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Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde

Dans un article intitulé «Les demandes explosives du nouveau Parti populaire des Cafards secouent l’Inde», publié le 22 mai 2026, Eurasia Review raconte la naissance virale du Cockroach Janta Party (CJP), littéralement Parti populaire des cafards, un mouvement de jeunes chômeurs indiens qui, en cinq jours, a fédéré quinze millions de personnes sur Instagram après qu’un juge de la Cour suprême a comparé les diplômés sans emploi à des cafards.

Ce mouvement, qui défie l’establishment indien, revendique la fin des privilèges judiciaires, le vote sécurisé, des quotas féminins, des médias libres, et l’interdiction des défections politiques.

Ce qui aurait pu rester une tempête médiatique éphémère est devenu un révélateur : la «voix des paresseux et des chômeurs» est en réalité celle d’une génération qui a étudié, respecté les règles et vu le système les trahir. Avec plus de 70 % de ses membres âgés de 19 à 25 ans, le CJP est moins une blague qu’un verdict social.

Cette colère ne surgit pas du vide. Elle prolonge, en les incarnant, les trois dimensions d’une crise latente. La première était sociale et énergétique : la flambée du gaz de cuisson chassant les ouvriers pauvres des usines. La deuxième, agricole et climatique : El Niño et la pénurie d’engrais menaçant les récoltes et les prix alimentaires. La troisième, technologique et matérielle : l’automatisation par l’IA et la dépendance aux composants chinois fragilisant l’emploi qualifié et l’appareil productif.

Ces fractures se rejoignent dans le quotidien des 20‑24 ans, dont le taux de chômage a oscillé autour de 44‑45 % en 2025.

La croissance indienne, célébrée pour son PIB à 6,8 %, n’a pas créé d’emplois pour eux. L’éducation, censée être l’ascenseur social, ne protège plus : 6,5 % des diplômés du secondaire et du supérieur sont sans travail, et les femmes diplômées frôlent les 40‑44 % de chômage dans certains États. La corruption des examens (scandale NEET) ajoute l’insulte à la blessure : les places promises par le mérite sont volées avant même l’épreuve. Abhijeet Dipke, le fondateur du CJP installé à Boston, incarne la fuite des cerveaux que ces chiffres résument.

Ce mouvement relie cette révolte à l’état de la démocratie indienne : un pays classé 157e sur 180 pour la liberté de la presse, où les médias préfèrent commenter les projections de PIB que donner la parole aux familles qui vendent leurs terres pour payer des cours préparatoires. Le mouvement Cafard ne comble pas seulement un vide politique ; il rend audible ce qu’une partie de l’écosystème médiatique et institutionnel s’efforce d’étouffer.

L’émergence du CJP signale que la gestion à vue ne suffit plus : les crises se muent en une contestation structurée, portée par une génération qui a appris à survivre à tout — comme le cafard qu’on leur a jeté au visage. Les quinze millions d’abonnés Instagram ne sont peut-être pas une révolution. Mais ils sont la preuve que la société indienne, minée par les inégalités et le manque d’opportunités, a désormais trouvé un nom, un emblème et un volume qui ne peut plus être ignoré.

Si nous évoquons ici ce sujet c’est parce que la ressemblance entre la situation générale en Inde ressemble à plusieurs égards à celle qui prévaut en Tunisie, et notamment en ce qui concerne les horizons bouchés devant les jeunes qui n’ont qu’une seule idée en tête : partir le plus loin possible d’un pays où ils se sentent négligés et où même le rêve n’est plus permis.

I. B.      

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Le all inclusive accélère le déclin du tourisme tunisien

D’après Walid Tritar, président de la Fédération interprofessionnelle du tourisme (Fi2t), le «all inclusive» n’est plus un choix mais plutôt une nécessité imposée par le marché ! Quel marché ? Dites, plutôt, imposé par les tours opérateurs étrangers qui poussent nos hôteliers à davantage de concessions. Ces derniers répondent à toutes les exigences des TO qu’ils justifient avec des arguments oiseux, tout en fermant les yeux sur le bradage des prix, le mal chronique dont souffre le tourisme tunisien !

Habib Glenza, à Lödz

On comprend maintenant pourquoi 177 hôtels ont été obligés de fermer en 2025, ce qui représente environ 60 000 lits (25% de la capacité d’hébergement) comme il a été révélé par le directeur général de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui. 

