes pour un cabotage fluide, des initiatives privées dynamiques, et une confiance accrue pour lever les barrières.

Le mot de la fin

La souveraineté économique africaine rayonne par l’intégration et les chaînes régionales, surpassant le protectionnisme. La ZLECAf , levier clé pour un marché durable. Plus encore, la Zlecaf libère un potentiel immense en ressources, compétences  avec des opportunités culturelles, logistiques et politiques à portée de main.

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L’Afrique du Sud rejoint Afreximbank : 8 milliards de dollars pour l’industrie africaine

L’Afrique du Sud a officiellement adhéré à l’Accord d’établissement de l’Afreximbank le 4 février 2026, devenant le 54e membre et intégrant ainsi la plus grande économie africaine (19,1% du commerce intra-africain en 2024) à cette banque multilatérale panafricaine.

Cette adhésion, approuvée par le Parlement sud-africain en 2025, s’inscrit dans un contexte de fragmentation des échanges mondiaux. Afreximbank lancera un programme pays de 8 milliards de dollars US aligné sur le plan national sud-africain à l’horizon 2030, visant à booster le développement industriel, les chaînes d’approvisionnement régionales et les flux commerciaux intra-africains. Le portefeuille de projets existants dépasse déjà 6 milliards de dollars dans des secteurs comme la santé, les finances, l’industrie, l’énergie et les mines.

Le président d’Afreximbank, Dr George Elombi, qualifie cette étape de « décisive » pour unifier les intérêts économiques africains, en collaboration avec le ministère sud-africain du Commerce (DTIC) dirigé par Parks Tau. Le président Cyril Ramaphosa souligne l’engagement pour l’intégration continentale, le développement industriel et le soutien aux entreprises via le Fonds de transformation, saluant la résilience d’Afreximbank.

Des programmes conjoints suivront, incluant le SATIPP (promotion du commerce et investissements), des garanties, financements de parcs industriels, zones économiques spéciales, exportateurs, projets, industries créatives et services de conseil.

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Ahmed Ounaïes : « La Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière »

Le 3 février 2026, la Libye est secouée par l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi. Que révèle cette tragédie ? Quelle en est la lecture géopolitique ? Ahmed Ounaïes, ancien diplomate, livre son analyse dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com

Il estime que la Libye n’est plus dans le chaos grâce à la redistribution pétrolière qui maintient une prospérité de base, mais sa fragilité persiste en phase de transition. Ahmed Ounaïes insiste sur l’urgence d’élections nationales pour renouveler les élites, gérer la rente pétrolière et surmonter le déficit culturel de légitimité politique, malgré l’assassinat de Seif el-Islam Kadhafi.

Il précise dans ce contexte : « Non, il ne s’agit plus de chaos : la Libye en est sortie. Grâce à ses ressources naturelles, une prospérité individuelle persiste à la base de la société, via la redistribution des revenus pétroliers à toutes les factions. Ce compromis, négocié par Dbeibah, assure une répartition des richesses nationales ».

Et de poursuivre : « Sa fragilité se justifie en phase de transition, mais pas pour une stabilisation durable. L’objectif initial était de réussir cette transition, puis d’organiser des élections nationales pour renouveler la classe politique : de nouveaux leaders jeunes et modernes, aptes à gérer la manne pétrolière,  une fortune jaillissant du sable sans effort citoyen. »

Et de conclure : « Il est temps de reconnaître la nécessité d’élections nationales pour relancer l’économie libyenne et restaurer une légitimité politique. Les Libyens peinent à légitimer un gouvernement issu du suffrage. Cette impasse révèle un retard politique profond dans la culture nationale libyenne ».

La suite de l’interview sera disponible dans le prochain numéro de l’Economiste Maghrébin

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Vincent Allain : « La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration »

De la ZLECAf comme levier d’intégration aux stratégies de partenariats public-privé (PPP) pour un cabotage fluide, en passant par une vision exécutive en trois niveaux (public, privé, confiance),Vincent Allain, expert en commerce Afrique-Europe, décrypte les barrières culturelles et logistiques freinant le commerce intra-africain via la Tunisie. Interview.

