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« Layali Ramadan » | Concert de Ouled El Bled et Neila Benloucif

Dans le cadre de « Layali Ramadan », l’Institut français de Tunisie accueille le groupe Ouled El Bled et la chanteuse algéro-tunisienne Neila Benloucif pour une soirée aux inspirations arabes et amazighes.

Né d’une immersion au Maroc, le groupe mêle compositions originales en darija et héritages musicaux dans un univers sensible et contemporain.

Le rendez-vous est donné pour ce jeudi 5 mars à 21h à l’Institut français de Tunis et l’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

Notons que Ouled El Bled sera aussi en concert à l’Institut français de Sousse le 6 mars à 21h.

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Tunisie | Solidarité avec Saloua Ghrissa (CRLDHT)

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa solidarité totale avec l’universitaire et militante des droits humains Saloua Ghrissa, directrice exécutive de l’Association pour la promotion du droit à la différence.

Arrêtée le 10 décembre 2024, Saloua Ghrissa est maintenue en détention depuis plus de 448 jours. Elle comparaît pour la première fois devant le tribunal de première instance de Bizerte le 5 mars 2026.

« Maintenir une militante des droits humains en prison pendant plus d’un an sans jugement est une injustice flagrante et une nouvelle illustration de la répression qui vise aujourd’hui les voix critiques, les associations et les défenseur·es des droits humains en Tunisie.», déplore le CRLDHT

La même source estime que ces poursuites « s’inscrivent dans une stratégie de criminalisation du travail associatif et de la solidarité, notamment envers les personnes les plus vulnérables et qu’elles participent à un climat d’intimidation visant à réduire au silence celles et ceux qui documentent les violations des droits et s’engagent pour les libertés fondamentales».

Le CRLDHT exige la libération immédiate de Saloua Ghrissa et la fin de l’instrumentalisation de la justice contre les acteur·ices de la société civile.

Communiqué

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Peine confirmée en appel | Wadie Jary en grève de la faim sauvage

Suite à la confirmation du verdict de la Cour d’appel de Tunis le condamnant à trois ans de prison ferme, Wadie Jary, ancien président de la Fédération tunisienne de football (FTF), a décidé d’entrer en grève de la faim sauvage.

C’est ce qu’annonce un communiqué publié sur la page de Wadie Jary, en rappelant que cette condamnation concerne l’affaire de la participation d’une équipe scolaire à un tournoi de la CAF et qu’après une cassation du premier jugement en décembre 2025, « la Cour d’appel a choisi de réimposer la peine initiale de trois ans, ignorant les arguments de la défense et les nouveaux cadres législatifs. »

La même source dénonce une violation flagrante de la Constitution et des principes d’équité, en rappelant que le verdict a été prononcé sur la base de l’article 96, « alors que la nouvelle loi de juillet 2025, signée par le chef de l’État, stipule clairement qu’il ne peut y avoir de crime sans préjudice financier prouvé pour l’État ou enrichissement illicite ».

Le communiqué affirme par ailleurs que la Confédération africaine de football a confirmé l’absence d’infractions et la régularité de la participation de la Tunisie.

Dénonçant une injustice et un acharnement, Wadii Jary a décidé d’entrer en grève de la faim sauvage pour protester contre ce qu’il qualifie « d’injustice flagrante ».

Y. N.

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Une création tunisienne pour célébrer les 70 ans de diplomatie entre le Japon et la Tunisie

Parmi plus de 60 propositions, c’est le design d’une Tunisienne établie au Japon qui a remporté le concours pour le logo du 70e anniversaire des relations bilatérales. Entre fluidité et symbolisme, cette œuvre marquera tous les événements certifiés de cette année commémorative historique.

C’est ce qu’annonce l’ambassade du Japon en Tunisie, en précisant que dans ce logo, le chiffre « 70 » est relié par une ligne continue ; le nœud entre le 7 et le 0 symbolisant le lien et le dialogue entre les deux pays, et la ligne fluide représentant leur histoire de coopération.

« Ce logo peut être utilisé pour les projets certifiés comme événements commémoratifs du 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie », ajoute l’ambassade du Japon, tout en exprimant sa gratitude envers tous ceux ayant participé à ce projet.

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Météo | Tunisie : Nouvel épisode pluvieux dès jeudi soir

L’Institut national de la météorologie (INM) a émis un bulletin, ce mercredi 4 mars 2026, annonçant un changement significatif des conditions météorologiques sur l’ensemble du pays.

Selon les dernières prévisions, la situation commencera à se dégrader dès la fin de journée du jeudi 5 mars, avec des pluies éparses, prenant parfois un caractère orageux, dans la plupart des régions du pays.

