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Tunisie | Le 20 mars, jour de l’Aid El-Fitr  

Selon la Société astronomique de Tunisie (SAT), le premier jour de l’Aïd El-Fitr devrait être le 20 mars 2026, selon les calculs astronomiques, pour les pays qui se basent sur l’observation visuelle du croissant de lune ou sur des calculs astronomiques, ou encore pour ceux où les fidèles auront accompli les 30 jours de jeûne de Ramadan. Le 20 mars, comme on le sait, coïncidera avec célébration de la fête de l’Indépendance en Tunisie.

La Société a expliqué dans un communiqué que le croissant de chawwal de l’an 1447 après l’hégire sera visible le soir du 19 mars depuis le centre et l’ouest du monde islamique, que ce soit à l’aide d’instruments optiques équipés de capteurs électroniques ou à l’œil nu.

Cependant, l’observation sera extrêmement difficile depuis l’extrême ouest du continent africain.

La SAT a ajouté que le début astronomique de chawwal aura lieu le 20 mars 2026, tandis qu’en Extrême-Orient asiatique, il sera le 21 mars 2026.

L’annonce officielle du début du mois islamique reste la prérogative du Grand Mufti de Tunisie, a-t-elle cru devoir ajouter pour éviter toute équivoque, ce qui souligne un anachronisme aussi absurde qu’injustifié.

I. B.

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La réutilisation des eaux usées en Tunisie ne dépasse pas 7 %

L’expert en développement et gestion des ressources en eau, Hussein Rehili, a affirmé que la Tunisie accuse un retard de près de 30 ans dans la réutilisation des eaux usées traitées, une ressource gaspillée dans notre pays et qui pourrait jouer un rôle crucial pour relever les défis futurs, notamment ceux liés au stress hydrique qui s’aggrave avec le réchauffement climatique.

M. Rehili, qui intervenait dans l’émission ‘‘Houna Tounes’’ sur Diwan FM, vendredi 13 mars 2026, a ajouté que le secteur de l’eau en Tunisie souffre d’une fragmentation institutionnelle entre plusieurs ministères, alors qu’une vision unifiée et une planification coordonnée pourraient aider à mieux gérer cette ressource vitale.

Les sources d’eau conventionnelles relèvent du ministère de l’Agriculture, tandis que les eaux usées traitées sont gérées par celui de l’Environnement et l’eau de source, l’eau en bouteille et l’eau thermale dépendent du département de la Santé.

Cette fragmentation, a soutenu l’expert, empêche l’élaboration d’une politique globale de l’eau, au moment où le pays fait face à un stress hydrique croissant et a du mal à mobiliser suffisamment d’eau pour l’irrigation.

M. Rehili a souligné la nécessité pour l’Office national de l’assainissement (Onas) de conclure un accord avec le ministère de l’Agriculture pour la réutilisation des eaux usées traitées dans les zones irriguées, en déplorant que des obstacles administratifs empêchent la généralisation de cette pratique aussi utile que nécessaire. Selon les données officielles, le taux de réutilisation des eaux usées traitées en Tunisie ne dépassait pas, en 2024, 5 à 7 %, un pourcentage très faible compte tenu de la rareté de l’eau dans le pays, alors que ce taux atteint environ 80 % en Israël, 13 à 15 % en Espagne et 8 % en Italie, pays méditerranéens soumis aux mêmes défis de rareté de l’eau.

Le projet visant à améliorer la valeur et la qualité des eaux usées traitées, annoncé par le ministère de l’Environnement en partenariat avec celui de l’Agriculture et en coopération avec l’Italie, constitue une étape importante vers le développement de l’utilisation de ces ressources dans les stations d’épuration.

Le projet coûte environ 620 millions de dinars et repose sur trois piliers principaux : l’amélioration du traitement de l’eau, le soutien aux performances du secteur agricole et la promotion de la formation et de la recherche scientifique dans les domaines de l’eau et de l’agriculture.

I. B.

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La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures   

L’ancien ministre du Commerce, Mohamed Msilini, a déclaré, samedi 14 mars 2026, que le gouvernement pourrait procéder à un ajustement des prix si le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui a provoqué une hausse de prix des hydrocarbures, se poursuivait.

M. Msilini, qui intervenait dans l’émission ‘‘Weekend Al-Kif’’ sur Diwan FM, a expliqué que ces ajustements pourraient concerner les prix de l’électricité, du gaz et des biens de consommation, en précisant que certains pays, comme l’Égypte, avaient déjà commencé à appliquer cette mesure. La hausse des prix des carburants pourrait atteindre 10 % ou plus, a-t-il estimé, en rappelant que le ministère de l’Énergie dispose d’un mécanisme permettant d’ajuster les prix des carburants, soit à la hausse, soit à la baisse, tous les trois mois, lorsque les prix fluctuent.

Les ressources budgétaires dédiées au développement pourraient être détournées pour combler le déficit de la balance énergétique. Cette situation pourrait aussi entraîner des pénuries de biens de consommation, a averti l’ancien ministre. «Nous pourrions nous retrouver à nouveau à faire la queue pour du pain et d’autres produits de première nécessité, et assister à des achats de panique», a-t-il averti.

La demande de biens de consommation a déjà augmenté sur le marché afin de constituer des stocks de réserve, car le conflit pourrait se prolonger, a constaté M. Msilini, en soulignant, également, la forte hausse des prix de l’énergie et des coûts d’assurance sur le marché mondial, ce qui se traduira par une augmentation des coûts de transport, laquelle et nécessairement répercutée sur les prix de vente publique.

Il reste à se demander pourquoi un sujet aussi actuel et aussi brûlant que la hausse des prix des hydrocarbures soit évoqué par un ancien ministre et non par un membre du gouvernement en place. Lequel semble vouloir éviter de communiquer sur un sujet aussi impopulaire et qui risque de fâcher dans un contexte d’inflation des prix et de baisse du pouvoir d’achat. A moins qu’il ait une autre solution miracle pour faire face à la situation. Auquel cas, on serait très content de l’apprendre.

I. B.

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L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie

Saadia Mosbah, 65 ans, figure emblématique de la lutte antiraciste en Tunisie et présidente de l’association Mnemty dédiée à ce combat, devra comparaître de nouveau devant la Chambre criminelle du tribunal de Tunis le 19 mars 2026. La demande de mise en liberté présentée par ses avocats lors de l’audience du 12 mars a été rejeté par les juges.

Saadia Mosbah est détenue avec d’autres membres de son association dans cette affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative au sein de la direction de l’ONG très active dans la défense des droits des migrants et demandeurs d’asile subsahariens en Tunisie, des accusations que les prévenus rejettent totalement tout en criant leur innocence.