Quelle barrière culturelle ou réglementaire priorisez-vous sur les marchés africains via la Tunisie ? Avez-vous des études ou retours terrain pour la quantifier ?

Sans études précises, mes échanges au Sénégal avec la GIZ et mes observations terrain mettent en lumière une barrière culturelle clé : un sentiment de perte de souveraineté et un désir de réussir seul. Le commerce intra-africain souffre aussi de barrières non tarifaires, normes hétérogènes, marquages variés, douanes complexes et ruptures logistiques. Paradoxalement, un produit européen entre plus facilement sur un marché africain qu’un produit africain sur un marché voisin.

Concrètement, quelle contribution peut lever cette barrière pour renforcer les liens, notamment avec l’Afrique de l’Ouest ?

La ZLECAf est la solution pour créer un marché commun africain, inspiré de l’Europe. Les anciens commerçants tunisiens misent sur des réseaux personnels : « Je ne commerce qu’avec des contacts solides ». Les fondamentaux restent les mêmes : un bon produit, un prix compétitif et une fiabilité logistique.

En France, j’accompagne des entreprises vers l’Afrique. Les « vieux routiers » usent de méthodes archaïques : « Je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un ». Ces débouchés restent sporadiques, sans vision structurée. L’Afrique, instable économiquement et politiquement, exige une stratégie couvrant 3 à 8 pays pour diluer les risques. Les Tunisiens ne maîtrisent pas l’Afrique par simple proximité, pas plus qu’un Européen ne connaît le Mali via un voisin. Les jeunes Tunisiens formés en Europe surestiment souvent leur expertise : l’Europe est un marché unique (monnaie, douanes, TVA harmonisées). La Tunisie, avec son marché exigu (12 millions d’habitants), doit s’interconnecter pour exporter. À l’horizon 2050, son avenir commercial est africain : exporter des produits finis ou intégrer des chaînes de valeur (ex. : produit tunisien assemblé au Maroc ou au Sénégal, revendu en Tunisie).

Quels secteurs diversifier aujourd’hui pour réussir ?

Sans vision macro, les échanges avec la TAA soulignent une mobilité croissante. L’Afrique, plus jeune en 2050 (60% de moins de 25 ans), attirera l’industrie, surtout l’automobile. Mais bâtissez une valeur partagée : en Tunisie, les offshores enrichissent l’Europe sans retenir la richesse. Progressez en salaires, crédit, banque et logistique. Voyez l’Afrique comme un horizon à 30 ans : adaptez produits, prix et qualité ; offrez des marges aux distributeurs pour des partenariats croisés.

Dans votre portefeuille, quel pourcentage ciblez-vous pour l’Afrique francophone via des hubs comme la Tunisie, face à l’Europe, aux USA ou à l’Asie ?

Face à des marchés homogènes comme les 300 millions de consommateurs américains ou le milliard de Chinois (avec un export intra-asiatique fluide), l’Afrique n’est pas « naturelle » pour un entrepreneur européen. Engagez-vous sur 25 ans via un « drapeau » prudent, des réseaux de confiance, 10 à 30% du CA à l’export, des adaptations (emballages, marquages comme en Algérie) et un cercle vertueux RSE/circuits courts qui attirera les grands acteurs.

Quels axes stratégiques pour l’intégration via la ZLECAf ? Kebour Ghenna, directeur exécutif de la Chambre panafricaine de commerce et d’industrie (PACCI), plaide pour un dialogue public-privé solidaire. Partagez-vous cela ?

Pour rentabiliser l’Afrique via une vision exécutive en trois niveaux (PPP publics maritimes, privé commercial, confiance anti-barrières), adoptez une méthode rigoureuse visant 10 à 30% du CA à l’export d’ici à 2050. Adaptez vos produits et tissez des réseaux solides – loin d’un marché « naturel » pour les PME européennes.

Le mot de la fin.