Ces fermetures sont dues à des difficultés financières, ce qui revient à dire que les hôteliers ne gagnent pas suffisamment d’argent et ne rentrent pas dans leurs frais… mais au lieu de changer de méthode, ils trouvent encore le moyen d’ajouter au séjour à bas prix, le all inclusive et le bradage des prix.

Laissons parler les chiffres 

    Le bilan de l’activité touristique est nettement en deçà des résultats de nos concurrents directes au sud de la Méditerranée : Maroc, Egypte et Turquie.

    Les recettes, en devises, de l’exercice touristique 2024/2025 :

    – Turquie : 65,2 milliards de dollars pour 62 millions de touristes ;

    – Egypte : 14 milliards de dollars pour 15,7 millions de touristes ;

    – Maroc :  14 milliards de dollars pour 19,8 millions de touristes ;

    – Tunisie : 2,5 milliards de dollars pour 11 millions de touristes.

    Une simple analyse des recettes rapportées au nombre de touristes hébergés, nous donne les résultats suivants :

    – Turquie : 1 500 dollars par touriste (environ 4 900 dinars) ;

    – Egypte : 892 dollars par touriste (environ 2 900 dinars) ;

    – Maroc : 710 dollars par touriste (environ 2 300 dinars) ;

    – Tunisie : 227 dollars par touriste (environ 740 dinars).

    Il résulte donc de l’analyse de ces chiffres que le touriste qui se rend en Turquie dépense 7 fois plus que celui qui visite la Tunisie, l touriste qui se rend en Egypte dépense 4 fois plus que celui qui visite la Tunisie et le touriste qui se rend au Maroc dépense 3 fois plus que celui qui visite la Tunisie. Et dire qu’il fut un temps, dans les années 1980 et 1990, où notre pays était leader en Afrique du Nord en termes d’entrées et de recettes ! C’était avant l’adoption de la panacée du all inclusive

    Monsieur Tritar, voilà à quoi nous mène votre politique, qui défend le all inclusive comme étant une nécessité et non un choix, vers davantage de difficultés financières pour l’ensemble du secteur touristique tunisien. N’oubliez jamais que des banques de développement touristiques ont fait faillite, dont la BNDT et la BDET, en raison des difficultés de remboursement des crédits accordés aux hôteliers !

    Continuez à justifier et à pratiquer le all inclusive et, peut-être, d’autres gratuités, et vous allez accélérer la mort du tourisme tunisien, qui est déjà moribond, en dépit des déclarations d’autosatisfaction des responsables du secteur qui ne trompent plus personne.

    Comment redresser un tourisme tunisien moribond ?

    Mes conseils de professionnel du secteur pour un redressement réel de la situation actuelle du notre tourisme avant qu’il ne coule :

    1 – relevez le taux annuel d’occupation qui se trouve sous la barre des 45% en recourant à des formules plus fructueuses que le all inclusive ;

    2 – améliorez les services rendus, en particulier dans les hôtels 4 et 5 étoiles ;

    3 – luttez contre le bradage des prix ;

    4 – choisissez sans plus tarder un programme de formation continue pertinente ;

    5 – mettez en œuvre un programme de formation de base, en particulier dans le secteur de la buanderie qui laisse beaucoup à désirer. 

    A propos de buanderie, ce sous-secteur ne bénéficie d’aucune attention ni de la part des hôteliers, ni de celle de l’ONTT (absence de formation à l’Iseth de Sidi Dhrif et aux Centre régionaux de formation relevant de l’ONTT).

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    Appel à participation au concours « Un patrimoine à proximité »

    Dans le cadre du soutien à la créativité des jeunes et de l’encouragement à la valorisation visuelle du patrimoine, le Centre National du Cinéma et de l’Image invite les cinéastes et les jeunes tunisiens à participer à la deuxième édition du concours de la Chaire Unesco intitulé « Un patrimoine à proximité », organisé à l’occasion de la Journée mondiale du patrimoine.

    Ce concours vise à encourager les jeunes du monde arabe à documenter la présence du patrimoine vivant dans les détails du quotidien et à mettre en lumière son rôle dans le renforcement de l’identité et de la cohésion sociale, à travers les courts-métrages et la photographie

    Les organisateurs annoncent des prix à gagner, un prix de 500 dollars américains pour la catégorie courts-métrages et trois autres de 300 dollars américains chacun pour la catégorie photographie.

    La date limite d’inscription est fixée au 31 mai 2026 et l’annonce des lauréats est prévue pour le 27 septembre 2026

    Les détails de participation et les conditions du concours sont disponibles via le QR Code figurant sur l’affiche.

