Le projet international de recherche et d’innovation pour la protection et la réhabilitation des ressources en eaux souterraines, et plus particulièrement par la recharge contrôlée des aquifères, est en phase avancée de traitement des eaux usées par impression 3D.
C’est ce qu’a indiqué le professeur Atef Jaouani, de l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis (Issbat, Université de Tunis El Manar), dans une déclaration à l’agence Tap, en marge de l’assemblée générale annuelle du projet, qui se tient à Tunis les 21 et 22 avril 2026, ajoutant que les premiers résultats de laboratoire étaient positifs et encourageants, et confirment la possibilité d’améliorer la qualité de cette eau traitée et d’envisager ainsi sa réutilisation future pour le réapprovisionnement des réserves d’eaux souterraines.
M. Jaouani a expliqué que ce projet, lancé il y a quatre ans et dont l’achèvement est prévu pour novembre 2026, est financé par l’Union européenne (UE) à hauteur d’environ 4 millions d’euros. Il réunit 11 partenaires issus de sept pays (Tunisie, Portugal, Italie, Pays-Bas, Afrique du Sud et Lituanie). En Tunisie, il est mis en œuvre dans le cadre d’un accord de partenariat entre l’Issbat et l’Institut national de recherche en génie rural, eaux et forêts (Inrgref).
Il a ajouté que le projet est actuellement expérimenté à la station expérimentale d’Oued Souhil, dans le gouvernorat de Nabeul, et vise à développer des solutions de traitement tertiaire des eaux usées, fondées sur des approches naturelles, pour reconstituer les ressources en eaux souterraines.
Le spécialiste a souligné que les nappes phréatiques subissent une diminution constante en raison d’une forte demande et de ressources limitées, ce qui rend nécessaire la recherche de solutions durables et fondées sur la nature pour produire de l’eau traitée de haute qualité.
Il a expliqué que cette approche comprend notamment l’utilisation de zones humides artificielles et de plantes pour absorber les polluants, permettant ainsi la production d’eau traitée de haute qualité grâce à des technologies tridimensionnelles. Il a insisté sur le fait que cette approche est considérée comme l’une des solutions environnementales les plus prometteuses au monde.
Il a noté que la Tunisie avait déjà mené des expériences de traitement de l’eau et de recharge des nappes phréatiques, mais sans atteindre l’efficacité escomptée. Cependant, les résultats obtenus en laboratoire dans le cadre de ce projet sont très encourageants et laissent entrevoir un modèle plus durable et performant.
M. Jaouani a ajouté que les bassins expérimentaux de la station seront agrandis ultérieurement afin de mener à bien le processus de recharge des nappes phréatiques et d’approfondir les essais sur le terrain.
Le porte-parole officiel duConseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), Samir Chtourou, a mis en garde contre la présentation des erreurs médicales hors de leur contexte scientifique et a critiqué la manière dont ce sujet a été récemment traité à la télévision, soulignant que les discussions sur ces questions doivent être équilibrées et impliquer toutes les parties prenantes afin d’éviter d’induire l’opinion publique en erreur.
M. Chtourou qui intervenait dans sur Diwan FM hier soir, mardi 21 avril 2026, a insisté sur le caractère sensible du sujet et la complexité des questions scientifiques qu’il soulève.
Tout en reconnaissant l’existence de cas d’erreurs médicales en Tunisie, le porte-parole de l’Ordre des médecins a précisé que leur nombre n’excède pas quelques dizaines par an. Il a, également, souligné la nécessité de pointer la responsabilité de toute personne reconnue coupable d’une erreur médicale, et éviter de stigmatiser le corps soignant dans son ensemble. D’autant plus que, selon, lui, la justice tunisienne rend systématiquement justice aux patients dans de tels cas.
«La loi relative aux droits des patients et à la responsabilité médicale a été promulguée pour remédier à ces problèmes», a souligné M. Chtourou, en assurant que le taux d’erreurs médicales en Tunisie reste faible comparé à ceux enregistrés dans de nombreux pays développés dotés de capacités avancées.
Incidence des erreurs en milieu hospitalier
En Tunisie, il n’existe pas de statistiques nationales officielles centralisées publiant un taux global annuel des erreurs médicales. Cependant, des études hospitalières et des analyses sectorielles permettent de donner un aperçu sur leur incidence en milieu hospitalier. Selon une étude dans un hôpital du centre-est a révélé une incidence d’événements indésirables graves (EIG) de 13,7 % dans les services médicaux et 8,9 % dans les services chirurgicaux.
Quant aux infections nosocomiales, elles représentent la première cause d’EIG dans l’étude citée, avec une proportion de 45 %.
S’agissant des erreurs médicamenteuses, une évaluation dans un service de réanimation a détecté un taux d’erreurs de prescription de 9 %.
D’une façon générale, et bien que des erreurs s’y produisent quotidiennement, le système de santé tunisien est reconnu comme l’un des meilleurs en Afrique, même s’il est confronté à des défis de qualité des soins, notamment dans les hôpitaux publics, en raison du manque de médecins spécialistes et d’équipements de pointe.
Une enquête du Financial Times se basant sur plus de 300 articles parus dans 12 revues et périodiques militaires iraniens au cours des cinq dernières années, a révélé qu’avant le dernier conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens s’étaient défendus et avaient pu résister à l’offensive russe qui durait depuis plus de trois ans.
Imed Bahri
Ces articles offrent un aperçu unique et révélateur du fonctionnement opaque du pouvoir iranien, notamment de ses discussions internes, de l’évolution de ses tactiques et de ses technologies prioritaires. Ils révèlent que l’Iran a étudié de près l’Ukraine afin d’en tirer des enseignements, en particulier concernant les drones et s’est concentré sur la modernisation de ses capacités de cyberguerre. Ses dirigeants ont exprimé leur inquiétude quant à la planification proactive de leurs forces. Ils montrent également que Téhéran a suivi de près les performances de la Russie et la manière dont l’Ukraine s’est adaptée pour affronter un adversaire bien plus puissant.
