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IA : la Banque d’Angleterre s’inquiète des survalorisations

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a averti que nombre d’actions dont le cours a grimpé grâce à l’engouement intense suscité par l’intelligence artificielle ne seront pas rentables à long terme.

« Si l’on prend l’exemple d’Internet, on constate que nombre d’entreprises pionnières dans ce domaine ne figurent pas parmi celles qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui », a déclaré Bailey lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de la Chambre des lords britannique, mardi. « Par conséquent, supposer que toutes les entreprises sont rentables sur le long terme ne correspond pas à la réalité historique ».

Toujours selon Bailey, « le rôle des marchés boursiers, par exemple, est d’évaluer les flux de revenus futurs et donc d’évaluer les gains de productivité futurs de cette chose, et on peut se tromper dans ce travail de plusieurs façons », rapporte Bloomberg News.

Concernant l’inflation, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a souligné : « Cette hausse significative est largement due aux événements du Golfe et je regrette de vous informer que l’inflation connaîtra de nouvelles augmentations » à l’avenir.

« Un autre choc commercial se produit, ce qui signifie que nous importons de l’énergie à des prix plus élevés, ce qui, si tous les autres facteurs restent constants, entraînera une inflation plus élevée que prévu ».

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Poulina Group Holding : une année 2025 résiliente, 2026, 2027 et 2028 pleines de promesses !

Réuni mardi 2 juin en son siège pour sa communication financière, Poulina Group Holding, le groupe fondé par feu Abdelwahab Ben Ayed, a dressé le bilan d’un exercice 2025 marqué par une hausse de ses indicateurs de rentabilité, l’officialisation de projets de scission industrielle et le déploiement d’investissements d’envergure dans la transition énergétique, tout en projetant une croissance moyenne de ses revenus de 4,6% par an jusqu’à l’horizon 2028.

En guise d’introduction, le conseil d’administration du groupe écrit en caractère gras : « L’année 2025 ne doit pas être lue comme une simple succession de chiffres, mais comme le résultat d’une résilience collective. Dans un contexte complexe, nous maintenons le cap ».

Il ressort des données présentées au cours de la communication financière que, au 31 décembre 2025, Poulina Group Holding a enregistré un montant total des produits d’exploitation de 3 569,1 millions de dinars (MDT), ce qui représente une progression de 3,0% par rapport aux 3 464,9 MDT comptabilisés en 2024. Dans le détail, les revenus issus de la vente de biens et services passent de 3 447,5 MDT en 2024 à 3 559,4 MDT en 2025, affichant une croissance de 3,2%. Parallèlement, les autres produits d’exploitation, incluant les subventions, subissent un recul de 44,6%, s’établissant à 9,7 MDT contre 17,5 MDT l’année précédente.

Toujours selon le rapport, les achats de marchandises et d’approvisionnements consommés augmentent modérément de 1,5%, s’élevant à 2 229,5 MDT contre 2 196,7 MDT en 2024. Cette dynamique permet de dégager une marge brute de 1 329,9 MDT, en hausse de 6,3% comparativement aux 1 250,7 MDT de l’exercice précédent. Ainsi, le ratio de marge brute s’améliore de 1,1 point de pourcentage, s’établissant à 37,4% des revenus.

Les charges opérationnelles affichent des tendances contrastées. Les charges de personnel connaissent une hausse de 15,1% pour atteindre 308,4 MDT, contre 267,9 MDT un an plus tôt. Les autres charges d’exploitation ne sont pas en reste, puisqu’elles ont augmenté de 4,2%, s’élevant à 404,1 MDT en 2025 contre 388,0 MDT en 2024. Le résultat brut d’exploitation se fixe à 627,1 MDT, traduisant une augmentation de 2,4% par rapport aux 612,4 MDT de 2024, tandis que le ratio de résultat brut d’exploitation reste stable à 17,6% contre 17,7% précédemment.

Après constatation des dotations aux amortissements et aux provisions, qui progressent de 5,2% à 240,4 MDT, le résultat d’exploitation se stabilise à 386,7 millions de dinars tunisiens, soit une légère hausse de 0,7% sur un an par rapport aux 383,8 MDT de 2024.

Les charges financières nettes diminuent de 10,0%, retombant à 203,0 MDT contre 225,6 MDT. Les produits des placement s’élèvent à 46,4 MDT, en hausse de 1,6%. Les autres gains et pertes ordinaires, notamment liés aux cessions d’actifs, enregistrent une perte de 7,5 MDT contre 15,6 MDT en 2024, soit une réduction du déficit de 51,9%. La dotation aux amortissements du goodwill demeure inchangée à 3,4 MDT. La part du groupe dans les résultats des sociétés hors groupe affiche une augmentation importante de 139,8%, passant de 13,9 MDT à 33,3 MDT.

Le résultat des activités ordinaires avant impôt progresse de 27,0% pour atteindre 252,5 MDT. L’impôt sur les bénéfices, incluant la contribution sociale de solidarité, s’élève à 54,8 millions de dinars tunisiens contre 38,3 MDT. Le résultat après impôt s’établit ainsi à 197,7 MDT. Déduction faite de la part des minoritaires qui s’élève à 7,2 MDT, le résultat net consolidé de l’exercice s’élève à 204,9 MDT, contre 162,1 MDT en 2024, soit une croissance nette de 26,4%. Le ratio de résultat net ressort à 5,7% des revenus, en hausse de 1,1 point.

Analyse sectorielle des revenus et performances à l’export

La ventilation sectorielle des 3 559,4 MDT de revenus consolidés en 2025 montre une prépondérance des activités agroalimentaires. Ce segment génère 1 748,7 MDT, soit 42,0% des parts de l’activité du groupe. L’intégration avicole représente le deuxième pilier avec 1 148,8 MDT, soit 27,6%. Suivent le commerce et les services avec 398,9 MDT, soit 9,6% ; la transformation d’acier avec 256,6 MDT, soit 6,2% ; les matériaux de construction avec 252,7 MDT, soit 6,1% ; l’emballage avec 225,3 MDT, soit 5,4% ; le bois et les biens d’équipement avec 96,4 MDT, soit 2,3% et l’immobilier avec 33,1 MDT, soit 0,8%.

Sur le plan géographique, le chiffre d’affaires local s’établit à 3 215 MDT en 2025, contre 3 116 MDT en 2024, représentant 90% des revenus totaux. Le chiffre d’affaires à l’exportation se monte à 344 MDT en 2025, contre 331 MDT l’année précédente, soit une part de 10%. La répartition des revenus d’exportation par secteur met en évidence le poids de la transformation d’acier, qui pèse pour 40,2% des ventes extérieures. L’agroalimentaire contribue à hauteur de 33,6%, suivi de l’intégration avicole avec 15,1%, de l’emballage avec 9,6%, des matériaux de construction avec 0,9%, du commerce et des services avec 0,6%, et enfin du bois et des biens d’équipement avec 0,1%.

Le pôle export s’appuie principalement sur cinq filiales clés qui concentrent 82% du chiffre d’affaires réalisé à l’international. La société Medoil génère 138 MDT, soit 28,0% de l’export du groupe, suivie de MBG avec 115 MDT, soit 17,4%, de la marque PAF avec 97 MDT, soit 16,6% lié à l’activité étirable, de la société El Mazraa avec 61 MDT, soit 14,0% pour l’activité coproduit, et de Proinject avec 52 MDT, soit 8,1%. D’autres entités génèrent collectivement un flux complémentaire de 33 MDT, tandis que les opérations secondaires totalisent 3 MDT.

