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Entrol fournit un simulateur à l’armée de l’air tunisienne

Entrol, fabricant de simulateurs certifiés par l’EASA et la FAA basé à Madrid (Espagne), a annoncé, le 24 août 2026, la vente d’un simulateur H125 FNPT II MCC personnalisé à l’armée de l’air tunisienne (relevant du ministère de la Défense nationale). Il s’agit du deuxième projet de simulateur livré par Entrol à cette force aérienne dans le cadre d’un accord officialisé en juillet 2025, rapporte AFM Aero.

Le simulateur est doté d’un cockpit personnalisé correspondant à la configuration spécifique de la flotte AS350B du client et intègre du matériel Garmin authentique (double écran GDU1060). Un système de projection visuelle cylindrique standard est couplé à un système de vibration D-BOX, offrant un retour tactile réaliste dans toutes les phases de vol, précise Enrol dans son communiqué.

Les fonctionnalités d’entraînement spécifiques au terrain et aux missions incluent : des données de navigation tunisiennes officielles complètes couvrant tous les aéroports du pays ; 15 héliports personnalisés et géospécifiques ; des effets environnementaux simulant des tempêtes de sable ; une intégration initiale du système de vision nocturne (NVIS) ; des options de vol en formation ; ainsi qu’un poste instructeur dédié équipé de deux sièges (pour l’instructeur et un observateur).

Le H125 FNPT II sera utilisé pour l’entraînement avancé aux missions militaires, incluant les exercices de procédures, la gestion des urgences, les vols tactiques sous NVIS et l’entraînement au vol en formation dans le cadre de scénarios locaux spécialisés.

«Collaborer avec des opérateurs militaires tels que l’armée de l’air tunisienne renforce la capacité d’Entrol à fournir des dispositifs de simulation hautement spécialisés et prêts pour les missions opérationnelles. Avec ce projet H125, notre objectif n’était pas seulement de livrer un équipement certifié, mais d’offrir un environnement sur mesure permettant aux pilotes de s’exercer à des procédures à haut risque — telles que les opérations NVIS ou le vol en tempête de sable — avec un réalisme total et sans aucun risque», a déclaré Juanjo Lechosa, responsable commercial chez Entrol.

I. B.

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Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué qu’en raison de la vague de chaleur prévue à partir du mercredi 26 août 2026, des perturbations et des coupures dans la distribution d’électricité sont à prévoir, notamment durant les périodes de pic de demande, soit de 13h00 à 17h00 ; et de 22h00 à 01h00 du matin.

Toutes ls régions tunisiennes sont concernées par ces coupures qui interviendraient par séquences intermittentes ne dépassant pas deux heures chacune, en fonction de l’état du réseau, explique la Steg.

A ce niveau, au moins, nous devons être reconnaissants à l’entreprise publique pour son esprit égalitaire et son sens de l’éthique : tout le monde sera servi par ces coupures d’électricité, sans discrimination (positive) aucune. En sommes, nous sommes tous égaux face aux désagréments causés par la mauvaise gouvernance publique !

Pour ce qui est des dégâts qui seront provoqués par ces coupures intempestives, vous les assumerez comme des grands. L’Etat ne peut rien pour vous, il s’en lave les mains. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Rappelons que, dans un communiqué publié hier, mardi, la Steg avait appelé à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs — considérés comme la cause principale de la hausse de la demande d’électricité aux heures de pointe — et à adopter des pratiques de consommation rationnelle de l’électricité. Ces mesures visent à alléger la pression sur le réseau et à éviter, dans la mesure du possible, les perturbations qui, faute de production suffisante d’électricité, reste inévitable pour le restant de l’été.

Il faut dire que l’Etat, qui ne cesse d’augmenter le budget de la présidence de la république, comme ceux des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et qui trouve assez d’argent aussi pour financer (à perte) les sociétés communautaires si chères à notre cher président de la république, ne trouve plus forcément de quoi financer la construction de nouvelles centrales électriques. Alors, il faut prendre son mal en patience, et ne pas demander l’impossible ! Il y a des urgences nationales, et l’électricité, semble-t-il, n’en fait pas partie.

I. B.

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Jeux Méditerranéens | La Tunisie en demi-finale du tournoi de football

L’équipe nationale tunisienne de football des moins de 21 ans (U21) s’est qualifiée ce mercredi 26 août 2026 pour les demi-finales des Jeux méditerranéens, qui se déroulent actuellement à Tarente (Italie), en terminant en tête de son groupe après une victoire (2-1) face à la Turquie lors de la dernière journée de la phase de poules.

Les buts de la sélection nationale ont été inscrits par le sociétaire de l’Etole du Sahel Rayane Anane à la 36e minute et par le Turc Taha Emre contre son camp à la 56e minute.

En demi-finale, la Tunisie affrontera l’équipe classée deuxième du groupe B. Ce groupe est dominé par l’Algérie (6 points), suivie de l’Albanie (4 points), de l’Italie (1 point) et du Kosovo (0 point), avant les rencontres prévues ce jour.

Lors de leurs deux premiers matchs du tournoi, les Aigles de Carthage, coachés par Anis Boujelbene, avaient fait match nul contre la Macédoine de Nord (0-0) et battu le Maroc (1-0).

I. B.   

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Tunisie | La pénurie d’eau embouteillée en partie provoquée par la loi sur les chèques

On n’a pas cessé de mesurer l’ampleur des dégâts provoqués dans l’économie tunisienne par la nouvelle loi (populiste) sur les chèques, promulguée en 2025. Selon Azzam Soualmia, dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la gestion d’entrepôts, à la suite de cette loi, le recours aux chèques dans les transactions commerciales a chuté, passant de plus de 43 % en 2023-2024 à seulement 12 % en 2025. Et cette évolution est l’un des principaux facteurs ayant contribué à la baisse des stocks d’eau embouteillée et à l’émergence de la crise d’approvisionnement actuelle.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Soualmia a indiqué que la consommation d’eau embouteillée avait augmenté, au cours de cet été, d’environ 10 % par rapport à la moyenne habituelle. Bien que cette hausse soit en partie due à la hausse des températures, il estime que l’augmentation de la demande n’explique pas à elle seule la crise actuelle ; celle-ci est principalement liée, selon lui, à la réduction des stocks résultant de l’évolution des modalités de financement des transactions, ainsi qu’à la crainte de poursuites judiciaires pour spéculation illicite.

Durant l’hiver et le printemps, les grossistes avaient coutume de constituer des stocks de sécurité d’eau et de boissons gazeuses en profitant de la baisse des prix hors saison ; cela leur permettait de répondre aux besoins du marché en été — période de forte demande — tout en réalisant une meilleure marge bénéficiaire, a expliqué M. Soualmia, estimant que ce système reposait largement sur l’utilisation de chèques à échéance différée : les usines acceptaient des chèques de garantie lors de la constitution des stocks durant les mois d’hiver et de printemps, ces chèques n’étant encaissés qu’ultérieurement, une fois les produits mis sur le marché au moment du pic de la demande.

Selon M. Soualmia, la modification de ce mécanisme suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chèques a affecté la capacité des commerçants à constituer des stocks anticipés.

Cette situation s’ajoute à une autre préoccupation : la crainte que le stockage de grandes quantités de marchandises en période de forte production ne soit assimilé à une pratique monopolistique, exposant ainsi les opérateurs à des poursuites judiciaires.

M. Soualmia souligne par ailleurs que les détaillants contribuaient autrefois à pallier les pénuries survenant après l’épuisement des stocks des usines, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement ; toutefois, la réduction des stocks à tous les niveaux de la chaîne de distribution a rendu le marché plus vulnérable aux hausses saisonnières de la demande.

Les chiffres communiqués par M. Soualmia à Diwan FM illustrent l’ampleur de l’évolution des transactions commerciales : la part des chèques est passée de 43 % en 2023 à 43,5 % en 2024.

En 2025, le paysage a radicalement changé : les virements bancaires sont arrivés en tête avec 44 % des transactions, suivis des effets de commerce (24 %) et des paiements en espèces (19 %), tandis que la part des chèques a chuté à seulement 12 % du total.

Selon lui, cette mutation a pratiquement mis fin au rôle que jouaient les chèques dans le financement d’une part importante des transactions commerciales et de la constitution des stocks ; il souligne qu’ils avaient dominé les moyens de paiement depuis 2020 — à l’exception de l’année 2022 — avant de se retrouver en dernière position en 2025.

Pour M. Soualmia, la hausse de la demande estivale ne constitue qu’une partie de l’explication de la pénurie actuelle d’eau embouteillée ; selon lui, la crise actuelle révèle un problème plus profond lié au système de stockage, de distribution et de financement des stocks. C’est l’insuffisance des stocks constitués durant l’hiver et le printemps qui, selon lui, a réduit la capacité du marché à répondre à la forte demande de l’été.

M. Soualmia ne limite pas ce problème au secteur de l’eau et des boissons gazeuses ; il considère que l’évolution des mécanismes de financement et la crainte de constituer des stocks importants pourraient avoir des répercussions sur d’autres secteurs tributaires du stockage anticipé pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en période de forte demande.

