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Argentine – Espagne LIVE : suivez la finale de la Coupe du monde 2026 en streaming

L’Argentine et l’Espagne s’affrontent aujourd’hui en finale de la Coupe du monde 2026 pour décrocher le titre suprême. L’Albiceleste, portée par Lionel Messi, Julián Álvarez, Lautaro Martínez, Enzo Fernández et Alexis Mac Allister, défie une Roja emmenée par Lamine Yamal, Pedri, Nico Williams, Rodri et Dani Olmo. Entre l’expérience des champions du monde argentins et la fougue de la nouvelle génération espagnole, cette affiche promet un spectacle exceptionnel. Découvrez l’heure du coup d’envoi, la chaîne TV, les compositions probables, les statistiques, les pronostics et tous les enjeux de cette finale du Mondial 2026.

Suivez en live streaming Argentine – Espagne finale coupe du monde 2026:

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Steg | Les zones concernées par les coupures d’électricité dimanche

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé la possibilité de coupures d’électricité intermittentes ce dimanche 19 juillet 2026, entre 11h00 et 16 h00, qui toucheront diverses zones à travers le pays. Le rétablissement du service pourrait intervenir sans préavis, ajoute l’entreprise publique en invitant le public à prendre les mesures de précaution nécessaires.

Selon les communiqués successifs publiés par la société ce dimanche matin, ces coupures — mises en œuvre pour garantir la sécurité et la stabilité du réseau électrique — concernent une liste préliminaire de localités susceptible d’être élargie à d’autres zones.

Dans la région du Grand Tunis, les zones touchées comprennent Tunis, Ben Arous, El Mourouj, El Bouhaira, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, La Soukra, Sanhaja, Riad El Andalous, l’Ariana et La Manouba.

Au nord, les pannes affecteront la région du Cap Bon, notamment El Mida, Tazarka, El Mrezga, Ain Kamacha, Essomâa, Dar Chaabane, Beni Khiar, Grombalia, Menzel Bouzelfa et Takelsa, ainsi que la région de Zaghouan.

Autres zones concernées Jebel Et Oust, Bir Mcherga, Zriba, Smenja, Saouaf, Mograne et Nadhour. Dans la région de Sousse, Cité Riyad, Hammam Sousse, Quartier Universitaire, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Ain Jelloula, Jemmal, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Kontech, Sahline, Menzel Kamel, El Frina, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bou Ali et Kalaa Kebira.

Dans le gouvernorat de Sfax, des interruptions de service sont enregistrées dans les localités de Sidi Mansour, Bir Saleh, El Hencha, El Gharaba, El Amra, El Mastaria, Jebiniana, Agareb, Chaffar, Bir Ali Ben Khalifa, Mahres et la délégation d’Agareb.

Dans la région du sud-ouest, les interruptions touchent les zones de Saïda, Khamouda Boudrias, Souk El Jedid, El Hammar, Ouled Hamed, El Houamed, Makarem, Qatrana, El Chakhar, Foussana, Hassi El Farid, Ouled Haffouz, Sbeitla, Thala, El Ayoun, El Amaymia et Sidi Aich.

L’entreprise a mis à la disposition de ses clients le numéro de service 71.239.222, en plus des numéros de téléphone indiqués sur les factures de consommation, pour signaler des urgences ou demander des informations complémentaires.

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Le Tunisien Ahmed Hafnaoui brille championnats d’été de natation de Floride

Le champion olympique et mondial Ahmed Ayoub Hafnaoui a décroché sa deuxième médaille d’or lors des championnats d’été de natation de Floride, aux États-Unis, en terminant premier du 400 m nage libre avec un temps de 3:50,45. Il avait auparavant remporté l’or sur le 200 m nage libre, en réalisant un temps de 1:50,76. Deux courses, deux médailles d’or, et de nombreux signes encourageants alors que le champion olympique continue de construire de l’élan en vue des prochaines compétitions internationales.