Le journal rapporte que Hossein Dadvand, haut gradé de l’armée, dirige une importante académie militaire au nord de Téhéran. Il est chargé de former des milliers de soldats iraniens aux tactiques de combat et à la victoire sur le champ de bataille. Dans la période précédant la guerre de plusieurs semaines contre Israël et les États-Unis, Dadvand figurait parmi les responsables militaires iraniens qui ont tiré des enseignements stratégiques du conflit en Ukraine.
Imprimantes 3D pour produire des drones
Dans un article, il expliquait que ces enseignements couvraient un large éventail de domaines, allant de la résilience de la production de défense ukrainienne à l’utilisation d’imprimantes 3D pour produire en masse des drones à bas coût. Ses recommandations avaient été publiées il y a deux ans dans une revue de défense iranienne de renom.
Dadvand exhortait ses supérieurs à encourager l’Iran à investir dans les drones, à déployer des unités de combat plus agiles et mobiles et à moderniser ses méthodes d’entraînement et de combat. Il suggérait également l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’arsenal militaire iranien.
Si les conclusions de Dadvand n’étaient pas surprenantes en soi, elles ont peut-être donné un premier aperçu de l’évolution de la situation en Iran. L’année dernière, lors d’une rare interview accordée dans un stand de tir récemment ouvert, il a révélé que Téhéran avait mis à jour ses manuels et ses méthodes d’entraînement pour tenir compte de l’expérience ukrainienne. «La guerre russo-ukrainienne a été l’un des cas que nous avons étudiés avec attention. Un aspect clé de ce conflit a été l’utilisation massive de petits drones et de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, nous assistons à l’intégration de technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle, la mécanique quantique et les nanotechnologies dans le domaine militaire», a déclaré Dadvand.
Le FT a noté que tous les articles analysés étaient publiés dans des revues accessibles au public, affiliées aux plus prestigieuses écoles d’état-major et instituts de formation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des forces armées iraniennes régulières. Parmi leurs auteurs figurent de hauts gradés, des officiers ambitieux et des universitaires chargés d’analyser les défis stratégiques auxquels l’Iran est confronté.
Ces études offrent un éclairage fascinant sur la pensée militaire iranienne et permettent de tirer des enseignements applicables aux conflits futurs. «Ces documents sont destinés à l’apprentissage militaire», a déclaré Nicole Grajewski, spécialiste des affaires iraniennes à Sciences Po Paris, qui ajoute : «Ils servent à générer des idées et à observer les réactions, idées qui sont parfois réexaminées et modifiées».
Le journal britannique estime que l’enseignement le plus important que nous apportent ces articles réside dans la manière dont les hauts dirigeants iraniens ont évalué les vulnérabilités de leur pays, un sujet qu’ils avaient déjà abordé dans des écrits antérieurs à la guerre contre Israël et les États-Unis. Parmi ces éléments figure un article co-écrit par Kioumars Heidari et Abdolali Pourshasb, deux anciens commandants de l’armée iranienne, paru dans la revue Strategic Defense Studies. Ils y exprimaient leur inquiétude face au manque de planification proactive nécessaire pour contrer les «menaces émergentes».
En 2023, ils affirmaient que l’Iran devait accélérer le recrutement de spécialistes, réformer ses manœuvres militaires et planifier ses acquisitions d’armements en s’appuyant sur des technologies de pointe telles que les drones, les lasers et les plateformes spatiales. Ils citaient également le conflit en Ukraine comme source de «nouvelles menaces».
«Je pense que l’une des raisons pour lesquelles ils écrivent sur la guerre en Ukraine est qu’ils disposent de données sur ce conflit. Ils veulent que les étudiants soient familiarisés avec les opérations qui s’y déroulent et avec le mode opératoire des Russes», a commenté Grajewsky, ajoutant qu’écrire sur des conflits étrangers favorise une plus grande introspection.
Bien que les revues de recherche militaire iraniennes soient moins détaillées que leurs homologues russes, Grajewsky a noté qu’elles constituent un bon moyen pour les différentes branches de rivaliser pour obtenir des ressources et de l’attention.
Aziz Nasirzadeh, ancien commandant de l’armée de l’air, devenu ensuite ministre de la Défense et tué lors d’une frappe aérienne le 28 février, a co-écrit un article sur la guerre Iran-Irak qui se concluait par un appel urgent à Téhéran pour qu’il reconstruise sa flotte de chasseurs négligée en achetant des Su-35 à la Russie. Cet article a été publié dans la revue Defense Futures Studies, une publication de l’École d’état-major de l’armée iranienne.
L’acquisition des coûteux Su-35 auprès de la Russie semble être un point de discorde entre les différentes branches de l’armée iranienne. Bien que Téhéran ait confirmé son intention de procéder à l’achat de ces avions, qui n’ont pas encore été livrés, peu après la nomination de Nasirzadeh au poste de ministre de la Défense, son article est antérieur de plusieurs mois à cette nomination.
Dans cet article, Nasirzadeh recommandait également d’équiper l’armée de l’air iranienne de drones kamikazes et d’intégrer l’intelligence artificielle aux procédures de sélection des cibles. Il préconisait aussi la «rénovation des parties vétustes» des bases aériennes. Nasirzadeh avait co-écrit une étude affirmant que l’efficacité de l’armée de l’air américaine avait diminué en raison du vieillissement de ses appareils et de l’échec de ses programmes de modernisation.
Afshon Ostovar, spécialiste des affaires militaires iraniennes, a fait remarquer que ces articles figuraient parmi les rares sources d’information disponibles sur la manière dont l’Iran pourrait réagir dans certaines situations d’urgence.
Les articles analysés par le FT offrent un aperçu général de la façon dont les commandants pourraient gérer au mieux des situations telles que l’arraisonnement de navires dans le détroit d’Ormuz ou le refoulement d’un débarquement amphibie. Ces articles concluaient qu’une approche conflictuelle était préférable dans le premier cas, tandis que dans le second, ils suggéraient le minage des eaux côtières comme moyen de dissuasion.