I. B.

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La Tunisie s’installe peu à peu dans un climat tropical

Selon Hamdi Hached, expert en climatologie et ingénieur en environnement, a déclaré Diwan FM que la Tunisie traverse une série de vagues de chaleur et connaît une hausse sans précédent des températures, une situation qui devrait perdurer jusqu’au début du mois de septembre, précisant que l’épisode actuel se distingue par un taux d’humidité relativement plus élevé que lors des vagues précédentes et par l’enregistrement de ce que l’on appelle des «nuits tropicales».

Durant ces nuits chaudes et humides, les températures ne descendent pas en dessous de seuils très élevés (dépassant parfois les 30 degrés), empêchant ainsi le corps humain et les infrastructures d’évacuer la chaleur accumulée.

L’expert en climatologie a souligné que la définition classique de l’automne n’est plus pertinente sur le plan technique, cette saison s’apparentant désormais à un prolongement de l’été.

La Tunisie connaît une installation durable de caractéristiques propres au «climat tropical» au sein du bassin méditerranéen, conséquence de la hausse record des températures de l’eau de mer.

M. Hached a appelé à la nécessité de s’adapter à cette nouvelle donne climatique et de renouer avec des techniques de refroidissement traditionnel pour atténuer l’intensité de la chaleur et réduire la pression sur la consommation d’énergie, tout en révisant les modèles architecturaux et les infrastructures pour les rendre compatibles avec les changements climatiques en cours et à venir.

I. B.

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Canicule | La Tunisie en vigilance orange  

Ce mercredi 26 août 2026, le temps en Tunisie reste chaud et partiellement nuageux, avec l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies dans l’après-midi sur le nord-est, indique l’Institut national de la météorologie.

Le vent souffle du secteur sud, faible à modéré, avant de se renforcer relativement dans l’après-midi près des côtes nord et sur les hauteurs. La mer est agitée au nord et peu agitée le long des côtes est.

Les températures connaissent une hausse relative ; les maximales oscilleront généralement entre 42 et 48 degrés, avec un effet de sirocco («chehili» ou vent chaud).

Dans sa carte de vigilance publiée également ce mercredi, l’INM a placé tous les gouvernorats du pays en vigilance orange (niveau d’alerte élevé), à l’exception du gouvernorat de Kasserine, classé en vigilance jaune (niveau d’alerte modéré).

L’Institut met en garde contre les risques accrus de déshydratation et d’insolation, particulièrement pour les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles mentaux, ainsi que pour celles suivant un traitement médicamenteux continu ou vivant seules.

Il appelle, également, les sportifs et les personnes travaillant en extérieur à la prudence et à éviter toute exposition directe et prolongée à la chaleur.

Parmi les principaux symptômes du coup de chaleur figurent une température corporelle supérieure à 40 °C, une peau rouge et sèche, des maux de tête, des nausées et une soif intense ; l’état de la personne peut aller jusqu’à la perte de connaissance.

Mesures de protection

Pour prévenir les risques liés à la chaleur, il est recommandé de :

– boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée, même sans ressentir la soif ;

– maintenir une alimentation normale ;

– se rafraîchir régulièrement le corps à l’aide d’une serviette humide ou en prenant une douche ;

– éviter les sorties inutiles aux heures les plus chaudes, en particulier entre 12h00 et 16h00 ;

– en cas de sortie, porter un couvre-chef et des lunettes de soleil, ainsi que des vêtements amples et de couleur claire ;

– séjourner dans des lieux climatisés pendant deux à trois heures par jour, si possible ;

– réduire les activités physiques, surtout celles qui sont intenses ;

– garder les rideaux et les fenêtres fermés pendant la journée et aérer les locaux la nuit ;

– consulter un médecin en cas d’apparition de troubles ou de symptômes inhabituels.

Pour obtenir de l’aide, vous pouvez contacter les services de secours au numéro 198.

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Les coupures d’électricité mettent en danger l’aviculture tunisienne

Le secteur avicole en Tunisie a subi un coup dur en raison de la vague de chaleur persistante et des coupures d’électricité à répétition enregistrées depuis la mi-juillet dernier, entraînant des pertes considérables pour les éleveurs ainsi qu’une chute brutale de la rentabilité.

Dans une déclaration à Diwan FM, Salah Toumi, membre de la Fédération nationale de l’aviculture et président de l’Union locale de l’agriculture à Dar Chaâbane El Fehri (gouvernorat de Nabeul), a souligné que la filière de la volaille de chair traverse une situation exceptionnelle et extrêmement difficile à tous égards. Il a expliqué que l’élevage avicole repose essentiellement — et selon un modèle quasi industriel — sur l’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de ventilation et de refroidissement, précisant que les groupes électrogènes de secours ne parviennent plus à supporter la fréquence des coupures, lesquelles atteignent parfois 15 heures d’affilée.

M. Toumi a ajouté que la coïncidence entre des températures record et un taux d’humidité atteignant 100 % à l’intérieur des élevages avicoles a provoqué l’asphyxie et la mort d’un grand nombre de volailles.

Il a également déploré l’absence de mécanismes d’intervention publique — tels que le retrait des excédents lors des pics de production pour constituer un stock stratégique de régulation capable de protéger le secteur contre les crises climatiques — soulignant que les éleveurs avaient été contraints, par le passé, de vendre leur production bien en dessous du prix de revient, sans bénéficier de soutien ni d’une stratégie de protection claire.

M. Toumi a appelé les autorités compétentes et les ministères concernés à engager sans délai un dialogue avec les acteurs du secteur afin d’élaborer une stratégie d’action claire, tenant compte des changements climatiques et garantissant un approvisionnement régulier des élevages en électricité. Il a averti que les éleveurs ne seraient pas en mesure de supporter ces pertes à répétition lors des prochaines saisons, ce qui risquerait de compromettre l’ensemble de la filière de production.

I. B.

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La carte énergétique se déplace du Moyen-Orient aux Amériques !

Le pétrole de l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud est en train de concurrencer sérieusement celui du Moyen-Orient et ce n’est pas uniquement lié au contexte géopolitique relatif à la guerre d’Iran. Le président américain Donald Trump a toujours soutenu aussi bien la multiplication des plateformes de forage que la production effrénée du gaz de schiste. C’est un nouveau paysage énergétique qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Aujourd’hui, le fameux slogan de Trump lors de sa campagne présidentielle «Drill baby, drill!» (Fore chérie, fore!) est en train de se matérialiser. (La carte pétrolière mondiale bascule davantage vers le Texas et le reste des Amériques. Photographe : Daniel Acker/Bloomberg).

Imed Bahri

Selon une enquête de Bloomberg préparée par Javier Blas, la carte mondiale du pétrole se déplace de plus en plus vers le Texas et le reste des Amériques. Pendant quelques semaines en 2026, les Amériques ont produit près de la moitié du pétrole mondial. Ce fut un moment exceptionnel, même s’il fut de courte durée. 

Il s’agissait en partie d’une anomalie statistique due aux circonstances exceptionnelles créées par la guerre d’Iran qui a paralysé une grande partie du secteur énergétique du Golfe mais c’était aussi un indicateur concret d’une forte augmentation de la production, déplaçant le centre de gravité du marché pétrolier mondial du Moyen-Orient.

L’augmentation de la production et le réalignement qui l’accompagne devraient se poursuivre jusqu’en 2027, voire bien au-delà, contrebalançant significativement la pression à la hausse sur les prix du pétrole résultant d’une guerre prolongée.

Jusqu’à présent, plusieurs facteurs ont contribué à maintenir les prix du pétrole à un niveau relativement bas par rapport au mois de mars. La mise à disposition des réserves stratégiques y contribue, tout comme les oléoducs qui contournent les goulets d’étranglement offshore.

La Chine a également drastiquement réduit ses importations, libérant ainsi davantage de barils pour d’autres acheteurs.

Boom pétrolier sur le continent américain

De plus, le volume de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz reste supérieur à ce que l’on croit (ce n’est pas une fermeture totale comme au mois de mars lorsque la guerre battait son plein). 

Toutefois, le boom pétrolier sur le continent américain constitue un autre facteur important.

Si la révolution du gaz de schiste américain est l’un des événements géoéconomiques les plus sous-estimés de ces 25 dernières années, la forte augmentation de la production pétrolière dans le reste des Amériques, notamment au Brésil et au Canada, passe bien inaperçue.

Cette augmentation est d’autant plus remarquable compte tenu de l’effondrement de la production dans deux des principaux pays producteurs historiques de la région : le Venezuela, en raison d’une mauvaise gestion politique, et le Mexique, pour des raisons géologiques.

42 millions de barils par jour

Les Amériques produisent actuellement environ 39,5 millions de barils par jour de pétrole brut et autres liquides pétroliers.

De plus, le continent produit environ 2,5 millions de barils par jour d’éthanol et de biodiesel, des quantités généralement comptabilisées dans la production pétrolière totale.

Cela porte le total à 42 millions de barils par jour, plus que toute autre région du monde, y compris le Moyen-Orient.

L’hymne national américain proclame les États-Unis «terre de la liberté et patrie des braves» mais le boom énergétique est devenu si massif qu’on pourrait affirmer que le continent se transforme en une terre de magnats du pétrole et un foyer de richesse pétrolière.

En temps normal, les Amériques représentent environ 40% de la production mondiale totale de pétrole.

