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Tunisie | Poursuite des déboires judiciaires de Wadie Jary

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 26 mai 2026, l’ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), Wadie Jary, ainsi qu’un cadre technique de la FTF, à six mois de prison dans l’affaire liée au recrutement d’un membre du staff des sélections nationales, rapporte Mosaïque FM.

Les deux accusés étaient poursuivis pour exploitation de la fonction publique afin d’obtenir un avantage indu, préjudice à l’administration, violation des procédures en vigueur.

Président élu et réélu de la FTF entre 2012 et 2023 (trois mandats), Wadie Jary a été interdit de quitter le territoire tunisien, en février 2023, à la suite d’une décision de justice. Il faisait l’objet de plusieurs enquêtes portant sur de présumés matchs truqués, blanchiment d’argent et détournement de fonds. Le 25 octobre de la même année, il a été arrêté et placé en détention à la prison de Mornaguia.

Le 24 avril 2024, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis lui a notifié la prolongation de sa détention préventive pour une période supplémentaire de quatre mois.

Le 20 février 2025, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis l’a condamné à quatre ans de prison et à l’interdiction d’exercer une fonction publique.

Hospitalisé à plusieurs reprises suite à des ennuis de santé, le verdict prononcé hier marque clairement la prolongation de ses déboires judiciaires.

I. B.

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La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?

Le football est un sport populaire et la Coupe du monde est la grande messe de ce 0sport de masse cependant la cherté des billets des matchs du tournoi qui auront lieu aux États-Unis est aux antipodes de cet esprit. Les tarifs exorbitants, y compris pour les Américains, inquiètent sérieusement les observateurs qui craignent que cela ait un impact négatif sur l’attrait de la Coupe du Monde. Nous sommes bien loin des billets à 25 dollars du précédent Mondial organisé aux États-Unis en 1994. Heureusement qu’au Mexique, pays co-organisateur, la situation est bien meilleure !

Imed Bahri

Adam Minter, éditorialiste spécialiste du business du sport, écrit dans Bloomberg qu’à l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, la Fifa vend des places tout en haut des tribunes pour les matchs de l’équipe nationale américaine à près de 2 000 dollars (prix initial). Pour les supporters les plus fortunés, un forfait hospitalité pour deux coûte plus cher qu’une voiture de luxe.

Les supporters s’interrogent sur la façon dont les choses en sont arrivées là. La situation actuelle est bien loin de l’époque où la Coupe du Monde reposait sur un accord tacite : les pays prenaient en charge les coûts en échange d’infrastructures améliorées et d’une image internationale renforcée.

Dans les pays où le football était encore en développement, il existait également un potentiel de progrès réel pour la formation des jeunes et le football professionnel. Et si le divertissement télévisé ne suffisait pas, les supporters pouvaient toujours se permettre d’assister aux matchs.

Telle était la logique de la Coupe du Monde de 1994, la dernière organisée aux États-Unis. À cette époque, le football était marginal dans le paysage sportif américain et le tournoi offrait l’opportunité de changer la donne.

Le public américain exclu 

L’Amérique n’a pas besoin de ce genre d’aide en 2026. Elle dispose des infrastructures, du secteur touristique et des ligues de football qui attirent les stars internationales. Dès lors, si les supporters n’ont pas les moyens de s’offrir un billet pour la Coupe du Monde, il est légitime de se demander : qu’est-ce que le public américain gagnera réellement à accueillir le tournoi ?

Historiquement, la réponse a été claire pour de nombreux pays. Le Brésil a accueilli la Coupe du monde de 1950, notamment pour se défaire de son image de régime autoritaire et se présenter comme une nation moderne.

La Coupe du monde de 1966 en Angleterre, organisée à une époque où la puissance du pays déclinait, visait à renforcer son rayonnement international.

D’autres pays ont profité du tournoi pour mettre en valeur leurs avancées technologiques. Par exemple, le Mexique, pionnier de la télévision couleur, est devenu le premier pays hôte, en 1970, à diffuser le tournoi dans le monde entier avec les couleurs éclatantes que les supporters voyaient dans les stades.

Parallèlement, les stades construits pour la Coupe du monde de 1970 et les Jeux olympiques de 1968 ont contribué à l’essor du football professionnel national et ont en partie préparé le terrain pour que le Mexique puisse accueillir à nouveau le tournoi en 1986. Cette Coupe du monde, organisée quelques mois seulement après le séisme dévastateur de Mexico, a également démontré la résilience du pays.

Tout aussi important, le tournoi a renforcé l’idée que les matchs devaient rester accessibles à la population locale et non pas seulement aux plus aisés.

Jusqu’à une période relativement récente, assister aux matchs de la Coupe du Monde restait financièrement possible pour de nombreux supporters. Lors de la Coupe du Monde de 1986, les billets les moins chers coûtaient environ l’équivalent d’une journée de salaire pour un ouvrier mexicain. Bien que cela représente toujours une dépense importante, elle restait abordable.

Plus important encore, ces billets ont transmis un message essentiel aux Mexicains qui ont supporté les coûts et les désagréments liés à l’organisation du tournoi, notamment après la catastrophe naturelle : ce tournoi est aussi le vôtre.