Structure financière, indicateurs de bilan et cours boursier

La dette brute globale de Poulina Group Holding s’élève à 2 303 MDT en 2025, enregistrant une baisse de 9 MDT par rapport à l’exercice précédent, un mouvement qui découle principalement de la diminution de l’encours des emprunts à long et moyen terme.

Le ratio d’endettement net sur capitaux propres se maintient à un niveau de 1,28x en 2025, marquant une stabilité parfaite par rapport à l’année 2024. Le besoin en fonds de roulement s’inscrit dans une tendance baissière continue, affichant un recul de 3% en valeur absolue et une réduction de 6 jours d’activité en équivalent jours de chiffre d’affaires, un fait attribuable à l’allègement global des stocks.

Au niveau boursier, la capitalisation boursière du groupe atteint 5 130,1 MDT au 1er juin 2026, date à laquelle le cours de l’action s’établit à 28,500 DT. Sur l’année 2026, la valeur de l’action a oscillé entre le niveau le plus haut enregistré à 28,500 DT et le plancher le plus bas fixé à 18,800 DT. Le rendement du dividende par rapport à la valeur de l’action s’élève à 2,43% pour l’année 2025 et se projette à 2,35% pour 2026. Sur une base de douze mois, la valeur de l’action Poulina Group Holding affiche une progression de 89,0%, surperformant l’indice Tunindex de la Bourse de Tunis dont la hausse s’établit à 56,8% sur la même période.

Concernant la politique de distribution des bénéfices aux actionnaires, le dividende par action proposé est fixé à 0,670 DT, matérialisant une hausse de 48,9% par rapport à l’exercice précédent. De plus, une augmentation de capital par l’incorporation de réserves est engagée, prévoyant l’attribution d’une action gratuite pour un volume de 20 actions anciennes détenues.

Développement stratégique et plan directeur des investissements

Sur le segment de la croissance externe, le groupe a finalisé l’acquisition de 45,5% des parts du groupe JMH, une opération qui lui confère une détention indirecte équivalente à 29,8% du capital de la société SAH Lilas, spécialisée dans les produits de grande consommation. Sur le plan structurel, la direction a initié le processus préparatoire visant à réaliser un spin-off, c’est-à-dire une scission, de ses activités agroalimentaires afin d’accorder à ce pôle une gestion et une évolution financière autonomes.

Le suivi historique des investissements matériels met en évidence une enveloppe globale de 230 millions de dinars tunisiens consommée en 2024 et de 188 MDT injectée au cours de l’année 2025. En 2025, la ventilation de ces dépenses physiques par secteur d’activité attribue 53 MDT aux matériaux de construction, soit 28% de la masse globale contre 78 MDT et 34% en 2024, et 52 MDT à l’intégration avicole, soit 28% contre 57 MDT et 25% en 2024. Le pôle commerce et services capte 35 millions de dinars tunisiens, soit 19% contre 16 MDT et 7% en 2024, l’agroalimentaire absorbe 27 MDT, soit 14% contre 65 MDT et 28% en 2024, l’emballage prend 12 MDT, soit 7% contre 11 MDT et 5% en 2024, la transformation d’acier s’établit à 5 MDT, soit 3% contre 2 MDT et 1% en 2024, et le secteur bois et biens d’équipement reçoit 3 millions de dinars tunisiens, soit 2%, contre 1 MDT en 2024. Ces dépenses englobent de manière essentielle des usines de briques, la réhabilitation de centres d’élevage, des biens mobiliers et du matériel de transport.

Pour la période triennale s’étendant de 2026 à 2028, le plan directeur prévoit une augmentation sensible du rythme des engagements financiers. Alors que la moyenne annuelle s’établissait à 195 MDT par an sur la période historique antérieure, elle est budgétisée à un niveau moyen de 336 MDT par an pour le cycle 2026-2028. Ces fonds cibleront prioritairement les secteurs agroalimentaire, avicole, de l’emballage, ainsi que les infrastructures photovoltaïques et les nouveaux programmes industriels axés sur le polyphos.

Le plan de développement financier à l’horizon 2028 repose sur des prévisions de croissance continue. Les revenus consolidés, établis à 3 559 MDT en 2025, sont attendus à 3 631 MDT en 2026, puis à 3 812 MDT en 2027 pour atteindre 4 079 MDT en 2028, équivalant à un taux d’évolution moyen de 4,6% sur la période 2025-2028. La marge brute suivra une trajectoire similaire, passant de 1 330 MDT en 2025 à 1 355 MDT en 2026, 1 430 MDT en 2027 et 1 537 MDT en 2028, matérialisant une progression moyenne annuelle de 4,9%. Enfin, le résultat brut d’exploitation est projeté à 638 MDT en 2026, 677 MDT en 2027 et 729 MDT en 2028, contre 627 millions de dinars tunisiens comptabilisés en 2025, soit un taux de croissance moyen de 5,1% par an.

Reporting extra-financier sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance

Au niveau environnemental, la gestion des ressources hydriques au cours de l’exercice 2025 s’est traduite par le traitement de 1 million de mètres cubes d’eau, marquant une hausse de 85% par rapport aux volumes traités en 2024. Le taux de réutilisation de l’eau atteint un niveau de 72%, à comparer avec un objectif national tunisien fixé réglementairement à 50%. En ce qui concerne la gestion des rebuts de production, le taux de valorisation et de recyclage des déchets solides s’élève à 95%, laissant un reliquat de 5% acheminé vers les décharges publiques. Par ailleurs, les filiales rattachées au métier de l’emballage ont réalisé un montant de 16 millions de dinars tunisiens d’achats de déchets recyclables.

L’inventaire d’émissions de gaz à effet de serre a été étendu à 8 secteurs industriels en 2025, contre 7 en 2024, couvrant désormais un périmètre élargi à 231 sites ou filiales opérationnelles, comparativement à un périmètre de 44 entités auditées en 2024. Cette démarche intègre le calcul des émissions indirectes rattachées au Scope 3 et s’appuie sur le déploiement d’une plateforme numérique de collecte instantanée du bilan carbone.

Les actions de transition énergétique menées par le groupe intègrent l’exploitation de 9 unités de cogénération développant une puissance combinée de 38,5 mégawatts, avec une cible de développement fixée à 49,5 mégawatts à l’horizon 2030.

Le volet de l’énergie photovoltaïque comptabilise 43 sites de production dotés d’installations cumulant une puissance de 17 mégawatts-crête, pour un objectif final de 66,5 mégawatts-crête.

Pour l’année 2025, les gains globaux consolidés atteignent une économie d’énergie chiffrée à 35 000 tonnes équivalent pétrole par an, soit une hausse de 96% par rapport à 2024, permettant d’éviter l’émission de 87 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui représente une hausse de 95%.

Sur le plan de la gestion du capital humain, la structure des effectifs du groupe au terme de l’exercice 2025 fait ressortir un taux de féminisation de 30%. Les politiques de stabilisation des emplois se traduisent par la conversion de 4 000 contrats de travail à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, parallèlement à l’intégration directe et durable de 1 800 prestataires de sous-traitance.