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    Face à a faillite de l’école publique, les cours particuliers sont un mal nécessaire

    Le président de l’Association des parents d’élèves, Ridha Zahrouni, a affirmé que les cours particuliers (ou le soutien scolaire privé) sont devenus un «mal nécessaire» en Tunisie, malgré le lourd fardeau qu’ils représentent pour les parents, dont la plupart des parents sont désormais contraints d’y recourir pour assurer la réussite de leurs enfants et améliorer leurs résultats scolaires, compte tenu du déclin de la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques.

     De nos jours, presque tous les parents sont contraints de dépenser pour des cours particuliers, que ce soit pour remédier aux lacunes scolaires de leurs enfants ou aider à améliorer leurs notes, a indiqué Zahrouni, soulignant que les familles subissent une pression financière et psychologique constante en raison du rythme intensif des cours qui s’étendent sur toute l’année scolaire et même pendant les vacances.

    Dans une déclaration à Mosaique FM, M. Zahrouni a expliqué que le volume des transactions financières liées au soutien scolaire privé est devenu colossal, avec des estimations oscillant entre 1,5 et 3 milliards de dinars par an. Selon lui, cela reflète l’expansion du phénomène et sa transformation en une véritable économie parallèle au sein du système éducatif.

    Cette déclaration s’inscrit dans le contexte des rapports et études publiés précédemment par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), qui alertaient sur l’aggravation du phénomène des cours particuliers et ses répercussions socio-économiques. Le Forum soulignait que les dépenses liées à l’éducation non formelle absorbent désormais une part importante du budget des familles tunisiennes, notamment en raison de la baisse du pouvoir d’achat et de la hausse de l’inflation.

    M. Zahrouni a insisté en particulier sur le fait que «les élèves les plus défavorisés sont les principales victimes de ce système éducatif» à deux vitesses, d’autant plus que certains enseignants n’hésitent pas à exiger des honoraires exorbitants à l’approche des examens nationaux. Tirer profit du besoin de cours particuliers des élèves est contraire aux valeurs éducatives et au principe d’égalité, a le président de l’Association des parents d’élèves, en appelant à la mise en œuvre de véritables réformes au sein du système éducatif, axées principalement sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement public et la réduction des raisons justifiant le recours intensif aux cours particuliers. «L’école publique n’est plus en mesure, à elle seule, de garantir l’acquisition des connaissances requises pour l’élève, ce qui pousse les familles à rechercher des alternatives coûteuses pour assurer l’avenir de leurs enfants», a déploré M. Zahrouni.

    I. B.

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    Atelier à Tunis sur la lutte contre la cochenille du figuier de Barbarie

    Un atelier régional consacré à la synthèse et à la valorisation des résultats du projet relatif à la gestion durable de la cochenille du figuier de Barbarie en Tunisie s’est tenu à Tunis, les 20 et 21 mai 2026, en présence de représentants, de l’Algérie, de la Libye, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie ainsi que des partenaires techniques et institutionnels et de recherche scientifique engagés dans la protection des systèmes agricoles oasiens et arides. (Photo : Cochenilles élevées et lâchées).

    Cet atelier a permis de mettre en lumière les acquis d’une initiative qui constitue aujourd’hui un modèle de coopération technique et d’innovation dans le domaine de la lutte intégrée contre les ravageurs transfrontaliers.

    Le figuier de Barbarie ou cactus, longtemps considéré comme une culture traditionnelle, joue désormais un rôle stratégique dans le renforcement de la résilience des zones arides et semi-arides. En Tunisie, cette culture couvre plus de 600 000 hectares et contribue à la sécurité alimentaire, à la préservation des ressources naturelles et aux moyens de subsistance de milliers de familles rurales.

    Cependant, depuis l’apparition de la cochenille en 2014, plusieurs pays de la région sont confrontés à une menace phytosanitaire majeure. Au Maroc, plus de 120 000 hectares ont déjà été affectés, illustrant l’ampleur des impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce ravageur.

    Dans son allocution de clôture, Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant pour la Tunisie a souligné que «le figuier de Barbarie n’est plus seulement une culture traditionnelle ou une ressource locale limitée ; il représente aujourd’hui, à l’échelle mondiale, un pilier essentiel pour renforcer la résilience dans les zones arides et semi-arides.» Il a également rappelé que cette crise phytosanitaire démontre que «la sécurité sanitaire des végétaux est aujourd’hui un enjeu stratégique directement lié à la sécurité alimentaire, à la durabilité des ressources naturelles et à la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques».

