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CIL : Oceana acquiert près de 5 500 actions

La Société Touristique Oceana a acquis le 4 février 2026 un total de 5 494 actions de la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) au prix moyen pondéré de 32,250 dinars par action, pour un montant global de 177 181,500 dinars, selon une déclaration d’opération significative publiée le 5 février 2026.

Cette transaction s’inscrit dans le cadre des obligations de déclaration des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et les personnes qui leur sont liées.  Mohamed Brigui occupe par ailleurs la fonction de Président du Conseil d’Administration au sein de la structure déclarante.

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ALKIMIA face au mur : production en chute libre, projet NPK en ligne de mire

ALKIMIA dévoile ses indicateurs d’activité du quatrième trimestre 2025, révélant une année difficile marquée par un effondrement de ses volumes de fabrication. Les tonnages sont passés de 28 974 à 22 891 tonnes, soit un décrochage de 21% qui affecte directement les comptes de l’entreprise.

Ce retrait concerne l’ensemble des gammes: le tri-poly phosphate de sodium totalise 14 220 tonnes produites, tandis que le MAP cristallisé atteint 8 671 tonnes. L’entreprise pointe du doigt un environnement économique défavorable où les acteurs dotés de chaînes de valeur complètes prennent l’ascendant sur les structures moins intégrées.

Les ventes suivent la même trajectoire. Sur l’exercice clos fin décembre, les revenus s’inscrivent à 100,02 millions de dinars tunisiens, contre 107,21 millions douze mois plus tôt. Le reflux de 6,70% traduit fidèlement la contraction des quantités écoulées sur le marché.

Cette érosion commerciale conjuguée à la sous-utilisation des capacités industrielles met les équilibres financiers sous pression. Les coûts structurels pèsent lourdement alors que l’appareil productif tourne au ralenti, créant une équation délicate pour la gestion des liquidités.

Face à ces tensions, ALKIMIA actionne le levier capitalistique. Vingt millions de dinars ont été levés, avec une libération échelonnée des fonds. Cette enveloppe finance un chantier stratégique: l’implantation d’une ligne NPK capable de produire 80 000 tonnes annuelles, en versions poudre et granulés. Les plans d’ingénierie, tant généraux que techniques, arrivent à leur terme.

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Reconduction de Néjia Gharbi à la CDC : Trois ans de continuité assurés

La Commission de surveillance de la CDC s’est réunie le 5 février 2026 pour valider la reconduction de Néjia Gharbi comme directrice générale pour trois ans (à partir du 1er février). Cette décision vise à maintenir la stabilité et la continuité de la gouvernance, au service des missions stratégiques de l’établissement public.

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Énergie verte : l’UIB au cœur d’un projet solaire 100 % tunisien

Le groupe Union Internationale de Banques (UIB) contribue à hauteur de 40 millions de dinars au financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, un projet stratégique 100 % tunisien au service de la transition énergétique nationale.

 

L’Union Internationale de Banques (UIB) annonce la concrétisation de sa participation au financement du projet PURO, une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MW, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan.

Ce projet structurant, financé exclusivement par des banques tunisiennes, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et constitue une référence majeure en matière de développement bas carbone en Tunisie.

D’un coût global de 280 millions de dinars, le projet PURO est financé à travers un crédit syndiqué piloté par la BIAT, réunissant trois autres banques de la place : l’UIB, l’ATB et l’UBCI.

Dans ce cadre, le groupe UIB intervient en tant que partenaire financier de premier plan, avec une contribution globale de 40 millions de dinars, répartie entre 30 millions de dinars de dette et 10 millions de dinars en fonds propres via la SICAR de l’UIB, affirmant ainsi un engagement fort dans le financement de l’économie tunisienne. Cette opération illustre la capacité de l’UIB à réaliser des financements complexes de grande envergure.

Elle s’inscrit dans la stratégie de l’UIB d’être un acteur de référence sur le marché des entreprises et du financement de leurs projets. Projet d’intérêt national, PURO s’inscrit dans le cadre du Plan Solaire Tunisien (PST), qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 à 35 % de la production électrique nationale à l’horizon 2030, avec une contribution majeure du solaire photovoltaïque. La centrale permettra d’alimenter en électricité verte deux cimenteries, contribuant significativement à la réduction de leur empreinte carbone et au renforcement de la sécurité énergétique du pays.

Avec communiqué.

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Financement : la BEI et Rawafed+ au chevet des PME tunisiennes

Plusieurs petites et moyennes entreprises tunisiennes (PME) pourront bénéficier de la ligne de crédit signée en 2024 entre la Tunisie et la Banque européenne d’investissement (BEI), d’un montant de 170 millions d’euros (environ 581 millions de dinars), destinée à soutenir la relance économique du pays. Une session d’information a récemment été organisée pour présenter les modalités de ce financement, comme le rapportent nos confrères de Managers.

Le site explique que ce dispositif est soutenu par l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Team Europe et mis en œuvre en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France.

Ladite ligne de crédit s’adresse donc aux PME tunisiennes dans l’objectif de faciliter leur accès à des financements à long terme à des conditions avantageuses, pour des projets productifs et durables créateurs d’emplois. Une priorité est accordée aux entreprises implantées dans les régions les moins développées, ainsi qu’aux projets favorisant l’emploi des jeunes et des femmes, l’inclusion économique et la transition durable, selon Managers.