Les investissements matériels spécifiquement fléchés vers la protection environnementale et les infrastructures de sécurité industrielle s’élèvent à 24 MDT, représentant une part de 11,5% de l’enveloppe globale des investissements physiques du groupe. Les mesures correctives et les protocoles de prévention des risques professionnels totalisent un engagement de 3,7 MDT, corrélé à une diminution de 9% du nombre global de journées de travail perdues en raison d’accidents du travail par rapport aux données de 2024.

Au niveau sociétal, le budget alloué aux actions d’aide sociale, aux donations diverses et aux programmes de promotion de l’éducation nationale se monte à quelques centaines de milliers de dinars.

En matière de gouvernance interne, Poulina Group Holding a procédé à la refonte structurelle de ses activités de contrôle via la centralisation de son unité d’audit interne, désormais configurée sous la forme d’une organisation transversale unique. Les systèmes de management des risques ont intégré de manière formelle les facteurs climatiques au sein de la cartographie générale des risques du groupe, tandis que le dispositif de contrôle a été déployé opérationnellement au sein des filiales de la branche acier.

La charte de l’employé et la création d’un département centralisé de contrôle des achats encadrent les opérations commerciales. Enfin, le groupe indique avoir renforcé son ancrage dans le tissu économique par une politique de soutien aux petites et moyennes entreprises, ces dernières représentant désormais 42% du volume global des achats de l’entreprise.

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Ottawa veut prolonger l’accord commercial nord-américain de 16 ans

Le Canada a officiellement informé mardi 2 juin les États-Unis et le Mexique de son intention de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (AEUMC), que les trois pays doivent renégocier dans les prochaines semaines, mais la renégociation a été remise en question par le président américain Donald Trump.

Cet accord est vital pour le Canada et le Mexique, car les États-Unis sont leur principal partenaire commercial et la destination de respectivement 75 et 80 % de leurs exportations. Dans une lettre datée du 1er juin, le ministre canadien des Relations commerciales avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, déclare que le Canada « recommande le renouvellement pour 16 ans » de cet accord historique qui a mené à « la croissance et au succès ».

La lettre est adressée au négociateur américain Jamieson Greer et au ministre mexicain des Finances Marcelo Ebrard. Le Canada, les États-Unis et le Mexique, parties à l’ACEUM, doivent déclarer d’ici le 1er juillet leur intention de le réviser ou de s’en retirer. L’accord est entré en vigueur en 2020.

Le président Trump a répété à maintes reprises que l’accord n’apportait que peu d’avantages aux États-Unis et a menacé de s’en retirer, réaffirmant que l’économie américaine n’avait pas besoin de produits canadiens. Au Forum économique mondial de Davos, il a même déclaré que « le Canada vit grâce aux États-Unis »…

De son côté, le Mexique a entamé un cycle de négociations formelles avec les États-Unis depuis le 27 mai, mais sans progrès notable jusqu’à présent.

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Tunisie : les entreprises connectées mais bloquées aux portes de l’innovation

Selon la note d’analyse « Intégration de l’IA et des technologies avancées : Analyse des trajectoires de maturité digitale en Tunisie » de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ), publiée en mai 2026, les entreprises tunisiennes disposent d’une infrastructure numérique solide, mais peinent à la convertir en innovation réelle. Un paradoxe chiffré que l’enquête documente avec précision.

Les données recueillies par l’ITCEQ auprès des entreprises privées tunisiennes dressent un tableau encourageant sur le plan des équipements de base. Selon l’enquête sur l’économie du savoir, 76,2 % des entreprises disposent d’un site web ou d’une page d’accueil, 72,5 % sont dotées d’outils numériques de gestion tels que les ERP et les logiciels de comptabilité, et 60 % ont recours à des plateformes collaboratives. Ces chiffres attestent d’un socle technologique réel, qui constitue le point de départ d’un processus de transformation digitale.

L’assimilation de ces technologies varie cependant fortement selon les fonctions de l’entreprise. Elle atteint 66 % dans la gestion administrative et 62 % dans les activités de production et de vente, mais tombe à 55 % pour les ressources humaines et à seulement 43 % pour la gestion des systèmes d’information. La digitalisation des entreprises tunisiennes reste ainsi principalement tournée vers le front-office et les fonctions de soutien, au détriment des infrastructures informationnelles.

86 % croient à l’innovation, 19 % la pratiquent

Le constat le plus saillant de la note de l’ITCEQ réside dans l’écart entre les intentions stratégiques et les actes concrets. 86 % des entreprises interrogées estiment que les nouvelles technologies stimulent l’innovation. Pourtant, seules 19 % d’entre elles déclarent avoir effectivement réalisé au moins une innovation. Ce fossé révèle, selon le rapport, une faiblesse structurelle dans les phases de transformation et d’exploitation des connaissances acquises.

La faible mobilisation des mécanismes publics de soutien à la recherche et développement aggrave ce tableau : seules 11 % des entreprises y ont eu recours, signalant une articulation insuffisante entre les dispositifs d’incitation publique et les stratégies des acteurs privés.

Trois freins majeurs identifiés

L’enquête met en évidence trois obstacles structurels qui entravent le développement de la capacité d’absorption technologique des entreprises. Le premier est financier : 70,9 % des entreprises citent l’insuffisance des ressources comme frein principal aux investissements dans les infrastructures numériques. Le deuxième est humain : 63,3 % signalent une pénurie de compétences numériques, révélatrice d’un décalage entre l’offre du marché du travail et les besoins réels des entreprises. Le troisième est culturel : 58 % des entreprises font état d’une résistance interne au changement, qui bloque l’intégration de nouvelles routines et pratiques organisationnelles.

Ces trois contraintes conjuguées limitent, selon l’ITCEQ, la capacité des entreprises à convertir les connaissances acquises en résultats économiques mesurables, fragilisant ainsi ce que le rapport nomme la « capacité d’absorption réalisée ».

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Sécurité alimentaire : les banques mobilisées pour financer la récolte nationale et les importations de céréales

Le président du Conseil bancaire et financier et des premiers responsables des banques de la place ont réitéré, mardi, leur engagement à soutenir l’ensemble des intervenants de la filière céréalière, et en particulier l’Office des céréales, en assurant la mobilisation des concours financiers nécessaires aussi bien à la collecte de la récolte nationale qu’à la couverture des besoins d’importation, selon un communiqué publié par la BCT.

La finalité est de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national dans les meilleures conditions.

Intervenant lors d’une réunion de haut niveau avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Nouri, les représentants du secteur bancaire ont également renouvelé leur engagement à contribuer davantage au financement de l’économie, à renforcer l’accompagnement des PME et à soutenir les efforts visant à impulser une nouvelle dynamique d’investissement et de croissance, d’après ce communiqué.

Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur adhésion aux orientations arrêtées lors de la réunion présidée par le gouverneur, le 6 mai 2026, visant à faire du secteur bancaire un acteur plus engagé dans le financement du développement économique et social du pays.

De son côté, Nouri a réaffirmé l’engagement constant de la BCT à soutenir les orientations de l’État visant à renforcer la sécurité alimentaire du pays et à consolider la résilience du secteur agricole, pilier essentiel de l’économie nationale.

Il a, dans ce cadre, réaffirmé la pleine disponibilité de la BCT à mobiliser des ressources de liquidité, afin de garantir le financement adéquat des opérations liées à la collecte et à la commercialisation des céréales.