L’INM précise que ces précipitations seront particulièrement abondantes durant la nuit de jeudi à vendredi, touchant d’abord l’extrême sud et le sud-ouest de la Tunisie.

La journée du vendredi marquera une extension de l’activité pluvieuse vers les régions du nord avec des quantités maximales variant entre 20 et 40 millimètres, ainsi que des vents forts dans la plupart des régions.

Y. N.

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Depuis sa cellule, le député Ahmed Saïdani entame une grève de la faim

Depuis sa cellule à la prison civile de la Mornaguia, où il est en détention depuis le 6 février, le député Ahmed Saïdani est entré en grève de la faim ce mercredi 4 mars 2026.

C’est ce qu’a fait savoir son collègue, le député Bilel Mechri, dans une publication diffusée cet après-midi sur sa page Facebook, précisant qu’Ahmed Saïdani vient d’être condamné à de la prison ferme.

En effet, le 19 février, il a écopé de huit mois de prison ferme, une peine prononcée par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis pour « atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunications ».

Y. N.

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La SNCFT dénonce de nouveaux actes de vandalisme

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a déploré de graves agressions contre ses équipements, entraînant des perturbations majeures pour les usagers.

Dans un communiqué publié ce mercredi 4 mars 2026, la SNCFT a annoncé que l’un de ses trains circulant sur la ligne de la banlieue sud (Tunis-Erriadh) a été la cible de jets de pierres lors des navettes nocturnes du mardi, et ce, au niveau de la gare Tahar Sfar.

Plusieurs vitres ont été brisées sans compter le mouvement de panique et un état de terreur parmi les passagers présents, déplore la SNCFT qui a annoncé le retrait immédiat du train pour des opérations de maintenance urgentes.

« Ces événements rendent notre mission de service public encore plus difficile. Ils nous contraignent à annuler certaines rotations, faute de matériel disponible et sécurisé », précise la même source en appelant au civisme et au renforcement sécuritaire.

Y. N.

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Flambée des prix du pétrole et hausse des taux d’intérêt

Les investisseurs doivent se préparer dès maintenant à une hausse des taux d’intérêt en raison de l’escalade de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, avertit Nigel Green, le PDG du cabinet de conseil financier du groupe deVere, alors que les marchés pétroliers sont en pleine tourmente suite aux menaces qui pèsent sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie de passage essentielle pour environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut.

Un commandant des Gardiens de la révolution iraniens a déclaré, mardi 3 mars 2026, que le détroit d’Ormuz, principal axe de transport mondial de pétrole brut, était fermé et a menacé d’incendier tout navire tentant de le franchir. Le marché n’a pas manqué de réagir : le Brent a dépassé les 87 dollars le baril après une hausse de plus de 9 % en une seule séance, tandis que le West Texas Intermediate a franchi la barre des 83 dollars, en hausse de plus de 8 %, enregistrant ainsi l’une des plus fortes progressions à court terme depuis plus d’un an.

Une inflation globale

Nigel Green déclare : «Lorsque le prix du pétrole flambe avec une telle ampleur et une telle rapidité, l’inflation ne progresse pas lentement, elle s’accélère brusquement. L’énergie est omniprésente dans toutes les chaînes d’approvisionnement. Une hausse durable du Brent vers 90 dollars modifie fondamentalement les perspectives d’inflation et oblige à revoir les anticipations de taux d’intérêt.» Il poursuit : «Les marchés s’étaient positionnés en prévision de coûts d’emprunt plus faibles, mais ce scénario est désormais remis en question. Un nouveau choc énergétique de cette ampleur réduit la marge de manœuvre pour des baisses de taux et accroît la probabilité que la politique monétaire reste restrictive plus longtemps que prévu par les investisseurs.»

Le PDG de deVere explique : «La hausse des prix du pétrole se répercute directement sur les transports, la logistique, la production alimentaire et les factures d’énergie des ménages. Cette pression se traduit rapidement par une inflation globale, puis se répercute sur l’inflation sous-jacente via les salaires et les décisions de prix des entreprises. Les banques centrales sont parfaitement conscientes de ce mécanisme de transmission.»

Les taux restent élevés

Si les anticipations d’inflation recommencent à augmenter, les autorités monétaires réagiront avec fermeté. Par conséquent, les investisseurs doivent se préparer à ce que «les taux restent élevés jusqu’en 2026, voire augmentent encore si l’inflation persiste».

