Dans le cadre d’un accord de coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et le Centre national d’archéologie chinois (NACA), un projet d’aménagement et de valorisation des ports puniques de Carthage a été lancé en présence du Directeur général de l’INP.
Menée depuis le 15 octobre 2026 pour se poursuivre jusqu’au 8 janvier 2027, cette mission réunit des chercheurs, des conservateurs du patrimoine et des étudiants des deux pays.
Les équipes réaliseront des fouilles archéologiques, des relevés topographiques s’appuyant sur des technologies modernes, ainsi que l’inventaire des vestiges découverts afin d’assurer la préservation et la mise en valeur durable de ce site historique majeur.
La brigade de la police judiciaire de l’Ariana a réussi, ce jeudi 22 octobre 2026, à démanteler les activités d’un individu qualifié de dangereux, spécialisé dans le vol d’argent ciblant les usagers des distributeurs automatiques de billets (DAB) de la région.
Le suspect a été appréhendé à la suite d’un piège tendu par les forces de l’ordre, qui fait suite à une série de plaintes déposéespar plusieurs victimes, qui ont signalié le vol de sommes d’argent sur leurs comptes bancaires, via des retraits qu’elles affirment n’avoir jamais effectuées.
L’enquête a permis de mettre en lumière le mode opératoire du suspect, qui guettait ses victimes à proximité des distributeurs bancaires, puis intervenait en prétextant une panne technique de l’appareil et prétendant vouloir aider. Profitant de la confusion, il parvenait ainsi à détourner l’attention des usagers pour effectuer des retraits à leur insu.
Le ministère public a ordonné le placement en détention du suspect, alors que l’enquête se poursuit.
L’Ambassade d’Argentine en Tunisie a inauguré, à l’Espace Sainte-Croix, l’exposition photographique « Un pont d’images », réalisée par le photographe argentin Ricardo Wetzler, à l’occasion du 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays.
À travers des photographies prises en Argentine et en Tunisie, cette exposition nous invite à découvrir les regards, les paysages, les émotions et les expériences humaines qui rapprochent nos deux peuples, au-delà des distances géographiques et des différences culturelles. Dans un monde où l’on construit trop souvent des murs, nous avons choisi de célébrer les ponts qui nous unissent.
« Nous avons été particulièrement honorés de la présence de S.E. M. Mourad Belhassen, Directeur général de la diplomatie économique et culturelle au ministère tunisien des Affaires étrangères, que nous remercions chaleureusement d’avoir partagé avec nous ce moment de célébration de l’amitié tuniso-argentine», indique l’ambassade.
Et d’ajouter : « Nos sincères remerciements vont également à Mme Olfa Ben Ghozzi, directrice de l’Espace Sainte-Croix, ainsi qu’à toute son équipe, pour leur précieux soutien, leur disponibilité et leur contribution à la réussite de cet événement. Nous remercions également Ricardo Wetzler pour son magnifique travail, ainsi que tous les amis de l’Argentine et de la Tunisie qui nous ont fait l’honneur de partager ce moment de rencontre, de culture et d’amitié ».
L’exposition est prévue à l’espace Sainte-Croix et fera vibrer le patrimoine culturel tunisois jusqu’au 27 octobre 2026.
L’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) a annoncé une grève générale ce vendredi 23 octobre 2026 dans l’ensemble des facultés et instituts supérieurs du gouvernorat de Sfax, suite du décès tragique de l’étudiante Rahma Dziri, survenu au sein du foyer universitaire de Sidi Mansour.
Inscrite à l’Institut supérieur des études technologiques (Iset) de Sfax, la jeune fille a été victime d’un malaise dans la nuit du mercredi 21 octobre dernier. D’après les témoignages de ses camarades, la prise en charge médicale aurait souffert d’un retard conséquent, l’ambulance ne serait arrivée sur les lieux que plus d’une heure après le premier appel d’urgence.
Face à cette situation, l’organisation étudiante appelle à une mobilisation générale pour exiger l’instauration de structures médicales permanentes au sein des résidences universitaires.
Dans son communiqué, l’UGET réclame des solutions durables pour garantir l’accès immédiat aux soins et exhorte les autorités de tutelle à assumer leurs responsabilités en prenant des mesures d’urgence pour préserver la vie des étudiants.
Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera nuageux sur l’ensemble du pays cette nuit, avec quelques pluies éparses sur les régions côtières du sud.
Des vents forts sont également annoncés près des côtes et qui seront faibles à modérés à l’intérieur du pays, ajoute encore l’INM en précisant que la mer sera particulièrement agitée au nord du pays.
Pour les températures, l’Institut national de la météorologie prévoit des nocturnes comprises entre 16 et 21°C, et aux alentours de 13°C sur les zones montagneuses de l’ouest.
Présent en Tunisie depuis 1986, Dachsercélèbre cette année 40 ans d’investissements et d’accompagnement des industriels tunisiens dans leurs échanges internationaux. Forte d’un ancrage local historique et connectée à l’un des principaux réseaux logistiques intégrés au monde, l’entreprise annonce à cette occasion un projet de construction d’un nouveau site dans la région de Sousse afin de soutenir la croissance des exportations tunisiennes.
Il y a quarante ans, Dachser faisait le choix d’investir durablement en Tunisie pour accompagner les flux commerciaux entre le pays et l’Europe.
Depuis, Dachser Tunisie a développé sa présence et ses activités de transport dans le pays pour répondre à l’évolution des besoins des industriels tunisiens et soutenir leur développement à l’international.
Les ouvertures des agences de Radès, près de Tunis, en 1996 et de Bennane, près de Monastir, en 1999 ont marqué les premières étapes de cette expansion. L’entreprise a ensuite élargi ses activités aux transports aérien et maritime, ainsi qu’au transport national, en s’appuyant sur des processus de qualité certifiés ISO 9001.
Dachser Tunisie a construit au fil des années une offre complète de services couvrant l’ensemble de la chaîne logistique. Aujourd’hui, l’entreprise s’appuie sur 136 collaborateurs, deux sites interconnectés et 15 000 m² de surfaces sous douane pour accompagner les acteurs des secteurs automobile, aéronautique, électronique, santé et textile.
«Dachserjoue un rôle clé dans l’évolution du secteur des transports et de la logistique en Tunisie. Nous sommes ravis d’avoir contribué, depuis 40 ans, à renforcer la compétitivité de nos partenaires industriels tunisiens sur le marché mondial», a déclaré Frédéric Diot , Country Manager Dachser Tunisie.