Ostovar a déclaré : «Ces articles sont extrêmement intéressants lorsqu’ils abordent leurs propres pratiques, processus et procédures», ajoutant qu’en suivant les orientations éditoriales des revues importantes, on peut se faire une idée assez fiable des priorités de l’Iran. Il a poursuivi : «On peut se faire une idée, même imparfaite, de la manière dont elles évoluent et s’adaptent, et elles en disent souvent long par les sujets qu’elles traitent».
De nombreux articles traitent de la technologie, des tactiques et des communications des drones, ainsi que d’études évaluant l’efficacité des batteries de défense aérienne iraniennes. On constate également un intérêt marqué pour le renforcement des capacités de cyberguerre, notamment l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision et les attaques.
Les analystes ont noté que les officiers, les commandants et les responsables du renseignement rédigent parfois des articles de recherche sous pseudonyme. Ils ont souligné que les articles écrits par de hauts responsables devraient être pris beaucoup plus au sérieux que ceux écrits par des étudiants ou des universitaires.
Farzin Nadimi, chercheur principal au Washington Institute for Near East Policy, affirme que la recherche scientifique et technique tend à être plus rigoureuse que l’analyse stratégique. Ces articles de politique étrangère étaient souvent si mal documentés qu’il a qualifié leurs conclusions d’«absurdes».
Nadimi a déclaré que les services de renseignement américains auraient examiné attentivement les publications iraniennes afin d’y trouver des informations précieuses, ajoutant que Téhéran a pris des mesures pour empêcher les fuites d’informations sensibles en émettant des directives interdisant aux officiers et aux ingénieurs travaillant sur des projets de défense de trop en divulguer.
Cependant, même des recherches superficielles peuvent être utiles pour comprendre l’état d’esprit des officiers iraniens. De nombreuses études ont dépeint Washington comme une puissance faible et ont perçu des opportunités pour l’Iran de remodeler le Moyen-Orient. L’Azerbaïdjan, de par ses liens étroits avec Israël, est considéré comme une menace pour la sécurité de l’Iran.
Le FT cite Michael Connell, ancien officier du renseignement américain et expert de l’Iran au Center for Naval Analyses, qui affirme que les articles les plus pertinents sont ceux qui incluent des enquêtes menées auprès d’experts et de militaires en service actif sur des sujets moins sensibles.
Une étude analysée par le FT souligne l’importance d’empêcher les soldats d’être recrutés par des «groupes déviants». Une autre révèle des problèmes chroniques dans les hôpitaux militaires, sujets à des crises en raison d’une dépendance excessive aux fournisseurs du secteur privé et d’une négligence de leurs «missions essentielles» au profit de la rémunération de civils générateurs de revenus.
D’autres études, publiées antérieurement, ont exploré les moyens de prévenir les idées suicidaires chez les soldats ou ont constaté que les élèves des prestigieuses académies militaires iraniennes faisaient état d’une discrimination importante fondée sur la pauvreté ou l’origine ethnique de leur famille. Connell ajoute : «Cela nous donne un aperçu de la vie quotidienne dans l’armée iranienne».
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a confirmé hier soir, mardi 21 avril 2026, au palais du Bardo, que son ministère n’intervient pas directement dans la fixation des prix, mais œuvre plutôt à améliorer l’offre et à stimuler la croissance afin d’accroître le revenu par habitant, ce qui contribue à maîtriser les prix et à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.
Cette clarification fait suite à une question du député Mohamed Amine Ouerghi concernant les mesures gouvernementales de contrôle des prix et d’amélioration du pouvoir d’achat, compte tenu de la hausse record des prix alimentaires, notamment de la viande et des légumes.
Le ministre a indiqué que la loi de finances 2026 prévoyait des augmentations des salaires et des pensions dans les secteurs public et privé, les pourcentages précis et les dates d’application devant être fixés par un décret ultérieur.
Il a également présenté plusieurs mesures économiques, notamment le soutien à l’investissement, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement des programmes régionaux, ainsi qu’une réforme de l’impôt sur le revenu afin d’alléger la charge fiscale des ménages à revenus moyens et faibles.
Concernant le soutien aux groupes vulnérables, le ministre a expliqué que les transferts financiers aux familles à faibles revenus ont été augmentés, de même qu’une hausse de 7,5 % du salaire minimum garanti à partir de 2025, en plus d’autres mesures sociales, notamment celles relatives aux retraites et à la consommation d’électricité.
S’agissant de l’inflation, Abdelhafidh a déclaré que le gouvernement est parvenu à réduire progressivement le taux d’inflation de 7 % en 2024 à environ 5 % en mars 2026, grâce à un indice des prix à la consommation mis à jour à partir d’enquêtes de consommation menées par l’Institut national de la statistique (INS).
L’Italie et la Tunisie renforcent leur coopération scientifique et sanitaire avec le lancement de Biogen4Med, un projet transfrontalier financé par l’Union européenne (UE) et dédié à la médecine de précision appliquée à l’oncologie, qui a débuté officiellement lors d’une cérémonie scientifique tenue mardi 21 avril 2026 à la Faculté de médecine de Sousse.
Le projet, qui devrait durer 30 mois, dispose d’un budget total d’environ 941 200 € (soit environ 3,2 millions de dinars tunisiens), financé par le programme Interreg Next Italie-Tunisie 2021-2027. Coordonné par la Faculté de médecine de Sousse, il réunit également, côté tunisien, le CHU Sahloul de Sousse et, côté italien, la Fondation Ri.MED et l’Université de Palerme.
L’objectif affiché est de renforcer la coopération scientifique entre les deux rives de la Méditerranée dans le domaine de la médecine de précision, grâce à l’utilisation intégrée des technologies omiques avancées, notamment la génomique et la protéomique, afin d’identifier et de valider les biomarqueurs moléculaires associés aux cancers à fort impact.