La souveraineté économique africaine dépend de l’intégration, pas du protectionnisme. Les petits marchés manquent de masse critique : intégrez les chaînes régionales et mondiales pour rayonner. L’Afrique regorge de ressources, de compétences et de démographie. La ZLECAf libérera ce potentiel, à condition de lever les freins culturels, logistiques et politiques.

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Tunisie-Banque mondiale : cap sur de nouveaux projets

La coopération financière et technique entre la Tunisie et le Groupe de la Banque mondiale, ainsi que l’état d’avancement des projets en cours ont été au centre d’une rencontre tenue mercredi à Tunis entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye.

Les discussions ont porté sur la préparation des futurs programmes de coopération, notamment pour la période 2027-2028, avec un accent sur des secteurs prioritaires tels que le transport, la santé, l’énergie, l’environnement et l’assainissement. Les deux parties ont également examiné le programme de travail en cours, incluant des projets liés à la protection sociale, à l’eau et à la prévention des inondations.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de concertation visant à aligner les interventions de la Banque mondiale sur les orientations de développement de la Tunisie pour les prochaines années, selon le représentant de l’institution financière.

À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué la qualité de la coopération existante, soulignant qu’elle s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et dans la perspective du plan de développement 2026-2030.

De son côté, Ahmadou Moustapha Ndiaye a réaffirmé l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre son appui à la Tunisie, en mettant à sa disposition les mécanismes de financement appropriés afin de renforcer le partenariat à moyen et long terme.

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Crise ou pas crise, les Allemands voyagent toujours

Une enquête a montré que la passion des Allemands pour les voyages reste forte malgré les crises. 64 % des personnes interrogées déclarant avoir effectué au moins un voyage de cinq jours au cours de l’année écoulée.

L’Institut d’études prospectives de British American Tobacco indique qu’il s’agissait du pourcentage le plus élevé depuis 2006. 63 % des participants à une enquête similaire menée un an auparavant avaient également mentionné ce point, tandis que ce chiffre était de 65 % en 2006, selon l’agence de presse allemande DPA.

« Les vacances semblent être la forme de bonheur la plus populaire, même en temps de crise », a déclaré Ulrich Reinhardt, directeur scientifique de la fondation.

Plus d’un tiers des voyageurs, soit 36 ​​%, ont passé leurs vacances en Allemagne, la Bavière arrivant en tête des destinations préférées, suivie du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, puis du Bade-Wurtemberg et de la Basse-Saxe, selon les résultats de l’enquête de l’année dernière.

Au niveau européen, l’Espagne est restée la destination privilégiée des Allemands, suivie de l’Italie et de la Turquie, tandis que 16 % des participants ont effectué des voyages longue distance, principalement vers des pays asiatiques.

Selon les données de l’Office fédéral de la statistique, le secteur touristique allemand a poursuivi sa croissance record, les hôtels et autres établissements d’hébergement d’au moins dix lits ayant enregistré 465,5 millions de nuitées de clients nationaux et étrangers entre janvier et novembre de l’année dernière.

Cela représente une augmentation de 0,1 % par rapport à la même période de l’année précédente, qui avait enregistré 465,1 millions de nuitées, soit le niveau le plus élevé atteint jusqu’alors.

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L’ogre financier de la tech met banques et investisseurs sous pression

Engagées dans une course mondiale à l’intelligence artificielle (IA), les grandes entreprises technologiques font face à des besoins de financement colossaux que les banques et les investisseurs privés peinent à couvrir. Pour soutenir leur croissance, plusieurs d’entre elles, dont OpenAI, Anthropic et SpaceX, envisageraient désormais une entrée en Bourse au cours de 2026.

C’est en tout cas ce qu’affirme le site suisse rts.ch.info. En effet, « OpenAI, à l’origine de ChatGPT, prévoit à elle seule des investissements pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars sur les dix prochaines années, un niveau sans commune mesure avec ses revenus actuels », lit-on. Selon des analystes, l’entreprise s’est engagée à investir près de cent fois son chiffre d’affaires de 2025, rendant le recours aux marchés publics quasi incontournable.