Aujourd’hui, les choses sont complètement différentes pour le public américain en 2026 qui se trouve exclu de l’évènement.

De plus, comme pour chaque Coupe du Monde, les citoyens ordinaires devront supporter le poids des foules, des mesures de sécurité et autres perturbations durant toute la période de l’événement. 

Le gouvernement fédéral dépense 625 millions de dollars pour la sécurité, tandis que chacune des 11 villes hôtes débourse jusqu’à 200 millions de dollars, selon Politico.

L’auteur estime que les avantages ne sont pas aussi évidents et que les États-Unis semblent être les grands perdants dans cette histoire.

80% des hôteliers s’inquiètent

L’Amérique tirera-t-elle réellement profit de la Coupe du Monde 2026 ?

Il suffit de se rappeler la dernière fois que les États-Unis ont accueilli la Coupe du Monde, en 1994. À l’époque, les avantages en termes d’accessibilité financière étaient concrets.

En contrepartie de l’organisation de l’événement, la Fédération américaine de football (USSF) s’était engagée à créer la Ligue nationale de football américain (NFL). Contrairement à la situation actuelle, les supporters pouvaient se permettre d’assister aux matchs avec des billets à partir de 25 dollars.

Trois décennies plus tard, la ligue compte 27 équipes à travers les États-Unis, des stades dédiés au football et occupe une place de choix dans la culture sportive américaine.

Même les gains à court terme habituellement associés aux grands événements ne sont pas au rendez-vous cette fois-ci. Selon l’American Hotel & Lodging Association, jusqu’à 80% des hôteliers s’inquiètent du nombre de réservations, inférieur aux prévisions.

De ce fait, une part importante du grand public a le sentiment de ne pas bénéficier des décisions prises par les autorités nationales et locales d’organiser et de soutenir le tournoi. Jusqu’à présent, cela ne semble pas préoccuper la Fifa qui s’est montrée peu encline à rendre le tournoi financièrement accessible au public.

Si la déception et la frustration des supporters ne parviennent pas à inciter l’instance dirigeante du football à agir, un facteur plus sensible pourrait bien le faire : la difficulté d’accès aux matchs menace de priver le tournoi, et même sa retransmission télévisée mondiale, de l’expérience collective et nationale qui confère aux grands événements comme la Coupe du Monde leur caractère unique et justifie les investissements colossaux qu’ils représentent.

Pour le Mexique, le tournoi est une fête nationale

La bonne nouvelle, c’est que l’ancien accord tacite n’a pas disparu partout. Au Mexique, co-organisateur de la Coupe du Monde 2026, le tournoi est encore perçu comme une fête nationale plutôt que comme un simple divertissement exclusif.

Parmi ses nombreux avantages, le tournoi justifie la construction d’un stade emblématique, offre l’opportunité de moderniser les espaces publics à travers le pays qui serviront aux festivités et contribue à renforcer l’image du Mexique à l’étranger.

Ces retombées positives pour la collectivité devraient compenser en partie la déception que pourraient ressentir les Mexicains face au nombre limité de billets abordables, dont le prix de départ est d’environ 60 dollars, soit environ 1 038 pesos mexicains.

Toutefois, à un moment donné, la question ne se limitera plus aux bénéfices que la population locale retirera de la Coupe du Monde. Il s’agira de savoir si un tournoi fondé sur le concept de participation mondiale peut résister à une baisse de son attrait car c’est précisément cet attrait qui lui confère sa valeur et sa signification à l’échelle mondiale.

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« Marbouha » | Quand le sport devient un moteur d’inclusion pour les femmes

Dans le cadre du programme « مربوحة », Institut français de Tunisie invite à une rencontre ouverte à toutes et tous, dédiée au sport féminin comme levier d’égalité de genre, d’inclusion, et de professionnalisation des structures sportives et associatives dans le Grand Tunis.

Cette matinée se veut un espace d’échanges concrets et orientés solutions, réunissant clubs, associations et acteurs publics pour :

Comprendre les obstacles qui freinent l’accès et le maintien des filles dans le sport (transport, créneaux, coût, normes sociales, sécurité…) ;
Promouvoir un cadre Safe Sport : un environnement sportif sûr, respectueux et protecteur, notamment pour les mineures ;
Partager des pratiques et outils pour mobiliser les filles et les familles et renforcer la visibilité des clubs
Mettre en valeur des initiatives inspirantes et encourager des collaborations club ↔ associations ↔ partenaires au service de l’impact local.

Programme (09:00 – 12:00)

Panel 1 : Sport féminin & égalité de genre — accès et leviers d’action dans les quartiers
Panel 2 : Safe Sport — prévention, protection, bonnes pratiques, culture du respect
Keynote : Communication efficace et professionnelle — image, mobilisation, partenariats, valorisation de l’impact

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Le Cnot dessine une stratégie à long terme pour accompagner le champion Ahmed Jaouadi

Convaincu que les grands champions se construisent dans la durée grâce à un accompagnement global, scientifique et humain, le Comité national olympique tunisien entend inscrire son engagement auprès du champion du monde Ahmed Jaouadi dans une vision stratégique à long terme, fondée sur la continuité, la stabilité et la préparation durable des parcours d’excellence.