Le nageur tunisien cherche à atteindre son pic de forme en vue des prochaines compétitions, à commencer par les Jeux méditerranéens prévus à Tarente, en Italie, du 21 août au 3 septembre.

Il convient de rappeler que Hafnaoui (23 ans) a remporté la médaille d’or du 400 m nage libre aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Il a également remporté des médailles d’or sur 800 m et 1 500 m nage libre ainsi qu’une médaille d’argent sur 400 m nage libre aux Championnats du monde 2023 à Fukuoka, au Japon (bassin de 50 m), en plus d’une médaille d’argent sur 1 500 m nage libre aux Championnats du monde 2021 à Abou Dabi (bassin de 25 m).

Après une courte traversée du désert en 2025 au cours de laquelle il s’était éloigné des entraînements, il a repris la forme et la compétition avec de nouvelles ambitions.

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La Tunisie tombe en lambeaux ou le naufrage quotidien

Samedi, j’ai profité de la coupure d’électricité qui a duré quatre bonnes heures pour dégivrer et nettoyer mon vieux réfrigérateur. En réalité, c’est toute la Tunisie qui devrait être dégivré et nettoyé. Ce nettoyage ne sera pas seulement technique ou politique ; il devra d’abord être un nettoyage des mentalités et une prise de conscience morale.

Mohamed Sadok Lejri *

En plein cœur de l’été tunisien, notre quotidien est rythmé par la succession infernale des coupures d’eau et d’électricité. À bout de souffle et usé par les décennies, le réseau de distribution d’eau potable géré par la Sonede est incapable d’assurer l’approvisionnement du pays en période estivale ; il capitule chaque été, asphyxié par une urbanisation anarchique, une gestion défaillante et des infrastructures à l’abandon.

Pour éviter le blackout total, la Steg en est réduite à pratiquer le délestage. Dans quelques semaines, la première averse qui durera un peu plus d’un quart d’heure saturera nos égouts et transformera nos rues en torrents. Ajoutez à cela des transports publics dans un état lamentable et des ordures qui inondent le pays entier : ce naufrage quotidien n’a rien d’un hasard, et encore moins d’une malédiction divine.

Ce désastre est entre autres le résultat d’une urbanisation sauvage, de constructions anarchiques et d’infrastructures obsolètes qui auraient dû être entretenues et modernisées depuis longtemps.

Nos villes victimes d’incivilité et d’abandon

Entre pollution, bétonnage à tout-va, incivisme généralisé et absence d’entretien des grands travaux nécessaires à tout pays qui se veut civilisé, nos villes ont soif et étouffent sous la chaleur, les détritus et le laisser-aller.

Face à l’ampleur de cette crise structurelle et environnementale, force est de constater que ni le peuple tunisien, trop souvent prisonnier de la palabre et de comportements inciviles, ni ses dirigeants successifs, incompétents et/ou déconnectés des réalités, n’ont su se hisser à la hauteur de ces immenses enjeux.

La Tunisie tombe en lambeaux. Pour l’arracher au sous-développement, les demi-mesures ne suffisent plus ; le pays a un besoin vital de visions stratégiques majeures, d’une refonte globale et d’une sorte de «Plan Marshall» pour reconstruire ses fondations.

Un tel sursaut exige trois piliers fondamentaux : beaucoup d’argent, un peuple conscient, dont le patriotisme se traduit par des actes plutôt que par des discours futiles, et des dirigeants d’une tout autre envergure.

Une scène politique nationale tragiquement stérile

Malheureusement, la scène politique post-2011 s’est avérée tragiquement stérile, n’offrant au pays qu’une succession d’illuminés, d’idéologues, d’obscurantistes, d’apprentis dictateurs et de bras cassés.

Pour autant, il serait trop facile d’imputer l’entière responsabilité de ce marasme aux seuls gouvernants actuels. Si ces derniers ne brillent pas par leur compétence, mais plutôt par une impuissance flagrante, le mal est bien plus profond. Les grands chantiers indispensables à la survie du pays auraient dû être engagés il y a plus vingt ans. Ce que subissent les Tunisiens aujourd’hui n’est pas une crise passagère, mais la facture douloureuse d’une accumulation de plusieurs décennies d’irresponsabilité politique et de gouvernance à la petite semaine.