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PGH : un bénéfice de plus de 204 MDT en 2025

Poulina Group Holding a réalisé en 2025 l’un de ses meilleurs exercices depuis sa création, avec un résultat net consolidé de 204,9 millions de dinars, en hausse de 26,4 %, et une trésorerie issue de l’exploitation qui atteint 472,4 millions de dinars. C’est ce qui ressort de la communication financière du groupe organisée mardi 2 juin à son siège à Ezzahra.

Le groupe privé tunisien confirme ainsi la solidité de son modèle économique et sa capacité à générer durablement de la valeur, et ce, dans un contexte national pourtant marqué par le ralentissement de la croissance et la pression sur la consommation.

Les capitaux propres consolidés dépassent désormais 1,25 milliard de dinars, tandis que le chiffre d’affaires progresse à 3,559 milliards de dinars. Au total, le groupe affiche une rentabilité en amélioration continue, avec un résultat d’exploitation stable à un niveau élevé de 386,7 millions de dinars.

Au niveau de la société mère, le bénéfice net atteint 166,2 millions de dinars, contre 129,2 millions en 2024, soit une progression de 28,6 %. Les revenus s’élèvent à 186,1 millions de dinars, en hausse de 20,9 %, confirmant la dynamique positive de l’ensemble des activités.

Une génération de cash en forte progression

Au-delà des résultats comptables, la performance la plus marquante demeure la capacité du groupe à générer de la trésorerie. En effet, les flux de cash issus de l’exploitation progressent de plus de 22 %, un indicateur particulièrement suivi par les investisseurs, car il reflète la solidité réelle de l’activité du groupe.

Cette performance permet à Poulina de financer simultanément ses investissements, de réduire sa dette à long terme (passée de 1,44 à 1,31 milliard de dinars) et de soutenir ses actionnaires.

Parallèlement, les charges financières nettes reculent également, traduisant l’amélioration de la structure d’endettement.

On y reviendra en détail.

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La pauvreté augmente en Allemagne

La proportion de personnes vivant dans la pauvreté en Allemagne a atteint un nouveau record, selon un rapport de la Paritatische Wohlfahrtsverband (Association pour l’égalité et le bien-être) publié le 2 juin 2026.

Les familles monoparentales, les personnes vivant seules et les personnes âgées sont les groupes les plus touchés par la pauvreté. Il existe aussi d’importantes disparités régionales. De 2024 à 2025, cette proportion a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 16,1 % de la population, selon ce rapport. « 13,3 millions de personnes vivent dans la pauvreté dans ce pays, si l’on tient compte des critères de revenus », a déclaré l’association.

L’Office fédéral de la statistique avait déjà publié des chiffres similaires en février. Son directeur général, Joachim Rock, a évoqué une « situation de crise » et a mis en garde le gouvernement fédéral contre toute réduction des prestations sociales. Des économies supplémentaires ne feraient qu’aggraver la crise, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la radio allemande Deutschlandfunk. Il a ajouté qu’il était préoccupant de constater que le taux de pauvreté avait augmenté de manière significative pour la deuxième année consécutive.

Pauvreté à un niveau élevé

L’Association pour l’égalité sociale souligne que la situation est alarmante. Jamais auparavant autant de personnes n’avaient été touchées par la pauvreté. Qui est considéré comme exposé au risque de pauvreté en Allemagne, selon la définition de l’Union européenne ?

Les personnes dont le revenu est inférieur à 60 % du revenu moyen sont considérées comme étant à risque de pauvreté, selon les statistiques. Pour une personne seule, ce seuil est de 1 446 euros nets par mois et pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants de moins de 14 ans, il est de 3 036 euros.

Les différences régionales sont énormes

Après la baisse du pourcentage de personnes à risque pour la période 2020-2023, on observe « un renversement de tendance », souligne l’organisation. Les disparités entre les régions sont également importantes et montrent qu’il n’existe pas de situation unique pour l’ensemble du pays. La Bavière et le Bade-Wurtemberg, forts de leurs structures économiques robustes, affichent les taux de pauvreté les plus bas, respectivement de 12,6 % et 13,2 %. Les taux les plus élevés sont enregistrés à Brême (27,5 %), en Saxe-Anhalt (21,3 %) et dans les villes-États de Hambourg (18,9 %) et de Berlin (18,7 %)…

« La vieillesse risque de devenir un piège à pauvreté », écrit l’association Equality Welfare. La situation des personnes âgées est extrêmement préoccupante. Selon les données, près d’une personne sur cinq âgée de 65 ans et plus est touchée par la pauvreté ou menacée de l’être. Parmi les autres groupes particulièrement vulnérables figurent les personnes vivant seules (30,3 %), les familles monoparentales (28,9 %) et les personnes peu instruites (29,1 %).

« Globalement, la situation actuelle montre que la pauvreté augmente, en particulier là où existent des désavantages structurels, tels qu’un faible niveau d’éducation ou un accès limité au marché du travail », expliquent les auteurs du rapport…

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Innovation numérique en Tunisie : le potentiel est là, la transformation reste à écrire

Selon la note d’analyse « Intégration de l’IA et des technologies avancées : Analyse des trajectoires de maturité digitale en Tunisie » de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), publiée en mai 2026, les entreprises tunisiennes disposent d’une infrastructure numérique solide, mais peinent à la convertir en innovation réelle. Un paradoxe chiffré que l’enquête documente avec précision.

Les données recueillies par l’ITCEQ auprès des entreprises privées tunisiennes dressent un tableau encourageant sur le plan des équipements de base. Selon l’enquête sur l’économie du savoir, 76,2 % des entreprises disposent d’un site web ou d’une page d’accueil, 72,5 % sont dotées d’outils numériques de gestion tels que les ERP et les logiciels de comptabilité, et 60 % ont recours à des plateformes collaboratives. Ces chiffres attestent d’un socle technologique réel, qui constitue le point de départ d’un processus de transformation digitale.

L’assimilation de ces technologies varie cependant fortement selon les fonctions de l’entreprise. Elle atteint 66 % dans la gestion administrative et 62 % dans les activités de production et de vente, mais tombe à 55 % pour les ressources humaines et à seulement 43 % pour la gestion des systèmes d’information. La digitalisation des entreprises tunisiennes reste ainsi principalement tournée vers le front-office et les fonctions de soutien, au détriment des infrastructures informationnelles.

86 % croient à l’innovation, 19 % la pratiquent

Le constat le plus saillant de la note de l’ITCEQ réside dans l’écart entre les intentions stratégiques et les actes concrets. 86 % des entreprises interrogées estiment que les nouvelles technologies stimulent l’innovation. Pourtant, seules 19 % d’entre elles déclarent avoir effectivement réalisé au moins une innovation. Ce fossé révèle, selon le rapport, une faiblesse structurelle dans les phases de transformation et d’exploitation des connaissances acquises.

La faible mobilisation des mécanismes publics de soutien à la recherche et développement aggrave ce tableau : seules 11 % des entreprises y ont eu recours, signalant une articulation insuffisante entre les dispositifs d’incitation publique et les stratégies des acteurs privés.

Trois freins majeurs identifiés

L’enquête met en évidence trois obstacles structurels qui entravent le développement de la capacité d’absorption technologique des entreprises. Le premier est financier : 70,9 % des entreprises citent l’insuffisance des ressources comme frein principal aux investissements dans les infrastructures numériques. Le deuxième est humain : 63,3 % signalent une pénurie de compétences numériques, révélatrice d’un décalage entre l’offre du marché du travail et les besoins réels des entreprises. Le troisième est culturel : 58 % des entreprises font état d’une résistance interne au changement, qui bloque l’intégration de nouvelles routines et pratiques organisationnelles.

