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Les Marocains dominent le marché du travail étranger en Espagne

La communauté marocaine a continué de renforcer sa présence sur le marché du travail espagnol en 2025. Et ce, en termes de nombre de travailleurs étrangers inscrits au système de sécurité sociale. Au moment même où la main-d’œuvre étrangère atteignait un nouveau niveau record, représentant 14,1 % du total des cotisants.

Selon les données du ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de l’Immigration publiées ce lundi par Capital, le nombre de travailleurs étrangers autorisés à la fin de 2025 s’élevait à 3,08 millions. Soit une augmentation annuelle de 204 300 travailleurs par rapport à 2024. Reflétant de la sorte le rôle croissant de ce groupe dans le soutien de l’économie espagnole.

La communauté marocaine arrive en tête de ce classement avec environ 373 400 travailleurs enregistrés. Viennent ensuite les Roumains avec 336 500 travailleurs, puis les Colombiens (250 200 travailleurs), selon le média.

Au cours de l’année écoulée, le nombre de travailleurs marocains a augmenté d’environ 26 900. Enregistrant ainsi l’un des taux de croissance les plus élevés après le Venezuela et la Colombie.

Le ministère espagnol a confirmé que la main-d’œuvre étrangère est devenue d’une grande importance pour un certain nombre de secteurs vitaux. Elle représente par exemple 29 % des travailleurs dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Tandis qu’elle est de 26 % dans le secteur agricole et de plus de 23 % dans le secteur de la construction.

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Air Liquide Tunisie réalise un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars

Air Liquide Tunisie a réalisé un chiffre d’affaires de 37,6 millions de dinars  au terme de l’exercice 2025, en progression de 2% par rapport aux 36,8 millions de dinars enregistrés en 2024. Le marché local a principalement porté cette performance en générant 32,3 millions de dinars de revenus, soit une hausse de 11% sur un an.  

La société industrielle a toutefois vu ses ventes à l’export reculer significativement. Les marchés extérieurs ont généré 5,3 millions de dinars en 2025, contre 7,7 millions de dinars l’année précédente. Le quatrième trimestre 2025 a affiché 1,5 million de dinars d’exportations, en baisse par rapport aux 2,1 millions de dinars du quatrième trimestre 2024.

La production bondit de 8% portée par l’oxygène

L’entreprise a accru sa production de 8% en volume pour atteindre environ 34 500 tonnes en 2025 contre 32 000 tonnes en 2024. La hausse de la production d’oxygène a essentiellement porté cette augmentation. La société a produit 8 600 tonnes au quatrième trimestre 2025, comparé à 8 100 tonnes sur la même période de l’année précédente.

Une rentabilité opérationnelle en nette amélioration

Les indicateurs de rentabilité témoignent d’une amélioration généralisée des performances opérationnelles. La marge sur coût matières a atteint 16,4 millions de dinars à fin décembre 2025, en hausse de 4% par rapport aux 15,7 millions de dinars de 2024. L’augmentation de la production des gaz de l’air combinée à l’efficacité énergétique obtenue grâce à la mise à niveau des unités de production explique cette progression.

La valeur ajoutée brute a progressé de 11% pour atteindre 12,4 millions de dinars en 2025, contre 11,2 millions de dinars l’année précédente. L’excédent brut d’exploitation affiche une amélioration encore plus marquée de 22% et s’établit à 4,1 millions de dinars au 31 décembre 2025, comparé à 3,4 millions de dinars en 2024.

Les investissements s’envolent de 78%

L’entreprise a considérablement renforcé son effort d’investissement en 2025. Les investissements nets ont atteint 16,9 millions de dinars, soit une augmentation de 78% par rapport aux 9,5 millions de dinars investis en 2024. Le projet de rénovation de l’une des deux unités de production explique principalement cette hausse substantielle.

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Forte dévaluation du dinar libyen 

La Banque centrale de Libye a dévalué le dinar de 14,7 % dimanche 18 janvier, fixant ainsi le taux de change à 6,3759 dinars pour un dollar. Il s’agit de la deuxième dévaluation de la monnaie nationale libyenne en moins d’un an.

En avril dernier, la Banque centrale de Libye avait procédé à la dévaluation du dinar de 13,3 %, fixant le taux de change de sa monnaie nationale à 5,5677 dinars pour un dollar. Dans un communiqué, elle a justifié sa décision par les conséquences néfastes des divisions politiques persistantes, la baisse des recettes pétrolières due à la chute des cours mondiaux du brut et autres difficultés économiques.

Il est à noter que le pays ne dispose pas d’un budget d’État unifié alors même que les dépenses publiques sont en hausse.

L’institut d’émission a également annoncé la préparation d’une classification actualisée des entreprises bénéficiant de l’ouverture de crédits documentaires au taux officiel, en coordination avec le ministère de l’Économie et du Commerce, afin de garantir la satisfaction des besoins du marché local en produits de base.

La classification comprenait les entreprises qui importent des produits alimentaires, des matières premières et des fournitures d’exploitation et de production, des matériaux de construction, des aliments pour animaux et des fournitures agricoles, des moyens de transport et des pièces détachées, des appareils électroniques, des médicaments et des fournitures médicales, du lait et des aliments pour bébés, des produits de nettoyage, des articles ménagers et électriques, des meubles, des vêtements, des chaussures et des textiles, ainsi que du tabac et de la papeterie, selon l’agence de presse libyenne.

A rappeler que la Libye est en proie à une instabilité constante depuis le soulèvement de 2011, qui a conduit en 2014 à une scission entre factions de l’est et de l’ouest et à la formation de gouvernements rivaux. Par conséquent, malgré ses importantes réserves pétrolières, le pays éprouve des difficultés à stabiliser son économie et à maintenir des flux de revenus réguliers en raison des fluctuations de la production et des prix du pétrole, qui constituent l’épine dorsale de son économie.