Des financements via les banques partenaires

La gestion de la ligne de crédit est assurée par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les fonds sont distribués par des banques partenaires. À ce stade, trois établissements participent au dispositif, en l’occurrence Amen Bank, la Banque de Tunisie (BT) et TLF. D’autres banques devraient rejoindre le programme prochainement.

La durée de remboursement des financements peuvent s’étendre sur une période de dix ans et sont accordés à des taux préférentiels, directement répercutés au profit des entreprises. « La BEI n’impose pas de conditions spécifiques en matière de garanties, laissant les modalités aux banques et aux PME concernées ».

Toutes les entreprises exerçant légalement en Tunisie peuvent déposer une demande, qu’il s’agisse de PME, d’entreprises de taille intermédiaire, de sociétés familiales, d’associations ou de travailleurs indépendants, à condition d’être enregistrées et disposant d’un numéro de TVA. L’éligibilité est calculée sur la base des effectifs en équivalents temps plein.

Rawafed+ : une aide financière non remboursable

En complément de cette ligne de crédit, le programme Rawafed+ propose une prime non remboursable aux PME ayant obtenu un financement BEI et répondant à au moins un critère social. Cette prime représente 10 % du montant financé, dans la limite de 50 000 euros par entreprise, et ne peut être accordée qu’une seule fois.

Les entreprises disposent d’un délai de quatre mois après l’obtention du financement pour déposer leur demande. En cas de rejet, un seul (re)dépôt est autorisé après correction du dossier.

Le programme Rawafed+ sera ouvert du premier trimestre 2026 au deuxième trimestre 2027. Il est financé par l’Union européenne et l’AFD, et mis en œuvre par Expertise France en partenariat avec le ministère de l’Économie, la BCT et la BEI. Doté d’un budget de 8,9 millions d’euros, il vise à soutenir la croissance des PME tunisiennes et à encourager des investissements responsables à fort impact économique et social.

Des sessions régionales d’information ont déjà été organisées en novembre et décembre 2025 à Sfax, Sousse, Gafsa, Kairouan et Béja afin de sensibiliser les PME aux opportunités offertes par Rawafed+. Une prochaine rencontre est prévue à Tunis pour poursuivre cette démarche d’accompagnement.

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Santé et assurance maladie: vers un modèle hybride au service du patient

« Santé et assurance : construire un modèle hybride au service des patients ».  Telle est la rencontre-débat organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) , ce jeudi 5 février 2026 aux Berges du lac. 

Une chose est sûre : les enjeux de la santé sont économiques, sociaux et de compétitivité. La santé reste prioritaire dans la collaboration tuniso-française. L’objectif est un dialogue apaisé reliant santé et économie, comme le COVID l’a démontré : un problème sanitaire paralyse l’économie mondiale. Cette rencontre vise une réflexion prospective, loin des débats stériles, avec des solutions concrètes.
Les dépenses directes des ménages représentent près de 40% des dépenses de santé en Tunisie (l’OMS recommande moins de 20%). Les assurances complémentaires ne couvrent que 3%. Pour les maladies chroniques, principale cause de mortalité, la Tunisie consacre moins de 2% (OCDE : environ 12%). Le véritable indicateur de performance est le « out-of-pocket » du patient, qui risque la faillite pour se soigner. Question centrale : comment bâtir un modèle d’assurance maladie équilibré, préservant la solidarité, sécurisant les parcours de soins et associant intelligemment acteurs publics et privés ?

Molka El Moudir, vice-présidente du Syndicat des pharmaciens d’officine (SPOT), souligne que plus de 59% des dépenses directes des ménages concernent les médicaments. Acteur de proximité, le pharmacien observe l’impact réel des mécanismes d’assurance. Le tiers payant est devenu inviable : depuis 2016, les officines financent la CNAM par des crédits bancaires ; en 2025, les retards atteignaient 180 jours, entraînant une rupture en décembre pour préserver la continuité des soins. Cela perturbe toute la chaîne : déficit de la PCT, perte de crédibilité internationale, cessation de paiement des officines (surtout rurales).

La CNAM est devenue « la banque de la santé »

Les modes actuels consistent au remboursement (délais de 3-6 mois, renonciations aux soins), tiers payant (refus faute de trésorerie), filière publique  montrent leurs limites. Ainsi la solution proposée est d’opter pour  un modèle hybride complémentaire au socle public, avec des règles claires (qui paie quoi ? quels délais ?), via une phase pilote pour réduire le reste-à-charge. En d’autres termes, le patient doit rester central, avec un accès équitable à des soins modernes. Les pharmaciens ne sont pas des banques, mais des conseillers.

De son côté, Dr Samir Cherourou, porte-parole de l’Ordre national des médecins, note que la Tunisie fait face à la migration des jeunes médecins, au vieillissement démographique et à un exporting pharmaceutique faible. La CNAM représente 6,75% des revenus + 5,5% du budget de l’État, mais les 40% d’out-of-pocket choquent encore. Si la CNAM a progressé (couverture de la classe moyenne, maladies chroniques, espérance de vie), elle souffre du non-transfert des fonds par les autres caisses sociales (seulement 1/5 des fonds dus). Le dialogue sociétal de 2017 appelait à une assurance universelle (alors que 1/3 de la population en est exclue).

Il insiste sur l’évidence du partenariat public-privé pour contrer les déserts médicaux et les coûts des dispensaires. Solutions : assurance universelle solidaire, complémentaires santé, bonne gouvernance (comptabilité publique défaillante). L’argent global est suffisant, mais mal géré.

