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TAA fête ses 10 ans et les 60 ans de l’industrie automobile tunisienne

Dans une ambiance électrifiée et un décor hollywoodien, la Tunisian Automotive Association (TAA) a célébré, mercredi 3 juin 2026, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis, un double anniversaire marquant : les dix ans de l’association et les soixante ans de l’industrie automobile tunisienne.

Lotfi Sahli

Placée sous le thème «60 ans d’héritage – 10 ans d’accélération», cette célébration a réuni les principaux acteurs de l’écosystème automobile national et international autour d’un hommage aux femmes et aux hommes qui ont contribué à faire de cette industrie un pilier stratégique de l’économie tunisienne et un secteur résolument tourné vers les enjeux de la mobilité de demain.

Lors de la cérémonie officielle animée par Wassim Belarbi, la présidente de la TAA, Myriam Elloumi, est revenue, dans son allocution, sur le chemin parcouru par l’association et les ambitions futures de la filière.

De l’héritage à l’accélération

    Le premier temps fort, «L’Héritage», a été marqué par la projection d’un film retraçant les grandes étapes du développement de l’industrie automobile tunisienne au cours des six dernières décennies. Entre cet acte et le suivant, la cantatrice Rawaa Ben Ammar a créé une atmosphère empreinte d’émotion en interprétant ‘‘Meguiesse’’ de Zied Gharsa, offrant au public une parenthèse artistique saluée par l’assistance.

    La cérémonie s’est poursuivie avec la séquence «Accélération», consacrée aux dix années d’existence de la TAA. Après la diffusion d’un film mettant en lumière les réalisations de l’association, le président d’honneur Nabhen Bouchaala a livré un témoignage sur les étapes clés de son développement. Un échange avec la vice-présidente Lamia Fourati a permis de revenir sur les principaux accomplissements de la TAA ainsi que sur ses projets à venir.

    Le volet «Partenaires & Distinctions» a ensuite mis à l’honneur les partenaires institutionnels et internationaux ayant accompagné la TAA dans son évolution. Plusieurs trophées de reconnaissance ont été remis à cette occasion. Ce fut un moment solennel, rendant hommage à ceux qui ont contribué à l’essor de l’industrie automobile tunisienne au cours de la dernière décennie.

    A gauche : Fatma Kolsi.

    Au moment de la remise des trophées, les personnalités distinguées se sont relayées à la tribune pour adresser quelques mots à l’assistance et témoigner de la qualité des partenariats noués avec la TAA. Parmi elles figuraient Fathi Sahlaoui, représentant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Jalel Tabib, directeur général de la Fipa, M. Felix Sarrazin, chef de projet à la GIZ, ainsi que Hildegard Müller, présidente de la VDA (Association allemande de l’industrie automobile), qui est intervenue à travers un message vidéo enregistré spécialement pour l’événement.

    Les participants ont également pu écouter les interventions de Marius Ochel, Head of Cluster International Association Partnerships Africa & India, M. Charles Aromica, directeur général de la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules), et Markus Thill, vice-président de l’AAAM (African Association of Automotive Manufacturers). Tous ont salué les avancées réalisées par la filière tunisienne, son intégration croissante dans les chaînes de valeur internationales ainsi que le rôle fédérateur joué par la TAA dans le développement de l’écosystème automobile national.

    Cette séquence de reconnaissance a été ponctuée par un intermède artistique de la cantatrice Rawaa Ben Ammar, qui a su captiver l’auditoire grâce à une prestation alliant patrimoine musical tunisien et sonorités contemporaines, contribuant à donner à la célébration une dimension à la fois institutionnelle et culturelle.

    La dernière partie de la soirée, baptisée «Le Futur», a été consacrée aux perspectives de développement du secteur. Un film prospectif a présenté les grandes transformations attendues dans les domaines de la mobilité, de l’innovation et de l’industrie automobile. Dans son discours de clôture, Mme Elloumi a souligné l’importance de poursuivre les efforts de compétitivité, d’innovation et d’intégration technologique afin de consolider la position de la Tunisie sur les chaînes de valeur mondiales.

    La cérémonie s’est achevée par un cocktail dînatoire réunissant industriels, équipementiers, investisseurs, représentants d’institutions publiques et partenaires nationaux et internationaux. Ce moment de networking a favorisé les échanges entre les figures clés du secteur et permis de célébrer, dans une ambiance conviviale, un jalon important de l’histoire de l’industrie automobile tunisienne.

    Une industrie en pleine transformation

    En marge du cocktail dînatoire, plusieurs invités m’ont confié leurs impressions sur cette célébration historique et partagé leur vision des perspectives de l’industrie automobile tunisienne.

    M. Tabib a souligné que «l’industrie automobile est aujourd’hui une véritable fierté pour la Tunisie», rappelant que les pouvoirs publics déploient d’importants efforts pour soutenir la croissance de ce secteur stratégique et renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

    De son côté, Khelil Chaïbi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), a insisté sur l’importance du cluster automobile tunisien, qu’il considère comme l’un des principaux moteurs de transformation de l’industrie nationale. Selon lui, cette dynamique constitue une opportunité majeure pour renforcer la compétitivité du tissu industriel tunisien et accélérer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

    Pour M. Bouchaala, l’industrie automobile demeure l’un des leviers de croissance les plus prometteurs pour l’économie tunisienne. Tout en affichant son optimisme quant à l’avenir du secteur, il a regretté certaines périodes de ralentissement qui ont empêché l’industrie automobile tunisienne de réaliser pleinement son potentiel de développement au cours des dernières années.

    De gauche à droite: Nabhen Bouchaala, Khelil Chaïbi et Jalel Tabib.

    Quant à Fatma Kolsi, directrice générale de la TAA, elle a estimé que l’événement représente «la consécration de l’industrie automobile tunisienne», ajoutant qu’il constitue l’aboutissement d’une vision stratégique claire menée depuis plusieurs décennies. «Cette réussite offre aujourd’hui au secteur une projection audacieuse vers l’avenir et les conditions nécessaires à un essor durable», a-t-elle déclaré.

    À travers ces témoignages, un message commun s’est dégagé : l’industrie automobile tunisienne, forte de ses soixante années d’expérience et portée par une décennie d’action structurante de la TAA, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa montée en puissance et relever les défis de la mobilité, de l’innovation et de la transition industrielle des prochaines années.

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    Tunisie | L’avocat Khaled Krichi arrêté

    Khaled Krichi avocat et ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a été arrêté, ce mercredi 3 juin 2026, en exécution d’un mandat de dépôt émis à son encontre.

    Selon les premières informations, le mandat de dépôt a été émis à l’encontre de Khaled Krichi par la Chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

    Il est poursuivi dans une affaire de corruption et de falsification liée à ses activités au sein de l’Instance Vérité et Dignité et d’avoir reçu des avantages en lien avec ses fonctions au sein de la même Instance.

    Y. N.

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    L’AMT s’inquiète de la dégradation du système judiciaire en Tunisie

    Le Bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a réitéré sa condamnation de ce qu’il qualifie de harcèlement persistant, par le pouvoir exécutif, des juges révoqués, par le biais de poursuites judiciaires engagées contre eux malgré la suspension des ordonnances de révocation prononcées par le Tribunal administratif.

    Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire du décret de révocation de 57 juges, l’AMT a confirmé que le nombre de plaintes déposées contre les juges révoqués après les décisions favorables du Tribunal administratif dépasse désormais 109.

    L’Association a affirmé que ces poursuites sont dépourvues de fondement factuel et juridique suffisant et visent à épuiser et harceler les personnes concernées.

    L’AMT dont le président, Anas Hmadi, fait face lui-même à des poursuites judiciaires, a également critiqué ce qu’elle considère comme des tentatives d’entrave à la réinsertion professionnelle des magistrats révoqués, notamment par des contestations des décisions du Barreau national concernant l’inscription de plusieurs d’entre eux au tableau de l’Ordre des avocats. Le communiqué indique, à ce propos, que le ministère de la Justice a contesté certaines de ces décisions d’inscription et souligne également l’absence de date de prestation de serment pour certains magistrats dont l’inscription avait été acceptée.

    Le bureau exécutif de l’AMT a affirmé que la question des magistrats révoqués resterait une priorité pour l’association jusqu’à ce que leurs droits soient rétablis et qu’ils puissent reprendre leurs fonctions, considérant ces révocations comme une plaie encore vive au sein du système judiciaire.

    En revanche, l’association a remercié le Barreau national pour son soutien à plusieurs magistrats révoqués, dont l’inscription au tableau de l’Ordre des avocats a été jugée conforme à la loi.

    Elle a également fait part de son soutien aux actions des avocats concernant la situation de l’institution judiciaire, exprimant son inquiétude face à la dégradation du système judiciaire et au vide institutionnel persistant dû à l’absence du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi qu’à l’impact qui en résulte sur le fonctionnement des tribunaux et le parcours professionnel des magistrats.

    I. B.

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    La Tunisie submergée par les flux des migrants subsahariens  

    Alors que la présence massive dans plusieurs régions côtières en Tunisie **, y compris dans la capitale et ses environs, commence à susciter plus que des inquiétudes sur la sécurité et l’avenir d’un pays en crise, chaque migrant illégal rapatrié dans un pays africain subsaharien ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie, mais pas du genre qui servirait l’image ou l’intérêt de notre pays.

    Elyes Kasri *

    Il y a quelques décennies, la Tunisie envoyait ses experts pour bâtir les Etats modernes africains ou formait sur son sol de futurs cadres et dirigeants africains qui devenaient dans leur écrasante majorité des ambassadeurs de bonne volonté de la Tunisie consolidant le courant de sympathie et d’admiration pour «la Tunisie de Bourguiba», comme elle était connue au sud du Sahara.

    Or depuis 2011, parmi les émotions et instincts libérés en Tunisie, l’on ne peut occulter une certaine aversion pour ne pas dire des fois une haine de l’autre que ce soit pour des causes idéologiques ou économiques et plus récemment de… couleur de peau.

    Si la situation migratoire s’impose comme un cas d’étude de faux calculs, de cynisme régional et de projection psychologique par un peuple en désarroi face à une énième menace à son avenir, le préjudice moral qu’en subira la Tunisie est incontestable tant par l’instrumentalisation par la presse occidentale pour montrer que l’Occident n’est pas le seul à adopter des termes et des comportements xénophobes et racistes, avec toutes les retombées possibles sur la diaspora tunisienne, et par une presse africaine cherchant à faire assumer à autrui les échecs de ses gouvernants.

    En tout état de cause, chaque subsaharien rapatrié ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie mais pas du genre qui servirait, ni l’image ni les intérêts de la Tunisie.

    * Ancien ambassadeur.

    ** En l’absence de statistiques sérieuses et crédibles, ils seraient quelques dizaines de milliers, selon certains experts. Beaucoup plus disent d’autres, qui les estiment à quelques centaines de milliers dans tout le pays, avec de fortes concentrations autour de Tunis, Sfax et Mahdia. Seuls quelques milliers sont rapatriés volontairement chaque année par les autorités avec l’aide de l’OIM. Beaucoup d’entre eux espèrent encore prendre la mer pour l’Europe, mais de plus en plus se plaisent désormais en Tunisie et projettent d’y rester quel qu’en soit le prix.

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    Finale du championnat de Tunisie de golf à Citrus Hammamet

    Après la finale du championnat de Tunisie des jeunes qui a eu pour cadre le Golf Yasmine Hammamet le weekend dernier, les férus du golf sont conviés au golf Citrus Hammamet, mais cette fois-ci pour assister, du jeudi 4 au dimanche 7 juin 2026, à la finale du Championnat de Tunisie adultes, qui sera une répétition utile avant le championnat d’Afrique.

    Ils seront une centaine de golfeurs à briguer le titre, dans une compétition légèrement modifiée par rapport aux précédentes éditions, puisque l’actuelle finale sera open, notamment pour la série nationale, qui va sans doute être très suivie.

    Chez les filles, plus d’une joueuse postule à la plus haute marche du podium à commencer par la détentrice du titre Isra Bouamor qui cherchera à conserver son bien et remporter son troisième trophée de suite, sa dauphine de l’exercice écoulé Yasmina Driss qui tentera de prendre sa revanche sur la finale des jeunes, comme la toute récente championne de Tunisie juniors Ahlem Mzoughi qui aura une belle carte à jouer. Mais il faut se méfier surtout de la revenante Aya Ladhari moins régulière tout au long de la saison, mais dont l’expérience des grands rendez-vous lui sera un atout déterminent pour reprendre le titre qu’elle n’avait plus gagné depuis 2023.

    Cette finale promet d’être également ouverte pour une pléiade de golfeurs capables de se hisser au plus haut niveau à l’instar de Baha Boulakmine, qui brigue un second titre après celui de 2023, Aziz Dardouri toujours à la recherche d’un sursaut d’orgueil depuis qu’il est monté à la catégorie de l’élite, l’inévitable outsider Nizar Barhoumi qui, au sommet de son art, est capable de réaliser des belles choses.

    Cette finale promet aussi d’être ouverte devant le recordman des victoires, toujours présent aux grands rendez vous, le plus régulier de la saison et celui qui a dominé les différents tours du championnat enlevant cinq sur huit tours, en l’occurrence Rabeh Bedoui qui se dirige logiquement vers un record sans précédent.

    Cette finale servira aussi de répétition générale utile au championnat d’Afrique devant se dérouler sur le même parcours en octobre prochain.

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    Tunisie | Verdicts dans l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha

    La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mardi 2 juin 2026, ses verdicts dans l’affaire de « l’appareil secret » du parti islamiste Ennahdha. Les peines prononcées vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité.

    Une source judiciaire a confirmé à l’agence Tap que le tribunal a reconnu les accusés « coupables de constitution et d’adhésion à une entente terroriste sur le territoire national, de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste, ainsi que d’autres infractions prévues par la loi de lutte contre le terrorisme ».

