Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a reçu vendredi 17 juillet 2026, Teemu Sepponen, ambassadeur de la République de Finlande en Tunisie, venu lui rendre une visite d’adieu à l’occasion de la fin de sa mission dans notre pays.
Le ministre a salué, à cette occasion, la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et la Finlande depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1959. Il s’est félicité de la dynamique positive qu’ont connue les relations bilatérales au cours de la récente période, notamment à la suite de la visite qu’il a effectuée à Helsinki le 3 juin 2025 et de ses importants entretiens avec M. Alexander Stubb, Président de la République de Finlande, ainsi qu’avec Mme Elina Valtonen, Ministre des Affaires Etrangères.
Il a également mis en avant les résultats prometteurs issus de la cinquième session des Consultations Politiques tuniso-finlandaises, tenue le 19 mai 2026 à Helsinki.
Le Ministre a réaffirmé la volonté de la Tunisie de poursuivre cette dynamique positive à travers la concrétisation des projets de visites de haut niveau et le renforcement de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, notamment les énergies alternatives et renouvelables, les technologies de l’information et de la communication, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la formation professionnelle, l’investissement et le tourisme.
Il a souligné l’importance de réaliser davantage d’avancées tant sur le plan bilatéral que dans le cadre du renforcement du partenariat avec les pays nordiques scandinaves en tant que groupe homogène, ainsi qu’entre la Tunisie et l’Union Européenne, outre la coopération multilatérale au sein de l’Organisation des Nations Unies.
Pour sa part, l’Ambassadeur de Finlande a exprimé sa profonde gratitude et sa haute appréciation aux autorités tunisiennes pour le soutien et la coopération dont il a bénéficié tout au long de sa mission. Il s’est déclaré fier des progrès significatifs accomplis dans les relations bilatérales et a réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre le renforcement du partenariat avec la Tunisie et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays amis dans les nombreux domaines porteurs.
Le ciel sera peu nuageux cette nuit sur la plupart des régions de la Tunisie, où les températures seront élevées et pouvant dépasser les 36 degrés.
L’Institut national de la météorologie (INM) annonce un vent faible à modéré et une mer calme à peu agitée dans les différentes zones du pays avec des minimales nocturnes variant entre 28°C et 32°C sur les zones côtières et les hauteurs.
Celles-ci seront plus élevées sur le restent des régions, où elles varieront entre 33°C et 36°C.
Le journaliste Hamza Belloumi et la rédactrice en chef Insaf Boughdiri de l’émission « Le Huitième Jour » (« Al Yawm Athamen ») font face à une condamnation par contumace à un an de prison et à une amende.
C’est ce qu’a annoncé Hamza Belloumi via un post publié ce vendredi 17 juillet 2026, en précisant que cette condamnation est liée à une affaire datant d’il y a 12 ans, suite à une plainte déposée à l’époque par l’ancien président de la République, Moncef Marzouki, concernant la dite émission.
Alors que les journalistes pensaient l’affaire classée, la justice a rendu ses verdicts sans qu’ils aient pu exercer leur droit de défense, ni en première instance ni en appel, indique encore Hamza Belloumi qui a annoncé avoir officiellement fait opposition à ces jugements.
« L’affaire ne dépasse pas le cadre d’une erreur professionnelle pour laquelle nous avons présenté des excuses publiques et immédiates à l’époque. Il s’agissait de la diffusion d’une vidéo de Moncef Marzouki qui circulait massivement sur les réseaux sociaux et plusieurs sites d’information, avant qu’il ne s’avère, par la suite, qu’elle était truquée. », ajoute encore le journaliste.
La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.
La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».
L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.
Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».
Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !
L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ?
Elyes Kasri *
Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.
Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.
Si le règne de Ben Ali était loin d’être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en :
– Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118e sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14e position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.
– Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88e rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).
– L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101e place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits «peu attractifs» avec un score global faible.
– Le FMI classe la Tunisie 160e sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.
Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.