C’est dans cet esprit que le Président du Comité National Olympique Tunisien, Mehrez Boussayene, a reçu hier soir le jeune champion, actuellement en vacances en Tunisie, après une saison particulièrement remarquable aux États-Unis, où il poursuit ses études universitaires et sa préparation sportive de haut niveau.

Au cours de cette rencontre, l’accent a été mis sur la nécessité de bâtir autour de Jaouadi un environnement de suivi durable et de très haut niveau, en coordination avec son staff technique, scientifique et médical pour accompagner le nageur dans toutes les dimensions de sa carrière sportive et humaine.

À moins de 21 ans, Ahmed Jaouadi s’impose déjà parmi les références montantes de la natation mondiale tout en continuant à briller dans les compétitions universitaires américaines.

Le CNOT entend ainsi développer, en étroite coordination avec l’athlète, son staff, la Fédération Tunisienne de Natation et les différents experts impliqués une approche moderne de l’accompagnement de la haute performance, intégrant les aspects sportifs, médicaux, scientifiques, technologiques, académiques et de préparation de l’après-carrière.

Cette vision s’inscrit dans une projection à long terme vers les grands rendez-vous olympiques et mondiaux à venir sur les dix prochaines années.

À travers cette démarche, le Comité National Olympique Tunisien réaffirme sa volonté de promouvoir un modèle d’accompagnement durable des champions tunisiens, où la performance immédiate s’inscrit dans une stratégie globale de longévité, d’équilibre et d’excellence.

Communiqué

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Sabri Lamouchi | Un nouveau Walid Regragui ?

La Tunisie a initié sa phase de préparation pré-Mondial 2026 en allant se tester au Canada, pour y affronter l’équipe nationale locale puis celle d’Haïti. Deux matchs qui se sont inscrits dans un programme de rencontres amicales toutes programmées à l’extérieur. Avec un nouveau sélectionneur qui a pu se satisfaire de deux résultats corrects pour commencer son mandat.

Jean-Guillaume Lozato *

L’ex-défenseur international Sami Trabelsi a été démis de ses fonctions de sélectionneur, remercié par la FTF à l’issue d’une Coupe d’Afrique estimée comme décevante. Cette CAN lui a été fatidique, bien que partiellement négative.

L’ex-vedette du CSS a vu lui succéder un autre ancien joueur renommé : Sabri Lamouchi, ancien milieu international français d’origine tunisienne.

Que peut-on réellement affirmer du mandat Trabelsi ? Et avec quelle approche Lamouchi et les internationaux faire connaissance : circonspection ou confiance ?

Une CAN en demie teinte

En pleine saison des oranges sanguines, les fruits de cette CAN au Maroc, autre pays gros producteurs d’oranges, ont été mi-figue mi-raisin. La récolte de résultats n’a pas correspondu aux aspirations du pays du Jasmin. Encore moins à une grande moisson.

Avec du bon : des révélations, et quelques petites confirmations en attendant leur renforcement afin qu’elles se transforment en certitudes.

Avec du mois bon : des hésitations, sur les touches ou les remises en jeu plus que dans la transmission de la balle en général.

L’adjectif «moyen» est tout à fait adapté pour décrire le bilan général tunisien. Un aperçu en accord avec des derniers mois. Depuis la Coupe du Monde au Qatar, l’équipe nationale était en train de chercher sa voie. La différence entre les prestations livrées en éliminatoires de la CAN et celles en éliminatoires de la Coupe du Monde a été l’occasion d’une reprise en main gérée en deux temps par Trabelsi. Et le problème, durant la CAN, a été que la phase de poule a été un condensé de ces deux temporalités. La Tunisie a dû se contenter d’une sorte de minimum vital. À savoir un rodage lors du premier tour, mais une disparition définitive en huitièmes de finale.

Pendant ses matchs, la sélection tunisienne a joué par épisodes. La cruelle absence d’Aïssa Laïdouni a pesé. L’éviction du coach Sami Trabelsi – patronyme qui prédestinerait au dégagisme en cette Tunisie post révolution – a ouvert la voie à un recrutement semi-délocalisé en la personne de Sabri Lamouchi.

Qui est Lamouchi ?

Pour les plus jeunes, rappelons qu’il s’agit d’un ancien international français. Presque auréolé du titre de Champion du Monde puisqu’il avait contribué à la refonte d’une équipe de France traumatisée par sa mésaventure bulgare qui lui avait coûté son droit à participer à “USA 94”. Passé par l’AJ Auxerre, l’AS Monaco, Parme, l’Inter, le Genova, l’Olympique de Marseille avant une conclusion en championnat qatari, le natif de Lyon (une agglomération qui a compté d’autres footballeurs de souche immigrée comme Fleury Di Nallo, Serge Chiesa, Raymond Domenech, Luis Fernandez, Bruno Genesio, Alain Caveglia, Alim Ben Mabrouk, Karim Benzema…) a exercé en tant que milieu relayeur. Un prototype conventionnel. Un vrai numéro 8 au sens traditionnel. Avec une bonne lecture du jeu arrière et avant. Une vision panoramique qui aide à devenir entraîneur.

Lamouchi, c’est aussi un citoyen posté entre deux rives, en sa qualité de Franco-Tunisien, à l’instar de Hatem Ben Arfa, il connaît de l’intérieur ses deux ports d’attache. Et leur football. Avec leurs codes.