L’affaire Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie et à l’étranger. Une pétition a d’ailleurs été lancée ces dernières semaines en Tunisie pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la montée des discours de haine, du racisme et des discriminations à l’encontre des défenseurs des droits humains et des organisations œuvrant sur les questions migratoires.

Saadia Mosbah a été arrêtée le 6 mai 2024. Sa famille, notamment son fils Fares Gueblaoui, s’inquiètent de son état de santé, compte tenu de la durée de sa détention.

Human Rights Watch (HRW) la décrit comme l’une des figures de proue du militantisme noir en Tunisie et souligne sa contribution à la loi de 2018 contre la discrimination raciale.

Selon HRW, son arrestation s’inscrit dans un contexte de répression contre les organisations de la société civile œuvrant pour les droits des migrants, quelques heures après que le président Kaïs Saïed a formulé de nouvelles accusations contre plusieurs ONG, les accusant de recevoir des fonds étrangers et de faciliter l’installation de migrants dans le pays.

La Commission internationale de juristes (CIJ) inscrit cette affaire dans une série plus large de poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile actifs dans les domaines de la migration, de l’asile et de la lutte contre le racisme.

L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a organisé, le 10 mars, une «Soirée ramadanesque pour la liberté de l’activiste et défenseure des droits humains Saadia Mosbah», au Centre Dr. Ahlem Belhaj d’écoute et d’accompagnement des femmes victimes de violence. Au cours de cette soirée, elle a réitéré son appel pour la libération de la militante antiraciste.

I. B.

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En médecine, le charlatanisme est un crime

L’auteure, praticienne chevronnée, a lancé ce «cri d’alarme et appel à la vigilance» dans un post Facebook intitulé «La plume qui peut tuer au nom de la ‘‘tradition’’» ​pour attirer l’attention du public sur la menace pour la santé publique que constitue aujourd’hui certaines pratiques de la médecine traditionnelle qui s’apparentent davantage au charlatanisme et à l’escroquerie.

Pre Sonia Blibech *

Vendredi 13 mars 2026 à 16h, en plein cœur de notre service de réanimation néonatale, j’ai été confrontée à l’insoutenable.

Un père, tenant son nourrisson de 9 mois dans ses bras, me demande avec aplomb ce que je pense du traitement «à l’arabe» par la plume (تنحية البلغم بالريشة).

Il tombe pile poil sur la bonne personne, au bon moment et au bon endroit.

​Parce qu’une séance de kinésithérapie respiratoire n’a pas produit de «miracle» immédiat à ses yeux, ce père a choisi de livrer la gorge de son fils à une pratique barbare.

​Le constat est glaçant : en présence de la mère, enceinte de 5 mois, la vérité éclate.

Malgré l’opposition désespérée de la grand-mère maternelle et mère de 9 enfants, le père a imposé ce supplice à son fils à Oued Ellil (Cité des Roses), chez une septuagénaire qui opère impunément devant une foule de clients.

​Aux parents : le charlatanisme n’est pas une alternative, c’est un crime.

La «technique de la plume» est une agression physique caractérisée.

1- ​Risque de lacération : une plume n’est pas un instrument chirurgical. Elle provoque des microdéchirures de la muqueuse oropharyngée.

2- ​Sepsis : introduire un objet souillé, porteur de germes inconnus, dans les voies respiratoires d’un bébé est une invitation à l’infection généralisée.

3- ​Fausse route et arrêt respiratoire : le réflexe de vomissement provoqué peut entraîner une inhalation du contenu gastrique ou un spasme laryngé mortel.

​En tant que professionnel de santé et responsable, je le dis : confier la vie de son enfant à l’ignorance des charlatans sous prétexte de tradition est une démission parentale pour ne pas blanchir l’ignorance en 2026 ou pour ne pas dire crime plutôt que délit.

Aux médecins en formation et pédiatres : notre devoir de dénoncer.

Chers confrères, internes et résidents, ce cas d’école nous rappelle une vérité fondamentale de notre serment : nous sommes les derniers remparts des enfants.

​Ne soyez pas complaisants : le charlatanisme ne doit jamais être toléré par politesse culturelle.  C’est une mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

​Identifiez les sévices : la pratique de la plume (تنحية البلغم بالريشة), les scarifications (التشليط), les brûlures rituelles (الكي بالنار), les applications de pétrole (قاز) et d’oignon (بصل) pour faire baisser la fièvre, l’application d’argile (الطين) pour la prévention de l’érythème fessier, l’ingestion de la « حديدة » pour élimination du méconium, etc., sont des maltraitances physiques.

​Osez dénoncer ! Face au refus de la mère de nommer la charlatane par peur, notre rôle est pédagogique mais aussi légal.

Le secret médical ne couvre pas la non-assistance à enfant en danger. Nous avons le devoir de signaler ces «officines de la mort» aux autorités compétentes et au délégué à la protection de l’enfance.

​Mon appel : Nous ne pouvons plus laisser des foules s’agglutiner devant des maisons à Oued Ellil pour voir des enfants se faire maltraiter.

La science sauve, l’obscurantisme tue.

​Grand-mère, vos larmes étaient justifiées.

Ne laissons plus l’ignorance étouffer le souffle de nos enfants.

* Professeure en néonatalogie.

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Only in Tunisia

Les situations kafkaïennes ne manquent pas en Tunisie avec le projet d’agrandissement d’un aéroport de Tunis-Carthage déjà classé parmi les derniers du monde, un port en eaux profondes à Enfidha qui n’a pas trouvé d’investisseurs depuis près d’un quart de siècle et le métro de Sfax, le deuxième centre économique du pays, dont le PDG est parti à la retraite sans même poser un seul mètre de voie ferrée.

Elyes Kasri *

Certains prétendent, peut-être à tort, que la Tunisie n’aura des chances de sortir de sa crise systémique actuelle et de regagner son statut d’économie émergente qu’en se débarrassant de sa frilosité et de sa prédilection pour le replâtrage à court terme, avec pour seul et unique avantage d’être sans douleur.

L’absence d’audace dans sa vision de la logistique et du transport fait perdre à la Tunisie l’atout de ses compétences humaines qui n’ont d’autre choix que l’exil et la proximité de l’Europe qui est en voie de devenir une malédiction par sa volonté de faire de la Tunisie le dépotoir des damnés de l’Afrique dont l’Europe ne veut pas, suscitant toutes sortes d’obligations humanitaires de la part d’un Etat déjà en difficulté et des appréhensions chez une population qui y voit un motif supplémentaire d’inquiétude pour son avenir.

