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Les lignes de fracture d’un monde sous tension : stagflation globale et vulnérabilités maghrébines

Il y a des moments dans l’histoire économique où les chiffres cessent d’être de simples indicateurs pour devenir des signaux d’alerte. Nous sommes précisément à l’un de ces points de bascule. La guerre au Moyen-Orient ne constitue pas seulement un épisode géopolitique de plus dans une région coutumière des tensions ; elle agit comme un révélateur brutal des déséquilibres accumulés au cœur de l’économie mondiale. L’avertissement formulé par Joseph Stiglitz (**) prend, dans ce contexte, une résonance particulière : la stagflation n’est plus un risque théorique, elle redevient une possibilité tangible. Et dans cette recomposition accélérée, le Maghreb se retrouve à la croisée des vulnérabilités et des recompositions stratégiques.

 

La notion de stagflation, longtemps reléguée aux crises pétrolières du XXe siècle, réapparaît aujourd’hui dans un contexte profondément transformé. Elle n’est plus seulement le produit d’un choc énergétique, mais le résultat d’une combinaison complexe de facteurs : déséquilibres monétaires, fragmentation commerciale, tensions géopolitiques et mutation technologique.

Aux États-Unis, cette dynamique prend une forme particulièrement préoccupante. La croissance, bien que positive en apparence, repose sur des bases étroites et déséquilibrées. L’essor de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques masque une réalité plus contrastée : celle d’une économie dont les moteurs traditionnels – industrie, consommation de masse, investissement productif – montrent des signes d’essoufflement.

Dans ce contexte, le choc géopolitique agit comme un amplificateur. Il ne crée pas la crise, il en accélère la manifestation. L’augmentation brutale des prix de l’énergie, combinée à une incertitude généralisée, perturbe les mécanismes d’ajustement traditionnels et enferme l’économie dans une dynamique contradictoire : inflation persistante et croissance atone.

Le détroit d’Ormuz : épicentre d’un choc systémique

Au cœur de cette séquence se trouve un point géographique dont l’importance dépasse largement sa taille : le détroit d’Ormuz. En temps normal, il constitue une artère fluide du commerce mondial. En période de crise, il devient un verrou stratégique capable de désorganiser l’ensemble du système énergétique global.

La flambée des prix du pétrole qui a suivi son blocage n’est pas un simple épisode spéculatif. Elle traduit une réalité structurelle : la dépendance persistante de l’économie mondiale aux hydrocarbures. Malgré les discours sur la transition énergétique, le pétrole demeure le socle invisible de la production, du transport et des échanges.

Cette dépendance confère au choc actuel une dimension systémique. Il ne s’agit pas seulement d’une hausse des coûts énergétiques, mais d’un renchérissement généralisé de l’ensemble des chaînes de valeur. Chaque secteur, de l’agriculture à l’industrie, en passant par les services, se trouve affecté, directement ou indirectement.

L’incertitude comme nouvelle variable économique dominante

L’un des aspects les plus marquants de la crise actuelle réside dans l’ampleur de l’incertitude qu’elle génère. Cette incertitude n’est pas seulement liée à la durée du conflit ou à l’évolution des prix de l’énergie ; elle concerne l’ensemble des règles du jeu économique.

Les entreprises, confrontées à des politiques commerciales imprévisibles et à des coûts de production volatils, hésitent à investir. Les ménages, de leur côté, adoptent des comportements de précaution, réduisant leur consommation et augmentant leur épargne. Ce double mouvement contribue à freiner la croissance, renforçant ainsi les risques de stagnation.

Dans ce contexte, les outils traditionnels de politique économique montrent leurs limites. Les banques centrales, en particulier, se trouvent dans une situation délicate. Relever les taux pour contenir l’inflation risque d’aggraver le ralentissement économique ; les maintenir à un niveau bas pourrait alimenter davantage les tensions inflationnistes. Ce dilemme illustre parfaitement la nature stagflationniste de la crise.

Le paradoxe du dollar et la crise de confiance

Un autre élément clé de cette séquence réside dans l’évolution inattendue du dollar. Contrairement aux schémas classiques, la montée du protectionnisme ne s’accompagne pas d’une appréciation de la monnaie américaine. Au contraire, celle-ci tend à s’affaiblir.

Ce phénomène traduit une transformation plus profonde : l’érosion de la confiance dans le système économique américain. Les politiques commerciales erratiques, combinées à une polarisation politique accrue, contribuent à fragiliser la crédibilité des États-Unis en tant que pilier du système monétaire international.

La faiblesse du dollar agit alors comme un multiplicateur d’inflation. En renchérissant le coût des importations, elle alimente la hausse des prix, neutralisant les effets attendus des mesures protectionnistes. Cette dynamique renforce le caractère auto-entretenu de la stagflation.

Le Maghreb face à une triple contrainte : énergie, finances et stabilité sociale

Dans ce paysage global sous tension, les économies du Maghreb apparaissent particulièrement exposées. Leur vulnérabilité repose sur une triple contrainte qui se renforce mutuellement : dépendance énergétique, fragilité budgétaire et sensibilité sociale à l’inflation.

Pour la Tunisie, le choc pétrolier se traduit immédiatement par une dégradation des équilibres externes. L’augmentation de la facture énergétique alourdit le déficit commercial, exerce une pression sur les réserves en devises et limite la capacité d’intervention de l’État.

Sur le plan budgétaire, la situation est tout aussi préoccupante. Le maintien des mécanismes de subvention devient de plus en plus coûteux, tandis que les marges de financement se réduisent. Cette contrainte budgétaire limite la capacité de l’État à amortir le choc pour les ménages et les entreprises.

Mais c’est peut-être sur le plan social que les implications sont les plus sensibles. L’inflation, en particulier celle liée à l’énergie et aux produits de base, affecte directement le pouvoir d’achat. Dans des économies où la consommation constitue un moteur essentiel de l’activité, cette érosion peut rapidement se traduire par un ralentissement généralisé.

L’Algérie et la Libye : des amortisseurs relatifs mais fragiles

Dans cet environnement, les pays exportateurs d’hydrocarbures du Maghreb, comme l’Algérie et la Libye, bénéficient d’un effet d’aubaine à court terme. La hausse des prix du pétrole améliore leurs recettes d’exportation et renforce leurs positions budgétaires.

Cependant, cet avantage reste fragile. Il dépend étroitement de l’évolution des prix internationaux et ne résout pas les défis structurels liés à la diversification économique. Par ailleurs, une dépendance excessive aux hydrocarbures expose ces économies à une volatilité accrue, limitant leur capacité à planifier sur le long terme.

Vers une reconfiguration stratégique du Maghreb

Au-delà des risques immédiats, la crise actuelle ouvre également un espace de réflexion stratégique pour le Maghreb. Elle met en lumière la nécessité d’une transformation profonde des modèles économiques.

La question énergétique apparaît comme centrale. La transition vers les énergies renouvelables n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais une impératif de souveraineté économique. Le potentiel solaire et éolien de la région constitue un atout majeur, encore largement sous-exploité.

