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Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement

Depuis plusieurs mois, un signal majeur traverse le marché obligataire américain — c’est-à-dire le marché de la dette des États-Unis — sans être encore pleinement déchiffré par les capitales du Sud global. Elles auraient pourtant tort de le considérer comme une affaire lointaine de banquiers centraux, de traders ou d’économistes spécialisés. Ce signal engage leur avenir financier plus directement, et plus durablement, que celui des États-Unis eux-mêmes.

Yahya Ould Amar *

Pour comprendre ce signal, il faut accepter d’entrer dans le langage technique des marchés parce que c’est précisément dans ces indicateurs, souvent réservés aux salles de marché, que se lit désormais la géopolitique réelle du développement.

Il existe d’abord une courbe des taux classique, qui indique le coût de l’argent selon la durée de l’emprunt — deux ans, cinq ans, dix ans ou plus. Mais les marchés construisent aussi une courbe des taux «forward», qui exprime non pas seulement les taux d’aujourd’hui, mais les taux implicites attendus pour des périodes futures.

Le taux réel forward à «dix ans dans dix ans» des bons du Trésor américain correspond ainsi au taux d’intérêt réel que les marchés anticipent pour un prêt de dix ans commençant dans dix ans. Parce qu’il regarde au-delà des turbulences immédiates ou passagères, il est souvent lu comme un indicateur du niveau auquel les taux réels de long terme pourraient durablement se stabiliser.

Or ce taux réel vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Cela signifie que le mouvement actuel ne peut être réduit au choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, puisque l’effet de l’inflation est corrigé – le signal est plus profond. Il révèle une transformation structurelle du prix mondial du capital, dans un monde où les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique, tandis que l’épargne disponible demeure limitée.

Pour le Sud global, l’enjeu est immense, car il risque de payer, par un argent plus rare et plus cher, la nouvelle puissance productive du Nord.

La grande ruée vers le capital

Pour saisir l’ampleur de ce qui se joue, il faut d’abord comprendre ce que les économistes appellent le taux d’intérêt réel neutre. Ce concept désigne le taux d’intérêt réel compatible avec une économie à son plein potentiel, sans surchauffe ni récession. C’est, en quelque sorte, le taux d’équilibre naturel du capital, ni trop cher pour décourager l’investissement, ni trop bas pour alimenter une bulle.

Pendant trente ans — des années 1990 jusqu’à la pandémie — ce taux neutre mondial a chuté inexorablement. Les banquiers centraux, les fonds de pension et les trésoriers d’État du monde entier s’y sont adaptés, construisant leurs modèles budgétaires, leurs stratégies de dette et leurs projets d’investissement dans un monde structurellement à taux bas. Ce monde est terminé.

Le taux réel forward à dix ans dans dix ans des bonds du Trésor constitue la meilleure approximation en temps réel, du taux d’intérêt réel neutre de long terme que les marchés anticipent. Quand il monte fortement — comme c’est le cas aujourd’hui — cela signifie que les investisseurs collectivement jugent que le taux neutre mondial s’est durablement réinstallé à un niveau structurellement plus élevé.

Il est donc important de comprendre, pourquoi les forces profondes qui déterminent le coût à long terme du capital dans le monde ont changé de régime — et qui paiera le prix de ce changement ?

Quand le Nord aspire l’épargne du monde

La réponse tient à une réalité simple que les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique. Toutes ces priorités consomment l’épargne mondiale.

Aux États-Unis, les grands plans industriels, les dépenses de défense et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) mobilisent des centaines de milliards de dollars. En Europe, la guerre en Ukraine a réveillé l’urgence énergétique et militaire. Partout, le rapatriement des chaînes de valeur — relocalisation industrielle de capacités autrefois transférées vers l’Asie — exige de reconstruire usines, infrastructures et compétences.

Le choc de demande de capital est donc immense. Mais il est capté d’abord par les économies qui attirent déjà l’essentiel de l’épargne institutionnelle mondiale.

Le Sud global entre dans cette compétition avec des monnaies plus fragiles, des marchés financiers moins profonds, des notations d’agences dégradées et des primes de risque plus lourdes. Il emprunte plus cher au moment même où le Nord aspire davantage de capital.

Quand la demande de capital augmente plus vite que l’épargne disponible, son prix monte. Ce prix, c’est le taux d’intérêt réel. Et pour les pays en développement, cette hausse survient au pire moment, lorsqu’ils doivent financer à la fois leur industrialisation, leur transition énergétique et leur souveraineté économique.

Le taux neutre, révélateur d’une fracture de croissance potentielle

La hausse du taux réel neutre révèle une fracture plus durable, celle de la croissance potentielle. Ce taux est lié à la capacité d’une économie à croître durablement sans inflation, grâce à sa démographie, son capital et sa productivité. Lorsqu’il augmente, les marchés anticipent donc, implicitement, une économie plus productive demain.

C’est là que l’IA change l’équation. Si elle produit ne serait-ce qu’une partie des gains annoncés, les pays qui en maîtrisent les infrastructures — puissance de calcul, semi-conducteurs, modèles de fondation, données, applications industrielles — verront leur croissance potentielle s’élever.

Mais le problème est géographique. L’essentiel des investissements de l’IA se concentre aux États-Unis, en Chine et dans quelques économies avancées. L’Afrique, l’Asie du Sud et l’Amérique latine risquent fortement de rester à la périphérie – non productrices de cette révolution, mais clientes de technologies conçues ailleurs.

Le Sud global pourrait ainsi subir la hausse du coût mondial du capital sans bénéficier des gains de productivité qui la justifient. Il achèterait l’IA des autres, en paierait le prix financier, mais n’en capterait pas les dividendes.

Quand la dette devient une mécanique de dépendance

La soutenabilité budgétaire obéit à une règle simple, formulée par Evsey Domar qui indique que lorsque le taux d’intérêt réel payé sur la dette publique dépasse durablement le taux de croissance réelle de l’économie, le ratio dette/PIB augmente mécaniquement, sauf à dégager des excédents budgétaires politiquement difficiles à maintenir (fiscalité…).

Cette contrainte pèse déjà sur les États-Unis eux-mêmes. Un taux réel forward à dix ans dans dix ans de trois et demi pour cent est difficilement compatible avec une économie dont la croissance réelle de long terme est estimée autour de deux et demi pour cent.

C’est précisément pour cette raison que les marchés commencent à émettre des signaux sur la solvabilité américaine — dont le plus troublant est que les obligations souveraines chinoises libellées en dollars se négocient désormais quarante points de base en dessous des bons du Trésor américain de maturité comparable. Le marché dollar lui-même juge implicitement la Chine plus solvable que les États-Unis dans leur propre monnaie.

Mais pour le Sud global, l’équation est autrement plus insupportable. Une économie africaine qui croit à un taux réel de 4 %, mais empruntant en dollars à 6 ou 8 % en termes réels, voit sa dette diverger par simple mécanique financière. Ce n’est pas nécessairement une faute de gestion, c’est l’arithmétique.

La contradiction fondamentale du financement climatique

Ici réside une hypocrisie structurelle que la diplomatie internationale préfère ne pas formuler trop clairement, mais qui devient chaque année plus intenable.

Les engagements de financement climatique du G7 — cent milliards de dollars par an dans un premier temps, trois cents milliards dans les engagements plus récents — ont été conçus dans un monde à taux zéro ou négatifs, où les institutions multilatérales pouvaient lever des fonds à très faible coût et les recycler en financements concessionnels (prêts à taux inférieurs aux taux de marché). Ce monde n’existe plus. Les institutions de Bretton Woods — FMI, Banque mondiale et banques régionales de développement — opèrent sur des bilans et des mandats conçus dans l’ère de l’abondance monétaire post-2008. Leur capacité de prêt concessionnel est structurellement insuffisante face à l’ampleur des besoins dans un environnement de taux réels durablement élevés.

La transition énergétique que les pays du G7 demandent au Sud global — abandonner les énergies fossiles, sauter directement vers les renouvelables, atteindre la neutralité carbone selon des calendriers négociés dans des salles climatisées de Paris, Londres ou New York — coûtera, selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 2000 milliards de dollars par an dans les économies en développement d’ici 2030. À un taux réel de financement de six à huit pour cent, le coût actualisé de cet effort devient mathématiquement insoutenable pour la majorité des budgets souverains concernés.