En quelques semaines seulement, en mars, ce chiffre a bondi à un peu plus de 45% après que l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, le Qatar, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont été contraints de fermer leurs puits de pétrole suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.

C’est une manne inestimable pour un continent où de nombreux pays sont préoccupés depuis des décennies par le problème de leur dépendance au pétrole étranger.

En 2000, les Amériques ne représentaient qu’environ 26% de la production mondiale, et ce, avant même la chute spectaculaire de la production au Venezuela et au Mexique.

La croissance est tout aussi importante que le volume. Toutefois, le volume de production n’est pas le seul indicateur important. Son taux de croissance l’est tout autant.

Les Amériques produisent actuellement environ 1,6 million de barils par jour de plus qu’il y a un an, soit suffisamment pour couvrir environ le double de la croissance annuelle habituelle de la demande mondiale.

Cette croissance dépasse les prévisions de la plupart des analystes il y a quelques mois à peine. Par rapport à il y a deux ans, le continent produit désormais 3,2 millions de barils supplémentaires par jour.

Cinq pays sont à l’origine de la majeure partie de cette augmentation: Les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Guyana et l’Argentine. Un sixième pays, le Venezuela, rejoint cette tendance cette année.

Désormais, cette hausse va s’accélérer, les entreprises passant d’une stratégie de «production stagnante» à une croissance à un chiffre.

En mai, dernier mois pour lequel des données sont disponibles, les États-Unis ont produit environ 13,7 millions de barils par jour de pétrole brut, 8 millions de barils par jour d’autres liquides pétroliers et environ 1,5 million de barils par jour de biocarburants.

Le pétrole brut est de loin le composant le plus important, et sa production devrait bientôt atteindre 14 millions de barils par jour et continuer d’augmenter tant que les prix du pétrole resteront supérieurs à 70 dollars le baril.

La production d’autres liquides et de biocarburants devrait également augmenter.

La hausse des prix relance les plateformes de forage

Les prix du pétrole étant restés plus élevés que prévu il y a quelques mois, le nombre de plateformes de forage actives a atteint son plus haut niveau en un an.

Le nombre d’équipes chargées de la préparation des puits et de leur mise en production a également atteint un niveau record en 16 mois.

Outre les gains d’efficacité et l’augmentation des forages et des complétions de puits, un autre facteur crucial apparaîtra au second semestre à savoir la reprise des prix du gaz naturel dans le bassin permien.

Lorsque les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste forent dans le Permien, qui s’étend de l’ouest du Texas au sud-est du Nouveau-Mexique, elles produisent généralement du gaz naturel en même temps que du pétrole.

La production de ce «gaz associé» a plus que triplé depuis 2018, dépassant la demande intérieure et la capacité des pipelines.

Pendant des mois, ces compagnies payaient les consommateurs pour qu’ils absorbent leur gaz.

Avec tous les gazoducs disponibles saturés, le prix du gaz au hub de Waha, dans le bassin permien, a chuté à un niveau record de -10 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MMBtu) fin avril.

Il s’agissait du point le plus bas enregistré en 132 jours de prix négatifs entre février et juin.

Les gazoducs changent la donne

Cependant, le prix du gaz à Waha a depuis remonté à environ 2 dollars par MMBtu grâce à la mise en service de nouvelles capacités de transport de gaz.

Parmi ces nouvelles capacités figurent l’extension du gazoduc Gulf Coast Express, développé par Kinder Morgan, et la mise en service du nouveau gazoduc Hugh Brinson d’Energy Transfer.

Le gazoduc Blackcomb, développé par un consortium dirigé par Whitewater, devrait également être mis en service plus tard cette année.

Face à la hausse des prix du gaz, les compagnies pétrolières produisant du gaz de schiste ont pu augmenter leur production, soit en forant de nouveaux puits, soit en remettant en service des puits qui avaient été fermés ou dont la production avait été réduite en raison des prix négatifs du gaz.

Permian Resources a informé ses investisseurs en début de mois qu’elle avait dû réduire la production de certains de ses puits au cours du deuxième trimestre mais la situation a depuis évolué.

«Lorsque les prix du gisement de Waha se sont améliorés fin juin, nous avons remis en service tous les puits dont la production avait été réduite, sans aucun problème opérationnel», a déclaré Will Hickey, co-PDG de l’entreprise. Et cette tendance se confirme chez de nombreuses autres sociétés.

Le Brésil, le Guyana et l’Argentine battent des records

Ce boom ne se limite pas aux États-Unis. Le Brésil, le Guyana et l’Argentine ont chacun enregistré leurs niveaux de production les plus élevés jamais atteints le mois dernier.

Le Canada est également en voie d’enregistrer sa production annuelle la plus élevée cette année.

D’ici fin 2027, le Brésil et le Canada réunis produiront plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Guyana produira autant de pétrole brut que la Libye.

Une étude de JPMorgan met en lumière un facteur clé expliquant la poursuite de ce boom : les nouveaux projets pétroliers offshore au Brésil et au Guyana généreront des rendements sur de nombreuses années, ce qui les rendra relativement moins sensibles aux fluctuations à court terme des prix du pétrole.

Les barils supplémentaires produits au Canada et en Argentine proviennent de producteurs à bas coûts qui devraient continuer d’investir même si les prix baissent l’an prochain.

La carte mondiale du pétrole a été redessinée

La carte mondiale du pétrole a changé bien plus qu’on ne le pense. Les troubles au Moyen-Orient vont entraîner un afflux accru de capitaux vers les projets énergétiques des Amériques, ce qui stimulera la production et déplacera davantage le centre de gravité de l’industrie pétrolière mondiale vers l’ouest.

C’est un nouveau paysage pétrolier qui émerge et presque entièrement sous l’influence de Washington. Le «drill baby, drill !» cher à Donald Trump est passé d’un slogan de campagne à une réalité factuelle. Et pas seulement aux Etats-Unis.

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Tunisie | Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle

Les récents articles** publiés dans Kapitalis font table rase du passé d’une manière somme toute radicale. De surcroît, l’idéologie souverainiste à la base de sa réflexion est assez insolite dans un pays par nature tolérant dont les élites se vantent volontiers d’être cosmopolites.

Dr Mounir Hanablia *

Je dis bien souverainiste, le nationalisme au Maghreb étant d’essence arabo- musulmane, comme si dans le contexte le sentiment de tunisianité était exclusif, opposable à toute autre appartenance. C’est déjà faire insulte à la double nationalité.

L’auteur des articles ne laisse donc d’autre choix que de remonter le cours de l’Histoire afin de relativiser le bien-fondé de ses thèses.

On veut bien admettre l’existence d’un souverainisme tunisien dont il serait le fondateur, sans la référence à la bataille de Legnano. Mais dans ce cas pourquoi le limiter à la borne 233 ou aux redevances gazières ? Il n’est venu à l’esprit de quiconque de réclamer la souveraineté sur la Sicile qui pendant deux siècles a fait partie de l’émirat aghlabide de Kairouan, Fatimide de Mahdia ou Ziride, ou bien sur le Mezzogiorno quand Bari était le chef-lieu d’un émirat.

Mais revenons à l’époque moderne et à l’indépendance de la Tunisie. Force est d’admettre dans la polémique engendrée par ses opinions que l’impulsion décisive en faveur de l’indépendance au Maghreb est bien constituée par le débarquement américain au Maroc qui aboutira à la défaite des Nazis en Tunisie en juin 1943, ainsi que la volonté clairement exprimée par le président Roosevelt et ses représentants, ou bien perçue comme telle par les leaders nationalistes, de liquider l’empire français. La suite est donc dans l’ordre normal des choses même si l’affrontement Est-Ouest la retarde inévitablement.

Le Vietnam en 1954, le Maroc et la Tunisie en 1956, obtiennent l’indépendance. Seule l’Algérie du fait de son statut de territoire français pose problème, l’armée de Challe et de Salan qui émerge de l’humiliation de Dien Bien Phu avec une terrible soif de revanche refuse de l’abandonner et envisage la constitution d’une Algérie européenne sécessionniste, un Israël français.

L’Algérie est bien une création de la France

Cependant en 1962, elle accède à l’indépendance dans le cadre des accords d’Evian et le Sahara lui est attribué. Ainsi ce pays, contrairement à ses voisins, ne disposait d’aucun Etat unitaire en 1830. C’est bien une création de la France dont la colonne vertébrale est constituée non par la bourgeoisie citadine comme en Tunisie, ni par le Palais comme au Maroc, mais par les ultimes détenteurs de la force seule à même de maintenir la cohésion de cet immense espace, les prétoriens.

A ce titre l’État algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français forgé par les troupes de Bugeaud et du Duc d’Aumale.

Malgré un vernis de socialisme, la coopération entre la métropole et l’ex- colonie, pas plus qu’avec les Américains, ne se démentira jamais, en particulier au Sahara dans le domaine des essais nucléaires ainsi que les exploitations du gaz et des hydrocarbures.

Contrairement à ce que d’aucuns affirment actuellement, c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. Et le Président Bourguiba l’a bien compris. Il n’était en effet pas question d’assurer au pays contrôlant Bizerte et le détroit de Sicile la part d’hydrocarbures et de gaz qui lui eût assuré la puissance. 