Tant que la compétence ne remplacera pas le populisme et tant que le respect de l’espace public ne deviendra pas un devoir sacré pour le citoyen, la Tunisie subira les conséquences de son absence de civisme et de ses propres renoncements. Le nettoyage du pays ne sera pas seulement technique ou politique ; il devra d’abord être un nettoyage des mentalités et une prise de conscience morale.

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Algérie | Le journaliste Mustapha Benfodil interdit de sortie de territoire

L’interdiction de sortie du territoire national (ISTN) imposée au journaliste et écrivain algérien Mustapha Benfodil dépasse désormais le cadre d’une affaire individuelle. Elle pose une nouvelle fois la question de l’état des libertés publiques en Algérie et, plus largement, dans un Maghreb où les espaces d’expression et de circulation des voix critiques connaissent des restrictions croissantes.

Djamal Guettala 

Journaliste au quotidien El Watan, écrivain et dramaturge reconnu, Mustapha Benfodil a annoncé avoir été empêché de quitter le territoire alors qu’il devait se rendre en France, notamment à Marseille, dans le cadre d’engagements professionnels et culturels.

Cette interdiction intervient alors que son parcours est étroitement lié aux échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée.

Auteur de romans, de pièces de théâtre et de textes engagés, il a vu ses œuvres circuler dans plusieurs espaces culturels internationaux, notamment sur les scènes théâtrales françaises. Son travail de dramaturge l’a conduit jusqu’au Festival Off d’Avignon, où sa pièce ‘‘End/Igné’’, mise en scène par Kheireddine Lardjam, avait été présentée, confirmant la place de son écriture dans le paysage théâtral contemporain.

Voyage professionnel transformé en obstacle administratif

L’affaire prend une dimension particulière puisque l’ISTN intervient dans le cadre d’un déplacement lié à une activité culturelle et professionnelle, et non d’un simple voyage personnel.

Empêcher un journaliste et un écrivain de circuler librement soulève des interrogations fondamentales : comment un professionnel de l’information et de la création peut-il exercer pleinement son rôle lorsque sa mobilité est entravée ?

La liberté de circulation est un droit essentiel. Lorsqu’elle concerne des figures engagées dans le débat public, les restrictions administratives deviennent nécessairement une question de libertés fondamentales et de transparence institutionnelle.

Les réactions de l’écrivain et journaliste Hmida Ayachi ainsi que d’Arezki Metref témoignent d’une inquiétude largement partagée dans les milieux culturels algériens.

Au-delà du cas personnel de Mustapha Benfodil, c’est la place du journaliste, de l’écrivain et de l’intellectuel critique qui est interrogée. La littérature et le journalisme ont toujours constitué des espaces où les sociétés questionnent leurs propres contradictions. Les limiter revient à fragiliser un débat public déjà sous tension.

Pour ses soutiens, l’affaire rappelle que la liberté d’expression ne peut être dissociée de la liberté de mouvement. Un journaliste empêché de voyager est aussi un journaliste dont les possibilités de rencontres, d’échanges et de couverture internationale sont réduites.

Un signal inquiétant dans le paysage politique maghrébin

Cette affaire intervient dans un contexte régional marqué par des tensions autour des libertés publiques. En Algérie comme dans d’autres pays du Maghreb, des journalistes, écrivains et militants de la société civile ont régulièrement alerté sur les pressions exercées sur les voix indépendantes.

Les situations nationales sont différentes, mais une même interrogation traverse la région : quelle place reste-t-il pour la critique, la création et le pluralisme lorsque les mécanismes administratifs deviennent des instruments de restriction ?

