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Tunisie | Poursuite des déboires judiciaires de Wadie Jary

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 26 mai 2026, l’ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), Wadie Jary, ainsi qu’un cadre technique de la FTF, à six mois de prison dans l’affaire liée au recrutement d’un membre du staff des sélections nationales, rapporte Mosaïque FM.

Les deux accusés étaient poursuivis pour exploitation de la fonction publique afin d’obtenir un avantage indu, préjudice à l’administration, violation des procédures en vigueur.

Président élu et réélu de la FTF entre 2012 et 2023 (trois mandats), Wadie Jary a été interdit de quitter le territoire tunisien, en février 2023, à la suite d’une décision de justice. Il faisait l’objet de plusieurs enquêtes portant sur de présumés matchs truqués, blanchiment d’argent et détournement de fonds. Le 25 octobre de la même année, il a été arrêté et placé en détention à la prison de Mornaguia.

Le 24 avril 2024, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis lui a notifié la prolongation de sa détention préventive pour une période supplémentaire de quatre mois.

Le 20 février 2025, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis l’a condamné à quatre ans de prison et à l’interdiction d’exercer une fonction publique.

Hospitalisé à plusieurs reprises suite à des ennuis de santé, le verdict prononcé hier marque clairement la prolongation de ses déboires judiciaires.

I. B.

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La cherté des billets va-t-elle gâcher la Coupe du monde aux États-Unis ?

Le football est un sport populaire et la Coupe du monde est la grande messe de ce 0sport de masse cependant la cherté des billets des matchs du tournoi qui auront lieu aux États-Unis est aux antipodes de cet esprit. Les tarifs exorbitants, y compris pour les Américains, inquiètent sérieusement les observateurs qui craignent que cela ait un impact négatif sur l’attrait de la Coupe du Monde. Nous sommes bien loin des billets à 25 dollars du précédent Mondial organisé aux États-Unis en 1994. Heureusement qu’au Mexique, pays co-organisateur, la situation est bien meilleure !

Imed Bahri

Adam Minter, éditorialiste spécialiste du business du sport, écrit dans Bloomberg qu’à l’approche du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord, la Fifa vend des places tout en haut des tribunes pour les matchs de l’équipe nationale américaine à près de 2 000 dollars (prix initial). Pour les supporters les plus fortunés, un forfait hospitalité pour deux coûte plus cher qu’une voiture de luxe.

Les supporters s’interrogent sur la façon dont les choses en sont arrivées là. La situation actuelle est bien loin de l’époque où la Coupe du Monde reposait sur un accord tacite : les pays prenaient en charge les coûts en échange d’infrastructures améliorées et d’une image internationale renforcée.

Dans les pays où le football était encore en développement, il existait également un potentiel de progrès réel pour la formation des jeunes et le football professionnel. Et si le divertissement télévisé ne suffisait pas, les supporters pouvaient toujours se permettre d’assister aux matchs.

Telle était la logique de la Coupe du Monde de 1994, la dernière organisée aux États-Unis. À cette époque, le football était marginal dans le paysage sportif américain et le tournoi offrait l’opportunité de changer la donne.

Le public américain exclu 

L’Amérique n’a pas besoin de ce genre d’aide en 2026. Elle dispose des infrastructures, du secteur touristique et des ligues de football qui attirent les stars internationales. Dès lors, si les supporters n’ont pas les moyens de s’offrir un billet pour la Coupe du Monde, il est légitime de se demander : qu’est-ce que le public américain gagnera réellement à accueillir le tournoi ?

Historiquement, la réponse a été claire pour de nombreux pays. Le Brésil a accueilli la Coupe du monde de 1950, notamment pour se défaire de son image de régime autoritaire et se présenter comme une nation moderne.

La Coupe du monde de 1966 en Angleterre, organisée à une époque où la puissance du pays déclinait, visait à renforcer son rayonnement international.

D’autres pays ont profité du tournoi pour mettre en valeur leurs avancées technologiques. Par exemple, le Mexique, pionnier de la télévision couleur, est devenu le premier pays hôte, en 1970, à diffuser le tournoi dans le monde entier avec les couleurs éclatantes que les supporters voyaient dans les stades.

Parallèlement, les stades construits pour la Coupe du monde de 1970 et les Jeux olympiques de 1968 ont contribué à l’essor du football professionnel national et ont en partie préparé le terrain pour que le Mexique puisse accueillir à nouveau le tournoi en 1986. Cette Coupe du monde, organisée quelques mois seulement après le séisme dévastateur de Mexico, a également démontré la résilience du pays.

Tout aussi important, le tournoi a renforcé l’idée que les matchs devaient rester accessibles à la population locale et non pas seulement aux plus aisés.