    Les verdicts prononcés par le tribunal vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité, visant notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

    Ali Larayedh a écopé de 42 ans de prison, Rached Ghannouchi a été condamné à perpétuité, assortie de 30 ans de prison et Fathi Baldi à perpétuité, assortie de 50 ans de prison tout comme Mustapha Kheder, perpétuité, assortie de 96 ans de prison.

    La même source a ajouté que Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Al-Aifi, Abdelaziz Deghsni, Kamel Bedoui et Samir Hannachi ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de dizaines d’années de prison.

    Le tribunal a également condamné Kais Bekkar à 48 ans et à Belgacem Naccache 46 ans ainsi que trois autres accusés à 18 ans de prison, quatre à 12 ans, et deux à 10 ans de prison.
    Ali Ferchichi : 34 ans de prison.

    Au total, 35 prévenus étaient poursuivis dans cette affaire à caractère terroriste, comptant de hauts dirigeants du parti Ennahdha, de hauts cadres de la sécurité, ainsi que Mustapha Kheder, principal suspect dans le dossier connexe de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur.

    Pour rappel, le dossier a été ouvert au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, les deux figures de gauche assassinées respectivement en février et juillet 2013.

    Y. N.

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    Tunisie | Hausse des exportations d’huile d’olive de 64 % en 6 mois

    Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une forte accélération lors de la campagne 2025-2026 : entre novembre 2025 et avril 2026, le pays a exporté 295 400 tonnes, contre 180 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 63,9 %.

    Ces chiffres ont été annoncés par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), qui indique que la croissance des volumes s’est traduite par une hausse significative des revenus.

    Au cours des six premiers mois de la campagne, les recettes d’exportation ont atteint 3 643,8 millions de dinars tunisiens (MDT), soit environ 1 104,2 millions d’euros, contre 2 442,4 MDT (environ 740,1 millions d’euros) sur la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 49,2 %.

    Cependant, malgré la forte augmentation des volumes vendus, les prix moyens ont diminué.

    En avril 2026, le prix moyen à l’exportation s’établissait à 12,67 dinars le kg (environ 3,84 euros), contre 13,77 dinars (environ 4,17 euros) en avril de l’année précédente, soit une baisse de 8 %. Selon la catégorie, les prix variaient entre 8,81 et 16,55 dinars le kg, soit environ entre 2,67 et 5,02 euros.

    La filière tunisienne continue d’exporter principalement des produits en vrac : l’huile conditionnée ne représente que 12,5 % des volumes vendus à l’étranger, malgré une légère augmentation par rapport aux 11,9 % de la saison précédente.

    La part de l’huile vendue en vrac se maintient ainsi à 87,5 %.

    L’huile d’olive extra vierge représente 83,5 % des exportations tunisiennes d’huile d’olive. L’Union européenne (UE) demeure la principale destination de l’huile d’olive tunisienne, absorbant 56,5 % des volumes exportés. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Parmi les pays importateurs, l’Espagne reste le premier acheteur avec 32,3 % des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,6 %) et des États-Unis (19 %).

    L’huile d’olive biologique est également en plein essor : au cours des six premiers mois de la campagne, la Tunisie a exporté 37 900 tonnes, pour une valeur de 497,7 MDT (environ 150,8 millions d’euros). Cependant, la part de l’huile biologique conditionnée ne dépasse pas 5,7 % des volumes. Le prix moyen de ce type d’huile s’établissait à 13,12 dinars le kilogramme, soit environ 3,98 euros, avec 12,94 dinars (environ 3,92 euros) pour les produits en vrac et 16,15 dinars (environ 4,89 euros) pour les produits conditionnés.

    L’Italie est le premier marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, représentant 38 % des exportations, devant les États-Unis (25 %), l’Espagne (24 %) et la France (8 %). Ce chiffre confirme le rôle central du marché italien pour le segment le plus qualitatif de la filière tunisienne, tandis que les ventes en gros sur les marchés européens, notamment espagnol et italien, demeurent la principale source d’exportations.

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    Football | Face à l’Autriche, la Tunisie n’a pas démérité

    L’équipe de Tunisie a perdu, hier soir, lundi 1er juin 2026, son match amical de préparation au Mondial de football qui s’ouvrira dans deux semaines aux Etats-Unis, Canada et Mexique. Les coéquipiers de Hannibal Mejbri ont perdu par un seul but d’écart contre l’Autriche, qui jouait à domicile. Mais ils n’ont pas démérité.

    C’est la première défaite des Aigles de Carthage sous la conduite de l’ex-international Sabri Lamouchi, après une victoire succès contre Haïti et un nul contre le Canada. Et une défaite fait toujours mal, surtout que les Tunisiens ont joué à onze contre dix une partie de la rencontre, qu’ils avaient créé beaucoup d’occasions nettes de buts (dont deux balles sur le poteau et une sur la barre transversale), qui auraient pu changer complètement la physionomie d’un match dominé de bout en bout par les Carthaginois.

    Ce qu’on retiendra de la contreperformance d’hier c’est l’esprit conquérant du groupe qui n’a pas hésité à jouer franchement l’attaque, et c’est sur une perte de balle dans le camp adverse et une contre-attaque fulgurante et bien menée par leurs adversaires qu’ils se sont finalement inclinés.

    Le coach autrichien, qui n’a pas tari d’éloge pour les joueurs tunisiens, et notamment pour Hannibal Mejbri, s’est dit très satisfait du comportement de ses joueurs qui ont su, face à une équipe tunisienne bien organisée et en supériorité numérique, forcer la décision. Il y voit une bonne préparation pour le match qui attend les Autrichiens face à la Jordanie et, surtout, l’Algérie en Coupe du Monde.

    Les coéquipiers de Ellyes Skhiri, qui n’ont pas démérité malgré la défaite, sont appelés à se serrer les coudes et à jouer avec plus de précision et puissance face aux Belges, samedi prochain, avant de prendre le vol pour le Mexique.

    La bonne nouvelle est qu’ils savent remonter la balle et disposent de bons attaquants. Il leur reste à faire preuve de plus de précision devant les buts adverses et de concrétiser une partie des occasions qu’ils arrivent à se créer à chaque match. La volonté, la détermination et la technique de balle sont là, il reste à faire preuve de réalisme et d’efficacité en attaque. Donc ne pas jouer la manière aux dépens du résultat, comme ils ont fait hier, en ratant un match qui était largement à leur portée. D’autant que face aux Pays-Bas, la Suisse et le Japon, qui les attendent de pied ferme en Amérique, les erreurs ne seront pas permises.  

    Latif Belhedi

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    Rencontre avec les auteur.e.s primé.e.s par les Prix Comar 2026

    Les lauréats de la 30e édition des Prix Comar d’Or du roman tunisien rencontreront les journalistes et le public au cours d’une séance qui se tiendra le jeudi 4 juin 2026, à partir de 17h30, à l’hôtel Majestic au centre-ville de Tunis.

    Rappelons que les auteur.e.s primé.e.s cette année sont, pour la langue française, Sofiene Ben M’Rad, Prix Découverte pour ‘‘Tunis Arkana’’, Hella Feki, Prix spécial du Jury pour ‘‘Une reine sans royaume’’, et Hichem Ben Aouz, Comar d’Or pour ‘‘Sangoma le guérisseur’’.