Par ailleurs, la recomposition des chaînes de valeur mondiales offre une opportunité de repositionnement. La proximité géographique avec l’Europe pourrait permettre au Maghreb de s’imposer comme une plateforme industrielle et logistique alternative, dans un contexte de relocalisation partielle des activités.

Enfin, la coopération régionale, longtemps entravée par des considérations politiques, apparaît plus que jamais nécessaire. Une intégration économique renforcée permettrait de mutualiser les ressources, d’élargir les marchés et d’accroître la résilience face aux chocs externes.

In fine : entre vulnérabilité et nécessité de transformation

La crise actuelle agit comme un révélateur impitoyable des fragilités du système économique mondial. Elle rappelle que la stabilité apparente des dernières décennies reposait sur des équilibres précaires, aujourd’hui remis en cause.

Pour le Maghreb, l’enjeu dépasse la gestion conjoncturelle du choc. Il s’agit d’engager une transformation structurelle capable de réduire les vulnérabilités et de saisir les opportunités offertes par la recomposition en cours.

Car dans un monde marqué par l’incertitude et la fragmentation, la capacité d’adaptation ne suffit plus. Seule une stratégie proactive, fondée sur la diversification, l’innovation et la coopération, permettra de transformer les crises en leviers de développement.

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(**) Joseph Stiglitz est un économiste américain de renom, né le 9 février 1943. Il est principalement connu pour ses travaux sur l’asymétrie d’information et sa critique virulente du néolibéralisme et de la gestion de la mondialisation. 

Points clés de sa carrière

  • Prix Nobel : il a reçu le prix Nobel d’économie en 2001 (partagé avec George Akerlof et Michael Spence) pour ses analyses des marchés où les participants ne disposent pas des mêmes informations.
  • Fonctions officielles : il a été président du Conseil des conseillers économiques du président Bill Clinton (1995-1997) et économiste en chef de la Banque mondiale (1997-2000).
  • Enseignement : il est actuellement « University Professor » à l’Université de Columbia. 

 

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Tunisie 2025 : l’année du décollage économique

La Tunisie a enregistré en 2025 une performance remarquable en attirant 3 572 MDT d’investissements internationaux, un niveau inédit qui consacre un véritable changement d’échelle. Cette progression s’inscrit dans une dynamique solide, avec une hausse de +30 % en un an, confirmant l’attractivité retrouvée du pays auprès des investisseurs étrangers. Ces données ont été fournies par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA – Tunisia).

Longtemps stabilisés à des niveaux plus modestes, les flux franchissent désormais un cap stratégique, positionnant la Tunisie comme une destination compétitive sur la scène internationale, notamment en termes d’industrie, d’emplois et de capitaux.

Industrie, emplois et capitaux : les piliers du renouveau

Derrière cette performance, les investissements directs internationaux dominent largement et s’orientent principalement vers l’industrie, qui capte à elle seule 62,6 % des flux. Ce choix reflète une stratégie claire : faire de la Tunisie un hub industriel, notamment dans les filières mécaniques et électriques, devenues les locomotives du développement.

Cette dynamique ne se limite pas aux chiffres d’investissement. Elle se traduit aussi par un impact concret sur l’emploi, avec plus de 14 000 postes créés, majoritairement grâce à l’extension d’entreprises déjà implantées. Ce phénomène illustre la confiance des investisseurs étrangers dans le tissu économique local et dans le potentiel de croissance à long terme.

Les régions intérieures ne sont pas en reste

Si le littoral concentre encore une large part des projets, attirant près de 64 % des investissements, les régions intérieures commencent progressivement à bénéficier de cette dynamique, amorçant un rééquilibrage territorial prometteur.

Enfin, la confiance internationale reste fortement marquée par la présence européenne, avec la France en tête des investisseurs.

En somme, 2025 marque un tournant important : la Tunisie ne se contente plus d’attirer des capitaux, elle s’impose comme une plateforme industrielle stratégique, créatrice d’emplois et tournée vers l’avenir.

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Guerre au Moyen-Orient : l’IACE sonne l’alarme sur un choc économique pour la Tunisie

La guerre au Moyen-Orient fait peser des risques significatifs sur l’économie tunisienne, déjà fragilisée par sa dépendance énergétique et ses équilibres macroéconomiques précaires. Dans un rapport publié le 19 mars, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle à des mesures immédiates et structurelles pour limiter l’impact de cette crise et renforcer la résilience du pays.

Selon l’IACE, les répercussions pourraient être multiples et profondes, touchant les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance. La Tunisie, qui importe une large part de ses besoins énergétiques – sa production nationale ne couvrant qu’environ 35 % – apparaît particulièrement vulnérable à toute hausse durable des prix du pétrole ou perturbation des approvisionnements.

Le premier canal de transmission concerne les finances publiques. Le budget de l’État, fortement exposé aux fluctuations énergétiques, pourrait rapidement se dégrader. Chaque augmentation d’un dollar du baril entraînerait un surcoût estimé à 164 millions de dinars, alors que la loi de finances 2026 repose sur un prix de référence de 63 dollars. Une hausse prolongée des cours accentuerait donc la pression sur un budget déjà contraint, d’autant plus que les subventions énergétiques représentent près de 3,3 % du PIB.

À cela s’ajoutent des facteurs aggravants : hausse des coûts du transport maritime, renchérissement des assurances et durcissement des conditions de financement à l’international. Ces évolutions pourraient réduire davantage les marges de manœuvre de l’État, confronté à des besoins de financement élevés.

Les entreprises publiques, notamment dans l’énergie et le transport, figurent également parmi les plus exposées. L’augmentation des coûts d’exploitation risque d’accentuer leurs déséquilibres financiers, avec des effets indirects sur les finances publiques.

La balance des paiements…

Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point de fragilité. Près de 98 % du commerce tunisien transitant par voie maritime, toute perturbation logistique ou hausse du fret se traduit par un renchérissement des importations. Combinée à l’augmentation des prix de l’énergie, cette situation pourrait creuser davantage le déficit commercial et exercer une pression accrue sur les réserves en devises.

L’IACE relève toutefois certains facteurs d’atténuation à court terme, notamment la relative stabilité des transferts des Tunisiens à l’étranger et le maintien des réservations touristiques.

Risque d’inflation

Le risque inflationniste est également jugé élevé. La hausse des prix des produits importés et des intrants industriels pourrait se répercuter sur les prix à la consommation, d’autant plus en cas de recours accru au financement monétaire.

La croissance pourrait, elle aussi, être affectée. Un ralentissement de la demande européenne – principal débouché de la Tunisie – exposerait particulièrement les secteurs exportateurs comme le textile et les industries mécaniques. Le tourisme et le transport aérien pourraient également subir les effets de l’instabilité géopolitique.

Les recommandations de l’IACE

Face à ces risques, l’IACE recommande des mesures immédiates : constitution de stocks stratégiques, soutien ciblé à l’agriculture, programme d’économie d’énergie dans le secteur public et suivi renforcé des indicateurs internationaux.

À moyen terme, l’Institut plaide pour une accélération de la transition énergétique, le renforcement de la sécurité alimentaire et la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment du code des changes et de la loi sur l’investissement.