40 ans d’ouverture de la Tunisie vers les marchés internationaux
Cette année anniversaire illustre également la transformation du rôle logistique de Dachser en Tunisie. D’une activité initialement centrée sur les échanges routiers avec la France, l’entreprise est devenue un prestataire majeur de solutions logistiques internationales.
Aujourd’hui, les entreprises tunisiennes bénéficient d’un accès direct aux réseaux mondiaux de Dachser, qui compte près de 400 agences dans plus de 40 pays.
DachserRoad Logistics : la Tunisie connectée à l’Europe
Lors du lancement de son activité Road Logistics, Dachser assurait une liaison routière avec la France. Quarante ans plus tard, les exportateurs et importateurs tunisiens disposent de départs réguliers vers et depuis 35 pays européens grâce au réseau de groupage Dachser et à ses gateways européennes.
Cette organisation permet de relier la Tunisie aux principaux centres industriels et de consommation européens avec des solutions fiables, fréquentes et optimisées.
DachserAir& Sea Logistics : relier les continents
En 1999, Dachser Tunisie a élargi son offre avec le lancement de l’activité Air & Sea Logistics, dédiée au transport aérien et maritime intercontinental. Adossée au réseau mondial Dachser, elle permet aujourd’hui de connecter la Tunisie aux grands bassins économiques mondiaux.
Aujourd’hui, Dachser Tunisie propose des services réguliers de groupage maritime depuis et vers l’Asie, la Turquie et les Amériques, ainsi que des solutions combinées rail-route depuis et vers la Chine et aérien-route depuis et vers les Amériques, l’Asie et le Moyen-Orient. Ces offres door to door répondent aux exigences des industriels en matière de fiabilité, de délais et de flexibilité.
Un nouvel investissement pour accompagner la croissance de l’industrie tunisienne
Fidèle à sa stratégie de développement à long terme, Dachser poursuit ses investissements en Tunisie. Après avoir consacré deux millions d’euros en 2025 à la modernisation de son système informatique et à l’extension de ses capacités opérationnelles, l’entreprise prévoit d’investir dans la construction d’un nouveau site de 6 000 m² dans la région de Sousse. Cette nouvelle implantation renforcera le maillage territorial de Dachser et rapprochera davantage ses services des principaux bassins industriels du pays.
«La Tunisie dispose d’un tissu industriel dynamique et fortement tourné vers l’export. Avec ce nouvel investissement, nous réaffirmons notre confiance dans son potentiel et notre volonté d’accompagner durablement sa croissance», conclut Frédéric Diot.
Dans le monde d’aujourd’hui, encore plus dans celui de demain, la fracture sociale et économique ne sera plus entre prolétaires/capitalistes, cols blancs/cols bleus, riches/pauvres, etc. mais entre ceux/celles qui ont su intégrer cet outil extraordinaire d’analyse et de réflexion qu’est l’IA dans leur environnement professionnel et même familial pour les aider à prendre les bonnes décisions, et ceux/celles qui ne savent pas ou ne veulent pas le faire. Dans cet article l’auteur, économiste de formation, exploite trois algorithmes d’IA différents et indépendants les uns des autres (ChatGPT, Meta.ai et Gemini)pour explorer l’avenir politique de la Tunisie à l’horizon 2029 et apporter un éclairage sur les résultats probables des élections présidentielles prévues à cette date.
Sadok Zerelli *
Comme beaucoup de personnes âgées, il m’arrive souvent de me réveiller vers trois ou quatre heures du matin et de ne pas pouvoir me rendormir. Alors, je prends mon smartphone et je «surfe» comme disent les jeunes, non pas sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou TicTok ou Instagram, dont je trouve les informations et vidéos débilitantes, mais en utilisant les outils de l’AI pour apprendre des tas de choses sur le monde et l’histoire de la civilisation humaine mais quelquefois même sur la vie des fourmis ou des abeilles ou des baleines…
Hier matin, j’ai voulu tester la pertinence, la cohérence et la précision des réponses de trois algorithmes d’IA parmi les plus connus (ChatGPT, Meta.ai at Gemini) à une même question posée dans exactement les mêmes termes à chacun d’entre eux : «Selon toi, quelle est la probabilité que Kaïs Saïd gagne les prochaines élections présidentielles de 2029 ?»
En procédant à cet exercice, mon objectif est triple :
a) Tirer profit de la neutralité de ces trois IA puisqu’elles ne votent pas et de leur capacité extraordinaire à recueillir les informations partout où elles existent sur la vie économique, sociale et politique de la Tunisie, les analyser et les structurer dans le cadre d’un raisonnement pour arriver à des estimations auxquelles on peut adhérer ou pas, car «nul n’est prophète», y compris une IA aussi intelligente et puissante soit-elle.
b) Mettre en concurrence la capacité de réflexion et la pertinence d’analyse de trois algorithmes d’IA indépendants, basés sur des bases de données différentes et un fonctionnement totalement diffèrent.
c) M’éclairer sur un sujet qui nous tient tous à cœur, certain(e)s avec inquiétude sur le sort de la démocratie et de l’alternance du pouvoir politique en Tunisie, d’autres avec résignation, d’autres en renouvelant leur confiance dans un seul homme, certes «intègre», mais je fais remarquer en passant qu’il n’est pas le seul à l’être dans ce pays et que nous sommes quelques millions à l’être aussi, mais dont le bilan socio-économique ne peut être qualifié que de catastrophique sur la base des chiffres officiels en termes de réalisation de projets concrets de développement, de taux de croissance économique qui demeure atone, de maîtrise de l’inflation qui dépasse toujours les 5%, de lutte contre le chômage qui reste à 15%, et d’endettement de l’État qui a atteint un record historique de 83,4% du PIB, sans parler de l’isolement diplomatique du pays sur la scène internationale et de son image dégradée dans le monde.
Ceci étant et en vue de respecter l’objectivité et la distance que m’impose mon rôle d’analyste, je reproduirai d’abord l’intégralité des réponses de chacune des trois IA questionnées, afin de permettre aux lecteur (ce)s de juger par eux/elles-mêmes la pertinence et la vraisemblance de chacune des analyses, avant de procéder à un recoupement des résultats et conclure.
