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CNCI | Retour sur la double présence tunisienne à la 83e Mostra de Venise

Le cinéma tunisien s’illustre à la 83e édition de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica de Venise, à travers deux participations qui témoignent de la diversité et du rayonnement de la création cinématographique tunisienne.

Dans le cadre de la Settimana Internazionale della Critica, le film tunisien The H@llow Man, réalisé par Kamel Laaridhi, est sélectionné en compétition. Le film sera présenté le 9 septembre 2026 à la Sala Perla, à l’occasion de sa première mondiale.

La Tunisie est également représentée au sein du Jury international de la compétition Venezia 83, avec la réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania, membre du jury présidé par la réalisatrice et actrice américaine Maggie Gyllenhaal.

Cette double présence confirme le rayonnement du cinéma tunisien et sa place grandissante dans le paysage cinématographique international.

Centre National du Cinéma et de l’Image

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HuMENA exprime sa solidarité avec Wael Naouar

HuMENA exprime sa solidarité avec l’activiste tunisien Wael Naouar, en détention provisoire à la prison de Mornaguia depuis mars 2026 aux côtés d’autres membres de la Flottille Soumoud, dont Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Channoufi.

​Selon la Coordination nationale pour la défense des membres de la Flottille Soumoud et du droit palestinien, Wael Naouar a entamé une grève de la faim le 16 août pour réclamer sa libération, celle de ses camarades, ainsi que l’abandon de toutes les poursuites à leur encontre.

Ce 8 septembre marque le 24ᵉ jour de son action, souligne HuMENA, en rappelant qu’après une visite de l’avocat Bassem Trifi le 2 septembre, il a été rapporté que « Wael Naouar a perdu 18 kilos et souffre de vertiges, de vomissements de sang, de migraines, de chutes de glycémie et de difficultés à parler et à dormir ».

« Malgré l’urgence médicale, il n’a pas été transféré à l’hôpital et ne bénéficie que d’un suivi médical hebdomadaire », dénonce HuMENA en réclamant la libération immédiate de Wael Naouar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Channoufi, « sauf si les autorités prouvent sur des bases individuelles et légales que leur maintien en détention est strictement nécessaire et proportionné »

HuMENA rappelle par ailleurs que les poursuites pénales ne doivent pas servir à punir l’engagement civique paisible, tout en réclamant le respect strict des garanties d’un procès équitable et un accès immédiat à des soins médicaux adaptés.

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Tunisie-Suisse | Vers une chaine de valeur textile euro-méditerranéenne résiliente

Réunis les 3 et 4 septembre à l’initiative de la FTTH et d’EURATEX, 150 acteurs du secteur ont participé à la Conférence Euro-Méditerranéenne du Textile et de l’Habillement, ouverte par l’ambassadeur suisse Josef Renggli.

L’objectif de cette rencontre est de consolider l’intégration entre les deux rives de la Méditerranée et booster la compétitivité à l’export grâce aux transitions écologique et numérique, précise l’ambassade Suisse dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026.

Via SECO Coopération et développement économiques et en partenariat avec la coopération Suédoise (SIDA) et la coopération espagnole (ACEID), la Suisse appuie le secteur textile régional à travers le programme GTEX-MENATEX, actif en Tunisie, au Maroc, en Égypte, en Jordanie et au Sri Lanka, indique encore la même source
.

Et de rappeler : «Avec environ 160’000 emplois directs et près de 20% des exportations, le secteur du textile est le 1er employeur industriel en Tunisie »

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La justice décide de prolonger la garde à vue de Me Mrabet

La garde à vue de l’avocat Ghazi Mrabet, arrêté jeudi dernier, vient d’être prolongée de cinq jours supplémentaires, ce mardi 8 septembre 2026.

Cette décision a été prise par le Parquet près le Tribunal de première instance de Tunis qui a chargé les agents de la Brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale de Laouina de poursuivre les investigations dans le cadre de l’enquête menée pour trafic de stupéfiants et blanchiment d’argent.

Pour rappel, Me Mrabet a été interpellé lors d’une descente policière au domicile de l’un de ses clients, condamné par contumace à 40 ans de prison. Une quantité de drogue a également été saisie sur place.

Contestant tout lien avec le réseau de stupéfiants, le collectif de défense soutient que Me Ghazi Mrabet se trouvait sur place uniquement dans le cadre de ses fonctions d’avocat.