Toutefois, si OpenAI peut compter sur des revenus issus des abonnements, de la publicité et sur le soutien de partenaires stratégiques comme Microsoft et Nvidia, ces apports restent insuffisants pour financer une telle expansion envisagée. C’est donc ce qui explique la décision du management de l’entreprise de s’introduire en Bourse, laquelle introduction devrait intervenir fin 2026 et lui permettre ainsi de répondre à ses besoins immédiats de trésorerie, même si son modèle ne lui assurerait une autonomie financière qu’à l’horizon 2029.

Mais OpenAI n’est pas la seule tech à vouloir aller sur le marché boursier. Anthropic et SpaceX, explique le site suisse, elles aussi voudraient lever plusieurs dizaines de milliards de dollars auprès des investisseurs. « Un pari risqué, alors que des craintes émergent autour d’une possible surchauffe, voire d’une bulle spéculative, sur les valeurs technologiques aux États-Unis ». Pas de quoi sans doute décourager les états-majors des grandes sociétés tech.

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Location-vente : 1 213 logements en chantier

Mercredi 4 février 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Eddine Zouari, a présenté son plan devant la commission de la Planification stratégique. Son ministère construira des logements en location-vente dans 11 gouvernorats (La Manouba, Ben Arous, Ariana, Nabeul, Bizerte, Kairouan, Sousse, Kasserine, Sfax, Gabès et Tozeur).

La SNIT mère et la SNIT-Nord superviseront deux projets à La Mornaguia et un projet à Fouchana. Ces mêmes sociétés prendront en charge deux autres projets à Oued El Marj et au quartier El Jalaa à Bizerte. Au centre, la SNIT-Centre réalisera trois programmes. Elle construira Sousse Jaouhara et Sousse Sidi Abdelhamid. À Kasserine, elle développera le quartier El Khadhra à Ezzouhour. Dans le Sud, la SNIT-Sud gérera trois sites. Elle interviendra à Thyna et Sakiet Ezzit dans le gouvernorat de Sfax. À Gabès, elle assurera le projet de Bouchamma.

Enfin, la Société de promotion des logements sociaux (Sprols) prendra le relais pour quatre localités. Raoued, Slimane et la ville de Tozeur bénéficieront de son expertise.

Des logements variés et un calendrier échelonné

Le ministre a précisé la nature des habitations prévues. Individuelles ou collectives, elles varient entre 45 et 193 unités par projet. La superficie du terrain détermine cette capacité. Le calendrier s’étale sur trois ans. Certains chantiers démarreront dès février 2026. D’autres suivront en 2027. Un seul projet attendra 2028 : celui du quartier El Jalaa à Bizerte.

Le foncier : entre propriété et cession

Le ministre a abordé la question du foncier. Certains terrains appartiennent déjà aux sociétés qui réaliseront les travaux. Toutefois, l’État possède encore la majorité des parcelles. Une cession légale au dinar symbolique interviendra prochainement. Elle permettra le transfert de propriété aux sociétés concernées. Cette première tranche mobilise des moyens conséquents. Elle comprend 1 213 logements répartis sur l’ensemble du territoire. Le coût global atteint 212 millions de dinars.

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Maher Belhadj : « La baisse du TMM ouvre une fenêtre d’opportunités sans précédent »

L’expert Maher Belhadj voit dans cette baisse un signal fort pour la relance économique tunisienne.

Dans une déclaration à L’Économiste maghrébin, l’expert en économie et finance Maher Belhadj analyse les récentes réductions du TMM. Il les considère comme un levier essentiel pour stimuler l’investissement. Elles permettront également de soulager le pouvoir d’achat des ménages tunisiens. Le contexte actuel est marqué par une désinflation progressive. Après une période de taux élevés, le coût de l’argent commence à refluer. L’État avait relevé les taux pour contrer une inflation qui avait atteint des sommets. La Banque centrale a opéré deux baisses successives de 0,5 point en 2025 et début 2026. Selon Maher Belhadj, l’amélioration des équilibres financiers de l’État rend possible cette détente monétaire. L’État a honoré d’importantes échéances de dettes en 2024 et 2025.