I- La réponse de ChatGPT :
À mon avis, la probabilité que Kaïs Saïed soit réélu président de la Tunisie en 2029 est actuellement assez élevée, mais il faut distinguer deux questions : ses chances de remporter le scrutin et la probabilité que l’élection se déroule dans des conditions réellement libres et concurrentielles.
Il n’existe pas, à ma connaissance, de sondage fiable permettant aujourd’hui de calculer précisément ses chances de réélection. Toute estimation chiffrée doit donc être considérée comme une analyse politique, et non comme une prévision scientifique.
1\. Ce que nous apprennent les faits : en octobre 2024, Kaïs Saïed a obtenu 90,7 % des suffrages exprimés, mais avec une participation de seulement 28,8 %. Ce résultat ne signifie donc pas que 90 % des Tunisiens le soutiennent.
Sur le plan politique, l’affaiblissement de l’opposition, les poursuites contre des figures politiques et les restrictions des libertés ont réduit la capacité des adversaires du président à lui faire concurrence.
Sur le plan économique et social, les difficultés quotidiennes et le mécontentement s’accumulent. Le 17 octobre 2026, une importante manifestation réunissant des opposants, des représentants de la société civile et des citoyens a dénoncé la gouvernance du pays et la dégradation des conditions de vie.
Ces éléments dessinent un paradoxe : le président conserve un avantage institutionnel considérable, mais sa victoire électorale écrasante ne suffit pas à démontrer une adhésion populaire majoritaire.
2\. Mon estimationpersonnellede ses chances en 2029 : à partir de la situation politique connue au 21 octobre 2026.
Probabilité estimée de réélection : entre 70 à 85 %.
Estimation conditionnelle : Kaïs Saïed se représente et les rapports de force actuels évoluent sans rupture majeure.
Pourquoi ses chances restent élevées :
* Il bénéficie des avantages liés à sa position de président sortant.
* L’opposition reste fragmentée et peine à s’accorder sur une candidature commune.
* Les institutions électorales et le cadre politique actuels ne garantissent pas une compétition équilibrée.
Cette fourchette est un jugement analytique, pas un résultat de sondage. Elle pourrait changer sensiblement d’ici 2029.
3\.Ce qui pourrait faire échouer sa réélection: la grande inconnue est la capacité du mécontentement social à se transformer en mobilisation électorale. Les manifestations du 17 octobre 2026 montrent que la contestation peut réunir des milieux différents, mais elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le soutien électoral dont dispose le président.
4\. Mon pronostic politique: je distinguerais trois scénarios :
* Scénario 1 — Continuité : l’opposition reste divisée et le cadre institutionnel demeure similaire. La réélection de Kaïs Saïed devient très probable.
* Scénario 2 — Rupture sociale : la crise économique s’aggrave et les contestataires parviennent à se rassembler. Ses chances diminuent.
* Scénario 3 — Ouverture politique : une compétition réellement pluraliste s’organise, avec un candidat alternatif populaire. L’issue devient nettement plus imprévisible.
Mon avis, Sadok : je considère aujourd’hui Kaïs Saïed comme le favori, mais pas comme un vainqueur certain. Le risque pour lui ne vient pas nécessairement d’un parti d’opposition déjà puissant ; il vient de la possibilité que le mécontentement économique, la demande de libertés et le rejet d’un pouvoir trop concentré finissent par converger.
Il reste également une question essentielle : celle des conditions de l’élection. La probabilité qu’un président sortant soit réélu et la légitimité démocratique de cette réélection sont deux choses différentes.
II- La réponse de Meta.ai
Aucun sondage fiable ne permet de donner un chiffre aujourd’hui – on est à 3 ans du scrutin, prévu d’ici octobre 2029.
Ce qu’on peut analyser, c’est le cadre légal et les facteurs qui feront monter ou baisser sa probabilité :
1. Le cadre légal : il est éligible: après sa réélection du 6 octobre 2024 avec 90,69% des voix, la question de 2029 s’est posée. Selon l’interprétation dominante de la Constitution de 2022, le mandat 2024-2029 est considéré comme le premier mandat sous la nouvelle Constitution, ce qui rendrait Kais Saïed éligible pour un nouveau mandat en 2029, alors qu’il avait déjà effectué le mandat 2019-2024.
Certains juristes contestent cette lecture, mais l’instance électorale (Isie) est allée dans ce sens. Juridiquement, la candidature est donc possible.
2- Les facteurs qui augmentent la probabilité d’une victoire :
Avantage du sortant : contrôle de l’appareil d’État, visibilité, capacité à fixer l’agenda depuis son coup de force de juillet 2021 où il s’est octroyé les pleins pouvoirs.
Opposition fragmentée : en 2024, les principales figures de l’opposition étaient soit en prison, soit inéligibles, soit appelant au boycott. Si ce schéma se maintient, le vote contestataire se disperse.
Base électorale fidèle : même avec une faible participation, il a conservé un noyau dur qui voit en lui le garant anti-système.
3. Les facteurs qui pourraient la faire baisser
Contexte socio-économique : c’est le facteur cité lui-même comme axe de son second mandat. Inflation, chômage des jeunes, dette et négociations avec le FMI pèsent lourd. Une dégradation forte érode tout président sortant.
Usure du pouvoir : en 2029, il aura 71 ans et 10 ans de pouvoir. L’histoire tunisienne montre que la demande d’alternance revient vite après une période de concentration du pouvoir.
Participation : le taux de participation de 2024 était très bas. Si la participation remonte en 2029, avec une candidature d’union de l’opposition ou d’une nouvelle figure, l’équation change complètement.
Question de la succession : certains analystes parlent déjà d’une architecture politique construite pour permettre une prolongation, ce qui peut mobiliser davantage contre lui.
Alors, quelle probabilité ?
Si on devait résumer à date :
Scénario statu quo (même règles, même opposition divisée, participation faible) : sa probabilité de gagner reste très élevée. Scénario rupture (crise économique majeure + candidat d’union crédible + forte participation) : sa probabilité baisse significativement.
Aujourd’hui, avec les informations publiques, il part favori en tant que sortant éligible, mais à 3 ans, en Tunisie, beaucoup de choses peuvent bouger. Impossible de mettre un % sérieux sans sondages et sans connaître les candidats.
Moi : Indique une probabilité quand même:Ok, si tu veux un chiffre même avec beaucoup d’incertitude, voilà comment je le pose – comme un modèle, pas comme une prédiction certaine.