Bourguiba et la question des frontières

Bourguiba toujours visionnaire admettra également en réglant la question de la frontière ne pas vouloir chez lui d’un problème numide, c’est-à-dire d’un irrédentisme des habitants des montagnes de l’Ouest qui acceptent mal le diktat de populations côtières se prévalant de l’unité nationale et qui brandissent le drapeau du pays voisin dans des manifestations de protestation contre une politique de développement inégalitaire. C’est d’ailleurs du bassin minier à l’Ouest que naîtra l’incendie qui jettera à bas le régime de Ben Ali. 

Cependant l’Algérie elle-même en butte à un irrédentisme kabyle soutenu par Israël peut difficilement tabler sur la partition de la Tunisie ; il lui en coûterait la sécession de toute sa partie orientale pour former une nouvelle Numidie forcément hostile.

Néanmoins des arguments souverainistes totalement étrangers à la nature de notre pays prennent pour cible le voisin de l’Ouest, jugé hégémoniste. L’Etat, le nôtre, est accusé de complaisance coupable dans ses rapports avec lui, notamment sur la question du gaz. L’Histoire est là pour rappeler que Carthage fut une colonie étrangère, que Massinissa le Roi des Numides a bien contribué à sa destruction, que l’Afrique du Nord a été dans son ensemble une province romaine, arabe, française, que l’armée française est arrivée en Tunisie en 1881 en provenance d’Algérie pour imposer le protectorat, et que les enfants de Hussein Ben Ali Turki n’ont dû qu’au Dey d’Alger d’être rétablis sur le trône de leur père.

A l’inverse, c’est bien sûr à nos frontières que l’ALN algérienne s’est constituée en vue de prendre le pouvoir, avec le total assentiment de la puissance coloniale sur le départ.

Aujourd’hui et de nouveau on tient rigueur à Bourguiba de l’avoir accepté pour fustiger l’ingratitude. Mais que vaut la gratitude en politique ? C’est tout juste si on ne précise pas qu’on eût dû aider le colonel Tahar Zbiri en fuite chez nous à prendre le pouvoir à Alger, ou bien que de là-bas Ahmed Ben Salah ou Nabil Karoui, pour ne pas dire Mohamed Mzali, eussent dû trouver l’aide fraternelle nécessaire à la chute de la tyrannie. Qu’à cela ne tienne ; c’est désormais dans le Hirak, pour ne pas dire le MAK, que nous devons selon nos souverainistes placer nos espoirs d’entretenir des relations apaisées et équilibrées. Mais les acteurs politiques peuvent se suivre sans se ressembler, les réalités géostratégiques elles sont immuables, ainsi que le prouve du Chah aux mollahs la volonté iranienne de maîtriser le nucléaire.

Peut-on remettre en question l’intégrité territoriale de son pays ?

Avant donc de parler de jugulaire, de goulot de bouteille, ou d’étranglement, ou de terrorisme importé avec un parti Ennahdha au pouvoir, il convient de savoir s’il est dans l’intérêt de la Tunisie d’avoir à ses portes un nouvel Etat numide soutenu de l’étranger doté d’une idéologie expansionniste et revancharde qui rogne sur son territoire et pour qui Carthage ne soit qu’un ramassis d’envahisseurs.

Si donc le pouvoir tunisien est déstabilisé par les grèves, les pannes, les pénuries, ou selon certains, l’incompétence, et que l’opposition pour parvenir à ses fins est capable de placer son destin entre les mains de ceux qui remettent en question l’intégrité territoriale de son propre pays, faut-il s’étonner que nos voisins envisagent des projets alternatifs exclusifs à l’écoulement du gaz ?

Dans le contexte conflictuel que nous connaissons qui frappe la mer Rouge et le Golfe Persique, arguer des difficultés techniques de l’entreprise pour en faire un simple outil de propagande ne tient compte ni de la volonté européenne de garantir son approvisionnement énergétique, ni de le sécuriser, ni de l’évolution constante des moyens techniques disponibles vers plus d’efficacité. C’est dire combien minutieusement l’opposition doit choisir le panier où placer ses œufs. 

* Médecin de libre pratique.

** L’auteur fait allusion aux articles de l’ambassadeur Elyes Kasri sur le Transmed et la nécessité pour la Tunisie de mieux défendre ses intérêts dans le passage par ses territoires de ce gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Italie.    

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Tunisie | Seifeddine Arfaoui comparaîtra le 27 août devant le juge

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, hier, lundi 24 août 2026, d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre de Seifeddine Arfaoui, militant du mouvement Nafas, qui avait organisé la manifestation contre le régime de Kaïs Saïed, le jeudi 20 mars, à Tunis.

Selon Diwan FM, citant la défense du militant politique, il a également été décidé de fixer une audience au 27 août pour le faire comparaître devant la chambre correctionnelle d’été du Tribunal de première instance de Tunis, en vertu de l’article 86 du Code des télécommunications, pour l’accusation d’offense à autrui via les réseaux publics de télécommunications.

L prévenu est poursuivi pour des publications qu’il avait diffusées sur les réseaux sociaux et qui étaient jugées insultantes pour le président de la république Kaïs Saïed.

Rappelons que l’article 86 du Code des télécommunications tunisien punit d’un emprisonnement d’un à deux ans de prison et d’une amende de cent 100 000 à 1000 dinars toute personne qui nuit sciemment aux tiers ou perturbe leur quiétude à travers les réseaux publics de télécommunications.

I. B.

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Dattes tunisiennes | Recettes d’exportations en hausse de 12,2%

L’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) a enregistré une hausse de 13,3 % du volume des exportations de dattes tunisiennes, atteignant 144 100 tonnes au cours des dix premiers mois de la campagne 2025-2026. Les recettes de ces exportations ont progressé de 12,2 % pour s’élever à 908,4 millions de dinars (MDT) par rapport à la même période de la campagne précédente.

Dans un bulletin publié en août 2026, l’Observatoire a précisé que la variété «Deglet Nour» a représenté la majeure partie de ce bilan. Les quantités de cette variété ont constitué 84 % du volume total des exportations, avec 121 100 tonnes, et ont généré 93,9 % des recettes globales, soit une valeur de 853 MDT.

La même source a indiqué que le prix moyen à l’exportation s’est établi à 6,30 dinars le kilogramme, enregistrant un léger recul de 0,9 % par rapport à la saison précédente. Le prix de la variété «Deglet Nour» a atteint environ 7,05 dinars le kilogramme, affichant lui aussi une baisse de 0,6 %.

L’Observatoire a souligné la diversité des marchés d’importation des dattes tunisiennes, couvrant 86 pays ; les pays de l’Union européenne arrivent en tête avec 45,7 % du total des exportations. L’Afrique a absorbé 22,9 % des quantités, suivie de l’Asie avec 19,6 %, tandis que l’Italie, l’Allemagne, la France et le Maroc figurent parmi les principales destinations.

Concernant les dattes biologiques, les exportations ont atteint 9 825 tonnes pour une valeur avoisinant 82,2 MDT, enregistrant une hausse des recettes de 32,6 %. L’Allemagne a capté 33 % de ces volumes, suivie de la Belgique et des Pays-Bas, alors que le prix moyen s’est établi à 9,96 dinars le kilogramme.

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Football | Hazem Mastouri rejoint l’Espérance de Tunis

L’attaquant international tunisien Hazem Mastouri (29 ans, 1m91) arrive aujourd’hui, mardi 25 août 2026, en Tunisie pour passer les examens médicaux préalables à la finalisation de son transfert à l’Espérance de Tunis et à la signature de son contrat.

Mastouri, ancien avant-centre de l’Union sportive monastirienne, a trouvé un accord avec l’équipe tunisoise et il ne reste plus qu’à finaliser les démarches officielles avec le club russe Dinamo Makhatchkala, où il jouait depuis 2025, ce qui devait être réglé dans les prochaines heures.

En contrepartie, l’attaquant de l’Espérance, Achraf Jabri, auteur d’un bel assist, dimanche dernier, ayant permis à son équipe de l’emporter face à l’Etoile du Sahel, au stade de Radès (3-2), rejoindra le club russe qui souhaite le recruter ; il signera un contrat de trois saisons, sous réserve de la conclusion définitive de l’opération.

L’autre attaquant de l’Espérance, le Français Florian Danho, est lui aussi sur le départ pour le club libyen Al-Ittihad SC où il rejoindra l’ancien milieu relayeur espérantiste Onuche Ogbelu.  

I. B.

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Pollution plastique | Un fléau qui s’aggrave en Tunisie

Le problème des déchets plastiques s’aggrave chaque jour en Tunisie, où l’on enregistre une consommation annuelle d’environ 4,2 milliards de sacs en plastique— soit près de 400 sacs par habitant et par an —, un niveau élevé comparé aux moyennes européennes selon plusieurs études.

La Tunisie génère annuellement quelque 188 000 tonnes de déchets plastiques sur un total de plus de 2,5 millions de tonnes de déchets ménagers, alors que l’on estime à environ 60 % la proportion de déchets plastiques ne faisant pas l’objet d’un traitement adéquat.