La liberté de la presse ne se limite pas à l’existence de médias. Elle suppose aussi que les journalistes puissent enquêter, voyager, participer à des rencontres professionnelles et dialoguer avec leurs confrères à l’étranger.

Avec cette ISTN, Mustapha Benfodil devient malgré lui le symbole d’une inquiétude plus large. Celle d’une génération de journalistes et d’écrivains attachés à défendre un espace public ouvert, où la création et la pensée critique peuvent circuler librement.

Son cas rappelle une évidence : la culture ne connaît pas de frontières. Mais lorsque les frontières deviennent des barrières pour les créateurs et les journalistes, c’est toute une société qui voit son horizon se rétrécir.

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Salah El Farzit chantait les blessures et les espoirs des marginaux

La chanson populaire tunisienne a perdu, avec le décès de Salah El Farzit, samedi 18 juillet 2026, à l’âge de 73 ans, l’une de ses voix les plus emblématiques, qui avait marqué plusieurs générations depuis son émergence dans les années 1970. Avec son style profondément ancré dans la tradition populaire, mais porté par une sensibilité nouvelle, il avait contribué à donner à la chanson tunisienne une dimension sociale et humaine, faisant de ses textes le reflet des réalités quotidiennes, des souffrances silencieuses et des aspirations des gens ordinaires.

Djamal Guettala 

Son répertoire compte plusieurs titres devenus incontournables, parmi lesquels «El Warda Elli Nahki Aliha » («La rose dont je parle»), «Ana Elli Sountak Ya Warda» («C’est moi qui t’ai protégée, ô rose»), «Fadh El Kass» («Le verre a débordé»), «Gharriti Bia» («Tu m’as trompé»), mais surtout «Tardha Alina Ya Lmima» («Pardonne-nous, ô maman»), une chanson qui a dépassé le simple cadre artistique pour devenir un véritable morceau de mémoire collective qu’il avait d’ailleurs écrit en prison.

«Tardha Alina Ya Lmima», une chanson née dans l’épreuve

Plus qu’une chanson, «Tardha Alina Ya Lmima» est devenue un symbole. Son histoire est liée à un épisode douloureux de la vie de Salah El Farzit. Composée en 1976 alors que l’artiste se trouvait en prison après avoir dénoncé des abus commis par un officier, elle porte la marque de cette expérience personnelle.

À travers l’adresse à la mère, figure centrale de la famille et du lien affectif dans la société tunisienne, Salah El Farzit exprime la détresse de ceux qui souffrent, la solitude des personnes privées de liberté et le besoin de pardon. La chanson transforme une douleur individuelle en une parole collective, capable de toucher tous ceux qui ont connu l’injustice ou l’éloignement.

Inscrite dans la tradition du zindali, un genre musical historiquement associé aux prisons tunisiennes, l’œuvre s’est imposée par la force de son émotion et par son message universel. Elle a accompagné des moments importants de la vie sociale tunisienne, jusqu’à devenir l’un des titres les plus connus de la chanson populaire nationale.

Un artiste en marge des circuits officiels

La trajectoire de Salah El Farzit n’a pas été exempte de difficultés. Son refus, en 1977, d’interpréter une chanson à la gloire du président Habib Bourguiba lors d’une émission officielle lui aurait valu une mise à l’écart des médias publics pendant plusieurs années.

Cette période n’a cependant pas effacé son influence auprès du public. Bien au contraire, son éloignement des circuits officiels a renforcé l’image d’un artiste proche des gens, dont les chansons circulaient au-delà des cadres institutionnels.

Avec la disparition de Salah El Farzit, la Tunisie perd l’un des représentants majeurs d’une chanson populaire qui puisait sa force dans la vie quotidienne, les émotions et les préoccupations sociales.

Son œuvre restera celle d’un artiste qui a donné une voix aux oubliés, raconté les blessures humaines et transmis, à travers des mélodies simples mais puissantes, une part de l’histoire sociale et culturelle tunisienne.