À 3 ans du scrutin, toute proba est fragile. Mais si on force une estimation aujourd’hui, sur la base de ce qu’on sait :
Si Kais Saïed est candidat en 2029 : Je le mettrais à environ 65% de chances de gagner.
Ce n’est pas 90% comme en 2024, parce que l’usure de 10 ans au pouvoir + le facteur économique vont peser.
Ce n’est pas 50% non plus, parce que l’avantage du sortant en Tunisie sous la Constitution de 2022 est très fort, et qu’il est juridiquement considéré comme éligible pour 2029, le mandat 2024-2029 étant compté comme son premier sous la nouvelle Constitution, avec un scrutin prévu d’ici octobre 2029.
Probabilité globale qu’il soit président après 2029 (candidat + gagne) : Plutôt 55-60%.
Pourquoi moins que 65% ?
90% de chance qu’il se présente s’il le souhaite – le cadre légal le permet.
65% de chance qu’il gagne s’il se présente.
Il reste un 10-15% d’aléas majeurs d’ici là : santé, décision de ne pas se représenter, crise politique ou économique qui change tout, ou changement de règles.
En clair :
>70% : il gagne si l’opposition reste divisée et la participation faible;
∼50% : il y a un candidat d’union crédible et la participation remonte
<40% : grosse crise socio-économique + front uni contre lui;
Ce 65% aujourd’hui est une photo de l’avantage structurel du sortant, pas un soutien. D’ici 2027-2028, ce chiffre bougera énormément en fonction de l’inflation, du chômage et de qui émerge en face.
III- La réponse de Gemini
Donner une probabilité mathématique ou chiffrée pour un scrutin présidentiel prévu en 2029 (à trois ans de distance) n’a aucune base scientifique, car la situation politique, économique ou institutionnelle d’un pays peut évoluer radicalement d’ici là.
Cependant, si l’on devait évaluer les rapports de force actuels en se basant sur le paysage politique tunisien, les dynamiques à l’œuvre dessinent de grandes tendances :
*Un scénario de reconduction ou de continuité (forte probabilité si l’on regarde le système en place);
*Compte tenu du contrôle institutionnel actuel, de la refonte du système politique et de l’affaiblissement structurel de l’opposition organisée, tout en gardant à l’esprit qu’il exerce déjà un second mandat, le pouvoir en place dispose de leviers considérables. Si Kaïs Saïed venait à se représenter (ou si son camp politique maintenait sa trajectoire), les observateurs s’accordent à dire que la balance pèserait lourdement en sa faveur dans les conditions politiques actuelles.
*L’aléa de l’horizon temporel (forte incertitude) : à un horizon de plusieurs années, de nombreux facteurs imprévisibles (la situation socio-économique, l’inflation, les équilibres sociaux, ou des facteurs liés à la santé et aux choix personnels du président) peuvent complètement rebattre les cartes, rendant toute estimation précise caduque.
Moi : Peux-tu indiquer au moins des fourchettes de probabilité ?
Même en l’absence de sondages officiels ou de modèles prédictifs scientifiques à un horizon aussi lointain (2029), on peut traduire les dynamiques politiques actuelles en «fourchettes de probabilité hypothétiques» basées sur les rapports de force institutionnels et politiques en Tunisie :
1. Scénario de maintien du pouvoir ou de continuité (probabilité estimée :entre 70 % à 85 %).
Ce que cela recouvre : si Kaïs Saïed se représente (ou si son système et son camp politique dictent la transition), les leviers institutionnels actuels (contrôle de l’appareil de l’État, modification de la Constitution, affaiblissement prononcé et morcellement de l’opposition) placent le pouvoir en place dans une position de force écrasante, similaire à celle observée lors de sa réélection en octobre 2024 (où il a obtenu 90,7 % des voix dans un contexte de faible participation).
Pourquoi cette fourchette haute : dans un système hyper-présidentiel où les contre-pouvoirs sont verrouillés, la probabilité de reconduction du statu quo ou d’une transition favorable au régime en place reste structurellement la plus élevée.
2. Scénario d’alternance ou de rupture (probabilité estimée : 15 % à 30 %)
Ce que cela recouvre : une transition politique inattendue, un retrait pour des raisons personnelles ou de santé, ou un basculement soudain de l’opinion publique.
Pourquoi cette fourchette : cette part d’incertitude repose entièrement sur des facteurs exogènes et imprévisibles à longue échéance : une aggravation majeure de la crise socio-économique (inflation, pénuries, chômage), des tensions sociales aiguës ou des pressions extérieures majeures susceptibles de fragiliser l’édifice politique en place d’ici 2029.
Ces fourchettes ne constituent en aucun cas une certitude mathématique, mais elles reflètent le contraste entre la solidité institutionnelle du régime en place et la fragilité inhérente aux équilibres socio-économiques à long terme.
IV- Recoupement des résultats :
En conclusion et selon les trois IA consultées, les chances pour Kais Saïed de garder le pouvoir après 2029 sont au moins de 65% : entre 70 % à 85 % pour Gemini, 65% pour Meta.ai et entre 70 à 85 % pour ChatGPT.
Quant auscénario d’alternance ou d’élection d’un nouveau président, sa probabilité ne dépasse pas 15 % à 30 % selon Gemini.
Ces résultats vont décevoir les opposants à Kais Saïed et tous ceux et celles qui espèrent une alternance du pouvoir à l’horizon de 2029.
On peut certes mettre en doute la fiabilité d’une IA et son «intelligence» même, contester sa capacité à réfléchir par elle-même et créer ses propres pensées et développer ses propres arguments, capacité réservée jusqu’à maintenant aux seuls humains, mais lorsque trois IA arrivent par trois algorithmes différents et indépendants aux mêmes conclusions, c’est que celles-ci sont hautement probables et crédibles et il serait présomptueux voir «idiot» de les ignorer.
Certes, comme l’indiquent les trois IA qui se montrent très prudentes dans leurs estimations, les élections présidentielles sont prévues dans trois ans et d’ici là beaucoup d’événements peuvent se produire, y compris une explosion sociale identique ou même plus grave que celle de 2011 ou une aggravation de l’impact des guerres en Ukraine ou dans le Golfe, voire même une troisième guerre mondiale qui viendrait bouleverser toutes les données géopolitiques, mais ignorer ces prédictions de l’IA dans l’action politique serait à mon avis «suicidaire».
*Ėconomiste universitaire et consultant international.