Le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi est dans une situation où il doit résoudre une équation quasi insoluble. D’un côté, l’Iran qui garde sa tutelle sur le Cadre de coordination (coalition des partis chiites) ne souhaite pas que les milices -qui lui sont inféodées et qui font partie de son Axe de la résistance jouant sa survie- rendent les armes et d’un autre côté, les États-Unis souhaitent leur démantèlement. De plus, Washington souhaite renforcer ses investissements surtout dans le secteur des énergies ce que les factions porches de Téhéran rejettent préférant les investissements chinois.
Imed Bahri
Selon le journal londonien arabophone Al-Sharq al-Awsat, les États-Unis ont intensifié leurs pressions sur le gouvernement irakien afin qu’il procède au désarmement des milices chiites alors que l’échéance de la mission de la coalition internationale en Irak fixée fin septembre approche.
En même temps, la polémique enfle en Irak concernant les investissements étrangers. Cette polémique oppose les partisans d’un renforcement de la présence des entreprises américaines à ceux qui préconisent leur remplacement par des entreprises chinoises.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré mercredi que le gouvernement irakien avait l’obligation d’affirmer sa souveraineté en désarmant les factions armées soutenues par l’Iran qu’il tient pour responsables de plus de 600 attaques visant des Américains ces dernières années.
Ces propos de M. Hegseth faisaient suite à des discussions au Pentagone avec le Premier ministre irakien Ali Faleh al-Zaidi qui a effectué cette semaine sa première visite officielle à Washington depuis son entrée en fonction.
Le secrétaire américain à la Défense a affirmé que les forces irakiennes et les Peshmergas (forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien) seraient chargés de mener les opérations contre Daech après le retrait des forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis prévu pour le 30 septembre.
De son côté, le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, Sabah al-Nu’man, a déclaré que les discussions avaient porté sur l’avenir de la coopération en matière de sécurité après la fin de la mission de la coalition. Elles ont abouti à un accord visant à poursuivre les échanges de renseignements, à renforcer la coordination dans la lutte contre le terrorisme et à étendre la coopération en matière de formation, de soutien technique, technologique et numérique ainsi qu’au développement des capacités des forces irakiennes.
Il a ajouté qu’à la suite de la réunion, al-Zaidi avait ordonné la création d’un comité gouvernemental chargé de définir le cadre de la future relation de sécurité et militaire avec les États-Unis qui doit respecter la souveraineté irakienne après le retrait des forces de la coalition.
Mardi, al-Zaidi a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Les deux parties ont discuté de l’avenir du partenariat sécuritaire et économique. Trump a annoncé son soutien au plan du gouvernement irakien visant à désarmer les milices soulignant que Washington ne voit aucune nécessité de maintenir sa présence militaire en Irak une fois le retrait de la coalition achevée.
Trump a également annoncé que les États-Unis entendent conclure d’importants accords économiques et pétroliers avec l’Irak et a indiqué qu’un nouveau partenariat pétrolier entre les deux pays sera annoncé la semaine prochaine.
Cette activité politique coïncide avec les efforts américains pour renforcer la présence de leurs entreprises dans le secteur énergétique irakien et ce, dans un contexte de réorientation des routes d’exportation du pétrole hors du Golfe.
Un responsable américain a annoncé le soutien de Washington aux efforts irakiens et syriens pour relancer l’oléoduc Kirkouk-Banias, un projet historique destiné à transporter le pétrole irakien vers la mer Méditerranée via La Syrie. Les États-Unis affirment que cette initiative offre une alternative au détroit d’Ormuz où les risques sécuritaires se sont accrus depuis le début du conflit régional en début d’année.
Selon certaines informations, de grandes entreprises américaines pourraient jouer un rôle clé dans la remise en état de l’oléoduc, s’inscrivant dans une tendance plus large visant à dynamiser les investissements américains dans le secteur énergétique irakien.
Dans ce contexte, l’envoyé spécial américain pour la Syrie et l’Irak Tom Barrack a qualifié la rencontre entre Trump et al-Zaidi de «tournant» dans les relations bilatérales, soulignant que le partenariat entre les deux pays se concentre désormais davantage sur l’investissement, le commerce et l’énergie que sur les questions de sécurité. Il estime que l’Irak bénéficie d’une position stratégique lui permettant de devenir une plaque tournante de la connectivité économique entre le Golfe, la Turquie, la Syrie, la Jordanie et l’Asie centrale.