Perte de temps et de compétitivité

Tant qu’elle n’aura pas l’ambition de voir grand dans son infrastructure portuaire, aéroportuaire et ferroviaire urbaine et interurbaine, loin des gadgets et des miroirs aux alouettes, la Tunisie ne fera que perdre du temps et sa compétitivité par rapport à ses concurrents.

Les situations kafkaïennes ne manquent pas en Tunisie avec le projet d’agrandissement d’un aéroport national, Tunis-Carthage en l’occurrence, déjà classé parmi les derniers du monde, un port en eaux profondes qui n’a pas trouvé d’investisseurs depuis près d’un quart de siècle et le métro de Sfax, le deuxième centre économique du pays, dont le PDG est parti à la retraite sans même poser un seul mètre de voie ferrée.

Quand j’étais en poste en République de Corée, à la fin du siècle dernier, certains diplomates ironisaient en utilisant l’expression dérogatoire «only in Korea». Depuis, la République de Corée est devenue un géant industriel et technologique et la Tunisie a pour sa part choisi la voie de la stagnation puis de la révolution avec tous les indicateurs socio-économiques qui n’échappent à personne.

Je ne serais pas étonné que, face à ce qui se passe en Tunisie depuis deux décennies, des diplomates étrangers n’utilisent la formule «only in Tunisia», pas nécessairement comme un éloge.

* Ancien ambassadeur.

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Détroit d’Ormuz | Les pipelines saoudien et émirati sont-ils une alternative ?

Avec la fermeture soudaine du détroit d’Ormuz causée par la guerre d’Iran, le pipeline Est-Ouest saoudien et le pipeline émirati Habshan-Fujairah sont devenus parmi les infrastructures les plus importantes et les plus vitales du monde. Cependant, ces voies alternatives peuvent-elles remplacer les flux qui transitaient par le détroit d’Ormuz et la solution est-elle viable ?

Imed Bahri  

Ces deux pipelines ont été construits spécifiquement pour contourner le détroit d’Ormuz, l’un en Arabie saoudite et l’autre aux Émirats arabes unis, et constituent les seules voies permettant d’acheminer une quantité importante de pétrole du golfe Persique vers les marchés mondiaux sans passer par cette voie maritime, rappelle Wall Street Journal

Ces pipelines ne peuvent remplacer tous les pétroliers transporteraient le pétrole par voie maritime mais leur utilisation actuelle empêche la crise de s’aggraver considérablement, joute le journal américain.  

L’Arabie saoudite, en particulier, achemine autant de pétrole brut que possible via son pipeline vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, un pipeline construit au début des années 1980, lorsque la guerre Iran-Irak menaçait la navigation dans le Golfe.

La plus grande crise jamais connue

«Bien que nous ayons connu des perturbations par le passé, il s’agit sans aucun doute de la plus grande crise que le secteur pétrolier et gazier de la région ait jamais connue», a déclaré Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, mardi.

La perturbation du transport maritime a fait du pipeline Est-Ouest saoudien l’une des infrastructures les plus vitales de l’économie mondiale. Selon Amin Nasser, Aramco prévoit de pouvoir acheminer sa capacité maximale de sept millions de barils par jour via cet oléoduc de 1200 kilomètres d’ici quelques jours.

Environ deux millions de barils par jour sont alloués aux raffineries saoudiennes, laissant environ cinq millions de barils pouvant atteindre quotidiennement les marchés mondiaux. Ce volume est à peu près équivalent à la majeure partie des cargaisons de pétrole saoudiennes qui transitaient par le détroit d’Ormuz avant la guerre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une agence fondée par l’OCDE en 1974 et dépendante de celle-ci qui est basée à Paris. À ne pas confondre avec l’AIEA spécialisée dans le nucléaire, dépendante de l’Onu et siégeant à Vienne.

Parallèlement, l’Iran a mené des attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe afin de faire grimper les prix pour impacter les électeurs américains. Selon les analystes, rien n’empêche Téhéran de cibler les pipelines saoudiens ou émiratis.

Le pétrole continue d’arriver sur le marché 

Tant que le pétrole continue de transiter par ces pipelines, une partie au moins peut parvenir aux acheteurs, tandis que plus d’un millier de pétroliers restent immobilisés dans le Golfe Persique.

Le pipeline émirati, plus petit, transporte du pétrole brut d’Abou Dhabi jusqu’au port de Fujairah, sur le golfe d’Oman.

«Voir soudainement deux superpétroliers quitter Yanbu et un autre Fujairah a un impact psychologique, laissant entendre que du pétrole continue d’arriver sur le marché», a déclaré Adi Imserovic, ancien négociant en pétrole et maître de conférences à l’université d’Oxford. Il a toutefois ajouté : «Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que ces oléoducs sont faciles à cibler.» 

Le cours du pétrole continue son évolution erratique : après voir atteint 119,50 dollars lundi 9 mars, il est descendu 88,61 dollars mardi, après que le président Donald Trump a déclaré que la guerre prendrait fin «très prochainement». Cependant, le baril de Brent, référence mondiale, reste beaucoup plus cher qu’à la veille de la guerre, lorsque son prix oscillait entre 60 et 78 dollars. Ce samedi 14 mars, son prix s’établit à 96,88 dollars le baril et, étant donné la poursuite de la guerre, il pourrait reprendre sa tendance à la hausse.

L’extrême volatilité des prix de part et d’autre du détroit d’Ormuz témoigne de la forte demande de pétrole pouvant le contourner. Le pétrole brut omanais se négocie avec une prime par rapport au pétrole brut de Dubaï, qui ne peut être détourné du port de Fateh, situé sur la rive opposée.

Selon les données de Kpler (entreprise technologique de premier plan fournissant des données en temps réel, de l’intelligence artificielle et des analyses sur les marchés de matières premières et le fret maritime), un pétrolier appartenant à l’armateur grec George Prokopiou figure parmi les rares navires occidentaux à avoir quitté le détroit depuis le début du conflit. Ce pétrolier transportait du pétrole saoudien et a traversé Ormuz avec son système de suivi désactivé.

Les dirigeants européens des compagnies pétrolières opérant dans la région ont déclaré rester incertains quant à l’opportunité d’envoyer leurs navires par le détroit.

Le pipeline saoudien, qui serpente à travers dunes de sable, montagnes et champs de lave, transporte le pétrole des vastes gisements de l’est de l’Arabie saoudite jusqu’à la côte de la mer Rouge. Sa longueur est comparable à celle du célèbre pipeline de l’Alaska.