Y. N.

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Mandat de dépôt contre Mohamed Yousfi | Le SNJT tire la sonnette d’alarme

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement condamné l’émission d’un mandat de dépôt à l’encontre du journaliste Mohamed Youssefi, dénonçant des vices de procédure flagrants ainsi qu’un mépris total de son état de santé alarmant.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026, le Syndicat tire la sonnette d’alarme sur les conditions de cette décision judiciaire en afformant que selon le comité de défense, le mandat de dépôt a été émis de manière irrégulière : « l’interrogatoire n’a pas été finalisé, les plaidoiries des avocats n’ont pas été entendues, et l’acte a été posé en l’absence de l’inculpé alors même que ses conseils ont refusé de signer le procès-verbal ».

Le SNJT pointe également une urgence médicale occultée en rappelant que Mohamed Yousfi a été victime de violentes douleurs dans les locaux du Pôle judiciaire économique et financier et a dû être à nouveau examiné sur place par un médecin de la Protection civile, sachant qu’il a été opéré de l’appendicite lors de sa garde à vue.

Malgré ce tableau clinique préoccupant, l’audience n’a pas été interrompue pour lui permettre de recevoir les soins requis, déplore le SNJT qui fait porter l’entière responsabilité de toute séquelle physique ou légale aux autorités, tout en rappelant que la détention provisoire ne doit en aucun cas s’apparenter à une peine anticipée ou servir d’instrument d’intimidation contre la presse.

Y. N.

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L’État coûte cher pour les Tunisiens

Dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels, l’État tunisien représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter – surtout au regard de ce qu’elle en retire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports). (Photo : Palais du gouvernement à La Kasbah, Tunis).

Faouzi Ben Abderrahman *

Premièrement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les individus dans l’économie formelle ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de coût salarial (salaire brut majoré de la cotisation patronale), l’État prélève aujourd’hui directement — via la sécurité sociale et l’impôt sur le revenu — un montant compris approximativement entre 22,9 dinars (au salaire minimum), 27,4 dinars (au salaire moyen de 1 000 dinars bruts) et 39,2 dinars (pour un salaire brut de 3 500 dinars).

À cela s’ajoute un prélèvement indirect lors de la consommation, via la taxe sur la valeur ajoutée (avec un taux implicite avoisinant les 11 %) et les taxes sur les carburants, portant le total à une fourchette allant de 33 à 47 dinars, selon les tranches de revenus susmentionnées.

La quasi-totalité de l’écart provient de l’impôt sur le revenu — le seul élément progressif —, tandis que les autres prélèvements demeurent relativement constants en proportion du revenu, quelle que soit l’augmentation de ce dernier.

Deuxièmement : quels prélèvements l’État opère-t-il sur les bénéfices et les charges des entreprises ?

Pour chaque tranche de 100 dinars de bénéfice imposable, l’État perçoit 25 dinars auprès d’une entreprise ordinaire, 35 dinars auprès d’une entreprise du secteur de la grande distribution ou d’une société d’investissement, et 44 dinars auprès d’une entreprise opérant dans un secteur réglementé (banques, assurances, télécommunications). Ces chiffres sont arrondis par souci de simplification ; des données détaillées par sous-secteur existent par ailleurs.

À cela s’ajoute un impôt minimum sur le chiffre d’affaires (0,2 % du chiffre d’affaires local, avec un minimum de 300 dinars), exigible même en l’absence de bénéfice — voire même en l’absence de tout chiffre d’affaires.

S’y ajoute un prélèvement parallèle et indépendant du résultat financier : pour chaque tranche de 100 dinars de salaire versée, l’entreprise doit payer 17,07 dinars supplémentaires au titre de la contribution sociale patronale, une charge due même en cas de perte.

Troisièmement : quel est le retour pour la collectivité nationale ?
Dans le budget de l’État pour l’année 2026, pour chaque tranche de 100 dinars de dépenses publiques, environ 57 dinars sont consacrés au fonctionnement de l’appareil d’État lui-même : 40 dinars pour les salaires de la fonction publique, 4,6 dinars pour les frais de gestion courante et 12,6 dinars pour le service de la dette (intérêts uniquement). Le solde — soit environ 42 dinars — revient à la collectivité nationale sous forme d’interventions et de transferts sociaux (32 dinars) et d’investissements publics (10 dinars).

Toutefois, une partie de ce «retour» reste théorique et n’est pas intégralement réalisée, les dépenses de fonctionnement dépassant généralement les montants prévus.

En d’autres termes : sur chaque tranche de 100 dinars perçue par l’État, seule une quarantaine de dinars (environ 42) revient réellement à la collectivité nationale — une partie de ce montant étant purement théorique et ne parvenant pas intégralement à destination —, tandis que l’État conserve le reste (environ 57 dinars) pour assurer le fonctionnement de son appareil et honorer les intérêts de sa dette.