Afin d’identifier les causes de la prolifération du plastique sous toutes ses formes — sur les routes, dans les rues, les terres agricoles, en mer, sur les plages et dans d’autres espaces à travers le territoire national —, le président de la Chambre nationale des collecteurs de déchets plastiques, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Hamza Chaouch, a appelé touts les parties prenantes à agir en commun pour réduite la pollution plastique sur l’ensemble du territoire national — devenue préoccupante aux plans environnemental, sanitaire et économique.

Cela nécessite une volonté collective, a-t-il déclaré à Mosaïque, lundi 24 août 2026, en citant la chambre syndicale, le ministère des Finances (qui supervise le Fonds de lutte contre la pollution), le ministère de l’Environnement, les collectivités locales, la société civile ainsi que les citoyens et citoyennes.

Nécessité d’adopter le tri sélectif dès la source

Comment limiter le rejet de plastique dans la nature ? C’est la question qui doit être posée aujourd’hui, a indiqué Hamza Chaouch, estimant que des solutions sont aisément envisageables si toutes les parties prenantes se réunissaient autour d’une même table pour examiner ce dossier.

Il est nécessaire de modifier les méthodes de travail en adoptant le tri sélectif dès la source — qu’il s’agisse des administrations, des foyers ou des écoles — tout en sensibilisant la nouvelle génération et les citoyens aux procédures de collecte et de tri, ainsi qu’à la répartition des déchets dans des conteneurs spécifiques selon leur nature, a souligné le dirigeant syndical, en soulignant la disposition des industriels membres de la Chambre et des acteurs légaux du secteur à proposer des solutions efficaces, estimant qu’il est urgent de placer ce dossier au cœur des discussions afin de trouver une solution radicale et durable à ce fléau.

Sur un autre plan, Hamza Chaouch a rappelé que le secteur des déchets plastiques compte plus de 25 000 collecteurs et recycleurs opérant dans un marché informel, en l’absence de statistiques officielles sur les quantités de plastique collectées à travers le pays.

Un autre problème majeur réside dans la présence d’environ 80 % d’acteurs informels — apparus après la Révolution de 2011 — qui exercent dans ce domaine sans s’acquitter de leurs obligations fiscales.

Ce désordre entrave le développement d’un marché organisé pour les collecteurs et les recycleurs de déchets en général, et de ceux en plastique en particulier, estime Hamza Chaouch, qui appelle à soutenir le secteur par l’octroi d’aides financières incitatives spécifiques de la part des municipalités et du ministère de l’Environnement, afin de faciliter le transport et la gestion organisée des déchets.

Encourager la création d’entreprises de collecte de plastique

Tout en soulignant l’importance de faire évoluer les mentalités concernant la collecte, le recyclage et la gestion des plastiques, afin de s’aligner sur les technologies modernes déployées à l’échelle mondiale pour le traitement de divers types de plastiques usagés, M. Chaouch a appelé l’État à intervenir pour encourager les jeunes entrepreneurs à investir et à créer des entreprises spécialisées dans la collecte des plastiques non recyclables.

Dans le même ordre d’idées, il a exhorté l’Assemblée des représentants du peuple à adopter une loi visant à moderniser le dispositif et à soutenir les activités de collecte et de recyclage afin de renforcer les capacités des entreprises, garantissant ainsi la fin de la pollution plastique qui perdure depuis des années.

Les taux de recyclage du plastique en Tunisie sont jugés limités ; en effet, les déchets plastiques représentent près de 84 % des déchets présents dans le milieu marin méditerranéen. Cette situation menace les écosystèmes côtiers et marins et affecte négativement des secteurs économiques vitaux tels que le tourisme et la pêche, engendrant un coût économique estimé à plus de 20 millions de dollars par an.

I. B.

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Fonction publique | Reclasser les diplômes ou libérer le capital humain de l’État ?

À l’approche de la nouvelle session parlementaire, le débat autour d’un projet de loi visant à réaffecter et à reclasser certains agents de l’État en fonction de leurs niveaux et qualifications remet sur la table une question que l’administration tunisienne ne peut plus contourner : que faisons-nous réellement de nos compétences ?

Abdelwaheb Ben Moussa *

Sur le principe, difficile de contester l’objectif. Lorsqu’un agent de l’État dispose d’une qualification universitaire sans que ses fonctions, son grade ou ses responsabilités ne correspondent à son parcours, il existe une situation à examiner et, le cas échéant, à corriger.

La régularisation statutaire peut réparer cette anomalie. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à moderniser l’administration.

Car le véritable sujet n’est pas seulement celui du grade, du salaire ou de la carrière. Il est beaucoup plus stratégique : comment transformer les compétences déjà présentes dans l’administration en capacité réelle d’exécution ? C’est là que commence le véritable débat.

Le diplôme n’est pas une compétence inutilisée

La fonction publique tunisienne dispose d’un capital humain considérable. Des agents recrutés à des niveaux d’exécution ont, au fil des années, obtenu des licences, des maîtrises, des masters ou d’autres qualifications.

Dans certains cas, ces qualifications peuvent être insuffisamment exploitées au regard des missions exercées.

Le problème n’est donc pas nécessairement que les agents soient insuffisamment formés. Il peut résider dans l’écart entre les compétences disponibles et les besoins réels de l’administration.

Un diplômé en informatique affecté à des tâches essentiellement répétitives. Un juriste mobilisé sur des opérations qui utilisent peu son expertise. Un économiste consacré à la compilation manuelle de données. Un ingénieur éloigné des fonctions techniques correspondant à son expérience.

Ces situations, lorsqu’elles existent, ne sont pas seulement frustrantes pour les agents concernés. Elles peuvent aussi représenter un gaspillage de capital humain financé par la collectivité.

L’État a investi dans la formation. L’agent a acquis une qualification. Mais l’organisation ne parvient toujours pas à transformer cette qualification en valeur pour le service public. C’est une forme de capital humain sous-utilisé. Et dans une administration confrontée à la transformation numérique, à la complexification des dossiers et à l’accélération des attentes des citoyens et des entreprises, ce gaspillage devient difficilement acceptable.

Le piège d’une régularisation sans transformation

C’est ici que le projet de loi doit être regardé avec une exigence particulière : reclasser un agent peut être nécessaire, mais reclasser sans réaffecter, c’est risquer de déplacer le problème. Et reclasser sans revoir les missions, les processus et les responsabilités pourrait produire un effet paradoxal : une évolution statutaire et budgétaire sans amélioration correspondante du service public.

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer la régularisation à la performance. La justice statutaire et l’efficacité administrative ne sont pas contradictoires. Elles doivent être pensées ensemble.

La question devrait donc être posée pour chaque situation : quelle qualification possède l’agent ? Quelle expérience a-t-il acquise ? Quelles compétences opérationnelles maîtrise-t-il ? Quelle mission exerce-t-il aujourd’hui ? Quelle mission pourrait-il exercer demain ? De quelle formation complémentaire aurait-il besoin ? Et surtout, quel besoin réel de l’administration justifie cette nouvelle affectation ?

Cette approche change la nature de la réforme. On ne parle plus simplement de reclassement. On parle de gestion stratégique des compétences publiques.

Mettre la bonne compétence au bon endroit

L’administration tunisienne n’a pas seulement besoin de recruter. Elle doit d’abord mieux utiliser ce qu’elle possède déjà. Avant de créer un nouveau poste, ne faudrait-il pas vérifier si la compétence nécessaire existe déjà ailleurs dans l’administration ? Avant de lancer une nouvelle formation, ne faudrait-il pas identifier les compétences disponibles mais sous-utilisées ? Avant d’ajouter une nouvelle couche organisationnelle, ne faudrait-il pas regarder où se trouvent les véritables goulots d’étranglement ?

Cela suppose de connaître beaucoup mieux le capital humain disponible. Non pas seulement combien d’agents travaillent dans chaque administration, mais qui sait faire quoi, où, avec quelle expérience, avec quelles compétences numériques et pour quels besoins.

Un référentiel des emplois et des compétences pourrait devenir un véritable outil de décision.

L’objectif ne serait pas de créer une nouvelle couche bureaucratique, ni un énième fichier administratif. Il s’agirait de rapprocher les compétences disponibles des besoins réels et de donner aux responsables publics une vision plus précise de leurs capacités d’action.

On passerait ainsi progressivement d’une administration organisée principalement autour des postes à une administration davantage organisée autour des compétences et des besoins.

La digitalisation peut accélérer le mouvement

La transformation numérique offre ici une opportunité considérable. Les tâches répétitives, la saisie, la circulation physique de documents ou certaines opérations de contrôle et de consolidation peuvent progressivement être automatisées. Mais l’automatisation ne devrait pas avoir pour seul objectif de supprimer des tâches. Elle doit surtout permettre de réaffecter du temps humain vers des missions à plus forte valeur.

Un agent libéré d’une partie de la saisie peut davantage analyser. Un juriste peut consacrer plus de temps à l’interprétation et à la sécurisation des décisions. Un économiste peut travailler sur les données plutôt que sur leur compilation manuelle.

Un informaticien peut contribuer à la transformation des processus au lieu d’être mobilisé sur des tâches sans rapport avec son expertise.

C’est là que la réforme des ressources humaines rejoint directement celle de l’administration.

Le numérique ne doit pas seulement transformer les outils. Il doit transformer l’utilisation des compétences. Mais cette transformation ne se fera pas automatiquement. Elle suppose une formation adaptée, une mobilité mieux organisée et surtout une définition claire des nouvelles missions.