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Tawasol dépasse les 90 millions de dinars de revenus en 2025

Tawasol Group Holding a réalisé au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires global de 30,56 millions de dinars, contre 16,34 millions un an plus tôt, soit une progression de 87,01 %. Sur l’ensemble de l’exercice, les revenus atteignent 90,85 millions de dinars, contre 72,15 millions en 2024, en hausse de 25,91 %. Le chiffre d’affaires local s’établit à 27,52 millions de dinars au quatrième trimestre, en augmentation de 145 %, tandis que l’export recule à 3,04 millions de dinars, en baisse de 40,57 %. En cumulé annuel, le chiffre d’affaires local atteint 64,52 millions de dinars, en hausse de 31,67 %, et l’export 26,33 millions de dinars, en progression de 13,73 %.

La production du groupe suit la même dynamique avec 30,10 millions de dinars au quatrième trimestre 2025, contre 15,92 millions un an auparavant, soit une hausse de 89,13 %. Au 31 décembre 2025, la production cumulée s’élève à 89,96 millions de dinars, en augmentation de 27,28 % par rapport à 2024.

Une structure financière globalement maîtrisée

Sur le plan financier, les investissements du groupe atteignent 4,76 millions de dinars en 2025, contre 5,00 millions en 2024. L’endettement total s’établit à 40,19 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 40,42 millions un an plus tôt, soit une variation de -0,56 %. La dette à court terme recule de 29,97 % à 16,34 millions de dinars, tandis que la dette à moyen et long terme progresse de 39,57 % à 23,86 millions de dinars.

Des performances contrastées selon les pôles

Par métier, le pôle Télécommunications enregistre au quatrième trimestre 2025 un chiffre d’affaires de 3,16 millions de dinars, en hausse de 10,67 %. En cumul annuel, il atteint 20,84 millions de dinars, contre 16,17 millions en 2024, soit une progression de 28,90 %. L’endettement du pôle recule à 2,36 millions de dinars.

Le pôle Services et Infrastructures affiche une forte croissance avec un chiffre d’affaires trimestriel de 16,65 millions de dinars, contre 2,36 millions un an plus tôt, soit une hausse de 605,98 %. Sur l’année, les revenus atteignent 32,96 millions de dinars, en progression de 96,51 %. L’endettement du pôle diminue à 14,20 millions de dinars, contre 19,60 millions en 2024.

Le pôle Industries enregistre au quatrième trimestre un chiffre d’affaires de 10,63 millions de dinars, en recul de 11,28 %. En cumul annuel, il s’établit à 36,80 millions de dinars, contre 39,86 millions en 2024, soit une baisse de 7,67 %. Son endettement recule à 8,76 millions de dinars.

Le pôle Immobilier réalise un chiffre d’affaires trimestriel de 117 384 dinars, contre 354 978 dinars un an auparavant, soit une baisse de 66,93 %. En cumul annuel, les revenus atteignent 259 384 dinars, en recul de 54,89 %. L’endettement du pôle s’élève à 14,88 millions de dinars au 31 décembre 2025.

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Edito: Investissement, sinon rien

En 2025, l’illusion aura été de courte durée. L’année a moins bien fini qu’elle n’avait commencé. Et à bien des égards, elle a été beaucoup moins rassurante qu’il n’a été dit. Elle a levé le voile sur les vulnérabilités et les fragilités structurelles de l’économie nationale. Elle a même accentué notre décrochage industriel, comme le confirme la trajectoire des échanges extérieurs. Les exportations industrielles poursuivent leur trend baissier quand elles ne chutent pas de manière inquiétante, tout en étant découplées des importations qui explosent contre toute logique. Signe que l’offre de produits locaux stagne, et au pis recule, faute de compétitivité ou sous le coup de boutoir de la déferlante de marchés parallèles qui se sont pleinement affranchis de l’autorité de l’Etat et de toute forme de normalité. Moralité : les importations, quels qu’en soient les raisons, le canal ou le véhicule qui leur servent de levier, suppléent notre production nationale alors qu’historiquement, notre modèle de développement était fondé sur la substitution des importations. Plus que la fin d’un modèle, du reste capable de se réguler et de s’adapter de lui-même, comme cela s’est produit en Asie et ailleurs, c’est la faillite d’un système de gouvernance de politique économique. Il y a de ces retournements de l’histoire dont il faut chercher la raison dans le vide laissé par l’absence de politiques publiques et sectorielles volontaristes et pleinement assumées.

Dans l’histoire contemporaine du pays, on a rarement connu pareil phénomène d’errance économique. Les exportations industrielles, en mal de compétitivité, peinent à se redresser et les importations tous azimuts prennent le relais de la production nationale. Il n’y a pas de mystère à cette situation bancale qui défie les lois de l’économie. La raison en est la panne prolongée de l’investissement, le principal moteur de la croissance. Il est à l’arrêt ou presque.

 

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement. Et comme si cela ne suffisait pas, du fait de son instabilité, elle nourrit un épais brouillard au détriment de l’investissement. La législation sociale, contre-cyclique et à forte connotation politique, limite le champ de développement de l’entreprise sans de réelles garanties de l’emploi. La bureaucratie, qui confine souvent à l’arbitraire, finit par refroidir l’ardeur entrepreneuriale. La digitalisation, qui tarde à se mettre en place, ajoute au désarroi des acteurs économiques. Les coûts indirects, mais non moins visibles générés par la médiocrité des infrastructures de transport, par la défaillance logistique, grèvent les charges des entreprises, érodent leur compétitivité et pèsent au final sur leur décision d’investissement. Le climat délétère, l’atmosphère de paix larvée et l’absence de visibilité ne sont pas de nature à rehausser le moral des chefs d’entreprise. Les difficultés d’accès au crédit bancaire pour les PME/PMI font le reste, mais là, c’est une autre histoire. 

La vraie question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment enclencher le réarmement industriel du pays. A cette précision près que sans un véritable rebond de l’investissement, il n’y a point de salut national. Il ne peut y avoir de croissance saine et durable sans une forte reprise de l’investissement, porté par un vaste dessein national et une vision d’avenir.