À tout cela s’ajoute une quatrième dimension qui n’apparaît dans aucun des chiffres susmentionnés : les engagements hors bilan. Le volume des dettes garanties par l’État au profit des entreprises publiques a atteint environ 20 milliards de dinars en 2022. Il s’agit de montants qui ne sont comptabilisés comme dépenses que lorsque l’entreprise concernée fait défaut de paiement ; la garantie se transforme alors en une dette effective pesant sur la collectivité nationale.

À titre d’exemple, si la moitié de ces entreprises venaient à faire défaut, cela engendrerait un coût supplémentaire exceptionnel de 16 milliards de dinars.

Ces chiffres démontrent que l’État tunisien — dans sa forme, sa structure, son organisation et son niveau d’efficacité actuels — représente un coût exorbitant que la collectivité nationale ne peut supporter, surtout au regard des retours qu’elle en tire et de la médiocrité des services publics (éducation, santé, transports).

Et le plus important dans tout cela ?

Un État financé par les contributions de toutes ces catégories — du salarié au salaire minimum jusqu’aux grandes entreprises — ne saurait légitimement passer du statut de serviteur impartial de la collectivité à celui d’instrument de répression aux mains de ses dirigeants.

L’État protecteur est le garant des droits ainsi que des libertés individuelles et collectives de tous les citoyens ; il ne peut en aucun cas devenir un instrument d’intimidation aux mains du pouvoir en place contre ceux qui le contestent.* Ancien ministre.

Traduit de l’arabe.

* Ancien ministre.

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Tunisie | Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta

C’est sa fille Amina Sta, qui a annoncé son décès dans un post laconique sur les réseaux sociaux. L’homme d’affaires Lazhar Sta, ancien associé de Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans l’entreprise Carthage Cement, est décédé ce mardi 8 septembre 2026.

On ne connaît pas les circonstances de ce décès, mais on sait que le prisonnier, qui souffrait de plus plusieurs pathologies chroniques, était très malade ces derniers temps et qu’il a été récemment hospitalisé en urgence à la suite de la détérioration de son état de santé. 

Les autorités pénitentiaires, comme à leur habitude, sont restées silencieuses sur les circonstances de cette nouvelle mort d’un prisonnier. La fille du défunt, quant à elle, leur fait porter la responsabilité de la détérioration de la santé de son père et le accuse de négligence et de manque de soins, en menaçant de porter plainte devant des instances internationales.

Le 30 juin dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, ainsi que son ancien associé Belhassen Trabelsi, en fuite depuis le 14 janvier 2011, à six ans de prison ferme. Accusés de corruption, d’appropriation illicite de biens appartenant à l’Etat et de détournement de fonds publics, les deux ex-associés dans Carthage Cement avaient aussi été condamnés à verser de lourdes amendes.  

I. B.

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Ooredoo Tunisie inaugure le projet Water for All à Kairouan

Ooredoo Tunisie vient d’inaugurer, dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale Tounes T3ich, son projet Water for All à Kairouan, marquant une nouvelle étape concrète dans son engagement en faveur des communautés locales et d’un impact social durable à travers la Tunisie.

Développé en réponse à un besoin réel identifié au sein de la communauté locale, ce projet, mis en œuvre en partenariat avec l’Association Carthage Horizon, permet à 250 familles de bénéficier d’un accès amélioré et durable à l’eau, à travers une solution concrète contribuant directement à l’amélioration de leurs conditions de vie quotidiennes.

Le projet a notamment porté sur la réhabilitation et l’amélioration des infrastructures hydrauliques au niveau de la station de pompage n°2 – Hendi El Zitouna, afin de faciliter l’accès à l’eau pour les habitants de la zone et d’apporter une solution durable adaptée aux besoins locaux.

La cérémonie d’inauguration a réuni, le 7 septembre 2026, des représentants d’Ooredoo Tunisie et de l’Association Carthage Horizon, ainsi que des acteurs locaux et des habitants de la région, afin de célébrer l’aboutissement de ce projet et les efforts collectifs ayant permis sa concrétisation.

À cette occasion, Eyas Assaf, Directeur Général d’Ooredoo Tunisie, a déclaré: «À travers Tounes T3ich, nous nous engageons à soutenir des initiatives qui répondent à des besoins réels et qui génèrent un impact positif et durable au profit des communautés locales à travers la Tunisie. L’accès à l’eau est un besoin essentiel, et nous sommes particulièrement fiers que le projet “Water for All” contribue aujourd’hui à améliorer concrètement le quotidien de 250 familles à Kairouan. Cette réalisation illustre toute la valeur de notre collaboration avec l’Association Carthage Horizon et les acteurs locaux pour transformer nos engagements en résultats concrets au bénéfice de la communauté. »

Le projet Water for All reflète pleinement l’approche portée par Tounes T3ich : être à l’écoute des besoins des communautés locales, travailler aux côtés de partenaires engagés et mettre en œuvre des projets concrets capables de générer un impact positif et durable sur le terrain.