La hausse des coûts de transport complique la donne

Environ 7 000 ouvriers ont été employés sur ce projet de quatre ans, supervisé par une filiale de Mobil Oil, selon une note interne d’Aramco datant de 1983, deux ans après le premier transport de pétrole par ce pipeline. Pour créer un gazoduc parallèle destiné au transport de gaz naturel, des ouvriers ont creusé une tranchée à travers la péninsule arabique à l’aide d’environ 2 000 tonnes d’explosifs.

Le pipeline devait contourner le golfe Persique et acheminer les exportations saoudiennes plus près des marchés occidentaux. Aujourd’hui, cependant, la majeure partie des exportations de pétrole saoudien est destinée à l’Asie.

Des volumes de pétrole encore plus importants auraient pu être transportés à travers la mer Rouge si un autre projet de pipeline n’avait pas été interrompu par des conflits régionaux.

Début 1990, l’Irak et l’Arabie saoudite ont inauguré un gigantesque pipeline destiné à acheminer le pétrole irakien jusqu’au port de Yanbu. Mais sept mois plus tard seulement, Saddam Hussein envahissait le Koweït, et le projet ne devint jamais opérationnel.

Vikas Dwivedi, stratège en énergie mondiale chez Macquarie Bank, a déclaré que les exportations quotidiennes depuis Yanbu avaient augmenté de 2 millions de barils par jour la semaine dernière. Il estime que le gazoduc fonctionnait à 50 à 60% de sa capacité lundi.

Le pipeline émirati, plus récent et co-construit par une filiale de la China National Petroleum Corporation, relie Habshan (Abou Dhabi) à Fujairah, sur le golfe d’Oman. D’une capacité d’environ 1,8 million de barils par jour, il transportait déjà près de 1,1 million de barils par jour avant la guerre, selon l’AIE.

Les chargements de pétrole ont augmenté à Yanbu et à Fujairah. La compagnie pétrolière nationale brésilienne Petrobras a déclaré que l’Arabie saoudite avait respecté ses engagements en acheminant du pétrole par ce pipeline. Le seul problème persistant pour l’entreprise, selon son PDG, est la hausse des coûts de transport.

10 millions de barils de pétrole bloqués dans le Golfe

Malgré le flux de pétrole dans les pipelines, les premières estimations suggèrent qu’environ 10 millions de barils de pétrole restent bloqués dans le golfe Persique, selon la société d’analyse Sparta Commodities. «Nous avons résolu environ la moitié du problème», a déclaré Neil Crosby, analyste de cette société.

Bien que le chargement de pétrole en mer Rouge ou à Fujairah soit plus sûr que le transport maritime via le golfe Persique, il n’est pas sans risques. Le port de Fujairah, aux Émirats, a été endommagé la semaine dernière par une attaque de drone, ce qui a incité certains fournisseurs de carburant à se retirer de leurs contrats dans cette zone.

Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran et basés au Yémen, ont lancé des dizaines d’attaques contre des navires commerciaux en 2024. Bien qu’ils n’aient pas repris cette campagne durant le conflit actuel, les analystes en sécurité maritime de la société britannique Ambry conseillent aux navires ayant des liens avec les États-Unis et Israël d’éviter la mer Rouge.

L’Iran a construit un pipeline contournant le golfe Persique et atteignant le port de Jask, sur le golfe d’Oman. Selon les données de Kpler, un superpétrolier d’une capacité de deux millions de barils de pétrole a chargé une cargaison dans ce port au cours du week-end dernier. Il s’agissait seulement du troisième chargement de ce type à quitter Jask depuis 2021.

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L’Europe aura-t-elle besoin du pétrole russe ?

Vladimir Poutine serait prêt à approvisionner à nouveau l’Europe en pétrole et en gaz, mais seulement si les pays européens s’engagent dans une coopération à long terme exempte de considérations politiques. Ce qui équivaudrait à un abandon de l’Ukraine et des Etats baltes par Bruxelles. Le président russe demanderait clairement qu’on le laisse faire ce qu’il veut comme on le fait du reste avec son alter égo américain Donald Trump. (Carte: Gazoducs et oléoducs russes irriguant l’Union européenne avant la guerre en Ukraine).

Habib Glenza, à Lodz (Pologne)

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a bouleversé les calculs stratégiques mondiaux, le pétrole et le gaz connaissant une baisse de production suite au chaos récemment déclenché au Moyen-Orient par ces deux Etats arrogants et belliqueux.

La crise a offert à Moscou une opportunité de manœuvres diplomatiques, et Poutine n’a pas tardé à tenter de tirer profit de la situation pour renforcer la Russie.

Lors d’une rencontre télévisée consacrée au marché pétrolier et gazier, le chef du Kremlin a tendu une main à l’Union européenne en proposant de fournir des hydrocarbures à l’ensemble de la zone.

Moscou profite de la crise

Selon l’agence de presse ukrainienne United 24, organe de presse du gouvernement, Poutine a déclaré que la Russie n’avait jamais refusé de collaborer avec les entreprises européennes dans le secteur pétrolier et gazier. Il a également affirmé être ouvert à une coopération renouvelée avec l’Europe.

Cependant, l’aide du président russe aurait un prix. Il a présenté cette aide comme une assistance conditionnée à la reprise par l’Europe de sa coopération pétrolière et gazière avec la Russie, tout en soulignant qu’elle devait être exempte de toute considération politique

Poutine a expliqué que, face à la crise énergétique croissante, la Russie continuerait de fournir du pétrole à ses partenaires commerciaux fiables, notamment en Asie et dans les États membres de l’UE que sont la Hongrie et la Slovaquie. Il a toutefois indiqué être disposé à collaborer de nouveau avec d’autres pays européens.

Le pétrole n’a pas d’odeur

«Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable à long terme, exempte de pressions politiques… alors qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé», a déclaré Poutine, selon le Moscow Times.

«Nous sommes prêts à travailler avec les Européens, mais nous avons besoin de signaux de leur part indiquant qu’ils sont prêts et disposés à travailler avec nous et à garantir cette durabilité et cette stabilité», a ajouté Poutine, sans ironie aucune, mais en goûtant à l’avantage substantiel que lui donne la crise actuelle de l’énergie provoquée par ses adversaires supposés et alliés providentiels, les Etats-Unis, en lançant la guerre contre l’Iran.  

United 24 a noté que les remarques de Poutine intervenaient alors que le prix du pétrole brut Brent atteignait 119 dollars le baril le 9 mars, soit son niveau le plus élevé depuis que le Kremlin a ordonné l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

Bien que Poutine ait indiqué dans son discours que la hausse du prix du pétrole n’était probablement que temporaire, il a affirmé, selon Bloomberg, qu’il était important pour les entreprises russes de tirer profit du déséquilibre entre l’offre et la demande d’hydrocarbures. Il semble également vouloir profiter du choc pétrolier pour ramener l’Europe à son ancienne dépendance aux hydrocarbures russes.