    Pour la langue arabe, les lauréats sont Najoua Mkaddem, Pric Découverte pour ‘‘Al Majda’’ (الماجدة), Mosbah Bettaieb, Prix spécial du Jury pour ‘‘Saief Assaouane’’ (سيف الصوان) et Fathi El Balti, Comar d’Or pour ‘‘Dam Sayiî’’ (دم سيء).  

    Seront présents à cette rencontre traditionnelle, aux côtés des auteur.e.s et de leurs éditeurs, les membres des deux jurys et ceux du comité d’organisation du prix pour répondre aux questions des présents et débattre de la dynamique actuelle de l’écriture romanesque, de la critique littéraire et de l’édition en Tunisie.   

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    Irak | Moqtada Sadr rend les armes !

    Le puissant leader politique et religieux chiite irakien Moqtada Sadr a annoncé que ses milices précédemment dénommées Jaych al-Mahdi puis rebaptisées les Brigades de la Paix allaient intégrer les Forces armées irakiennes. Sadr connu pour sa ligne souverainiste en ayant combattu l’occupation américaine puis en s’opposant fermement à la domination iranienne entend par cette décision renforcer l’État irakien jusque-là affaibli par les milices qui sont nombreuses et souvent bien équipées en armement. La décision a aussi pour but de protéger l’Irak contre les représailles militaires et financières américaines car les Américains utilisent le prétexte de la puissance des milices pour motiver leurs sanctions. 

    Imed Bahri

    Le quotidien londonien arabophone Al Quds al-Arabi a indiqué que Sadr, chef du Mouvement sadriste (mouvement nationaliste chiite), n’a donné que sept jours à ses partisans des Brigades de la Paix (Saraya al-Salam), ces milices armées, pour rompre leurs liens avec le mouvement et intégrer les forces armées fédérales irakiennes.

    Cette décision constitue une véritable épreuve pour Sadr, témoignant de sa détermination et de celle de ses dizaines de milliers de partisans armés à déposer les armes qu’ils portent depuis plus de vingt ans.

    Un soutien populaire constant

    Outre le contrôle de trois brigades officiellement affiliées aux Forces de mobilisation populaire (FMP, Al Hachd al-Chaabi), qui prêtent allégeance au mouvement, Sadr exerce une emprise idéologique sur des dizaines de milliers d’autres personnes disséminées à travers le pays, notamment dans le sud et le centre mais aussi à l’est de Bagdad surtout dans le quartier populaire de Sadr City. 

    C’est suite à l’invasion américaine de 2003 que le Mouvement sadriste et sa branche armée, l’Armée du Mahdi (Jaych al-Mahdi) devenue par la suite les Brigades de la Paix, ont émergé. Les partisans du défunt ayatollah Mohammed Sadiq al-Sadr, puis de son fils Moqtada al-Sadr, ont adopté une voie de résistance contre les forces américaines occupant le pays, entrant par la suite dans une nouvelle phase marquée par des violences sectaires.

    Pour contenir les tensions de l’époque, le Premier ministre irakien, Nouri Maliki, a lancé une campagne de sécurité ciblant et traquant les militants sadristes dans le centre et le sud du pays (2006-2008), ce qui a finalement abouti à leur mort et à leur arrestation.

    Depuis, aucun incident majeur impliquant les militants sadristes n’a été recensé, bien que leur soutien populaire demeure constant, se manifestant ponctuellement par des actions de service ou des activités sociales visant à résoudre certains conflits locaux.

    Cette situation perdura jusqu’à l’été 2014, lorsque l’éminent religieux chiite Ali Sistani émit une fatwa autorisant le djihad pour défendre l’Irak contre l’avancée de l’État islamique (Daêch). Cette fatwa constitua la pierre angulaire de la création d’Al-Hachd al-Chaabi et de l’émergence de factions armées chiites sur la scène publique.

    Malgré la participation de partisans de Moqtada Sadr au sein de la Brigade du Jour promis (Liwa al-yawm al-maawoud) et leur intégration officielle aux Forces de mobilisation populaire (FMP) avec trois brigades militaires (313, 314 et 315), ces dernières ne prirent pas part aux grandes opérations de «libération», à l’exception de quelques opérations menées près de leur base dans la ville sainte chiite de Samarra, dans la province de Salah Al-Din.

    Après des années de lutte armée, le chef du Mouvement sadriste, Moqtada Sadr, a décidé de déposer les armes et d’intégrer ses partisans aux institutions fédérales. Il s’agit de la troisième tentative de ce type depuis 2017.

    Nécessaire coordination avec les autorités officielles

    Selon la déclaration de Sadr, cette décision a été prise «dans l’intérêt public de la nation et afin d’éviter les dangers qui menacent le pays». Il lui est apparu nécessaire de «séparer complètement les Brigades de la Paix du mouvement chiite national et de les intégrer pleinement à l’État et à l’autorité générale responsable des formations militaires. Les entités civiles affiliées aux brigades seront transformées en une structure unifiée, sans quartier général, armes, uniformes, adresse ni aucune autre entité administrative».

    Jeudi, Sadr a autorisé son directeur de cabinet privé Haider Al-Jabri, son conseiller militaire Abu Duaa al-Issawi, son assistant djihadiste Tahsin al-Humaidawi et le responsable d’Al-Bunyan Al-Marsous (structure sociale dépendant de Sadr) Muhammad al-Aboudi à finaliser les procédures de séparation de Saraya As-Salam  du Mouvement sadriste dans un délai maximal d’une semaine.

    Moqtada Sadr également annoncé l’achèvement de l’intégration de la branche civile de ses milices avec Al-Bunyan Al-Marsous à condition qu’ils se coordonnent avec les autorités officielles.

    Commentant la décision de Sadr, l’analyste en sécurité Fadhil Abu Ragheef a déclaré à l’agence de presse officielle que «ce n’est pas la première fois que Sadr adopte une telle position» soulignant «qu’il a déjà appelé à une séparation entre l’action politique et l’action militaire, témoignant d’un sens des responsabilités nationales et visant à sortir la société irakienne du cycle de la violence». Il a ajouté que «dès le début, l’appel du Premier ministre Ali Al-Zaidi a porté sur la nécessité d’une action civile, au service des citoyens, de limiter la possession d’armes à l’État et de renforcer les institutions», soulignant qu’Al-Zaidi poursuit le démantèlement du réseau d’armement qui perturbe l’équilibre politique intérieur.

    Il a noté que l’appel du Premier ministre a conduit cinq factions à accepter de remettre leurs armes moyennes, lourdes et légères  expliquant que ces mesures témoignent d’une volonté de consolider la stabilité intérieure et de renforcer la cohésion nationale et régionale grâce au monopole d’État sur les armes.

    Aucune arme ne doit échapper à l’État

    La décision de Sadr s’inscrit dans la lignée de la position de Qais al-Khazali, chef du mouvement Asa’ib Ahl al-Haq, partisan du monopole d’État sur les armes. Il estime que les armes détenues par les factions armées chiites, notamment Asa’ib Ahl al-Haq, relèvent de ce monopole, car elles sont affiliées à une institution de sécurité qui rend compte au commandant en chef des forces armées.