Attention au piège «diplôme = reclassement automatique»

Il faut également éviter un autre écueil. Un diplôme ne constitue pas, à lui seul, une garantie de compétence immédiatement opérationnelle. Certains diplômes peuvent être anciens. Les métiers ont évolué. Les technologies ont changé. Les besoins de l’administration aussi.

La qualification doit donc être considérée comme un élément important de l’évaluation, mais pas comme le seul critère.

Le reclassement ou la réaffectation doivent pouvoir prendre en compte la qualification, l’expérience, les compétences effectivement maîtrisées, les besoins du service et, lorsque cela est nécessaire, une mise à niveau.

Il faut également éviter que la formation ne devienne une simple formalité administrative. Une formation n’a de sens que si elle répond à une mission.

Il ne s’agit pas d’accumuler des certificats. Il s’agit de permettre à un agent de réussir dans une nouvelle fonction.

Le diplôme peut ouvrir une possibilité. La compétence opérationnelle doit permettre de la concrétiser.

La réforme doit être pilotée par les résultats

C’est probablement le point le plus important. Comment saura-t-on que cette politique de réaffectation et de reclassement a fonctionné ?

Pas au seul nombre d’agents reclassés. Pas au nombre de décisions administratives prises. Pas au montant des nouvelles grilles indiciaires. Mais aux résultats produits. Les délais de traitement ont-ils diminué ? Les services ont-ils gagné en capacité ? Les compétences numériques disponibles ont-elles augmenté ? Les postes réellement en tension sont-ils mieux pourvus ? Les agents concernés exercent-ils effectivement des fonctions davantage en rapport avec leurs qualifications et leurs compétences ? Le citoyen bénéficie-t-il d’un meilleur service ?

Voilà les indicateurs qui devraient accompagner la réforme. Une réforme administrative qui ne produit aucune amélioration mesurable du service public reste une réforme de structure.

De la gestion des effectifs à l’ingénierie des compétences

La Tunisie doit désormais changer de logique. Pendant des décennies, la question de la fonction publique a souvent été posée en termes d’effectifs, de recrutements, de départs, de masse salariale et de statuts.

Ces questions restent importantes. Mais elles ne suffisent plus. Le véritable enjeu est celui de la capacité productive de l’administration. Combien de dossiers peut-elle traiter ? Dans quels délais ? Avec quelles compétences ? Avec quels outils ? Avec quelle qualité de décision ? Et avec quelle capacité d’adaptation ?

C’est cette approche qui permettrait de transformer une mesure de régularisation en véritable politique publique.

Le reclassement deviendrait alors non pas une fin, mais le premier acte d’une démarche plus ambitieuse : identifier les compétences, les repositionner, les former, les responsabiliser et mesurer leur contribution.

Le risque serait de manquer une occasion historique

La Tunisie dispose d’un avantage que beaucoup de pays aimeraient avoir : un capital humain important, formé par son système éducatif et déjà présent dans ses institutions.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage de compétences. Il est de mieux utiliser celles qui existent.

À l’heure où le Plan 2026-2030 appelle à davantage d’efficacité, de transformation numérique et de capacité d’exécution, cette question devient centrale.

Une administration qui recrute de nouvelles compétences tout en sous-utilisant celles qu’elle possède déjà reproduit une contradiction coûteuse.

À l’inverse, une administration capable d’identifier ses talents, de les repositionner et de les faire monter en compétence peut accroître sa capacité d’action sans nécessairement augmenter ses effectifs dans les mêmes proportions.

C’est précisément là que la réforme peut devenir un levier de productivité publique.

La vraie question que le Parlement devrait poser

Le débat parlementaire ne devrait donc pas se limiter à une question statutaire : combien d’agents seront reclassés et à quel grade ? Il devrait poser une question beaucoup plus exigeante : que fera l’administration de ces compétences une fois qu’elles auront été reconnues ? Car la reconnaissance est nécessaire.

La valorisation est souhaitable. Mais la mobilisation est indispensable. Si le reclassement s’arrête au changement de grade et à la revalorisation salariale, l’État aura corrigé une situation statutaire. C’est légitime, mais ce ne sera pas encore une réforme de l’administration.

Si, au contraire, cette reconnaissance s’accompagne d’une identification précise des compétences, d’une réaffectation fondée sur les besoins réels, d’une formation ciblée, d’une transformation des processus et d’une évaluation des résultats, alors la mesure peut changer de nature. Elle ne sera plus seulement une régularisation. Elle deviendra une politique de valorisation du capital humain de l’État.

C’est là que se situe le véritable enjeu. La Tunisie n’a pas nécessairement besoin de créer une nouvelle administration pour faire plus. Elle doit d’abord apprendre à mieux utiliser celle qu’elle possède déjà. Car le problème n’est pas seulement de savoir combien de diplômes l’État peut reconnaître. Il est de savoir combien de compétences il est capable de transformer en capacité d’action. Et au bout du compte, le citoyen ne jugera pas la réforme au nombre de grades reclassés. Il la jugera au nombre de dossiers traités plus vite, de services améliorés et de problèmes enfin résolus.

C’est là que se fera la différence entre une régularisation administrative et une véritable réforme de l’État.

Reconnaître les compétences est une décision. Les mettre au bon endroit est une réforme. En faire des résultats, c’est l’exécution.

* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.

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Poste Tunisienne | Un agent poursuivi pour détournement de fonds

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Ben Arous a ordonné aux agents de la brigade de police judiciaire de Hammam-Lif de placer en garde à vue un employé de la Poste Tunisienne, soupçonné d’avoir détourné des fonds appartenant à des clients du bureau de poste où il travaille.

Cette décision, annoncée lundi 24 août 2026, fait suite à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant une femme âgée souhaitant retirer 800 dinars ; l’employé a toutefois enregistré un prélèvement de 832 dinars sur son compte tout en ne lui remettant que 800 dinars, un incident qui a suscité l’indignation et de nombreuses interrogations.

La dame, qui subissait ces prélèvements abusifs depuis de longues années et de la part du même agent, était accompagnée, ce jour-là, de son fils, qui a découvert le pot aux roses et exigé des explications de l’agent en question qui s’est confondu en justifications oiseuses. La ficelle était trop grosse et les malversations sont dûment documentées par l’historique des transactions sur le compte de la victime, comme l’a expliqué son fils dans la vidéo.

En réaction, la Poste tunisienne a affirmé, dans un communiqué publié dimanche 23 août 2026, qu’elle «ne tolérera aucun manquement avéré», précisant que les mesures nécessaires seront prises et la loi appliquée avec la plus grande rigueur à l’encontre de toute personne dont la responsabilité serait établie, conformément aux réglementations et lois en vigueur.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise publique se trouve au centre d’une polémique à cause des abus de certains de ses agents : un renforcement du système de contrôle interne est on ne peut plus nécessaire pour mettre fin aux malversations que se permettent certains agents.

I. B.

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Canicule en Tunisie | Appel à la vigilance contre les incendies

L’Office national de la protection civile a mis en garde contre une nouvelle hausse des températures sur tout le territoire tunisien. A partir de ce mardi 25 août 2026, les températures devraient osciller entre 40 et 45 degrés Celsius, ce qui va accroître le risque de déclenchement d’incendies.

Tout en appelant les citoyens à respecter les consignes de prévention pour limiter les dangers d’incendies, l’Office leur recommande notamment de ne pas laisser de bouteilles ou de récipients en verre dans les forêts ou les espaces ouverts, en raison du risque de concentration des rayons solaires qu’ils présentent, et à ne pas jeter de mégots de cigarettes ou de matières inflammables sur les routes ou dans les espaces naturels.

Dans une publication sur sa page Facebook hier, lundi 24 août, le porte-parole de l’Office national de la protection civile a également recommandé de s’abstenir de brûler des déchets, des résidus de récoltes ou des herbes sèches, et d’éviter d’allumer des feux dans les forêts ou à proximité de zones agricoles et d’herbes sèches.

Il a insisté sur la nécessité de surveiller les enfants et de les empêcher de jouer avec le feu ou des pétards, tout en appelant à coopérer avec les agents de la protection civile et les autorités locales et à respecter leurs consignes afin de préserver les vies et les biens.

Il a également appelé à signaler immédiatement toute apparition de fumée ou tout incendie en contactant la protection civile au numéro 198, rapporte Mosaïque FM.

Rappelons que la Protection civile avait annoncé, dans un communiqué publié hier, lundi, que ses unités ont effectué, 596 interventions au cours des dernières vingt-quatre heures, dont 124 opérations d’extinction d’incendies.

Par ailleurs, la canicule qui s’est installée dans le pays semble appelée à perdurer toute la semaine. Selon l’Institut national de la météorologie, la hausse des températures va se poursuivre et une augmentation marquée est attendue dans la plupart des régions les mardi 25 et mercredi 26 août, où les températures devraient dépasser les normales saisonnières de 7 à 11 degrés ; les maximales oscillant entre 42 et 48 degrés, accompagnées du vent de sirocco.