Le désert tunisien se transformera en un laboratoire artistique à ciel ouvert à l’occasion de la cinquième édition de Najaa El Fen, le Festival de création artistique au Sahara, prévu du 25 au 31 octobre2026entre Douz et l’oasis de Ksar Ghilane, dans le gouvernorat de Kébili.
Au programme : sept jours de musique, de danse, d’arts visuels, d’ateliers et d’initiatives environnementales, visant à valoriser le patrimoine culturel du sud de la Tunisie et à promouvoir de nouvelles formes de tourisme culturel, ancrées dans les traditions et la nature de la région.
Imaginé par le musicien et musicologue tunisien Ridha Ben Mansour, l’événement s’inspire du «najaa» traditionnel — ce campement temporaire des communautés bédouines qui parcouraient le désert en quête d’eau et de pâturages.
Ce concept est ici réinterprété sous la forme d’un village artistique itinérant, véritable lieu de rencontre et d’expérimentation entre artistes, visiteurs et populations locales.
L’inauguration aura lieu le 25 octobre à la Maison de la culture Mohamed Marzouki de Douz, avec le spectacle «Ater al Janoub» (Le parfum du Sud) du compositeur tunisien Mohamed Ali Kammoun, une œuvre dédiée au patrimoine musical du Sud. Les deux jours suivants seront rythmés par des concerts, des animations pour enfants et des actions écologiques, notamment une opération de collecte de déchets plastiques dans les oasis, menée en collaboration avec les associations Sahretna et Nakhla. Une prestation du chanteur de musique bédouine Ridha Abdellatif est également au programme.
À partir du 28 octobre, le festival se déplacera vers l’oasis de Ksar Ghilane. Là, au milieu des dunes, seront organisés des ateliers de musique, de danse et d’arts plastiques, ainsi qu’un parcours immersif intitulé «Musique et silence», invitant à la découverte du paysage désertique.
Des concerts et des rencontres entre musiciens animeront le camp Paradis, qui accueillera, le 30 octobre, le spectacle «Sinouj» de l’artiste tunisien Benjemy. L’événement s’achèvera le 31 octobre par la présentation des œuvres et des performances réalisées durant les ateliers.
Après une édition 2025 qui a notamment accueilli le célèbre musicien libanais Marcel Khalifé, Najaa El Fen confirme sa vocation : conjuguer création contemporaine, patrimoine immatériel et sensibilisation à l’environnement, tout en contribuant à la valorisation touristique et culturelle des régions sahariennes de Tunisie.
Face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahel, Alger qui considère cette espace géographique comme sa sphère d’influence essaye ces derniers temps de prendre des initiatives afin d’améliorer ses relations avec des pays comme le Niger et le Mali qui ont traversée une phase de turbulence ces dernières années. En ouvrant une nouvelle page avec ces pays, l’Algérie entend de nouveau jouer un rôle dans cette région afin de contenir le rôle de plus en plus intense et multiforme de l’Axe concurrent qui l’agace beaucoup et qui a atteint son paroxysme le mois dernier avec la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi.(Photo : Combattants du Front de libération de l’Azawad à Kidal, au Mali).
Imed Bahri
La revue américaine Foreign Policy a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi indiquant que l’Algérie cherche à retrouver son rôle de médiateur dans les questions de sécurité au sein de la région instable du Sahel. Elle suggère qu’Alger pourrait avoir joué un rôle dans la reprise récente de la ville de Kidal par l’armée malienne et ses alliés russes aux dépens des séparatistes touaregs. Ces derniers avaient procédé à un retrait tactique de cette ville stratégique dont ils avaient pris le contrôle en avril.
Ces développements interviennent dans un contexte de reprise des relations bilatérales avec l’Algérie, qui a rouvert son espace aérien à Bamako en juillet, mettant ainsi fin à une rupture de 15 mois. Cette rupture faisait suite à un différend provoqué par l’abattage par l’Algérie d’un drone malien près de leur frontière commune.
L’Algérie, qui constitue la deuxième puissance militaire d’Afrique après l’Égypte, a joué pendant des décennies un rôle de médiateur dans le processus de paix entre les rebelles touaregs et le gouvernement malien.
Ces derniers mois, Alger s’est efforcée de reconquérir ce rôle, ainsi que sa position traditionnelle de médiateur en matière de sécurité au Sahel, alors que les menaces sécuritaires s’intensifient dans toute la région.
Bien qu’elle prône une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États, l’Algérie a toujours considéré le Sahel et l’Afrique de l’Ouest comme faisant partie de sa zone d’influence.
La question touarègue et la lutte contre le terrorisme
Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice fondatrice du programme Afrique du Nord et Sahel au Middle East Institute, a déclaré : «L’Algérie a toujours perçu le Sahel comme faisant partie de l’espace géopolitique global au sein duquel elle exerce son influence. Il existe de nombreux intérêts communs avec le Mali, notamment en ce qui concerne la question touarègue et la lutte contre le terrorisme».
Selon plusieurs analystes, l’Algérie craint tout particulièrement une extension de la rébellion vers ses régions méridionales au sein de sa propre population touarègue.
Cependant, ces dernières années, face au déclin de son rôle dans la région du Sahel, l’Algérie s’inquiète de plus en plus de la présence de nombreux acteurs étrangers —notamment la Russie et les Émirats arabes unis— qui cherchent à y renforcer leur influence.
«L’Algérie commence à se retrouver largement isolée dans son voisinage», souligne Fakir. Alger a d’ailleurs régulièrement dénoncé le recours du Mali à des mercenaires russes, et ce, malgré ses bonnes relations avec Moscou. Cette situation a conduit le Mali, en 2024, à mettre fin à l’Accord d’Alger, un traité de paix négocié par l’Algérie en 2015 entre le gouvernement malien et une coalition séparatiste menée par les Touaregs de l’Azawad.
Les relations entre l’Algérie et les pays du Sahel se sont davantage dégradées l’an dernier à la suite de l’affaire du drone abattu. Cet incident qui a poussé l’Alliance des États du Sahel (regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger) à rappeler ses ambassadeurs en poste à Alger.
L’Algérie éprouve également une vive inquiétude vis-à-vis d’Abou Dabi. En septembre, elle a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats, accusant ces derniers d’«actes provocateurs et hostiles» et de déstabiliser la région en soutenant des factions rebelles au Soudan, en Libye et au Sahel.