Pour l’IACE, seule une action coordonnée et rapide permettra de limiter l’impact de ce choc externe et de préserver la stabilité économique du pays.

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Ormuz sous verrou : l’Afrique au bord d’un choc alimentaire majeur

La guerre en Iran fait vaciller bien plus que les équilibres géopolitiques. Elle menace désormais directement l’assiette de millions d’Africains. Comme le souligne Afrique Emergent, la fermeture du détroit d’Ormuz – passage stratégique de seulement 34 kilomètres – a brutalement interrompu un tiers du commerce mondial d’engrais. En pleine saison des semis en Afrique de l’Est, ce blocage agit comme une bombe à retardement.

Au Kenya, en Tanzanie ou en Somalie, les agriculteurs attendent des cargaisons qui n’arriveront pas. Derrière l’effondrement du trafic maritime – passé de 129 à seulement 4 navires par jour début mars – se dessine une rupture critique des chaînes d’approvisionnement, alerte Afrique Emergent. Plus d’un million de tonnes d’engrais sont immobilisées dans le Golfe, tandis que les prix s’envolent déjà, aggravant la pression sur des économies déjà très fragiles.

Les conséquences pourraient être dévastatrices. Sans engrais azotés, les rendements du maïs pourraient par exemple chuter de plus de 40 %, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire dès 2026-2027. Contrairement aux crises précédentes, aucune alternative logistique viable n’existe : Ormuz est un verrou total.

Même l’Afrique du Nord vacille. Dépendante d’intrants venus du Golfe, sa production est fragilisée. Seule l’Algérie, grâce à sa production locale, dispose d’une marge de manœuvre — insuffisante toutefois pour compenser à l’échelle du continent.

Le calendrier agricole, lui, n’attend pas. Chaque semaine perdue aujourd’hui se traduira demain par des champs moins productifs, des marchés sous tension et des populations plus vulnérables. Une crise silencieuse, mais imminente.

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Eau, énergie, climat : la Méditerranée face à un risque systémique majeur

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont la Tunisie, ont adopté trois stratégies régionales majeures pour encadrer, d’ici 2030, la gestion durable de l’eau dans la région. Ces cadres portent sur l’interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, le financement du secteur et sa transformation numérique.

Présentée comme « la progression la plus significative » en matière de gouvernance euro-méditerranéenne de l’eau depuis la première réunion ministérielle dédiée, cette initiative vise à répondre à des pressions croissantes liées au changement climatique, à la rareté des ressources et aux besoins concurrents des différents usages.

La première stratégie propose une approche intégrée « de la source à la mer », conciliant les exigences agricoles, énergétiques, urbaines et environnementales, tout en protégeant les ressources naturelles. Elle s’appuie sur un partenariat élargi incluant notamment des agences onusiennes et européennes.

Le deuxième cadre établit une feuille de route pour mobiliser des financements durables, garantir la viabilité économique des services d’eau et améliorer l’accès pour les populations vulnérables. Le troisième axe mise sur la numérisation des systèmes, à travers l’usage de capteurs, de compteurs intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, afin de réduire les pertes et moderniser les infrastructures.

L’UpM souligne qu’aucun pays ne peut relever seul ces défis, plaidant pour une coopération régionale renforcée. Dans une région où l’agriculture consomme jusqu’à 70 % de l’eau disponible et où le réchauffement s’accélère, ces stratégies se veulent une réponse coordonnée aux risques croissants qui menacent plus de 500 millions d’habitants.

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Tunisie : championne mondiale de l’olive bio, mais encore en quête de valeur ajoutée

La Tunisie s’impose comme le premier producteur mondial d’olives biologiques, avec environ 144 000 hectares consacrés à cette culture, selon les données du ministère de l’Agriculture. Cette position de leader illustre la montée en puissance de l’agriculture biologique dans le pays et son intégration réussie dans les chaînes de valeur internationales des produits agricoles de qualité.

Plus largement, le secteur biologique tunisien couvre près de 235 000 hectares et connaît une croissance soutenue. Cette dynamique repose sur des conditions climatiques favorables, un savoir-faire reconnu et des systèmes de certification alignés sur les normes internationales. Elle s’appuie également sur un réseau structuré de 6 270 acteurs, incluant producteurs, transformateurs et exportateurs, contribuant à améliorer la qualité et la compétitivité des produits.

Sur le plan économique, les exportations de produits biologiques ont atteint environ 750 millions de dinars en 2025, tirées notamment par la forte demande en huile d’olive sur les marchés européens et américains. La reconnaissance de la Tunisie par l’Union européenne, la Suisse et le Royaume-Uni comme pays exportateur de produits biologiques facilite davantage l’accès à ces marchés et renforce l’apport du secteur à la balance commerciale.

Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment une productivité encore limitée et une valorisation insuffisante via la transformation industrielle. L’enjeu majeur reste de passer à des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette perspective, la stratégie nationale à l’horizon 2030 vise à améliorer la gouvernance, développer les filières et renforcer la compétitivité, notamment à travers des zones pilotes intégrant agriculture, écotourisme et artisanat.

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Patron généreux, employés heureux !

376 000 euros. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le montant d’une prime exceptionnelle qu’un patron a décidée d’offrir à chacun des salariés de son entreprise.

Cela s’est passé aux Etats-Unis à la fin de l’année 2025. Donc, ce n’est ni un “poisson d’avril“, encore moins d’une information Facebook. C’est un fait réel, et qui plus est a été rapporté par le ou l’un des médias le plus respecté et crédible au monde.

En effet, l’entreprise en question est Firebond – spécialisée dans les équipements électriques – et créée par Graham Walker. Comme le rapporte donc le Wall Street Journal, « ce dernier a récemment décidé de se séparer de son entreprise pour 1,7 milliard de dollars. L’homme d’affaires de 46 ans a cependant souhaité reverser une partie du produit de la vente de l’entreprise avec ses anciens collaborateurs », relaient nos confrères de ladepeche.fr.

Les 15 % de cette somme (1,7 milliard de dollars), correspondant à 250 millions d dollars, ont donc été répartie entre les 539 salariés de Firebond, soit l’équivalent de 443 000 dollars de prime (ou un peu plus de 376 000 euros) par personne. Il explique vouloir agir ainsi «… pour récompenser la fidélité de ses employés ».

Tiens donc, il existe encore de nos jours de patrons qui récompensent la “fidélité à l’entreprise“ ! C’est bien à savoir, car la plupart des chefs d’entreprise, notamment les jeunes entrepreneurs, la notion de fidélité ne figure pas dans leur vocabulaire, ce qui compte pour eux, c’est la « valeur travail » de l’employé, c’est-à-dire ce qu’il donne par rapport à ce qu’il perçoit!

A préciser toutefois que les salariés ne vont pas toucher la totalité de cette prime en une seule fois, le versement sera étalé sur 5 ans avec une condition : que « les bénéficiaires restent sous contrat au sein de l’entreprise ».

De tout compte fait, pour les bénéficiaires dont certains vivaient au jour le jour, c’est un véritable soulagement.