    Khaled al-Saadi, membre du bureau politique du bloc Sadiqun, a déclaré aux médias locaux : «Le mouvement Asa’ib Ahl al-Haq et le bloc parlementaire Sadiqun croient en la souveraineté et la force de l’État et estiment que seul ce dernier doit contrôler les armes. Aucune arme ne doit échapper au contrôle de l’État». Il a ajouté que le mouvement réitère l’appel lancé par le secrétaire général d’Asa’ib Ahl Al-Haq, Qais Al-Khazali, concernant le monopole d’État sur les armes le qualifiant de «voix patriotique et d’appel national visant à empêcher les acteurs extérieurs, notamment les États-Unis, ou toute entité tentant d’exploiter la situation sous prétexte d’armes hors du contrôle de l’État et de s’en servir comme prétexte pour attaquer l’Irak»

    Asa’ib Ahl Al-Haq soutient le monopole de l’État sur les armes à condition que celui-ci soit capable de protéger la sécurité de l’Irak sur terre, dans les airs et en mer contre toutes les menaces, a-t-il encore précisé.

    Les conditions préalables au désarmement

    La plupart des factions irakiennes s’accordent sur le refus de déposer les armes tant que les raisons de leur maintien persistent, exigeant comme conditions préalables au désarmement l’obtention d’une pleine souveraineté irakienne sur terre et dans les airs et la fin de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures.

    Moqtada Sadr soulève toutefois plusieurs questions : Est-il réellement résolu à se séparer de ses partisans armés ? Et quel impact cela aura-t-il sur les efforts conjoints américano-irakiens visant à désarmer les factions armées chiites et à tourner la page de «la résistance» dans le pays ?

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    Exposition d’artistes tunisiens à Dar Ettounsi à Marseille

    Le Centre socio-culturel Dar Ettounsi, situé au 2 rue de Jemmapes, dans le 1er arrondissement de Marseille, accueille, du 1er au 6 juin 2026, une exposition collective de dessins et peintures organisée sous l’égide du Consulat général de Tunisie à Marseille.

    L’exposition réunit les œuvres de Walid Glaied, Mohamed Triki, Zineb Azmani Matar, Zohra Elmansouri (résidant à Bruxelles) et Anis Chelbi (résidants à Marseille), cinq artistes aux univers singuliers qui proposeront au public un parcours riche en couleurs, en formes et en sensibilités. À travers le dessin et la peinture, leurs créations témoignent de la diversité des expressions artistiques contemporaines et des influences culturelles qui nourrissent leur travail.

    Ouverte au public durant toute la semaine, cette exposition se veut également un lieu de rencontre et d’échange entre les artistes et les visiteurs. Elle offre l’occasion de découvrir des regards variés sur l’art tout en mettant en lumière la richesse de la création tunisienne.

    À travers cette initiative, Dar Ettounsi poursuit son engagement en faveur de la promotion culturelle et du dialogue artistique entre les deux rives de la Méditerranée, faisant de Marseille un espace privilégié de diffusion et de valorisation des talents issus de la scène artistique tunisienne.

    Djamal Guettala 

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    Appareil secret d’Ennahdha | Verdict attendu ce mardi à Tunis

    Le verdict dans l’affaire de l’appareil secret du parti islamiste Ennahdha sera prononcé demain mardi 2 juin 2026 par la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis.

    c’est ce qu’a indiqué une souce judiciaire, citée ce lundi par l’agence Tap de source, sachant que ce verdict intervient après que la Chambre criminelle ait décidé, vendredi dernier, de renvoyer l’affaire à la date du 2 juin afin de donner la parole aux accusés pour leurs ultimes plaidoiries de défense, avant la délibération et le prononcé du jugement.

    Pour rappel le dossier implique un total de 35 accusés, dont cinq actuellement en détention, douze autres poursuivis en état de liberté, tandis que onze suspects sont quant à eux en cavale. Enfin, sept accusés sont déjà détenus et poursuivis dans le cadre d’autres affaires distinctes.

    Parmi les figures clés de ce procès figurent notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’ancien Chef du gouvernement nahdhaoui et ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh, ainsi que plusieurs anciens hauts responsables sécuritaires.

    Y. N.

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    Manouba | Destruction de 5 hectares de tomates irriguées aux eaux usées

    Cinq hectares de cultures de tomates, saisis en flagrant délit d’irrigation illégale avec des eaux usées, ont été détruits à Tebourba dans le gouvernorat de la Manouba.

    Les forces de l’ordre et les services régionaux ont procédé à l’exécution d’un arrêté portant sur la destruction par la force publique de ces cinq hectares de plantations situés dans la zone de Chouigui, relevant de la délégation de Tebourba. Cette intervention fait suite à une opération de contrôle survenue le mois dernier.

    Selon l’agence Tap, le propriétaire du domaine agricole avait été pris en flagrant délit alors qu’il irriguait ses cultures de tomates en utilisant des eaux d’assainissement non traitées (eaux d’égout), ce qui représentait un risque sanitaire immédiat pour les consommateurs.

    À la suite de ce constat, le gouvernorat a dépêché sur les lieux une commission régionale mixte. Celle-ci était composée de représentants de la Commissariat régional au développement agricole (CRDA), de la direction régionale de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) et de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE).

    Le rapport d’inspection de la commission a confirmé la contamination des cultures et la violation flagrante des lois environnementales et sanitaires en vigueur, ajoute la même source. Sur la base de ces conclusions, le gouverneur de Manouba a émis un arrêté officiel de destruction des récoltes, mettant ainsi fin à une menace sérieuse pour la santé publique.

    Y. N.

    Ph. Tap

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    Atelier à Tunis sur le cadre réglementaire du commerce interafricain   

    L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), organise du 2 au 5 juin 2026, à l’Hôtel Golden Tulip El Mechtel à Tunis, un atelier régional sur : «Le développement des cadres réglementaires techniques nationaux des États membres de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)».

    Cet atelier régional, dont l’ouvertureofficielle sera présidée par Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des exportations, est organiséen collaboration avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Il s’inscrit dans un contexte marqué par le renforcement de l’intégration économique africaine grâce à la Zlecaf, qui ouvre de nouvelles perspectives pour le commerce intra-africain.

    Cette dynamique, on l’imagine, requiert une plus grande harmonisation des cadres réglementaires techniques afin de réduire les obstacles techniques au commerce et de faciliter la circulation des produits et des services.

    Réunissant des participants de plusieurs pays africains durant quatre jours, cet atelier vise à renforcer les connaissances et les compétences des participants en matière de mise en œuvre du cadre réglementaire technique continental africain, ainsi qu’à promouvoir la compréhension du rôle des normes internationales et de leur application au niveau national.

    La Tunisie est l’un des 54 pays membres de la Zlecaf, un marché intégré de 1,3 milliard de consommateurs, qu’elle a intégré il y a huit ans. Après avoir signé l’accord d’adhésion en mars 2018, elle l’a ratifié en août 2020. Notre pays fait partie des pionniers de l’Initiative du commerce guidé (GTI) depuis octobre 2022.