Sur les marchés obligataires, «les rendements obligataires s’ajustent déjà pour refléter la baisse de confiance dans les baisses de taux à court terme. Le risque de duration s’accentue dans ce contexte», avertit Green.

Le dollar américain attire de nouveau des flux de capitaux vers les valeurs refuges. En période d’escalade géopolitique conjuguée au risque inflationniste, les capitaux se tournent vers les actifs libellés en dollars. «Nous constatons une demande accrue de bons du Trésor et d’obligations de haute qualité, les investisseurs recherchant à la fois rendement et sécurité», souligne l’expert.

À ces niveaux, le pétrole comprime également les marges des entreprises. Celles qui doivent faire face à la hausse de leurs coûts de production devront soit absorber l’impact, soit le répercuter sur les consommateurs.

«Les deux scénarios ont des conséquences sur les prévisions de résultats et la valorisation des actions», souligne le PDG de deVere, qui insiste sur le risque de prolongation du conflit. «Les marchés ne peuvent pas anticiper une résolution rapide. La perturbation de l’un des corridors énergétiques les plus critiques au monde engendre un risque structurel», ajoute-t-il. Et conclut par ce conseil : «Le positionnement des portefeuilles doit tenir compte de la possibilité que les prix élevés du pétrole persistent pendant des mois, et non des jours.»

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Recherche de 6 pêcheurs disparus au large de Kélibia

Les garde-côtes ont reçu, le 1er mars 2026, un signalement concernant la disparition d’un bateau de pêche en haute mer au large de Kelibia. Le bateau avait quitté le port de pêche de cette cité balnéaire du gouvernorat de Nabeul le 24 février.

C4est ce qu’a déclaré le porte-parole de la Garde nationale, le général de brigade Houssemeddine Jebabli, à Mosaique FM, ajoutant que les opérations de recherche et de sauvetage avaient débuté immédiatement après le signalement de la disparition du bateau, qui avait six membres d’équipage à son bord. Un hélicoptère de la Garde nationale effectue actuellement des recherches aériennes en renfort des recherches maritimes, a-t-il encore précisé, mais les pêcheurs sont toujours introuvables.

I. B.  

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Poursuivi en justice pour avoir comparé Kairouan à «l’île d’Epstein» !

Ce n’est pas une blague, même si elle y ressemble beaucoup : plusieurs avocats du barreau de Kairouan ont porté plainte contre un jeune homme pour propos injurieux envers cette ville du centre de la Tunisie, tenus dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Dans cette vidéo, le jeune homme a comparé (ô sacrilège !) le gouvernorat de Kairouan à «l’île d’Epstein», provoquant l’indignation de nombreux Kairouanais, rapporte Mosaïque.

L’avocat Mohamed Faleh Chebbi a confirmé sur Facebook que le parquet avait autorisé l’ouverture d’une enquête qui sera menée par une unité de police judiciaire de la capitale des Aghlabides qui, comme tout le monde sait, est une cité vertueuse.

Au rythme où évolue les choses en Tunisie, il va falloir bientôt tourner sa langue trente-six-mille fois avant d’ouvrir la bouche. Et la fermer une fois pour toute serait un bien moindre mal. Les avocats sont les premiers avertis !

I.B.

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Affaire Belaïd | 23 ans de prison pour le juge Bechir Akremi

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien procureur de la république Bechir Akremi à 23 ans de prison.

Selon Diwan FM, citant une source judiciaire, cette condamnation, prononcée mardi 3 mars 2026, fait suite à deux affaires liées à l’assassinat de Chokri Belaid.

Bechir Akremi a été condamné, à 10 ans de prison pour avoir délibérément négligé son devoir d’arrêter un accusé afin de le soustraire aux poursuites judiciaires et dissimulé la vérité en utilisant sa fonction.

Le même tribunal a également condamné Béchir Akremi, Habib Ellouze, dirigeant d’Ennahdha, et Hassen Ben Brik à 13 ans de prison pour avoir prêté leur aide à des individus impliqués dans des actes terroristes. Au terme de leur peine, les trois prévenus seront placés sous surveillance administrative pendant 3 ans, a rapporté Mosaïque.

Le Béchir Akremi est accusé par les membres du comité de défense du dirigeant de gauche d’avoir dissimulé, au cours des investigations, des documents relatifs à l’affaire Belaïd. Ils lui reprochent aussi d’avoir été poche du parti islamiste Ennahdha et d’avoir cherché à dissimuler des preuves impliquant des personnes appartenant à cette mouvance.  

Ce que le concerné dément catégoriquement, imputant la disparition de certaines pièces aux dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, justifiant du fait qu’il n’était pas le seul magistrat à avoir traité le dossier.  