I. B.

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L’élève Amine Sayhi meurt des suites d’une insolation | Il travaillait dans les champs

C’est l’histoire d’un adolescent de 14 ans, Amine Sayhi, originaire de la région de Zelfan et élève de huitième année au collège de Thala (Kasserine), qui a trouvé la mort des suites d’une insolation… La pauvreté de sa famille l’a contraint à travailler dans les champs par ce temps caniculaire où la chaleur dépassait 40 degrés Celsus, rapporte Anba Tounes.  

«Comme tout enfant de son âge, il nourrissait des rêves : des livres, un cartable, l’école et un avenir qu’il espérait bâtir de ses propres mains. Mais la pauvreté et le besoin ne lui ont pas permis de vivre l’enfance qu’il méritait», a écrit Me Nadia Chaouachi, qui a rapporté son drame sur sa page Facebook, hier, lundi 24 août 2026.

«Durant les vacances, Amine est parti travailler dans des exploitations agricoles… non pas pour s’acheter un jouet, ni pour mener une vie d’aisance, et encore moins parce qu’il avait choisi ce travail. Il est parti travailler pour gagner un peu d’argent, de quoi acheter ses fournitures scolaires et poursuivre ses études», écrit encore Mme Chaouachi. Elle ajoute : «Un enfant à la fleur de l’âge : au lieu d’être à l’abri de l’école, il s’est retrouvé exposé à un soleil impitoyable… Ses mains, qui auraient dû tenir un stylo, se sont mises au travail pour en payer le prix. Mais le destin s’est montré plus cruel encore… Amine nous a quittés après avoir été victime d’une insolation, emportant avec lui un petit rêve : celui de poursuivre ses études».

«À peine 14 ans… Quel est son tort ? Qu’a-t-il fait pour être privé de son enfance ? Son histoire doit nous bouleverser, éveiller nos consciences et nous amener à nous interroger : combien d’autres Amine travaillent encore sous un soleil de plomb ? Combien d’enfants sacrifient leur enfance parce que leur famille n’a pas les moyens ?», conclut la juriste, en pensant à tous ces enfants qui travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles, et que les autorités feignent de ne pas voir.

I. B.

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Ben Guerdane – 12 morts et 2 disparus | Comment est-on arrivé là ?

Comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ? C’est la question que pose le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) dans le communiqué suivant, publié le 24 août 2026, où  il exprime sa profonde douleur et sa solidarité avec les familles et les populations de Ben Guerdane et de Zarzis frappées par le naufrage d’une embarcation transportant quinze jeunes Tunisiens qui tentaient de rejoindre l’Italie.

Selon le dernier bilan communiqué par la Direction générale de la Garde nationale, douze corps ont été repêchés, deux personnes restent portées disparues et une seule personne a survécu. Quatorze des quinze personnes à bord étaient originaires de Ben Guerdane et une de Zarzis. L’embarcation avait quitté les côtes le 19 août et a sombré à environ 14 milles marins au large de Zarzis.

Le CRLDHT présente ses condoléances aux familles des victimes et partage l’angoisse de celles qui attendent encore de connaître le sort de leurs enfants. Il demande que les recherches se poursuivent sans interruption jusqu’à ce que les deux derniers disparus soient retrouvés.

Mais cette tragédie ne peut être réduite à un nouveau fait divers de la migration dite irrégulière.

La question n’est pas seulement de savoir comment ces jeunes sont morts. Elle est aussi de comprendre pourquoi des jeunes, âgés pour plusieurs d’entre eux de 18 à 25 ans, ont estimé qu’il ne leur restait d’autre horizon que de prendre la mer au risque de leur vie.

Ben Guerdane : sécurité sans développement

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à Ben Guerdane, il faut revenir sur les profondes transformations qu’a connues cette région frontalière au cours de la dernière décennie.

La lutte contre le terrorisme et la sécurisation de la frontière tuniso-libyenne étaient des nécessités incontestables, particulièrement après les événements de mars 2016 : les affrontements d’El Aouija du 2 mars, puis surtout l’attaque de grande ampleur menée par Daech contre Ben Guerdane, le 7 mars 2016.

La population de Ben Guerdane avait alors joué, aux côtés des forces militaires et sécuritaires, un rôle déterminant dans la résistance aux assaillants.

Mais les réponses apportées aux problèmes de la région sont restées principalement sécuritaires, sans véritable politique économique et sociale à la hauteur de ses besoins.

La construction et le renforcement du dispositif militaire frontalier, l’intensification des contrôles et les restrictions apportées aux échanges ont directement affecté l’économie transfrontalière, y compris le commerce informel qui constitue depuis longtemps une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles.

Restreindre cette économie sans construire simultanément des alternatives crédibles revenait à exposer une partie croissante de la population au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives.

À cela s’ajoutent les difficultés persistantes liées au passage frontalier de Ras Jedir, véritable artère économique et sociale de Ben Guerdane. Fermetures, réouvertures, restrictions, difficultés de passage et décisions changeantes ont fragilisé encore davantage les activités dont dépendent de nombreuses familles.

Contrôler les départs ne peut remplacer l’obligation de sauver

Cette tragédie interpelle également les politiques migratoires mises en œuvre par la Tunisie, notamment dans le cadre de sa coopération avec l’Union européenne.

Depuis plusieurs années, des moyens importants sont consacrés au contrôle des côtes, à la surveillance des zones de départ et à l’interception des embarcations. Les dispositifs sont d’abord conçus pour empêcher les départs.

Le CRLDHT rappelle pourtant que la protection de la vie humaine et le sauvetage en mer doivent constituer une priorité absolue.

Comment expliquer que des moyens importants soient mobilisés pour surveiller les côtes, empêcher les départs et intercepter les embarcations, alors qu’un bateau transportant quinze personnes peut disparaître et qu’un survivant peut rester près de deux jours en mer avant d’être découvert par un navire commercial ?

Le drame de Ben Guerdane ravive inévitablement le souvenir du naufrage de Zarzis de septembre 2022. Quatre ans plus tard, les familles restent mobilisées pour connaître toute la vérité sur la disparition de l’embarcation, les conditions des recherches et la gestion des dépouilles.

Une nouvelle tragédie survient aujourd’hui dans la même région maritime et pose à nouveau la question des enseignements réellement tirés de Zarzis et de l’efficacité des dispositifs de recherche et de sauvetage.

Mais cette responsabilité ne s’arrête pas aux frontières tunisiennes. Les politiques migratoires européennes portent également une part de responsabilité dans les drames et les disparitions en Méditerranée. La lutte contre les départs ne peut continuer à primer sur la protection des vies, tandis que des milliers de personnes meurent ou disparaissent en mer et que leurs familles restent parfois des années sans savoir ce qu’elles sont devenues.

Silence politique et réponse policière

À ce jour, aucune prise de parole publique significative du gouvernement ou de la Présidence de la République sur cette tragédie, ses causes et la situation de Ben Guerdane n’est à relever.

La Garde nationale communique sur les opérations de recherche et indique qu’elles font l’objet d’un suivi au plus haut niveau. Mais cela ne remplace pas une parole politique adressée aux familles et à la population.

Ce silence contraste avec la réponse apportée aux manifestations qui ont éclaté à Ben Guerdane. Pendant deux nuits, des habitants et des jeunes sont descendus dans la rue. Leur mobilisation exprimait d’abord l’angoisse devant la disparition des leurs, puis plus largement le chômage, les difficultés de Ras Jedir, les projets de développement bloqués et l’absence de perspectives.

Face à cette colère, les forces de sécurité sont intervenues, ont chargé des manifestants et fait usage de gaz lacrymogène.

Le contraste est saisissant : silence politique face au drame et à ses causes, intervention policière lorsque la colère s’exprime dans la rue.

Établir les responsabilités

L’enquête judiciaire ouverte est indispensable, mais elle ne peut se limiter aux organisateurs de la traversée et aux éventuels passeurs. Elle doit aussi établir les circonstances du naufrage, la chronologie des alertes et des recherches, les moyens de surveillance et de sauvetage mobilisés et les éventuelles responsabilités, y compris institutionnelles. Un bilan des mesures prises depuis le naufrage de Zarzis de 2022 doit également être rendu public. Les familles ont droit à la vérité.

Le CRLDHT appelle parallèlement à une révision profonde des politiques concernant les régions frontalières, particulièrement Ben Guerdane et Ras Jedir, ainsi que des politiques migratoires tunisiennes et européennes, afin que le sauvetage et la protection des vies disposent des moyens nécessaires.  

Les douze victimes ne sont pas seulement des «migrants irréguliers». Ce sont des jeunes Tunisiens qui cherchaient une possibilité de vivre autrement. Quand le commerce frontalier se réduit sans alternative, que le chômage et les restrictions s’accumulent et que tout horizon se ferme, la mer finit par apparaître comme une issue, au risque de devenir un tombeau.

Une question demeure : comment en est-on arrivé à ce que des jeunes de Ben Guerdane voient davantage d’espoir dans une embarcation précaire et la Méditerranée que dans leur propre pays ?

Communiqué.

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‘‘Zerda’’ de Radhia Toumi | Murmures du corps et des absents

Publié vers la fin de l’année 2024 aux Éditions Khayal, ‘‘Zerda’’ est un recueil de poésie en langue française de la poétesse algérienne Radhia Toumi. En feuilletant et en lisant ce livre, on entre dans une poésie contemporaine en vers libres, intime et viscérale, où chaque mot semble taillé dans la chair et la mémoire. Le corps, l’âme, la solitude, la guerre, l’exil : tout est là, inscrit dans la tension fragile de l’existence.

