Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

La nationalité tunisienne n’est pas accordée à un enfant étranger du fait de sa naissance en Tunisie

Dans sa publication Facebook que nous traduisons ici de l’arabe, l’auteur, avocat de son état, aborde le débat actuel concernant le nombre élevé de naissances en Tunisie d’enfants de migrants illégaux et leur prétendu droit, du fait de leur naissance en Tunisie, à la nationalité tunisienne.

Nafaâ Laâribi *

Face à la polémique actuelle concernant le taux de natalité élevé en Tunisie chez les enfants de migrants illégaux, j’estime qu’il est de mon devoir, en tant que juriste, de rappeler certains faits juridiques relatifs à une question qui a manifestement suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux.

En effet, il est devenu très facile de propager l’ignorance et la désinformation depuis son smartphone et de diffuser des avis juridiques sur des points mineurs sans même lire un seul texte… Que Dieu nous guide et nous éclaire !

L’état civil est une chose et la nationalité en est une autre

Mesdames et Messieurs, soyons clairs : le droit tunisien ne repose pas sur le principe «quiconque né en Tunisie est Tunisien». Absolument pas ! Naître en Tunisie ne suffit pas. L’enregistrement à l’état civil est une chose, la nationalité en est une autre… Ce sont deux textes juridiques distincts par leur objet, leur contenu et leur contexte !

L’enregistrement des naissances est une procédure légale et administrative qui atteste qu’un enfant est né à une date et un lieu précis. C’est une obligation pour tout nouveau-né, quelle que soit la nationalité de ses parents.

Cependant, la nationalité tunisienne n’est pas accordée du seul fait qu’un enfant soit né dans un hôpital tunisien ou enregistré dans une commune tunisienne.
Le Code de la nationalité tunisienne définit précisément cette question, et on peut la résumer en trois points.

Premièrement : un enfant est Tunisien s’il est né d’un père Tunisien ou d’une mère Tunisienne.

Ici, le critère est la filiation, et non le lieu de naissance. Cela signifie qu’un enfant est tunisien même s’il est né hors de Tunisie, dès lors que l’un de ses parents est tunisien.

Deuxièmement : un enfant est Tunisien s’il est né en Tunisie et si son père et son grand-père paternel y sont également nés. Il ne s’agit pas d’une règle générale, mais d’une condition spécifique et restrictive : l’enfant doit être né en Tunisie, le père doit être né en Tunisie et le grand-père paternel doit également être né en Tunisie.

Troisièmement : un enfant est Tunisien s’il est né en Tunisie de parents apatrides, à condition que les deux parents aient résidé en Tunisie pendant au moins cinq ans.

Il est important de préciser ici que le terme «apatride» ne signifie pas «étranger» ou «migrant en situation irrégulière», mais désigne une personne qui ne possède la nationalité d’aucun pays.

J’aimerais développer ce point : depuis son adhésion aux Nations Unies, la Tunisie a pris des engagements internationaux, notamment celui de réduire le nombre d’apatrides. Les apatrides appartiennent à des groupes ethniques, tribaux et claniques présents partout dans le monde, y compris en Afrique. Cela s’explique par le fait qu’il s’agit de groupes ethniques nomades aux frontières terrestres limitées. Un exemple frappant est celui des Touaregs. Présents en Libye, au Niger, au Mali et en Algérie, ils ont acquis la nationalité de ces pays malgré leur mode de vie nomade, ce qui atténue les problèmes liés à l’apatridie. Je ferme ici la parenthèse !

Quatrièmement : un enfant né en Tunisie de parents inconnus est considéré comme Tunisien. Mais il s’agit là d’une mesure visant à protéger les enfants de filiation inconnue et non d’une autorisation automatique d’octroyer la nationalité à tout enfant né sur le territoire tunisien (voir également les engagements de l’État tunisien en matière de protection des droits de l’enfant).

Cinquièmement : un enfant trouvé en Tunisie est présumé y être né jusqu’à preuve du contraire. Il s’agit également là d’une mesure légale visant à protéger l’enfant, et non d’une règle arbitraire d’attribution de la nationalité.

Un enfant né en Tunisie de parents étrangers n’acquiert pas automatiquement la nationalité tunisienne

Toutefois, un enfant né en Tunisie de parents étrangers connus et possédant la nationalité d’un autre pays n’acquiert pas automatiquement la nationalité tunisienne lors de son enregistrement à la naissance.

Pour ceux qui sont encore perplexes, la conclusion est simple : un acte de naissance atteste la naissance… la nationalité est déterminée par la loi. Lorsque l’État enregistre la naissance d’un enfant étranger, il ne lui «octroie» pas la citoyenneté, mais remplit une obligation administrative, légale et humanitaire, au même titre qu’un décès, un mariage ou tout autre changement d’état civil.

Par conséquent, avant de crier au scandale, consultons d’abord la loi. C’est la loi, et non Facebook, qui définit qui est Tunisien et qui ne l’est pas !

Traduit de l’arabe.

* Avocat.

L’article La nationalité tunisienne n’est pas accordée à un enfant étranger du fait de sa naissance en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Billets subventionnés pour les Tunisiens de l’étranger à faible revenu

L’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE) a annoncé la mise à disposition de billets de voyage subventionnés pour les familles à faibles revenus de quatre personnes ou plus souhaitant rentrer de France en Tunisie cet été. Ces billets seront proposés sur les vols Tunisair et de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN).

L’ambassade de Tunisie à Paris a expliqué dans un communiqué que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du Conseil ministériel restreint du 25 avril 2026.

Les personnes éligibles sont invitées à contacter le service social de l’ambassade à Paris pour déposer leur demande.

L’ambassade précise que les réservations pour les ferries Carthage et Tanit seront acceptées du 11 mai au 15 juin 2026, avec des subventions de 80 € (270 dinars tunisiens) par membre de la famille et de 100 € (338 dinars tunisiens) par personne remplissant les conditions requises.

Par ailleurs, les réservations pour les vols Tunisair seront acceptées du 11 au 20 mai 2026, avec des subventions disponibles pour les vols programmés entre le 17 juin et le 20 août 2026. La subvention pour le billet d’avion est de 100 € (338 dinars tunisiens) par membre de la famille et de 150 € (507 dinars tunisiens) par personne.

Pour bénéficier de la réduction, il convient de déposer une demande indiquant les noms des personnes concernées, les dates de voyage souhaitées et les coordonnées du demandeur. L’approbation finale est conditionnée à la complétude du dossier et à la disponibilité des places pour les réservations proposées.

L’article Billets subventionnés pour les Tunisiens de l’étranger à faible revenu est apparu en premier sur Kapitalis.

❌