Pendant ce temps, le capital privé institutionnel — fonds de pension, compagnies d’assurance, véhicules d’infrastructure — qui était censé être mobilisé par effet de levier observe que le taux réel sans risque de référence américain est à trois et demi pour cent. Pour qu’il investisse dans une centrale solaire au Sahel, avec son risque de change (la perte potentielle liée aux fluctuations de la monnaie locale face au dollar), son risque politique, ses incertitudes réglementaires et son risque de construction, il faudra lui offrir un rendement ajusté du risque significativement supérieur. Ce rendement implique des tarifs d’électricité que les économies concernées ne peuvent pas absorber. Le bouclage financier est brisé — structurellement, pas accidentellement.

La géographie du taux neutre comme nouvelle carte de la vulnérabilité

Il faut insister sur un point que les économistes des institutions internationales tendent à oublier, le taux neutre mondial n’est pas une réalité unique que tous les pays subissent également.

Le taux réel américain est le plancher implicite du système. Au-dessus, les marchés empilent des primes de risque (des majorations de taux exigées pour compenser le risque supplémentaire perçu) qui varient selon la solidité institutionnelle, la profondeur des marchés locaux, la liquidité des actifs, la crédibilité de la politique monétaire et la dynamique de la dette.

Ce que la hausse actuelle du taux neutre américain fait, concrètement, c’est déplacer vers le haut toute cette architecture de primes. Un pays qui empruntait à quatre pour cent en réel emprunte désormais à six pour cent en réel, voire plus. La différence, sur un horizon de dix à vingt ans, est la différence entre une trajectoire de développement soutenable et une décennie perdue consacrée à rembourser — ou à renégocier — une dette excessive.

Ce sont, ironiquement, les pays qui ont le mieux géré leur politique économique — ceux qui ont accédé aux marchés internationaux, réduit leur dépendance aux dons et aux prêts bilatéraux, développé leurs marchés obligataires domestiques — qui sont les plus directement exposés à cette transmission. Ils avaient joué selon les règles du système libéral. Le système vient de changer les règles.

Quatre réponses pour ne pas subir le nouvel ordre du capital

Face à cette nouvelle géographie du capital, le Sud global ne peut se contenter de demander de meilleures conditions. Il doit imposer une autre architecture financière.

Le premier impératif est d’exiger une recapitalisation massive des banques multilatérales de développement, assortie d’une réforme réelle de leur gouvernance. Le G7 ne peut mobiliser des milliers de milliards pour sa réindustrialisation et son réarmement tout en laissant sous-financées les institutions censées porter le développement, ni conserver des droits de vote hérités d’un ordre conçu avant la décolonisation d’une grande partie du Sud global.

Le second est une indexation rigoureuse et contraignante des conditionnalités climatiques imposées au Sud global sur la réalité des conditions de financement. L’injonction d’abandonner le charbon d’ici 2030 formulée dans un monde à taux zéro n’a plus le même sens dans un monde à taux réel de plus de six pour cent. Les délais, les montants et les instruments doivent être recalibrés en conséquence — pas dans les discours, dans les engagements contractuels.

Le troisième, relève de la souveraineté économique des pays concernés eux-mêmes. Le développement systématique des marchés obligataires en monnaie locale (permettant à un État d’emprunter auprès d’investisseurs dans sa propre devise, éliminant le risque de change), la réduction de l’exposition au financement externe en dollars, la construction de partenariats financiers diversifiés — incluant, avec discernement, les nouvelles institutions multilatérales non occidentales — ne sont plus des options idéologiques. Elles sont des nécessités prudentielles dans un monde où le coût de financement de référence vient d’être durablement réévalué à la hausse.

Le quatrième impératif est de distinguer radicalement la dette qui entretient la dépendance de la dette qui construit la puissance. Dans un monde de taux réels élevés, chaque dollar emprunté doit être orienté vers des actifs capables d’accroître la productivité future : énergie, ports, logistique, irrigation, éducation technique, infrastructures numériques…

Enfin, le Sud global doit comprendre que la hausse des taux réels américains n’est pas un simple accident de marché, c’est le signal d’un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord — réindustrialisation, défense, IA, transition énergétique. Si rien ne change, les pays du Sud financeront indirectement la puissance des autres tout en voyant se refermer l’espace financier nécessaire à leur propre développement. La souveraineté économique se jouera dans la capacité à accéder à un capital long, stable et soutenable.

Le Sud global doit dès lors cesser de subir le prix mondial de l’argent, il lui faut réformer l’ordre financier multilatéral, bâtir ses propres marchés de capitaux et refuser que l’accès au capital devienne le nouveau visage de l’inégalité mondiale.

* Economiste, banquier et financier.

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Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme

Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître. Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini.

Mohsen Redissi *

Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.

Vendredi, samedi ou dimanche

Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.

L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition. 

Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par Allah, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier Allah Akbar, pour ne pas être pris pour un terroriste. 

Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.

Souviens-toi du jour du shabbat 

Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.

Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, yahudi, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.

Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.

Le shabbat est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.

Pour qui sonne le glas

Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler. 

Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c’est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.

* Fonctionnaire à la retraite.

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Advani, ou le chauvinisme hindou à l’épreuve de l’Histoire

Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.

Dr Mounir Hanablia *

Il est toujours ardu de faire la part du vrai dans un récit autobiographique, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un d’homme d’État. En Inde Advani, l’auteur de ‘‘Ma vie, mon pays’’, en fut indubitablement l’un des plus grands, et son parcours est là pour le confirmer, même s’il s’est fait en dehors du Parti du Congrès que le récit occidental à travers Gandhi et la famille Nehru, a encore tendance à privilégier en tant que représentant légitime de la destinée du pays.

Il est vrai qu’Advani soit issu du courant idéologique traditionaliste faisant de la culture hindoue le substrat nécessaire commun à tout Indien. Dans quelle mesure, cela demeure matière à débat entre les «sécularistes authentiques» auxquels il se rattache qui estiment que l’Autre, le musulman, ne peut que l’accepter afin de donner un gage à son patriotisme, et ceux de son Parti, le Bharatiya Janata, pour qui l’étranger venu par la conquête du pays est exclu de la nation de jure comme de facto ; particulièrement après la Partition et la création du Pakistan. Mais même en faisant la part belle au «sécularisme» affiché par le Parti du Congrès et qualifié de «faux» par l’auteur du livre, on en reviendra toujours aux commentaires du journaliste Sikh Khushwant Singh, pour qui en Inde il n’existe aucune raison valable d’imposer aux minorités de toujours démontrer leur patriotisme. En effet, faudrait-il exiger d’un musulman de pratiquer dans un cadre public un rituel directement inspiré par des manifestations de la foi hindoue pour ne pas s’exposer à l’ire de ses concitoyens ?

Naturellement Advani, chassé de son pays, le Sindh, incorporé au Pakistan lors de la partition, et réfugié en Inde, ne pouvait que nourrir une hostilité envers qui il voyait une menace pour la sécurité et l’intégrité territoriale de son pays.

Devenu ministre de l’Intérieur en 1998 Advani a certes entamé des pourparlers avec les indépendantistes du Kashmir mais il s’agissait évidemment de conclure un accord politique définitif imposé à une population brisée par le contre-terrorisme systémique pratiqué sur une grande échelle par l’armée et la police.

En effet, selon les vues de l’Etat indien, le problème du Kashmir, un territoire n’ayant aucun statut constitutionnel particulier si ce n’est un article provisoire qui a perduré plus de 40 ans, n’était qu’une sédition soutenue de l’extérieur et usant du terrorisme pour arriver à ses fins.

Il y eut par ailleurs durant son mandat la guerre de Kargil, puis l’attaque terroriste du parlement de New Delhi, deux évènements qui imposèrent la médiation américaine afin d’éviter une nouvelle guerre indo pakistanaise. Mais c’est indubitablement le massacre du Gujarat en 2002 dont furent victimes des milliers de musulmans qui a constitué l’un des faits les plus marquants de son mandat ministériel et qui remet en question jusqu’à un certain point la sincérité de sa vision pragmatique de la politique.

Les massacres des musulmans

Certes le responsable direct, le Chef Ministre de l’Etat, en fut Modi, appelé des années plus tard à occuper le poste de Premier ministre. Néanmoins Advani en tant que ministre de tutelle le soutint et s’opposa à une démission que la majorité de la classe politique exigeait, à commencer par le Premier ministre Vajpayee. D’autant que beaucoup de témoignages impliquaient directement dans les émeutes autant le gouvernement du Gujarat, autrement dit le chef ministre Modi, que la police obéissant directement à ses ordres, ainsi que ses complices, les soutiens politiques hindous du parti de la majorité.

Advani a justifié son soutien à Modi par le triomphe électoral remporté ultérieurement par ce dernier dans son État. Mais le massacre n’a-t-il pas grandement contribué à ce triomphe ?