I. B.

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Pedro Sánchez, voix de la sagesse dans un Occident devenu fou

Pedro Sánchez est aujourd’hui l’unique voix de raison dans une Europe qui a vendu son âme aux fomenteurs de guerres et de génocides israélo-américains, une Europe en perdition et qui se fait sans cesse humilier par Donald Trump et Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre socialiste espagnol est le seul à faire entendre sa différence dans une Europe «incapable» de critiquer les méthodes de ce le tandem diabolique qui sème le feu et la mort dans un Moyen-Orient à la dérive, et qui risque de déstabiliser dangereusement le monde.

Sánchez a été jusque-là le seul dirigeant européen à dénoncer l’attaque israélo-américaine en Iran, au nom du respect du droit international, en se démarquant, une nouvelle fois, de ses partenaires sur le Vieux Continent.

Qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien, du financement de l’Otan, du Venezuela ou, plus récemment, de l’Iran, le Premier ministre espagnol adopte régulièrement un discours très opposé à celui du président américain.

Pour Sánchez, la guerre menée par les États-Unis et Israël depuis le 28 février est «irresponsable», «illégale» et «contrevient aux règles du droit international». C’est pourquoi l’Espagne n’y contribuera pas, a-t-il expliqué, considérant que les agissements israélo-américains, «qui n’ont bénéficié ni du soutien des Nations unies ni même de celui du Congrès américain», auront des «conséquences imprévisibles pour la planète».

Suite aux menaces du président américain Donald Trump de rompre les relations commerciales avec Madrid en raison de sa position sur le conflit, M. Sánchez a déclaré, lors d’une allocution télévisée à la nation, ce mercredi 4 mars 2026 : «C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l’humanité. On ne peut pas jouer avec le destin de millions de personnes.»

I. B.

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De Kairouan à Tunis | Les portes de la médina

La Tunisie accueille la quatrième édition de Biben L’Mdina, une initiative culturelle qui allie patrimoine historique et technologies numériques selon un parcours en deux temps : d’abord à Kairouan les 4 et 5 mars, puis à Tunis du 12 au 15 mars 2026. Organisé par le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (Ticdce), cet événement propose une interprétation contemporaine des centres historiques durant le mois de Ramadan. Vidéo.

Selon les organisateurs, le projet vise à transformer monuments, remparts, zaouias et espaces historiques en lieux d’expérimentation visuelle et narrative, grâce à la cartographie, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle. L’objectif est d’offrir une expérience immersive capable de réinterpréter la mémoire urbaine sans la remplacer, mais en la rendant accessible, grâce aux langages numériques contemporains, même aux plus jeunes.

La première étape se déroulera dans la médina de Kairouan, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le parcours traversera certains des lieux emblématiques de la ville de Kairouan, notamment Bab El Jelladine et la zaouïa de Sidi Abid.

Dans ce même esprit, le projet cartographique Biben L’Mdina s’inscrit dans le cadre du Festival de la Médina de Kairouan, avec des projections prévues au complexe culturel, sur la place Bab El Jelladine et au mausolée de Sidi Obeid al Gharyani.

La seconde étape se poursuivra dans la médina de Tunis, berceau du projet. Le parcours débutera place de la Kasbah et se dirigera vers le mausolée d’Abdallah Torjman, le tombeau du Soldat inconnu, Bab Mnara et l’Institut national du patrimoine, en passant également par des édifices historiques tels que Dar Hussein, Dar Mohsen, Dar El Sfaxia et Dar Rachidia. Un itinéraire conçu pour allier flânerie urbaine, découverte architecturale et installations numériques.

Pour la scène culturelle tunisienne, Biben L’Mdina confirme sa position parmi les formats de Ramadan les plus emblématiques, alliant valorisation du patrimoine, innovation technologique et découverte nocturne des espaces historiques, à un moment où les médinas sont de nouveau au cœur de la vie sociale et culturelle du pays.

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2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026

Selon le Haut comité pour les réfugiés (HCR), 2 510 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026. Ce chiffre représente une augmentation de 72 % par rapport au mois précédent (1 457), mais une baisse par rapport à 2025. Ces migrants illégaux étaient partis de Libye et de Tunisie, mais la Libye est, au cours du mois indiqué, le principal pays de départ, représentant environ 93 % des arrivées par voie maritime en Italie.

Selon les statistiques publiées le 3 mars par le HCR, 64 % des personnes arrivées en février ont débarqué à Lampedusa. Parmi les autres ports de débarquement figurent Pozzallo, Livourne, Ravenne, Pantelleria, Vibo Valentia, Trapani, Catane, Tarente et Marsala.