Faire bon accueil

Changer sans bouleverser serait le premier mot d’ordre général. L’autre mot d’ordre, plus précis et plus personnifié, est d’accorder crédit et sérénité au nouvel arrivant. En tenant compte du fait qu’il s’agit d’une mission plus périlleuse qu’une embauche d’entraîneur de club.

Donc, pour Lamouchi, il conviendra de réformer des aspects tactiques ou relevant de la gestion des ressources humaines. En privilégiant cet ordre. Disposer d’une base de cadres comme Hannibal Mejbri, Montassar Talbi, Ellyes Skhiri, Ali Abdi et Dylan Bronn constitue un premier volet avantageux.

L’autre volet, plus fragile, concerne la pérennisation ou non de certains éléments. Pour cela, le Franco-Tunisien devenu coach national aura à sa charge le devoir d’évaluation constante de jeunes comme Sebastian Tounekti et Khalil Ayari.

L’observation, l’analyse, la prise en compte des défauts comme des qualités devrait peser dès le début. En ne confondant pas vitesse et précipitation, bousculer les habitudes étant le plus souvent incompatible avec la mentalité locale si on se réfère aux allégations pleines de fougue formulées il y a quelques mois par Mejbri. Un milieu de terrain né en France, comme son sélectionneur.

Faire bon accueil au nouveau venu tout en ne portant pas de masques. C’est le mot d’ordre salutaire pour l’équipe nationale.

Trabelsi est parti. Lamouchi est arrivé. Les «Rouges» sont allés défier les Canadiens chez eux (0-0) et ont battu (1-0) les Haïtiens à l’extérieur. La Tunisie du football tient une occasion de se ressaisir. Faire aussi bien qu’en 2022 serait-il plus difficile ? Passer le premier tour est-il vraiment envisageable ?

Pour commencer à réfléchir à ces deux questions aux réponses demeurant pour l’instant dans le domaine de l’hypothétique, souvenons-nous que les Aigles de Carthage avaient eu leur équivalent de Sofyan Amrabat en équipe du Maroc, en pouvant compter sur Aïssa Laïdouni.

Pour imiter les exploits des Lions de l’Atlas, Sabri Lamouchi, qui est secondé par un autre Franco-Tunisien, qui faisait la pluie et le beau temps parmi les Aigles de Carthage, Wahbi Khazri, devra non point se muer en dompteur mais plutôt faire en sorte de devenir le nouveau Walid Regragui. Pour le moment, il essaie de faire mieux connaissance des qualités et défauts de ses joueurs, de prospecter les possibilités tactiques, de créer une synergie de groupe et d’observer ses prochains adversaires au Mondial 2026 : de gros clients comme le Japon, la Suède ou les Pays-Bas.

* Universitaire et analyste de foot.

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Espérance de Tunis | Chokri El Ouaer, le retour d’une légende

L’Espérance sportive de Tunis (EST) de Tunis a annoncé le retour de Chokri El Ouaer, en tant que vice-président, chargé des équipes de football au sein de l’équipe.

« Gardien emblématique de l’Espérance et véritable légende du football tunisien, Chokri El Ouaer retrouve ainsi son club de toujours… Une nomination qui suscite déjà beaucoup d’enthousiasme auprès des supporters sang et or, heureux de revoir une figure aussi marquante reprendre du service au sein du club», commente l’Espérance de Tunis.

Riadh Bennour a officiellement passé le relais à Chokri El Ouaer ce mardi au Parc B, et cette passation s’est déroulée devant l’équipe, le staff et les salariés du club, dans une ambiance à la fois conviviale et émouvante pour ces deux figures historiques de l’institution, ajoute la même source.

Dans son communiqué, l’EST ajoute que cette journée a également permis de rendre hommage au travail accompli par Riadh Bennour, qui a dirigé la section football pendant de longues années : « Son passage restera marqué par de nombreux succès, des titres locaux à répétition ainsi que plusieurs campagnes continentales mémorables ayant contribué au rayonnement du club».

Et de conclure : «Bonne chance à Chokri El Ouaer dans ses nouvelles fonctions et un immense merci à Riadh Bennour pour tout ce qu’il a apporté à l’Espérance de Tunis au fil des années».

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Mondial 2026 | La chaleur entre dans le match

Le Mondial 2026 se jouera aussi contre la température. En juin et juillet, plusieurs villes hôtes devront composer avec des après-midis lourds, une humidité parfois élevée et des organismes soumis à rude épreuve. Dans les habitudes numériques qui entourent les grands événements sportifs, une mention comme plateforme 1xbet ci peut apparaître comme un simple repère de marque, sans changer le sujet central. La vraie nouveauté sera sur le terrain : la Fifa a décidé d’imposer des pauses d’hydratation de trois minutes au milieu de chaque période, dans tous les matchs, quelles que soient les conditions météo.

Deux arrêts qui changent le rythme

La règle est simple. L’arbitre arrêtera le match à environ la 22e minute de chaque période pour permettre aux joueurs de boire, de se refroidir et de recevoir quelques consignes. La mesure ne dépendra plus d’un seuil de température précis. Elle s’appliquera partout, que le stade soit couvert ou non.