D’autre part l’argument, celui du succès électoral ultérieur, utilisé par un homme se prévalant toujours de faire passer l’intérêt général du pays avant celui de son propre parti politique, ne saurait faire oublier la violation de la Constitution par un gouvernement incapable d’assurer sa mission première, la protection des vies et des biens de tous les habitants.

Complice du massacre, Advani ne l’a vraisemblablement pas été, et rien en tout cas ne le prouve, pas plus que nul ne lui en a fait grief. Mais en couvrant son subordonné, et en confiant l’enquête aux services de son choix, le ministre de l’Intérieur du Centre n’a certainement pas contribué à faire toute la vérité sur l’affaire. Et l’assassinat un mois après de Hiren Pandiya, un ancien ministre de l’Intérieur du Gujarat et rival de Modi dans son propre parti, ne l’a rendue que plus ténébreuse selon la célèbre journaliste Rana Ayyub.

Mais Advani a-t-il fait réellement une entorse à ses principes plus qu’à la Constitution ? Si on en croit le rôle qu’il a joué en 1992 en tant que Président de son Parti, en déclenchant la marche sur la mosquée Babri d’Ayodhya, il est permis d’en douter. Après avoir mobilisé et conduit des foules en transe, il a prétendu que le résultat final, sa destruction, avait été un fait imprévu et honteux détournant le mouvement de sa finalité première en signant son échec. Quelle finalité ? Peut-être la réconciliation entre hindous et musulmans. Mais on ne voit pas comment celle-ci aurait pu avoir lieu dans l’ambiance d’exacerbation des passions qui prévalait.

Advani a prétendu que si le Comité de Défense de la mosquée Babri en avait accepté le démantèlement et le transfert ailleurs, il aurait demandé à ses coreligionnaires de le considérer comme un solde de tout compte relativement à des revendications futures sur d’autres mosquées.

On ignore combien d’églises ont été détruites ou pillées lors de la conquête de la Grande Bretagne par les Vikings entre le VIIIe et le XIe siècles mais ces derniers n’avaient pas l’habitude de les comptabiliser ni de s’en prévaloir. Qui plus est ils ont eu la bonne idée de se convertir à la foi du pays conquis. Il n’est venu à l’idée jusqu’à ce jour d’aucun homme politique anglais de demander des comptes sur le sujet aux Scandinaves afin de leur faire rendre gorge. On peut dire la même chose des Gallo-romains relativement à leurs conquérants francs.

La fibre nationaliste hindoue

Question de fierté, selon elle, la fibre nationaliste hindoue prétend rétablir l’intégrité territoriale de son pays en en reconstruisant les temples qui s’y élevaient il y a 1000 ans en lieu et place des moquées bâties plus tard par les conquérants venus d’Asie Centrale.

A propos de réconciliation, comment ignorer le voyage de l’auteur après la fin de son mandat ministériel, au Pakistan en 2005 en tant que chef de son Parti, le BJP ? Après y avoir visité un site de restauration de temples hindous, il s’était recueilli sur la tombe du fondateur de l’état Med Ali Jinnah qu’il avait qualifié de grand chef d’État séculariste qui avait promis de concéder à tous ses citoyens des droits égaux indépendamment de leurs convictions religieuses et de préserver les minorités.

Ce commentaire avait suscité des réactions parmi les Pakistanais pour qui leur pays étant musulman ne pouvait être qualifié de séculier. Il avait surtout provoqué la colère de ses propres partisans en Inde pour qui le Pakistan n’était qu’un Etat terroriste qui avait chassé ses habitants hindous et qui cherchait à démembrer l’Inde avant de la conquérir pour y propager l’Islam.

Malgré le soutien apporté par les plus hautes instances de son parti il avait en rentrant démissionné de son poste de Président. On peut se demander si tout cela n’avait pas été une kabbale l’obligeant à laisser le champ libre à Modi, celui qui quelques années plus tard allait accéder au pinacle du pouvoir après avoir fait du Gujarat son fief personnel.

En effet, il est douteux que Advani ait entrepris son voyage dans un pays aussi problématique pour l’Inde, sans l’avoir préparé minutieusement dans tous ses détails, particulièrement ceux dotés d’une forte valeur symbolique.

Néanmoins, si son ambition de conclure la paix avec le Pakistan a été indéniable, il n’en a pas moins affirmé clairement que ce pays indépendant de l’Inde fait partie selon lui de la sphère culturelle hindoue, de l’Hindutva.

Autrement dit, la réconciliation ne serait qu’un processus qui progressivement aboutirait à une réunification politique des deux pays.

Il est douteux que cette vision des choses n’annonce pas des conflits futurs. Dans un pays qui a toujours fait peu de cas de l’Histoire, le réveil brutal à la conscience nationale au XIXe siècle sous le joug colonial prétend conférer à son peuple des caractéristiques immuables qui nient la légitimité de tous les apports qui n’y seraient pas conformes. C’est au nom d’une telle vision des choses que l’apport de l’islam dans l’Histoire du sous-continent est nié en étant réduite à une destruction ininterrompue de temples.

Eu égard à cela Advani prouve qu’en Inde, entre vrais et faux laïcs, la différence n’est que de degrés et qu’on peut très bien se rendre au Pakistan au nom de la paix tout en cautionnant le massacre de ses propres concitoyens.

Ainsi que le prouvera plus tard l’actuel gouvernement Modi, la vision d’Advani lorsqu’elle sera menée à son terme aboutira au démembrement et à l’ouverture du Kashmir à la colonisation hindoue, à l’emprisonnement de millions de personnes qualifiées d’étrangères dans des camps de concentration, et au lynchage par des comités de vigilance de tous ceux dont la fouille révèlera le transport de pièces de bœufs.

Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.

Par-delà son passé de militant et d’homme politique de premier plan rescapé des prisons en ayant été emprisonné à quatre reprises, particulièrement lors de la lutte contre l’«état d’urgence» imposé par Indira Gandhi entre 1975 et 1977, c’est d’ailleurs cette inquiétude sur la disparition des deux grands partis politiques indiens au bénéfice des partis régionalistes, qu’Advani avouera avoir confiée à l’un de ses rivaux politiques lors d’une rencontre fortuite dans un aéroport. 

* Médecin de libre pratique.

‘‘My Country My Life’’,  L.K. Advani, éd. Rupa & Co., 1er janvier 2008, 986 pages.

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Tunisie | Message de soutien du personnel d’Unimed à Ridha Charfeddine

Dans un communiqué publié à l’occasion de l’Aïd al-Adha, l’ensemble des employés d’Unimed ont tenu à adresser leurs vœux de paix et de santé au fondateur de l’entreprise, le Dr Ridha Charfeddine.

Au-delà du chef d’entreprise, les équipes ont tenu à manifester leur confiance en la justice tout en affirmant que l’absence de Ridha Charfeddine « laisse un vide immense, humainement et professionnellement ».

Ci-dessous le communiqué tel qu’il a été publié :

« A l’occasion de l’Aïd El-Kebir, l’ensemble des employés d’UNIMED adresse à Dr. Ridha Charfeddine, fondateur de leur industrie pharmaceutique, ses vœux les plus sincères de santé, de paix et d’espoir.

En ces jours de fête, de partage et de retrouvailles familiales, l’absence, bien que provisoire, de Dr Ridha Charfeddine, est douloureusement ressentie par tous.

Plus que jamais, sa présence humaine, son énergie et sa vision qui occupent une place essentielle dans la vie quotidienne d’UNIMED est fortement ressentie. Cette fête reste incomplète, sans lui parmi l’ensemble des employés.

Au-delà du dirigeant, c’est un homme profondément engagé pour son entreprise, pour ses employés et pour le rayonnement du pays. Les projets ambitieux qu’il avait initiés pour renforcer le positionnement international d’UNIMED, au service de la santé du citoyen et de la sécurité des employés, demeurent aujourd’hui plus urgents que jamais.

Son absence laisse un vide immense, humainement et professionnellement. Chaque jour, nous continuons à avancer avec l’espoir de le voir retrouver rapidement sa place parmi les siens et parmi ses collaborateurs qui lui restent profondément attachés.
Nous exprimons également le souhait sincère que les procédures judiciaires en cours puissent évoluer avec célérité et équité, dans l’intérêt de tous : du pays, de l’entreprise et de ses employés.

À notre cher Dr.Ridha Charfeddine, nous voulons dire avec émotion : tu nous manques énormément. En cette fête, nos pensées vont vers toi et ta famille. Notre confiance en la justice nous permet de garder espoir et d’attendre des jours meilleurs.