«Au moins six personnes sont décédées», indique l’agence onusienne, d’après les témoignages recueillis par son personnel concernant deux incidents survenus en février près des côtes italiennes, sur la route de la Méditerranée centrale. «Ce chiffre est sous-estimé car il repose uniquement sur les informations recueillies par les équipes du HCR lors du débarquement en Italie», souligne l’agence.

Au cours des deux premiers mois de l’année, 3 967 arrivées par voie maritime ont été enregistrées, soit une baisse par rapport à la même période en 2025 (6 808). Depuis début 2026, la Libye est le principal pays de départ, représentant 85 % des arrivées par voie maritime en Italie (93 % au cours des deux premiers mois de 2025). La Tunisie demeure le deuxième pays de départ, représentant 10 % des arrivées par voie maritime (3 % au cours de la période janvier-février 2025).

En 2026, la Sicile demeure la région la plus touchée par les arrivées par la mer à l’échelle nationale, notamment Lampedusa, qui a enregistré 63 % de ces arrivées au cours des deux premiers mois de l’année (contre 82 % sur la même période en 2025).

Concernant les nationalités d’origine, les plus représentées en février étaient le Bangladesh (20 %), la Somalie (9 %), le Pakistan (7 %), l’Égypte (6 %), le Soudan (5 %), l’Algérie (5 %), la Guinée (3 %), l’Iran (2 %), la Côte d’Ivoire (1 %) et la Tunisie (1 %).

En février, les mineurs non accompagnés représentaient 13 % des arrivées par la mer en Italie, contre 11 % sur la même période l’année précédente. De janvier à février 2026, 16 % des personnes ont été secourues par des ONG en Méditerranée.

D’après les données de l’Organisation internationale pour les réfugiés (OIM – Projet sur les migrants disparus), 606 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée au cours des deux premiers mois de 2026 (hors route du Nord-Ouest africain), dont 503 sur la route centrale (83 %). À la même période l’année précédente, on dénombrait 287 décès, dont 141 sur la route centrale.

I. B. (avec ANSAmed).

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Iran | L’ultime bataille des Gardiens de la révolution

Au lendemain de l’avènement de la révolution islamique en Iran et de son accession au pouvoir, l’ayatollah Khomeini était méfiant à l’endroit de l’armée régulière, héritière de celle du Shah. Il avait décidé de fonder une entité, composée de ses plus fidèles affidés, nommée le Corps de Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dont la mission est d’assurer la pérennité du régime. Au fil des décennies, des guerres, des révoltes réprimées mais aussi à force que le défunt ayatollah Ali Khamenei avançait dans l’âge, le CGRI n’a cessé de gagner en puissance. Aujourd’hui, les Gardiens de la Révolution doivent faire face au feu et à la fureur de la machine de guerre israélo-américaine. C’est la survie du régime et par ricochet la leur qui est menacée. 

Imed Bahri

Dans une enquête consacrée au CGRI publiée dans le Wall Street Journal, David S. Cloud et Benoît Faucon considèrent que les frappes aériennes américaines et israéliennes ont certes tué plusieurs hauts dirigeants iraniens en seulement quelques heures dont le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, cependant, le vaste appareil sécuritaire qu’ils supervisaient pour assurer la survie du régime demeure intact. 

Le CGRI est principalement connu comme une force armée comptant quelque 200 000 membres paramilitaires. Mais il fonctionne également comme un gouvernement parallèle et une puissance économique, sa mission principale étant de défendre le régime islamique établi après la révolution de 1979 et d’étendre son influence au Moyen-Orient.

Un Etat dans l’Etat

À moins d’être vaincu ou réorienté d’une manière ou d’une autre, le CGRI conservera sa capacité à générer des revenus par des activités illicites et à soutenir des groupes interposés comme les Houthis au Yémen qui harcèlent les États-Unis et leurs alliés.

Le CGRI possède ses propres branches militaires et de renseignement, distinctes des forces armées traditionnelles, et est profondément implanté dans les secteurs économiques du pays.

La Force Al-Qods, unité clandestine, gère les relations de l’Iran avec les groupes armés mandataires de la région, tandis que d’autres composantes du CGRI sont responsables du programme de missiles et de la sécurité intérieure.