Il peut paraître illusoire de vouloir relancer les investissements, booster l’attractivité du site tunisien, par la seule promulgation d’un code d’investissement, aussi accompli sur le papier soit-il. Les leviers et mécanismes de relance sont moins dans le texte que dans notre état d’esprit. Le meilleur code d’investissement aura peu d’effet si notre mentalité, notre perception de l’investisseur restent en l’état. Nous devons entreprendre notre aggiornamento politico-économique, une vaste et profonde révolution culturelle. Nous devons changer d’attitude et de logiciel mental et intellectuel à l’égard des investisseurs, notamment étrangers. La vérité est que nous voulons qu’ils viennent investir chez nous, mais nous n’acceptons pas qu’ils s’enrichissent, alors que leur réussite profitera en premier au pays sous la forme d’investissements supplémentaires. Il ne leur est pas permis, comme aux investisseurs locaux, de s’aventurer dans le domaine réservé de la seule puissance publique, sans qu’il soit d’essence stratégique. Nous sommes l’un des rares pays où l’Administration entend conserver l’intégralité de son pouvoir d’un autre temps : contrôler, régenter et administrer sans que cela soit nécessaire ou utile. On ne peut pas libérer l’investissement sans faire bouger les lignes et changer les choses. On comprend que tout n’est pas possible ici et maintenant et qu’il y a des zones d’interdiction. Soit. Sauf que là où il n’y a pas d’interdit, il ne doit pas y avoir d’autorisations aux issues du reste aléatoires. Cela vaut pour les investisseurs étrangers comme pour le reste. Il faut oser briser ces tabous une fois pour toutes.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle. Et pour cause ! Les pays industrialisés avancés, qui attirent le plus d’IDE en raison de la qualité de leur écosystème, ne disposent pas de code d’investissement, mais d’institutions et d’organismes crédibles et efficaces et de dirigeants dont la parole vaut de l’or. L’APII, la FIPA, l’APIA, la TIA, l’AFI sont certes dans leur rôle, mais cela ne saurait suffire. Car attirer des mégaprojets et des investissements de nouvelle génération hautement capitalistiques trouvent leur dénouement à des niveaux bien plus élevés au sommet de l’exécutif. Les IDE, à haute intensité technologique et à forte valeur ajoutée, sont au cœur de la diplomatie économique. Cela est d’autant plus vrai que le pays est pauvre en minéraux, en gaz, en pétrole, en terres rares et en ressources stratégiques qui suscitent un afflux d’IDE,  mais qui pourraient l’exposer, s’il n’y prend garde, à l’impérialisme belliqueux et à la barbarie de prédateurs qui renouent avec les sombres années du colonialisme et de la politique de la canonnière.

C’est une bénédiction divine d’être à ce point dépourvus de ces richesses extractives. Mais cela ne nous met pas à l’abri des visées impérialistes. La position géopolitique clé de la Tunisie n’a pas que des avantages. D’être ainsi dans l’œil du cyclone donne à réfléchir. Nécessité fait loi.  Autant nous en tenir à nos fondamentaux diplomatiques de toujours qui nous ont valu plus de pays amis et pour ainsi dire pas d’ennemis déclarés : une diplomatie tranquille, fondée sur un souci d’équilibre, proche de la neutralité – avec modération et humilité. Tout en garantissant au plan local un climat politique apaisé, consensuel, loin des querelles, des tensions et des divisions qui font le lit d’ingérences étrangères.

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle.

 

Le code d’investissement, même très élaboré, est certes nécessaire, mais pas suffisant. La crédibilité du pays se joue et se mesure aussi ailleurs. Les investisseurs étrangers ont tout autant besoin d’un code que d’institutions républicaines respectueuses de leurs engagements et de la sécurité juridique des investissements. Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur. Les chefs d’entreprise locaux ne sont pas en reste. Leur réussite, leur notoriété, leurs relations d’affaires et leurs réseaux professionnels sont parmi les principaux véhicules et vecteurs des IDE dans le cadre d’alliances industrielles ou de partenariats stratégiques. Leur manquer de respect, de considération et de reconnaissance revient à priver le pays de réelles opportunités d’investissement étranger. 

Ultime question : l’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé. Il l’a en revanche rétrogradé au plus bas, au point d’en faire une simple variable d’ajustement réduite à sa plus simple expression – moins de 6% de son budget. Autant dire qu’il a sacrifié les investissements d’avenir, privilégié le présent aux dépens du futur, en ménageant ses dépenses de fonctionnement, plutôt que des réformes difficiles, mais vitales pour le pays. Le train de vie de l’Etat n’est pas sans prix. 

 

Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur.

 

Le dire à l’heure de l’entame du plan de développement 2026-2030 ne sera pas de trop. L’investissement public est le principal vecteur de transformation économique, sociale et environnementale. L’Etat doit pouvoir inverser la pente et la trajectoire dangereuse des investissements d’avenir, aujourd’hui en déshérence. Le plan n’en aura que plus de contenu, de chair, de consistance et surtout de cohérence. Il y va de la crédibilité des politiques publiques et de leur capacité de réactiver les leviers de l’innovation, de l’investissement, de l’économie de la connaissance et d’une croissance durable.

 

L’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé.

 

Cet édito est disponible dans le mag. de l’Economiste Maghrébin n°936 du 14 janvier au 28 janvier 2026.

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Tunis au cœur du business : 500 décideurs au One Business Forum

La première édition du « One Business Forum » se tient mardi 20 janvier au Palais des congrès à Tunis. C’est un événement d’envergure consacré à la promotion de l’initiative privée, et qui, par conséquent, réunira plus de 500 participants issus des milieux économiques, dont des chefs d’entreprise, des promoteurs de PME, des fondateurs de start-up et des acteurs de l’écosystème entrepreneurial, venus de l’ensemble des régions du pays ainsi que de plusieurs États arabes, africains et européens.