Aid Mabrouk à Dr.Ridha Charfeddine ainsi qu’à sa famille.

Tous les employés d’UNIMED »

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Foire internationale de Sfax | Place de choix pour l’artisanat  

Le Palais des Expositions de Sfax se prépare à accueillir la 60e édition de la Foire internationale de Sfax, du 9 au 23 juin 2026, sous le thème, pour le moins curieux, de «l’Émerveillement».

Selon Issam Ben Abdallah, directeur commercial et responsable des relations extérieures de l’Association des foires et conférences internationales de Sfax, le comité d’organisation s’emploie à créer une esthétique unique, notamment en embellissant les espaces extérieurs et en proposant un nouveau concept d’exposition dans le but d’enrichir l’expérience des visiteurs et des exposants. Espérons que ces derniers seront agréablement surpris, voire «émerveillés», comme promis par les organisateurs !   

M. Ben Abdallah explique qu’en coordination avec les délégations régionales de l’artisanat, des espaces dédiés ont été prévus pour les artisans spécialisés des différents gouvernorats, a expliqué M. Ben Abdallah, ajoutant que la foire s’attend également à une forte participation des principales entreprises tunisiennes de céramique, et prévoit un pavillon entièrement consacré à la poterie.

Outre son aspect commercial, l’exposition accorde un grand intérêt pour le divertissement, en consacrant plus de 4 000 mètres carrés d’espace extérieur à la création d’un parcours de jeux complet destiné à tous les groupes d’âge, des enfants et des jeunes aux personnes âgées, faisant de l’exposition une destination familiale de premier plan, a encore indiqué le directeur commercial de la Foire international de Sfax dans une déclaration faite à Diwan FM.

I. B.

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Le Maroc, 1er pôle industriel en Afrique  

Selon l’Indice d’industrialisation de l’Afrique 2025, publié par la Banque africaine de développement, le Maroc est désormais le premier pôle industriel du continent, suivi par l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.

Cette position s’est consolidée grâce à la croissance du secteur des exportations, à l’intégration des infrastructures logistiques et à la diversification progressive des capacités de production.

Le rapport de la BAD souligne que le Maroc figure parmi les rares économies africaines à avoir su conjuguer avec succès politique industrielle, logistique portuaire, intégration commerciale et attractivité internationale. Cette convergence permet au pays de s’imposer comme l’un des principaux pôles manufacturiers africains dans les secteurs de l’automobile, de l’aérospatiale, des phosphates transformés et dans de nombreux autres secteurs industriels liés aux marchés européens.

L’industrie automobile est le principal moteur de cette croissance industrielle, notamment grâce aux pôles de Tanger et de Kénitra.

Par ailleurs, le port de Tanger-Med permet au Maroc de connecter rapidement ses pôles industriels aux marchés européens, africains et méditerranéens, réduisant ainsi les délais de transport et renforçant l’attractivité des sites industriels marocains.

Le rapport met également en lumière la croissance continue de l’industrie aérospatiale marocaine, devenue l’un des secteurs les plus avancés du continent. Casablanca, Nouaceur et de nombreux pôles industriels spécialisés accueillent des activités liées au câblage, à l’assemblage de composants, à la maintenance et aux systèmes aérospatiaux de précision.

La BAD estime que cette trajectoire distingue le Maroc des autres économies africaines, qui restent fortement dépendantes des exportations de matières premières.

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Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde

Dans un article intitulé «Les demandes explosives du nouveau Parti populaire des Cafards secouent l’Inde», publié le 22 mai 2026, Eurasia Review raconte la naissance virale du Cockroach Janta Party (CJP), littéralement Parti populaire des cafards, un mouvement de jeunes chômeurs indiens qui, en cinq jours, a fédéré quinze millions de personnes sur Instagram après qu’un juge de la Cour suprême a comparé les diplômés sans emploi à des cafards.

Ce mouvement, qui défie l’establishment indien, revendique la fin des privilèges judiciaires, le vote sécurisé, des quotas féminins, des médias libres, et l’interdiction des défections politiques.

Ce qui aurait pu rester une tempête médiatique éphémère est devenu un révélateur : la «voix des paresseux et des chômeurs» est en réalité celle d’une génération qui a étudié, respecté les règles et vu le système les trahir. Avec plus de 70 % de ses membres âgés de 19 à 25 ans, le CJP est moins une blague qu’un verdict social.

Cette colère ne surgit pas du vide. Elle prolonge, en les incarnant, les trois dimensions d’une crise latente. La première était sociale et énergétique : la flambée du gaz de cuisson chassant les ouvriers pauvres des usines. La deuxième, agricole et climatique : El Niño et la pénurie d’engrais menaçant les récoltes et les prix alimentaires. La troisième, technologique et matérielle : l’automatisation par l’IA et la dépendance aux composants chinois fragilisant l’emploi qualifié et l’appareil productif.

Ces fractures se rejoignent dans le quotidien des 20‑24 ans, dont le taux de chômage a oscillé autour de 44‑45 % en 2025.

La croissance indienne, célébrée pour son PIB à 6,8 %, n’a pas créé d’emplois pour eux. L’éducation, censée être l’ascenseur social, ne protège plus : 6,5 % des diplômés du secondaire et du supérieur sont sans travail, et les femmes diplômées frôlent les 40‑44 % de chômage dans certains États. La corruption des examens (scandale NEET) ajoute l’insulte à la blessure : les places promises par le mérite sont volées avant même l’épreuve. Abhijeet Dipke, le fondateur du CJP installé à Boston, incarne la fuite des cerveaux que ces chiffres résument.

Ce mouvement relie cette révolte à l’état de la démocratie indienne : un pays classé 157e sur 180 pour la liberté de la presse, où les médias préfèrent commenter les projections de PIB que donner la parole aux familles qui vendent leurs terres pour payer des cours préparatoires. Le mouvement Cafard ne comble pas seulement un vide politique ; il rend audible ce qu’une partie de l’écosystème médiatique et institutionnel s’efforce d’étouffer.

L’émergence du CJP signale que la gestion à vue ne suffit plus : les crises se muent en une contestation structurée, portée par une génération qui a appris à survivre à tout — comme le cafard qu’on leur a jeté au visage. Les quinze millions d’abonnés Instagram ne sont peut-être pas une révolution. Mais ils sont la preuve que la société indienne, minée par les inégalités et le manque d’opportunités, a désormais trouvé un nom, un emblème et un volume qui ne peut plus être ignoré.

Si nous évoquons ici ce sujet c’est parce que la ressemblance entre la situation générale en Inde ressemble à plusieurs égards à celle qui prévaut en Tunisie, et notamment en ce qui concerne les horizons bouchés devant les jeunes qui n’ont qu’une seule idée en tête : partir le plus loin possible d’un pays où ils se sentent négligés et où même le rêve n’est plus permis.

I. B.      

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Appareil secret d’Ennahdha | Les plaidoyers fixés au 26 mai   

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a achevé, mardi 26 mai 2026, l’interrogatoire de l’ensemble des accusés dans l’affaire dite de l’appareil secret du mouvement Ennahdha, le parti islamiste qui avait été directement associé au pouvoir entre 2011 et 2021.

Parmi les personnes entendues figurent d’anciens responsables sécuritaires ainsi que le membre du mouvement Abdelaziz Daghsni. En revanche, le président du mouvement et ancien président de l’Assemblée Rached Ghannouchi et l’ancien cadre sécuritaire Fathi Beldi ont refusé de comparaître, rapporte Mosaïque FM.

Le tribunal a fixé au vendredi 29 mai la prochaine audience consacrée aux plaidoiries des avocats.

L’affaire concerne 35 accusés, dont 5 placés en détention provisoire et 7 autres détenus dans le cadre d’autres affaires, notamment l’ancien chef du gouvernement Ali Laârayedh et Fathi Beldi, son conseiller lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

Tout ce beau monde est poursuivi dans le cadre des investigations ouvertes après une plainte déposée par le comité de défense des dirigeants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement le 6 février et le 25 juillet 2012 par des éléments issus de la mouvance islamiste.

I. B.

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Une mosaïque tunisienne installée dans un musée japonais

Une impressionnante mosaïque représentant un olivier, l’une des œuvres phares du pavillon tunisien à l’Expo 2025 Osaka-Kansai, a été installée au Musée préfectoral d’art d’Oita, au Japon, en présence de l’ambassadeur de Tunisie à Tokyo, Ahmed Chafra.