Selon des analystes et des dirigeants de l’opposition iranienne, paralyser le CGRI pourrait nécessiter des semaines, voire des mois, de frappes aériennes supplémentaires et d’autres actions militaires. Sans de telles mesures, le régime iranien risque de se maintenir au pouvoir et de devenir encore plus répressif, car les éléments les plus radicaux ayant survécu jusque-là aux frappes américaines et israéliennes vont s’appuyer sur la loyauté du CGRI dans l’espoir d’assurer la pérennité du régime.

Vers un État militaire plus fermé

Mohammed Al-Basha, fondateur de Basha Report, un cabinet de conseil en gestion des risques basé à Washington, estime que l’assassinat de Khamenei renforce les éléments les plus radicaux et militaristes du régime. «Aucune opposition organisée n’est prête à saisir cette opportunité. Le résultat le plus probable n’est pas une réforme mais une consolidation du pouvoir, nous rapprochant d’un État militaire fermé».

Samedi, le président Donald Trump a appelé les Gardiens de la révolution et la police à «s’intégrer pacifiquement» et à «collaborer» avec les citoyens iraniens opposés au gouvernement. «Nous entendons dire que nombre de membres des Gardiens de la révolution, de l’armée, des forces de sécurité et de la police ne veulent plus combattre et recherchent l’immunité», a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Un noyau dur d’irréductibles

Cependant, les analystes estiment qu’une rupture des Gardiens de la révolution avec 47 ans de régime islamique rigoriste et d’hostilité envers les États-Unis est le scénario le moins probable à court terme.

Il existe des pragmatiques au sein des Gardiens de la révolution mais leur attachement au fondamentalisme religieux n’en est pas moins fort que celui de Khamenei et des religieux qui ont gouverné à ses côtés. Nombre de leurs dirigeants ont été formés comme combattants lors de la sanglante guerre contre l’Irak dans les années 1980, une période qui a consolidé le rôle central des Gardiens dans le soutien au régime. Sous Khamenei, la domination idéologique s’est encore renforcée, selon les analystes.

Le système politique iranien pourrait évoluer vers une forme de dictature militaire sous le contrôle des Gardiens de la révolution. Les analystes estiment difficile d’imaginer l’émergence d’une figure comme Delcy Rodríguez, vice-présidente du Venezuela, qui s’est alignée sur Washington depuis l’arrestation de Nicolás Maduro lors d’un raid américain début janvier.

Kasra Aarabi, directeur de la recherche sur les Gardiens de la révolution au sein de United Against Nuclear Iran, une organisation politique opposée au régime iranien, se montre tout aussi pessimiste : «Les Gardiens de la révolution constituent une force très radicale et dogmatique. L’idée qu’ils changent de camp me paraît donc peu probable»

À Téhéran, les Gardiens de la révolution supervisent des bases dans chacun des 22 arrondissements de la ville. Ces bases sont gérées par des membres du Basij, un groupe paramilitaire de volontaires qui a mené la répression gouvernementale contre les manifestants en janvier, selon un rapport d’Aarabi et de Saeid Golkar, professeur associé à l’Université du Tennessee à Chattanooga. Quelque 3 000 installations plus petites des Basij sont également disséminées dans la plupart des quartiers de Téhéran. Et il existe une infrastructure similaire à travers le pays.

Richard Fontaine qui dirige le Center for a New American Security, un groupe de réflexion basé à Washington, déclare sur les réseaux sociaux qu’il serait «extrêmement difficile de renverser le régime sans occuper le pays ni déployer de troupes au sol». Il ajoute : «Les Gardiens de la révolution et les Basij conserveront les armes, contrairement au peuple». 

Alors que les frappes américaines et israéliennes en Iran se poursuivent et s’intensifient, les forces de sécurité ont pris des mesures pour empêcher les manifestants anti-régime de descendre dans la rue, comme ils l’avaient fait en grand nombre en décembre et janvier avant la répression sanglante. La police a installé des points de contrôle dans tout Téhéran, tandis que les Basij organisaient des manifestations anti-américaines dans les universités, souvent foyers de contestation.

Stratégie de «défense mosaïque»

Les dirigeants iraniens se préparaient à une attaque contre le régime susceptible d’entraîner l’effondrement de la chaîne de commandement. En février, les Gardiens de la révolution ont annoncé leur intention de réactiver leur stratégie dite de «défense mosaïque», qui permet aux commandants de donner des ordres d’une manière indépendante à leurs unités. Cette stratégie visait spécifiquement à renforcer la résilience du pays face aux attaques extérieures.

Des responsables iraniens ont déclaré que la République islamique avait préparé quatre niveaux de relève pour chaque poste important, y compris les commandants militaires, en prévision d’une campagne militaire prolongée.