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Golfe : les hydrocarbures sources d’insécurité

L’escalade dans la guerre au Moyen-Orient est symbolisée par le ciblage des installations pétrolières et gazières. L’Iran, d’un côté, les monarchies du Golfe, de l’autre, en sont victimes. Une « guerre des hydrocarbures » qui se traduit par la destruction d’infrastructures énergétiques, mais aussi la fermeture du détroit d’Ormuz. Une situation synonyme de perturbation de l’offre mondiale et donc de flambée des prix. La séquence rappelle combien la région demeure un pôle de la production mondiale d’hydrocarbures, qui nourrit à la fois la puissance et la vulnérabilité de ses entités étatiques.

 

Une région façonnée par les hydrocarbures

C’est dans le courant des années 1930 que la péninsule arabique s’avère riche d’importantes ressources pétrolières. Des découvertes qui s’accompagnent rapidement de l’installation de compagnies étrangères, essentiellement américaines et anglaises.

 

Le « Pacte du Quincy » (accord historique qui tire son nom du navire de guerre américain sur lequel il a été conclu), prévoyait la garantie de l’approvisionnement des États-Unis en pétrole saoudien à des prix préférentiels en échange de la protection du royaume saoudien contre une éventuelle agression (notamment de la part de l’Irak, de l’Iran et de l’Égypte).

 

Le Golfe est « une zone d’intérêt vital » pour les États-Unis, le premier consommateur d’hydrocarbures au monde. L’emprise américaine ne remonte pas à la chute du Mur de Berlin, ni même à la fin de la Guerre froide. Dès les années 1930, les États-Unis s’emploient à contrôler l’extraction, mais également l’acheminement des ressources pétrolières. En février 1945, le président Franklin Roosevelt conclut avec le roi d’Arabie Saoudite, Ibn Saoud, le « Pacte du Quincy » (accord historique qui tire son nom du navire de guerre américain sur lequel il a été conclu), prévoyant la garantie de l’approvisionnement des États-Unis en pétrole saoudien à des prix préférentiels en échange de la protection du royaume saoudien contre une éventuelle agression (notamment de la part de l’Irak, de l’Iran et de l’Égypte). Les ressources de ce territoire énergétique ont transformé la péninsule arabique en pôle géostratégique (dont dépend largement l’économie des pays industrialisés occidentaux et asiatiques).

 

Les hydrocarbures : ressources paradoxales

Les hydrocarbures (pétrole et gaz) sont des vecteurs de puissance et de dépendance, de développement et de sous-développement, d’indépendance et d’ingérence.

Abritant parmi les plus importantes réserves pétrolières et gazières mondiales, les monarchies du Golfe sont une région vitale pour l’économie des pays industrialisés et des puissances émergentes. La plupart des États membres de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), créée en 1968, en sont issus. L’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis figurent parmi les principaux producteurs mondiaux de pétrole et de gaz. En outre, il convient de souligner que les gouvernements de Jordanie, de Syrie et d’Égypte touchent de substantielles rentes pour le passage de pipelines et des frais de transit pour le passage du Canal de Suez.

 

L’augmentation brutale du prix du baril (et son instrumentalisation) dans le contexte de la guerre israélo-arabe de 1973 a causé le premier « choc pétrolier » pour les économies occidentales. La puissance énergétique a offert un levier pour financer la militarisation des régimes afin d’assurer leur sécurisation face à une puissance iranienne perçue comme menaçante.

 

L’exportation des hydrocarbures est une source de revenus considérables. La puissance énergétique et financière offre un moyen d’influence internationale, dont les pays arabes ont pris peu à peu conscience. L’augmentation brutale du prix du baril (et son instrumentalisation) dans le contexte de la guerre israélo-arabe de 1973 a causé le premier « choc pétrolier » pour les économies occidentales. La puissance énergétique a offert un levier pour financer la militarisation des régimes afin d’assurer leur sécurisation face à une puissance iranienne perçue comme menaçante.

C’est ainsi que le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a été créé par la Charte d’Abou Dhabi du 25 mai 1981. Il réunit l’Arabie saoudite, le Koweït, Oman, le Qatar, le Bahreïn et les Émirats arabes unis, rejoints ensuite par le Yémen réunifié. Il s’agit d’une organisation régionale de coopération interétatique, et non d’un projet d’intégration ou de fédéralisation de cet ensemble. La raison d’être du CCG réside dans l’obsession sécuritaire qui réunit des monarchies riches, mais vulnérables.

 

Un pacte de défense commune fut scellé et une force de déploiement rapide du Golfe créée. Alors que son quartier général à Hafr-el-Batin, en Arabie saoudite, se situe à une centaine de kilomètres de la frontière koweïtienne, cette force n’a pas empêché l’invasion du Koweït par l’armée irakien, le 2 août 1990.

 

Créé en réaction à la Révolution chiite iranienne et forte de la proximité géographique, socioculturelle et politique de ces États, le CCG entend garantir la sécurité commune et la stabilité politique de ces pays par la coordination des moyens militaires et des politiques pétrolières. Un pacte de défense commune fut scellé et une force de déploiement rapide du Golfe créée. Alors que son quartier général à Hafr-el-Batin, en Arabie saoudite, se situe à une centaine de kilomètres de la frontière koweïtienne, cette force n’a pas empêché l’invasion du Koweït par l’armée irakien, le 2 août 1990. Preuve que la sécurité (des Etats) de la région demeurait dépendante de son gendarme attitré : les Etats-Unis.

Les monarchies du Golfe préfèrent une politique d’alliance-dépendance vis-à-vis des États-Unis (auxquels elles délèguent leur sécurité extérieure) à une coopération avec l’ensemble de leurs partenaires régionaux.

Or l’une des conclusions de l’actuelle guerre qui frappe la région, c’est que ni le CCG ni l’allié américain n’ont réussi à garantir la sécurité des monarchies du Golfe…

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Banques et IA en Tunisie : prudence ou frein à l’innovation ?

« L’intelligence artificielle transforme le secteur bancaire… mais à quel prix ? Entre sécurité des données et compétitivité, les banques tunisiennes marchent sur un fil. »

 

Une transformation numérique sous tension

L’IA s’invite dans tous les processus bancaires : analyse des risques, automatisation des opérations, relation client.

En Tunisie, cette révolution soulève un dilemme : comment innover tout en protégeant les données sensibles et respectant la réglementation ?

Les banques ont limité l’accès aux plateformes d’IA publiques depuis leurs réseaux internes pour :

  • prévenir les fuites de données sensibles,
  • éviter le stockage sur des serveurs étrangers,
  • respecter les directives de la Banque centrale de Tunisie et de l’Instance nationale de protection des données personnelles.

Selon une étude interne, plus de 70 % des banques tunisiennes appliquent désormais des restrictions sur l’usage de l’IA publique.

 

Prudence ou frein à l’innovation ?

À l’international, l’IA est un levier clé de compétitivité. Les grandes banques utilisent ces technologies pour accélérer la prise de décision, automatiser les tâches complexes, améliorer la relation client.