Ces trois contraintes conjuguées limitent, selon l’ITCEQ, la capacité des entreprises à convertir les connaissances acquises en résultats économiques mesurables, fragilisant ainsi ce que le rapport nomme la « capacité d’absorption réalisée ».

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UGTT : Les revendications du secteur bancaire sont pleinement légitimes

À quelques semaines de la grève sectorielle annoncée dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance pour les 23, 24 et 25 juin 2026, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a réaffirmé son soutien total aux employés du secteur et son attachement à la défense de leurs droits.

Ouvrant les travaux du Conseil sectoriel des banques et des institutions financières, Taïeb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, a souligné que les travailleurs du secteur ont toujours constitué un soutien essentiel à leurs entreprises, à leurs organisations professionnelles et à l’économie nationale.

Selon lui, les revendications portées aujourd’hui par les salariés sont parfaitement légitimes et s’inscrivent dans un contexte marqué par de profondes mutations économiques et sociales. Il a estimé que les demandes formulées ne sont que l’expression de droits légitimes auxquels les travailleurs aspirent.

Taïeb Bahri a rappelé que toutes les formes de lutte syndicale restent légitimes lorsqu’il s’agit de protéger les droits des travailleurs, préserver les acquis sociaux et répondre aux revendications du personnel.

Cette déclaration intervient alors que le secteur bancaire se prépare à une grève de trois jours, annoncée par la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances, en raison de l’impasse des négociations sur les augmentations salariales et les autres revendications professionnelles.

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L’IACE et Hyundai passent à la vitesse supérieure avec deux accords stratégiques

L’Institut arabe des chefs d’entreprise et Hyundai annoncent la signature de deux conventions de partenariat marquant une nouvelle étape dans leur collaboration au service de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’IACE, à l’occasion de la 40ᵉ édition de ce rendez-vous économique majeur en Tunisie.

À travers ce renouvellement, Hyundai réaffirme son engagement aux côtés de l’IACE et son attachement aux Journées de l’Entreprise, devenues au fil des années une plateforme incontournable de dialogue et d’échange entre dirigeants d’entreprise, décideurs économiques et acteurs publics.

La seconde convention vient renforcer et élargir le cadre de coopération entre les deux partenaires à travers la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Cette initiative illustre la volonté commune de rapprocher davantage le partenariat des attentes concrètes de la communauté entrepreneuriale, dans un contexte économique marqué par de profondes mutations et de nouveaux enjeux de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

À travers ces deux conventions, Hyundai et l’IACE réaffirment leurs ambitions communes de soutenir les dynamiques entrepreneuriales, de favoriser les échanges entre acteurs économiques et de contribuer au renforcement d’un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et au développement de l’entreprise tunisienne.

D’après communiqué

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Tunisie : AGEOS et l’ONU scellent un accord pour un bureau spatial dédié aux catastrophes

La signature d’un protocole d’accord entre l’African Association for Geospatial Development (AGEOS) et le Bureau des affaires spatiales des Nations unies (UNOOSA) prévoit la mise en place en Tunisie d’un « Bureau régional d’appui » dans le cadre de la plateforme UN-SPIDER dédiée à la gestion des catastrophes et aux interventions d’urgence.

Signé pour une durée de trois ans renouvelable, cet accord de coopération vise également à soutenir l’utilisation des technologies et données spatiales pour la réduction des risques de catastrophes et la gestion des situations d’urgence. C’est ce qu’affirment les deux partenaires dans un communiqué rendu public récemment.

Selon les termes du protocole, les deux parties collaboreront notamment sur l’accès et le partage des ressources spatiales pour la gestion des catastrophes, le renforcement des capacités dans le domaine des technologies de l’information spatiale, le partage de ressources et de résultats issus des projets UN-SPIDER, ainsi que la mise à disposition d’opportunités de formation et de bourses internationales dans le secteur spatial.

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Santé : le rachat de Taoufik Hospitals par le marocain Akdital suspendu à une décision administrative

Le projet d’acquisition du groupe hospitalier tunisien Taoufik Hospitals Group (THG) par le groupe marocain Akdital, annoncé fin 2025 pour environ 90 millions de dollars, ne semble pas soulever l’enthousiasme au sein des autorités tunisiennes. Selon des informations publiées par Africa Intelligence, l’opération pourrait ne pas aboutir.

À préciser que l’acquisition prévoit la prise de contrôle à 100 % de Taoufik Hospitals Group, premier groupe hospitalier privé tunisien, qui exploite quatre cliniques à Tunis (Taoufik, Soukra, Ezzahra et Hannibal), dispose de plus de 600 lits et emploie plus de 1 600 personnes.

Lire aussi : AKDITAL acquiert Taoufik Hospitals Group pour 90 millions de dollars

Rappelons au passage que l’opération constitue la première implantation d’Akdital en Afrique du Nord hors du Maroc et s’inscrit dans sa stratégie d’expansion régionale.

Avant sa finalisation, faut-il le rappeler, le dossier doit obtenir les autorisations réglementaires tunisiennes, notamment celle du Conseil de la concurrence. Normal. Si les enjeux concurrentiels paraissent limités aux yeux de plusieurs observateurs, les réserves exprimées par certains porteraient davantage sur des considérations de souveraineté économique et sur le caractère stratégique du secteur de la santé.

De son côté, Akdital défend un projet présenté comme “industriel“ et “médical“. Le groupe met en avant les synergies possibles entre les deux opérateurs, le transfert de compétences, le développement des infrastructures hospitalières et la création d’une plateforme régionale de coopération médicale. Selon les données communiquées lors de l’annonce de l’opération, THG a réalisé plus de 45 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2024 et affichait une croissance attendue de 15 % en 2025.

L’issue du dossier est désormais observée bien au-delà du secteur de la santé. Elle pourrait être perçue comme un signal de l’ouverture – ou de la fermeture – de la Tunisie aux investissements maghrébins dans des secteurs stratégiques, dans un contexte où les considérations économiques semblent désormais étroitement liées aux équilibres diplomatiques régionaux.

Mais pour le moment on n’en est pas là.

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Habib Zitouna : les Tunisiens retirent de plus en plus d’argent.. la faute au système de paiement !

La monnaie en circulation en Tunisie a franchi un seuil inédit. Selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les billets et pièces détenus par le public ont dépassé les 29 milliards de dinars, enregistrant ainsi une hausse de plus de 21 % sur un an. Cette progression relance le débat sur les comportements de paiement, la modernisation du système financier et les équilibres de l’économie nationale.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU) et professeur à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Tunis, analyse cette évolution comme le reflet d’un basculement progressif des usages monétaires en Tunisie, particulièrement marqué depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les chèques.

Selon l’économiste, le phénomène s’est accéléré à partir de février 2025. Si la masse monétaire globale, incluant dépôts bancaires, épargne et monnaie fiduciaire, progresse d’environ 12 %, la composante en espèces évolue beaucoup plus rapidement, dépassant désormais les 21 % de croissance annuelle. « Ce que l’on constate, c’est avant tout un changement de structure », explique-t-il. Les restrictions liées à l’usage du chèque et les difficultés d’encaissement auraient contribué à orienter ménages et entreprises vers une préférence accrue pour les paiements en espèces.

Cette évolution se retrouve dans les statistiques récentes des moyens de paiement, qui montrent un recul net du chèque au profit du cash.