    Durant sa mise en œuvre, le projet a permis de déployer une approche durable fondée sur plusieurs axes complémentaires : la lutte biologique à travers l’utilisation d’ennemis naturels, les interventions d’arrachage pour limiter la propagation du ravageur, l’identification et la multiplication de variétés résistantes, les bonnes pratiques (taille) ainsi que la conservation des ressources génétiques locales.

    L’adoption du principe de «zéro utilisation» des pesticides chimiques constitue également une orientation innovante en faveur de la biodiversité et de la transition vers des systèmes agricoles plus durables.

    De son côté, le chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a salué les résultats obtenus grâce à l’appui technique de la FAO : «Le projet a permis de renforcer les capacités nationales en matière de surveillance, de diagnostic et de suivi sur le terrain, tout en soutenant les programmes de lutte intégrée contre la cochenille et la coordination entre les différents acteurs aux niveaux central et régional

    Il a également mis en avant les efforts de formation des cadres, des agents techniques et des agriculteurs, ainsi que la mise à disposition d’équipements techniques ayant permis d’améliorer les capacités d’intervention rapide face à cette menace.

    Au-delà des résultats techniques, les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération régionale afin de faire face aux défis phytosanitaires transfrontaliers.

    La participation des pays du Maghreb a illustré une volonté commune de promouvoir le partage d’expériences, de connaissances scientifiques et de solutions durables adaptées aux réalités de la région.

    Cet atelier constitue une nouvelle étape axée sur la valorisation des acquis du projet, le renforcement des capacités nationales et régionales et l’extension des solutions efficaces à l’ensemble au niveau des pays concernés à travers la promotion du partenariat public-privé qui contribuera à la sécurité alimentaire particulièrement pour les petits producteurs.

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    Collèges pilotes | Calendrier des épreuves et quotas par gouvernorat

    La capacité d’accueil globale des collèges pilotes sur l’ensemble du territoire national pour la prochaine année scolaire a été fixée, ce mardi 19 mai 2026.

    Le ministère de l’Education précise que la capacité d’accueil a été fixée à 3.850 places et cette décision a été publiée dans le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) ce jour.

    Les quotas d’accueil sont répartis comme suit selon les régions :

    • Sousse : 250 places
    • Sfax 1 : 225 places
    • Les Berges du Lac, Mornag, Monastir, Kairouan : 200 places chacun
    • Khaznadar, El Menzah 5, Bizerte, Gafsa, Gabès, Nabeul : Entre 150 et 175 places
    • Gouvernorats de l’intérieur et du sud (Tozeur, Kébili, Tataouine, Siliana…) : Entre 50 et 125 places

    La même source a publié le calendrier des examens avec des épreuves écrites qui auront lieu les 22, 23 et 24 juin 2026 pour des résultats attendus le vendredi 10 juillet.

    Y. N.

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    Aucun cas d’hantavirus n’a été enregistré en Tunisie

    Le ministère de la Santé a annoncé ce dimanche 17 mai 2026, dans un communiqué, qu’aucun cas d’hantavirus n’a été recensé en Tunisie à ce jour, tout en exhortant les citoyens et les médias à ne pas se laisser induire en erreur par des rumeurs ou des informations non fiables, et à se fier uniquement aux communiqués officiels du ministère et ceux des organisations sanitaires internationales compétentes.

    Le ministère a également conseillé aux voyageurs de suivre les recommandations sanitaires générales pendant leurs déplacements, de respecter les règles d’hygiène, d’éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs excréments, et de contacter les autorités sanitaires en cas de fièvre ou d’essoufflement après un retour de zones où ce virus est connu pour être présent.

    Le ministère de la Santé a confirmé qu’il surveille, en coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organismes sanitaires internationaux compétents, l’évolution de l’épidémie de hantavirus récemment détectée parmi les passagers d’un navire de croisière international ayant navigué en Amérique du Sud et en Antarctique.

    Selon les dernières données de l’OMS, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et d’autres autorités sanitaires compétentes, le nombre de cas confirmés et suspects demeure limité et fait l’objet d’une surveillance sanitaire étroite et d’un traçage des contacts.