Des réserves de change solides

Les réserves de change couvrent désormais 116 jours d’importation. Cette situation offre une marge de manœuvre suffisante. Elle permettra de soutenir cette tendance baissière tout au long de l’année 2026. Maher Belhadj souligne un point crucial : le coût excessif du crédit constituait jusqu’alors un frein majeur pour les investisseurs. Le passage du taux à 6,99% devrait changer la donne. Il favorisera une reprise de la dynamique entrepreneuriale. Le niveau reste cependant encore relativement élevé.

Un impact social direct

Cette politique monétaire produit également un impact social direct. La majorité des salariés tunisiens sont endettés. Ils verront leurs mensualités de crédits diminuer. Qu’il s’agisse de crédits à la consommation ou à long terme, cette baisse redonnera de la souplesse à leur budget quotidien.  L’expert anticipe une poursuite de cet assouplissement. Il prévoit une baisse supplémentaire d’au moins 0,5 point dans les mois à venir. Maher Belhadj appuie son analyse sur un constat clair : l’inflation s’oriente désormais à la baisse. Elle se situe aux alentours de 4,9%. Cette évolution justifie, selon lui, un certain courage politique. Les autorités devraient accentuer encore davantage la réduction des taux. Des remboursements de dettes importants restent prévus pour février et juillet. Malgré cela, la trajectoire économique actuelle s’avère encourageante. Les investisseurs étrangers renouvellent leur intérêt pour 2025 et 2026. Ces éléments confirment la pertinence de cette stratégie de relance par le crédit.

Pour rappel, à la date du 3 février 2026, le taux du marché monétaire (TMM) se maintient stable à 6,99%, signe d’une liquidité abondante sur le marché interbancaire, selon la Banque centrale de Tunisie (BCT). Dans ce contexte, le taux moyen du marché monétaire (TMM) a chuté à 7,08% en janvier 2026, puis à 6.99% contre 7,49% au T4 2025, son plus bas niveau depuis octobre 2022. Sur un an, il passe de 7,98% (janvier 2024) à 6,99% aujourd’hui, après un sommet à 7,99% en janvier 2025.

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L’Australie change de cap et relève ses taux d’intérêt

La Banque de réserve d’Australie (ou Reserve Bank of Australia – RBA) vient de relever ses taux d’intérêt pour la première fois depuis novembre 2023.

La Banque centrale d’Australie a relevé son taux directeur de 25 points de base à 3,85 % justifiée par la hausse continue de l’inflation, changeant ainsi de cap par rapport à 2025, année où elle avait mis en œuvre trois baisses de taux d’intérêt.

« La demande privée croît plus vite que prévu, les pressions sur les capacités sont plus importantes qu’estimé précédemment, et les conditions du marché du travail sont quelque peu tendues », souligne la Banque centrale, tandis qu’il est également rapporté que les pressions inflationnistes ont augmenté « sensiblement » au cours du second semestre de l’année dernière.

Cette décision fait de la RBA une exception parmi de nombreuses banques centrales d’économies disposant d’une marge de manœuvre encore plus importante pour assouplir leur politique monétaire. La Fed aux États-Unis ainsi que la Chine et plusieurs économies émergentes d’Asie s’apprêtent à réduire leurs taux d’emprunt, tandis que la BCE devrait adopter une attitude attentiste. Seul le Japon devrait resserrer davantage sa politique monétaire.

L’évolution future des taux d’intérêt australiens demeure toutefois incertaine. Si le conseil d’administration a averti dans sa déclaration que « l’inflation devrait rester supérieure à la cible pendant un certain temps », la gouverneure de la RBA, Michelle Bullock, a évité toute allusion à un possible resserrement monétaire supplémentaire.

D’ailleurs, le dollar australien a progressé de plus de 1 % face au dollar américain avant de se replier légèrement. Les rendements des obligations à trois ans ont légèrement augmenté, les investisseurs pariant sur au moins une nouvelle hausse des taux, voire deux, cette année.

La RBA a également relevé ses prévisions concernant l’inflation, la croissance économique et l’emploi pour l’année en cours.