Plus précisément, Biogen4Med se concentre principalement sur l’adénocarcinome pancréatique et le cancer du sein, deux domaines où la disponibilité de marqueurs plus précis pourrait favoriser une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques, un diagnostic plus précoce et des stratégies de traitement plus personnalisées.
L’approche du projet repose sur l’analyse d’échantillons biologiques et leur intégration aux données cliniques, selon une démarche translationnelle visant à accélérer la mise en application des résultats de la recherche dans les protocoles de traitement.
La valeur politique et scientifique de cette initiative réside également dans la création d’un cadre commun entre la recherche, l’enseignement et les soins de santé.
Les partenaires soulignent que le programme ne se limite pas à la dimension laboratoire, mais inclut le renforcement des compétences locales, la formation de jeunes chercheurs et la création d’un réseau stable entre l’Italie et la Tunisie dans les domaines de la génomique, de la protéomique, de la bio-informatique et de l’innovation biomédicale.
La journée d’ouverture à Sousse, selon la Fondation Ri.MED, a été marquée par des présentations des partenaires et deux panels scientifiques consacrés aux innovations en pathologie moléculaire, du diagnostic tumoral à la biopsie liquide, ainsi qu’au rôle de la médecine de précision et de la pharmacogénomique dans la prise en charge oncologique.
Au menu aussi, la première réunion du Comité de pilotage, marquant le lancement opérationnel de la collaboration.
Pour l’Italie et la Tunisie, Biogen4Med représente une étape importante dans la diplomatie scientifique appliquée aux soins de santé : un projet qui unit universités, hôpitaux et centres de recherche autour d’un objectif concret : des diagnostics plus ciblés et des traitements du cancer plus personnalisés, dans une région méditerranéenne où la coopération, l’innovation et le transfert de technologie sont de plus en plus importants dans les politiques de santé.
Même si dans les livres d’histoire, on s’évertue à être pointilleux et rigoureux chaque fois qu’il est question du passé, les récits de voyages et les témoignages anecdotiques d’époque restent, souvent, des sources vivantes capables d’alimenter notre intelligence et de nourrir notre propre imaginaire à propos des temps révolus. Pour appréhender une période aussi mouvementée qu’est notre histoire d’avant le «Protectorat» français, Abdeljalil Karoui, professeur émérite de littérature française, choisit le parti-pris de nous faire voyager, autrement, dans le temps, à travers le regard curieux, percutant ou simplement fantasque des voyageurs venus de l’autre rive, à la découverte de la «Régence de Tunis».
Salah Gharbi *
Ainsi, avec ‘‘La Tunisie et son image dans la littérature du XIXème siècle et de la première moitié du XXème’’, un ouvrage réédité chez Arabesques éditions, l’auteur nous promène d’un texte à l’autre, alliant la rigueur de l’analyse, au souci du détail et à la pertinence du propos. Le tout est rendu dans un style à la fois précieux et limpide, l’œuvre d’un brillant francophile doublé d’un grand passionné d’histoire et d’un méticuleux chercheur chevronné.
Ecrivains, savants, missionnaires et militaires
Dans ce livre, l’auteur exhume, pour nous, à travers une pléthore de voix étrangères, tant d’aventures et d’expériences personnelles vécues sur notre sol, et nous révèle, grâce à leurs témoignages, certains aspects de la vie politique et sociale de notre pays.
Notre plaisir est encore plus grand quand on découvre que ces voix, sont portées par de grands noms de la littérature française du 19ème et du début du siècle dernier, comme Chateaubriand, Alexandre Dumas, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas ou André Gide…, mais aussi, par des moins connues, parmi lesquels, il y a des scientifiques, des missionnaires et des militaires, mais aussi de simples curieux de passage dans notre pays.
À travers ces écrits prolifiques, on est constamment surpris, à la fois, par la variété des points de vue, la liberté de ton et la pertinence de l’analyse. Dans ces innombrables récits où les indiscrétions nous peignent la vie de l’époque, aussi bien publique que privée, montrées dans ses divers aspects, rien ne semble échapper à la curiosité de ces voyageurs, ni l’ambiance feutrée du sérail, ni l’exquise légèreté des maisons bourgeoises, ni l’univers tumultueux et débraillé des tavernes et des maisons closes.
Des regards étrangers dignes d’intérêt
Point de hiérarchie. À travers, les anecdotes et les comptes-rendus des uns et des autres, les petites histoires côtoient la grande et les scènes pittoresques de la vie quotidienne des Tunisiens de l’époque font écho aux témoignages, souvent critiques, sur la gestion des affaires de la Régence de Tunis.
Tantôt amusé, tantôt étonné, mais toujours curieux, le regard étranger, aussi étrange, impressionniste ou étriqué fût-il, reste digne d’intérêt. Du moment qu’il nous interpelle et qu’il nous éclaire sur des pans de notre histoire commune, ce regard devient instructif et édifiant.
En témoignent, à titre d’exemple, les impressions pertinentes de Flaubert, après sa visite du palais du bey au Bardo, au cours de laquelle l’écrivain français note la présence d’un mobilier («Empire» et «Restauration») avec ses pendules dorées à sujets, ses canapés et ses fauteuils en acajou avec des lithographies coloriées, ce qui, trouve-t-il, «déshonore cette merveille (faisant allusion au patio) de l’architecture arabe». D’ailleurs, au cours de son séjour, qui coïncide avec la fin de ramadan, l’auteur de ‘‘Salammbô’’, roman inspiré de l’histoire de Carthage, en assistant à la cérémonie de la fin du jeûne, organisée au Palais dont il fait un compte-rendu, ne résiste pas à mentionner, comme surpris, le rituel du «baisemain».