Jusqu’à une période relativement récente, assister aux matchs de la Coupe du Monde restait financièrement possible pour de nombreux supporters. Lors de la Coupe du Monde de 1986, les billets les moins chers coûtaient environ l’équivalent d’une journée de salaire pour un ouvrier mexicain. Bien que cela représente toujours une dépense importante, elle restait abordable.

Plus important encore, ces billets ont transmis un message essentiel aux Mexicains qui ont supporté les coûts et les désagréments liés à l’organisation du tournoi, notamment après la catastrophe naturelle : ce tournoi est aussi le vôtre.

Aujourd’hui, les choses sont complètement différentes pour le public américain en 2026 qui se trouve exclu de l’évènement.

De plus, comme pour chaque Coupe du Monde, les citoyens ordinaires devront supporter le poids des foules, des mesures de sécurité et autres perturbations durant toute la période de l’événement. 

Le gouvernement fédéral dépense 625 millions de dollars pour la sécurité, tandis que chacune des 11 villes hôtes débourse jusqu’à 200 millions de dollars, selon Politico.

L’auteur estime que les avantages ne sont pas aussi évidents et que les États-Unis semblent être les grands perdants dans cette histoire.

80% des hôteliers s’inquiètent

L’Amérique tirera-t-elle réellement profit de la Coupe du Monde 2026 ?

Il suffit de se rappeler la dernière fois que les États-Unis ont accueilli la Coupe du Monde, en 1994. À l’époque, les avantages en termes d’accessibilité financière étaient concrets.

En contrepartie de l’organisation de l’événement, la Fédération américaine de football (USSF) s’était engagée à créer la Ligue nationale de football américain (NFL). Contrairement à la situation actuelle, les supporters pouvaient se permettre d’assister aux matchs avec des billets à partir de 25 dollars.

Trois décennies plus tard, la ligue compte 27 équipes à travers les États-Unis, des stades dédiés au football et occupe une place de choix dans la culture sportive américaine.

Même les gains à court terme habituellement associés aux grands événements ne sont pas au rendez-vous cette fois-ci. Selon l’American Hotel & Lodging Association, jusqu’à 80% des hôteliers s’inquiètent du nombre de réservations, inférieur aux prévisions.

De ce fait, une part importante du grand public a le sentiment de ne pas bénéficier des décisions prises par les autorités nationales et locales d’organiser et de soutenir le tournoi. Jusqu’à présent, cela ne semble pas préoccuper la Fifa qui s’est montrée peu encline à rendre le tournoi financièrement accessible au public.

Si la déception et la frustration des supporters ne parviennent pas à inciter l’instance dirigeante du football à agir, un facteur plus sensible pourrait bien le faire : la difficulté d’accès aux matchs menace de priver le tournoi, et même sa retransmission télévisée mondiale, de l’expérience collective et nationale qui confère aux grands événements comme la Coupe du Monde leur caractère unique et justifie les investissements colossaux qu’ils représentent.

Pour le Mexique, le tournoi est une fête nationale

La bonne nouvelle, c’est que l’ancien accord tacite n’a pas disparu partout. Au Mexique, co-organisateur de la Coupe du Monde 2026, le tournoi est encore perçu comme une fête nationale plutôt que comme un simple divertissement exclusif.

Parmi ses nombreux avantages, le tournoi justifie la construction d’un stade emblématique, offre l’opportunité de moderniser les espaces publics à travers le pays qui serviront aux festivités et contribue à renforcer l’image du Mexique à l’étranger.

Ces retombées positives pour la collectivité devraient compenser en partie la déception que pourraient ressentir les Mexicains face au nombre limité de billets abordables, dont le prix de départ est d’environ 60 dollars, soit environ 1 038 pesos mexicains.

Toutefois, à un moment donné, la question ne se limitera plus aux bénéfices que la population locale retirera de la Coupe du Monde. Il s’agira de savoir si un tournoi fondé sur le concept de participation mondiale peut résister à une baisse de son attrait car c’est précisément cet attrait qui lui confère sa valeur et sa signification à l’échelle mondiale.

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Espérance de Tunis | Chokri El Ouaer, le retour d’une légende

L’Espérance sportive de Tunis (EST) de Tunis a annoncé le retour de Chokri El Ouaer, en tant que vice-président, chargé des équipes de football au sein de l’équipe.

« Gardien emblématique de l’Espérance et véritable légende du football tunisien, Chokri El Ouaer retrouve ainsi son club de toujours… Une nomination qui suscite déjà beaucoup d’enthousiasme auprès des supporters sang et or, heureux de revoir une figure aussi marquante reprendre du service au sein du club», commente l’Espérance de Tunis.

Riadh Bennour a officiellement passé le relais à Chokri El Ouaer ce mardi au Parc B, et cette passation s’est déroulée devant l’équipe, le staff et les salariés du club, dans une ambiance à la fois conviviale et émouvante pour ces deux figures historiques de l’institution, ajoute la même source.