En juillet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, au sujet des Émirats : «Partout où ils mettent les pieds, le sang coule».
Selon les analystes, l’Algérie joue désormais un rôle croissant, tant sur le plan militaire qu’économique, dans les affaires de ses voisins. Cette mutation se manifeste clairement au Niger. En août, l’Algérie a dépêché auprès du gouvernement militaire nigérien quatre avions de combat Soukhoï-30, un avion de ravitaillement en vol et un avion de transport militaire ce qui est une démonstration de force inédite visant à aider les autorités à déjouer une tentative de coup d’État.
Au cours du même mois, Sonatrach, la compagnie énergétique publique algérienne, a entamé des opérations d’exploration sur le gisement pétrolier de Kafra, au Niger, relançant ainsi un projet resté en suspens pendant des années.
Le mois dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a salué l’Algérie, qualifiée d’État frère et voisin, affirmant que le Niger est aujourd’hui «sur pied» grâce au soutien algérien.
L’Algérie n’est pas le seul pays d’Afrique du Nord à avoir intensifié son implication au Sahel et dans les régions avoisinantes. En 2023, l’Égypte a fourni des équipements militaires au Niger pour appuyer la lutte contre les groupes djihadistes. Par ailleurs, le Nigeria cherche actuellement à conclure un accord avec l’Égypte portant sur le transfert de technologies militaires.
Le prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc
Cependant, la principale dynamique en direction de la région émane du Maroc —rival de l’Algérie— qui espère que des relations régionales solides viendront soutenir son plan pour le Sahara occidental. L’Algérie, quant à elle, héberge le Front Polisario, mouvement qui milite pour l’indépendance de ce territoire.
Les relations historiques du Maroc avec les pays d’Afrique de l’Ouest remontent à des siècles mais elles se sont tendues dans les années 1980 en raison d’un soutien croissant à l’indépendance du Sahara occidental. Depuis sa réintégration au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat s’est tourné de plus en plus vers la diplomatie économique pour renforcer sa position dans la région.
La construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc devrait débuter au cours des deux prochaines années. Ce projet vise à acheminer le gaz naturel nigérian à travers 12 pays avant qu’il n’atteigne le Maroc, qui se chargera ensuite de l’exporter vers l’Europe. Par ailleurs, le Maroc collabore avec la Mauritanie à des projets visant à relier les pays enclavés du Sahel à l’océan Atlantique via le port marocain de Dakhla situé au Sahara occidental.
Toutefois, selon Fakir, réduire ces évolutions régionales au seul prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc serait une simplification excessive. Elle ajoute : «Le Maroc n’est plus le seul acteur impliqué dans la sécurité de la région du Sahel. Par conséquent, toute mesure prise par l’Algérie ne constitue pas nécessairement une réaction au Maroc mais répond plutôt à un ensemble de circonstances changeantes et variées».
La deuxième édition de Carthage Event Shows Tunisiase tiendradu 23 octobre au 2 novembre 2026. Organisée par le groupe Nadas en collaboration avec l’Association tunisienne d’aéronautique (ATA) et avec le soutien des institutions touristiques et culturelles, cet événement itinérantpropose onze jours d’événements mêlant spectacles aériens, vols en montgolfière, paramoteurs, ULM, concerts et activités axées sur la découverte du territoire.
Mis sous le slogan «L’épopée de Carthage : des rives du Nord aux portes du Sahara», la manifestation vise à mettre en valeur le patrimoine historique, culturel et paysager de la Tunisie en promouvant de nouvelles formes de tourisme expérientiel, avec une attention particulière portée au potentiel du Sahara.
La manifestation sillonnera plusieurs localités du pays, allant d’Hammamet et Zaghouan à Carthage, en passant par les oasis de Tozeur et Nefta, le site désertique d’Ong Jmal, ainsi que la région de Djerba et Médenine.
Parmi les attractions phares figurent les démonstrations de montgolfières — qui seront également illuminées lors des spectacles nocturnes («Night Glow») — ainsi que des activités aéronautiques permettant de découvrir les paysages sahariens.
Le programme musical comprend, entre autres, un concert du chanteur libanais Ragheb Alama le 24 octobre au Théâtre romain de Carthage, ainsi que des prestations des DJ internationaux Mahmut Orhan et Francis Mercier, les 29 et 30 octobre, dans le cadre spectaculaire du désert d’Ong Jmal.
L’événement vise par ailleurs à célébrer le cinquantième anniversaire du tournage du premier volet de la saga ‘‘Star Wars’’ — réalisé en partie dans le sud de la Tunisie — en mettant en lumière le potentiel touristique des lieux ayant servi de décor au cinéma.
Parallèlement aux spectacles, Hammamet accueillera, le 23 octobre, un forum professionnel consacré à l’innovation, à la formation et aux nouvelles opportunités d’emploi liées au tourisme et aux activités aéronautiques.
Selon les organisateurs, Carthage Event Shows vise à contribuer à la diversification de l’offre touristique tunisienne — traditionnellement centrée sur le segment balnéaire — en favorisant la valorisation des régions intérieures et méridionales, la promotion internationale de la destination Tunisie, ainsi que la création de nouvelles opportunités pour les opérateurs touristiques, les établissements d’hébergement et les communautés locales.
Dans son essai ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ (Vérone Éditions, Paris, le 14 janvier 2026, 186 pages), Stéphane Parédé revient sur les rapports entre identité arabe, pensée islamique, justice sociale et démocratie. De la pensée de Rifa’a al-Tahtawi à Michel ‘Aflaq, des mobilisations de 2011 à la Tunisie et au Maroc, l’auteur cherche les continuités intellectuelles et politiques qui permettraient de penser autrement l’avenir démocratique du monde arabe.
Djamal Guettala
Une carte du monde arabe, des mains levées : la couverture de ‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ annonce d’emblée un ouvrage consacré aux aspirations collectives d’un espace politique et culturel longtemps traversé par les contradictions entre modernité, identité, religion et pouvoir.
En quatrième de couverture, une question donne la clé de lecture : «Pourquoi dissocier le panarabisme du panislamisme ?» Une formulation qui pourrait laisser croire que tout le livre repose sur la recherche de similitudes entre deux grandes traditions politiques. Mais la lecture de l’ouvrage conduit à un ensemble plus vaste de préoccupations : la justice sociale, la démocratie, la place des femmes et surtout l’espoir suscité par les soulèvements populaires de 2011.