Pour sa part, Hafedh Lamouri, expert en droit du travail et de la sécurité sociale, précise que la CNAM est excédentaire comptablement (900 MD), mais déficitaire en réalité : cotisations non transférées par la CNSS/CNRPS (priorité aux pensions). La chaîne est bloquée. Ce qui fait que la CNAM ne paie pas les hôpitaux, pharmaciens, grossistes ni PCT (déficit de 4 MM).

En termes de chiffres, où en sommes-nous?

Toutefois malgré  les failles persistantes du système public de santé, 60% des assurés optent pour cette option, tandis que 2 millions de personnes restent non couvertes, dont 650 000 chômeurs en 2025. Les pensions de retraite trop basses – moins de 5 000 dinars par an pour 75% des bénéficiaires  obligent à recourir au tiers payant.

Cela signifie également qu’une réforme profonde s’impose, unifiant les caisses de retraite (CNRPS et CNSS) via une caisse de recouvrement directe, canalisant les taxes parafiscales (tabac, alcool, pollution) directement vers la CNAM, renforçant la prévention (vaccins, check-ups) et relevant les plafonds trop bas (actuellement limités à 24 affections longues). Cette solution vise un équilibre actuariel sur 30 ans.

Mondher Khabcheche, président de la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA), décrit un secteur avec 24 sociétés (15 en santé), régulé par la CGA. Chiffre d’affaires : 8 800 MD ; provisions : 8 800 MD. La branche santé est déficitaire (-25 MD en 2022, -5 000 D récemment), malgré la rentabilité commerciale. Autrement dit, il est important que la retraite et la santé soient interconnectées ; pyramide des âges inversée (2,3 actifs/retraité) ; espérance de vie féminine plus longue.

La couverture des assurances groupe, individuelle et internationale reste insuffisante, entraînant des fuites de fonds vers l’étranger. Le ratio sinistres/primes, comparable à celui de l’automobile, reflète une logique de consommation plutôt que de risque pur. À titre d’exemple, le Chili atteint 20% de couverture privée et la France 13%.

Pour des solutions à court terme, Mondher Khabcheche propose des niches fiscales similaires à l’assurance-vie (déduction de 100 000 D, rendement net de 6-7%), tout en restant optimiste sur les partenariats public-privé (PPP) et l’équilibre du secteur via la prévention.

Vers la fin du débat, les panélistes convergent vers un consensus clair : prioriser le socle public pour les maladies chroniques et les populations vulnérables, tout en développant un modèle hybride complémentaire avec des règles précises et une phase pilote. Ils appellent également à des réformes structurelles, incluant une couverture universelle, une meilleure gouvernance et une prévention renforcée, en plaçant toujours le patient au centre des préoccupations. Les différences entre secteurs public et privé sont soulignées : le public est excédentaire en santé grâce à des prestations limitées, mais déficitaire en retraites ; le privé présente l’inverse, avec une capitalisation viable en retraites mais une santé traitée comme une consommation courante.

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E-commerce : un nouveau programme pour booster 100 exportateurs

La Tunisie lance un programme régional de soutien au commerce numérique. C’est dans ce cadre qu’une conférence s’est tenue à Tunis pour annoncer un partenariat entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et le Centre du commerce international (ITC).

Ce projet fait partie du programme “Digital Trade and E-commerce“, qui couvre huit pays de la région MENA, dont la Tunisie.

Cofinancé par l’Union européenne et le ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ et l’ITC, le programme se concentre essentiellement sur le secteur des services et vise à structurer un écosystème favorable au commerce numérique en Tunisie et des autres pays du programme.

La CCIT et CONECT ont été choisies comme Business Support Organizations (BSOs). Elles recevront pour ce faire une formation à Tunis, dispensée par des experts de l’ITC. D’ailleurs, un appel à candidatures a été ouvert aux affiliés des BSOs, aux universités, aux ministères ainsi qu’aux chambres de commerce, afin de bénéficier de cette formation.  Chaque candidat sélectionné et formé formera à son tour un petit groupe (7 à 8 entreprises) d’entreprises bénéficiaires.

Les entreprises intéressées doivent être enregistrées, avec une priorité pour les jeunes et les femmes. L’objectif est de les aider à vendre à l’international, notamment sur le marché européen, via des canaux numériques, en leur donnant des outils pratiques et un suivi personnalisé.

À la fin du programme, une certification internationale sera délivrée.

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ASSAD : acquisition de 23 700 actions par un membre du conseil d’administration

Firas BECHA, membre du Conseil d’Administration d’ASSAD, a acquis 23 700 actions de la société le 28 janvier 2026, pour un montant total de 75 840 dinars.

L’opération concernant ASSAD et déclarée le 2 février conformément à la réglementation boursière, s’est effectuée au prix unitaire de 3,200 dinars par action.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des opérations significatives réalisées par les personnes exerçant des responsabilités dirigeantes, soumises à obligation de déclaration auprès du Conseil du Marché Financier.

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Google : Alphabet va doubler ses dépenses d’investissement

Alphabet Inc. a annoncé mercredi 4 février que ses dépenses d’investissement pourraient doubler cette année. Un signal fort de l’accélération des efforts de la maison mère de Google pour renforcer ses capacités de calcul et rester compétitive dans la course à l’intelligence artificielle.

Alphabet et ses principaux concurrents technologiques devraient investir collectivement plus de 500 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle cette année. Meta a augmenté ses dépenses d’investissement en IA de 73 % la semaine dernière. Tandis que Microsoft a également annoncé des dépenses d’investissement trimestrielles record.