    Les enquêtes épidémiologiques et de laboratoire en cours indiquent que les cas recensés sont liés à une souche connue sous le nom de virus Andes, un type de hantavirus présent dans certaines régions d’Amérique du Sud. Cette souche se caractérise, dans des conditions spécifiques et limitées, par sa capacité à se transmettre d’une personne à l’autre par contact étroit et prolongé, mais elle ne se propage pas facilement dans la vie quotidienne courante.

    Les enquêtes épidémiologiques et le traçage des contacts ont permis d’identifier les personnes exposées, qui ont été placées en isolement et font l’objet d’un suivi médical conformément aux protocoles établis. À ce jour, aucun signe de transmission communautaire généralisée n’a été constaté.

    Le ministère a réaffirmé son engagement à suivre l’évolution de la situation sanitaire mondiale et à renforcer le système de vigilance sanitaire, de surveillance épidémiologique, de préparation et de réponse, notamment par le biais des points d’entrée et des services concernés, afin d’assurer une détection précoce et une réponse rapide à toute évolution potentielle.

    Traduit de l’arabe.

    I. B.

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    Tunis | 18 influenceurs poursuivis pour exploitation sexuelle et blanchiment d’argent

    Accusés dans une affaire de contenus numériques liés à l’exploitation sexuelle et à des infractions financières, 18 prévenus, dont des créateurs de contenu sur TikTok et Instagram, ont été renvoyés devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

    Une source citée ce samedi 16 mai 2026 par Mosaïque FM a précisé que ces derniers sont accusés de production et de diffusion de contenus à caractère pornographique, impliquant des mineurs et des adultes, ainsi que de contenus liés à des agressions sexuelles.

    Ils sont également poursuivis pour blanchiment d’argent, ajoute la même source, sachant que ce dossier d’envergure, mêlant dérives numériques, réseaux d’exploitation et flux financiers illicites, sera examiné par la chambre criminelle.

    Y. N.

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    Séminaire à Bizerte sur l’internationalisation des PME tunisiennes  

    Le séminaire «Export 4.0 : activer le digital pour connecter les PME tunisiennes aux marchés internationaux», organisé le 15 mai 2026 à Bizerte avec le soutien de la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie, a réuni un large éventail d’acteurs institutionnels, économiques et technologiques autour des enjeux de la transformation digitale et de l’internationalisation des entreprises tunisiennes.

    Lotfi Sahli

    Porté par Excelity Lab, l’événement avait pour objectif d’explorer les opportunités offertes par le numérique pour renforcer la présence des PME tunisiennes sur les marchés internationaux, tout en valorisant le rôle stratégique de la diaspora tunisienne comme relais économique et commercial à l’étranger.

    La rencontre a été ouverte par le représentant de la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie, d’Excelity Lab et du Centre d’Affaires de Bizerte, en présence d’entrepreneurs, de startupeurs, d’experts et d’institutions publiques et privées. Les intervenants ont souligné l’importance d’un écosystème numérique performant pour soutenir la compétitivité des PME et accélérer leur accès à l’export.

    Des solutions concrètes

    Le premier panel, consacré à la diplomatie économique et aux politiques publiques, a mis en avant la nécessité de créer un environnement favorable à l’export digital. Les représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Est, du Pôle de compétitivité de Bizerte, du Parc d’activités économiques de Bizerte (Paeb), et du Centre de promotion des exportations (Cepex) ont insisté sur l’importance de la coordination entre institutions, accompagnement des entreprises et ouverture vers les marchés internationaux.

    Le deuxième panel s’est focalisé sur le rôle de l’écosystème privé dans l’accélération de la transformation digitale des PME. Des experts du programme Widu, de la plateforme CNbees, d’autres spécialistes de la conformité internationale, de l’incubation et de la transformation numérique ont présenté des solutions concrètes pour accompagner les entreprises tunisiennes dans leur adaptation aux exigences du commerce international.

    Les interventions, animées par des experts des normes ESG, de l’accompagnement entrepreneurial, de l’industrie automobile et de la digitalisation du secteur médical, ont mis en avant l’importance de l’innovation, du financement alternatif et des outils numériques comme facteurs clés de compétitivité et de développement à l’international pour les PME tunisiennes.

    Des success story

    Le troisième panel a donné la parole à plusieurs entreprises et initiatives tunisiennes ayant réussi à tirer parti du digital pour développer leurs activités à l’international. Les représentants de Bako Motors, de DoctoGyn, CNBees et de l’Ordre des ingénieurs tunisiens ont présenté des expériences concrètes illustrant le potentiel des plateformes digitales, du networking international et de la mobilisation de la diaspora tunisienne dans le développement des startups et des projets innovants.