En Tunisie, la prudence des banques peut ralentir l’adoption des technologies. Mais elle protège également les informations stratégiques et la réputation des établissements.

« La sécurité des données reste notre priorité absolue. L’IA doit être encadrée, pas bannie. », souligne un expert transformation digitale, banque tunisienne.

 

Solutions locales et IA maîtrisée

Pour concilier innovation et sécurité, plusieurs banques tunisiennes misent sur l’intégration d’IA dans leurs infrastructures internes, le développement de systèmes privés hébergés localement et le contrôle strict des accès et des usages.

Le facteur humain reste central : la sensibilisation et la formation des collaborateurs permettent de limiter les usages informels et renforcer la culture de la cybersécurité.

 

Bonnes pratiques IA en banque

  • Hébergement des systèmes sur serveurs internes
  • Formation continue des employés
  • Contrôle et traçabilité des accès.

 

La prudence : un choix stratégique pour les banques tunisiennes

La question reste : la prudence est-elle un garde-fou nécessaire ou un frein à la compétitivité ?

Pour les experts, il ne s’agit pas de ralentir la transformation digitale, mais de la conduire sous contrôle.

« Avancer vite est essentiel, mais chaque décision liée à l’IA dans le secteur bancaire doit protéger les données sensibles. » (consultant en cybersécurité bancaire).

La transformation digitale des banques tunisiennes devient ainsi un exercice d’équilibre : innover tout en sécurisant les données pour préserver la confiance des clients et rester compétitives sur le marché régional et international.

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Foued Mouakher : « Les nations se forgent surtout par ceux qui agissent dans l’ombre »

Dans l’ombre de l’indépendance, une opération secrète de 1952 fit trembler la France à l’ONU. Foued Mouakher,dirigeant du Parti destourien libre (PDL), révèle l’exploit oublié de son oncle, Hedi Mouakher : un rapport militaire volé, caché dans une chaussure, et brandi comme arme diplomatique fatale. Une leçon d’héroïsme silencieux.

Voici le témoignage  de Foued Mouakher : quand Hedi Mouakher, dans l’ombre, fit condamner la France au cœur des Nations Unies !
Quand la France est condamnée au cœur des Nations Unies… et que la main qui a orchestré l’événement reste inconnue !

 

« Le 20 mars 1956, la Tunisie n’a pas obtenu son indépendance par hasard : elle l’a arrachée au prix du sang de ses fils et de l’intelligence de ses leaders. Pourtant, certaines victoires décisives n’ont pas été gravées dans l’Histoire comme elles le méritaient… et leurs artisans, optant pour le silence, en ont été effacés.
À l’occasion de la commémoration de l’indépendance, Hedi Mouakher  révèle une vérité occultée pendant des décennies : une épopée secrète à l’origine de la condamnation de la France lors de la session plénière spéciale de l’ONU en 1952, à Paris plutôt qu’à New York. Documentée dans les archives officielles de l’ONU, elle reste méconnue du grand public. Son architecte ? Le militant destourien exceptionnel, feu Hedi Mouakher, opérant au sommet de la direction du parti.
Le point de départ : une idée plus dangereuse que les balles
Loin d’être improvisée, cette opération naquit d’une idée audacieuse : s’emparer d’un document militaire français secret incriminant le colonialisme de l’intérieur, puis le porter à la tribune onusienne.
Hedi Mouakher y consacra des mois de travail clandestin, des fortunes, un réseau précis et une patience infinie. Cible : un rapport chiffré du général Pierre François Marie Joseph Garbay, bras armé du Résident général Jean de Hauteclocque, attestant des crimes de répression dans le pays tribal. Pas un simple vol, mais une infiltration méthodique aboutissant à la saisie de l’original et à son déchiffrement.
La phase décisive : de la preuve à l’arme diplomatique
Le rapport en poche, Hedi Mouakher lança l’étape cruciale : en faire une bombe politique mondiale.
Il consulta son ami et beau-frère, le leader Salah Ben Youssef, ainsi que son camarade militant, feu Mongi Slim (qui s’était réfugié chez lui plusieurs années durant, rue Ballar à Tunis-Ville, fuyant la gendarmerie française). Un plan rigoureux fut ourdi au sein de la direction du Néo-Destour pour transformer les exactions coloniales en scandale international. Coordinations secrètes :
Avec Habib Bourguiba à l’Hôtel Continental, place Vendôme à Paris ;
Et avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Zafrullah Khan, à Genève.
Tout se déroula dans un secret absolu pour Hedi Mouakher, sauf vis-à-vis de son jeune frère, le cheikh Mohammed Mouakher, lié à lui par une complicité fraternelle indéfectible. Même son accompagnateur de couverture – le fils de son associé Momo Levi (juif) – ignorait tout, croyant à un voyage d’affaires pour commercialiser des matières premières de chaussures depuis Paris.
L’exécution : une chaussure qui vainc un empire
Opération d’anthologie dans l’histoire du mouvement national : Hedi Mouakher dissimula le rapport dans une chaussure sur mesure et fila à Paris sous couvert commercial. À l’arrivée, il offrit de l’argent au jeune Levi pour les cabarets parisiens, avant un rendez-vous clandestin avec Habib Bourguiba à l’hôtel Intercontinental, place Vendôme. Le soulier s’ouvrit… le document changea de mains.
Prévu au millimètre : Habib Bourguiba alerta Salah Ben Youssef à Genève, qui dépêcha une voiture diplomatique pakistanaise pour rapatrier la preuve en mallette officielle. La machine diplomatique s’activa en heures.
Le choc : la France condamnée… sans comprendre comment !
À la session plénière de l’ONU, le séisme : un rapport français ultra-secret exposé via le Pakistan comme preuve irréfutable.
La délégation française, sidérée, ne comprit jamais la fuite.
Conséquences explosives :
Condamnation internationale de la France ;
Retrait confus de délégations ;
Révélation mondiale des crimes de répression.
Coup diplomatique magistral, forgé non sur le champ de bataille, mais par l’ombre d’un homme.
Épilogue : un homme qui n’a pas cherché la gloire… et en fut privé
Connue d’une élite dirigeante, l’opération resta secrète des décennies. Ses acteurs partiels en saisirent mal l’ampleur.
Hedi Mouakher, son maître d’œuvre, choisit le silence : pas d’écrits, pas de vantardise, juste : « Mon devoir accompli. »
Les nations se bâtissent autant par les humbles artisans anonymes que par les gloires avides.
Aujourd’hui, la vérité affleure : combien de nos victoires ignorons-nous encore ? »

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Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : pas de fuite détectée

Un méthanier russe gravement endommagé dérive en Méditerranée sans fuite d’hydrocarbures, selon la protection civile italienne. Et en dépit de la présence d’environ 700 tonnes de carburant à bord, aucun signe de pollution n’a été détecté à ce stade, rapporte l’AFP.

Le navire, abandonné après une attaque début mars attribuée par Moscou à l’Ukraine, se trouve actuellement dans les eaux internationales, au large de la Libye, dans une zone de recherche et de sauvetage libyenne. Il dérive vers le sud, ajoute la même source.