D’ailleurs, il est tellement frappé par la scène qu’il s’y attarde, dans ses ‘‘Notesde voyage’’ (Ed. Conard, 1910). «… un gros homme, écrit-il, habillé de rouge, portant un bâton à trois chaînettes, hurle d’une voix formidable ; le bey paraît et il s’assoie sur sa chaise en os de poisson…Chacun à la file l’un de l’autre, vient baiser l’intérieur de sa main, dont il appuie le coude sur un coussin. Presque tous donnent deux baisers : un, puis ils touchent le haut de la main avec le front, et un second pour finir…»
Dans sa riche correspondance, le ton de Flaubert apparaît un peu polisson, surtout lorsqu’il s’agit d’évoquer ses escapades à travers notre pays, ses soirées dans la banlieue de Tunis «dans des cabarets maures à entendre chanter les juifs et à voir des obscénités de Karrageuss» ou à propos de ses nuits «de débauche qu’il allait décrire en termes souvent scabreux».
Dans son ‘‘Carnet 10’’, Flaubert nous rend compte d’une de ces soirées de débauche passée auprès de la courtisane Ra’hel : «Dans le patio, flambeaux d’argile verts au milieu, sur une table, poissons dans un bocal et de l’eau de vie. Les deux chambres ouvertes, un grand flambeau par terre, au milieu, comme un candélabre d’église : Ra’hel petite, maigre, museau allongé, les sourcils complètements rejoints par la peinture noire rouge. Dance du crapaud… Le valet de Marsen en veste rouge cumule les deux goûts…»
Observations pertinentes sur la vie politique
À côté de ces histoires anecdotiques, les observations pertinentes sur la vie politique de la Régence de Tunis, sont légion. Celles d’Henri Duveyrier, un archéologue et explorateur du Sahara, se caractérisent par la pertinence et la gravité du ton. Ainsi, dans ‘‘La Tunisie’’, un livre publié en 1881, chez Hachette, l’auteur fait un témoignage accablant contre l’administration beylicale. «Nulle règle ne préside au choix des fonctionnaires et n’assure le recrutement d’hommes capables de remplir les postes de l’administration, écrit-il. En haut, c’est le caprice du souverain qui désigne les ministres. Tant mieux si par hasard son caprice le fait tomber sur un homme droit, énergique, intelligent et dévoué tant pis si l’élu ne gravit les degrés du pouvoir que grâce aux sommes d’argent, aux chevaux de race, aux belles négresses et bien plus jolis garçons de Circassie, d’Arménie ou d’ailleurs…».
Dans le monde fermé des femmes
Alors que Duveyrier nous offre l’image d’un pays qui s’enlisait dans la morosité, dans son livre sur ‘‘LesTunisiennes’’, paru en 1937, chez Denoël, Lucie Paul-Marguerite nous introduit dans le monde fermé des femmes, sous la Régence de Tunis. À travers les portraits qu’elle y brosse des femmes, elle transporte son lecteur dans un univers plein de grâce et de volupté et où une revue féministe, telle ‘‘Leila’’, osait déclarer, déjà, la guerre au «voile assassin qui a permis à tant d’écrivains d’Europe de dire tant de mal de nous».
D’ailleurs, dans son livre, tout en s’intéressant à la condition féminine, l’auteure profite d’une rencontre impromptue avec Dr Mahmoud El Materi, qui était à l’époque le chef du Néo-Destour, pour recueillir auprès de lui des déclarations importantes aussi bien sur la tension qui mine les relations entre les membres du Parti et sur la crise politique générale à l’intérieur du Parti, mais aussi sur le moment crucial que la Régence était en train de vivre…
Après ‘‘Sortilèges d’une jeunesse’’(2020) et ‘‘Mes années parisiennes’’, (2021), parus chez Arabesques,avec cette escapade dans notre passé vu et rendu à travers les regards étrangers, Abdeljalil Karoui, vient d’offrir, aussi bien aux familiers des auteurs français du 19ème et du début du 20ème qu’aux profanes, un savoureux et fructueux périple, passé à déambuler parmi les textes racontant notre pays.
Les importations tunisiennes ont atteint 21 499,5 millions de dinars (MD) au premier trimestre 2026, en hausse de 5,5 % sur un an, tandis que les exportations se sont élevées à 16 266,8 MD, soit une progression de 6,1 %. Le déficit commercial s’est ainsi creusé à 5 232,7 MD, les exportations couvrant 75,7 % des importations.
Ce chiffre doit nous interpeller, et pour cause : le déficit commercial du pays atteignait «seulement» 8 209 MD sur toute l’année 2010, contre 5 232,7 MD pour le seul 1er trimestre 2026. On mesure ainsi l’incompétence des gouvernements qui se sont succédé à la Kasbah au cours des quinze dernières années et qui ont laissé glisser le déficit commercial, l’inflation, les déficits courants et l’endettement extérieur, dans un pays qui consomme plus qu’il ne produit et qui dépense plus qu’il ne gagne, à l’image d’une majorité de ses citoyens.
Selon les données provenant du rapport sur le commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique (INS), au 1er trimestre 2026, la Chine demeure le premier fournisseur (et le premier déficit commercial) de la Tunisie avec une part de marché de 12,9 %, devant la France (12,5 %), l’Italie (11,7 %), l’Allemagne (7,7 %) et l’Algérie (7,3 %).
Cependant, l’Union européenne (UE), dans son ensemble, représente à lui seul 45,2 % des importations tunisiennes, pour une valeur de 9 722,5 MD), contre 8 744,3 MD sur la même période en 2025.
Ainsi, malgré la position dominante de la Chine parmi les partenaires commerciaux nationaux, le commerce tunisien reste fortement ancré en Europe.
Concernant les principaux fournisseurs, l’analyse de l’INS met également en évidence des tendances divergentes selon les partenaires. Les importations en provenance de France ont augmenté de 21,9 % et celles en provenance d’Italie de 13,8 %.
Hors UE, les achats auprès de la Turquie ont progressé de 6,3 % et ceux en provenance d’Inde de 39,5 %.
En revanche, les importations en provenance de Russie ont chuté de 61,6 % et celles en provenance de Chine de 7,3 %, malgré le maintien de sa première place.