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L’Arabie saoudite va investir 2 milliards de dollars en Turquie

L’Arabie saoudite investira 2 milliards de dollars dans la construction de deux parcs solaires en Turquie. Et ce, pour une capacité totale de 2 000 MW en Turquie. L’annonce a été faite, mardi 3 février 2026, par le ministre turc de l’Énergie. 

Le ministre turc de l’Énergie, Alparslan Bayraktar, et son homologue saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, ont signé un accord. Il porte sur des projets d’énergies renouvelables. C’est ce qu’annonce M. Bayraktar dans un message publié sur X. Cet accord intervient en marge de la visite du président turc Tayyip Erdogan à Riyad.

Ainsi, aux termes dudit accord, des entreprises saoudiennes construiront, dans un premier temps, une centrale solaire dans la province orientale de Sivas. Puis une autre dans la province centrale de Karaman, d’une capacité totale de 2 000 MW, déclare encore M. Bayraktar. Tout en ajoutant que la capacité totale des centrales solaires et éoliennes que construiront les entreprises saoudiennes atteindra 5 000 MW.

« Nous considérons ces investissements comme l’un des exemples les plus importants d’investissement direct étranger dans notre secteur énergétique. Et le financement proviendra entièrement de fonds extérieurs. Des crédits d’institutions financières internationales seront également accordés », poursuivit M. Bayraktar.

Au final, ces centrales énergétiques permettront de répondre aux besoins en électricité de 2,1 millions de foyers en Turquie, conclut-il.

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Emploi qualifié : 1000 ingénieurs tunisiens ciblés par un géant des TIC

Un groupe international du numérique recrutera 1000 ingénieurs tunisiens en emplois permanents. Ce recrutement fait suite à un accord signé avec l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant à Tunis. L’annonce a eu lieu lors du Forum des technologies de l’information et de la transformation numérique.

Le directeur général de l’ANETI, Hatem Dahmane, et le directeur général de l’entreprise partenaire, Mohamed Bourogaa, ont signé la convention en marge de la troisième édition du Forum des TIC. L’accord porte sur le recrutement de 1000 ingénieurs tunisiens dans les métiers du numérique, du consulting et de la transformation digitale.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a précisé que l’entreprise compte parmi les leaders mondiaux des technologies de l’information. Elle opère dans 70 pays et emploie plus de 130 000 ingénieurs à travers le monde.

Renforcement des activités à El Ghazela

Déjà implantée au pôle technologique d’El Ghazela, l’entreprise développe ses activités depuis la Tunisie. Elle a décidé d’augmenter ses effectifs locaux afin de renforcer ses services numériques destinés aux marchés internationaux. Le groupe américain DXC Technology, spécialisé dans les services numériques et les technologies de l’information, entend ainsi consolider sa présence en Tunisie et élargir ses capacités opérationnelles.

Une stratégie orientée vers l’emploi durable

Selon Riadh Chaoued, cet accord s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé. L’État cherche à soutenir la création d’emplois durables et qualifiés, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Ruée vers l’or : le métal jaune repasse au-dessus des 5 000 dollars l’once

Les marchés constatent un rebond des prix ; l’or progresse de 2,5 %, l’argent de 3,7 %. Après avoir enregistré de fortes baisses, les cours de l’or ont augmenté, mercredi 4 février 2026, dépassant les 5 000 dollars. Ainsi, le cours du métal jaune au comptant a augmenté d’environ 2,5 % pour atteindre 5 070 dollars l’once.

Lundi, le cours de l’or était tombé sous la barre des 4 500 dollars après que le président américain Donald Trump a annoncé avoir choisi l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, pour succéder à Jerome Powell.

Quant au prix de l’argent, il a également augmenté de 3,7 % pour atteindre 88,2 dollars l’once.

En janvier, le cours de l’or a bondi de 13,2 %, enregistrant sa meilleure performance mensuelle depuis septembre 1999 dans un contexte de risques géopolitiques mondiaux.

L’or a débuté l’année 2026 à 4 313 dollars l’once et a atteint un niveau record de 5 598 dollars au cours de la semaine du 26 janvier 2026.