À travers Tounes T3ich, Ooredoo Tunisie poursuit le développement et le soutien d’initiatives autour de ses principaux axes de responsabilité sociétale, notamment la santé, l’éducation, l’environnement et le bien-être social, avec des projets conçus pour répondre aux besoins spécifiques des différentes communautés à travers le pays.

La réussite du projet Water for All à Kairouan vient ainsi renforcer l’engagement d’Ooredoo Tunisie en faveur d’actions responsables et durables, tout en soulignant l’importance de la collaboration avec la société civile et les acteurs locaux pour créer un impact positif, concret et durable au profit des communautés à travers la Tunisie.

Vidéo de l’action.

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L’autre visage de l’emploi précaire en Tunisie

On parle souvent de précarité de l’emploi lorsqu’un salarié enchaîne les contrats courts, les missions temporaires ou les périodes d’incertitude. Mais il existe une autre forme de précarité, plus difficile à identifier : celle qui naît lorsque la réalité du travail et le cadre juridique dans lequel il est exercé ne coïncident plus clairement.

Aziz Chouchi *

Qui est réellement l’employeur ? Qui organise le travail ? Qui donne les consignes ? Qui décide des missions ? Qui assume les conséquences lorsque la relation de travail se dégrade ?

Ces questions peuvent sembler théoriques. Elles deviennent très concrètes lorsqu’un salarié doit, pour comprendre sa propre situation professionnelle, déterminer quelle institution est réellement responsable de quoi. C’est précisément ce qui m’est arrivé.

Depuis plusieurs années, j’interviens dans un établissement scolaire français à Tunis. Après plusieurs périodes d’activité au sein de cet établissement entre 2019 et 2025, j’ai été recruté, à partir de septembre 2025, en CDI par une association de droit local, l’Association des parents d’élèves des établissements scolaires français en Tunisie (Apeesft).

Sur le papier, la situation pouvait paraître simple : un contrat de travail, un employeur identifié, un salarié.

Dans la réalité quotidienne, plus de vingt surveillants et animateurs exerçaient leurs fonctions au sein de l’Établissement régional de Tunis (ERT), établissement en gestion directe de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe), tout en étant contractuellement employés par l’association.

Ce dispositif mérite une question simple : où se situe exactement la frontière entre l’employeur contractuel et l’établissement dans lequel le travail est effectivement organisé et exécuté ?

Je ne prétends pas, dans cette tribune, apporter à moi seul la qualification juridique définitive de cette organisation. C’est précisément le rôle des autorités compétentes de l’examiner. Mais lorsqu’une telle question se pose, elle ne devrait pas être évacuée comme un simple problème administratif. Car derrière les termes de «rattachement», de «mise à disposition», de «prestation», de «gestion» ou d’«organisation du service», il y a une réalité humaine : celle de travailleurs qui doivent savoir à qui ils répondent, quelles sont leurs missions et quels sont leurs droits.

Quand le contrat et le travail ne racontent pas la même histoire

Le problème de l’emploi précaire ne réside pas uniquement dans la durée d’un contrat. Il peut aussi résider dans l’incertitude qui entoure le cadre réel dans lequel ce contrat est exécuté.

Un salarié peut avoir un contrat parfaitement écrit et pourtant se retrouver confronté à des questions fondamentales : qui peut modifier son organisation ? Qui peut lui demander de changer de mission ? Qui peut lui demander de quitter son poste ? Qui peut apprécier son travail ? Qui peut décider de son avenir professionnel ?

Lorsque plusieurs acteurs interviennent, la responsabilité peut devenir difficile à lire pour le salarié. Et lorsque la responsabilité devient difficile à lire, l’exercice des droits peut lui aussi devenir plus difficile.

C’est cette zone grise qui m’a conduit à interroger successivement mon employeur, la direction de l’établissement, les autorités du travail et différents interlocuteurs institutionnels.

Je ne suis pas le seul concerné. La situation que j’ai signalée concerne plus d’une vingtaine de personnes exerçant des fonctions similaires au sein de plusieurs sites de l’établissement.