Dans son communiqué, l’EST ajoute que cette journée a également permis de rendre hommage au travail accompli par Riadh Bennour, qui a dirigé la section football pendant de longues années : « Son passage restera marqué par de nombreux succès, des titres locaux à répétition ainsi que plusieurs campagnes continentales mémorables ayant contribué au rayonnement du club».

Et de conclure : «Bonne chance à Chokri El Ouaer dans ses nouvelles fonctions et un immense merci à Riadh Bennour pour tout ce qu’il a apporté à l’Espérance de Tunis au fil des années».

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L’Espérance de Tunis se sépare de Patrice Beaumelle

L’Espérance sportive de Tunis (EST) a annoncé, dans la soirée de ce lundi 11 mai 2026, de l’entraîneur de son équipe première, Patrice Beaumelle.

« Le passage de Patrice Beaumelle à la tête de l’Espérance sportive de Tunis aura finalement été de courte durée. Au lendemain de la douloureuse défaite dans le derby face au Club Africain et de la perte définitive du titre de champion, la direction sang et or a décidé de mettre fin à la mission du technicien français », lit-on sur le site du club.

La même source annonce que le directeur technique Christian Bracconi, assurera l’intérim jusqu’à la fin de la saison.

La même source rappelle que Patrice Beaumelle est arrivé à la fin du mois de février « dans un contexte délicat » et que sur les quinze rencontres qu’il a dirigées, le bilan faot état de six victoires, six matchs nuls et trois défaites.

« Si les débuts avaient laissé entrevoir certains signes positifs, les résultats enregistrés depuis la fin du mois de mars ont progressivement fragilisé sa position. Les contre-performances répétées, les difficultés offensives de l’équipe ainsi que l’élimination continentale ont alimenté les critiques autour du staff technique. Mais c’est surtout la défaite concédée hier dans le derby face au Club Africain, synonyme de perte du titre, qui aura précipité la décision finale », ajoute encore la même source.

Y. N.

Patrice Beaumelle (Photo est.org.tn)

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Football | L’Espérance doute, le Club africain se rassure

L’Espérance de Tunis ne méritait pas de gagner hier, dimanche 10 mai 2026, au stade de Radès, devant son public, son match de la saison contre le Club africain, qui l’a battue par un but assassin du défenseur Ghaith Zaanouni, dans les prolongations (0-1). Le club de Bab Jedid a mérité de remporter son 14e championnat de Tunisie de football, un titre qui lui échappait depuis 2015.

Latif Belhedi

Cette victoire amplement méritée est le couronnement d’une volonté, d’une constance et d’une détermination qui a beaucoup manqué cette saison aux «Sang et Or». Ces derniers dominaient certes leurs adversaires, créaient beaucoup d’occasions, mais manquaient la dernière touche consistant à mettre la balle dans les filets. Hier aussi, les occasions n’ont pas manqué pour terrasser les «Clubistes», mais la balle manquait à chaque fois le cadre. Manque de concentration, fébrilité devant les buts ou manque d’adresse des joueurs ?

Il y a de tout cela à la fois et c’est tout naturellement que la saison se termine pour les Espérantistes sur cette note terne avec une élimination de la Ligue des Champions au niveau des demi-finales face à Mamelodi Sundowns et une perte du Championnat de Tunisie sur la ligne d’arrivée.

Une saison mi-figue mi-raisin

Eu égard la richesse supposée de son effectif, dont la valeur marchande est de très loin supérieure à celle de tous ses adversaires locaux, on peut se poser des questions sur la qualité de la gestion administrative, sportive et technique de cette équipe qui, en d’autres temps et avec des moyens financiers beaucoup moins importants, arrivait à dominer ses adversaires sur les plans national et continental.

Avec une saison quasi-terminée – il reste quelques matches de coupe de Tunisie à jouer –, les Espérantistes seraient bien inspirés de faire le bilan d’une saison mi-figue mi-raisin, de revoir certains choix et de réformer le club qui peine à passer à un cap supérieur.

La métamorphose des « Clubistes »

Pour ce qui est du Club Africain, il a montré cette saison une grande détermination et une maturité technique et tactique qui lui manquaient jusque-là, et l’on peut affirmer sans risque de se tromper que le coach Faouzi Benzarti, un grand meneur d’homme, n’est pas étranger à cette métamorphose.

Avec le renouveau du Stade Tunisien, de l’Union sportive monastirienne et du Club sportif sfaxien, qui dispute aujourd’hui la seconde place à l’Espérance de Tunis et une présence la saison prochaine en Ligue des champions d’Afrique, et en attendant le retour espéré de l’Etoile du Sahel, c’est le championnat national de football qui en sort gagnant.

L’Espérance a beaucoup perdu de sa superbe, le club de Bab Souika se faisant désormais accrocher même par les « petits » clubs. La compétition est donc de nouveau ouverte. Et c’est tant mieux ainsi.

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