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L’ARP s’attaque au dossier sensible de la protection des données personnelles

La Commission des droits et libertés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu une séance de travail consacrée à l’examen de son programme d’action et de ses priorités législatives.

Les membres de la commission ont passé en revue plusieurs projets de loi, dont celui relatif à l’organisation des associations, en cours d’examen depuis les précédentes sessions parlementaires. Ils ont également souligné l’importance d’engager rapidement l’étude d’un projet de loi organique portant sur la protection des données personnelles.

Dans ce cadre, la commission a décidé d’organiser des séances d’audition avec les parties concernées afin de recueillir leurs avis sur le contenu du projet.

Le président de la commission, Thabet Abed, a rappelé que la Commission des droits et libertés doit jouer un rôle actif dans la protection des droits et libertés garantis par la Constitution, au-delà du simple examen des textes législatifs.

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Tourisme en Afrique du Nord : 2025, l’année de tous les records

Recettes historiques, fréquentation en hausse et montée en valeur : en 2025, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie ont confirmé leur statut de locomotives du tourisme africain, mais avec des modèles et des performances très contrastés.

En 2025, le tourisme mondial a poursuivi sa dynamique positive. Selon le Baromètre du tourisme mondial d’ONU Tourisme, les recettes mondiales ont atteint 1.900 milliards de dollars, en hausse d’environ 5% par rapport à 2024. Tandis que les arrivées de touristes internationaux ont progressé de 4 %. Dans ce contexte porteur, l’Afrique du Nord s’est particulièrement distinguée. L’Égypte, le Maroc et la Tunisie ont enregistré des performances bien supérieures à la moyenne mondiale, tant en termes de fréquentation que de recettes.

Pris ensemble, ces trois pays – qui sont aussi les principales destinations touristiques du continent africain – ont engrangé 35,25 milliards de dollars de recettes touristiques en 2025, contre 28 milliards un an plus tôt. Cette progression spectaculaire s’explique par la hausse des arrivées, l’augmentation des tarifs hôteliers, l’amélioration de la qualité de l’offre, mais aussi par l’appréciation de leurs monnaies respectives face au dollar. Derrière cette réussite globale, les écarts entre pays restent toutefois marqués, notamment en matière de dépenses moyennes par touriste.

Égypte : la championne des recettes par touriste

Bien que détrônée par le Maroc en nombre de visiteurs, l’Égypte conserve en 2025 sa première place africaine en matière de recettes touristiques. Le pays des pharaons a généré 17,8 milliards de dollars de revenus, en hausse de 17 % sur un an, se classant ainsi troisième au niveau mondial en termes de progression, derrière le Maroc et la Corée.

Cette performance repose d’abord sur une forte croissance des arrivées (+21 %), avec 19 millions de visiteurs en 2025. Les taux d’occupation hôtelière, particulièrement élevés dans des stations comme Charm el-Cheikh, ainsi que l’importance du tourisme culturel lié au patrimoine pharaonique, contribuent largement à ces résultats. L’origine des visiteurs joue aussi un rôle clé : les touristes venant d’Allemagne, des pays du Golfe ou de Russie sont globalement plus dépensiers.

Résultat : la dépense moyenne par touriste atteint 937 dollars, un niveau sans équivalent en Afrique du Nord. Le gouvernement égyptien entend capitaliser sur cette dynamique, avec l’objectif d’atteindre 30 millions de visiteurs d’ici 2028 et 24 milliards de dollars de recettes, en misant sur la connectivité aérienne, la facilitation des visas et la diversification de l’offre touristique.

Maroc : la plus forte progression au monde

Le Maroc a signé en 2025 une performance historique. Avec 19,8 millions de touristes (+13,8 %), le Royaume a conservé son rang de première destination africaine en termes de fréquentation. Surtout, ses recettes touristiques ont atteint 138,1 milliards de dirhams, soit 14,7 milliards de dollars, en hausse de 19 % en devise américaine – la plus forte progression mondiale selon ONU Tourisme.