    Cette intégration vise à réduire drastiquement les barrières tarifaires et non tarifaires afin de booster le commerce intra-africain.

    I. B.

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    La Tunisie veut attirer des investisseurs siciliens

    La Tunisie mise sur la Sicile pour renforcer son rayonnement économique en Italie et en Europe du Sud. Tel est le message qui est ressorti de la participation du bureau milanais de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa-Tunisie) à l’événement «AfroSiciliana», organisé du 24 au 26 mai 2026, à Monreale, dans la province de Palerme, et consacré au renforcement des relations entre la Sicile et les pays africains.

    L’initiative a réuni des délégations institutionnelles et économiques du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Tunisie et de Zambie, ainsi que des représentants d’entreprises et d’institutions italiennes, dans le but de développer de nouvelles synergies dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’innovation technologique et des infrastructures.

    L’Afrique, un marché à fort potentiel

    Au cœur des discussions figure l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour le continent africain, considéré comme un marché à fort potentiel démographique et économique, mais aussi comme un partenaire stratégique pour les chaînes d’approvisionnement et les processus de nearshoring.

    La réunion a été ouverte par le maire de Monreale, Alberto Arcidiacono, qui a souligné le rôle historique de la Sicile comme «pont naturel» entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.

    Ce concept revêt aujourd’hui une importance économique et géopolitique considérable, dans un contexte marqué par la redéfinition des chaînes de production internationales et l’intérêt croissant de l’Europe pour la Méditerranée au sens large.

    La délégation tunisienne était composée du consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

    Dans son allocution, M. El Hani a mis en avant les atouts majeurs de la Tunisie en tant que plateforme régionale pour les investissements industriels et les partenariats de production, citant sa situation géographique stratégique, sa proximité avec les marchés européens, son capital humain qualifié et son environnement compétitif et tourné vers l’exportation.

    La Tunisie lorgne les PME du sud de l’Italie

    Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

    Une attention particulière a été portée aux perspectives de coopération entre les entreprises siciliennes et tunisiennes dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la transformation industrielle et des industries à forte valeur ajoutée.

    La Tunisie s’intéresse de près aux petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment celles du sud de l’Italie, qui pourraient utiliser le pays comme plateforme de production et de logistique pour desservir les marchés européens et africains.

    Ces dernières années, la Tunisie a intensifié ses efforts pour attirer les investissements étrangers, en se concentrant sur les secteurs de la production manufacturière, de l’automobile, de l’aéronautique, du numérique et des énergies renouvelables.

    Dans ce contexte, le renforcement des relations économiques avec la Sicile est également considéré comme stratégique en raison de la proximité géographique et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.

    En marge de l(événement, des rencontres interentreprises (B2B) entre opérateurs italiens et africains ont permis d’identifier diverses pistes de collaboration commerciale et industrielle. Selon les organisateurs, ces échanges pourraient déboucher sur des missions économiques réciproques et de nouveaux partenariats commerciaux dans les prochains mois.

    La participation à «AfroSiciliana» a également offert à Fipa Tunisia l’opportunité de promouvoir le Forum tunisien de l’investissement (TIF 2026), principal événement économique du pays dédié aux investissements internationaux, qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. La rencontre de Monreale confirme par ailleurs l’intérêt croissant des régions du sud de l’Italie pour le continent africain, conformément au plan Mattei promu par le gouvernement italien, qui vise à renforcer la coopération économique, énergétique et infrastructurelle avec les pays africains par le biais d’un partenariat.

    I. B.

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    Tunisie | La République inachevée

    Dans la photo illustrant cette tribune, l’auteur fleurit le buste du premier président tunisien, Habib Bourguiba, situé sur l’Esplanade Habib-Bourguiba dans le 7e arrondissement de Paris, œuvre du sculpteur turc Ali Macunluoglu, érigée le 20 mars 2013. Cela ne l’empêche pas de critiquer, ici, l’œuvre inachevée du père de l’indépendance tunisienne.

    Hakim Tounsi *

    Pour comprendre les difficultés actuelles de la Tunisie, il faut peut-être accepter de regarder au-delà des événements récents et revenir aux fondations mêmes de notre République. Non pour la contester, mais pour identifier ce qui, dans sa construction réelle, a pu freiner l’accomplissement de sa promesse d’égalité.

    On explique souvent les difficultés actuelles de la Tunisie par l’échec de la transition démocratique engagée après 2011. Je pense que le problème est beaucoup plus ancien. La révolution n’a pas créé la fracture tunisienne ; elle l’a révélée.

    Dès les premières années de l’indépendance, deux Tunisie ont commencé à coexister. La première était celle du projet officiel porté par Bourguiba : une République moderne, fondée sur l’éducation, l’émancipation, la citoyenneté et la construction d’un État national fort. Ce projet a produit des réalisations considérables qu’il serait absurde de nier. Mais à côté de ce projet s’est progressivement développée une autre réalité, beaucoup moins évoquée car beaucoup moins glorieuse et donc moins avouable.

    Autour du pouvoir s’est constituée, dès l’indépendance, une catégorie de citoyens qui s’est octroyé une légitimité particulière liée au combat national, réel ou revendiqué. Les résistants, les militants et les compagnons du mouvement national ont progressivement formé un groupe qui s’est considéré, et qui a souvent été considéré, comme ayant davantage de droits sur le pays que les autres.

    Une hiérarchie informelle

    Certains avaient effectivement participé à la lutte pour l’indépendance. D’autres avaient exagéré ou même usurpé leur rôle. Peu importe au fond. Le résultat fut la création d’une distinction implicite entre deux catégories de Tunisiens : ceux qui appartenaient à la famille des libérateurs et les autres.

    Il serait cependant profondément injuste de confondre cette réflexion avec une remise en cause du sacrifice des véritables militants, résistants et bâtisseurs de la Tunisie indépendante. Beaucoup ont donné le meilleur d’eux-mêmes, parfois leur liberté, parfois leur vie, pour permettre au pays d’accéder à l’indépendance et à la souveraineté. Beaucoup d’autres ont ensuite consacré leur intelligence, leur honnêteté et leur travail à construire les institutions de la République, souvent dans des conditions difficiles et avec un sens remarquable du service public. Cette réflexion leur doit au contraire respect et reconnaissance. Hommage à la mémoire de tous ceux qui ont contribué sincèrement à bâtir la Tunisie moderne. C’est précisément parce que leur engagement mérite d’être honoré que les dérives qui ont pu s’installer au fil du temps doivent pouvoir être regardées avec lucidité.

    Cette distinction ne figurait dans aucune loi. Elle n’était inscrite dans aucun texte. Pourtant elle était bien réelle dans la pratique. Pour devenir Omda, accéder à certaines responsabilités, obtenir certaines promotions ou simplement bénéficier d’une écoute particulière de l’administration, il était souvent préférable d’appartenir au bon réseau ou de disposer de la bonne recommandation.

    La République proclamait l’égalité des citoyens mais le fonctionnement réel du système introduisait progressivement une hiérarchie informelle. Plus grave encore, cette hiérarchie s’est transmise de génération en génération jusqu’à devenir une culture. Le piston est devenu normal. La recommandation est devenue naturelle. Les privilèges sont devenus invisibles à ceux qui en bénéficiaient.