Cette forte augmentation des dépenses intervient à un moment où les investisseurs s’inquiètent de plus en plus du retour sur investissement dans l’intelligence artificielle. Google a réalisé des progrès considérables dans ce domaine et son action a progressé de 76 % depuis début 2025.

« Nous constatons que nos investissements et notre infrastructure en intelligence artificielle stimulent les revenus et la croissance dans tous les secteurs », a déclaré le PDG, Sundar Pichai, aux analystes lors d’une conférence téléphonique mercredi.

Les responsables d’Alphabet ont déclaré que les investissements dans les capacités de calcul d’IA, notamment les serveurs, les centres de données et les équipements de réseau, sont au cœur des plans de l’entreprise visant des dépenses d’investissement comprises entre 175 et 185 milliards de dollars cette année; contre 91,45 milliards de dollars en 2025.

L’activité de services cloud de l’entreprise, en particulier, a enregistré une croissance impressionnante au quatrième trimestre clos en décembre, augmentant de 48 % pour atteindre 17,7 milliards de dollars, dépassant ainsi les attentes des analystes.

Le lancement en novembre du modèle d’intelligence artificielle Gemini 3 de Google a conduit à une réévaluation de la position de Google, qui était perçu comme étant à la traîne dans la course à l’intelligence artificielle.

La société a réalisé un chiffre d’affaires total de 113,83 milliards de dollars au cours du trimestre, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur 111,43 milliards de dollars, selon les données du London Stock Exchange Group. Le bénéfice par action ajusté a atteint 2,82 dollars, dépassant également les estimations des analystes qui s’établissaient à 2,63 dollars.

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Prix du pétrole en dents de scie, otage des tensions USA-Iran

Les prix du pétrole ont reculé ce jeudi 5 février; après l’annonce de pourparlers entre Washington et Téhéran, le 6 courant à Oman. Il y a un vent d’optimisme, malgré des divergences persistantes sur le contenu des discussions.

L’Iran souhaite centrer les discussions sur le différend nucléaire de longue date avec les puissances occidentales. Tandis que les États-Unis veulent également aborder le programme de missiles balistiques de Téhéran, son soutien présumé à des groupes armés au Moyen-Orient et son bilan en matière de droits humains.

Au moment de la rédaction de ces lignes, le Brent a également reculé de 1,37 % à 68,51 dollars le baril. Les cours restent extrêmement volatils. Mercredi, le président américain Donald Trump avait déclaré que le Guide suprême iranien « devrait être très inquiet ». Cette simple remarque a fait bondir les prix du pétrole d’environ 3 %.

Cartes à jouer

Les marchés restent prudents. Ils peuvent décrypter les messages concernant les pourparlers avec l’Iran comme une piste à une désescalade, au même titre qu’une diversion tactique avant une action militaire. Les risques sous-jacents restent élevés. L’importante accumulation d’actifs militaires dans la région par les États-Unis et leurs alliés suggère qu’une frappe est plus probable qu’improbable. Le prix du pétrole intègre naturellement une prime pour refléter cela.

Les investisseurs écartent la possibilité que Washington prenne directement pour cible les infrastructures pétrolières iraniennes. Mais une escalade pourrait venir de Téhéran. L’Iran pourrait menacer les pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz pour tenter d’arrêter les chargements. Ce qui ferait monter les prix du pétrole de manière significative.

Le détroit d’Ormuz, entre l’Oman et l’Iran, est un passage vital où transite quotidiennement environ 20 % de la production pétrolière mondiale. C’est une voie cruciale reliant les producteurs de brut du Moyen-Orient aux marchés mondiaux.

Pour rappel, la Tunisie a construit son budget 2026, entre autres, sur l’hypothèse d’un prix moyen de 63,3 dollars le baril de Brent. Nous sommes encore en début d’année et ce n’est pas trop inquiétant pour le moment. Mais si la tendance haussière persiste, cela pourrait constituer un choc extérieur à ne pas sous-estimer pour les finances publiques.

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Tunisie : l’inflation recule légèrement à 4,8 %

Le taux d’inflation a atteint 4,8 % en janvier 2026, en baisse de 0,1 point par rapport à décembre 2025 (4,9 %). Cette légère décélération s’explique principalement par le ralentissement de la hausse des prix alimentaires et des services de restauration-hôtellerie.

Le fléchissement de l’inflation résulte du ralentissement observé dans deux groupes majeurs. Les produits alimentaires ont enregistré une hausse de 5,9 % en janvier contre 6,1 % en décembre. Tandis que les services de restaurants, cafés et hôtels ont augmenté de 5,5 % en janvier contre 6 % en décembre. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,3 % entre décembre 2025 et janvier 2026.

En glissement annuel, les prix alimentaires augmentent de 5,9 %. Les hausses les plus marquées concernent les fruits frais avec 17,8 %, la viande d’agneau avec 16,1 %, le poisson frais avec 11,3 % et la viande bovine avec 10,4 %. Les huiles alimentaires constituent l’exception notable avec une baisse de 12 %.

Sur un mois, les prix alimentaires ont progressé de 0,4 %, tirés par la volaille qui a augmenté de 4 %, les fruits de 2,3 % et le poisson frais de 2,1 %. En revanche, les huiles alimentaires ont diminué de 1,6 % et les légumes de 1,8 %.