Cette installation s’inscrit dans le cadre de la visite de travail de l’ambassadeur dans la préfecture japonaise et des célébrations du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon.

L’ambassade de Tunisie à Tokyo l’a annoncé dans un communiqué publié sur ses canaux officiels.

L’œuvre restera exposée au musée d’Oita jusqu’au 31 mai, avant d’être transférée définitivement à l’Université Ritsumeikan Asie-Pacifique.

Une superficie d’environ 40 mètres carrés

La mosaïque tunisienne couvre une superficie d’environ 40 mètres carrés et a été réalisée par des artisans de la ville côtière d’El Jem, qui abrite le plus grand amphithéâtre romain d’Afrique. Elle représente le patrimoine historique de la Tunisie et rend hommage à l’olivier, symbole universel de paix.

Sa réalisation a nécessité trois mois de travail continu et plus de 600 000 carreaux de pierre multicolores, sélectionnés et assemblés sous la direction de l’artiste tunisien Taïeb Zayoud, originaire de Djerba.

Un olivier vieux de 2500 ans

La mosaïque s’inspire de l’olivier d’Echraf, un arbre bicentenaire considéré comme l’un des symboles naturels et historiques les plus importants de Tunisie, dont les origines remontent à l’époque phénicienne.

Cet arbre, considéré comme le plus vieux du continent, se trouve dans le village du même nom, Echraf, situé dans le gouvernorat de Nabeul, dans la région d’El Haouaria, à l’extrémité nord du cap Bon. L’Institut tunisien de l’olivier estime son âge à environ 2 500 ans, dépassant ainsi officiellement celui de l’olivier d’Akkarit, dans le sud du pays, âgé d’environ 900 ans.

La Tunisie abrite l’une des collections de mosaïques romaines et byzantines les plus importantes, les plus vastes et les plus spectaculaires au monde. Cette extraordinaire prouesse artistique est due à l’incroyable richesse de la province d’Afrique proconsulaire (le grenier de Rome), où l’élite locale aimait décorer ses villas et ses bains publics de mosaïques d’un raffinement rare.

Aujourd’hui, le monde de la mosaïque tunisienne et la coopération archéologique connaissent une période de grande effervescence, alliant protection institutionnelle, grandes expositions internationales et synergies trans-méditerranéennes.

La production de mosaïques en Tunisie représente actuellement une combinaison unique de préservation du patrimoine archéologique et d’artisanat d’art, un secteur dynamique qui emploie des centaines de maîtres mosaïstes et de jeunes apprentis, et exporte des œuvres dans le monde entier.

La production contemporaine se divise principalement en deux axes : la reproduction commerciale et la réinterprétation artistique, et les grands projets de restauration scientifique.

La cérémonie de présentation de l’œuvre au Japon a réuni les autorités locales japonaises, des représentants du ministère japonais des Affaires étrangères, le consul honoraire de Tunisie à Osaka et le président de l’Association d’amitié Kyushu-Tunisie.

Dans son discours, l’ambassadeur Chafra a exprimé l’espoir que «cette initiative contribuera à renforcer les échanges culturels et humains entre la Tunisie et le Japon et à consolider les liens d’amitié entre les deux pays».

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Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats

Parmi les victimes de la guerre israélo-américaine contre l’Iran mais dont personne ne parle figurent les Pakistanais de confession chiite expulsés arbitrairement des Émirats arabes unis.

Imed Bahri

Plus de 7500 personnes de cette communauté qui ont été arrêtées, expulsées de force et même empêchées de ravitailler leurs économies, se retrouvent aujourd’hui dans la précarité extrême. Même leur pays n’émet aucune critique publique contre Abou Dhabi par crainte que la situation ne s’envenime davantage étant donné que 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats et envoient chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers leur pays. Les Pakistanais chiites expulsés sont aujourd’hui des boucs émissaires livrés à eux-mêmes ! 

Dans des villages de la région rurale de Chakwal, au Pakistan, plus de 100 musulmans chiites sont rentrés des Émirats sans emploi, sans biens et sans même accès aux économies qu’ils avaient accumulées pendant des années en travaillant à l’étranger.

Dans une enquête sur ce sujet, Reuters indique qu’ils font partie des milliers de musulmans chiites expulsés des Émirats vers le Pakistan pendant la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une situation qui a suscité l’inquiétude au sein de la communauté chiite pakistanaise et incité Human Rights Watch à ouvrir une enquête.

Reuters affirme avoir examiné les documents d’immigration, les captures d’écran de visas et les informations de vol de 103 Pakistanais se déclarant musulmans chiites expulsés et l’agence a interrogé 24 d’entre eux.

Tous les interviewés ont déclaré n’avoir pu récupérer ni leurs biens ni leurs économies avant d’être embarqués dans des avions pour le Pakistan avec des dizaines d’autres musulmans chiites expulsés.

Reuters a également consulté une base de données compilée par le Majlis-e-Wahdat-e-Muslimeen (MWM), un groupe politique chiite pakistanais, recensant les noms de 7 500 musulmans chiites pakistanais expulsés du pays depuis le 28 février, jour du lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.

Mohsin Abidi, porte-parole du groupe, a déclaré que le nombre réel est «probablement bien plus élevé».

Les expulsions des Chiites se sont accélérées

Des responsables chiites au Pakistan affirment que les expulsions se sont accélérées pendant le conflit, qui a exacerbé les tensions dans le Golfe, notamment après la riposte iranienne par des tirs de missiles et de drones vers les Émirats.

Reuters n’a pas été en mesure de déterminer les critères utilisés par les autorités émiraties pour sélectionner ces Pakistanais expulsés.

Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a refusé de commenter une série de questions transmises par Reuters concernant ces expulsions.

Le ministère pakistanais de l’Intérieur a déclaré dans un communiqué que les Émirats «n’ont expulsé personne pour des raisons sectaires», affirmant que toute expulsion était due à des «violations des lois des Émirats arabes unis». Pour sa part, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que «le nombre d’expulsions est stable cette année», sans fournir davantage de précisions, dans une évidente volonté e ménager la susceptibilité des Emiratis.

Cependant, un haut responsable du gouvernement pakistanais, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet, a déclaré qu’Islamabad «a examiné la situation après avoir accueilli des milliers de Pakistanais expulsés des Émirats arabes unis», soulignant que la plupart d’entre eux sont chiites. Et d’ajouter que le gouvernement pakistanais n’a pas abordé publiquement la question «pour des raisons diplomatiques», sans donner plus de détails.

Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch, a déclaré que «les informations faisant état d’expulsions de résidents pakistanais chiites par les Émirats arabes unis sont profondément préoccupantes», ajoutant que son organisation «enquête sur ces graves allégations».

Selon l’Association des Pakistanais de l’étranger, environ 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats, envoyant chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers le Pakistan. C’est ce qui explique probablement la réaction craintive des autorités pakistanaises. 

Il est à indiquer que le pays a également joué un rôle de médiateur dans les efforts de désescalade des tensions avec l’Iran.

Après l’Iran, le Pakistan possède la plus grande population chiite au monde, avec environ 40 millions de personnes, soit près de 17% de la population totale. Asif Ali Zardari, président de la République islamique du Pakistan et veuf de l’ancienne Première ministre Benazir Bhutto, est chiite. Les Émirats et les autres États du Golfe sont quant à eux gouvernés par des régimes sunnites.

Sur les réseaux sociaux, des commentaires moqueurs et cyniques d’Emiratis se réjouissent de ces expulsions. L’un d’eux a écrit : «Que l’Iran chiite les fasse travailler  !»

«Je suis revenu à la case départ»

    «La répression contre les chiites aux Émirats arabes unis n’est pas nouvelle», a déclaré Falah Sayed, responsable des droits humains au sein de l’organisation Mena Rights Group, basée à Genève.

    Il a ajouté que l’organisation «documente depuis des années des cas d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées visant des étrangers d’origine chiite mais que des rapports récents indiquent une intensification de cette campagne».

    Ali Ahmed Naqvi et son épouse, Qurratul Ain, tous deux chiites, se sont installés à Dubaï en 2024 pour travailler dans le secteur technologique.

    Naqvi a déclaré que sa femme avait été expulsée le 18 avril après avoir été interpellée alors qu’elle tentait de modifier son visa de travail auprès des services d’immigration suite à un changement d’emploi.

    Naqvi a ajouté avoir lui aussi été interpellé alors qu’il s’apprêtait à embarquer à bord d’un avion pour rentrer au Pakistan. Il a ensuite été conduit dans un centre de détention des Émirats où il a rencontré d’autres chiites menacés d’expulsion. Il a précisé avoir été placé dans un avion avec 93 autres détenus, tous chiites. «Personne ne nous a expliqué les raisons de notre expulsion», a-t-il ajouté. 