    La journée s’est achevée par un débat interactif consacré à la manière de transformer les connexions numériques et les réseaux de la diaspora en opportunités économiques concrètes pour les PME tunisiennes. Les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à renforcer l’accompagnement des entreprises dans leur transition digitale, à favoriser l’innovation et à consolider les passerelles entre les acteurs économiques tunisiens et les marchés internationaux.

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    Festival de Cannes | Retour en images sur l’activité du Pavillon tunisien

    Dans le cadre de la 79e édition du Festival de Cannes, le Pavillon tunisien installé au village international Pantiero continue d’attirer un grand nombre de visiteurs et de professionnels de différentes nationalités et spécialités, dans une atmosphère reflétant le dynamisme du cinéma tunisien et son ouverture sur le monde.

    Cette deuxième journée d’activité a constitué un espace d’échange et de rencontres entre cinéastes, producteurs, réalisateurs et acteurs du secteur culturel et audiovisuel.

    Le pavillon a permis de mettre en lumière les différentes composantes du paysage cinématographique tunisien ainsi que les opportunités de coopération et de coproduction, tout en promouvant la Tunisie comme destination cinématographique privilégiée pour les tournages.

    Installé au village international de Pantiero, le Pavillon tunisien comprend un espace d’accueil et de promotion de la Tunisie et du cinéma tunisien, où les visiteurs peuvent découvrir un QR code donnant accès à une présentation du Centre National du Cinéma et de l’Image, de ses services dans le domaine du cinéma ainsi que de tout ce qui touche à l’industrie cinématographique tunisienne.

    Un autre espace rassemble des affiches de films internationaux tournés en Tunisie, tels que Star Wars, Le Patient anglais et Indiana Jones, permettant aux visiteurs de prendre des photos souvenirs.
    Un écran diffuse également un documentaire consacré aux tournages de films en Tunisie, accompagné de témoignages de producteurs et de réalisateurs internationaux.

    À l’occasion du 60e anniversaire des Journées Cinématographiques de Carthage, le Pavillon tunisien accueille aussi une exposition miniature retraçant l’histoire des affiches des JCC depuis leur création en 1966 jusqu’à 2025, réparties par décennies, des années 1970 jusqu’à aujourd’hui.

    Dès son premier jour, le Pavillon tunisien a connu une forte affluence de festivaliers de différentes nationalités.

    Au cours des prochains jours, le Pavillon tunisien accueillera plusieurs activités et conférences consacrées au réseautage international des festivals ainsi qu’à la promotion de la Tunisie comme destination de tournage cinématographique, grâce à la richesse de ses paysages naturels, à son climat tempéré et à sa lumière qui a inspiré de nombreux peintres et réalisateurs du monde entier.

    Une “Journée de la Tunisie” sera également organisée afin de mettre en valeur les richesses du patrimoine matériel et immatériel tunisien, reflet de la diversité et de la profondeur de l’identité culturelle du pays, à travers la présentation de plusieurs éléments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, tels que la poterie de Sejnane, la harissa et la musique du Tabâa Gbnaten, célébrant ainsi le rayonnement culturel tunisien à l’échelle internationale.

    Communiqué

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    Coopération tuniso-suisse | Forum régional à l’Ariana pour booster l’employabilité des jeunes

    La Suisse poursuit son engagement en Tunisie en faveur d’un système de formation professionnelle vecteur d’opportunités et d’insertion concrète pour la jeunesse.

    Ce mercredi 13 mai, avec le soutien de Swisscontact et sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle se tiendra le Forum régional de la formation professionnelle. Ce rendez-vous permettra de découvrir, d’explorer et de s’orienter vers un avenir professionnel prometteur.

    Au programme au Centre sectoriel de formation en arts graphiques (Ariana) :

    Une Foire des Métiers avec pas moins de 28 spécialités représentées : 13 spécialités portées par les centres publics
    15 spécialités issues des centres privés


    Des ateliers animés par l’Agence Nationale pour l’Emploi et le Travail Indépendant ANETI autour des outils de l’employabilité, des soft skills et de l’accompagnement des jeunes vers l’insertion professionnelle.
    Des activités démonstratives organisées par les centres de formation de la région, pour voir les métiers en action.
    Des sessions de recrutement avec la participation d’une quinzaine d’entreprises — une opportunité directe de rencontrer ses futurs employeurs.
    Un espace d’exposition réunissant les acteurs du dispositif régional de la formation professionnelle, les mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat, ainsi que des porteurs de projets inspirants.