Toujours à flot, le méthanier présente d’importants dégâts, dont une large brèche dans la coque, le rendant instable et rendant tout remorquage particulièrement complexe. S’il ne menace pas de couler immédiatement, la situation reste sous surveillance.

Les autorités évoquent surtout un risque potentiel d’explosion lié à la présence de gaz encore difficile à quantifier. La quantité d’hydrocarbures est jugée importante, mais moins préoccupante que dans le cas d’un pétrolier.

Situation à suivre.

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L’eau, nouvelle arme de guerre au Moyen-Orient ?

À la veille de la Journée mondiale de l’eau, la présidente du Réseau arabe pour la souveraineté alimentaire, Razan Zuayter a averti que l’intensification des conflits au Moyen-Orient, notamment la guerre contre l’Iran, accentue fortement les menaces sur la sécurité hydrique, en raison du ciblage croissant des infrastructures liées à l’eau. Elle a souligné, dans une interview accordée à l’agence TAP, que l’utilisation de l’eau comme arme constitue une menace directe et grave, susceptible d’affecter des millions de personnes dans une région déjà marquée par une rareté extrême de cette ressource.

Elle considère que les attaques récentes contre des installations de dessalement, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis entre autres, illustrent une escalade préoccupante, avec des conséquences immédiates sur l’approvisionnement en eau potable. Elle rappelle que de telles pratiques ne sont pas nouvelles, évoquant des exemples récurrents dans plusieurs conflits, notamment en Palestine, où la destruction et la pollution des infrastructures hydrauliques aggravent la vulnérabilité des populations.

Razan Zuayter explique que les répercussions pourraient être particulièrement sévères pour les pays dépendant du dessalement, certains États du Golfe reposant jusqu’à 90 % sur cette technologie. Une interruption prolongée entraînerait des pénuries rapides, paralysant les grandes villes et provoquant crises sanitaires, déplacements de populations et perturbations économiques majeures.

Face à ces risques, elle insiste sur la nécessité d’adopter des mesures urgentes, incluant le renforcement de la coopération régionale, l’amélioration de la gestion de l’eau et la diversification des sources. Elle plaide également pour une diplomatie de l’eau fondée sur des accords contraignants afin de protéger les infrastructures et garantir une gestion équitable et durable des ressources.

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Feu vert européen : le Maroc sécurise ses banques et les transferts des MRE

La validation par la Commission européenne de l’accord entre le Maroc et la France constitue une avancée majeure pour les banques marocaines opérant en Europe.

Ce feu vert permet à ces établissements de poursuivre leurs activités en France sans entrave significative et ouvre la voie à des négociations élargies avec d’autres pays européens, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur d’une directive plus stricte sur les banques non européennes. C’est ce qu’on lit en substance dans plusieurs médias du Royaume chérifien.

Annoncée par le wali (gouverneur) de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale du Maroc), Abdellatif Jouahri, cette décision renforce la position marocaine dans un dossier jugé stratégique. « L’accord avec Paris devient désormais une référence pour convaincre d’autres partenaires européens », écrit le360.ma. Dans cette dynamique, des discussions ont déjà été engagées avec les Pays-Bas et la Belgique, et devraient s’étendre prochainement à l’Italie, l’Espagne, puis l’Allemagne. Rien que ça.

En tout état de cause, cette évolution marque un tournant après des mois d’incertitude. Fin 2025, rappellent les sites web marocains, l’approbation de Bruxelles restait en suspens, « condition essentielle pour consolider l’accord franco-marocain et servir de base aux autres négociations ». Désormais validé, ce cadre offre au Maroc un levier concret pour défendre les intérêts de ses banques.

Adoptée en 2024 et appliquée depuis janvier 2026, la directive européenne impose ainsi un encadrement renforcé des banques non européennes. Bien qu’orientée initialement vers les établissements britanniques post-Brexit, elle concerne également les banques marocaines, dont le rôle est crucial pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). A noter que ces dernières assurent notamment les transferts de fonds, qui ont atteint plus de 122 milliards de dirhams (près de 11,3  milliards d’euros) en 2025 et devraient continuer à croître.

Face à ces enjeux, le Maroc a mis en place une stratégie proactive reposant sur une task force dédiée. Objectif : négocier pays par pays pour garantir la continuité des services bancaires et préserver ces flux financiers essentiels. Les prochains mois seront déterminants pour étendre ce modèle à l’ensemble de l’Europe.

Quel autre pays au Maghreb peut-il se targuer d’une telle démarche?

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Malaisie–États-Unis : audace calculée ou suicide assumé? 

Dans le dossier « droits de douane réciproques » de Trump, Kuala Lumpur rompt avec Washington et pourrait entraîner d’autres. Mais ce choix est-il calculé ou bien constitue-t-il un suicide commercial dont les conséquences risquent douloureuses pour la Malaisie? Personne n’est en mesure, aujourd’hui, d’en apporter la moindre réponse tangible.

La Malaisie a annoncé la fin de son « accord commercial avec les États-Unis », devenant de fait le premier pays à se retirer de la politique américaine de droits de douane réciproques. Kuala Lumpur estime que cet accord est désormais « nul et non avenu », à la suite, du reste, d’une décision de la Cour suprême américaine qui en a supprimé la base juridique, comme le rapporte le site defimedia.info.

Le ministre malaisien de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Johari Abdul Ghani, a confirmé que l’Accord sur le commerce réciproque (ART) n’était plus en vigueur. En cause : « un arrêt rendu le 20 février 2026 par la Cour suprême des États-Unis, jugeant que le président ne dispose pas de l’autorité nécessaire, via l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), pour imposer des droits de douane généralisés ».

Le droit a donc dit son mot. Mais qu’en sera de la politique? Nul ne le sait. Toujours est-il que le géant asiatique semble saisi le « bon » moment pour annoncer cette décision, à savoir l’embourbement dans lequel se trouvent les Etats-Unis dans leur contre l’Iran, depuis maintenant quatre semaine. Mais passons!

Rappel des faits

Signé le 26 octobre 2025 à Kuala Lumpur par Anwar Ibrahim et Donald Trump, cet accord avait permis à la Malaisie de réduire progressivement ses droits de douane, en échange d’un accès élargi au marché national pour les États-Unis et de concessions politiques, rappelons-le. Sauf que, en février dernier, la décision judiciaire américaine a profondément modifié la donne. Washington a depuis instauré un tarif uniforme de 10 % pour tous ses partenaires commerciaux, supprimant de fait les avantages négociés dans le cadre de l’ART et vidant l’accord de sa substance économique.

Cette réorientation affecte également plusieurs économies – dont l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, l’Indonésie, le Bangladesh et l’Inde – désormais soumises au même régime tarifaire malgré leurs concessions antérieures.

Parallèlement, la pression commerciale américaine se poursuit. Les 11 et 12 mars 2026, le Bureau du représentant américain au commerce a lancé une nouvelle enquête au titre de la section 301 visant plusieurs pays, y compris certains signataires d’accords commerciaux, renforçant les tensions autour de la politique commerciale des États-Unis.