Outre Khamenei, les attaques américaines et israéliennes de samedi ont tué le commandant en chef des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour laissant penser que les États-Unis cherchent à affaiblir les Gardiens de la révolution. Cependant, Pakpour a été aussitôt remplacé par Ahmad Vahidi qui affiche à son compteur 47 ans au sein des CGRI qu’il a intégré à leur fondation en 1979. Vahidi a dirigé la Force Al-Qods de 1990 à 1997, il a également dirigé l’appareil de renseignement des CGRI et il a occupé les postes de ministre de la Défense et de ministre de l’Intérieur, un dur parmi les durs. 

Le WSJ rapporte que, selon les analystes, les attaques contre les installations des Gardiens de la révolution pourraient démanteler leur contrôle sur les éléments de rang inférieur et réduire leur capacité à réprimer la dissidence interne.

Dans un communiqué publié après l’annonce de la mort de Khamenei, les Gardiens de la révolution ont juré de «s’opposer fermement aux complots internes et externes et de punir ceux qui attaquent la patrie». Et des responsables politiques ont déclaré que le régime avait élaboré des plans d’urgence en prévision de la mort de Khamenei.

Des fidèles du régime affirment que les services de renseignement iraniens avaient élaboré des plans pour qu’un commandant militaire prenne le pouvoir. La transition d’un régime théocratique vers un régime plus militariste est en cours depuis des années, les Gardiens de la révolution ayant pris le contrôle d’une grande partie de l’économie, établi des groupes qui leur sont fidèles dans les universités et les institutions et infiltré l’armée régulière et le gouvernement.

Il est à signaler qu’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, et Mohammad Bagher Ghalibaf, l’actuel président du Parlement, appartiennent au CGRI et leur nom circule dans la course à la succession d’Ali Khamenei. 

Dans un message publié samedi sur la plateforme X, Larijani a promis que l’Iran infligerait à Israël et aux États-Unis «une leçon inoubliable». Quant à Ghalibaf, il a joué un rôle dans la coordination de la riposte militaire lors de l’attaque israélienne et américaine contre l’Iran en juin.

Cependant, Golkar, estime que l’instauration d’un régime militaire n’était pas inévitable, surtout si Larijani, Ghalibaf ou leurs successeurs étaient tués.

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Facturation électronique | Réforme nécessaire, transition à mieux piloter

Avec le choix de la généralisation de la facturation électronique, le cap est clair : moderniser l’administration fiscale, renforcer la transparence et réduire l’économie informelle. Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, l’a affirmé sans ambiguïté : il n’y aura ni annulation ni retour en arrière. Mais le système mis en place, qui devait être en vigueur depuis le 1er janvier 2026, a connu des couacs organisationnels qui ont empêché sa généralisé.

Abdelwaheb Ben Moussa *     

Sur le principe, difficile de contester l’orientation. La digitalisation fiscale est devenue une norme internationale. Elle améliore la traçabilité, réduit les marges d’opacité et permet un contrôle plus ciblé. À terme, elle peut rendre le système plus équitable et plus efficace.

Mais reconnaître la nécessité d’une réforme n’interdit pas d’en questionner le rythme et la méthode.

Une mutation profonde de la relation fiscale

La facturation électronique ne constitue pas un simple changement d’outil. Elle transforme la relation entre l’État et l’entreprise.

Hier, le contrôle fiscal était ponctuel, souvent déclenché a posteriori. Demain — et déjà aujourd’hui pour certains — chaque facture devient traçable dès son émission. Les écarts de TVA peuvent être détectés automatiquement. Les incohérences apparaissent presque en temps réel.

Cette évolution renforce la transparence. Elle instaure aussi une pression nouvelle, notamment pour les PME et les micro-entreprises qui ne disposent ni de services juridiques internes ni d’équipes informatiques dédiées.

Le principe est vertueux. L’application, elle, est exigeante.

Une transition plus brutale que prévu

Sur le terrain, les retours sont contrastés. Certains logiciels restent perfectibles. Les règles relatives aux annulations et aux avoirs évoluent encore. Les comptables doivent absorber une charge technique supplémentaire.

Rien d’anormal dans une réforme de cette ampleur. Toute transformation structurelle génère une phase d’ajustement. La question n’est donc pas de savoir s’il faut avancer, mais comment.

Une préparation plus progressive, accompagnée de tests élargis et d’un encadrement renforcé des petites structures, aurait probablement réduit les tensions initiales. Beaucoup d’entreprises n’ont pas résisté au principe de la réforme ; elles ont surtout redouté la vitesse d’exécution.