Certains salariés disposent de plusieurs années d’ancienneté. Certains ont travaillé pendant une longue période dans le même environnement, auprès des mêmes élèves, avec les mêmes contraintes quotidiennes, avant que leur cadre contractuel ne change.

La question n’est donc pas seulement celle d’un salarié et de son contrat. Elle est celle de la manière dont un système d’emploi peut être organisé autour de plusieurs structures, tout en laissant au travailleur la charge de comprendre lui-même où commence et où s’arrête la responsabilité de chacune.

Une réforme pour regarder ces situations autrement

Le débat prend une dimension particulière depuis l’adoption de la loi tunisienne n° 2025-9 du 21 mai 2025 relative à la réglementation des contrats de travail et à l’interdiction de la sous-traitance de main-d’œuvre.

Le ministère tunisien des Affaires sociales présente explicitement cette réforme comme une réforme portant sur les contrats de travail et l’interdiction de la sous-traitance de main-d’œuvre. L’Organisation internationale du travail (OIT) fait elle aussi désormais référence à cette réforme dans le cadre de son suivi de la législation tunisienne.

Cette évolution législative pose une question essentielle : quels dispositifs d’emploi existants doivent désormais être réexaminés à la lumière des nouvelles règles ?

Il ne suffit pas de changer l’intitulé d’un contrat pour que la réalité économique et professionnelle change.

Il ne suffit pas non plus qu’une structure juridiquement distincte apparaisse sur un contrat pour que toutes les questions relatives à l’organisation réelle du travail disparaissent.

Encore faut-il regarder les faits : qui recrute, qui rémunère, qui organise, qui dirige, qui contrôle, qui décide des missions et dans quel cadre le travail est effectivement accompli.

C’est précisément pour cette raison que j’ai saisi les autorités compétentes.

Non pas pour demander que mon interprétation soit automatiquement retenue, mais pour demander que les faits soient vérifiés.

Le plus grand risque : banaliser les zones grises

La précarité devient particulièrement dangereuse lorsqu’elle devient invisible.

Un travailleur qui ne sait pas clairement qui est responsable de quoi hésitera davantage à contester une décision. Un salarié qui dépend quotidiennement d’un environnement institutionnel mais dont le contrat relève d’une autre structure peut se retrouver face à une question élémentaire : à qui dois-je m’adresser lorsque mes conditions de travail posent problème ? Et lorsqu’un conflit survient, chacun peut être tenté de renvoyer vers l’autre interlocuteur. L’employeur renvoie vers l’établissement. L’établissement renvoie vers l’employeur. Le salarié, lui, reste au milieu.

Cette situation ne signifie pas nécessairement qu’il existe une irrégularité. Mais elle justifie, à elle seule, un examen sérieux du dispositif. Car le droit du travail ne peut pas être réduit à la seule existence matérielle d’un contrat. Il doit aussi permettre de déterminer clairement les responsabilités qui entourent l’exécution effective du travail.

Mon parcours personnel m’a conduit à poser ces questions parce que j’ai été directement confronté à leurs conséquences. Mais je ne souhaite pas que cette tribune soit réduite à mon propre litige. Le véritable sujet est ailleurs. Il concerne tous les travailleurs qui se trouvent dans des situations où plusieurs structures interviennent dans leur emploi, où le donneur d’ordre, l’employeur, l’établissement d’accueil et l’organisateur réel du travail ne sont pas nécessairement la même entité. Il concerne également les associations, entreprises et institutions qui utilisent ces dispositifs. Et il concerne enfin l’État, qui doit être capable de répondre à une question simple : la protection offerte par le droit du travail dépend-elle encore de la réalité du travail, ou peut-elle être contournée par la manière dont les responsabilités sont juridiquement réparties ?

Cette question mérite d’autant plus d’être posée aujourd’hui que la Tunisie vient précisément de renforcer son arsenal juridique en matière de contrats de travail et d’interdiction de la sous-traitance de main-d’œuvre.

Une question de dignité, pas seulement de droit

Au fond, derrière les contrats et les organigrammes, il y a une question beaucoup plus simple. Un travailleur doit pouvoir savoir qui est son employeur, qui peut lui donner des instructions, quelles sont ses missions et quels recours sont ouverts lorsqu’il estime que ses droits ne sont pas respectés. Cette lisibilité n’est pas un luxe administratif. Elle est une condition élémentaire de la dignité au travail.