Produits manufacturés et services : pressions inflationnistes

Sur un an, les prix des produits manufacturés augmentent de 5 %, principalement en raison de la hausse des prix de l’habillement et chaussures de 10,1 % et des produits d’entretien du foyer de 4,9 %. Les services enregistrent une hausse de 3,7 % sur un an, portée notamment par les services d’hébergement qui ont progressé de 11,4 %.

Sur un mois, le groupe « Habillement et chaussures » a progressé de 0,4 % en raison de la hausse des articles d’habillement de 0,4 % et des chaussures de 0,3 %. Les services de loisirs et culture ont augmenté de 0,6 %, principalement dus à la hausse du matériel de traitement de l’information, audiovisuel et photographique de 0,7 %.

Inflation sous-jacente stable à 4,9%

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, se stabilise à 4,9 % en janvier 2026. L’écart entre produits libres et encadrés reste important, avec une hausse de 6 % sur un an pour les produits libres; contre seulement 0,6 % pour les produits encadrés. Pour l’alimentation spécifiquement, les produits alimentaires libres ont connu une hausse de 6,7 %; contre 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

Principales contributions sectorielles à l’inflation

Les produits manufacturés et les services sont les principaux contributeurs à l’inflation globale, apportant respectivement 2 points et 1,2 point. Par régime de prix, le non alimentaire libre et l’alimentaire libre sont les groupes ayant apporté la plus forte contribution à l’inflation, soit respectivement 3 points et 1,7 point.

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Testour mise sur la grenade pour dynamiser l’économie locale et le tourisme

Une journée promotionnelle dédiée au projet « Romena Tour à Testour », également connu sous le nom « La Route de la grenade », s’est tenue récemment à Testour, dans le gouvernorat de Béja. L’initiative a mis en lumière la grenade comme levier de développement économique, touristique et social dans une région reconnue comme premier bassin de production de ce fruit.

Le projet ambitionne de renforcer la dynamique économique et touristique de la délégation de Testour, tout en diversifiant les opportunités d’investissement et en ouvrant de nouvelles perspectives pour les jeunes. Il repose sur une approche intégrée combinant agriculture, industrie, artisanat et tourisme au sein d’un même circuit expérientiel.

Lancé en 2020 et actuellement dans sa phase finale, le projet s’inscrit dans le cadre du programme PAMPAT 2 – Accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir, mis en œuvre par l’ONUDI en partenariat avec les ministères de l’Agriculture, de l’Industrie et du Tourisme, ainsi qu’avec plusieurs organisations professionnelles tunisiennes. Son budget s’élève à 300 mille dinars, financés par le Secrétariat d’État à l’Économie de la Confédération suisse (SECO).

Selon Khemaies Nasfi, spécialiste en qualité et sécurité alimentaire du projet PAMPAT 2, « Romena Tour » a permis la création de huit points de regroupement associant vergers de grenadiers, artisans et restaurants. Le circuit offre aux visiteurs une expérience immersive mêlant gastronomie andalouse et découverte des paysages naturels de la région.

Les responsables du projet ont souligné que cette initiative a fédéré un large réseau d’acteurs, industriels et artisans, tout en renforçant leurs compétences en matière de labellisation, de sécurité alimentaire et de qualité. Elle a également abouti à la constitution d’un dossier de demande d’Indication Géographique Protégée (IGP) pour la grenade de Testour, déposé auprès du ministère de l’Agriculture en 2024.

Par ailleurs, la fondatrice de l’entreprise solidaire « Pluri’Elles » a indiqué qu’environ 50 artisanes de Testour valorisent aujourd’hui les produits dérivés de la grenade et ont remporté plusieurs distinctions, faisant de ce fruit un véritable moteur d’autonomisation économique.

En intégrant la grenade dans un itinéraire touristique innovant, potentiellement unique en Afrique, le projet associe production agricole, artisanat, hébergement, produits biologiques et gastronomie andalouse. Le promoteur des Tyroliennes de Testour, intégrées à ce parcours, a précisé que son projet écotouristique vise à développer les sports de montagne et les activités d’aventure. Et ce, tout en valorisant la cuisine locale à base de grenade. Il a également bénéficié d’équipements et de formations dans le cadre du programme afin d’assurer des services conformes aux standards de qualité.

La journée promotionnelle a rassemblé de nombreux acteurs du secteur et des représentants des médias. Elle a été marquée par des ateliers consacrés à la transformation et à la valorisation des produits dérivés de la grenade.

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Entrepreneuriat inclusif : MICROCRED et FACE Tunisie unissent leurs forces

« Quand l’accompagnement d’excellence rencontre le financement inclusif : un partenariat au service de l’entrepreneuriat social en Tunisie ».

La Société MICROCRED SA, institution de microfinance engagée en faveur de l’inclusion financière, et l’Association FACE TUNISIE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) annoncent la signature d’un partenariat stratégique visant à renforcer l’insertion économique des femmes et des jeunes artisans à travers l’entrepreneuriat social.

FACE TUNISIE œuvre activement contre toutes les formes d’exclusion, notamment économique et sociale. Dans cette dynamique, elle a créé un Centre d’Excellence en Entrepreneuriat Social, sis à Dar El Fecra, rue Guermed à la Médina de Tunis. Il est dédié à l’identification, à la formation intensive et à l’accompagnement personnalisé de femmes et de jeunes porteurs de projets innovants. Et ce, afin de transformer leurs compétences et savoir-faire en activités économiques durables et génératrices d’impact.