Pas de lien mécanique avec l’inflation

Face aux inquiétudes sur les effets macroéconomiques de cette hausse du cash, Habib Zitouna appelle à la prudence. Selon lui, il serait incorrect d’établir un lien direct entre l’augmentation de la monnaie en circulation et une accélération de l’inflation. L’économiste rappelle que la monnaie fiduciaire représente environ 19 % de la masse monétaire totale. C’est donc l’évolution globale de la masse monétaire, et non celle du seul cash, qui constitue un indicateur pertinent pour analyser les pressions inflationnistes. « Il s’agit davantage d’un déplacement des formes de détention de la monnaie que d’une création monétaire excessive », souligne-t-il. Une partie des liquidités auparavant déposées dans les banques serait désormais détenue sous forme d’espèces.

Des facteurs conjoncturels viennent également amplifier ce phénomène, notamment les périodes de congés et les dépenses exceptionnelles liées à l’Aïd al-Adha entre autres, qui incitent les ménages à retirer davantage de liquidités pour les besoins familiaux et les déplacements.

Un système de paiement en décalage avec les usages

Pour le président de l’ASECTU, la lecture du phénomène doit dépasser les seules considérations monétaires. Le véritable enjeu réside dans la structure du système de paiement tunisien et dans son retard en matière de digitalisation. « Le monde évolue vers le « cashless », alors que la Tunisie reste fortement dépendante de l’argent liquide », observe-t-il.

Selon lui, le système bancaire ne propose pas encore un environnement suffisamment attractif et efficace pour encourager massivement les paiements électroniques. Ce déficit freine l’adoption des solutions digitales et renforce la dépendance au cash. Le constat est renforcé par un taux de bancarisation encore limité, inférieur à 40 %. Ce qui restreint mécaniquement l’accès aux outils de paiement modernes.

Cette dépendance persistante au cash a des effets directs sur les citoyens et les entreprises. Elle limite d’abord l’accès au crédit pour les personnes non bancarisées ou insuffisamment intégrées au système financier formel. Elle complique également certaines transactions commerciales, surtout après les récentes réformes encadrant l’usage du chèque.

Plus largement, la prédominance des espèces favorise l’opacité des échanges économiques et peut encourager des pratiques de sous-déclaration, alimentant ainsi l’économie informelle et réduisant les recettes fiscales de l’État.  Car, « plus les transactions passent par des canaux numériques, plus elles gagnent en traçabilité et en transparence », souligne l’économiste.

La fintech comme levier de transformation

Face à ces défis, Habib Zitouna plaide pour une accélération de la digitalisation financière en Tunisie. Il appelle à faire de la fintech et des solutions de paiement numériques une priorité stratégique des politiques publiques. Une telle orientation permettrait, selon lui, de réduire les coûts de transaction, de moderniser les échanges économiques et de renforcer la transparence du système financier.

Il rappelle que plusieurs pays comparables ont déjà largement adopté les paiements mobiles et les solutions digitales, parfois avec des niveaux de développement économique inférieurs à celui de la Tunisie.

Enfin, l’économiste évoque la nécessité d’ouvrir le débat sur les monnaies numériques de banque centrale, un chantier déjà engagé à l’échelle internationale. Au-delà de la hausse du cash, c’est donc un signal plus large qui se dessine : celui d’un système de paiement tunisien à la croisée des chemins entre inertie structurelle et transition numérique encore inachevée.

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Climat : El Niño se forme et fait planer la menace d’événements extrêmes à l’échelle mondiale

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) avertit qu’un nouvel épisode du phénomène climatique El Niño est actuellement en cours de formation dans l’océan Pacifique tropical. Cette évolution accroît fortement le risque de phénomènes météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale dans les mois à venir.

L’OMM appelle les gouvernements, les agences humanitaires et les secteurs économiques sensibles au climat à renforcer sans délai leurs dispositifs de préparation afin de limiter les impacts sur les populations, les moyens de subsistance et les économies nationales.

Dans son dernier rapport consacré au cycle El Niño/La Niña, l’OMM estime à 80 % la probabilité qu’un épisode El Niño se développe entre juin et août 2026. Cette probabilité atteint près de 90 % pour un maintien du phénomène au moins jusqu’en novembre.

Une accumulation exceptionnelle de chaleur dans le Pacifique

El Niño est un phénomène naturel caractérisé par un réchauffement anormal et durable des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental. En modifiant les circulations atmosphériques, il influence les régimes climatiques à l’échelle planétaire.

Généralement observé tous les deux à sept ans et durant entre neuf et douze mois, il est souvent associé à une hausse des températures moyennes mondiales ainsi qu’à une multiplication des événements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, pluies diluviennes et inondations.

Selon l’OMM, les températures de surface de la mer dans les principales zones de surveillance du Pacifique équatorial ont atteint ou approché le seuil caractéristique d’El Niño entre fin avril et mi-mai.

Les mesures réalisées sous la surface de l’océan révèlent également une accumulation exceptionnelle de chaleur. Dans certaines régions du Pacifique tropical, les températures dépassent de plus de 6 °C les moyennes habituelles. Cette réserve énergétique alimente progressivement les couches supérieures de l’océan, favorisant le développement du phénomène.

Le dernier Bulletin climatique saisonnier mondial de l’OMM prévoit que les températures seront supérieures aux moyennes saisonnières dans la quasi-totalité des régions du globe entre juin et août 2026.

Cette situation pourrait accentuer les risques liés au stress thermique, notamment dans les régions déjà vulnérables, et se combiner avec d’autres catastrophes comme les sécheresses et les incendies de forêt.

António Guterres appelle à une mobilisation mondiale

Dans une déclaration vidéo, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la communauté scientifique avait lancé un avertissement sans ambiguïté. « Il existe 90 % de chances qu’El Niño se produise dans les prochains mois », a-t-il souligné. Ce phénomène risque d’amplifier les effets déjà visibles du réchauffement climatique, craint-il, en rendant les catastrophes plus destructrices, plus étendues et plus susceptibles de se propager au-delà des frontières nationales.

Le chef de l’ONU estime que la réponse doit passer par une accélération des politiques climatiques, notamment par la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles, le développement massif des énergies renouvelables, le renforcement de la protection des populations vulnérables et la généralisation des systèmes d’alerte précoce.

Des impacts contrastés selon les régions

L’OMM rappelle que les conséquences d’El Niño varient selon les zones géographiques. Traditionnellement, le phénomène favorise une augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et certaines parties de l’Asie centrale.

À l’inverse, l’Amérique centrale, le nord de l’Amérique du Sud, les Caraïbes, l’Australie, l’Indonésie ainsi que plusieurs régions d’Asie du Sud sont généralement exposées à des conditions plus sèches.

L’organisation souligne enfin qu’aucune preuve scientifique ne démontre à ce jour que le changement climatique augmente directement la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño. En revanche, le réchauffement global de l’atmosphère et des océans amplifie leurs effets en fournissant davantage d’énergie et d’humidité au système climatique, favorisant ainsi les canicules, les pluies extrêmes et les catastrophes qui en découlent.

Face à cette menace, l’OMM appelle l’ensemble des pays à exploiter pleinement les prévisions climatiques saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les risques et de réduire les pertes humaines, économiques et environnementales liées au prochain épisode El Niño.