Djamal Guettala

Dès «ADN», la douleur devient génétique. La double hélice «étourdie» égare son «écharpe hélicée», et l’ADN lui-même vacille. Le corps devient un champ de bataille intime, où chaque cellule porte le poids de l’histoire et de la souffrance.

Dans «Aide-moi à trouver mon corps», la tragédie prend la mer pour décor : corps engloutis, âmes séparées, disparition et exil se transforment en un «ventre immense d’eau et de sel». La poésie devient alors cri et témoignage, à la fois intime et collectif.

Le corps entre identité, mémoire, absence et exil

    La poésie de Radhia Toumi repose sur le vers libre, sans rimes ni métrique régulière, mais aussi sur une succession d’images, de métaphores, d’ellipses et de silences qui donnent au texte son rythme particulier. Des formules comme «la mer m’a pris les jambes» ou «les miroirs ne connaissent plus mon histoire» ne cherchent pas seulement l’effet poétique : elles déplacent le réel et le chargent d’une dimension symbolique. Le corps devient alors identité, mémoire, absence et exil. Chaque image semble ouvrir une seconde lecture derrière le récit apparent.

    Cette écriture reste pourtant accessible. Toumi ne s’enferme ni dans une poésie hermétique ni dans une expérimentation formelle gratuite. Ses textes possèdent souvent une dimension narrative : ils racontent une situation, une rencontre, une séparation, une douleur ou un souvenir, avant de basculer vers l’émotion et le symbole. La poésie naît précisément de cette transformation du quotidien en expérience intérieure. Certaines chutes reconfigurent ainsi le sens des vers précédents et laissent au lecteur un écho qui dépasse le poème lui-même.

    La solitude s’invite également dans les espaces domestiques. Dans «La chambre des invités», les chaises de bois et de cuir vides, le silence et l’absence transforment la pièce en miroir de la vacuité intérieure.

    «Regard furtif» saisit l’éphémère d’un désir timide qui s’éteint dans l’abîme : chambres fantômes secouées par le vent, mélancolie saccadée, cœur «à bout de force» qui crie sa fatigue. Le quotidien devient un territoire de mémoire et de contemplation, où le vent, l’espace et le silence traduisent la fragilité des liens humains.

    De l’amour virtuel aux blessures du monde

    Toumi mêle aussi la modernité à son souffle poétique. Dans «À mon chéri / À ma chérie», l’amour circule par Viber et par émojis : un «Je t’aime» devient un «colis virtuel instantané», tandis que la distance se transforme en chewing-gum que l’on peut étirer et rouler à volonté. L’humour, tendre et doux-amer, souligne la fragilité des relations contemporaines tout en célébrant leur capacité à se réinventer.

    Mais la gravité rôde toujours. Dans le poème de la page 43, l’un contemple un rayon sur sa chemise tandis que l’autre vit la guerre au quotidien. Les cœurs virtuels deviennent alors des symboles de résistance : «Y a-t-il un espace bleu qui voudrait abriter nos familles ?» Une question suspendue, un cri pour la paix, la recherche d’un abri qui semble ne pas exister.

    La langue de Toumi est claire, épurée, mais chargée de musique et de chair. Ses images sont à la fois organiques et surréalistes : l’ADN qui perd son écharpe, les poissons autour d’une chaise, la distance transformée en chewing-gum. Les poèmes courts frappent comme des scalpels, tandis que les textes plus longs explorent les tensions entre désir, mémoire et douleur. L’écriture avance ainsi par fragments, silences et associations d’images, sans jamais perdre le fil émotionnel qui relie les textes.

    Le titre lui-même mérite que l’on s’y arrête. En Algérie, la zerda (زردة) désigne traditionnellement un festin communautaire ou une cérémonie d’hommage à un saint local. On y partage un repas en signe de gratitude après une épreuve ou pour célébrer un bienfait. Par extension, le mot renvoie aussi à un grand banquet convivial, à un moment collectif où les individus se retrouvent autour d’un même espace, d’une même mémoire et d’un même geste de partage.

    Le corps absent, ou l’exil comme déchirure

    Chez Radhia Toumi, ce mot prend une résonance particulière. Le banquet collectif se déplace vers l’espace intérieur ; le rassemblement devient rassemblement des souvenirs, des blessures, des voix et des absences. La zerda n’est plus seulement ce qui réunit les vivants autour d’une table : elle devient une manière de convoquer ce qui manque, de faire revenir les absents par la parole et de transformer la douleur individuelle en expérience partagée. Le titre porte ainsi en lui une tension féconde entre le collectif et l’intime, entre la célébration et le deuil, entre la mémoire populaire et la quête intérieure.

    Cette lecture fait aussi surgir une autre voix possible, comme un écho lointain aux motifs qui traversent Zerda. Parmi les textes que l’on pourrait mettre en regard de l’univers de Radhia Toumi, «Le corps absent» possède, à mes yeux, une force particulière. Il rejoint naturellement plusieurs motifs de Zerda — le corps, la mer, l’exil, la mémoire et les absents — sans chercher à les expliquer. Tout passe par l’image, le déplacement et le silence.

    Le corps absent

    J’ai laissé mon corps

    sur le quai,

    entre deux valises

    et le dernier regard de ma mère.

    Depuis,

    je marche avec une ombre

    qui ne connaît plus mon nom.

    La mer m’a pris les jambes,

    les mains,

    la mémoire des matins.

    Elle a gardé quelque part

    mes vingt ans,

    mes rêves pliés

    dans une chemise blanche.

    Je cherche mon visage

    dans les vitrines du Nord,

    mais les miroirs

    ne connaissent pas mon histoire.

    Alors je parle au vent.

    Je lui demande

    où sont ceux

    qui sont partis avant moi.

    Il ne répond pas.

    Il soulève seulement

    un peu de poussière

    sur le chemin du retour.

    Et je comprends soudain

    que mon corps n’a pas disparu.

    C’est moi

    qui suis restée

    de l’autre côté de la mer.

    Ce poème me paraît particulièrement fort parce qu’il ne raconte pas l’exil de manière documentaire : il le fait ressentir à travers la dissociation du corps et de l’identité. Le quai devient le lieu de la séparation, la mer celui de la dépossession, les vitrines du Nord celui d’une identité devenue étrangère à elle-même. Quant à la chute — «C’est moi / qui suis restée / de l’autre côté de la mer» — elle renverse le sens de l’absence : le corps n’est pas perdu, c’est une part du sujet qui est demeurée dans l’autre rive.

    La proximité avec ‘‘Zerda’’ est donc thématique, mais elle ne doit pas devenir imitation. Ce qui importe est précisément que chaque écriture conserve sa voix. Chez Radhia Toumi comme dans ce texte, le corps devient une porte d’entrée vers des territoires plus vastes : l’exil, la mémoire, l’amour, la guerre, la perte et le retour impossible. La poésie ne cherche pas à donner une réponse ; elle creuse l’absence jusqu’à faire apparaître ce que les mots ordinaires ne parviennent plus à dire.

    À la fin de la lecture, on sort ébranlé mais aussi apaisé, avec le sentiment d’avoir touché une vérité à la fois intime et collective. Zerda murmure au lecteur sa force et sa fragilité, transforme la souffrance en beauté et invite chacun à méditer sur l’humain, ses corps, sa mémoire et le souffle des absents.

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    Tunisiens, les plus gros mangeurs de pâtes, après les Italiens

    Selon les dernières données de l’International Pasta Organisation (IPO), chaque Tunisien consomme en moyenne 17 kilogrammes de pâtes par an. La Tunisie occupe la deuxième place mondiale pour la consommation de pâtes par habitant, derrière l’Italie.

    D’après les derniers chiffres de l’International Pasta Organisation (IPO), relayés par le quotidien La Presse, chaque Tunisien consomme en moyenne 17 kilogrammes de pâtes par an, contre 23,3 kilogrammes pour l’Italien. Dans ce classement mondial, la Tunisie devance le Venezuela (13,4 kg par habitant), la Grèce (12,2 kg) et l’Allemagne (10,1 kg).

    Cette donnée confirme une position déjà soulignée par l’IPO les années précédentes, témoignant du rôle central des pâtes dans les habitudes alimentaires de notre pays.

    À l’échelle mondiale, la production de pâtes a atteint environ 17,6 millions de tonnes, soit près du double des quelque neuf millions de tonnes produites en 2005.

    Au cours de la même période, le nombre de pays où la consommation dépasse un kilogramme par habitant et par an a également augmenté, passant de 30 à 52.

    Le chiffre concernant la Tunisie ne se limite pas à la consommation intérieure. Selon l’Observatory of Economic Complexity (OEC), la Tunisie a exporté pour environ 52,4 millions de dollars de pâtes en 2024, se classant ainsi au 39e rang mondial des pays exportateurs de ce produit.

    La consommation moyenne de 17 kilogrammes par an équivaut, sur le plan purement arithmétique, à environ 1,42 kilogramme par mois et 46,6 grammes par jour et par habitant.

    Il s’agit naturellement d’une moyenne statistique ; cela ne signifie pas que chaque Tunisien consomme quotidiennement la même quantité.

    I. B.

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