Le giron énergétique russe 

L’Europe a longtemps dépendu de la Russie pour son approvisionnement en pétrole et en gaz, mais après l’invasion russe de l’Ukraine, les nations européennes ont commencé à se détourner des hydrocarbures russes et à poursuivre une politique d’indépendance énergétique dans le cadre du plan REPowerEU.

Les importations de l’UE de pétrole russe ont également diminué. En 2022, ces importations représentaient 27 % du total ; ce chiffre est tombé à seulement 2 % en 2025. Seuls deux États membres de l’UE importent encore du pétrole russe : la Hongrie et la Slovaquie, qui ne font pas mystère de leur tropisme russe.

En janvier 2026, les États membres de l’UE ont formellement adopté des politiques visant à supprimer progressivement les importations de gaz naturel acheminé par gazoduc et de gaz naturel liquéfié en provenance de Russie et ont également prévu de présenter une proposition législative visant à interdire toutes les importations de pétrole russe au plus tard en 2027.

Sauf que, sous la pression de la crise énergétique actuelle, qui semble appelée à s’aggraver, l’Europe pourrait commencer à lorgner de nouveau le pétrole et le gaz russes, plus accessibles et moins chers. Et Poutine ne manquerait pas de leur en faire payer le prix politique.   

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Abir Moussi | Verdict de la Cour d’appel dans l’affaire « du bureau d’ordre»

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict, dans la nuit de ce vendredi 13 mars 2026, dans l’affaire connue sous le nom « du bureau d’ordre», visant la présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi.

Selon une source judiciaire citée par Mosaïque FM, Abir Moussi a été condamné à une peine totale de 10 ans ferme : 9 ans pour « agression visant à troubler le fonctionnement de l’État , incitation à la violence entre citoyens et trouble à l’ordre public », 6 mois pour traitement de données personnelles sans autorisation et 6 autres mois pour entrave à la liberté du travail.

Dans cette même affaire, Meriem Sassi dirigeante du PDL a écopé d’un an pour deux accusations : 6 mois pour traitement illégal de données personnelles et 6 mois pour entrave à la liberté du travail.

Pour rappel, Abir Moussi a été arrêtée en octobre 2023 alors qu’elle tentait de déposer un recours contre les décrets électoraux. L’incident avait éclaté au bureau d’ordre de la présidence, où elle contestait le refus de l’administration de réceptionner son dossier.

Y. N.

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Tunisie | Un Comité de soutien à Ayachi Hammami voit le jour

Le cap symbolique des 100 jours de prison a été franchi jeudi 12 mars 2026 pour Ayachi Hammami et pour marquer cette date et intensifier la mobilisation, ses proches annoncent la création d’un Comité national de soutien.

Incarcéré à la prison de La Mornaguia, Ayachi Hammami est condamné dans le cadre de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État », sous l’accusation d’appartenance à une organisation terroriste. Pour ses défenseurs et les organisations de la société civile, le dossier est vide et ils dénoncent, par ailleurs, une instrumentalisation de la justice visant à sanctionner ses prises de position publiques et son opposition au processus politique engagé depuis le 25 juillet 2021.

« L’engagement d’Ayachi Hammami ne date pas d’hier. Avocat infatigable des droits humains et de l’indépendance judiciaire, il a été de tous les combats démocratiques», rappelle le comité qui a pour objectif de renforcer la solidarité autour de Me Hammami, structurer les initiatives de solidarité à l’échelle nationale et internationale, renforcer la mobilisation médiatique et juridique et exiger la libération de l’avocat et de l’ensemble des détenus politiques en Tunisie.

Pour rappel Ayachi Hammami a été arrêté décembre 2025 en exécution du verdict prononcé à son encontre par la Cour d’appel de Tunis, le condamnant à 5 ans de prison et à deux ans de surveillance administrative.

Y. N.

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Layali Ramadan | « Ce que le ventre dit » de Lisette Lombé et Marc Nammou

Dans le cadre de « Layali Ramadan » et du « Mois de la Francophonie », l’Institut français de Tunisie, en partenariat avec la Délégation générale de Wallonie-Bruxelles et l’Association La Canaille, accueille un concert littéraire « Ce que le ventre dit » de Lisette Lombé et Marc Nammour.

Un spectacle intense où slam, rap et musique électronique se rencontrent pour porter une poésie engagée et vibrante, entre puissance des mots, énergie des corps et émotions à fleur de peau

concert littéraire est programmé pour demain, samedi 14 mars à 20h30 à Institut français de Tunisie et l’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

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Tunisiens bloqués au Qatar | Un vol exceptionnel prévu ce samedi

L’Ambassade de Tunisie au Qatar a annoncé, en coordination avec les autorités locales, la mise en place d’une liaison aérienne exceptionnelle assurée par Qatar Airways pour faciliter le retour des Tunisiens bloqués.

Dans un communiqué, l’Ambassade précise que ce vol direct, programmé pour le samedi 14 mars 2026, vise en priorité l’évacuation des citoyens tunisiens se trouvant actuellement au Qatar pour des motifs de visites familiales ou touristiques (visiteurs non-résidents).

Cette initiative est le fruit d’une coordination continue entre l’ambassade et les autorités qataries compétentes pour répondre à l’urgence de certains voyageurs impactés par les restrictions de déplacement suite à la montée des tensions au Moyen-Orient après les frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Parallèlement, l’ambassade informe qu’un vol dans le sens inverse a également été programmé. La compagnie Qatar Airways assurera ainsi une liaison depuis l’aéroport de Tunis-Carthage vers Doha le dimanche 15 mars 2026.

Y. N.

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Affaire de l’agression de Me Moussi | Verdict attendu le 24 mars contre Makhlouf

La Chambre pénale du Tribunal de première instance de Tunis a fixé la date du 24 mars 2026 pour rendre son verdict dans l’affaire opposant Abir Moussi à Seifeddine Makhlouf.

La présidente du Parti Destourien Libre (PDL) avocate de son état, Abir Moussi, avait intenté cette action en justice contre Seifeddine Makhlouf, également avocat et député au moment des faits.

La plainte concerne des faits d’agression et d’injures au sein même de l’Assemblée en 2021 et pour lesquelles Seifeddine Makhlouf qui était en fuit avait été condamné à un an de prison par contumace.

En mars dernier, la chambre correctionnelle avait aussi condamné l’ancien député Sahbi Smara à six mois de prison ferme, et une députée Ennahdha a écopé de trois mois de prison.