Ce constat confirme une double tendance. D’une part, Pékin conserve sa position de premier fournisseur de la Tunisie, devançant de peu ses partenaires européens traditionnels. D’autre part, l’UE maintient son rôle prépondérant de zone économique clé, tant en termes d’importations que d’exportations, qui représentaient 71,5 % des exportations au premier trimestre.
Dans ce contexte, la France demeure le premier client de la Tunisie, avec une part de marché de 22,7 % à l’exportation, devant l’Italie (17,5 %) et l’Allemagne (14 %). Et ce, grâce notamment aux entreprises issues de ces pays et opérant en Tunisie sous le régime de l’offshore.
Le Rotary Club Tunis Notre Dame poursuit la saga du Rotary Pluriel avec un nouveau chapitre placé sous l’axe du Rotary Musical : « Mare Nostrum, Une Odyssée musicale en Méditerranée », le 24 avril 2026 à 19h00 au Théâtre de l’Opéra de Tunis.
Un voyage des sens porté par la vision artistique de Skander Guetari, véritable maître de cérémonie, qui vous convie à voguer sur les vagues de la Méditerranée pour assister à un lever de soleil des voix, à une éclipse de lune en harmonie, à un tourbillon de volupté guidé par les sirènes de cette échappée.
Sous sa direction inspirée, des voix venues de France, de Turquie, d’Espagne et de Tunisie se rencontrent, se mêlent et s’élèvent. Cette traversée ne s’arrête pas aux rives méditerranéennes : elle s’ouvre vers l’océan, jusqu’au Pacifique, pour rejoindre l’Argentine et ses rythmes langoureux.
Débora Russ, Syrine Ben Moussa, Solmaz Ozdemir et Sana Sassi seront les compagnons de ce périple musical, tissant une fresque de langues, de cultures et d’émotions.
Un rendez-vous unique où l’histoire millénaire de la Méditerranée se réinvente en une célébration universelle de la diversité et de l’humanité.
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a annoncé avec douleur et tristesse le décès du journaliste Mounir Mestiri, survenu ce mardi soir, 21 avril 2026.
Figure respectée du paysage médiatique et culturel tunisien, Mounir Mestiri a eu un parcours riche et a travaillé avec de nombreux établissements médiatiques, couvrant divers domaines allant de la culture au sport, en passant par les affaires sociales et économiques.
Le Syndicat a souligné que Mounir Mestiri est reconnu pour son sérieux, son professionnalisme et son engagement indéfectible à transmettre l’information avec la plus grande responsabilité.
« Il était également apprécié pour ses hautes qualités morales et l’excellence de ses rapports avec ses confrères, ce qui lui valait le respect et l’estime de tous ceux qui l’ont côtoyé», ajoute encore le SNJT.
En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses plus sincères condoléances à la famille de Mounir Mestiri, ses proches et à l’ensemble de la famille médiatique.
Un appel à manifester en solidarité avec le journaliste Mourad Zeghidi a été lancé pour ce vendredi 24 avril 2026 par son comité de soutien.
Journalistes, défenseurs des droits de l’homme, et les citoyens attachés à la liberté d’expression sont invités à se réunir pour exprimer leur solidarité i envers Mourad Zeghidi, dont le procès en appel a été reporté au 28 avril, en réponse à une requête du collectif de défense pour préparer ses plaidoiries.
Pour rappel, Mourad Zeghidi et son confrère Borhen Bsaies sont poursuivis pour des infractions à caractère financier et pour évasion fiscale et ont été condamnés en première instance, à trois ans et demi de prison ferme chacun.
Notons que le rassemblement prévu ce vendredi, débutera à 18h devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et se poursuivra jusqu’à 20h.
Ooredoo Tunisie annonce la signature d’un accord de sponsoring marquant sa première participation en tant que sponsor officiel du Festival International de Dougga, à l’occasion de sa 50ᵉ édition.
À travers ce partenariat, Ooredoo réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la culture et du rapprochement des expériences artistiques d’exception auprès du public tunisien.
Cette édition revêt une importance particulière puisqu’elle célèbre cinq décennies d’excellence culturelle dans l’un des sites patrimoniaux les plus emblématiques de Tunisie. Dans le cadre de ce sponsoring, Ooredoo Tunisie soutiendra également deux concerts exceptionnels organisés en marge du programme officiel du festival, mettant à l’honneur l’artiste de renommée internationale Bryan Adams, prévus les 2 et 3 mai 2026, offrant au public une expérience musicale unique en amont de l’ouverture officielle.
La 50ᵉ édition du Festival International de Dougga se tiendra du 2 au 15 juillet 2026, avec une programmation riche et diversifiée réunissant certaines des plus grandes figures de la scène musicale tunisienne et arabe.
À cette occasion, Eyas Assaf, CEO de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Chez Ooredoo Tunisie, nous considérons que la culture ne se limite pas à être soutenue, elle doit être vécue et partagée. Notre engagement va au-delà de la connectivité : il s’agit de créer des moments qui rapprochent, qui inspirent et qui célèbrent notre identité. Soutenir la 50ᵉ édition du Festival International de Dougga s’inscrit naturellement dans cette vision. Dans un lieu où l’histoire rencontre la créativité, nous sommes fiers de contribuer à des expériences qui résonnent auprès de toutes les générations et reflètent la richesse de l’identité culturelle tunisienne. »
De son côté, Mokhtar Belatek, Président du Festival International de Dougga, a ajouté : « Cette 50ᵉ édition constitue une étape importante dans le parcours du festival, et nous sommes ravis d’accueillir Ooredoo Tunisie en tant que partenaire pour la première fois. Ce soutien reflète une ambition commune : valoriser la culture et la rapprocher d’un public toujours plus large. Ensemble, nous nous réjouissons de proposer une édition exceptionnelle, fidèle à l’héritage de Dougga tout en ouvrant de nouvelles perspectives.»