    À Kurram, région majoritairement chiite du nord-ouest du Pakistan, ravagée par des décennies de violences sectaires, le responsable communautaire Musarrat Hussain Bangash a indiqué que 1 500 personnes de la région avaient été renvoyées des Émirats depuis le début du conflit, la plupart étant chefs de familles nombreuses.

    Parmi les personnes expulsés, Laiq Hussain, qui avait travaillé à Dubaï pendant 20 ans, période durant laquelle il avait acheté un petit camion et créé sa propre entreprise. «En une seule journée, ou plutôt en quelques minutes, tout était fini !», a-t-il déclaré.

    À Chakwal, dans la province du Pendjab, un ancien cadre du métro de Dubaï, âgé de 38 ans, qui affirme avoir été expulsé après 16 ans passés aux Émirats, était assis avec plusieurs de ses voisins. L’un d’eux, qui avait travaillé dans le bâtiment, a raconté que des fonctionnaires émiratis l’avaient interrogé sur son salaire et ses transferts d’argent. «Ils m’ont ensuite demandé si je finançais l’Iran», a-t-il ajouté. 

    Cet homme de 41 ans a souhaité rester anonyme car il espère trouver du travail dans un autre pays du Golfe. L’ancien cadre du métro a expliqué que la police lui avait confisqué ses téléphones, l’avait menotté et, après l’avoir détenu pendant neuf jours, l’avait embarqué dans un bus sombre et bondé en direction de l’aéroport. Il a conclu : «Je me suis retrouvé au point de départ en un clin d’œil».

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    Deux tortues relâchées en mer à Monastir

    Deux tortues marines d’espèces différentes, une caouanne et une verte, ont été relâchées en mer au large de Monastir. Ce geste symbolique souligne la nécessité de préserver les espèces marines menacées et de promouvoir la biodiversité marine locale.

    Cette initiative a eu lieu lors d’une visite du ministre de l’Environnement, Habib Abid, à la réserve protégée de l’île de Kuriat, au large de Monastir, samedi 23 mai 2026. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour renforcer la gestion participative des réserves marines et mettre en lumière leur rôle dans le maintien de l’équilibre écologique, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité.

    Kuriat est l’une des plus importantes réserves marines de Tunisie, avec La Galite, Zembra, Zembretta et Kneiss, grâce à sa riche biodiversité marine.

    Cette réserve protégée est considérée comme le seul site de nidification des tortues marines du pays. Elle abrite environ 110 espèces d’oiseaux marins et préserve les herbiers marins naturels qui contribuent à protéger les plages de l’érosion marine.

    La Tunisie compte 44 parcs nationaux et réserves naturelles, 41 zones humides et 46 zones importantes pour la conservation des oiseaux.

    Le ministère de l’Environnement s’emploie à consolider ces acquis par la création de nouvelles aires protégées et l’élaboration d’une loi visant à préserver les ressources naturelles.

    Le programme de sensibilisation a suscité l’intérêt de tous les groupes d’âge, notamment grâce au lancement du personnage de Léo, ambassadeur de l’environnement. Ce héros guide les enfants dans un parcours éducatif les incitant à adopter des comportements responsables pour protéger la Méditerranée de la pollution plastique. Cette initiative a été menée conjointement par le ministère de l’Environnement et l’association Notre Grand Bleu, dans le cadre du projet BeMed+, mis en œuvre en partenariat avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour lutter contre la pollution plastique.

    I. B.

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    L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal

    La guerre pourrait se terminer avec un Iran plus confiant, plus radical et disposant de nouvelles ressources pour reconstruire son programme nucléaire

    Gideon Rachman *

    «La pire chose que vous puissiez faire dans une négociation est d’avoir l’air désespéré de la conclure. Ça donne à l’autre l’impression de sentir le sang, et alors vous êtes mort. La meilleure chose à faire est de négocier en position de force, et la capacité de pression est la plus grande force que vous puissiez avoir.»

    Tel était le principe énoncé par Donald Trump (ou son prête-plume) dans «The Art of the Deal», publié en 1987 [en français Le plaisir des affaires, puis Trump par Trump].

    Trump aurait peut-être dû relire son propre livre avant de poster le 5 avril : «Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon vous vivrez en enfer.» Aux yeux d’un observateur non averti, cette exigence semblait un tantinet désespérée – d’autant que Trump n’a pas donné suite à ses menaces de déchaîner une violence infernale contre l’Iran.

    L’Iran dans une position plus forte qu’avant la guerre.

    La triste réalité est que, dans les pourparlers pour mettre fin à la guerre, c’est Téhéran qui a eu la haute main. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a exercé une pression intense sur l’économie mondiale. Alors que les prix de l’essence augmentaient aux USA, la cote de popularité de Trump dans les sondages s’effondrait. Le résultat est qu’au moment où j’écris ces lignes, les USA semblent prêts à accepter un accord qui – à long terme – menace de laisser l’Iran dans une position plus forte qu’avant le début de cette guerre.

    L’essence de l’accord qui se dessine est que l’Iran accepte d’ouvrir le détroit sans percevoir de péage. En échange, il bénéficie d’un allègement progressif des sanctions – y compris le dégel de milliards de dollars d’avoirs. L’Iran fera des promesses de restreindre son programme nucléaire. Mais les détails feront l’objet de négociations futures – cette question reste donc essentiellement non résolue.

    Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas pressé et n’accepterait jamais un mauvais accord. Mais la réaction des Républicains faucons à l’accord émergent était révélatrice.

    Le sénateur Ted Cruz a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une «erreur désastreuse» car elle laisserait l’Iran «capable d’enrichir de l’uranium et de développer des armes nucléaires, et d’avoir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz».

    Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat, a averti que l’accord émergent «ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit».

    Le gouvernement israélien, qui a joué un rôle crucial en persuadant Trump d’entrer en guerre en premier lieu, sera poli en public à propos de tout accord – non seulement parce que Benjamin Netanyahou doit bientôt affronter les électeurs. Mais la réalité est que le leader israélien a présenté la guerre comme une opportunité unique de provoquer un changement de régime en Iran.

    Le régime iranien toujours en place – plus confiant, plus radical

    Il voit maintenant le conflit se terminer alors que le régime iranien est toujours en place – plus confiant, plus radical et avec de nouvelles ressources financières pour reconstruire son programme nucléaire et son réseau de mandataires dans tout le Moyen-Orient.

    Eli Groner, ancien directeur général du cabinet de Netanyahou, affirme que le fait que l’Iran puisse désormais fermer le détroit d’Ormuz à tout moment à l’avenir «est une victoire bien plus profonde et plus stratégique que n’importe quelle réussite militaire marquant des points». Son résumé tenait en un mot : «Désastre.»

    Tout en atténuant potentiellement la situation financière et économique désastreuse de la république islamique, l’accord est susceptible de faire pencher l’équilibre régional des forces en faveur de l’Iran. Comme l’a observé Dan Shapiro, ancien ambassadeur usaméricain en Israël, sur X : «L’Iran a acquis une capacité de pression significative pour l’avenir en démontrant qu’il peut contrôler le détroit, en attaquant ses voisins et les bases américaines dans la région et en causant des dégâts importants, et en encaissant les coups les plus durs des USA et d’Israël et en survivant. »

    Shapiro estime néanmoins que Trump est dans une telle impasse qu’accepter un mauvais accord qui ouvre le détroit serait une meilleure option que de continuer la guerre.

    Compte tenu des risques croissants d’une crise énergétique et d’une récession mondiales, ce calcul est compréhensible. Les Etats-Unis ont également des souvenirs récents de guerres – y compris le Vietnam et l’Afghanistan – qui ont duré beaucoup trop longtemps, alors que les Etats-Unis luttaient en vain pour améliorer une position perdante.

    Si et quand Trump acceptera un mauvais accord, ce sera parce qu’il n’a pas d’alternative viable. La proposition du sénateur Wicker était «de permettre aux forces armées qualifiées de l’Amérique de finir de détruire les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, puis de rouvrir le détroit». Mais une tentative de sécuriser le détroit par des moyens militaires aurait probablement nécessité le déploiement de troupes au sol et l’acceptation de lourdes pertes états-uniennes. Même alors, les Iraniens auraient pu menacer le transport maritime avec des drones ou des missiles.