Alors, qui osera emboîter le pas à la Malaisie?

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Macron félicite Saïed à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’indépendance

À l’occasion de la célébration du soixante-dixième anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, le vendredi 20 mars, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui lui a adressé ses félicitations en cette circonstance mémorable.

Au cours de cet échange, les deux chefs d’État ont abordé plusieurs dossiers d’intérêt commun, au premier rang desquels les relations entre la Tunisie et l’Union européenne. À ce propos, le président Saïed a souligné la nécessité de réviser l’accord de partenariat en vigueur, afin de le rendre « plus équilibré, plus juste et plus équitable », selon un communiqué de la présidence de la République.

Le chef de l’État a également évoqué la question de la restitution des fonds spoliés, réaffirmant avec fermeté l’attachement de la Tunisie à recouvrer ces avoirs. Il a insisté sur le caractère « imprescriptible » de ce droit, revenant exclusivement au peuple tunisien, tout en déplorant la complexité des procédures judiciaires, lesquelles n’ont, à ce jour, abouti à aucun résultat concret.

S’agissant du dossier de la migration irrégulière, le président Saïed a mis en exergue la nécessité d’intensifier les efforts en vue de favoriser le retour volontaire des migrants en situation irrégulière. Il a rappelé, à cet égard, que la Tunisie a consenti d’importants sacrifices et qu’elle subit les effets d’un ordre économique mondial inéquitable, ainsi que des réseaux criminels de traite des êtres humains opérant tant en Afrique subsaharienne que sur la rive nord de la Méditerranée.

Face à l’ampleur croissante de ce phénomène, le chef de l’État a estimé qu’il incombe aux organisations internationales et aux pays du Nord d’assumer pleinement leurs responsabilités. Il a, en outre, réitéré la position de principe de la Tunisie, qui refuse catégoriquement d’être un pays de transit ou d’installation pour les migrants irréguliers.

Par ailleurs, les deux présidents ont examiné la nécessité d’œuvrer conjointement à l’avènement d’une « nouvelle légitimité internationale », dans un contexte marqué par l’érosion progressive de la légalité issue de l’après-Seconde Guerre mondiale. Dans cette perspective, le président Saïed a plaidé pour l’élaboration de visions et de concepts renouvelés, à même de dépasser des paradigmes désormais obsolètes.

Il a également évoqué les défis inhérents à l’émergence d’un ordre nouveau à vocation humaniste, seul susceptible de répondre aux aspirations universelles à la justice et à la liberté. « Lorsque la justice vacille, l’injustice et l’agression prolifèrent ; lorsque les libertés, tant individuelles que collectives, se restreignent, le despotisme et l’obscurantisme s’imposent », a-t-il déclaré.

Le président de la République a enfin appelé à promouvoir une nouvelle philosophie des Lumières, plus universelle, capable de résorber les inégalités et de mettre un terme aux souffrances et aux tragédies qui accablent l’humanité. Il a, à ce titre, souligné que de nombreux peuples, notamment le peuple palestinien, ont durement pâti de l’érosion de la légalité internationale.

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Tunisie 2026-2030 : clarification syndicale et refondation économique

Le congrès extraordinaire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qualifié de « congrès de la clarification », se tient à un moment stratégique pour la Tunisie; et ce, à la veille de la finalisation du Plan de développement 2026-2030. Cette coïncidence confère à ce rendez-vous syndical une portée qui dépasse le cadre interne de l’organisation. Il s’agit d’un moment charnière pour redéfinir le rôle des partenaires sociaux dans la refondation du modèle économique, la valorisation du capital humain et la consolidation du travail décent. Tout en garantissant la justice sociale et l’équité régionale.

Depuis plus d’une décennie, le modèle économique tunisien montre des signes d’épuisement. La croissance reste faible, la compétitivité s’érode, le chômage des jeunes diplômés stagne autour de 30 %. Et les disparités régionales se maintiennent, avec l’intérieur du pays toujours plus marginalisé par rapport aux zones littorales. La fuite des compétences, la lourdeur administrative et la corruption sont autant de facteurs qui freinent l’investissement et limitent l’efficacité des politiques publiques. Dans ce contexte, le futur Plan de développement ne peut se limiter à un simple exercice programmatique. Il doit traduire une ambition réelle de transformation, en articulant réforme administrative, digitalisation, lutte contre la corruption, valorisation du capital humain et réduction des inégalités territoriales.

L’expérience internationale montre que ces transformations sont possibles lorsqu’elles s’accompagnent d’une volonté politique forte et d’objectifs mesurables. Le Rwanda, par exemple, a transformé son cadre réglementaire et déployé des services publics numériques en moins de cinq ans, passant d’un environnement contraignant à un système compétitif et efficace. La Géorgie a réduit de 90 % ses délais administratifs en combinant simplification réglementaire et digitalisation. Comme le note le rapport de la Banque mondiale de 2023, « la modernisation de l’État n’est pas une question de technologie, mais de processus et de responsabilité ». La Tunisie pourrait s’inspirer de ces modèles en adaptant les méthodes à ses contraintes institutionnelles et sociales.

« Infographie Tunisie 2026-2030 : Clarification syndicale et refondation économique »


L’infographie synthétise quatre blocs essentiels : Contexte, Conditions, Objectifs et Risques. Elle permet de visualiser les liens entre le rôle de l’UGTT, les exigences du plan de développement et les implications pour le capital humain et le travail décent.

La réforme administrative constitue un préalable indispensable. Numériser des processus inefficaces revient à figer les dysfonctionnements dans un système plus rapide, mais non plus performant. Pour réussir, il faut simplifier les circuits de décision, clarifier les responsabilités et réduire les procédures. La digitalisation doit être l’extension d’une administration réformée, pas un cache-misère. Cette logique est au cœur de la crédibilité du Plan 2026-2030.

Transparence et lutte contre la corruption, axes stratégiques

La fixation d’indicateurs publics précis est également essentielle. La réduction du nombre de procédures pour créer une entreprise, la diminution des délais d’exportation, le taux réel de digitalisation des services administratifs, l’évolution du nombre d’emplois qualifiés ou la répartition des investissements par région doivent être mesurables et publiés régulièrement. Ces indicateurs constituent non seulement un outil de redevabilité, mais également un signal fort pour les investisseurs et les citoyens. La transparence et la lutte contre la corruption deviennent ainsi des axes stratégiques et non de simples slogans.

Le rôle de l’UGTT est, dans ce cadre, appelé à évoluer. Si la défense des acquis sociaux demeure essentielle, elle ne peut plus se dissocier de la question de la production de richesse. La dignité du travail dépend désormais de la capacité de l’économie à être compétitive et capable de créer des emplois stables et qualifiés. La participation des syndicats aux discussions sur la productivité, la formation professionnelle, la modernisation des entreprises publiques et l’intégration du secteur informel devient un impératif pour que la protection sociale soit durable.