Le ministère des Affaires culturelles, qui avait fini par l’adopter après l’avoir longtemps exclu de ses circuits officiels de distribution, a rendu hommage à «un des grands noms de la chanson populaire tunisienne» et présenté ses condoléances à sa famille ainsi qu’à l’ensemble de la communauté artistique et culturelle.

Salah El Farzit s’en va, mais sa voix, elle, continuera longtemps à accompagner la mémoire musicale tunisienne.

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«Innovation Talks» | Synergies des écosystèmes d’innovation tunisien et italien

«Avec plus de 1 400 startups actives et un écosystème dynamique réunissant universités, centres de recherche, pôles technologiques, accélérateurs et institutions publiques, la Tunisie constitue un terrain particulièrement fertile pour renforcer les synergies avec le système d’innovation italien.»

C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, lors de l’ouverture de la deuxième édition des «Innovation Talks» au Tunis Startup Village, un cycle de rencontres promu par l’ambassade d’Italie et Terna Innovation Zone Tunisia.

«Réunir les acteurs clés de l’innovation italienne et tunisienne favorise l’échange d’idées, d’expertises et de talents, créant ainsi les conditions propices à de nouvelles collaborations dans des secteurs stratégiques pour l’avenir, allant des technologies émergentes à la durabilité», a souligné M. Prunas.

L’événement, animé par Wassim Ben Larbi, a vu la participation de Matthieu Meneghini, cofondateur de la startup italienne Koalisation, et de Souha Bejaoui, cofondatrice de la startup tunisienne ProVerdy, qui ont débattu de solutions innovantes, d’intelligence artificielle et de nouvelles technologies au service de la durabilité devant un large public composé de startups, d’investisseurs, de capital-risqueurs, de représentants du monde académique et de jeunes talents de l’écosystème d’innovation tunisien.

Fondée en 2022, Koalisation œuvre à la lutte contre le changement climatique en développant des projets de finance carbone à fort impact en Afrique subsaharienne, en partenariat avec les communautés locales. La startup promeut des initiatives liées à la cuisson propre, à l’agroforesterie et à l’accès à l’eau, contribuant ainsi à la réduction des émissions, à la préservation des écosystèmes et au développement durable des communautés concernées. En 2025, elle a reçu la mention spéciale «Joule» lors des ENI Awards pour ses idées entrepreneuriales innovantes et durables.

ProVerdy, l’une des cinq startups sélectionnées pour le programme d’accélération Terna Innovation Zone Tunisia 2026, a développé une plateforme SaaS (logiciel en tant que service) basée sur l’IA pour aider les entreprises à mesurer, gérer et réduire leur empreinte carbone grâce à des solutions avancées de comptabilité carbone et de reporting ESG. La startup a été distinguée par le prix «Startup de l’année 2026» lors du Tunisia Investment Forum.

Dans le prolongement de la première édition des «Innovation Talks» — organisée en mai dernier et consacrée à l’intelligence artificielle, avec la participation de la start-up italienne Eoliann et de la start-up tunisienne NextAV — l’initiative se poursuit, favorisant la collaboration entre les écosystèmes d’innovation des deux pays.«La décision de Terna d’ouvrir sa deuxième Innovation Zone à Tunis — après celle de San Francisco — confirme que l’Italie reconnaît l’immense potentiel de la Tunisie en tant que pôle d’innovation pour la région méditerranéenne», a déclaré l’ambassadeur Prunas, soulignant que la Tunisie a été le premier pays africain à adopter un Startup Act.

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Mondial Fifa | L’Angleterre de Tuchel, championne du monde des perdants

Fallait-il suivre la finale des battus de la Coupe du Monde instaurée par la Fifa comme un rituel et refusant absolument d’y renoncer en dépit des calendriers plus que surchargés auxquels sont soumis les joueurs de football désormais exténués et souvent blessés ?