    L’injustice la plus dangereuse n’est pas celle qui choque encore ; c’est celle qui finit par paraître normale. La République avait officiellement aboli les privilèges hérités du passé. Pourtant, dans bien des domaines, elle a fini par en recréer de nouveaux.

    Après le protectorat, les bénéficiaires ont changé mais la logique a malheureusement souvent survécu. Une partie des ressources économiques, des terres, des licences, des financements et des opportunités a progressivement été captée par des réseaux proches du pouvoir. Certaines grandes familles de l’époque beylicale ont été dépossédées d’une partie de leurs biens, officiellement au profit de l’État. Les terres agricoles des colons ont été nationalisées. Dans la pratique, une partie de ces ressources a également bénéficié à ceux qui détenaient désormais le pouvoir politique.

    Une économie verrouillée par les privilèges

    Les terres nationalisées, les licences d’importation dans une économie verrouillée et les différents mécanismes de contrôle économique ont progressivement contribué à l’émergence de nouvelles situations privilégiées. Une économie de rente s’est ainsi installée.

    Dans une économie administrée, celui qui contrôle l’autorisation contrôle souvent la richesse. Celui qui attribue les licences, les financements ou les agréments influence directement la répartition des opportunités économiques. Beaucoup de Tunisiens ont fini par comprendre que le mérite seul ne suffisait pas toujours et que l’appartenance à un réseau pouvait peser davantage que la compétence. Ce phénomène a profondément marqué les administrations, les entreprises publiques, le système financier et une partie de l’économie nationale. Le problème n’était pas seulement la corruption qui commençait à pointer son nez. Le problème était l’intériorisation progressive de l’idée que les règles n’étaient pas les mêmes pour tous. Lorsque cette situation perdure pendant plusieurs décennies, elle cesse d’être perçue comme une anomalie. Elle devient une culture. Les bénéficiaires la considèrent comme naturelle. Les autres finissent par s’y résigner. Une société de citoyens se transforme alors progressivement en société de statuts.

    Cette situation contribue peut-être aussi à expliquer une partie du malaise de la jeunesse tunisienne. Au-delà des difficultés économiques bien réelles, beaucoup de jeunes ont le sentiment que leur place dans la société reste limitée, que les opportunités ne sont pas toujours distribuées selon le mérite et que les générations en place peinent à leur faire une véritable place.

    Lorsqu’une société paraît verrouillée, le désir de participer à sa construction s’affaiblit progressivement. Le besoin de renouveau, de reconnaissance et d’oxygène pousse alors nombre de jeunes à regarder davantage vers l’expatriation que vers l’engagement dans un système qu’ils jugent parfois incapable de se réformer. Ce n’est pas seulement une perte de compétences. C’est aussi le signe d’un affaiblissement du lien de confiance entre une partie de la jeunesse et le projet collectif national.

    C’est pourquoi je pense que la révolution de 2011 a été largement mal comprise. On l’a présentée comme une révolution pour la démocratie. Elle l’était certainement en partie. Mais son moteur le plus profond était peut-être ailleurs. Les slogans parlaient d’emploi, de liberté et surtout de dignité.

    La dignité ne signifie pas seulement le droit de voter. Elle signifie le droit d’être considéré comme un citoyen à part entière, sans avoir besoin d’une protection, d’un clan, d’une recommandation ou d’un héritage politique. Elle signifie l’accès équitable aux opportunités, à l’emploi, à l’administration, à la promotion sociale et à la reconnaissance.

    Le projet républicain est demeuré inachevé

    La révolution exprimait peut-être avant tout le refus d’une hiérarchie implicite de citoyenneté installée depuis plusieurs décennies. La véritable question tunisienne n’est donc peut-être pas de savoir si nous devons abandonner la République ou la défendre. Je reste profondément attaché au choix républicain, à l’État national moderne et aux acquis fondamentaux de l’indépendance. La question est de savoir si nous avons réellement achevé la construction de la République.

    Une République n’est pas seulement un drapeau, une constitution ou des institutions. C’est l’application effective des mêmes règles à tous. Or c’est précisément sur ce point que le projet demeure inachevé. Chaque réforme qui introduit davantage de transparence, de concurrence, de digitalisation, de responsabilité ou de mérite menace directement les mécanismes de rente et les privilèges accumulés depuis des décennies. C’est pourquoi le système résiste autant au changement.

    Nous sommes peut-être arrivés à un moment où une question fondamentale ne peut plus être évitée : la République tunisienne est-elle encore capable de se parfaire elle-même ou faudra-t-il la refonder pour lui permettre de tenir enfin sa promesse d’égalité ?

    Cette réflexion ne vise ni à détruire l’œuvre républicaine ni à réhabiliter les systèmes qui l’ont précédée. Elle vise au contraire à contribuer à sa continuation. Car une République qui refuse de regarder lucidement ses propres contradictions finit par s’éloigner de ses principes fondateurs. La nature a horreur du vide. Un pays peut survivre longtemps à l’injustice ; il survit beaucoup plus difficilement à l’immobilisme. La Tunisie joue aujourd’hui une partie décisive de son avenir. La Tunisie ne manque ni de compétences, ni d’histoire, ni d’atouts. Elle souffre peut-être surtout d’une contradiction qu’elle n’a jamais véritablement résolue : avoir proclamé l’égalité des citoyens tout en laissant s’installer, génération après génération, une hiérarchie implicite entre eux. Tant que cette contradiction ne sera pas regardée en face, le pays continuera probablement à piétiner.

    * Patron du tour opérateur Authentique à Paris.

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    Football | L’Espérance à l’heure des choix difficiles

    L’Espérance de Tunis, éliminée de la Ligue des champions d’Afrique au niveau des demi-finales et privée du Championnat de Tunisie par son rival de toujours, le Club africain, a sauvé sa saison en remportant la Coupe de Tunisie de football (2025-2026), après avoir battu l’Espérance de Zarzis (1-0), en finale disputée dimanche 31 mai 2026 au stade Hammadi Agrebi de Radès.

    Latif Belhedi  

    Pour l’histoire : l’unique but de la rencontre a été très contesté par les Espérantistes du Sud, prétextant une faute sur leur gardien de but avant le tir foudroyant de Hamza Rafia à la 62e minute.

    De son côté, l’ES Zarzis n’a pas réussi le défi de remporter sa seconde Coupe de Tunisie face au même adversaire qu’il avait battu en finale en 2005.

    Ce 17e trophée dans cette compétition et du deuxième consécutif remporté par le club de Bab Souika, qui a également assuré sa participation à la Ligue des champions de la CAF en terminant deuxième du championnat, a été difficile à remporter, l’équipe ayant toujours eu mal à déverrouiller les défenses adverses.

    Les Camarades de Yacine Meriah créent certes beaucoup d’occasions, mais se montrent souvent maladroits devant les buts adverses, à l’image de leur attaquant de pointe, Florian Danho à qui manque presque toujours la dernière touche. Cette incapacité à conclure leur a d’ailleurs joué de très mauvais tours au cours de la saison leur faisant perdre des points précieux en championnat face à des adversaires à leur portée qu’ils ont pourtant dominés de la tête et de pieds.  