En rejoignant cet événement culturel emblématique, Ooredoo Tunisie poursuit le développement de son engagement en faveur des arts et de la culture, renforçant ainsi son rôle d’acteur clé du paysage culturel tunisien. Ce partenariat illustre l’ambition de Ooredoo de créer des expériences porteuses de sens et des moments de joie pour les communautés à travers le pays.
Alors que l’attente grandit, cette édition jubilaire s’annonce comme une célébration vibrante de la musique, du patrimoine et des émotions partagées, réunissant toutes les générations autour de performances inoubliables sous les étoiles de Dougga.
L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit des conditions printanières pour la nuit à venir, et ce, sur l’ensemble du territoire tunisien.
Le temps restera globalement dégagé à peu nuageux sur la plupart des régions, indique l’INM en ajoutant toutefois qu’un brouillard local est attendu en fin de nuit, principalement près des zones côtières du nord et du centre.
Pour les températures nocturnes, les thermomètres afficheront des valeurs comprises entre 14°C et 19°C dans les régions du nord et du centre et entre 20°C et 24°C dans le Sud du pays.
Le Pôle judiciaire économique et financier a décidé de reporter le procès de l’ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine.
L4annonce a été faite, ce mardi 21 avril 2026, par Sihem Ben Sedrine elle même qui a été restée libre et dont le procès a été reporté au 26 mai prochain.
On notera que cette affaire est liée à ses fonctions alors qu’elle présidait l’IVD et que’elle est visé par deux autres affaires identiques, l’une liée à la Banque franco-tunisienne (BFT) et l’autre à l’homme d’affaires Slim Chiboub.Tunis | Le procès de Sihem Ben Sedrine reporté
Le Pôle judiciaire économique et financier a décidé de reporter le procès de l’ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine.
L4annonce a été faite, ce mardi 21 avril 2026, par Sihem Ben Sedrine elle même qui a été restée libre et dont le procès a été reporté au 26 mai prochain.
On notera que cette affaire est liée à ses fonctions alors qu’elle présidait l’IVD et que’elle est visé par deux autres affaires identiques, l’une liée à la Banque franco-tunisienne (BFT) et l’autre à l’homme d’affaires Slim Chiboub.
La championne de tennis tunisienne Ons Jabeur (31 ans) et son époux, Karim Kamoun ont accueilli leur premier enfant dans une clinique de Dubaï, aux Émirats arabes unis, où ils dirigent une académie de tennis.
Selon les sources médiatiques qui ont relayé cette nouvelle hier soir, lundi 20 avril 2026, le couple et leur bébé auquel il a choisi le prénom d’Elian, se portent bien.
Ons Jabeur, surnommée la «Ministre du Bonheur», avait suspendu sa carrière internationale en raison de sa grossesse et avait annoncé aux médias que son retour aurait lieu fin 2026 ou début 2027.
La joueuse est 268e au classement mondial de tennis 2026, après avoir été 2e mondiale, au faîte de sa carrière, en 2024, lorsqu’elle avait joué plusieurs finales de tournois de Grand Chelem. Elle a connu un déclin significatif après une série de blessures en 2024, qui ont affecté ses performances dans de nombreux tournois, entraînant une baisse générale de ses résultats.
Des artisans marocains en Tunisie affirment que la hausse des coûts de production et la faiblesse du marché les contraignent à vendre leurs créations inachevées à des entreprises locales qui les commercialisent ensuite comme produits tunisiens.
Ces artisans, cités dans un article du journal électronique marocain Hespress, affirment conserver le savoir-faire, la main-d’œuvre et le sens du design propres à l’artisanat marocain, mais ne maîtrisent plus les dernières étapes de la production, la commercialisation et la vente.
Abdellah El Jawhari, céramiste marocain installé en Tunisie, a confié au journal que la conjoncture économique et la flambée des prix des matières premières empêchent les artisans de financer eux-mêmes l’intégralité de leurs cycles de production. Nombre d’entre eux disent céder leurs créations inachevées à des entreprises tunisiennes, qui apposent ensuite leurs propres étiquettes et les commercialisent comme des produits 100 % tunisiens.
Cette pression a déjà poussé certains artisans marocains à rentrer chez eux, tandis que d’autres sont restés en Tunisie pour des raisons familiales, notamment le mariage et les enfants, malgré la dégradation du contexte économique, rapporte Hespress. Qui cite Abdellah El Ghafi, président de l’Association pour la promotion de la communauté marocaine en Tunisie, déclarant que de nombreux artisans marocains présents sur place espéraient bénéficier de la dynamique du secteur artisanal marocain, notamment grâce aux programmes de formation et de soutien mis en place par les pouvoirs publics. Ces artisans devraient être considérés comme faisant partie intégrante de l’écosystème marocain du secteur, et non comme des travailleurs isolés du fait de leur résidence à l’étranger, souligne El Ghafi, ajoutant que l’artisanat marocain, du zellige au plâtre en passant par le cuir, la couture et le travail du bois, jouit d’une excellente réputation en Tunisie et dans le reste du Maghreb. Mais sans soutien structuré, a-t-il averti, cette reconnaissance risque de profiter davantage aux intermédiaires qu’aux artisans eux-mêmes.
El Ghafi a également plaidé pour un renforcement des partenariats maroco-tunisiens dans ce secteur, arguant que l’artisanat devrait occuper une place plus importante dans le commerce bilatéral, qui, selon lui, s’élève à environ 930 millions de dinars tunisiens.
La représentante de Scatec en Tunisie, Maha Ben Hmidane, a déclaré que la centrale solaire photovoltaïque de l’entreprise à Tozeur, d’une capacité de 60 mégawatts, inaugurée officiellement lundi 20 avril 2026, est construite sur plusieurs hectares et utilise environ 95 000 panneaux solaires.
La centrale alimentera en électricité près de 40 000 habitants et la totalité de la production sera utilisée par la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) pour renforcer le réseau national, a-t-elle expliqué, ajoutant que l’investissement est étranger, assuré par une entreprise norvégienne, à travers sa filiale en Tunisie, qui emploie environ 90 ingénieurs, techniciens et gestionnaires ayant tous contribué à la réalisation du projet et acquis une expertise dans le domaine des énergies renouvelables.