En outre, l’Organisation nationale des entrepreneurs indique que le Forum enregistra la participation de délégations algérienne et libyenne, comprenant des hommes d’affaires, des chefs d’entreprises et des représentants d’institutions économiques et de structures d’appui, ainsi que des responsables d’organismes publics et des investisseurs étrangers.

Cette première édition du Forum vise à dynamiser l’investissement, à favoriser l’émergence de partenariats directs entre les PME et les start-up tunisiennes et leurs homologues étrangers, à consolider l’économie numérique et à consacrer le rôle du secteur privé en tant que levier central du développement économique.

La manifestation se déroulera sous l’égide du ministère de l’Économie et de la Planification, en présence de la ministre de la Famille, et en partenariat avec la Commission économique et sociale des Nations unies, précise la même source.

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Tunisie – Économie sous tension : le souffle court

Au gré des chiffres qui s’affichent sur les écrans des cambistes et des analystes, la Tunisie donne l’image d’un pays à la recherche d’un souffle long. Les indicateurs monétaires du 16 janvier 2026 racontent un début d’année placé sous le signe de la stabilisation prudente, celle qui apaise la surface sans dissiper l’inquiétude tapie dans les profondeurs du système financier. Car si l’économie tunisienne semble retrouver une forme d’équilibre interne, elle reste prisonnière d’un environnement extérieur volatil et d’un coût financier qui pèse de tout son poids.

Dans le monde, la détente progressive de l’inflation a ramené un peu de sérénité sur les marchés. L’Europe entrevoit les premiers gestes d’assouplissement monétaire quand les États-Unis se préparent à une année électorale dont l’issue conditionnera les grandes orientations géopolitiques et financières. Mais ces signaux favorables restent fragiles, bousculés par des routes maritimes perturbées en mer Rouge et par un ralentissement industriel mondial dont l’onde se propage jusqu’au sud de la Méditerranée. Dans ce contexte mouvant, la Tunisie avance avec prudence, les yeux rivés sur le curseur délicat qui sépare la stabilisation de la contraction.

En Tunisie, au cœur du système, la Banque centrale maintient son taux directeur à 7 %, fidèle à une ligne de crête entre lutte contre l’inflation et soutien minimal à l’activité. Le marché monétaire suit, le taux effectif s’établissant à 6,99 %. L’ensemble montre une politique désormais en phase d’observation, après des mois où la hausse des taux constituait la seule réponse à la flambée des prix. La liquidité bancaire demeure tendue, mais moins qu’en 2025. Le volume global de refinancement recule légèrement, témoignant d’un système bancaire qui respire un peu mieux, sans pour autant retrouver son aisance.

 

La liquidité bancaire demeure tendue, mais moins qu’en 2025. Le volume global de refinancement recule légèrement, témoignant d’un système bancaire qui respire un peu mieux, sans pour autant retrouver son aisance.

 

L’œil se tourne ensuite vers les équilibres extérieurs et l’image se trouble. Les réserves de devises s’effritent à 24,99 milliards de dinars, soit 105 jours d’importation, treize de moins que l’an dernier. Rien d’alarmant à court terme, mais suffisamment significatif pour rappeler que chaque dollar ou euro gagné par le tourisme ou la diaspora est immédiatement absorbé par les paiements dus aux créanciers internationaux. Le dinar glisse légèrement face au dollar, hésite face à l’euro, perd du terrain face aux monnaies asiatiques. Le mouvement reste contenu, mais il témoigne d’une économie vulnérable à la moindre bourrasque extérieure.

Pourtant, les moteurs réels de l’économie livrent des signaux d’espoir. L’année écoulée s’est close sur des performances remarquables : un tourisme consolidé retrouvant son rôle de pilier de rentrée de devises et des transferts des Tunisiens à l’étranger qui s’affirment comme véritable amortisseur social et économique. En miroir, le service de la dette extérieure atteint 12,45 milliards de dinars sur l’ensemble de 2025, absorbant des ressources qui pourraient irriguer l’investissement, l’éducation ou l’effort industriel.

L’État, lui, continue de marcher sur un fil. Le compte courant du Trésor se contracte, reflet des dépenses d’ouverture d’exercice et d’une trésorerie qui devra être alimentée avec précision au fil des mois. Le recours massif aux bons du Trésor assimilables traduit une stratégie assumée : internaliser autant que possible le financement public en attendant des conditions plus clémentes à l’extérieur.

 

L’État continue de marcher sur un fil. Le compte courant du Trésor se contracte, reflet des dépenses d’ouverture d’exercice et d’une trésorerie qui devra être alimentée avec précision au fil des mois.

 

À court terme, les prochains mois s’annoncent comme un exercice d’équilibrisme attentif. Les tensions devraient rester maîtrisées, à condition que les réserves se renforcent avec la reprise saisonnière, que la stabilité politique soit préservée et que l’économie mondiale évite un nouveau choc.

À moyen terme, la Tunisie ne pourra toutefois échapper à la question centrale : comment sortir d’un modèle épuisé où les devises entrent pour repartir aussitôt au titre du remboursement, où la politique monétaire compense les faiblesses économiques plus qu’elle ne les corrige, où l’endettement international dicte l’agenda économique ?

Les réponses appartiennent autant à l’exécutif qu’au pays tout entier. Investir dans ce qui génère de la valeur réelle, reconstruire la confiance des investisseurs, alléger progressivement le fardeau financier, libérer l’énergie entrepreneuriale qui sommeille derrière les obstacles administratifs. Telles sont les pistes qui permettront de transformer une respiration courte en souffle durable.

En cette mi-janvier, la Tunisie ne s’effondre pas ; elle avance, prudemment, portée par ses ressources, freinée par ses contraintes. C’est dans ce mouvement lent, parfois imperceptible, que se joue le destin économique des mois à venir.