    Les menaces occasionnelles de Trump de déchaîner «l’Enfer» sur le régime iranien manquaient de crédibilité – en raison de son évidente réticence à s’engager dans une guerre terrestre et du danger de représailles iraniennes contre les États du Golfe et leurs infrastructures énergétiques.

    Dans le jargon des analystes militaires, la vulnérabilité du Golfe a donné à l’Iran une «dominance de l’escalade». Le président américain – qui se compare obsessionnellement à l’ancien président Barack Obama – aimait railler l’accord nucléaire que l’administration Obama a conclu avec l’Iran en 2015. Trump l’a qualifié de «l’une des pires et des plus unilatérales transactions que les USA aient jamais conclues» et a affirmé : «Jamais, jamais, jamais de ma vie je n’ai vu une transaction aussi incompétente que notre accord avec l’Iran.» Mais Trump lui-même négocie désormais un accord qui ressemble, à bien des égards, à pire que celui négocié par Obama – en partie à cause du savoir latent que l’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz, quand bon lui semble. Sacré exploit de la part du maître de l’art du deal.

    Source : Financial Times.

    * Chroniqueur principal des affaires étrangères au Financial Times.

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    Le partenariat tuniso-suisse moteur d’innovation et d’emploi

    L’Ambassadeur Josef Renggli a eu le plaisir de visiter LA PRATIQUE ÉLECTRONIQUE, entreprise tunisienne à Beni Khiar spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques et partenaire industriel de la société CLA-VAL, acteur de référence mondial dans la régulation des réseaux d’eau

    Lors de cette rencontre, Monsieur Van Buel, directeur général de CLA-VAL et Walid Ben Amor, CEO de La PRATIQUE ÉLECTRONIQUE, ont présenté un partenariat exemplaire : boîtiers plastiques, tuyauterie et cartes électroniques fabriqués en Tunisie, ainsi qu’un bureau d’études dédié à la R&D sur place.

    Une collaboration tuniso-suisse qui illustre concrètement le potentiel industriel tunisien et sa capacité à s’intégrer dans des chaînes de valeur internationales exigeantes — au service de l’emploi et de l’innovation locale.

    Communiqué

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    Grâce présidentielle pour le député Ahmed Saïdani

    Le député Ahmed Saïdani, qui purgeait une peine de huit mois, dont plus de trois mois déjà effectués, pour des publications sur Facebook critiques à l’égard de Kaïs Saïed, a été libéré dans le cadre d’une grâce accordée par le président de la république à plusieurs détenus.

    C’est ce qu’a déclaré son avocat, Me Yahya Sghiri, à Mosaique FM, le mardi 26 mai 2026, sachant que le président Saïed a accordé une grâce présidentielle à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, entraînant la libération de 1 187 prisonniers. Il a également ordonné la libération conditionnelle de 187 autres détenus.

    Me Sghiri n’a pas précisé si cette grâce présidentielle a été accordée à son client suite à une demande déposée par ce dernier.

    Ahmed Saïdani avait été un fervent partisan de Saïed avant de devenir l’un de ses plus virulents critiques dans des vidéos qu’il diffusait sur les réseaux sociaux. Ce qui lui valut d’être accusé et condamné pour «atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunication».

    I. B.   

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    La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?

    Le football est un sport populaire et la Coupe du monde est la grande messe de ce 0sport de masse cependant la cherté des billets des matchs du tournoi qui auront lieu aux États-Unis est aux antipodes de cet esprit. Les tarifs exorbitants, y compris pour les Américains, inquiètent sérieusement les observateurs qui craignent que cela ait un impact négatif sur l’attrait de la Coupe du Monde. Nous sommes bien loin des billets à 25 dollars du précédent Mondial organisé aux États-Unis en 1994. Heureusement qu’au Mexique, pays co-organisateur, la situation est bien meilleure !

    Imed Bahri

    Adam Minter, éditorialiste spécialiste du business du sport, écrit dans Bloomberg qu’à l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, la Fifa vend des places tout en haut des tribunes pour les matchs de l’équipe nationale américaine à près de 2 000 dollars (prix initial). Pour les supporters les plus fortunés, un forfait hospitalité pour deux coûte plus cher qu’une voiture de luxe.

    Les supporters s’interrogent sur la façon dont les choses en sont arrivées là. La situation actuelle est bien loin de l’époque où la Coupe du Monde reposait sur un accord tacite : les pays prenaient en charge les coûts en échange d’infrastructures améliorées et d’une image internationale renforcée.

    Dans les pays où le football était encore en développement, il existait également un potentiel de progrès réel pour la formation des jeunes et le football professionnel. Et si le divertissement télévisé ne suffisait pas, les supporters pouvaient toujours se permettre d’assister aux matchs.

    Telle était la logique de la Coupe du Monde de 1994, la dernière organisée aux États-Unis. À cette époque, le football était marginal dans le paysage sportif américain et le tournoi offrait l’opportunité de changer la donne.

    Le public américain exclu 

    L’Amérique n’a pas besoin de ce genre d’aide en 2026. Elle dispose des infrastructures, du secteur touristique et des ligues de football qui attirent les stars internationales. Dès lors, si les supporters n’ont pas les moyens de s’offrir un billet pour la Coupe du Monde, il est légitime de se demander : qu’est-ce que le public américain gagnera réellement à accueillir le tournoi ?

    Historiquement, la réponse a été claire pour de nombreux pays. Le Brésil a accueilli la Coupe du monde de 1950, notamment pour se défaire de son image de régime autoritaire et se présenter comme une nation moderne.

    La Coupe du monde de 1966 en Angleterre, organisée à une époque où la puissance du pays déclinait, visait à renforcer son rayonnement international.

    D’autres pays ont profité du tournoi pour mettre en valeur leurs avancées technologiques. Par exemple, le Mexique, pionnier de la télévision couleur, est devenu le premier pays hôte, en 1970, à diffuser le tournoi dans le monde entier avec les couleurs éclatantes que les supporters voyaient dans les stades.

    Parallèlement, les stades construits pour la Coupe du monde de 1970 et les Jeux olympiques de 1968 ont contribué à l’essor du football professionnel national et ont en partie préparé le terrain pour que le Mexique puisse accueillir à nouveau le tournoi en 1986. Cette Coupe du monde, organisée quelques mois seulement après le séisme dévastateur de Mexico, a également démontré la résilience du pays.

    Tout aussi important, le tournoi a renforcé l’idée que les matchs devaient rester accessibles à la population locale et non pas seulement aux plus aisés.

    Jusqu’à une période relativement récente, assister aux matchs de la Coupe du Monde restait financièrement possible pour de nombreux supporters. Lors de la Coupe du Monde de 1986, les billets les moins chers coûtaient environ l’équivalent d’une journée de salaire pour un ouvrier mexicain. Bien que cela représente toujours une dépense importante, elle restait abordable.

    Plus important encore, ces billets ont transmis un message essentiel aux Mexicains qui ont supporté les coûts et les désagréments liés à l’organisation du tournoi, notamment après la catastrophe naturelle : ce tournoi est aussi le vôtre.

    Aujourd’hui, les choses sont complètement différentes pour le public américain en 2026 qui se trouve exclu de l’évènement.

    De plus, comme pour chaque Coupe du Monde, les citoyens ordinaires devront supporter le poids des foules, des mesures de sécurité et autres perturbations durant toute la période de l’événement. 

    Le gouvernement fédéral dépense 625 millions de dollars pour la sécurité, tandis que chacune des 11 villes hôtes débourse jusqu’à 200 millions de dollars, selon Politico.

    L’auteur estime que les avantages ne sont pas aussi évidents et que les États-Unis semblent être les grands perdants dans cette histoire.

    80% des hôteliers s’inquiètent

    L’Amérique tirera-t-elle réellement profit de la Coupe du Monde 2026 ?

    Il suffit de se rappeler la dernière fois que les États-Unis ont accueilli la Coupe du Monde, en 1994. À l’époque, les avantages en termes d’accessibilité financière étaient concrets.

    En contrepartie de l’organisation de l’événement, la Fédération américaine de football (USSF) s’était engagée à créer la Ligue nationale de football américain (NFL). Contrairement à la situation actuelle, les supporters pouvaient se permettre d’assister aux matchs avec des billets à partir de 25 dollars.

    Trois décennies plus tard, la ligue compte 27 équipes à travers les États-Unis, des stades dédiés au football et occupe une place de choix dans la culture sportive américaine.

    Même les gains à court terme habituellement associés aux grands événements ne sont pas au rendez-vous cette fois-ci. Selon l’American Hotel & Lodging Association, jusqu’à 80% des hôteliers s’inquiètent du nombre de réservations, inférieur aux prévisions.