Dr Mounir Hanablia *

Au vu du score digne d’une rencontre de handball 6-4 entre l’Angleterre et la France, hier soir, samedi 18 juillet 2026, à Miami, les absents dont je fais partie ont eu tort en se contentant de consulter The Guardian pour apprendre que la formation du Coq était menée 4-0 à la mi-temps, que Bukayo Saka a marqué trois buts, lui qui ne marque presque jamais, et que Kylian Mbappé a fait un peu moins bien avec deux buts, ce qui le maintient dans la course du meilleur buteur de Coupe du Monde de tous les temps.

Il est vrai que depuis les batailles d’Hastings en 1066, et celle de Waterloo en 1815, les rencontres France-Angleterre ont toujours un caractère disputé que l’accession de Thomas Tuchel, un Allemand, à la tête de l’équipe de la Rose, n’a rendu que plus étrange.

Le parlement anglais au début du XVIIIe siècle n’avait rien trouvé de mieux à faire pour mettre un terme à la subversion catholique des Stuarts, que de faire épouser à l’héritière du trône un membre luthérien de la maison allemande des Hanovre, qui pour ne pas parler anglais, passait le plus clair de son temps sur le continent dans son duché, ce qui permit au parlement anglais d’assumer les charges de la gestion du royaume sans opposition, et de perpétuer la situation en instaurant le parlementarisme.

Sursis pour l’un, fin de partie pour l’autre

On ne peut pas dire que Tuchel, lui, ne se soit pas impliqué dans les affaires de l’équipe d’Angleterre. Tout le monde ou presque, y compris Donald Trump qui s’y connaît en défaite, lui attribue la paternité de celle contre l’Argentine, par la retraite générale ordonnée après le premier but de Anthony Gordon. Il a assumé. Peut-être cela valait-il mieux que dire qu’en fait, les joueurs n’auraient pas pu en faire plus. Tuchel, contrairement à Charles Ier Stuart, a réussi à sauver sa tête malgré la défaite. Et cette victoire contre la France, pour ne pas dire qu’elle redore son blason terni, lui apporte quand même un sursis. Mais fallait-il un match sans enjeu pour cela ?  

Pour Didier Deschamps, son adversaire du jour, en revanche, la situation était claire avant le match : ce serait son dernier sur le banc des Bleus, qui seront bientôt conduits par une autre gloire du football français : Zinedine Zidane.

* Médecin de libre pratique.

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Kaïs Saïed à Ghdir El-Golla | La fin des supputations ?

Kaïs Saïed est finalement réapparu hier soir après une absence des radars de l’actualité qui a duré plus d’une semaine, déclenchant une vague de rumeurs sur son état de santé et de supputations sur l’avenir du pays. La bonne nouvelle est qu’il y a un pilote dans l’avion. Ceux qui se sont sincèrement inquiétés de l’absence du chef de l’Etat sont donc rassurés. Quant à ceux qui y ont trouvé une occasion pour annoncer un crash imminent, ils en ont eu pour leur frais. Vidéo.

Latif Belhedi

Le président de la république a effectué dans la soirée du samedi 18 juillet 2026 une visite au complexe hydraulique de Ghdir El-Golla relevant de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), où il s’est enquis de l’état des équipements et discuté avec les agents des causes des fréquentes coupures d’eau potable enregistrées depuis le début de l’été dans plusieurs régions du pays. Il a aussi visité la délégation de Kalaat El-Andalous où il a discuté avec les citoyens rencontrés sur place. On a eu droit aux mêmes doléances, et aux même assurances et promesses.

Dysfonctionnements de la communication officielle

Cette sortie nocturne de Kaïs Saïed ressemble à toutes celles qu’il avait pris l’habitude de faire. Elle n’y a rien de particulier, sauf que celle-ci est censée démentir les rumeurs sur la santé du président de la république qui ont enflé ces derniers jours sur un fond de malaise général.