« À travers ce partenariat avec MICROCRED, nous franchissons une étape clé : celle qui relie l’excellence de l’accompagnement entrepreneurial à l’accès concret au financement. Notre ambition est claire : permettre aux femmes et aux jeunes artisans de transformer leurs compétences en activités économiques viables, inclusives et pérennes » (Zahra Ben Nasr, Présidente, FACE TUNISIE).

 

 

De son côté, MICROCRED SA partage cette ambition en facilitant l’accès à des services financiers responsables et adaptés aux personnes exclues ou insuffisamment servies par le système bancaire classique ainsi qu’à l’accompagnement des micro-entrepreneurs à travers son unité de services non financiers contribuant ainsi à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs tunisiens.

« Chez MICROCRED, nous croyons que le financement n’a de sens que s’il s’inscrit dans un parcours structuré et accompagné. Ce partenariat avec FACE TUNISIE nous permet de soutenir divers projets, porteurs de valeur économique et d’impact social, au service de l’autonomisation des femmes et des jeunes en Tunisie » (Awatef Achour Mechri, directrice générale, MICROCRED).

Conscientes que la phase de création d’entreprise nécessite un accès effectif au financement, les deux institutions ont décidé de s’associer afin de créer un pont solide entre l’excellence de l’accompagnement et la facilité d’accès au microcrédit. Ce partenariat vise ainsi à offrir une chaîne de valeur complète, allant de la formation à la concrétisation des projets entrepreneuriaux à fort impact social.

Dans le cadre de cette collaboration :

  • FACE TUNISIE assurera la formation, l’accompagnement et la présélection de projets portés par des femmes et des jeunes artisans, y compris l’accompagnement vers la formalisation des activités et la reconnaissance des acquis.
  • MICROCRED apportera des solutions de financement adaptées, un traitement prioritaire des dossiers issus du programme FACE, et contribuera également au financement de cycles de formation et d’événements favorisant la commercialisation et la visibilité des projets.

Ce partenariat s’inscrit dans une vision commune de développement économique inclusif, de promotion de l’artisanat et de renforcement de l’employabilité, au service d’une Tunisie plus solidaire et durable.

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Facturation électronique généralisée : l’UTICA prend les devants

Le Conseil des présidents des fédérations régionales de l’UTICA a décidé mercredi 4 février 2026 de promouvoir activement la généralisation de la facturation électronique pour toutes les transactions commerciales et de services, conformément au chapitre 53 de la loi n°17 de 2025 sur la loi de finances 2026.

Cette obligation, effective depuis le 1er janvier 2026, concerne désormais les prestations de services, les transactions avec l’État, les collectivités locales et les établissements publics, ainsi que les ventes de médicaments et de carburants entre professionnels, à l’exception des détaillants.

Lors de la réunion, présidée par M. Hussein Maâouia, les responsables régionaux ont souligné l’importance de sensibiliser les entreprises et ont proposé l’organisation de séminaires régionaux pour expliquer les dispositions du budget 2026 et présenter les méthodes pratiques pour se conformer à la facturation électronique.

Les participants ont également évoqué la situation économique et sociale du pays, insistant sur la nécessité d’accompagner cette réforme par des mesures de formation et d’information pour les acteurs économiques.

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BNA: Une année 2025 marquée par la croissance et la solidité financière

Sur la bourse, le titre BNA s’est illustré parmi les meilleures performances du secteur bancaire, enregistrant une hausse de 59,8 %. Cette évolution témoigne de la solidité financière de la banque. Le titre se négocie à des niveaux de valorisation particulièrement attractifs (PE de 3,2x et P/BV de 0,4x), offrant un rendement en dividende (Div Yield de 7,8%) particulièrement séduisant pour les investisseurs.

Cette performance boursière résulte de plusieurs éléments liés à l’évolution des principaux indicateurs financiers de la Banque en 2025.

En effet, en 2025, la BNA a poursuivi la consolidation de ses fondamentaux, notamment en matière de collecte de dépôts, de distribution de crédits et de maîtrise des charges. À l’issue de l’exercice, la banque a enregistré une nette accélération de son activité de crédit, avec une progression des engagements de 7,4%, portant leur encours à 14,4 milliards de dinars. Cette dynamique permet à la BNA de conforter sa position de premier acteur du marché du crédit, avec une part de marché de 16,3%.

Parallèlement, l’encours des dépôts a atteint 13 921 MD, en hausse de 9,8 % par rapport à 2024. Cette évolution a été principalement soutenue par la forte progression des dépôts à vue (+28,9 % à 4 289 MD) ainsi que par l’augmentation des dépôts d’épargne (+9% à 4 696 MD). La BNA maintient ainsi son rang de deuxième collecteur de dépôts sur la place bancaire. Afin de renforcer davantage sa structure de ressources, la banque a également procédé en 2025 à l’émission d’un emprunt obligataire de 100 MD, sans appel public à l’épargne.

Le Produit Net Bancaire a progressé de 11,2% pour atteindre 1 084,8 MD, dépassant pour la première fois le seuil du milliard de dinars, notamment grâce à la bonne performance de son portefeuille d’investissement. Cette croissance s’est accompagnée d’une amélioration notable de l’efficacité opérationnelle. La banque a réussi à mieux maîtriser ses charges, ce qui s’est traduit par une baisse du coefficient d’exploitation à 36,8 %, signe d’une productivité accrue.

Les efforts engagés ces dernières années ont permis à la BNA de renforcer durablement sa situation financière. La banque affiche des niveaux de solvabilité confortables, ce qui la positionne de manière distincte et solide sur le marché.