Le PDL avait alors exprimé son indignation en qualifiant ces verdicts d’« inadéquats par rapport à la gravité des actes reprochés », estimant que « les peines prononcées ne reflètent pas la violence de l’agression subie par Abir Moussi au sein du Parlement le 30 juin 2021, un incident considéré comme un flagrant délit sans équivoque ».

Y. N.

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Train caillassé | La justice a tranché, les auteurs condamnés (SNCFT)

Suite aux récents actes de vandalisme ayant visé un train de la banlieue sud de Tunis, la justice s’est prononcée et jugé coupables les auteurs de ces faits.

C’est ce qu’annonce la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) dans un communiqué publié  ce vendredi 13 mars 2026, en précisant que le verdict a été rendu mercredi, condamnant les auteurs ​à six mois de placement en centre de rééducation.

​Les incidents remontent à la nuit du mardi 3 mars 2026 au niveau de la station Tahar Sfar, où le train été la cible de jets de pierres massifs par des adolescents qui ont pris la fuite avant de se faire interpeller par la police.

​L’attaque a causé des dégâts matériels importants, notamment le bris de vitres et au-delà de ces dommages physiques, l’incident a provoqué un véritable mouvement de panique et de terreur parmi les passagers présents.

​Face à la recrudescence de ces actes gratuits qui pèsent sur le budget de l’État et la sécurité des usagers, la SNCFT a profité de ce communiqué pour lancer un appel aux citoyens, en particulier les parents, appelés à sensibiliser et encadrer leurs enfants.

« La protection du matériel ferroviaire est une responsabilité collective pour garantir la pérennité du service public de transport », rappelle encore la SNCFT.

Y. N.

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Météo | Pluies et baisse des températures pour cette nuit

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce, ce e vendredi 13 mars 2026, des précipitations et une baisse des températures, en particulier sur les hauteurs, pour cette nuit.

Le ciel sera marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions, qui deviendront plus denses sur le Nord, le Centre et localement le Sud, apportant des pluies éparses. L’INM précise que ces précipitations prendront parfois un caractère orageux et pourraient s’accompagner de chutes de grêle dans certaines zones.

Le vent soufflera avec une intensité relativement forte près des côtes Nord, ajoute encore la même source en annonçant une baisse des températures nocturnes qui vont varier entre 7°C et 12°C au nord et au centre et entre 12°C et 16°C au sud du pays alors qu’elles ne dépasseront pas  les 5°C sur les hauteurs de l’Ouest.

Y. N.

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La Tunisie vise 10 000 rapatriements volontaires de migrants en 2026

La Tunisie entend accélérer son programme de retour volontaire des migrants subsahariens en situation irrégulière en 2026 et vise à atteindre 10 000 rapatriements assistés d’ici la fin de l’année.

Le ministre des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a fait cette déclaration jeudi 12 mars 2026 devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée des représentants du peuple.

Depuis le début de l’année, 1 262 migrants sont déjà retournés volontairement dans leur pays d’origine, a expliqué M. Nafti, ajoutant que le programme s’améliore progressivement grâce à la coordination entre les institutions tunisiennes, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les autres acteurs impliqués dans la gestion des flux migratoires. «En 2024, une augmentation significative a été enregistrée, avec 7 250 départs volontaires, tandis qu’en 2025, ce nombre a atteint 8 853», a souligné le ministre dans son discours.

Par ailleurs, l’OIM en Tunisie a fait état d’une hausse des retours volontaires accompagnés pour 2025, confirmant ainsi l’élargissement du programme de retour et de réintégration.

Enfin, le ministre Nafti a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa collaboration avec les pays donateurs afin de financer les rapatriements volontaires ainsi que les programmes de réhabilitation et de réintégration dans les pays d’origine, dans le but affiché de réduire les nouveaux départs vers la Tunisie.

La position du gouvernement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à contenir les flux migratoires irréguliers, un sujet qui a fait l’objet de discussions approfondies entre la Tunisie et ses partenaires européens ces derniers mois.

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Donald Trump | Coups de force et enfumage géopolitique

Que cachent les gesticulations de la politique étrangère et les coups de force de Donald Trump ? De la volonté d’annexer le Canada et le Groenland à la guerre contre l’Iran dans le cadre d’une coalition israélo-américaine, en passant par le kidnapping du président vénézuélien, il semble que le président américain cherche à cacher, chaque fois, un échec par une nouvelle aventure aussi désespérée que la précédente…

Helal Jelali *

Une bonne lecture de la politique étrangère du président Trump devrait nous amener à la mettre en parallèle à son parcours d’homme d’affaires et financier. 

Les deux volets sont chaotiques : s’il maîtrise l’art de rebondir, il avance rarement dans ce qu’il entreprend et passe l’essentiel de son temps à gérer ses échecs.

Rappelons-nous sa phrase sur l’Ukraine pendant la campagne électorale pour son deuxième mandat : «Je vais régler le problème en 24 heures». Depuis, face à Vladimir Poutine, il galère.  

Ses réussites financières se résument à «faire des coups» en jouant sur les failles du fisc et du système bancaire américains : gonfler ses bénéfices pour bénéficier de crédits et réduire ces mêmes bénéfices auprès de l’administration fiscale. Un surdoué du poker-menteur.

Trop et jamais assez !

Son premier grand coup a été de minimiser l’héritage immobilier de son père pour s’approprier les réussites de ce dernier. C’est ce qu’affirme sa nièce Mary Trump, auteure d’une biographie de son oncle : ‘‘Trop et jamais assez’’.

Ses échecs financiers sont nombreux : dans le rachat et la revente du Plaza Hôtel en 1988, il perd 75 millions de dollars soit le quart du prix.

Au début des années 1990, il est obligé de vendre sa compagnie aérienne Trump Shuttle. A la même période, ses investissements dans Atlantic City se termineront en feu de paille : les groupes Hôtel- Casino Taj Mahal et Trump Marina Casino Hôtel sont cédés pour renflouer ses dettes…

Son achat de l’équipe de football américain de New Jersey s’achèvera, également, en queue de poisson.

En 1999, il ouvre une agence de mannequins avec 200 jeunes filles venues du monde entier (Epstein n’était sans doute pas étranger à ce coup-là) fera un bide.

En tout, six de ses hôtels-casinos ont coulé.

De nombreux économistes estiment que ses résultats dans l’immobilier sont tout aussi médiocres, en comparaison avec ses concurrents, et aucun d’entre eux ne croit à ses chiffres sur sa fortune. 