Dans mon cas, les démarches engagées auprès des différentes autorités n’ont pas pour objectif de faire condamner une institution sur la base de ma seule parole. Elles visent à obtenir une réponse documentée sur le fonctionnement concret du dispositif. C’est aussi pour cette raison que je considère que la question mérite de sortir du cadre strict de mon dossier personnel. Car si un dispositif est parfaitement conforme au droit, il doit pouvoir être expliqué clairement. Et s’il soulève des difficultés au regard du droit nouveau, il doit pouvoir être corrigé. Dans les deux cas, la transparence est préférable au silence.

La véritable modernisation du droit du travail ne consiste pas seulement à adopter de nouvelles lois. Elle consiste à faire en sorte que ces lois soient lisibles, applicables et réellement protectrices pour ceux qui travaillent.

L’emploi précaire ne disparaît pas toujours lorsqu’on change son apparence juridique. Parfois, il change simplement de visage. C’est précisément ce visage nouveau qu’il faut aujourd’hui avoir le courage de regarder.

* Ingénieur en informatique – Ordre des Ingénieurs Tunisiens.

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Exposition à Gibellina | «Terres de Sicile et de Tunisie, mémoire partagée»

Une exposition collective bilingue «Terres de Sicile et de Tunisie, mémoire partagée» a été inaugurée le samedi 5 septembre 2026 au musée Santa Caterina de Gibellina Vecchia, dans la province de Trapani ; elle s’inscrit dans le programme officiel de Gibellina, Capitale italienne de l’art contemporain 2026.

Selon les organisateurs, l’exposition vise à créer un dialogue entre deux territoires séparés par moins de 150 kilomètres de mer, mais unis par une longue histoire d’échanges, d’influences réciproques et de modes de vie. Une relation qui transparaît non seulement à travers les événements historiques, mais aussi dans les paysages, les pratiques agricoles, les traditions rurales et les influences culturelles ayant traversé, durant des siècles, les deux rives de la Méditerranée.

La Sicile occidentale et le sud de la Tunisie présentent en effet des caractéristiques paysagères et agricoles en partie similaires, tandis que les traces des influences arabo-normandes témoignent de la profondeur d’une relation ayant transcendé les divisions politiques et géographiques. La gastronomie incarne également ce métissage, à l’instar du couscous au poisson de Trapani, exemple d’une tradition culinaire capable d’évoquer une appartenance méditerranéenne commune.

Le projet a vu le jour grâce à la collaboration entre l’association de Trapani I Colori della Vita et l’association tunisienne Didon & Enée, avec le concours de l’association Percorsi a Morsi, gestionnaire du musée Santa Caterina.

L’initiative vise ainsi à faire de la culture un espace de rencontre entre communautés, artistes et territoires, en réinvestissant une mémoire partagée à travers des langages contemporains.

Le vernissage a notamment réuni le maire de Gibellina, Salvatore Sutera, le consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, le directeur artistique de Gibellina 2026, Andrea Cusumano, et le président de l’association Percorsi a Morsi, Michele Benfari, confirmant ainsi la dimension institutionnelle et culturelle du projet.

Photos de Mouna Fkih Khouaja,

Un dialogue entre passé et présent

Le parcours de l’exposition associe des photographies historiques et des cartes postales d’époque — restaurées et sélectionnées par le maître italien Michele Fundarò et l’artiste et photographe tunisien Saber Bhari — à des clichés contemporains réalisés par seize photographes siciliens et tunisiens.

L’exposition devient alors un dialogue entre passé et présent, où images d’archives et photographie contemporaine racontent l’évolution de territoires marqués par la relation entre l’homme, la terre et la Méditerranée.

Parmi les artistes présents figurent Nino Castiglione, Ameni Chermiti, Michele Cernigliaro, Tonino Corso, Ivan De Francesco, Mouna Fkih Khouaja, Matteo Garone, Slim Gomri, Kaouther Khedija Khouini, Soumaya Larbi, Fabio Marino, Giuseppe Monteleone, Paolo Rizzo, Lorenzo Tallarita, Marilena Todaro et Skander Zarrad. Leurs œuvres mettent l’accent sur la relation entre les communautés et le territoire, le monde agricole, le pastoralisme et les transformations qui touchent les zones rurales.

C’est un point de vue qui s’éloigne des circuits touristiques classiques pour se concentrer sur les réalités quotidiennes et les identités locales. Le projet revêt ainsi une dimension qui dépasse le cadre purement artistique. La photographie devient un outil pour interroger le sens même de l’identité méditerranéenne, en montrant comment, au-delà des frontières nationales, subsistent des éléments communs dans les paysages, le travail de la terre, les traditions culinaires et la mémoire collective.