Stéphane Parédé revendique une démarche militante. Ancien directeur du PCN-Jeunesse, il se présente comme engagé pour la cause arabe, la jeunesse européenne et panafricaine, contre le racisme et pour la justice sociale. La dédicace à Frantz Fanon inscrit d’emblée l’ouvrage dans une tradition intellectuelle où les questions de domination, d’émancipation et de souveraineté occupent une place centrale.
Al-Tahtawi, avant Aflaq : une réflexion ancienne sur la démocratie
L’un des éléments importants du livre est la place accordée à Rifa’a al-Tahtawi, précurseur de la pensée réformatrice arabe au XIXe siècle.
Cette référence permet à Parédé de déplacer le débat. La démocratie et les notions qui lui sont associées ne seraient pas nécessairement des concepts importés et étrangers à la pensée arabe. L’auteur cherche au contraire à montrer l’existence, dans l’histoire intellectuelle arabe, d’une réflexion ancienne sur la réforme, l’éducation, la citoyenneté et l’organisation de la société.
Cette perspective précède de plusieurs décennies la naissance du nationalisme arabe moderne. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l’auteur refuse de réduire l’histoire politique arabe à une opposition simpliste entre tradition et modernité.
Michel ‘Aflaq apparaît ensuite comme l’une des figures centrales de cette histoire.
Le fondateur idéologique du Baas défendait un nationalisme arabe associé à une conception particulière du socialisme. Pour Aflaq, rappelle Parédé, le socialisme arabe ne devait pas être une reproduction du marxisme. La nation reposait sur une histoire, une langue et une culture communes.
Mais le parcours du Baas constitue également, dans le livre, une histoire de la déception. Le projet initial aurait été progressivement éloigné de ses ambitions par les pratiques du pouvoir.
Cette tension entre l’idéal politique et sa traduction institutionnelle constitue l’un des fils rouges de l’essai.
2011 : l’espoir démocratique face aux réalités du pouvoir
Le véritable cœur politique du livre se trouve peut-être dans son retour sur les soulèvements arabes de 2011.
L’auteur ne présente pas le Printemps arabe comme une parenthèse définitivement refermée. Il y voit plutôt un moment historique qui a fait apparaître, avec une force nouvelle, des aspirations longtemps contenues : dignité, liberté, justice sociale et participation politique.
L’Égypte occupe une place importante dans cette démonstration. Stéphane Parédé revient sur l’héritage de Nasser, les transformations sociales engagées après la révolution de 1952 et la confrontation avec les Frères musulmans.
L’élection de Mohamed Morsi en 2012, puis son renversement en 2013, illustrent les difficultés d’une transition au cours de laquelle les différentes forces politiques et institutionnelles ne sont pas parvenues à établir un nouvel équilibre durable.
Le cas du Bahreïn constitue un autre chapitre significatif. Parédé revient sur la mobilisation populaire de 2011 et sur sa répression, donnant notamment une place aux témoignages de militantes comme Maryam al-Khawaja.
À travers cet épisode, l’auteur pose une question géopolitique : pourquoi certaines mobilisations démocratiques ont-elles suscité davantage d’attention internationale que d’autres ?
Le livre ne sépare donc jamais complètement la question démocratique des rapports de force régionaux et internationaux.
La femme, non pas en marge mais au centre
Autre dimension importante de l’essai : la place accordée aux femmes. De Fatima al-Fihriya à Tawakkul Karman, en passant par les militantes engagées dans les mouvements de contestation contemporains, Stéphane Parédé cherche à restituer aux femmes une place centrale dans l’histoire politique et intellectuelle du monde arabe.
Cette approche est loin d’être secondaire. Elle rejoint l’une des idées fortes du livre : aucune transformation démocratique ne peut être pensée uniquement à travers les institutions, les partis ou les dirigeants.
La démocratie implique aussi une transformation de la société. La participation des femmes, l’accès à l’éducation, les libertés publiques et la justice sociale appartiennent ainsi au même ensemble de questions.
C’est ici que la réflexion de Parédé dépasse la seule opposition entre panarabisme et panislamisme. Son véritable sujet devient progressivement celui des conditions sociales et politiques nécessaires à l’exercice de la citoyenneté.
Maroc et Tunisie : les textes face à la réalité politique
Le Maroc constitue, dans la dernière partie du livre, une expérience particulière. L’auteur revient notamment sur la réforme de la Moudawana et sur la Constitution de 2011, adoptée dans le contexte des mobilisations du mouvement du 20 février.
La Tunisie occupe évidemment une place singulière. Berceau du Printemps arabe, elle représente l’expérience qui avait suscité les plus grands espoirs démocratiques après la chute de Ben Ali. Stéphane Parédé revient sur l’expérience d’Ennahdha, son discours autour de la citoyenneté, des libertés et des droits de l’homme, mais aussi sur la profondeur historique du pays, qu’il relie notamment à Carthage.
Son analyse invite surtout à regarder le décalage qui peut apparaître entre les principes proclamés dans les textes et leur application dans la vie politique.
Cette question est particulièrement sensible dans la Tunisie contemporaine. Après la Constitution de 2014, l’évolution institutionnelle engagée depuis le 25 juillet 2021 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs. Le président Kaïs Saïed avait alors suspendu les travaux de l’Assemblée des représentants du peuple et annoncé des mesures exceptionnelles ; une nouvelle Constitution a ensuite été adoptée par référendum en juillet 2022.
Pour Parédé, cette évolution pose la question de la continuité de l’espoir démocratique né en 2011. Son analyse reste inscrite dans une conviction : les aspirations exprimées lors des soulèvements ne disparaissent pas nécessairement avec les revers institutionnels.
Un essai militant, mais surtout une invitation au débat
‘‘La Nation Arabe et la Démocratie’’ n’est pas un ouvrage académique froidement détaché de son sujet. Stéphane Parédé assume ses engagements et propose une lecture située de l’histoire politique arabe.
Son intérêt réside précisément dans les questions qu’il met en circulation : peut-on dissocier démocratie et justice sociale ? La pensée démocratique est-elle réellement étrangère à l’histoire arabe ? Comment comprendre les rapports entre nationalisme arabe, référence islamique et citoyenneté ? Et que reste-t-il de l’espoir démocratique porté par les mouvements de 2011 ?