Le président, spécialiste des superlatifs («extraordinaire, grandiose, formidable») répétait souvent que sa fortune est de 7 milliards de dollars, or, les traders de Wall Street divisent ce chiffre par deux…

Son parcours politique ressemblera à son parcours financier : d’abord, il adhère au Parti Républicain, contre G. W. Bush, mais ne tarde pas à rendre sa carte et à faire un bref passage au Parti Démocrate. Et avant de retourner chez les Républicains, il fait un détour par le parti de la Réforme. 

Au Parti Républicain, il mettra la main sur le mouvement Tea-Party pour le reconvertir en Maga. Le Tea-Party était ultra néo-libéral opposé à la politique sociale de Barak Obama et classé par la majorité des politologues dans l’extrême-droite.

Au chapitre de la politique étrangère, sa maladie chronique est l’inconstance doublée d’inconsistance…

Après avoir voulu annexer le Canada, il s’est rendu compte que les généraux canadiens connaissent dans les plus petits détails les secrets de l’arsenal nucléaire américain puisque le Canada est partenaire du Commandement Aérospatial de l’Amérique du Nord : la Norad fondée en 1957, et que toute décision de la défense nucléaire est partagée entre les deux pays. 

Le projet d’annexion du Groenland se révèle être un pétard mouillé : les pays scandinaves pourraient quitter l’Otan et faire imploser l’Alliance Atlantique avec beaucoup de fracas.

Le kidnapping de Maduro n’a rien rapporté. Les majors américains trouvent le pétrole du Venezuela trop lourd et trop cher à extraire. Encore un échec cuisant.

Quant aux relations américano-européennes : c’est le grand cafouillage et les rétropédalages continus. En 2025, à la Conférence de Sécurité de Munich, le Vice-président J.D. Vance a proféré des attaques très vives contre l’Union européenne (UE). En 2026, le secrétaire d’Etat Marc Rubio est obligé de faire amende honorable… Est-ce crédible ?

Quant aux droits de douanes, les décisions de Trump ont fait pschitt : en 2025, les exportations européennes vers les Etats-Unis n’ont pas baissé mais bondi de 2%.

Durant son premier mandat 2017-2021, Trump a beaucoup inquiété son état-major, le Pentagone et le Congrès : son discours ouvertement belliqueux envers la Chine a presque été interprété par Pékin comme une déclaration de guerre. Dans leur livre ‘‘Péril’’, Bob Woodward et Robert Costa rapportent que le Général Mark Milley, chef d’état-major entre 2019 et 2023, a renforcé le contrôle des procédures nucléaires et téléphoné à son collègue chinois pour lui dire en substance : «Nous avons la situation en mains. N’écoutez pas les menaces de mon président»

Les opérateurs économiques dans l’expectative

Quant aux droits de douanes avec la Chine, il semble que ses amis de la Cour Suprême et surtout Wall Street n’ont guère apprécié les décisions unilatérales de la Maison Blanche et l’ont fait publiquement savoir.

Avec l’augmentation des droits de douanes, l’ex-homme d’affaires de Boston pensait rapatrier les usines américaines installées surtout au Canada et au Brésil. Mais son slogan America First ne semble pas avoir convaincu beaucoup d’opérateurs économiques.

Sur le front intérieur, les Américains paient cher cet enfumage géopolitique, 47% pensent que la guerre contre l’Iran est «inutile», son impopularité a atteint 60 % et le mouvement Maga est profondément divisé.

La diplomatie de Trump est simpliste et rappelle celle des Soviétiques du temps de l’ancien ministre des Affaires Étrangères Andreï Kromyko, qui consiste à mettre la barre très haut, à faire ensuite concession près concession pour essayer d’obtenir le minimum. Malheureusement cet enfumage, truffé de surenchères, de contradictions et de mensonges, est devenu désuet et lassant, y compris pour ses plus proches collaborateurs, dont certains ne s’en cachent plus. 

* Journaliste retraité.

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Iran et monarchies du Golfe | Le malentendu

En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères du Golfe, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases qu’e celle-ci occupe dans leurs territoires. (Photo : Les bases militaires américaines au Moyen-Orient attaquées par l’Iran).

Latif Belhedi

«L’Iran n’a pas violé la souveraineté des monarchies du Golfe, mais s’est défendu contre les bases militaires américaines d’où partaient les attaques violant sa souveraineté et tuant ses dirigeants», a écrit, à ce propos, Lahouari Addi, professeur à l’Institut des études politiques de Lyon, en réponse aux analystes politiques qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme des agressions militaires de l’Iran contre les monarchies du Golfe. Il explique : «Les monarchies arabes auraient dû demander aux Etats-Unis de ne pas utiliser les bases situées sur leurs territoires pour attaquer l’Iran. C’est ce qu’a fait l’Espagne.»

Inversion de faits et des responsabilités  

«Qu’on supporte l’Iran ou non, le droit international est de son côté. Le droit international permet à un pays agressé de se défendre. Et c’est parce que la victime potentielle a le droit de se défendre que la paix est assurée par le biais de la dissuasion», écrit le chercheur algérien, s’inscrivant en faux contre l’inversion des faits et des responsabilités que l’on constate dans les analyses des commentateurs occidentaux, prompts à attaquer l’Iran qui, dans cette affaire, est plutôt agressé qu’agresseur. N’est-ce pas lui qui subit depuis deux semaines les attaques conjointes des aviations militaires israélienne et américaine, dont certaines partent des bases américaines dans les pays du Golfe.

En tant qu’Arabes, on se doit d’être solidaires avec les peuples frères d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et d’Irak, qui subissent les attaques de drones et de missiles lancées par les Gardiens de la révolution iraniens, mais ce devoir de solidarité ne saurait faire fi du droit international piétiné par l’alliance israélo-américaine à laquelle les monarchies du Golfe se sont associées, à l’insu de leur plein gré, en autorisant l’armée américaine à lancer des attaques à partir des bases que celle-ci «occupe» (et c’est le mot juste) dans leurs territoires.

Des choix stratégiques douteux

Dans ce cas d’espèce, défendre le droit international et condamner l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, comme l’a d’ailleurs fait le chef du gouvernement espagnol, non sans panache, ce n’est pas défendre le régime détestable des mollahs, qui réprime dans le sang son propre peuple, c’est préserver les conditions de la paix mondiale qui ne saurait être instaurée par l’imposition de la loi du plus fort dont Washington et Tel Aviv se font aujourd’hui les champions avec l’aval, actif ou passif, de l’Occident et de ses «clients» dans le Sud Global.