Photos de Mouna Fkih Khouaja,

Le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée a également été ponctué d’un volet gastronomique, avec les chefs Peppe Giuffrè et Taieb Bouhadra, invités à proposer un parcours à travers les saveurs de la tradition méditerranéenne. L’exposition restera ouverte au public en Italie jusqu’au 24 septembre 2026, au musée Santa Caterina de Gibellina Vecchia. À l’issue de cette étape italienne, la collection entamera une tournée en Tunisie, poursuivant ainsi le dialogue culturel entre les deux rives qui constitue le fil conducteur de l’initiative. L’exposition s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur le patrimoine immatériel méditerranéen et sur la possibilité de recourir à l’art et à la culture pour renforcer les échanges entre la Tunisie et l’Italie, en s’appuyant non seulement sur les relations institutionnelles contemporaines, mais aussi sur une mémoire plus ancienne et stratifiée, préservée au sein des territoires et des communautés qui, depuis des siècles, bordent la même mer.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Inde | La génération Z remet en selle Rahul Gandhi

Depuis près de vingt ans, Rahul Gandhi, fils de Rajiv et petit-fils d’Indira, est dépeint comme un homme politique privilégié et inefficace voire raté, incapable aussi bien de relancer le Parti du Congrès que de concurrencer le Premier ministre Narendra Modi et de faire vaciller son pouvoir. Le dirigeant nationaliste dirige l’Inde d’une main de fer depuis mai 2014. Toutefois, la donne semble enfin changer grâce à la génération Z qui ébranle Modi et qui semble trouver en Rahul Gandhi son nouveau leader. Ce dernier assume enfin l’héritage de sa famille et tisse des liens avec de jeunes électeurs désabusés. Gandhi, va-t-il faire sa mue d’un chef de l’opposition faible à un chef de l’opposition coriace ?

Imed Bahri

Dans une tribune publiée par le Washington Post, Rana Ayyub affirme que le paysage politique indien est témoin d’une transformation remarquable de l(image du chef de l’opposition, Rahul Gandhi, après qu’il ait été moqué et dénigré pendant des années de la part des partisans du Premier ministre Narendra Modi. 

Gandhi, longtemps dépeint comme un héritier politique incapable de défier Modi, a commencé à se défaire de cette image l’année dernière, profitant notamment du mécontentement croissant des jeunes Indiens face au chômage, au coût élevé des études, aux fuites d’examens et à la diminution des perspectives d’ascension sociale.

Relier les luttes quotidiennes des jeunes

Ayyub attribue ce changement à l’émergence de la génération Z qui, selon elle, se détache de l’image stéréotypée de Gandhi et interagit avec lui d’une manière spontanée via les réseaux sociaux. Elle souligne également que Gandhi lui-même a modifié son image publique, abandonnant une image politique traditionnelle pour une tenue plus jeune, afin de se rapprocher d’une génération qui a le sentiment que l’ancienne classe politique ne comprend ni son langage ni ses problèmes.    

Le tournant décisif remonte à la Bharat Jodo Yatra (La Marche pour l’unité de l’Inde), marche que Gandhi a entreprise à travers l’Inde et qui s’est achevée début 2023 et au cours de laquelle, ses échanges avec les étudiants, les chômeurs et les travailleurs précaires lui ont permis de prendre conscience de l’ampleur de la frustration économique chez les jeunes.

Le Washington Post soutient que les récentes manifestations de la jeunesse ont offert à Gandhi une opportunité politique majeure, lui permettant de recentrer sa campagne sur les jeunes et d’aborder des problèmes tels que la fraude aux examens, le chômage et la hausse des frais universitaires.

Dans ce contexte, il a lancé la campagne «La Voix des Étudiants», étendant ainsi son action aux étudiants de centaines de villes indiennes. Il cherche également à relier les luttes quotidiennes des jeunes à un problème plus vaste à savoir la concentration des richesses, du pouvoir et des opportunités économiques entre les mains d’une minorité.

L’héritier des traditions démocratiques et laïques

Parallèlement, Gandhi a commencé à renouer avec l’héritage politique de sa famille plutôt qu’à le défendre. Il invoque l’histoire de son arrière-grand-père, Jawaharlal Nehru, Premier ministre de l’Inde, ainsi que les sacrifices de sa grand-mère, Indira Gandhi, et de son père, Rajiv Gandhi, pour se présenter comme l’héritier des traditions démocratiques, laïques et constitutionnelles, et non simplement comme l’héritier d’une dynastie politique.

Ayyub soutient que cela représente une tentative de renverser l’un des principaux arguments de Modi contre Gandhi, transformant l’histoire de sa famille, utilisée pour le dépeindre comme un politicien privilégié, en un moyen de souligner les sacrifices de sa famille pour l’Inde.