Le capital humain, autre enjeu central, reste insuffisamment valorisé. La Tunisie dispose d’un niveau d’éducation élevé, mais la faible adéquation entre formation et besoins économiques, la rareté de l’innovation et la fuite des talents limitent la capacité du pays à tirer parti de ce potentiel. Comme le rappelait récemment un économiste tunisien : « La Tunisie a les cerveaux, mais pas encore les mécanismes pour transformer ce capital en valeur économique ». Une refondation efficace suppose d’aligner formation, emploi et innovation et d’offrir aux jeunes des perspectives concrètes de progression professionnelle.

Congrès de l’UGTT: un test de maturité collective…

La justice sociale et l’équité régionale sont également des conditions essentielles de stabilité. Les déséquilibres territoriaux nourrissent des tensions sociales depuis des décennies. Un plan crédible doit orienter l’investissement, les infrastructures et les programmes de formation vers les régions intérieures et défavorisées. Garantir un accès égal aux opportunités économiques et réduire les écarts de développement est un enjeu autant politique qu’économique.

Les risques sont clairs si ces chantiers ne sont pas menés simultanément et avec rigueur : la stagnation économique; des tensions sociales accrues; une fuite continue des compétences; et une perte de crédibilité sur le plan international. La crédibilité du Plan 2026-2030 et du dialogue social dépendra de la capacité à mener ces transformations dans un calendrier précis et avec une obligation de résultats, mesurables et publics.

Le congrès de l’UGTT, à la veille de cette nouvelle phase, ne représente pas seulement une échéance syndicale. Il constitue un test de maturité collective et une opportunité pour redéfinir un contrat économique et social capable de garantir croissance, capital humain, travail décent et cohésion sociale. La Tunisie dispose des ressources nécessaires. Mais la réussite exige une coordination étroite entre l’État, le syndicat et les acteurs économiques, ainsi qu’une réelle transparence et redevabilité dans la gestion publique.

En définitive, la Tunisie se trouve à un moment critique où la transformation de ses institutions, de son économie et de son dialogue social peut devenir un levier de compétitivité et de cohésion nationale. Le Plan 2026-2030 ne sera pas seulement un document stratégique, mais le test de la capacité du pays à aligner réformes économiques, protection sociale et équité régionale. Et ce, pour construire une économie durable et inclusive. Le succès de cette période dépendra de la capacité collective à transformer les contraintes actuelles en opportunités historiques.

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La BIAT lève 250 MDT sur le marché obligataire

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a annoncé que les souscriptions à l’Emprunt Obligataire Subordonné « BIAT Subordonné 2026-1 », émis sans recours à l’Appel Public à l’Epargne pour un montant de 200 millions de dinars, susceptible d’être porté à un maximum de 250 millions de dinars, ouvertes le 04 mars 2026, ont été clôturées le 18 mars 2026 pour le montant maximal de 250 millions de dinars (MDT).

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Bonheur dans le monde : les jeunes victimes des réseaux sociaux

Chaque année, le rapport mondial sur le bonheur publié sous l’égide de l’ONU dresse un état des lieux du « bien-être » à travers la planète.

La Tunisie figurait à la 114ème position en 2025. Ce positionnement reflète des défis persistants, notamment sur le plan économique, social et institutionnel, même si le pays conserve des atouts humains et culturels importants.

Mais comment mesure-t-on le bonheur ? L’indice repose sur six grands critères : le niveau de vie (PIB par habitant), la santé (espérance de vie en bonne santé), le soutien social, la liberté de faire ses propres choix, la générosité et enfin la perception de la corruption. Autant de facteurs qui dessinent une vision globale du bien-être dans chaque pays.

Les jeunes attendront pour être heureux !

Un autre enseignement marquant du rapport concerne les jeunes. Dans plusieurs pays comme les États-Unis, le Canada ou encore l’Australie, le niveau de bonheur chez les moins de 25 ans a fortement chuté ces dernières années, en particulier chez les jeunes femmes. En cause, entre autres : l’usage intensif des réseaux sociaux.

En effet, ces plateformes jouent en effet un rôle ambivalent, expliquent les rédacteurs du rapport. « Trop de temps passé en ligne est souvent associé à une baisse du bien-être. Mais à l’inverse, s’en éloigner totalement peut aussi priver de certains bénéfices, comme le lien social ou l’accès à l’information. Tout est donc une question d’équilibre », lit-on entre autres.

Les meilleurs

Pour revenir au classement proprement dit, un pays confirme sa domination : la Finlande. « Avec ses paysages apaisants, son système social solide et un haut niveau de confiance envers les institutions, elle conserve la première place », décrit le rapport de l’ONU. Plus largement, les pays nordiques continuent d’écraser la concurrence, occupant cinq des six premières positions. Sachant au passage que la France n’arrive qu’à la 35ème position.

À noter également : une petite révolution dans ce classement 2026. Pour la première fois depuis sa création en 2012, aucun pays anglophone ne figure dans le top 10. Les États-Unis, par exemple, ne sont que 23e.

Autre fait marquant de ce classement, c’est l’entrée dans le top 5 du Costa Rica (4ème) et ce pour la première fois en obtenant même le meilleur classement jamais atteint par un pays d’Amérique latine.

Enfin, à l’autre extrémité du classement, l’Afghanistan reste le pays où le niveau de satisfaction de vie est le plus faible, dans un contexte politique et humanitaire extrêmement difficile. On y retrouve également la Sierra Leone (146), le Malawi (145), le Zimbabwe (144), le Botswana (143), le Yémen (142), le Liban (141), ou encore la République démocratique du Congo (140).

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Assassinat d’un ancien diplomate tunisien chez lui à el Menzah 1

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger annonce le décès de l’ancien ambassadeur Youssef Ben Haha, survenu le jeudi 19 mars 2026.

Dans un communiqué, le département des Affaires étrangères souligne que le défunt avait occupé le poste d’ambassadeur de Tunisie à Stockholm (Suède), puis à Athènes (Grèce). Il avait également assumé plusieurs responsabilités au sein de l’administration centrale du ministère.

Le chef de la diplomatie tunisienne, Mohamed Ali Nafti, a présenté, selon le même communiqué, ses « sincères condoléances à la famille du défunt, priant Dieu de lui accorder Sa miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et d’accorder à ses proches patience et réconfort ».

D’après sources proches de la victime, Ben Haha a été assassiné dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile situé à El Menzah 1, à Tunis, à la suite d’une violente agression, selon un média de la place.

Les premiers éléments recueillis indiquent que les faits se seraient déroulés après une coupure d’électricité suspecte. La victime aurait été attaquée à la tête avec un objet contondant alors qu’elle tentait de vérifier l’origine de la panne. Son décès serait survenu sur place, des suites de ses blessures.

L’agresseur ou les agresseurs se seraient ensuite introduits à son domicile où il (ils) aurait (ent) également violemment agressé l’épouse de la victime. Par la suite, cette dernière a été évacuée en urgence vers un établissement hospitalier et se trouverait dans un état critique.

L’important dans cette affaire est que l’assassin aurait été rapidement arrêté par la police, et il s’agirait d’un ouvrier d’un chantier proche du domicile de la victime.

L’enquête déterminera le ou les causes de cet assassinat.

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