«C’est de la routine», semblent vouloir dire les services du Palais de Carthage, qui n’ont pas cru devoir démentir directement et clairement, dans un communiqué en bonne et due forme, ces rumeurs. D’ailleurs, beaucoup de Tunisiens ont démenti, sur les réseaux sociaux, les premières images de cette visite diffusées par certains médias officiels et officieux, affirmant qu’il s’agissait de vieilles images recyclées pour la circonstance. Et il fallu que la présidence de la république diffuse la vidéo de ladite visite sur sa page Facebook, peu après 2 heures du matin, pour que les doutes exprimés entretemps soient dissipés. C’est ce qui montre s’il en est encore besoin les limites actuelles voire les dysfonctionnements de la communication officielle.

Avec des médias nationaux qui ont perdu toute crédibilité aux yeux des citoyens – lesquels ont de plus en plus tendance à aller chercher l’information sur leur pays dans les médias étrangers –, l’information officielle a de plus en plus mal à être admise pour argent comptant et il y a toujours des malins à qui on le joue pas pour la mettre en doute ou la tourner en dérision.

Ces folles rumeurs dont on se passerait volontiers

Dans ce contexte, les paroles comme les silences donnent lieu aux plus folles supputations. Il en va de même des retards souvent enregistrés dans la diffusion des informations, retards qui libèrent les imaginaires les plus sordides ou malveillants.

«Kaïs Saïed se porte bien et vaque à ses occupations habituelles», semble vouloir dire le Palais de Carthage. Le chef de l’Etat utilise d’ailleurs les mêmes mots pour évoquer les mêmes crises (coupures d’eau potable et pannes d’électricité). Il profère, également, les mêmes menaces contre les responsables qui ne sont pas à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées. Là aussi, il n’y a rien de nouveau : le même discours rodé et redondant.

On doit donc s’en contenter voire s’en féliciter, tout en formant l’espoir que la communication officielle, notamment celle de la présidence de la république, soit plus rigoureuse, plus rapide et plus efficace, et ne provoque, par ses silences et ses omissions, les plus folles rumeurs dont on se passerait volontiers dans le contexte de crise que traverse le pays.

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Le poème du dimanche | ‘‘Loin, plus loin que la vie’’ de Mario Luzi

Né à Castello, près de Florence, en 1914, Mario Luzi est reconnu aujourd’hui comme un des poètes majeurs de ce siècle en Europe.

Il est aussi considéré comme le plus éminent représentant de la «troisième génération» poétique italienne qui regroupe à ses côtés Bertolucci, Bigongiari, Caproni et Sereni.

Poète, nouvelliste, essayiste, auteur d’écrits pour le théâtre et traducteur de nombreux poètes français, anglais, espagnols, Mario Luzi est une figure intellectuelle de premier plan. Il a longuement enseigné la littérature française à l’Institut des sciences politiques de Florence.

Il décède le 28 février à Florence.

Loin, plus loin que la vie,
à quel point les choses peuvent trahir
et surprendre la chasteté de la pensée,
tu l’as vu, tu en as douté, tu l’as connu,
à quel point les choses peuvent blesser
et leurrer la pureté intérieure,
tu l’as vu, tu l’as mesuré même par le songe.
Le réveil est le soir impétueux,
c’est ce signe d’âmes exilées,
l’hirondelle en crie la fraîcheur.
Ah, il n’est par tard quoique la nuit menace,
tu as avant cela eu le temps de voir
à quel point les choses portent loin,
à quel point d’un seul coup elles peuvent manquer,
faire défaut à la vive vérité de l’esprit.
Les routes, si tu les parcours à cette heure, sont parsemées
de ces hommes, non, de ces larves
inquiètes qui répètent la vie déjà vécue,
vagues dans l’implacable clarté
des sentiers déjà vus et déjà parcourus,
et qui hâtent la mort pour s’ouvrir
dans l’ombre, pour se dérober au connu.
Tu en vis venir dans la nuit
une lumière minuscule surgie du fond
pour chercher accueil dans l’amour.

Traduit de l’italien par Jean-Yves Masson et Antoine Fongaro.

‘‘Prémices du désert’’, poèmes 1932-1956, Éd. Poésie/Gallimard.

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