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Références :

(1) Sources principales consultées pour le contexte international : World Bank MENAAP (16 jan. 2026), données prix Brent / marché pétrolier (16 jan. 2026), minutes Fed / prises de position récentes, analyses Reuters sur la réaction des marchés aux tensions régionales. (Banque Mondiale)

(2) (*) https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

(**) https://www.ins.tn/

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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CAN 2025: Le Sénégal sur le toit de l’Afrique

Après un parcours presque parfait, les Lions de la Teranga ont décroché le titre continental ce dimanche 18 janvier 2026, le deuxième de leur histoire, en battant les Lions de l’Atlas, sur le score de 1 but à 0.

Tout s’est joué à un cheveu. Mais dans l’ensemble de la rencontre, les méritent amplement la victoire. Mais disons que la chance – si elle existe – leur a souri, étant donné que dans les arrêts du jeu, le referee avait accordé un pénalty très généreux, ce qui a d’ailleurs conduit à l’équipe du Sénégal de quitter le terrain.

C’est après une longue négociation qu’ils revenus sur le terrain. Ibrahim Diaz, auteur du « chaos », parce que c’est lui quia réclamé et obtenu le pénalty le tira sur le gardien, sans doute rattrapé par la conscience – parce qu’il n’y avait pas pénalty, Puis, dans la première partie des prolongations, les Sénégalais ont marqué l’unique de la rencontre.

Les Lions de la Teranga sont les nouveaux rois du football africain. Ils iront au Mondial avec un moral de fer, pensons-nous.

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Condamné et recherché : Seifeddine Makhlouf rattrapé par la justice

Une source judiciaire a affirmé dimanche 18 janvier que le ministère public près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné la détention de l’ancien député (Parlement dissous), Seifeddine Makhlouf, recherché pour des condamnations prononcées à son encontre par le tribunal de première instance et la Cour d’appel de Tunis.

Durant le mois de janvier 2026, la chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis avait condamné Seifeddine Makhloufة par contumaceة à cinq ans de prison avec exécution immédiate.

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Finale CAN 2025: qui diffusera Sénégal-Maroc?

La finale de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des nations 2025 nous a réservé les deux meilleures de la compétition, en l’occurrence le pays organisateur, le Maroc (1er en Afrique et 11ème au classement Fifa) et le Sénégal (2ème en Afrique et 18ème FIFA).

A noter au passage que les deux équipes sont également qualifiées pour la phase finale de la Coupe du monde 2026 au Canada, Etats-Unis et Mexique.

Alors, qui soulèvera la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les Lions de l’Atlas ou les Lions de la Teranga? Difficile à dire, tant les deux équipes pratiquent un football de haute facture, même si les Marocains partent légèrement favoris vu qu’ils évoluent à domicile. Mais ce sera très disputé cette finale.

Concernant la rencontre proprement dite, on croit savoir que plus de 50 chaînes de télévision et près d’une centaine de radios vont la retransmettre, dont l’incontournable BeIN Sports, mais aussi RFI (ses antennes africaines), M6, etc. Et ce à partir de 20 heures (heure de Tunisie).

Notre pronostic:

Sénégal – Maroc: victoire du Maroc.

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5 180 infractions économiques enregistrées en 2025… rien qu’à Tunis

Les équipes de contrôle économique, relevant de direction régionale du commerce à Tunis, ont enregistré, au cours de l’année 2025, l’équivalent de 5 180 infractions économiques couvrant 12 secteurs, à savoir les légumes et fruits, les denrées alimentaires, les œufs et la volaille, le poisson, la viande rouge, le tabac, les matériaux de construction, les cafés, les boulangeries, les pâtisseries et d’autres produits divers ainsi que le secteur des services.

Environ 514 tonnes de denrées alimentaires et de produits industriels ont été également saisies, en plus de la prise de 30 décisions administratives, dont des décisions de fermeture de locaux commerciaux.

La directrice régionale du commerce de Tunis, Sihem ElMabrouk, a déclaré à l’agence TAP, que les équipes de contrôle relevant de la direction régionale de Tunis ont effectué plus de 16 000 visites d’inspection dans différentes régions du gouvernorat au cours de l’année dernière. Ces visites ont été réalisées par 950 équipes de contrôle économique avec la participation de 235 équipes de services de sécurité (Garde nationale et Police).

Les infractions économiques enregistrées se répartissent, selon la même source, en 1 900 infractions dans le secteur des légumes et fruits, 1 098 dans les denrées alimentaires, 383 dans la volaille, 357 dans le domaine des boulangeries et pâtisseries, ainsi que 613 infractions relevées dans le secteur des cafés et restaurants, avec l’enregistrement de 224 infractions dans le secteur du poisson. Il s’agit également, de 187 infractions dans le secteur de viande rouge, 106 infractions dans le tabac, 47 dans les œufs, en plus de 85 dans les matériaux de construction, et 26 dans les aliments pour bétail.

Par ailleurs, Sihem ElMabrouk a précisé que les infractions économiques enregistrées sur l’ensemble du gouvernorat de Tunis sont liées notamment, à l’augmentation des prix soit 1499 infractions, 1 191 infractions concernant la facturation, et 1 173 infractions relatives au non-affichage des prix.

Les infractions se répartissent également, en 228 infractions liées à la métrologie, 120 infractions portant sur la violation des procédures de subvention, 60 infractions liées au refus de vente, 59 infractions impliquant la détention et la commercialisation de produits d’origine inconnue et 20 autres concernant des infractions liées à la qualité des produits.

La responsable a révélé, par ailleurs, que les équipes de contrôle économique ont pu, au cours de l’année 2025, mener 172 opérations de saisie de matières et de produits faisant l’objet de violations des procédures de subvention et de pratiques liées à l’utilisation de méthodes commerciales illégales, ayant entraîné la saisie de quantités importantes de produits.

Il s’agit notamment, de 365 tonnes de légumes et fruits, 34 tonnes de dérivés de céréales, 30 500 œufs, 19 tonnes d’aliments pour bétail, ainsi que la saisie de 73 tonnes de matériaux de construction et 5,5 tonnes de diverses denrées alimentaires, outre la saisie de 16 tonnes de sucre subventionné.