Le drame que vivent aujourd’hui les monarchies du Golfe, qui voient le modèle de soft power construit au cours des vingt dernières années, basé sur l’immobilier, le tourisme et la finance, en partie détruit par les missiles et les drones iraniens, réside dans le choix stratégique qu’elles ont fait de confier leur sécurité extérieure à un tandem d’Etats arrogants et belliqueux : les Etats-Unis et Israël, au mépris des intérêts de leurs peuples. Car si elles protègent momentanément les régimes moyenâgeux et antidémocratiques en place dans la région, qui n’ont d’ailleurs rien à «envier» à l’Iran voisin en matière de non-respect des libertés et des droits humains, la normalisation des pays du Golfe avec Israël et les dizaines de bases militaires qu’elles ont accordées aux Etats-Unis sur leurs territoires, ne protègeront pas longtemps leurs peuples des assauts des ennemis comme des amis. Voilà la principale leçon qu’ils doivent tirer de leur drame actuel…

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Etats-Unis | Tempête dans la galaxie Trump

Tucker Carlson, podcasteur très influent, figure de proue du mouvement Maga (Make America Great Again) et ancien présentateur de Fox News, a déclaré au tout début de la guerre actuelle contre l’Iran que «c’est la guerre d’Israël et non celle des États-Unis». Quelques jours plus tard, il a enfoncé le clou en disant que c’est une guerre religieuse lancée par les Évangéliques américains et les extrémistes religieux en Israël pour construire le Troisième Temple à Jérusalem en lieu et place de la Mosquée Al-Aqsa et pour établir le Grand Israël. Il a également attiré l’attention sur les propos du rabbin Yosef Mizrachi, chef de file des sionistes religieux, qui a appelé à lancer un missile sur la Mosquée Al-Aqsa et à imputer la frappe à l’Iran. Tempête au sein de l’électorat trumpiste où certains sont allés jusqu’à l’accuser d’être à la solde du régime iranien. Résultat : Donald Trump, l’ayatollah du mouvement Maga, est intervenu et a «excommunié» Carlson de son mouvement ! ( Photo : Tucker et Trump lors de la campagne présidentielle de ce dernier).  

Imed Bahri

Selon Rachel Dobkin, correspondante à New York du journal britannique The Independent, le président Donald Trump a exclu Tucker Carlson du mouvement Maga après que le podcasteur conservateur a critiqué avec virulence les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran. 

L’administration Trump s’efforce de convaincre les Américains du bien-fondé de l’opération Epic Fury, notamment en diffusant des vidéos promotionnelles des frappes sur les réseaux sociaux mais Carlson et d’autres restent sceptiques.

Dans une déclaration à Jonathan Karl d’ABC News au début des frappes, Carlson a qualifié la décision de Trump d’attaquer l’Iran d’«absolument répugnante et maléfique».

«L’objectif de l’opération Epic Fury est d’éliminer la capacité de l’Iran à menacer les Américains», a déclaré l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain. Trump a affirmé que l’Iran reconstituait son programme nucléaire et préparait une attaque contre les forces américaines avant les frappes. Des justifications qui ne sont pas de nature à convaincre grand monde et encore moins Carlson. 

«C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis»

Lundi 2 mars, dans son podcast, Carlson a déclaré : «C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis. Cette guerre n’est pas menée au nom des objectifs de sécurité nationale américains à savoir pour rendre les États-Unis plus sûrs ou plus riches. Cette guerre n’a même rien à voir avec les armes de destruction massive, les armes nucléaires».

Face aux critiques de Carlson concernant la guerre contre l’Iran, Trump s’en est pris à l’ancien présentateur de Fox News, déclarant : «Tucker s’est égaré. Je le sais depuis longtemps et il n’est pas Maga! Maga, c’est sauver notre pays. Maga, c’est rendre sa grandeur à notre pays. Maga, c’est l’Amérique d’abord, et Tucker n’est rien de tout cela. Et Tucker n’est vraiment pas assez intelligent pour le comprendre», a affirmé Trump.

Suite aux propos du président, Carlson a déclaré à Oliver Darcy du magazine Status : «Il m’arrive d’être agacé par Trump, et c’est certainement le cas en ce moment. Mais je l’aimerai toujours, quoi qu’il dise de moi»

Laura Loomer, militante de la droite dure et alliée de Trump, a pris la défense du président et a vivement critiqué Carlson jeudi 5 mars, écrivant sur X : «Tucker fait activement diversion pour le compte du régime iranien et tente délibérément de diviser la base électorale de Trump de l’intérieur». Elle a ajouté : «Tucker représente un handicap majeur pour le président et sa trahison abjecte envers notre pays doit être totalement dénoncée et condamnée!» 

Le slogan ‘‘America First’’ (L’Amérique d’abord) sur lequel Trump a fondé sa campagne présidentielle de 2024, a longtemps été interprété comme la priorité donnée aux intérêts du peuple américain plutôt qu’aux questions étrangères. Il a généralement été associé à l’opposition à de nouvelles guerres. Cette guerre va à l’encontre de ce mantra du président américain. 

Cependant, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, définit le slogan comme l’affirmation que l’Amérique est «la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale». Il explique : «Le président a clairement indiqué qu’il estime que la formidable puissance militaire américaine doit être utilisée pour protéger et défendre les intérêts des États-Unis. America First signifie que l’Amérique sera la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale, et cela signifie que nous défendrons la vie des Américains»

Le pseudo-pacifiste transformé en chef de guerre

Dans son discours de victoire pour l’élection de 2024, Trump avait pourtant déclaré : «Je ne vais pas déclencher de guerre. Je vais mettre fin aux guerres». Les sondages indiquent que les Américains sont mécontents de la décision du président d’attaquer l’Iran.

Un sondage Hart Research Associates/Public Opinion Strategies réalisé pour NBC News a révélé que 54% des électeurs américains désapprouvent la gestion de la situation par Trump. Interrogés spécifiquement sur l’opportunité d’une action militaire américaine contre l’Iran, 52% ont répondu par la négative.

Selon un sondage CNN, six personnes interrogées sur dix estiment que le président n’a pas de plan clair pour gérer la situation, tandis qu’une proportion légèrement supérieure (62%) pense qu’il devrait obtenir l’approbation du Congrès avant de lancer de nouvelles frappes.

La version du Pentagone selon l’amiral Cooper est que l’armée américaine s’efforce de démanteler systématiquement les capacités de production de missiles de l’Iran pour l’avenir. On ignore quand l’opération Epic Fury prendra fin, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ayant déclaré lors de la première semaine de la guerre : «Nous ne faisons que commencer le combat». À mesure que le conflit s’enlise, que ses conséquences toucheront le monde entier et que le portefeuille de l’électeur américain sera impacté, on verra si les fanfaronnades de Pete Hegseth et de ses semblables va-t-en-guerre se poursuivront….

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