    Cet événement est soutenu par #Swisscontact qui met en œuvre le programme TAKWEEN – Formation Professionnelle, financé par la Coopération suisse en Tunisie.

    Que vous soyez jeune en recherche d’orientation, demandeur d’emploi ou entrepreneur en devenir, ce forum est fait pour vous.

    Communiqué

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    Fermeture du parc Ennahli pour une battue aux sangliers ce mercredi 13 mai

    L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) a annoncé la fermeture temporaire du parc Ennahli pour une opération de régulation de la faune sauvage.

    Dans un communiqué publié ce jour, l’ANPE informe le public que l’accès au parc sera strictement interdit ce mercredi 13 mai 2026 de 6h à 17h, en précisant que cette fermeture est motivée par l’organisation d’une campagne de chasse au sanglier.

    L’opération vise à réguler la prolifération des sangliers à l’intérieur et aux abords du parc, à garantir la sécurité des riverains et des visiteurs face aux risques d’accidents et à préserver l’équilibre de l’écosystème local.

    Toute présence humaine sera interdite dans l’enceinte du parc durant toute la durée de l’intervention, insiste l’ANPE, en ajoutant que les activités reprendront leur cours normal dès le lendemain, jeudi 14 mai.

    Y. N.

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    Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux

    Le 12 mai prochain, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tient sa 10e édition du Tunisia Economic Forum. Le thème retenu — «La réforme des circuits de distribution agricole» — est louable dans son intitulé. Le diagnostic implicite qui le sous-tend, lui, mérite d’être sérieusement contesté. Car derrière l’appel à «moderniser» et à «fluidifier» les circuits, perce une vieille musique familière : ce sont les intermédiaires qui bloquent tout. Ce sont eux les coupables. Ce sont eux qu’il faut réformer, réguler, voire éliminer. Sauf que cette thèse, aussi commode soit-elle pour les chefs d’entreprises réunis en forum, repose sur un diagnostic incomplet et partial. C’est comme si on considérait le thermomètre comme la cause de la fièvre

    Moktar Lamari *

    Commençons par nommer les choses. L’IACE, un think tank ou un lobby ?

    L’IACE se présente comme un espace de réflexion et de dialogue. Dans les faits, c’est l’émanation organisée du patronat tunisien, de ses oligopoles agro-industriels, de ses groupes de grande distribution, de ses conglomérats qui contrôlent à la fois la production, le stockage et la mise en marché. Un lobby, en somme, qui coche toutes les cases de la définition — représentation d’intérêts sectoriels, accès privilégié aux décideurs publics, production d’un discours pseudo-technique habillé en intérêt général.

    Il n’y a là rien d’illégal. Mais il y a quelque chose d’intellectuellement problématique à laisser ce groupe d’intérêt définir le diagnostic de la chaîne agricole sans que personne ne soulève la question : cui bono ? À qui profite l’accusation portée contre les intermédiaires ?

    Cinq limites du raisonnement de l’IACE

    1ère limite : confondre symptôme et cause. Les marges excessives entre producteur et consommateur — parfois multipliées par trois selon leurs propres données sont réelles. Mais elles ne sont pas la cause du dysfonctionnement ; elles en sont la conséquence.

    Une offre agricole insuffisante, fragmentée, mal organisée, crée structurellement des rentes d’intermédiation. Accuser l’intermédiaire sans traiter la faiblesse de l’offre, c’est comme reprocher au pompier de mouiller les meubles.

    2e limite : occulter le problème d’investissement. Le secteur agricole tunisien investit peu. Très peu. Les taux d’intérêt bancaires appliqués aux agriculteurs et aux PME agroalimentaires oscillent entre 13 % et 16 %, dans un contexte où le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie est fixé à 7 %.

    Un spread de 6 à 9 points au-dessus du taux directeur : voilà ce qu’on appelle des taux usuraires dans le langage courant, et un rationnement du crédit dans le langage académique. Qui sont les banquiers qui pratiquent ces marges ? Souvent les mêmes groupes financiers dont les représentants siègent dans les forums de l’IACE. Le conflit d’intérêts est flagrant. Et le Forum du 12 mai en parlera-t-il ? On peut en douter.