S’agissant des sanctions infligées, la directrice régionale du commerce a indiqué, qu’elles concernent notamment 12 décisions de fermeture et 14 décisions d’interdiction d’approvisionnement. Toutes ces décisions ont été prises en raison de la vente à des prix excessifs, a-t-elle ajouté.

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Le CA des télécommunications franchit la barre des 4 Mrds de dinars en 2025

Le chiffre d’affaires des télécommunications a enregistré une croissance de 4 %, passant de 3 988,8 millions de dinars (MDT) en 2024 à 4 144,7 MDT en 2025, selon l’Instance nationale des télécommunications (INT).

L’instance explique cette évolution entre autres par le lancement de la technologie 5G en février 2025 qui, selon elle, a marqué un tournant pour le secteur. Après une série d’expérimentations, le déploiement commercial officiel de ce service en Tunisie a eu lieu le 14 février 2025, via les trois opérateurs : Tunisie Télécom, Ooredoo et Orange.

D’après les données de l’INT, qui célèbre cette année ses 25 ans d’existence, les investissements globaux dans le secteur ont connu un bond significatif, parce qu’ils sont passés de 753,5 MDT en 2024 à 1 198,6 MD en 2025. Cette dynamique devrait se maintenir avec l’extension de la couverture 5G.

Les services Internet ont enregistré les hausses les plus importantes, tandis que les services téléphoniques traditionnels ont continué à reculer. Le service Internet mobile a ainsi connu la plus forte progression, son chiffre d’affaires passant de 1 296,6 MDT à 1 427,8 MDT.

Le service Internet fixe arrive en deuxième position, avec une augmentation de 1 264,3 MDT à 1 416,9 MDT, tandis que le téléphone mobile (appels) a diminué, passant de 1 088,6 MDT à 1 000,6 MDT sur la même période, en raison de l’usage croissant d’applications telles que WhatsApp, Messenger et TikTok, intégrées à la consommation de données.

Le chiffre d’affaires du téléphone fixe a, quant à lui, poursuivi sa baisse, passant de 89,1 MDT à 71,6 MDT contre entre 2024 et 2025.

Par ailleurs, les statistiques de l’INT révèlent une amélioration notable de la pénétration des services. En effet, le nombre d’abonnés est passé de 14,4 millions à près de 15 millions, soit un taux de pénétration supérieur à 125 %.

Le taux d’accès à Internet fixe a atteint 52,6 %, tandis que celui d’Internet mobile s’élève à 89,2 %.

La dépense mensuelle moyenne pour les appels mobiles est restée quasi stable à 3,3 dinars, tandis que la dépense moyenne pour Internet (5G/4G/3G) est passée de 9,1 dinars à 10,4 dinars.

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Marche du PDL : commémoration du 18 janvier 1952 et appel à l’unité nationale

A l’occasion du 74e anniversaire des sanglants événements du 18 janvier 1952, un tournant clé de la lutte pour l’indépendance du pays, le parti PDL  a organisé une marche de protestation à Tunis. Partant du lycée El Alaouia vers Ma39el ezza3im, cette mobilisation a réuni des centaines de militants déterminés à dénoncer la crise multidimensionnelle qui mine le pays.

Les manifestants ont exigé la libération de leur présidente, emprisonnée depuis octobre 2023. Ils ont fait savoir que parmi les slogans les plus repris : « Un État démocratique, une liberté fondamentale !  » et  » Liberté pour Abir ! », en écho aux revendications portées plus tôt dans la journée.

Tout comme ils ont dénoncé les restrictions croissantes sur les libertés d’expression et de rassemblement. Les participants ont également mis en avant la nécessité de réformes pour garantir un niveau de vie décent.
Ali Bejaoui , membre du comité politique du PDL et  membre du comité de défense d’Abir Moussi, s’est exprimé les partisans et les non partisans du PDL. “La Tunisie ne progressera pas sans réaliser l’unité nationale, rejeter la haine et les divisions, et avancer de l’avant”, a-t-il lancé.

 

Ainsi il souligne l’urgence de surmonter les clivages post-révolutionnaires pour renouer avec l’héritage destourien de modernité et de souveraineté.  En outre, il a rappelé que les événements de 1952, marqués par la répression française contre les nationalistes tunisiens (causant des dizaines de morts), symbolisent la résistance pour la dignité et les droits des valeurs.

Lire aussi: Un rappel de l’histoire du 18 janvier 1952

Cette double mobilisation, l’une centrée sur les droits socio-économiques, l’autre sur la mémoire historique, illustre la mémoire collective entre le passé et les défis actuels.

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Noufissa Kessar nommée PDG du groupe marocain d’Al Mada

Le Conseil d’administration d’Al Mada nomme Noufissa Kessar au poste de présidente-directrice générale du groupe, avec effet immédiat.

Al Mada, groupe d’investissement marocain à vocation panafricaine, porte désormais à sa tête une femme, et ce depuis vendredi 16 janvier 2026, nomination qui fait suite au décès de Hassan Ouriagli, à qui le conseil d’administration a rendu « hommage pour son leadership, ses nombreuses réalisations et son dévouement exemplaire au service du groupe, rapportent plusieurs médias marocains et africains ».

« Son engagement a marqué l’histoire d’Al Mada et a fortement contribué à sa position stratégique dans l’économie nationale et africaine », lit-on dans un communiqué d’Al Mada.

A noter que Noufissa Kessar, qui succède donc à Ouriagli, a construit sa carrière au sein du même groupe, d’abord au sein de la banque du groupe, puis à la holding Al Mada en qualité de directrice générale adjointe, où elle a contribué activement aux projets stratégiques et au développement global du groupe.

Elle est diplômée de l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse, et a fait l’essentiel de sa carrière au sein du Groupe Al Mada d’abord au sein d’Attijariwafa Bank où elle a entre autres participé à la création d’Attijari Finances Corp, et ce, avant de rejoindre la holding.