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Trump à Netanyahou : « Tu es cinglé, tout le monde te déteste »

La tension diplomatique entre Israël et les États-Unis est montée d’un cran suite à un échange téléphonique houleux durant lequel Donald Trump aurait remonté les bretelles à Netanyahou au sujet des frappes au Liban, et notamment à Beyrouth.

 

C’est dans son langage fleuri que Donald Trump s’en est pris d’une manière violente à Benyamin Netanyahou, sans doute le dirigeant étranger le plus proche de lui. Invité à sept reprises à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien appartient presque au premier cercle du président américain. Un lien forgé par des années de convergence politique, d’affinités idéologiques et de relations personnelles étroites.

« T’es complètement cinglé » 

Ainsi, le site américain Axios a rapporté, lundi 1er juin, une conversation téléphonique houleuse entre le président des Etats-Unis et le Premier ministre israélien. Citant un officiel américain, le média affirme que Donald Trump a vu rouge en constatant que Benyamin Netanyahou souhaitait bombarder Beyrouth, dans le cadre de l’offensive de l’armée israélienne contre le Hezbollah

« T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

Ce n’est pas la première fois que les échanges entre les deux dirigeants sont houleux. Le 19 mai dernier, ils avaient échangé au sujet d’un possible accord avec l’Iran lors d’un entretien téléphonique décrit comme particulièrement difficile. Selon une source citée par Axios, « Netanyahou était rouge de colère ». Le média rapporte également que Donald Trump aurait déclaré au cours de cette conversation que Benyamin Netanyahou « fera tout ce que je lui demanderai de faire » en ce qui concerne les décisions relatives à l’Iran.

L’équation libanaise

Étonnante remontrance adressée au dirigeant israélien, lui qui a su convaincre Donald Trump de s’engager dans le bourbier d’un conflit aux conséquences incertaines avec l’Iran.

Que lui reproche-t-il aujourd’hui ? De mener au Liban une offensive militaire devenue difficile à maîtriser contre la milice chiite du Hezbollah, officiellement pour assurer la sécurité des Israéliens vivant à proximité de la frontière libanaise. Depuis le 2 mars dernier, ces frappes ont fait quelque 3 400 victimes côté libanais et coûté la vie à 27 soldats israéliens. Elles ont également eu pour effet de compromettre les négociations avec l’Iran visant à mettre un terme à une guerre qui aura ébranlé l’économie mondiale et qui, localement, risque de faire perdre la majorité au locataire de la Maison Blanche alors que élections de mi-mandat approchent dans un climat économique tendu.

« A quelques mois des élections de mi-mandat, le timing n’est pas bon pour le républicain qui avait promis la destruction rapide du régime iranien », explique un analyste politique. Tout en ajoutant que « le président américain semble s’être fait avoir par la rhétorique de Netanyahou. Là où il pensait faire un bon coup géopolitique, il se retrouve embourbé dans une situation pire qu’avant avec le détroit d’Ormuz fermé, les prix de l’essence toujours aussi hauts et des mauvais sondages ».

Or le front libanais cristallise l’un des points majeurs de crispations dans les discussions : Téhéran refuse de signer tout accord avec les Américains tant que les hostilités israéliennes contre le Hezbollah libanais ne s’arrêtent pas.

Et c’est dans ce contexte explosif que Donald Trump a été contraint d’endosser le rôle de pompier. Alors que le Premier ministre israélien menaçait, le 1er juin, de frapper la banlieue sud de Beyrouth, le président américain est intervenu en urgence en annonçant sur son réseau Truth Social un cessez-le-feu, coupant court à l’opération envisagée contre la capitale libanaise. Cette intervention n’a toutefois pas infléchi la détermination de Benyamin Netanyahou, qui a aussitôt réaffirmé sa volonté de poursuivre les opérations militaires dans le sud du Liban, où plusieurs frappes ont encore été menées lundi 1er et mardi 2 juin.

Surenchère

Au risque de défier « le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche » ? Sous la pression de l’aile la plus radicale de sa coalition, farouchement opposée à toute ingérence américaine dans le dossier libanais, Benyamin Netanyahou ne paraît pas disposé à céder aux injonctions de Donald Trump sur le dossier libanais.

« C’est le moment de dire non à notre ami, le président Trump », a ainsi lancé le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite nationaliste. Cette surenchère intervient alors qu’une nouvelle session de pourparlers entre Israël et le Liban s’est tenue à Washington, le 2 juin. Dans le même temps, le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense, Israël Katz, affichent des ambitions croissantes au Liban, envisageant d’étendre la zone d’influence israélienne jusqu’au fleuve Zahrani, situé à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Se tenir par la barbichette

Alors, s’agit-il d’un simple accroc diplomatique ou du début d’une rupture durable entre Donald Trump et le sulfureux dirigeant israélien ? À ce stade, il s’agirait davantage d’un regain de tensions entre deux alliés stratégiques que d’un véritable divorce. Car malgré leurs divergences ponctuelles, les liens qui unissent Washington et Tel-Aviv demeurent profonds : Israël reste largement tributaire du soutien militaire et financier américain; tandis que les États-Unis continuent de considérer l’État hébreu comme son bras armé au Proche-Orient.

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Réforme du Code des changes : la CONECT veut une “liberté encadrée“

Le 1er juin 2026, la Commission des finances et du budget a auditionné la CONECT sur le projet de Code des changes. Pour l’organisation patronale, cette réforme est un levier stratégique majeur de transformation économique

Le régime des changes, ont rappelé les représentants de la confédération, affecte directement l’investissement, la compétitivité des entreprises ainsi que la capacité des opérateurs économiques à accéder aux marchés internationaux, aux financements et aux partenariats étrangers. Face aux évolutions nationales, régionales et internationales, ils ont plaidé pour un équilibre entre ouverture économique et stabilité monétaire et financière.

Leur proposition phare est claire : abandonner la logique des autorisations préalables et des restrictions administratives au profit d’un régime de liberté économique encadrée, reposant sur le contrôle a posteriori. Ce nouveau système doit garantir une gouvernance efficace et être conforme aux principes constitutionnels relatifs à la liberté d’entreprendre et d’investir. Dans cette perspective, le futur Code des changes devrait poser la liberté comme principe général des transactions économiques, les exceptions devant être strictement encadrées par la loi.

Concrètement, la CONECT appelle à une libéralisation accrue des paiements courants liés à l’activité économique, à une simplification des procédures administratives et à la fixation de délais contraignants pour le traitement des demandes adressées à l’administration, dans un objectif de transparence et de sécurité juridique. Elle insiste également sur la nécessité d’adapter le cadre législatif aux profondes mutations de l’économie mondiale, notamment l’essor de l’économie numérique, l’émergence des services transfrontaliers, le développement des technologies financières ainsi que l’intégration des actifs numériques, afin d’éviter tout décalage entre la réglementation et les transformations économiques en cours.

Les représentants de la CONECT ont par ailleurs souligné l’importance de garantir aux investisseurs tunisiens et étrangers des règles claires, stables et prévisibles, leur permettant de disposer librement de leurs investissements et de leurs revenus. Cette clarté et cette stabilité, ont-ils estimé, sont essentielles pour renforcer la confiance dans le climat des affaires et améliorer le positionnement de la Tunisie dans les classements internationaux de l’investissement.

En matière de financement de l’économie, la confédération préconise de développer des mécanismes financiers modernes et d’intégrer les fonds d’investissement spécialisés dans le nouveau dispositif juridique. Ces instruments constituent selon elle des leviers essentiels pour mobiliser les ressources financières et les orienter vers les projets innovants ainsi que vers les secteurs à forte valeur ajoutée.