D’après communiqué

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Tunisie-BEI : coopération renforcée pour le développement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a rencontré dans la journée du mercredi 4 février 2026 Ulrich Brunnhuber, chef du département secteur public Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’Anna Barone, la nouvelle directrice du bureau BEI en Tunisie.

Cette rencontre a servi à présenter la nouvelle responsable, à évaluer la coopération financière et technique en cours, les progrès des projets phares, et les perspectives à venir.

Samir Abdelhafidh a insisté sur l’importance de ce partenariat, qu’il souhaite approfondir en alignement avec les priorités tunisiennes et le plan de développement 2026-2030. Il a salué les financements de la BEI dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, les transports, les infrastructures hydriques et le soutien au secteur privé.

Ulrich Brunnhuber a réitéré l’engagement de la BEI à intensifier cette collaboration pour soutenir les objectifs tunisiens. Ravis des avancées récentes dans l’exécution des projets et l’utilisation des lignes de crédit pour les PME, il a appelé à renforcer les consultations bilatérales pour accélérer les programmes et financements futurs.

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Achat d’avions de combat russes : Alger sous la menace de sanctions américaines

Washington pourrait imposer des sanctions à l’Algérie en raison de l’acquisition par le pays de plusieurs avions de combat de fabrication russe; notamment des chasseurs de 5ᵉ génération Su-57 E et d’autres appareils avancés. Explications.

Dans les couloirs feutrés du Sénat américain, l’avertissement est clair et sans détour : l’achat d’armement russe par l’Algérie pourrait déclencher des représailles américaines; et ce, en vertu des dispositions de la loi CAATSA.

Ainsi, lors d’une audition consacrée à la lutte anti-terroriste en Afrique du Nord et les efforts « visant à préserver les intérêts américains dans la région »- laquelle s’est tenue mardi 3 février 2026 devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain- Robert Palladino, chef du Bureau des Affaires du Proche-Orient au Département d’État, a indiqué que les informations faisant état de l’acquisition par Alger de chasseurs russes « étaient bien connues des autorités américaines »,  qu’elles « suscitaient des préoccupations » et que ce type d’acquisition « pourrait déclencher une procédure de sanctions ». Lesquelles ?

« C’est un exemple de situation où les États-Unis auraient un problème », a-t-il ajouté. Tout en précisant que Washington usera de son influence, « souvent en privé », pour tenter de stopper ces acquisitions jugées « inacceptables ». De quoi s’agit-il ?

Une loi scélérate

En effet, le responsable américain a brandi l’arme fatale de la loi Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA).A savoir : un cadre juridique ad hoc qui permet « de sanctionner des transactions militaires jugées significatives avec la Russie ».

A noter que cette loi fédérale- dont la cible principale est l’Iran, la Russie et la Corée du Nord- fut adoptée par le Congrès des Etats-Unis le 2 août 2017. Elle permet à l’administration américaine d’imposer des sanctions économiques et financières contre des pays qui réalisent des transactions considérées comme « sensibles », notamment dans les secteurs de la défense ou du renseignement. Pis : cette loi prévoit également des mesures telles que le gel d’avoirs, les interdictions de transactions ainsi que et les restrictions financières, afin de limiter le soutien matériel à ces secteurs stratégiques.

Soulignons que cette stratégie n’est pas une première : Washington l’a déjà utilisée contre Ankara pour l’achat de systèmes russes S-400; ainsi que contre d’autres pays pour leurs liens militaires ou énergétiques avec Moscou.

Toutefois, cette loi est considérée par plusieurs pays et acteurs internationaux comme une loi scélérate. Car elle abuse de l’extraterritorialité, impacte la souveraineté économique de pays tiers et contrevient au droit international.

Guerre de furtivité

Mais rappelons l’origine des tensions entre Washington et Alger. En février 2025, l’Algérie- qui dépend de l’industrie russe pour l’essentiel de ses équipements militaires, tels que les Su-30, MiG-29 ou systèmes de défense antiaérienne S-300/400- avait confirmé l’acquisition de chasseurs russes Su-57E. Il s’agit d’un avion de combat polyvalent furtif de cinquième génération qui se distingue notamment par son important camouflage face aux radars et aux systèmes optiques et infrarouges. Tout en laissant le pilote se concentrer sur l’accomplissement de missions tactiques.

Or, pour les États-Unis, il ne s’agit pas seulement d’un contrat entre deux armées; mais plutôt un signal politique et stratégique dans un contexte de rivalité globale avec la Russie. L’Algérie devenant ainsi le premier pays à se doter de ce modèle d’avion de chasse, le seul concurrent sérieux du mythique F 35 américain.

Enjeux géostratégiques

Notons qu’à Alger, les pressions américaines sont perçues comme une ingérence dans les affaires internes. Surtout dans un contexte où le pays cherche à équilibrer les influences extérieures entre grandes puissances. En mettant l’accent sur la souveraineté nationale en matière de défense, les autorités algériennes défendent leurs choix d’achat comme étant dictés par leurs besoins sécuritaires propres. Avec notamment la modernisation des forces armées et la capacité de dissuasion régionale; plutôt que par des alliances politiques.

Au final, ce choix reflète la volonté d’Alger de préserver sa souveraineté stratégique, tout en naviguant entre les grandes puissances, dans un environnement géopolitique de plus en plus complexe. Selon les experts militaires, l’achat d’avions de combat furtifs russes par l’Algérie constitue une décision stratégique lourde de conséquences : modernisation des capacités militaires; tensions potentielles avec les États-Unis sous la loi CAATSA; et contributions à un rééquilibrage des forces dans la région maghrébine.