Fait notable, la croissance des recettes a largement dépassé celle des arrivées, traduisant une montée en valeur du tourisme marocain. La dépense moyenne par touriste s’établit à près de 742 dollars. Cette évolution s’explique par la hausse des tarifs hôteliers, l’allongement des séjours et la diversification de l’offre, du balnéaire au culturel en passant par le tourisme urbain et nature.

En 2025, les recettes touristiques ont même dépassé les transferts des Marocains résidant à l’étranger, devenant la deuxième source de devises du pays. Pour les autorités, cette performance confirme l’ambition de faire du tourisme un levier majeur de développement économique et territorial.

Tunisie : des records, mais un modèle à repenser

La Tunisie a elle aussi battu des records en 2025, avec plus de 11 millions de touristes accueillis pour la première fois. Les recettes touristiques se sont établies à 2,75 milliards de dollars, en hausse de 6,5 % sur un an. Si la dynamique est réelle, elle reste toutefois plus modérée que chez ses voisins.

Le principal point faible réside dans la dépense moyenne par touriste, qui plafonne à environ 250 dollars. Ce chiffre reflète le poids dominant du tourisme de masse et des formules « all inclusive », dont une grande partie des revenus est captée par les tour-opérateurs étrangers. Malgré cela, le tourisme demeure une source essentielle de devises pour l’économie tunisienne.

Face à ces limites, la montée en gamme et la diversification de l’offre – écologique, culturelle ou médicale – apparaissent comme des enjeux clés pour transformer les volumes en valeur durable.

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Un an de plus pour l’AGOA : l’Afrique reste dans le jeu commercial américain

Petit ouf de soulagement en Afrique. L’AGOA – pour African Growth and Opportunity Act -, l’accord permettant à plusieurs produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane, a été reconduit pour une période d’un an, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2026.

Jamieson Greer, représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR), a souligné dans un communiqué que l’AGOA a un effet rétroactif au 30 septembre 2025, date à laquelle il avait expiré.

A noter que cette extension de l’accord est incluse dans le texte promulgué mardi 3 février 2026 par Donald Trump, qui met fin à plus de trois jours de paralysie d’une partie de l’administration fédérale américaine. Cependant, en janvier dernier, la Chambre des représentants avait voté pour reconduire l’AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an.

Selon plusieurs médias, l’AGOA constitue une pièce maîtresse des relations commerciales entre les États-Unis et plusieurs pays africains. « Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton », rappelle Ouest-France. Il s’interroge : « La France doit-elle refuser de détruire, à la demande des États-Unis, des contraceptifs féminins initialement financés pour l’aide internationale ? ».

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que cet accord permet aux pays africains d’exporter de nombreux produits vers les États-Unis sans droits de douane, s’ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…) ».

Mais dans les faits, très peu des Etats africains respectent ces conditions. C’est pour cette raison que seulement une trentaine des 54 pays du continent africain bénéficient en théorie de l’accord, qui couvre un large éventail de produits, de l’habillement à l’igname en passant par les voitures. Du coup, «… Trump a fait de l’expiration de l’accord un moyen de pression sur les pays africains ».

D’ailleurs, Samuel Okudzeto Ablakwa, chef de la diplomatie ghanéenne, rappelle-t-on, avait admis en octobre que « Washington avait notamment conditionné sa prolongation à l’accueil par son pays de personnes expulsées des États-Unis ». Sachant également qu’en parallèle, « la Maison Blanche a fait savoir à plusieurs reprises que, pour obtenir une prolongation de l’AGOA, les pays africains devaient s’ouvrir davantage aux produits américains ».

Pour finir, Jamieson Greer poursuit dans cette direction en affirmant que « l’AGOA du XXIe siècle doit exiger davantage de nos partenaires commerciaux et offrir un meilleur accès au marché aux entreprises, aux agriculteurs et aux éleveurs américains ». D’ailleurs, il ajoute vouloir travailler avec les parlementaires américains pour « moderniser le programme afin de l’aligner sur la politique “L’Amérique d’abord“ du président Trump ».

Maintenant, que feront les pays africains qui bénéficient de l’AGOA après le 31 décembre 2026 ?

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