Les factions pro-iraniennes ne veulent pas des Américains
Les signes d’une expansion des investissements américains ont suscité des réactions mitigées en Irak, à un moment où la question des entreprises étrangères reflète des divisions politiques qui dépassent le simple cadre économique pour toucher aux alliances géopolitiques.
Hussein Mardan, membre de la Coalition pour l’État de droit, a déclaré que les compagnies pétrolières russes opérant en Irak seraient remplacées par des entreprises américaines. Il a soutenu que cela ne signifiait pas nécessairement placer l’économie irakienne sous hégémonie américaine et a souligné que le Premier ministre entretenait des liens étroits avec les forces politiques du Cadre de coordination (coalition des partis politiques chiites).
Il a ajouté que les États-Unis s’efforçaient d’accroître la présence de leurs sociétés d’investissement mais a exclu la possibilité que cela aboutisse à un monopole américain sur le secteur énergétique irakien.
Parallèlement, des factions armées proches de l’Iran ont intensifié leurs attaques contre la nouvelle politique du gouvernement.
Akram al-Kaabi, secrétaire général du mouvement al-Nujaba, une des factions pro-iraniennes, a déclaré que les entreprises américaines étaient responsables des défaillances chroniques du secteur électrique irakien depuis 2003. Il a exhorté le gouvernement à les expulser et à les remplacer par des entreprises «réputées et dignes de confiance».
Al-Kaabi n’a pas nommé de pays en particulier mais les factions armées et le Cadre de coordination ont régulièrement réclamé, ces dernières années, que les projets d’infrastructures et d’énergie soient attribués à des entreprises chinoises en lieu et place des firmes américaines et occidentales dans le cadre d’une coopération économique de plus en plus étroite avec Pékin.
Les observateurs estiment que le différend concernant l’identité des entreprises opérant en Irak ne se limite plus à des considérations économiques ou techniques mais s’inscrit désormais dans la compétition géopolitique entre deux axes régionaux et internationaux.
Cette divergence reflète la lutte permanente pour façonner les politiques étrangères et économiques de l’Irak qui coïncide avec une phase de transition marquée par la fin de la présence militaire de la coalition internationale et une redéfinition des relations entre Bagdad et Washington dans un contexte de concurrence accrue pour l’influence et les investissements dans l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde.
La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné la libération d’office de Mehdi Ben Gharbia dans le cadre de l’affaire liée au meurtre de Rahma Lahmar, une jeune femme qui travaillait dans l’une des sociétés dont il était actionnaire, a rapporté Mosaïque.Mais ses malheurs sont loin d’être finis.
Cette décision intervient après que la chambre a constaté que l’intéressé avait atteint la durée maximale légale de la détention provisoire. Et, sans doute aussi, parce qu’il n’y a pas d’éléments solides et concluants pouvant justifier son maintien en détention et la poursuite de sn jugement.
Pour rappel, le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt contre Mehdi Ben Gharbia, en exécution d’une décision de la chambre d’accusation ordonnant l’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats à l’encontre de plus de trente personnes dans cette affaire, remontant à 2020.
Le juge d’instruction avait ensuite prolongé une première fois sa détention provisoire de quatre mois dans le cadre de ce dossier.
Quant on pense à l’acharnement dont Mehdi Ben Gharbia a fait l’objet suite au meurtre de Rahma Lahmar suite à une rumeur insistante relayée sur les réseaux sociaux l’en accusant sans autre preuve que le fait qu’elle travaillait dans une société dont il est actionnaire et à la gestion de la laquelle il n’était pas directement impliqué, on ne peut que déplorer que l’honneur des gens soit ainsi bafoué et leur réputation traîné dans la boue pour de simples rumeurs infondées, sans attendre que l’accusation dont ils font l’objet soit étayée par une enquête judicaire sérieuse.