Ayyub met toutefois en garde contre les limites de cette évolution notamment dans la relation de Rahul Gandhi avec la jeunesse musulmane. S’il s’exprime ouvertement sur la discrimination envers les Dalits*, il reste moins loquace sur la persécution des musulmans. Elle estime que si Gandhi veut convaincre les jeunes musulmans que sa défense de la Constitution et de la démocratie les inclut, il doit faire preuve de clarté dans ses déclarations publiques, au lieu de limiter ses véritables positions aux réunions de son parti.

En définitive, Gandhi est largement parvenu à se défaire de l’image dénigrante que ses adversaires lui ont forgée. Cependant, se débarrasser de cette image de «politicien raté» ne signifie pas nécessairement qu’il soit désormais capable de construire une opposition forte au gouvernement de Modi. Son véritable défi réside dans sa capacité à transformer les divers problèmes auxquels sont confrontés les jeunes –du chômage aux fuites d’examens, en passant par l’impunité policière et la persécution des dissidents– en un seul enjeu politique lié à l’érosion des institutions démocratiques caractérisée par l’affaiblissement progressif des contre-pouvoirs et de l’État de droit par le pouvoir en place.

S’il y parvient, la génération qui a mis au jour la vulnérabilité du gouvernement Modi pourrait aussi avoir fait émerger le chef de l’opposition que Modi n’a jamais eu à affronter. 

* Les Dalits, encore appelés Intouchables, sont des groupes d’individus considérés, du point de vue du système des castes, comme hors castes et affectés à des fonctions ou métiers jugés impurs. L’Inde compte 200 millions de Dalits.

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Tunisie | Approbation de 309 projets solaires d’une puissance totale de 455 MW

Passé la tempête des coupures intempestives de l’électricité provoquées par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) pour éviter un black-out, en raison du déséquilibre grandissant entre la production et la consommation, les autorités commencent à communiquer, non pas sur les causes de cette crise et comment est-on arrivé là, donc sur leurs propres manquements, mais sur les projets en cours ou décidés dans la foulée pour parer à cette situation. Alors, tant qu’il s’agit d’annoncer, et non de réaliser, pourquoi rechigner sur les chiffres ? Incorrigibles Tunisiens ! (Photo : Centrale solaire photovoltaïque à Metbasta, Kairouan).

C’est ainsi que le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, vient d’annoncer l’acceptation de quelque 309 demandes d’autorisation (excusez du peu !) pour des projets de production d’électricité solaire photovoltaïque dans le cadre de la sixième phase du régime d’autorisation en Tunisie, et ce à l’issue de l’évaluation des dossiers soumis avant le 30 juin 2026.

Les projets retenus représentent une capacité totale de 455 mégawatts (MW) et comprennent 187 centrales d’un mégawatt, 119 centrales de deux mégawatts et trois projets de dix mégawatts, a précisé le ministère, ajoutant que les résultats complets de la procédure sont disponibles directement sur son site institutionnel.

Le régime d’autorisation encadre la construction de projets de production d’électricité de moyenne envergure, dont la capacité est inférieure aux seuils fixés par l’article 14 du décret n° 2016-1123 : 10 MW pour le solaire, 30 MW pour l’éolien, 15 MW pour la biomasse et 5 MW pour les autres sources d’énergie renouvelable.

Ce dispositif a été mis en place pour encourager la production indépendante d’électricité à partir de sources renouvelables ; il permet aux investisseurs privés et aux opérateurs industriels de construire des centrales photovoltaïques d’une capacité comprise entre 1 et 10 MW et de vendre la totalité de leur production à la Steg.

L’octroi des 309 dernières autorisations constitue une nouvelle étape dans le renforcement des capacités de production d’énergie renouvelable de la Tunisie, alors que le pays cherche à accroître la part du solaire dans son mix énergétique et à réduire sa dépendance à l’égard de la production conventionnelle.

Cette part ne dépasse guère aujourd’hui 5 à 6%, contre un objectif «délirant» de 30-35% en 2030, alors que l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), censée promouvoir les énergies renouvelables dans le pays, vient de fêter son 40e anniversaire. Combien d’argent a-t-elle coûté aux contribuables en 40 ans et qu’a-t-elle aidé à réaliser sur la voie de la diversification des sources d’énergie ?

Une étude s’impose pour montrer l’inanité de certaines initiatives publiques qui servent à meubler la communication officielle, sans impact réel sur le quotidien des citoyens : les dernières coupures électriques et pénuries d’eau potable, de médicaments et d’eau minérale en bouteille sont là pour le prouver.

I. B.     

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