Sur le plan sportif, ce détail peut modifier la sensation d’un match. Une équipe qui presse très haut pendant vingt minutes devra accepter une coupure obligatoire. Une autre, dominée et proche de la rupture, pourra profiter de ce temps pour respirer et réorganiser son bloc. Le match ne sera pas coupé en quatre périodes officielles, mais son tempo y ressemblera parfois.

La météo ne sera pas uniforme

Le tournoi se déroulera dans seize villes aux profils très différents. Certaines enceintes pourront limiter l’exposition directe grâce à un toit ou à une meilleure gestion intérieure. D’autres dépendront davantage de l’heure du coup d’envoi, du vent, de l’humidité et de la capacité à créer de l’ombre autour des zones d’attente.

Des données citées par Associated Press indiquent que les températures au thermomètre globe mouillé, qui prennent en compte l’humidité, le vent, l’angle du soleil et d’autres facteurs, pourraient dépasser 32 °C lors d’après-midis à Dallas, Houston et Monterrey. Le même article signale que 14 villes hôtes sur 16 peuvent connaître des niveaux de chaleur extrême potentiellement dangereux pour les joueurs, les officiels ou les spectateurs.

Les effets les plus visibles peuvent se lire assez vite pendant un match :

  • moins de courses longues répétées après la première demi-heure ;
  • pressing plus court, surtout après les séquences défensives ;
  • latéraux plus prudents dans leurs montées ;
  • remplacement plus précoce des joueurs de couloir ;
  • rythme plus haché si les fautes et les arrêts se multiplient.

Ces changements ne seront pas automatiques. Une équipe bien acclimatée peut mieux tenir l’intensité. Mais sur une compétition longue, avec des voyages et des horaires variables, la chaleur peut devenir un facteur aussi concret que la qualité de la pelouse.

Les entraîneurs auront un nouveau levier

Les pauses d’hydratation ne serviront pas seulement à boire. Trois minutes, dans un match de haut niveau, suffisent pour corriger une sortie de balle, demander un bloc plus bas ou changer la zone de pression. Les sélectionneurs auront donc deux mini-rendez-vous tactiques imposés, en plus de la mi-temps.

Cela peut avantager les équipes très préparées. Un staff capable de transmettre une consigne courte et claire peut corriger vite une faiblesse. À l’inverse, une équipe qui vit surtout sur l’élan et l’agressivité peut perdre une partie de son rythme après chaque arrêt.

Le corps impose ses limites

La chaleur ne touche pas seulement la vitesse. Elle peut réduire la lucidité, ralentir les réactions et rendre certains gestes plus coûteux. Une étude publiée dans Sports Medicine rappelle que l’exercice en conditions chaudes augmente les pertes en fluides et en électrolytes, tout en accentuant la charge cardiovasculaire et thermorégulatrice. Elle souligne aussi que la déshydratation peut nuire aux capacités physiques et cognitives des joueurs.

Pour une partie du public qui suit aussi les matchs sur mobile, parfois via une application de paris sécurisée l’attention se porte souvent sur les données en direct. Sur le terrain, pourtant, la question la plus concrète reste la gestion de la chaleur. Les équipes devront préparer l’hydratation dès les camps de base, et pas seulement pendant les matchs. La récupération, le sommeil, les entraînements allégés et les stratégies de refroidissement pèseront aussi dans la fraîcheur des joueurs.

Les remplaçants peuvent prendre plus de poids

Le Mondial 2026 pourrait donner encore plus d’importance aux bancs profonds. Sous forte chaleur, les remplaçants ne servent pas seulement à changer un système. Ils peuvent préserver une intensité que les titulaires n’arrivent plus à maintenir. Les ailiers, les milieux de transition et les défenseurs exposés aux courses répétées seront particulièrement concernés.

La gestion des cinq changements pourrait donc devenir plus agressive. Un sélectionneur peut choisir de faire entrer de la vitesse dès la 60e minute, avant que le match ne s’endorme. Un autre peut garder deux remplacements pour les dix dernières minutes, lorsque la fatigue ouvre plus d’espaces. La chaleur rend ces choix moins théoriques et plus visibles.

Un tournoi moins linéaire

Les pauses obligatoires ne supprimeront pas le spectacle. Elles peuvent même protéger la qualité de jeu en évitant que certains matchs ne deviennent trop lourds physiquement. Mais elles changeront la lecture des rencontres. Les temps forts seront plus segmentés, les entraîneurs auront davantage de points d’intervention et les équipes devront apprendre à relancer leur intensité après chaque coupure.

Le Mondial 2026 promet un format immense, des stades pleins et des climats très contrastés. La chaleur ne décidera pas seule du tournoi, mais elle peut influencer la manière de courir, de presser, de remplacer et de gérer les fins de match. Pour beaucoup d’équipes, la préparation ne se limitera donc pas au ballon. Elle passera aussi par l’eau, l’ombre, le timing et la capacité à rester lucide quand le rythme ralentit.

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Tunisie au Mondial 2026 | Liste des 26 joueurs retenus

En prévision de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur des Aigles de Carthage Sabri Lamouchi a dévoilé, ce vendredi 15 mai 2026, la liste des 26 joueurs convoqués.