Enfin, concernant le régime des sanctions, la CONECT a appelé à une approche plus équilibrée et proportionnée. Elle propose de distinguer clairement les infractions formelles mineures des infractions de change graves ayant un impact direct sur l’économie nationale. Cette distinction permettrait de favoriser le respect volontaire de la réglementation sans entraver l’activité économique ni nuire à l’attractivité du pays.

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Plusieurs blessés : l’aéroport international du Koweït frappé par des drones iraniens

L’aéroport international du Koweït a été visé mercredi par une attaque de drones attribuée à l’Iran, faisant plusieurs blessés et provoquant d’importants dégâts matériels, selon les autorités koweïtiennes.

Dans un communiqué publié sur son compte X, l’armée koweïtienne a indiqué que des « drones ennemis » ont ciblé le terminal passagers T1 de l’aéroport dans le cadre de ce qu’elle a qualifié d’« agression iranienne ». L’attaque a endommagé plusieurs infrastructures de l’aéroport et blessé plusieurs personnes, dont le nombre n’a pas été précisé.

À la suite de l’incident, l’Autorité de l’aviation civile a suspendu le trafic aérien et ordonné le détournement des vols vers d’autres aéroports de la région, selon l’agence de presse officielle Kuna.

Plus tôt dans la nuit, l’armée koweïtienne avait annoncé être engagée dans l’interception de drones et de missiles hostiles. Des sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises à travers le pays, témoignant de la gravité de la situation sécuritaire.

De son côté, l’armée américaine a affirmé avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes visant ses bases militaires ainsi que des pays alliés dans le Golfe. Le Commandement central américain (Centcom) a précisé que deux missiles tirés en direction du Koweït n’avaient pas atteint leur cible. Tandis que trois autres missiles lancés contre Bahreïn avaient été interceptés par les systèmes de défense aérienne américains et bahreïniens.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont revendiqué ces opérations en les présentant comme une riposte à deux attaques distinctes menées récemment par les États-Unis contre des intérêts iraniens.

Cette nouvelle flambée de tensions intervient malgré les appels internationaux à la désescalade et ravive les inquiétudes quant à une extension du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

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Netanyahu devient l’obstacle majeur à un accord USA-Iran

Donald Trump répète depuis des semaines qu’il croit possible de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran. Mais la détermination d’Israël à poursuivre ses propres objectifs souligne le peu de contrôle dont dispose en définitive le président américain sur le règlement de cette crise.

Comme le souligne Bloomberg, la dernière « crise » entre Trump et Netanyahu fait suite à la récente escalade militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban, qui a provoqué d’intenses échanges téléphoniques entre les deux dirigeants. Ils ont présenté des versions différentes de l’accord conclu, le président américain évoquant un cessez-le-feu plus large que celui que son homologue était prêt à déclarer.

Cette divergence de vues met en péril les fragiles négociations entre Washington et Téhéran. Ce dernier insistant sur le fait que le Liban faisse partie de tout accord de paix.

La décision de Téhéran de suspendre les négociations avec Washington fait suite aux menaces de nouvelles frappes contre Beyrouth proférées par Netanyahu. Israël affirme que sa campagne contre le Hezbollah est cruciale pour sa propre sécurité et celle de la région…

Rappelons que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre ensemble, en lançant des attaques conjointes contre l’Iran fin février. Mais des signes de dissension entre eux pourraient désormais compliquer les efforts de Trump pour y mettre fin. Selon un article d’Axios, la conversation téléphonique houleuse de cette semaine a notamment inclus des insultes de la part de Trump. Celui-ci accuse Netanyahu d’ingratitude.

Trump tente également de convaincre le monde, y compris les investisseurs du marché pétrolier, qu’il peut sortir d’un cercle vicieux de conflit.

Lorsqu’un cessez-le-feu provisoire a été conclu entre les États-Unis et l’Iran début avril, Israël a intensifié sa campagne au Liban, et l’Iran a alors menacé de se retirer des négociations. Trump s’est entretenu par téléphone avec Netanyahu, et le dirigeant israélien s’est engagé à mettre fin aux attaques – un scénario qui s’est plus ou moins répété ces deux derniers jours.

Les négociateurs américains et iraniens continuent également de s’attaquer à plusieurs autres points de blocage, notamment la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et l’avenir des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Les alliés des États-Unis dans le monde arabe et en Europe ont également appelé à la fin du conflit au Liban. Mais les combats se sont poursuivis durant la nuit, des attaques ayant été signalées des deux côtés. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et environ un million de déplacées.

Netanyahu a confirmé un cessez-le-feu préliminaire dans le nord du Liban, mais a clairement indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations dans le sud du pays.

La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a rapporté mardi 2 juin que le groupe avait reçu deux propositions de cessez-le-feu des États-Unis pour mettre fin aux hostilités avec Israël et a confirmé qu’il discutait de celle soumise par Donald Trump. Tout en insistant sur le fait qu’elle devait inclure un « cessez-le-feu complet et sans exception ».

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Bac 2026 : top départ pour l’examen le plus attendu de l’année

Les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 débutent ce mercredi 3 juin en Tunisie. Au total, 162.435 candidats sont appelés à passer cet examen national décisif, dans un contexte marqué par un renforcement des mesures de lutte contre la fraude et une vigilance accrue des autorités éducatives.

Le ministère de l’Éducation a publié, mardi soir sur sa page Facebook officielle, le calendrier détaillé des épreuves de la session principale, qui se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026. Les résultats de cette première session seront annoncés le mardi 23 juin.

Selon les données communiquées par le ministère, 83 % des candidats sont inscrits dans les établissements publics, 12 % dans les établissements privés; tandis que 5 % se présentent en candidats libres.

La filière Économie et Gestion demeure la plus représentée, regroupant à elle seule 35 % des candidats. Elle est suivie par les Sciences expérimentales (18 %), les Lettres (16 %), les Sciences techniques (13 %) et les Sciences de l’informatique (12 %). La section Mathématiques représente quant à elle 5 % des inscrits, alors que la filière Sport ne dépasse pas 1 % des candidats.

Lors d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs des examens nationaux, tenue lundi, le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a réaffirmé la détermination de son département à préserver l’intégrité du baccalauréat tunisien.

« Aucune tentative de fraude ne sera tolérée », a-t-il insisté. Soulignant que des mesures strictes ont été mises en place afin de garantir la transparence et l’équité des examens.

Le ministre a également rappelé que la crédibilité du diplôme du baccalauréat constitue un enjeu majeur, tant pour les établissements universitaires tunisiens que pour les institutions étrangères qui reconnaissent cette certification.

Revenant sur la session précédente, Noureddine Nouri a indiqué que le taux de candidats impliqués dans des tentatives de fraude avait atteint 0,6 % en 2025. Des sanctions disciplinaires ont alors été appliquées à l’encontre des contrevenants.

Par ailleurs, il a révélé que le ministère travaille depuis le début de l’année scolaire, en coordination avec les différentes parties concernées, à démanteler les réseaux spécialisés dans la commercialisation et la diffusion de moyens de triche.

À quelques heures du coup d’envoi des épreuves, les candidats s’apprêtent ainsi à affronter l’un des moments les plus déterminants de leur parcours scolaire, sous le signe de la rigueur, de l’équité et de la transparence.

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