La lecture du livre montre aussi que la question dépasse largement l’opposition entre deux courants idéologiques. De Tahtawi à Aflaq, des militantes du Printemps arabe aux expériences tunisienne et marocaine, Parédé cherche une continuité dans les aspirations à la dignité, à la justice et à la participation politique.
Quinze ans après 2011, le débat reste ouvert. Et c’est peut-être là que réside l’une des principales raisons de lire cet essai : non pour y trouver une réponse définitive à la question démocratique arabe, mais pour confronter ses thèses à une histoire encore en mouvement.
Trois frères spécialisés dans le trafic et la distribution de stupéfiants ont été arrêtés, à l’aube dumercredi 21 octobre 2021, suite à une descente effectuéepar la brigade de la police judiciaire de Bab Souikadansdansune demeure située dans le quartier Houmet El Jraba, à El Hafsia, dans la médina de Tunis.
Selon Mosaique FM, L’opération a permis d’interpeller les trois individus en flagrant délit de vente de produits stupéfiants. Une fouille des lieux a conduit à la saisie d’une quantité importante de cocaïne, d’une petite balance électronique utilisée pour peser la drogue destinée à la vente, ainsi que d’une somme d’argent conséquente, issue de leurs activités criminelles.
Le ministère public a ordonné le placement en garde à vue des trois suspects et la poursuite des investigations, en attendant leur comparution devant la justice.
Un individusoupçonné de s’êtreintroduit dansun cabinet médical, situé dans le quartier MaâqalEzzaïm,à Tunis et d’avoir volé, par la violence et sous la menace, le téléphone portable de grande valeur appartenant au médecin, a été arrêté,mardi 20 octobre 2026, par les agents du poste depolicede la Kasbah.
Selon les éléments de l’affaire, le suspect s’est fait passer pour un patient pour pénétrer dans le cabinet. Une fois à l’intérieur, il a agressé le médecin, s’est emparé de son téléphone portable, puis a pris la fuite.
L’enquête de police a permis d’identifier rapidement et d’arrêter l’auteur de ce forfait, qui a été reconnu par la victime dès le premier regard. Saisi de l’affaire, le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné le placement en garde à vue du suspect, afin que les mesures légales nécessaires soient prises à son encontre.
En raison de l’accélération des changements climatiques, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a achevé la mise à jour de la carte bioclimatique de la Tunisie,démarchequimènera prochainement à une révision radicale de la carte agricole et de la répartition des cultures à l’échelle nationale.
C4est ce qu’a révélé Radhouan Nciri, ingénieur général et chef du service d’encadrement à l’Institut national des grandes cultures (INGC), dans une déclaration à Mosaïque FM, mercredi 21 octobre 2026, en marge du colloque national consacré à la présentation des travaux de l’Institut sur les cultures, à l’évaluation de la campagne des grandes cultures 2025-2026, ainsi qu’au dialogue national sur l’impact des changements climatiques sur la sécurité alimentaire. «Les changements climatiques constituent désormais un véritable défi pour la sécurité alimentaire, et la carte agricole actuelle n’est plus en phase avec la nouvelle réalité climatique», a insisté M. Nciri, ajoutant que les extrêmes climatiques se manifestent à travers deux facteurs principaux : la quantité de précipitations et leur répartition inégale.
D’une part, des quantités importantes tombent sur une courte période, sans couvrir l’ensemble des phases de croissance des cultures — notamment les pluies printanières, cruciales pour déterminer les composantes du rendement, telles que le poids de mille grains. D’autre part, on observe une hausse marquée des températures ainsi qu’un écart important entre les températures minimales et maximales, ce qui affecte directement la productivité.
M. Nciri a ajouté que «la campagne 2025-2026 en est une parfaite illustration de cette évolution. Bien qu’elle ait été favorable en termes de pluviométrie — permettant de récolter 11 millions de quintaux —, des épisodes de sécheresse en mars et avril dans les zones semi-arides et semi-humides, conjugués à des phénomènes extrêmes tels que la grêle et les crues dans les régions de Zaghouan, Le Kef et Siliana — qui ont détruit plus de 200 hectares —, ont empêché d’atteindre l’objectif fixé à 12 millions de quintaux».
L’agronome a affirmé que la nouvelle carte bioclimatique, actualisée et d’ores et déjà disponible auprès des services du ministère de l’Agriculture, révélera que certaines régions ne sont plus en mesure de pratiquer les grandes cultures ; celles-ci seront donc réorientées vers d’autres types de cultures mieux adaptées à leur nouveau climat.
Il a souligné que cette adaptation nécessite un nouvel ensemble de mesures techniques, incluant la révision des dates de semis — sur la base d’essais sur le terrain — ainsi que l’adoption de variétés de céréales résistantes à la sécheresse, notamment en fin de cycle, en collaboration avec les structures de recherche scientifique.
Nciri a par ailleurs indiqué que le ministère de l’Agriculture annoncera prochainement la date de mise en œuvre de cette nouvelle carte et une journée nationale sera organisée pour présenter les résultats de la carte bioclimatique ainsi que ses répercussions sur l’avenir de la carte agricole en Tunisie.
L’Association tunisienne des patients atteints de déficits immunitaires primitifs ATun-DIPs a remporté le 3ᵉ prix du IPOPI BIG community award, une distinction internationale qui récompense les initiatives remarquables des associations de patients.
Créée en 2018 dans le cadre du projet « Amélioration de la prise en charge des enfants Tunisiens atteints de Déficits Immunitaires Primitifs, ATun-DIP’s », porté par l’Institut Pasteur de Tunis et financé par la Direction de la Coopération Internationale de Monaco, l’association s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de déficits immunitaires primitifs (DIPs) en Tunisie.
Cette distinction souligne l’engagement des membres d’ATUN-DIPs, présidée par Dr Meriam Ben Ali, chercheuse au laboratoire LTCII de l’Institut Pasteur de Tunis, en faveur de l’amélioration de la prise en charge des patients. Elle met en lumière la complémentarité entre recherche scientifique, expertise médicale et engagement associatif au service des patients et de leurs familles.
À travers des initiatives menées en collaboration avec les professionnels de santé, les familles, les institutions nationales et les partenaires internationaux, ATUN-DIPs contribue à renforcer la sensibilisation aux DIPs, à favoriser le diagnostic précoce et à améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
L’Institut Pasteur de Tunis salue cette reconnaissance internationale, qui témoigne de l’importance de la collaboration entre recherche scientifique et associations de patients.