Gardien:

  • Aymen Dahmène;
  • Sabri Ben Hassan;
  • Mouhib Chamekh;

Défenseurs

  • Monatassar Talbi;
  • Dylan Bronn;
  • Omar Rekik;
  • Adem Arous;
  • Raed Chikhaoui;
  • Yan Valery;
  • Moutaz Neffati;
  • Mohamed Amine Ben Hamida;
  • Ali Abdi;

Milieux:

  • Ellyes Skhiri;
  • Mohamed Hadj Mahmoud;
  • Hannibal Mejbri;
  • Rani Khedhira;
  • Anis Ben Slimane;
  • Mortadha Ben Ouannes;
  • Ismael Gharbi;

Attaquants:

  • Khalil Ayari;
  • Sébastien Tounekti;
  • Elias Achouri;
  • Firas Chaouat;
  • Hazem Mastouri;
  • Elias Saad;
  • Rayan Elloumi.

Pour rappel, les Aigles de Carthage évolueront dans le groupe F et se lanceront dans la Coupe du monde 2026 face à la Suède le 15 juin.

Y. N.

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Kia Tunis Open 2026 | Un quart de finale explosif avec Aziz Ouakaa

Le Tennis Club de Tunis annonce une rencontre vibrante demain jeudi 14 mai : un quart de finale double vibrant au Kia Tunis Open 2026.

Demain, le court central ne sera pas seulement le théâtre d’une confrontation sportive, mais le cœur battant de toute une nation derrière son champion Aziz Ouakaa

« Notre joueur tunisien entre en quart de finale double au KIA Tunis Open 2026. Rendez-vous après 13h au Tennis Club de Tunis pour le pousser, point après point, vers la victoire », indique le Tennis Club de Tunis

Et d’ajouter : « Chaque cri, chaque applaudissement, chaque présence compte… C’est dans ces moments que tout se joue.»

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Kia Tunis Open | Des cadeaux à gagner tous les jours

Le coup d’envoi de l’édition 2026 du Kia Tunis Open a été donné ce lundi au Tennis Club de Tunis et jusqu’au 16 mai, le tournoi promet une semaine intense de compétition, rythmée par des animations et de nombreuses surprises.

En plus du spectacle sportif, chaque journée du tournoi sera doublée par une grande tombola offrant aux visiteurs la possibilité de remporter de nombreux cadeaux :

  • Consoles de jeux
  • Montres connectées
  • Smartphones
  • Tablettes
  • Et plusieurs autres surprises incroyables !

Les organisateurs invitent les amateurs de sport à vivre l’ambiance unique du Kia Tunis Open, à encourager les joueurs et à tenter leur chance chaque jour.

Y. N.

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Sous pression | Du monde de la plongée à celui de l’entreprise

Dimanche 10 mai 2026, un webinaire original et riche en échanges a réuni des passionnés de plongée, des moniteurs, des cadres et des professionnels de plusieurs pays francophones autour d’un thème rarement abordé avec autant de profondeur : le lien entre la plongée sous-marine et le développement personnel.

Latif Belhedi

Organisée par Abysse Plongée et remarquablement modérée par Mehdi Tabbakh, cette rencontre-débat en ligne a accueilli comme invité principal Vincent Défossez, coach en entreprise, formateur d’instructeurs TDI-SDI, et une figure de la plongée sous-marine qui cumule 40 ans d’expérience.

Des participants de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, du Bénin, de France, de la Martinique et de Belgique, ont pris part à cet échange qui a créé un véritable pont entre le monde de la plongée et celui de l’entreprise.

Le stress : ennemi ou allié ?

Au cœur des discussions, une question essentielle : le stress est-il forcément négatif ? Comment le gérer ?

Loin des approches simplistes, les intervenants ont rappelé que le stress peut aussi devenir un signal utile. En plongée comme dans le monde professionnel, il agit parfois comme un mécanisme d’alerte permettant de mieux percevoir les risques, d’ajuster ses décisions et de rester vigilant.

La réflexion a notamment porté sur la capacité à apprendre à gérer son stress sous l’eau et à transférer ces compétences dans la vie quotidienne et professionnelle. Défossez a souligné que la plongée confronte l’individu à lui-même dans un environnement inhabituel où respiration, contrôle émotionnel et lucidité deviennent essentiels.

Trois formes de conscience en plongée

L’un des concepts marquants de la soirée a été celui des «trois types de conscience» développés par la pratique de la plongée : la conscience de soi ; la conscience de l’équipe et la conscience de l’environnement.

Selon les échanges, ces trois dimensions sont également au cœur du leadership et du management en entreprise.

La conscience de soi renvoie à la capacité à reconnaître ses limites, ses émotions et son état mental. La conscience de l’équipe implique la communication, l’écoute et la confiance mutuelle entre plongeurs ou collaborateurs. Enfin, la conscience de l’environnement rappelle l’importance de l’anticipation, de l’analyse des risques et de l’adaptation constante aux conditions extérieures.

Moniteur ou coach ?

La rencontre a aussi ouvert un débat particulièrement intéressant sur le rôle du moniteur de plongée. Un instructeur doit-il uniquement transmettre des compétences techniques ou également accompagner le développement mental et émotionnel du plongeur ?

Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’un équilibre subtil : construire la confiance d’un élève plongeur sans créer de la sur-confiance. Un enjeu crucial dans une activité où excès d’assurance et mauvaise perception des risques peuvent avoir des conséquences importantes et graves.

Cette réflexion a également conduit à une remise en question de certaines approches pédagogiques. Faut-il simplifier les formations pour les rendre plus accessibles, ou au contraire renforcer l’exigence afin de mieux préparer les plongeurs à des situations complexes ? Faut-il adopter une approche systémique qui prend en considération les facteurs humains ou simplement rester sur une approche technique qui se focalise sur le savoir-faire et l’application des standards ?

Ce que la plongée apprend sur soi-même

Au fil des interventions, une idée forte s’est dégagée : la plongée est bien plus qu’une activité sportive ou de loisir. Elle constitue un véritable laboratoire humain où l’on apprend : la maîtrise de soi ; la gestion des émotions ; la prise de décision sous pression ; la coopération et l’humilité face à l’environnement.

Parmi les idées reçues discutées durant la soirée, plusieurs intervenants ont notamment remis en question la croyance selon laquelle un bon plongeur serait celui qui ne ressent jamais de stress. Au contraire, reconnaître ses émotions et savoir les gérer serait l’une des compétences les plus importantes.

Dialogue entre plongée et entreprise

En établissant des parallèles entre immersion sous-marine et environnement professionnel, cette rencontre-débat a montré que les compétences développées en plongée peuvent avoir une portée bien plus large. Leadership, communication, gestion des crises, confiance, vigilance collective ou encore adaptation à l’incertitude : autant de dimensions communes au monde de l’entreprise et à celui de la plongée.

À travers cette initiative, Abysse Plongée confirme sa volonté de promouvoir une vision moderne et réflexive de la plongée sous-marine, où la technique s’accompagne d’une réflexion humaine, pédagogique et psychologique.

La forte participation internationale et la richesse des échanges témoignent également d’un intérêt croissant pour les approches interdisciplinaires de la plongée, au croisement de la sécurité, des sciences de l’éducation et du management humain.

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Kia Tunis Open | Le court vibrera aux couleurs de la Tunisie ce mardi

Le Tennis Club de Tunis annonce une journée exceptionnelle demain au Kia Tunis Open, où le court vibrera aux couleurs de la Tunisie.

La même source annonce pour demain mardi 12 mai 2026à partir de 10h, 5 matchs de nos joueurs tunisiens prêts à se battre, point après point, sous les encouragements du public :

  • Skander MANSOURI vs Federico Agustin GOMEZ
  • Aziz OUAKAA vs Bernard TOMIC
  • Moez CHARGUI vs Jay CLARKE
  • Rayen HERMASSI & Adam NAGOUDI vs Lukas POKORNY & David POLJAK
  • Mahmoud CHETOUANE & Skander NSAIRI vs Hynek BARTON & Michael VRBENSKY

« Venez nombreux soutenir nos champions, créer une ambiance inoubliable et vivre des émotions fortes au rythme du tennis tunisien ! Tous derrière nos joueurs ! », ajoute la même source.

Pour rappel, le Kia Tunis Open se poursuit jusqu’au 16 mai 2026.

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L’Espérance de Tunis se sépare de Patrice Beaumelle

L’Espérance sportive de Tunis (EST) a annoncé, dans la soirée de ce lundi 11 mai 2026, de l’entraîneur de son équipe première, Patrice Beaumelle.

« Le passage de Patrice Beaumelle à la tête de l’Espérance sportive de Tunis aura finalement été de courte durée. Au lendemain de la douloureuse défaite dans le derby face au Club Africain et de la perte définitive du titre de champion, la direction sang et or a décidé de mettre fin à la mission du technicien français », lit-on sur le site du club.

La même source annonce que le directeur technique Christian Bracconi, assurera l’intérim jusqu’à la fin de la saison.

La même source rappelle que Patrice Beaumelle est arrivé à la fin du mois de février « dans un contexte délicat » et que sur les quinze rencontres qu’il a dirigées, le bilan faot état de six victoires, six matchs nuls et trois défaites.

« Si les débuts avaient laissé entrevoir certains signes positifs, les résultats enregistrés depuis la fin du mois de mars ont progressivement fragilisé sa position. Les contre-performances répétées, les difficultés offensives de l’équipe ainsi que l’élimination continentale ont alimenté les critiques autour du staff technique. Mais c’est surtout la défaite concédée hier dans le derby face au Club Africain, synonyme de perte du titre, qui aura précipité la décision finale », ajoute encore la même source.

Y. N.

Patrice Beaumelle (Photo est.org.tn)

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Football | L’Espérance doute, le Club africain se rassure

L’Espérance de Tunis ne méritait pas de gagner hier, dimanche 10 mai 2026, au stade de Radès, devant son public, son match de la saison contre le Club africain, qui l’a battue par un but assassin du défenseur Ghaith Zaanouni, dans les prolongations (0-1). Le club de Bab Jedid a mérité de remporter son 14e championnat de Tunisie de football, un titre qui lui échappait depuis 2015.