La représentante de Scatec a souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique et de la promotion des énergies propres de la Tunisie.
Le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, a confirmé à Mosaique FM que ce projet fait partie de la première phase des projets du système de concessions, d’une capacité totale de 500 mégawatts, indiquant que plusieurs autres projets sont en voie de mise en service, notamment la centrale de Kairouan (100 mégawatts) et celle de Mazouna (50 mégawatts) à Sidi Bouzid.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035, qui vise à porter à 35 % la part de la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable, contre environ 9 % actuellement, a souligné le responsable, ajoutant que la centrale de Tozeur va contribuer au renforcement de la sécurité et de la souveraineté énergétiques, tout en réduisant le coût de production de l’électricité, qui est actuellement en grande parte issue du gaz naturel. Elle devrait aussi générer des économies annuelles d’environ 60 millions de dinars.
Malgré la hausse des prix de l’énergie, en raison du blocage du trafic maritime au détroit d’Ormuz, la Tunisie n’a pas mis en place de tarification automatique des carburants suivant les fluctuations de leur cours sur le marché international. Or les subventions aux carburants en place dans notre pays seront affectées par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, et les pertes pour le budget de l’Etat pourraient atteindre 5 milliards de dinars cette année.
C’est ce qu’a déclaré Mahmoud El May, ingénieur et négociant international en hydrocarbures, qui intervenait, lundi 20 avril 2026, dans l’émission «Houna Tounes», sur Diwan FM.
L’expert a ajouté que la question la plus importante à l’heure actuelle n’est pas seulement la fermeture du détroit d’Ormuz, mais aussi l’état des installations pétrolières des pays du Golfe, qui ont subi des dégâts, suite aux récentes attaques iraniennes, sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup d’informations.
«Tout ce que nous savons, c’est que la plus grande raffinerie de pétrole du Koweït a été entièrement détruite et a cessé ses activités sachant qu’elle raffinait jusqu’à 1 000 barils de pétrole par jour», a indiqué El May. Et d’ajouter : «Il est impossible d’établir un tableau précis et réaliste de l’évolution des prix mondiaux des carburants sans connaître l’étendue des dégâts infligés aux installations pétrolières des pays du Golfe.»
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a condamné l’activiste politique Khayam Turki à 14 ans de prison et à une amende pour fraude, blanchiment d’argent et abus de confiance aggravé.
Selon une source judiciaire citée par Diwan FM, l’affaire faisait suite à une plainte déposée par une société des Émirats arabes unis contre Turki, l’accusant de fraude dans le cadre d’un projet commercial en Afrique du Nord, après qu’il eut été chargé de l’acquisition du terrain nécessaire à ce projet.
La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis avait précédemment décidé de renvoyer Khayam Turki, alors en liberté, devant le tribunal correctionnel pour qu’il soit jugé pour abus de confiance, blanchiment d’argent et autres délits financiers.
Flash-back. Fin 2011, Khayam Turki, qui était à l’époque membre dirigeant de parti Ettakatol, avait été pressenti au poste de ministre des Finances, à l’issue des élections législatives du 23 octobre. Mais, il avait renoncé à se porter candidat après qu’un cabinet d’avocats tunisois eut ébruité une mystérieuse affaire l’opposant à son ex-employeur émirati. L’Emirates International Investment Compagny (Eiic) l’avait, en effet, accusé de gestion déloyale du temps où il siégeait à sa direction. La société a également déposé une plainte contre M. Khayam pour détournent de fonds. C’est cette plainte qui a abouti, en 2012, au gel des millions de dollars que l’intéressé détendrait dans des comptes en Suisse.
Il convient de noter que Khayam Turki, qui est détenu depuis février 2023 dans le cadre de l’affaire dite de «complot contre la sûreté de l’État», a été condamné dans cette affaire à une peine de plus de quarante ans de prison.
Fawzia Zouari est actuellement à Tunis pour une tournée de présentation de son dernier livre ‘‘Dictionnaire amoureux de la Tunisie’’ (éd. Plon, Paris, éd. Cérès, Tunis, mars 2026, 347 pages). Après une rencontre samedi 18 avril à la librairie Culturelle de Gammarth, elle sera le 26 avril à la Foire du livre de Tunis et le 7 mai à l’Institut français de Tunisie, une occasion pour ses lectrices et lecteurs de la rencontrer, de discuter de son livre et de se le faire dédicacer.
La Tunisie est un pays riche de la diversité de ses sites naturelles, où la mer, le désert, la montagne et la forêt de côtoient dans un territoire relativement réduit. Elle est riche aussi de la profondeur de son histoire trois fois millénaire, de sa position au cœur d’une Méditerranée berceau de la civilisation, de la bonté légendaire de sa population ouverte, accueillante et hospitalière.
Qui mieux que Fawzia Zouari, dont l’œuvre littéraire et les activités journalistiques ont été, quarante ans durant, marquées par l’amour des milles et une facettes de son pays, pour parler de cette richesse qui n’est pas d’argent mais de cœur et d’esprit ?
Son dernier livre est d’ailleurs une «déclaration d’amour» assumée à un pays auquel elle doit tout et qu’elle connaît sur les bouts des doigts.
Ce livre, qui lui a demandé deux ans de travail, s’ouvre sur le A d’Azzedine Alaïa, le grand couturier né à Tunis en 1935, et se referme sur le Z de la Zitouna, la grande mosquée au cœur de la médina de Tunis. Et au fil des pages, on redécouvre, sous sa belle plume, des lieux emblématiques (Carthage, Kairouan, La Goulette, Tozeur, Sidi Bou Saïd, Sfax, le musée du Bardo ou le Théâtre municipal de Tunis…), des figures historiques (Hannibal, Massinissa, Saint-Augustin, Tahar Haddad Bourguiba…), mais aussi des éléments constitutifs de la culture tunisienne dans le sens large du terme.