Noufissa Kessar est également administratrice dans certaines filiales du Groupe Al Mada. De ce fait, « sa nomination s’inscrit dans la continuité de l’engagement d’Al Mada en faveur de l’innovation, de la croissance durable et de l’excellence opérationnelle. Sous la direction de Noufissa Kessar, Al Mada consolidera le développement en cours, l’innovation et sa contribution au progrès économique et social du Maroc et à l’international, dans le respect des valeurs fixées par les actionnaires du Groupe Al Mada », ajoute le communiqué.

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Bettino Craxi : 26 ans après, une plaque commémorative porte désormais son nom à Hammamet

Le 17 janvier 2026, Hammamet a été le théâtre d’une cérémonie émouvante pour marquer le 26e anniversaire de la mort de Bettino Craxi, ancien Président du Conseil italien ((le 19 janvier 2000, à l’âge de 65 ans).

La commémoration a été organisée sur la place située devant le cimetière chrétien de la ville où Craxi est inhumé, en présence de sa fille, la sénatrice Stefania Craxi, et du ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, comme le rapporte un média tunisien reprenant des informations de l’agence NOVA.

A cette occasion, la fille de Craxi, par ailleurs présidente de la Commission sénatoriale des affaires étrangères et de la défense de l’Italie, a assuré que : « mon père est toujours profondément aimé par le peuple tunisien ». Elle rappelle l’importance de cette cérémonie qui coïncide avec le dévoilement d’une plaque commémorative, commandée par la Fondation Craxi ETS, destinée à rappeler la gratitude de Bettino Craxi envers la Tunisie. « Cette plaque symbolise la reconnaissance d’un homme d’État envers un pays qui a respecté et protégé sa liberté, malgré la douleur de l’exil ».

Et d’ajouter : « l’exemple de son père demeure une source d’inspiration dans la vie politique contemporaine… et pour la pertinence de sa pensée pour les défis internationaux actuels ».

Pour sa part, Guido Crosetto, ministre italien de la Défense, a participé au dévoilement de la plaque portant le nom de l’ancien Premier ministre italien, affirmant son « respect pour l’homme d’État qu’était Bettino Craxi ».

Rappelons que Bettino Craxi s’est exilé en Tunisie à l’époque de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, lequel lui avait avait accordé l’asile politique dans le pays. La Tunisie, qu’il considérait comme sa « seconde patrie », lui offrait un lien réconfortant avec l’Italie et un espace pour continuer à réfléchir à sa vision politique et internationale.

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Tunisie : 2,5 milliards de dinars d’investissements déclarés dans l’industrie en 2025

Les investissements déclarés dans le secteur industriel ont atteint 2 484,3 millions de dinars (ou 2,484 milliards de dinars) en 2025, pour 3 909 projets déclarés, lesquels devraient générer, une fois réalisés, quelque 37 300 emplois. C’est ce qui ressort d’une Synthèse du bulletin de conjoncture de l’année 2025 publiée par l’APII (Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation).

L’APII fait état d’une tendance mensuelle à la hausse des investissements déclarés au cours de l’année 2025, avec un pic de 531,4 MDT en décembre 2025, ce qui représente une augmentation de 50% par rapport au mois de novembre 2025, et une croissance de 92% par rapport à décembre 2024.

Ces investissements se répartissent à raison de 1 018,8 MDT pour le secteur des industries agroalimentaires (IAA) en hausse de 8,4%, de 551 MDT pour le secteur des industries mécaniques et électriques (IME, +13,2%), de 256 MDT pour le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre (IMCCV, +21,4%) et de 39 MDT pour les industries du cuir et de la chaussure (ICC, +167,1%).

Le nombre de projets déclarés dans le cadre de nouvelles créations a connu une hausse de 22, 6% avec un total d’investissement de 1 044,4 MDT durant l’année 2025 contre 950,9 MDT au cours de l’année 2024 (soit une hausse de 9,8%).

L’APII indique également une croissance de 13,7% des investissements totalement exportateurs déclarés dans le secteur industriel durant l’année 2025. Les hausses les plus importantes ont concerné le secteur des IAA, avec une augmentation de 111,7% à 103,1 MDT, le secteur des IME avec une évolution de 38,5% à 269,4 MDT et le secteur des ICC avec une progression de 550% à 10,4 MDT.

Le total des investissements à participation étrangère (PE) ont atteint 436,5 MDT répartis entre 148,4 MDT d’investissements en partenariat et 288,1 MDT d’investissements 100% étrangers. Les investissements déclarés par des tunisiens s’élèvent à 2 047,8 MDT.

Par ailleurs, 99,7% des projets déclarés en industrie ont un coût d’investissement de moins de 15 MDT par projets. Cette catégorie de projets a enregistré des hausses respectives de 17,3 % en nombre de projets, de 11,8% en investissements et de 0,2 % en créations d’emplois.

Forte progression des exportations

Les exportations du secteur industriel ont augmenté de 4,8% à 58 573,8 MDT durant l’année 2025 répartis à raison de 6 218,5 MDT pour le secteur des IAA, 31 232,1 MDT pour le secteur des IME, 3 825,6 MDT pour le secteur des industries chimiques (ICH) et 11 170 MDT pour les industries textiles et d’habillement et du Cuir et de la chaussure (ITH&ICC).

Les investissements déclarés dans les activités de services ont augmenté de 34% en nombre à 15 283 projets et de 51,5% en valeur à 1687,8 MDT. Ces investissements généreraient 58720 emplois en augmentation de 68,1%. Ils sont répartis entre des projets déclarés par des tunisiens (1 554 MDT), des projets mixtes (60,3 MDT) et des projets déclarés par des étrangers (73,7 MDT).

L’APII a aussi rapporté une hausse de 40,7% des investissements dans les services connexes à l’industrie. Cette hausse résulte principalement de la progression des investissements dans les services de transport (83,6%), les services liés à la formation professionnelle (47,1%) et les services informatiques (25,2%).