Latif Belhedi

Cette victoire amplement méritée est le couronnement d’une volonté, d’une constance et d’une détermination qui a beaucoup manqué cette saison aux «Sang et Or». Ces derniers dominaient certes leurs adversaires, créaient beaucoup d’occasions, mais manquaient la dernière touche consistant à mettre la balle dans les filets. Hier aussi, les occasions n’ont pas manqué pour terrasser les «Clubistes», mais la balle manquait à chaque fois le cadre. Manque de concentration, fébrilité devant les buts ou manque d’adresse des joueurs ?

Il y a de tout cela à la fois et c’est tout naturellement que la saison se termine pour les Espérantistes sur cette note terne avec une élimination de la Ligue des Champions au niveau des demi-finales face à Mamelodi Sundowns et une perte du Championnat de Tunisie sur la ligne d’arrivée.

Une saison mi-figue mi-raisin

Eu égard la richesse supposée de son effectif, dont la valeur marchande est de très loin supérieure à celle de tous ses adversaires locaux, on peut se poser des questions sur la qualité de la gestion administrative, sportive et technique de cette équipe qui, en d’autres temps et avec des moyens financiers beaucoup moins importants, arrivait à dominer ses adversaires sur les plans national et continental.

Avec une saison quasi-terminée – il reste quelques matches de coupe de Tunisie à jouer –, les Espérantistes seraient bien inspirés de faire le bilan d’une saison mi-figue mi-raisin, de revoir certains choix et de réformer le club qui peine à passer à un cap supérieur.

La métamorphose des « Clubistes »

Pour ce qui est du Club Africain, il a montré cette saison une grande détermination et une maturité technique et tactique qui lui manquaient jusque-là, et l’on peut affirmer sans risque de se tromper que le coach Faouzi Benzarti, un grand meneur d’homme, n’est pas étranger à cette métamorphose.

Avec le renouveau du Stade Tunisien, de l’Union sportive monastirienne et du Club sportif sfaxien, qui dispute aujourd’hui la seconde place à l’Espérance de Tunis et une présence la saison prochaine en Ligue des champions d’Afrique, et en attendant le retour espéré de l’Etoile du Sahel, c’est le championnat national de football qui en sort gagnant.

L’Espérance a beaucoup perdu de sa superbe, le club de Bab Souika se faisant désormais accrocher même par les « petits » clubs. La compétition est donc de nouveau ouverte. Et c’est tant mieux ainsi.

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Semi-Marathon de Bizerte | Ferveur, partage et santé

Le dimanche 10 mai 2026, la cité corsaire a de nouveau vibré sous les foulées des coureurs à l’occasion de la deuxième édition du Semi-Marathon de Bizerte. Fort du succès de l’année passée, cet événement s’impose désormais comme un pilier du calendrier sportif national et international et un symbole fort du dynamisme de la région.

Lotfi Sahli

Dès les premières lueurs de l’aube, une marée humaine s’est ruée vers le village de la course avec un enthousiasme frappant. Cette année, le rayonnement de l’événement a franchi de nouvelles frontières : jeunes et moins jeunes, seniors, hommes et femmes venus de toutes les régions de la Tunisie ont rejoint un peloton de plus en plus cosmopolite.

Aux côtés des représentants des pays maghrébins et des nations européennes, on notait aussi la présence de participants venus d’Asie, confirmant l’attractivité croissante de Bizerte sur la scène sportive nationale et mondiale.

Plaisir et santé

Trois épreuves ont permis à cette foule hétéroclite de partager la même passion :

– le semi-marathon (21 km) : le défi majeur pour les athlètes en quête de performance ;

– le 10 km : l’épreuve intermédiaire ;

– la course pour tous (5 km) : un concentré de plaisir et de santé accessible au grand public ;

– la course des enfants (1 km) : pour cultiver l’esprit sportif chez les futures générations.

La manifestation a célébré la diversité dans une atmosphère de convivialité et de dépassement de soi. L’énergie déployée par les coureurs a été portée par une animation culturelle vibrante : des performances live (musiciens, saxophonistes et DJ) pour galvaniser les troupes ; des troupes folkloriques locales pour honorer le patrimoine tunisien ; une organisation logistique et de sécurité irréprochable pour un confort de course optimal.

Synergie régionale

La réussite de cette deuxième édition repose sur la mobilisation du Running Club Bizerte, soutenu par la municipalité, le Croissant-Rouge, la protection civile et les forces de l’ordre.

La remise de trophées et de cadeaux a conclu en beauté cette matinée, récompensant les vainqueurs, mais aussi l’esprit d’émulation et de partage qui a régné sur la ville.

«Plus qu’une course, le Semi-Marathon de Bizerte 2026 a été le miroir d’une ville ouverte sur le monde, unie par l’effort et une ferveur populaire inégalée», a déclaré le Dr Mohamed Gabsi, qui s’est félicité du succès de cette manifestation, tout en se réjouissant du bon déroulement technique des compétitions, ainsi que sur les plans humain et sécuritaire.

«Avec un nombre aussi important de participants, notre priorité absolue reste la santé de tous. L’essentiel est que chaque coureur, du professionnel au jeune amateur, puisse rentrer chez lui sain et sauf après avoir vécu cette belle expérience», a-t-il ajouté.

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