    De ce fait, une part importante du grand public a le sentiment de ne pas bénéficier des décisions prises par les autorités nationales et locales d’organiser et de soutenir le tournoi. Jusqu’à présent, cela ne semble pas préoccuper la Fifa qui s’est montrée peu encline à rendre le tournoi financièrement accessible au public.

    Si la déception et la frustration des supporters ne parviennent pas à inciter l’instance dirigeante du football à agir, un facteur plus sensible pourrait bien le faire : la difficulté d’accès aux matchs menace de priver le tournoi, et même sa retransmission télévisée mondiale, de l’expérience collective et nationale qui confère aux grands événements comme la Coupe du Monde leur caractère unique et justifie les investissements colossaux qu’ils représentent.

    Pour le Mexique, le tournoi est une fête nationale

    La bonne nouvelle, c’est que l’ancien accord tacite n’a pas disparu partout. Au Mexique, co-organisateur de la Coupe du Monde 2026, le tournoi est encore perçu comme une fête nationale plutôt que comme un simple divertissement exclusif.

    Parmi ses nombreux avantages, le tournoi justifie la construction d’un stade emblématique, offre l’opportunité de moderniser les espaces publics à travers le pays qui serviront aux festivités et contribue à renforcer l’image du Mexique à l’étranger.

    Ces retombées positives pour la collectivité devraient compenser en partie la déception que pourraient ressentir les Mexicains face au nombre limité de billets abordables, dont le prix de départ est d’environ 60 dollars, soit environ 1 038 pesos mexicains.

    Toutefois, à un moment donné, la question ne se limitera plus aux bénéfices que la population locale retirera de la Coupe du Monde. Il s’agira de savoir si un tournoi fondé sur le concept de participation mondiale peut résister à une baisse de son attrait car c’est précisément cet attrait qui lui confère sa valeur et sa signification à l’échelle mondiale.

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    Nouveau tournant dans la guerre russo-ukrainienne

    L’Ukraine a subi, dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 mai 2026, une attaque dévastatrice de la part de la Russie. La capitale a essuyé des tirs de centaines de drones et de dizaines de missiles. Selon divers rapports, la Russie aurait utilisé le nouveau et redoutable missile hypersonique Oreshnik lors de cette attaque. 

    Habib Glenza, à Lödz.

    Le principal danger du missile hypersonique Oreshnik, capable de transporter plusieurs ogives, réside dans le fait que sa vitesse et sa trajectoire le rendent pratiquement impossible à arrêter pour les systèmes de défense aérienne ukrainiens. 

    C’est la troisième fois que la Russie utilise ce type de missile contre l’Ukraine, selon des médias polonais.

    Indignation européenne à géométrie variable

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié l’utilisation du missile hypersonique d’«escalade irresponsable». Le président français Emmanuel Macron a également condamné l’emploi de cette arme. 

    Ces deux va-en-guerre ne voient que ce que fait Poutine en Ukraine, mais se gardent de dénoncer ou même de commenter lorsque Netanyahou rase Gaza ou lorsque les Américains mènent une opération surprise contre trois sites nucléaires iraniens, larguant 14 bombes GBU-57,en plus des missiles, avions et drones…

    Selon Volodymyr Zelensky, qui a communiqué cette information via Telegram, l’attaque russe de dimanche a fait au moins quatre morts et plus de 100 blessés. Là aussi le bilan des morts et des blessés, côté ukrainien, est incomparable au nombre de morts et de blessés à Gaza ou en Iran.

    Outre l’utilisation du nouveau missile hypersonique, la Russie a attaqué l’Ukraine avec 600 drones et 90 missiles. La capitale ukrainienne est régulièrement prise pour cible par Poutine. C’est l’un des endroits qui a le plus souffert de la guerre depuis le début du conflit en 2022. Et cette fois-ci, le choix d’utiliser ce type de missile hypersonique pour attaquer la capitale ukrainienne est largement perçu comme une menace nucléaire lancée par Poutine.

    Même si, dans ce cas, le missile hypersonique Oreshnik transportait des bombes conventionnelles, il est aussi conçu pour emporter une ogive nucléaire et peut avoir alors une capacité de destruction dévastatrice. Ce troisième lancement apparaît clairement comme un avertissement.

    Un conflit transformé en guerre d’usure

    Le conflit en Ukraine est depuis un certain temps une guerre d’usure, dans laquelle les deux camps maintiennent une tension constante.

    Les analystes s’accordent à dire qu’une victoire militaire est impossible pour les Ukrainiens en dépit du fait que les Russes ne progressent pas sur le terrain, et Poutine a récemment évoqué, pour la première fois, la possibilité d’un accord de paix imminent.

    Zelensky a certes des problèmes internes, mais les analyses de la presse internationale indiquent qu’une guerre très longue et très coûteuse n’arrange pas les affaires des Russes.

    De son côté, l’Ukraine, malgré ses faiblesses, parvient à se maintenir et conserve le soutien indéfectible de l’Union européenne, le grand perdant dans cette affaire.

    En face, la Russie souffre, mais pas suffisamment pour que sa population ait le sentiment que le pays s’effondre. Il ne semble donc pas que la guerre soit sur le point de prendre un tournant radical pour le moment. Mais son coût en vies humaines commence à devenir insupportable. La paix devrait être une aspiration urgente tant pour l’Ukraine que pour la Russie.

    Cela nous ramène à la sagesse du président chinois Xi Jinping qui a lancé à son homologue américain, Donald Trump, lors de sa récente visite à Pékin : «Ensemble nous gagnerons !»

    Cette propension chinoise à la paix s’explique par l’histoire même de la Chine : en 5000 ans d’existence, les Chinois se sont montrés d’excellents commerçants mais ils n’ont jamais été de bons guerriers.   

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    Tunis | Réouverture du zoo du Belvédère ce 30 mai

    Après une fermeture temporaire pour des travaux de rénovation, le parc zoologique du Belvédère à Tunis s’apprête à rouvrir ses portes au public.

    La Municipalité de Tunis a annoncé, dans un communiqué, la réouverture tant attendue du jardin zoologique du Belvédère. Les visiteurs pourront de nouveau fouler les allées du parc dès ce samedi 30 mai 2026, à partir de 11h00.

    Cette réouverture intervient à la suite de l’achèvement complet des travaux de maintenance et de réaménagement du parc, menés afin d’offrir un espace plus accueillant, sécurisé et respectueux du bien-être des animaux ainsi que du confort des visiteurs.

    Y. N.

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    Sonia Dahmani à nouveau condamnée à deux ans de prison

    Une peine de deux ans de prison a été prononcée par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à l’encontre de l’avocate et chroniqueuse politique Sonia Dahmani, rapporte Mosaïque.

    Cette condamnation a été prononcée dans le cadre d’une affaire intentée contre Me Dahmani par la Direction générale des prisons et de la rééducation, relevant du ministère de la Justice, à la suite de déclarations médiatiques qu’elle avait tenues sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires en Tunisie.

    Sonia Dahmani, 61 ans, avait été arrêtée le 11 mai 2024 alors qu’elle était en direct avec la chaîne France 24 depuis le siège de l’Ordre national des avocats à Tunis où elle s’était réfugiée avec des collègues.

    Poursuivie dans pas moins de cinq affaires, toutes pour des déclarations médiatiques (sur la politique et le discours du président Kaïs Saïed, le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie ou encore les conditions carcérales dans le pays), elle a été libérée, le 27 novembre 2025, sous le régime de la liberté conditionnelle.

    Ses avocats et ses proches parlent d’«acharnement judiciaire».

    I. B.

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    Tunisie | Réouverture du service d’ophtalmologie de l’hôpital Rabta

    Le service d’ophtalmologie de l’hôpital Rabta, à Tunis, a repris ses activités après plusieurs années d’interruption, a annoncé le ministère de la Santé, le samedi 23 mai 2026, précisant qu’un budget de cinq millions de dinars avait été alloué à la rénovation et à l’équipement du service.

    Le service a été doté d’un microscope opératoire et d’équipements spécialisés pour la chirurgie ophtalmique, l’anesthésie et la réanimation, ainsi que de lits électriques pour la surveillance et les soins des patients.

    Lors de la réouverture, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a souligné que «cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement du système de santé publique et de l’amélioration des soins spécialisés». Il a également salué les efforts du personnel médical, paramédical et administratif de l’hôpital, les encourageant à préserver les acquis et à optimiser l’utilisation du nouvel équipement afin d’assurer une meilleure prise en charge des patients.

    I. B.

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