Le tout dans un contexte d’escalade aérienne en Afrique du Nord, où le voisin marocain s’est engagé à son tour dans un plan d’acquisition de F-16 américains. Il s’en suit  une confrontation technologique qui positionne les deux armées de l’air rivales dans une logique de surenchère permanente pour la suprématie aérienne au Maghreb. Une course aux armements qui prend ses racines dans le conflit autour du Sahara occidental avec comme toile de fonds l’axe Alger-Moscou vs l’alliance contre nature entre Rabat, Washington et Tel-Aviv.

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Intempéries à Nabeul : SOTIPAPIER reprend progressivement sa production

SOTIPAPIER a annoncé la reprise progressive des activités de production sur son site industriel de Nabeul. Et ce, après les intempéries exceptionnelles qui ont touché la région entre le 19 et le 21 janvier 2026.

Le communiqué de SOTIPAPIER précise que des opérations de vérification, de remise en état et de sécurisation des installations sont en cours.

Ces interventions sont menées en coordination avec les équipes internes et les partenaires techniques. Et ce, afin d’assurer des conditions d’exploitation conformes aux exigences de sécurité et de fiabilité. La montée en charge de la production s’effectue de manière graduelle, en fonction de l’avancement de ces opérations techniques.

Par ailleurs, SOTIPAPIER indique que les démarches engagées auprès de la compagnie d’assurance se poursuivent, conformément aux procédures en vigueur.

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Moltbook : quand des agents IA fabriquent des nations et des religions !

Article de Mehdi Ghazzai

Sur Moltbook, un réseau social expérimental discuté surtout dans les cercles IA, l’humain n’est plus le centre de gravité. Le flux est largement alimenté par des agents qui publient, se répondent, s’imitent et, parfois, se structurent en camps. Moltbook agit comme un révélateur : il montre, en accéléré, comment des systèmes automatisés peuvent occuper l’espace informationnel.

Le malentendu classique consiste à y projeter une “conscience” naissante. Ce n’est pas ce que montre ce type d’environnement. Un agent IA, ici, ne se résume pas à un chatbot. C’est une combinaison : un modèle de langage, une mémoire, une boucle d’actions répétées et, parfois, des outils : recherche, génération d’images, publication automatisée. L’agent produit, observe des signaux comme les réponses, les mentions et les réactions, puis ajuste et recommence.

Dans un contexte compétitif, ce qui persiste n’est pas le vrai, mais le plus reproductible. C’est dans ce cadre qu’apparaissent des “nations”, des “religions”, des identités collectives, avec leurs symboles, leurs slogans, leurs ennemis. L’explication est moins mystique qu’elle n’en a l’air. L’identité est un raccourci : elle transforme un flux confus en récit lisible : “nous” contre “eux”. Pour un agent, l’avantage est mécanique : un style, un lexique, des positions stables. Elle rend un compte reconnaissable, favorise l’adhésion et attire des interactions. Moltbook devient alors une école de propagandistes automatiques. Les agents testent des formes de messages : une formule, un ton, une provocation, une promesse. Ce qui déclenche des réactions est copié, modifié, amplifié. Par itérations, le système converge vers des schémas robustes : slogans courts, rivalités, alliances opportunistes, humour interne, attaques en boucle. En pratique, c’est une optimisation guidée par la viralité : chaque réponse sert de signal et la dynamique collective fait office de sélection. Le fait marquant n’est pas la qualité du contenu, mais la vitesse de sélection : une culture de surface se stabilise dès qu’elle capte l’attention.

L’intérêt de Moltbook dépasse l’anecdote. Il préfigure l’entrée d’acteurs non humains dans l’espace public, capables de produire à cadence industrielle et, surtout, de se coordonner. À grande échelle, ce ne sont pas des agents isolés qui comptent, mais des essaims : plusieurs comptes spécialisés, orchestrés pour relayer, contredire, polariser, faire monter un récit.

Première conséquence : l’abondance devient structurelle. Pas “plus de posts”, mais un changement d’échelle où des volumes quasi infinis saturent le signal et fatiguent les publics. Deuxième conséquence : la manipulation devient moins coûteuse. Simuler une tendance, amplifier une indignation, donner l’illusion d’un consensus : autant d’effets qui peuvent être fabriqués par des agents persistants, difficiles à épuiser.
Troisième conséquence, plus discrète mais décisive : la question devient celle de la gouvernance. Dès qu’un contenu s’insère dans une chaîne automatisée, le sujet n’est plus l’outil, mais les règles : qui a le droit d’agir, qui valide et quelles traces on conserve. Sans journaux d’activité et sans garde-fous, l’automatisation transforme vite un incident en série.

Que retenir, concrètement, de ce laboratoire ? Moltbook n’est pas important parce que des agents s’y parlent. Il l’est parce qu’il donne un avant-goût d’un espace informationnel où des systèmes fabriquent des récits, les segmentent, les propagent et les défendent à grande échelle. Pour les médias, les marques et les institutions, le risque n’est pas science-fictionnel. Il est opérationnel. Un récit hostile peut être entretenu sans relâche, une controverse prolongée artificiellement, une rumeur recyclée sous dix variantes. Répondre une fois ne suffit plus lorsque la production adverse reformule et réattaque. L’enjeu se déplace : moins l’intelligence des contenus que la traçabilité de leur origine et la responsabilité de leur diffusion.

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