    Pour les «Sang et Or», cette saison en demi-teinte est enfin terminée, et pour beaucoup d’entre eux, en fin de contrat, c’est l’heure du départ du Parc B.

    Pour le président Hamdi Meddeb, tout est à revoir, à commencer par le choix du coach capable de faire renouer l’équipe avec le sacre continental, qui la fuie depuis six ans, sa 4e et dernière Ligue des champions d’Afrique remontant à 2019.

    Va-t-il garder le Français Christian Bracconi, qui assure l’intérim après le limogeage de son compatriotePatrice Beaumelle et qui n’a pas démérité en ne concédant aucune défaite ? Rien n’est sûr, mais le remue-ménage c’est au niveau de la composition de l’équipe qui va avoir lieu. Il s’agit de trouver des joueurs capables de rehausser le jeu de l’équipe et lui faire gagner en efficacité, et cela est valable pour tous compartiments de jeu.

    L’Espérance est certes riche, surtout en comparaison avec les autres clubs tunisiens, mais au niveau international, il doit faire face à une rude concurrence, sachant que les bons joueurs disponibles et à portée de bourse se font rares dans un marché qui flambe.

    Certains joueurs, comme Danho ou Rafia, les meilleurs hier, n’ont pas encore retrouvé la pleine maîtrise de leurs moyens, mais le club peut-il se payer le luxe d’attendre ?

    Les semaines à venir vont être décisives pour une Espérance qui sait faire le ménage avec toute la discrétion requise. Des changements sont attendus, mais pas des bouleversements, l’esprit de continuité a toujours primé dans l’entourage de Hamdi Meddeb, qui a fait appel à Chokri El Ouaer, le gardien de but légendaire de l’Espérance et de l’équipe de Tunisie, pour l’aider dans les grands choix techniques. La touche de ce dernier, qui n’est pas réputé pour être un sentimental, ne tardera pas à se faire sentir.

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    Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc

    Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani dans une tribune publiée le 28 mai 2026 sur son blog personnel.

    «Le Coran, le livre fondateur de l’islam, cité dans toutes les écoles juridiques islamiques comme première source de législation, n’est pas aussi intransigeant sur la question de la consommation de la viande de porc», affirme l’islamologue connue pour ses lectures à contre-courant du dogmatisme dominant la pensée religieuse dans les pays islamiques. Elle ajoute : «Les quatre versets qui l’évoquent explicitement affirment qu’elle est illicite, mais tous précisent qu’elle est autorisée en cas de nécessité. Ils ont la même position concernant la viande de l’animal qui n’est pas immolé au nom de Dieu, c’est-à-dire qui n’est pas halal en rappelant que Dieu est clément et miséricordieux avec ceux qui sont obligés d’en consommer.»

    Les exégètes qui affirment que le Coran est intransigeant sur l’interdiction de consommation de viande porcine par les musulmans doivent donc relire le texte coranique. Idem pour ceux qui, pendant la pandémie du Covid-19, bien que leur vie fût en danger, se sont interrogés au sujet des vaccins pour savoir s’ils ne comportaient pas de la gélatine de porc. Ainsi que les musulmans qui vivent en Occident et chez qui la question du halal se pose d’une manière persistante. «Beaucoup sont hantés par la peur de consommer ce qui n’est pas autorisé par l’islam. Pour la grande majorité le fait de dire qu’un musulman ou une musulmane peut consommer la viande porcine est en lui-même un blasphème», fait remarquer Razika Adnani, en citant le verset 185 de la sourate 2, La Vache, qui rappelle aux musulmans que Dieu leur veut la facilité et non la difficulté. 

    L’islamologue cite, également, dans ce contexte, le verset 5 de la sourate 5, La Table Servie, qui «permet aux musulmans de manger la nourriture des gens du Livre qui sont les juifs et les chrétiens et le porc fait partie de la nourriture de ces derniers.» 

    Si le Coran n’a pas interdit totalement la consommation de la viande porcine c’est parce qu’il est difficile d’interdire aux gens de manger une bête qui n’a pas été tuée dans les règles de la religion ou le porc «quand trouver quoi manger était pour beaucoup en lui-même un problème.»

    I. B.

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    Vers une meilleure protection des demandeurs de visas

    L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic) vient de publier une déclaration où elle dénonce le coût exorbitant et le manque de transparence des procédures d’octroi visas – en particulier ceux pour l’Union Européenne (UE) et l’espace Schengen, les plus demandés –. Elle appelle à la protection des demandeurs de visas en renforçant le contrôle des sociétés intermédiaires privées et en remboursant les frais dépensés en cas de refus de visa.

    La «Déclaration de Tunis sur les droits des consommateurs en matière de visas et de mobilité internationale», lancée par l’Otic, avec le soutien d’associations arabes et africaines du secteur, est présentée, par le président de l’ONG, Lotfi Riahi, à l’agence de presse Tap, comme le premier cadre civil régional commun dédié aux droits des usagers dans les procédures de délivrance de visas, une question particulièrement sensible en Tunisie, notamment en raison de la forte demande d’accès aux pays de l’espace Schengen.

    Selon M. Riahi, des millions de citoyens de pays arabes et africains sont confrontés à des procédures de plus en plus complexes, à de longs délais d’attente et à des coûts croissants pour obtenir un visa.

    Au cœur des critiques d’Otic se trouve l’externalisation de certains services consulaires à des entreprises privées, qui sont responsables de la planification des rendez-vous, de la collecte des demandes et de l’accomplissement des procédures préliminaires.

    L’Ong tunisienne soutient que le recours aux intermédiaires et aux plateformes numériques a entraîné une multiplication des coûts pour les demandeurs, sans garanties proportionnelles quant à la qualité du service ou à l’issue de la demande.

    Un autre point de désaccord concerne l’absence de remboursement des sommes versées en cas de refus de visa, même lorsque le demandeur ne bénéficie pas du service principal pour lequel il a déposé sa demande. La Déclaration de Tunis appelle donc à une distinction claire entre les frais administratifs obligatoires et les services optionnels, à la mise en place de modalités de remboursement total ou partiel en cas de refus, et à une plus grande transparence quant aux motifs de refus.

    Les associations à l’origine de cette déclaration demandent également des procédures d’appel indépendantes et rapides, ainsi qu’un renforcement du contrôle des entreprises privées impliquées dans le traitement des demandes.

    Rappelons que les visas sont une manne pour les pays qui les accordent et une perte sèche pour ceux qui les demandent.

    Sur le plan mondial, le nombre de demandes dépasse régulièrement les 10 millions par an (avec parfois des pics à 15 millions). Cela représente une masse financière directe en frais consulaires bruts de plus de 1,3 milliard d’euros par an.

    Pour des pays de départ très actifs, les chiffres sont considérables. À titre d’exemple, en Tunisie, ces frais rapportent, bon an mal an, aux pays émetteurs plus de 16,5 millions d’euros.

    I. B.    

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