Mehdi Ben Gharbia, comme beaucoup d’autres, ne tiendront pas la justice tunisienne en haute estime pour avoir fait la douloureuse expérience de poursuites fondées sur de simples rumeurs colportées sur les réseaux sociaux par de mystérieux ennemis politiques.
En attendant, l’ancien ministre et homme d’affaires restera incarcéré dans le cadre d’autres affaires. Pour combien de temps encore, sachant que sa sœur a récemment parlé sur les réseaux sociaux de la détérioration de son état de santé en raison de ses difficiles conditions d’incarcération ?
Triste destin que celui de cet homme qui avait fait plusieurs années de prison sous le règne de Ben Ali l’ayant empêché de terminer ses études universitaires et qui, peu de temps avant d’être incarcéré de nouveau, en 2023, a été endeuillé par le suicide de sa jeune épouse, mère de son unique enfant, en bas âge !
Le Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a appelé à accélérer la finalisation des cadres, technique et réglementaire, nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile ou générateurs.
Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de disposer de l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.
Dans un communiqué publié le 15 juillet 2026, dans un contexte de multiplication des coupures d’électricité dans beaucoup de régions tunisiennes, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaâ Baccari, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a, dans ce sens, appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) à accélérer la mise en œuvre de ce système.
Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction, équipées de batteries de stockage, contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.
Il a, également, préconisé la mise en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, particulièrement à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.
La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entrepris, sur une demande d’examen en urgence émise par le gouvernement, l’examen du projet de loi n° 51 de 2026 portant sur l’accord de garantie conclu le 2 décembre 2025 entre la Tunisie et la International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), une institution multilatérale du groupe de la Banque islamique de développement (BID).
Le projet de loi concerne un contrat de Mourabaha entre le Groupe chimique tunisien (GCT) et l’ITFC pour un montant n’excédant pas 50 millions de dollars américains destiné à financer des importations d’engrais.
La conclusion de ce contrat de Mourabaha s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé le 28 avril 2024 entre l’État tunisien et l’ITFC pour la période 2024-2026, lequel vise principalement à financer les besoins en produits stratégiques de plusieurs entreprises publiques tunisiennes. Ce financement contribuera directement à sécuriser l’approvisionnement en matières premières essentielles au cycle de production d’engrais du complexe chimique, lequel est destiné principalement à l’exportation ainsi qu’au marché intérieur. Il permettra au complexe de se procurer ces matières — auprès de fournisseurs de longue date et dans le cadre de contrats commerciaux à long terme — grâce à l’ouverture de lettres de crédit documentaires payables 30 jours après la date d’expédition.
L’ITFC a accepté d’accorder ce financement sur ses ressources propres, en recourant à une facilité renouvelable ; les fonds sont ainsi mis à disposition sous forme de solde renouvelable, permettant des tirages flexibles ainsi qu’une réutilisation des fonds après remboursement.
Chaque montant tiré est traité comme une obligation distincte remboursable en une seule fois au bout d’un an, garantissant ainsi que la répartition des charges financières correspond aux besoins de l’emprunteur.
Les conditions sont les suivantes : un montant de financement total de 50 millions de dollars ; un taux d’intérêt basé sur le SOFR majoré d’une marge de 3,75 % ; une période de remboursement de 12 mois pour chaque tirage ; et des frais d’exécution de 0,4 % du montant total du financement, le tout étant assorti d’une garantie de l’État tunisien.
Pour le reste, à quelques milliards de dollars près de prêts extérieurs à rembourser, la Tunisie est un pays souverain qui compte sur ses propres moyens, comme ne cesse de le seriner une certaine propagande nationale.
La mesure préventive exceptionnelle actuellement mise en œuvre par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) — consistant en des coupures d’électricité alternées entre des zones et des gouvernorats — vise à alléger la charge sur le réseau, compte tenu notamment de la hausse sans précédent de la demande d’électricité, qui dépasse les capacités de production disponibles, et ce en pleine canicule estivale amenant un usage excessif de la climatisation.
C’est ce qu’a déclaré l’expert international en énergie Ezzeddine Khalfallah, jeudi 16 juillet 2026 dans l’émission ‘‘Minnek Nasmaâ’’ (Nous vous écoutons), sur Diwan FM. Cette pratique, courante dans de nombreux pays, a pour objectif de préserver la stabilité du réseau électrique et d’éviter un effondrement à grande échelle, a-t-il précisé.