Elle a précisé que les investissements de 100 MDT et plus ne sont pas comptabilisés dans les statistiques du secteur industriel…

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Production scientifique : la Tunisie excelle en volume, pas en influence

La Tunisie occupe la 12e place mondiale en matière de production scientifique, selon l’enseignante-chercheuse Samiha Khlifa, qui s’exprimait lors du troisième dialogue sociétal organisé par l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH), en partenariat avec l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE).

Malgré ce classement avancé, le pays ne se situe qu’au 130e rang mondial en termes d’impact sociétal de la recherche, ce qui montre un décalage entre la production de savoir et sa valorisation. Par conséquent, la chercheuse estime nécessaire de développer des connaissances tunisiennes utiles et accessibles, et à même de répondre aux besoins nationaux.

Les intervenants ont mis en avant les défis majeurs du système éducatif, notamment la baisse des dépenses publiques, le chômage des diplômés du supérieur et l’adaptation de l’enseignement aux mutations économiques, technologiques et démographiques, dans la perspective d’une éducation durable et inclusive.

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Tunisie – Déficit énergétique : dix années de dérive

Le déficit énergétique a quadruplé durant les dix dernières années, passant de -2,7 milliards de dinars, en 2016 (soit 21,5% du déficit commercial), à -11,1 milliards de dinars, à la fin de l’année 2025, ce qui représente 51,1% du total du déficit commercial de la Tunisie. C’est ce qui ressort d’une note publiée samedi 17 janvier 2026, par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Pour rappel, le déficit commercial s’est aggravé, durant l’exercice 2025, pour atteindre -21,8 milliards de dinars, avec un taux de couverture ne dépassant pas 74,5%, contre -18,9 milliards de dinars en 2024 (un taux de couverture s’élevant à 76,6%).

Ce déficit provient, essentiellement, du groupe des produits énergétiques (-11,1 milliards de dinars), des matières premières et demi-produits (-5,8 milliards de dinars), des biens d’équipement (-3,7 milliards de dinars) et des biens de consommation (-2,3 milliards de dinars).

Ainsi, il est à noter que, hors énergie, le déficit de la balance commerciale, en 2025, s’est réduit à -10,6 milliards de dinars.

Les données publiées par le département du Commerce ont montré, en outre, l’accroissement des exportations de 118,5%, à 63,6 milliards de dinars, et des importations de 104,8%, à 85,5 milliards de dinars, au cours de la période 2016 – 2025, d’où une amélioration du taux de couverture, passant de 69,8%, en 2016, à 74,5%, en 2025.

Evoquant le résultat des échanges commerciaux avec les principaux partenaires de la Tunisie, le ministère du Commerce a fait état d’un excédent enregistré, notamment, avec la France (5,5 milliards de dinars), l’Allemagne (2,6 milliards de dinars), et la Libye (2 milliards de dinars), contre un déficit avec la Chine (10,9 milliards de dinars), l’Algérie (4,6 milliards de dinars), la Russie (4,1 milliards de dinars), la Turquie (3,4 milliards de dinars), et l’Inde (1,3 milliard de dinars).

Pour ce qui est des échanges avec les marchés prometteurs, les statistiques ont fait ressortir un déficit avec les pays asiatiques de 15,3 milliards de dinars, et avec la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) de 2,4 milliards de dinars), contre un excédent avec le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) de 784 millions de dinars.

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Un rappel de l’histoire du 18 janvier 1952

Le 18 janvier 1952 reste une période incontournable de l’histoire de la Tunisie, plus précisément un moment clé de notre mémoire collective marqué par la répression brutale des autorités françaises contre le mouvement indépendantiste.

Foued Mouakher, dirigeant du Parti destourien libre (PDL), a rappelé l’histoire du 18 janvier 1952, un moment clé de la mémoire collective tunisienne Ce rappel survient dans un contexte où la vigilance reste essentielle face aux défis actuels. Comme l’a annoncé Foued Mouakhar, dirigeant du PDL via sa page officielle Fb.

« Ainsi on note qu’en date du 18 janvier 1952 marque un tournant décisif dans l’histoire tunisienne, avec l’arrestation de Habib Bourguiba et de 20 autres dirigeants du Néo-Destour par les autorités françaises, déclenchant une grève générale et des émeutes violentes à travers le pays. Cette date ouvre la « phase décisive » de la lutte pour l’indépendance, suite à l’appel de Bourguiba à la résistance armée prononcé cinq jours plus tôt à Bizerte.​

Le nouveau résident général français, Jean de Hautecloque, arrive le 13 janvier 1952 pour remplacer Louis Périllier, perçu comme trop conciliant, dans un climat de tensions croissantes entre le Néo-Destour et la France. Des arrestations préalables, comme celles de militantes à Béja le 15 janvier, attisent les esprits, tandis que Bourguiba prépare un congrès du parti à Tunis.​​ »

À l’aube, Habib Bourguiba et Mongi Slim sont placés en résidence surveillée à Tabarka, ignorant que cela provoque une mobilisation massive : l’UGTT décrète la grève générale, des manifestations éclatent partout, et le congrès du Néo-Destour se tient malgré tout sous la présidence de Hédi Chaker, adoptant une motion pour l’action directe.​​

Les jours suivants voient des affrontements sanglants, particulièrement au Sahel et au Cap Bon, avec des dizaines de morts dus à la répression française impliquant zouaves et légionnaires, incluant pillages, viols et exécutions sommaires. Cela mène à une guérilla dans les montagnes et pave la voie vers l’autonomie interne en 1954, puis l’indépendance totale en 1956.​​

Aujourd’hui, alors que la Tunisie fait face à de nouveaux défis socio-économiques, le rappel de Foued Mouakhar du 18 janvier 1952 nous invite à puiser dans cette mémoire collective la force de la résistance. Comme l’a si bien dit Habib Bourguiba: « la lutte pour la dignité ne s’arrête jamais ».

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