    3e limite : ignorer la faible productivité agricole. La Tunisie affiche une productivité agricole parmi les plus basses du Maghreb, avec un rendement céréalier moyen d’environ 1,5 à 1,8 tonne/hectare, contre 3 à 5 tonnes en Turquie ou au Maroc dans les zones irriguées comparables.

    Une productivité aussi basse implique des coûts de revient élevés, qui remontent mécaniquement toute la chaîne de valeur. Ce n’est pas l’intermédiaire qui crée ce différentiel de coût : c’est l’absence d’investissement dans l’irrigation, la mécanisation, les intrants de qualité, la R&D agronomique.

    Là encore, les entreprises membres de l’IACE, qui approvisionnent ces filières en matériel et en intrants, ont leur part de responsabilité — qu’on ne saurait sous-estimer.

    4e limite : ignorer la collusion oligopolistique en aval. La grande distribution tunisienne est concentrée. Quelques enseignes — souvent liées à de grands groupes privés proches du milieu patronal — exercent un pouvoir d’achat monopolistique sur les fournisseurs. Elles imposent leurs prix d’achat, leurs délais de paiement, leurs référencements discriminatoires.

    Dans ce contexte, l’intermédiaire — souvent un petit commerçant, un grossiste de souk, un camionneur — n’est pas le dominant de la filière : il est coincé entre un producteur appauvri en amont et une grande enseigne prédatrice en aval. Le désigner comme bouc émissaire, c’est précisément protéger ceux qui exercent le pouvoir de marché réel.

    5e limite : l’absence de toute autocritique. Le communiqué de l’IACE parle de «transparence», d’«écosystème résilient», de «passage de la stratégie à l’exécution». Belles formules. Mais où est l’autocritique des chefs d’entreprises eux-mêmes ? Où est la question sur les délais de paiement imposés aux sous-traitants ? Sur le dumping fiscal pratiqué par certains conglomérats grâce à l’optimisation offshore ? Sur les ententes tarifaires dans la grande distribution que plusieurs enquêtes ont documentées ?

    On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et reprocher à la bergère de mal distribuer ses produits laitiers.

    Remettre la réflexion sur ses pieds

    Premièrement : plafonner les spreads bancaires sur le crédit agricole. Un taux maximum de taux directeur + 3 points — soit 10 % au plafond actuel — est une mesure urgente, calibrée sur ce que pratiquent le Maroc (8 %) ou l’Égypte pour ses filières stratégiques. Le forum devrait mettre cette question, et non les intermédiaires, au cœur de ses panels.

    Deuxièmement : conditionner les avantages fiscaux des grandes enseignes à des délais de paiement contractuels. Toute entreprise bénéficiant d’exonérations fiscales ou d’avantages du Code d’Investissement devrait être soumise à un plafond de 60 jours de paiement à ses fournisseurs agricoles, sous peine de pénalités automatiques. C’est la règle en France depuis la Loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008. La Tunisie attend toujours.

    Troisièmement : investir massivement dans les infrastructures de stockage et de froid. Les pertes post-récolte en Tunisie sont estimées entre 25 % et 35 % selon les filières — tomates, pommes de terre, agrumes. Ce gaspillage structurel crée l’illusion d’une pénurie artificielle que les intermédiaires sont accusés d’exploiter. La réponse est logistique et infrastructurelle, pas policière.

    Quatrièmement : ouvrir l’IACE à une représentation des producteurs agricoles et des PME agroalimentaires.

    Un forum qui parle de distribution agricole sans agriculteurs à la table, c’est un procès où l’accusé n’est pas convié. Si l’IACE veut être un espace de dialogue national et non une chambre d’écho oligopolistique, qu’il commence par inviter ceux dont il prétend résoudre les problèmes.

    Le thermomètre n’est pas la fièvre

    L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne. Il mesure — parfois amplifie — les dysfonctionnements structurels d’une offre sous-investie, d’une logistique défaillante, d’un crédit inaccessible, d’une productivité anémique. Le briser ne guérira pas le malade. Il laissera simplement le patient sans diagnostic.

    Le vrai Forum économique que la Tunisie attend n’est pas celui où le patronat interroge les autres. C’est celui où il interroge aussi ses propres pratiques — ses marges, ses délais, ses ententes, ses taux d’intérêt.

    Ce jour-là, le débat sera vraiment national. En attendant, le Tunisia Economic Forum 2026 ressemble davantage à un procès organisé par les bouchers pour réformer les bergers.

    * Ph.D.

    Blog de l’auteur: E4T, Économie pour la Tunisie

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