L’expert a appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation du public pour encourager les citoyens à utiliser l’électricité de manière rationnelle, soulignant que — selon une étude antérieure de la Steg — régler la climatisation en dessous de 26 °C augmente la consommation d’électricité de 7 %.
M. Khalfallah a insisté sur le fait que tout déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait menacer le système électrique de la Steg, indiquant qu’une solution envisageable pour le pays, afin de réduire les coupures de courant durant la vague de chaleur actuelle, consisterait à acheter de plus grandes quantités d’électricité à l’Algérie.
On sait cependant que le pays voisin fait face lui aussi à un pic de consommation électrique et que certaines de ses régions ont connu cette semaine des coupures fréquentes d’électricité.
Un vol de la compagnie tunisienne Nouvelair reliant Lyon à Tunis s’est retrouvé au centre de la polémique dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 juillet 2026, après que des passagers ont dénoncé leurs conditions d’attente à bord de l’appareil.
Selon plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, le vol, prévu initialement à 21 heures au départ de l’aéroport de Lyon, aurait enregistré un retard de près de 4 heures selon le site Flight Aware. Les voyageurs seraient restés immobilisés dans l’avion pendant une longue période, alors que le départ était retardé en raison de conditions météorologiques défavorables.
La colère des passagers s’est amplifiée autour de la question de la prise en charge durant cette attente prolongée. Plusieurs voyageurs affirment que le personnel navigant aurait refusé de distribuer gratuitement de l’eau aux passagers bloqués à bord, en leur indiquant que les consommations étaient payantes.
Une situation jugée incompréhensible par certains voyageurs, qui estiment qu’une attente de plusieurs heures dans un avion nécessite un minimum d’assistance, notamment l’accès à de l’eau, indépendamment des circonstances du retard.
Les passagers rappellent également que, le vol ayant décollé d’un aéroport situé dans l’Union européenne, le règlement européen CE 261/2004 encadrant les droits des passagers aériens peut s’appliquer. Ce texte prévoit notamment une obligation de prise en charge des voyageurs en cas de retard important, avec des rafraîchissements et une assistance adaptés à la durée de l’attente.
Au-delà du retard lui-même, les voyageurs dénoncent donc la manière dont l’incident aurait été géré par la compagnie. Ils réclament des explications de la part de Nouvelair sur les décisions prises par l’équipage et sur le respect des obligations envers les passagers.
Contactée sur cet incident, la compagnie Nouvelair n’a pas encore communiqué officiellement au moment de la publication.
L’Institut national de la météorologie (INM) annonce la poursuite de la vague de chaleur, avec des températures maximales allant jusqu’à 49°C.
La persistance de cette hausse sensible des températures sur la majeure partie du pays, sera accompagnée par l’apparition du sirocco, sachant qu’un pic de canicule est attendu pour demain en Tunisie, où les températures dépasseront les normales saisonnières de 8 à 13 degrés.
Les maximales oscilleront entre 44°C et 49°C, à l’exception des côtes Est où elles se situeront entre 39°C et 43°C.
Le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a rejeté, ce jeudo 16 juillet 2026, la demande de libération de Ghassen Boughdiri .
C’est ce qu’a fait savoir le collectf de la flottille Al-Soumoud en dénonçant cette décision qualifiée par ce dernier de « campagne de répression ciblée et de harcèlement sécuritaire et judiciaire continu ».
Le collectif de défense et les proches des détenus pointent également du doigt les conditions de détention, en commentant : « C’est une honte historique qui se déroule sous nos yeux. On assiste à une tentative claire de criminaliser les mouvements de soutien à la Palestine en Tunisie et de resserrer l’étau autour des figures de la Flottille Soumoud ».
Pour rappel, Ghassen Boughdiri, détenu depuis quatre mois, est entré depuis hier en grève de la faim sauvage pour dénoncer « les poursuites le visant basées sur de fausses accusations ».