Des gagnants évidents, des acteurs sous pression

Il serait réducteur de ne voir que les difficultés. La réforme crée aussi des opportunités. Les éditeurs de logiciels, les intégrateurs ERP, les cabinets d’audit, les experts en cybersécurité et les prestataires de services numériques bénéficient d’un marché en expansion.

À moyen terme, l’écosystème fintech et la formation professionnelle pourraient également en tirer parti.

En revanche, les entreprises peu digitalisées se trouvent face à un double défi : investissement technologique et montée en compétence. Pour certaines micro-structures, la transition représente un effort financier et organisationnel significatif.

La modernisation produit toujours des gagnants plus rapides que d’autres.

À l’horizon 2030, le contrôle fiscal tunisien pourrait devenir plus automatisé, plus ciblé et potentiellement plus prévisible. Les anomalies détectées en amont permettraient d’éviter des contrôles lourds et tardifs. Si le système est bien calibré, il pourrait réduire l’arbitraire et concentrer les efforts sur les véritables écarts.

C’est là que réside l’enjeu stratégique : passer d’un contrôle réactif à un contrôle intelligent.

Mais cette évolution suppose une stabilité réglementaire, une fiabilité technique et un accompagnement pédagogique continu.

Moderniser, oui. Fragiliser, non.

La digitalisation fiscale est inévitable. Refuser la facturation électronique reviendrait à retarder une évolution structurelle mondiale.

Pour autant, la réussite d’une réforme ne se mesure pas uniquement à la fermeté du calendrier. Elle se mesure à sa capacité d’intégration dans le tissu économique réel, notamment celui des PME qui constituent l’ossature de l’économie tunisienne.

La volonté politique est affirmée. Reste à transformer cette volonté en réussite opérationnelle partagée.

Moderniser, oui. Mais en veillant à ne pas fragiliser ceux que l’on cherche précisément à intégrer davantage dans l’économie formelle.

* Ingénieur en informatique, cadre supérieur du secteur bancaire public.

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Mille et une nuits à Téhéran | Shahrayar tout feu tout flammes

Le soir venu, le ciel de l’Iran, pays des shahs, s’illumine, il est tout feu tout flamme. Une stratégie bien connue et bien rodée depuis par les forces occidentales. Frapper l’ennemi quand il s’y attend le moins. La nuit ne porte plus conseil : elle est devenue synonyme d’angoisse et augure de longues heures de prières muettes et de douâs (supplications).

Mohsen Redissi *

Les appels à la clémence d’Allah sont chaque fois interrompus par les fracas des bombes touchant les bâtiments. Des cris de douleur d’hommes et de femmes ayant perdu des proches derrière chaque déflagration. Hélas, leurs lamentations sont couvertes par les sanglots longs des blessés profondément touchés dans leur chair.

L’espace aérien iranien est traversé de part en part par de toute sorte d’objets volants reconnaissables à la traîne que chaque missile laisse derrière lui. Les naïfs les prendront pour des étoiles filantes. Du missile balistique tiré de très loin, visible que lorsqu’il entre dans l’atmosphère via une traînée de nuages en forme de cloche qu’il laisse derrière lui, au missile de croisière, le Tomahawk, aussi tranchant dans les guerres modernes que son ancêtre, la hache de guerre des amérindiens.

Tous pour Israël

Dans ce contexte de guerre céleste, il est plus facile pour les populations de passer de vie à trépas. Leur unique tort est de ne pas avoir pu voir la mort venir, tombée des cieux comme par enchantement. Une mort pas très douce, bénie par les nouveaux dieux de la guerre. Un châtiment. On se croirait en enfer. A chacun sa baraka.

La Société des Nations hostiles à l’Iran (SDN-HI) formée de superpuissances, adversaires farouches du régime des mollahs, est un soutien indéfectible publiquement, militairement et diplomatiquement, d’Israël au détriment de toute convenance, entraînant ainsi un déséquilibre dans tout le Moyen-Orient.

Cette nouvelle Société des nations considère que le règne des mollahs doit prendre fin sous prétexte que ses dirigeants sont sans indulgence aucune envers les revendications de leur peuple. Elle a décidé d’un commun accord avec l’allié et donneur d’ordre israélien d’éliminer l’éminence grise et spirituelle du régime en menant des frappes à l’intérieur de l’Iran.

Des histoires sans fin

L’histoire américaine avec l’Iran semble être une histoire sans fin. C’est le seul pays au Proche-Orient, y compris Israël et hormis le Yémen, qui ne dépend pas des dons des Américains et de leurs larges subsides, ou de leur protection militaire pour rester en place dans le cas d’un conflit avec un pays voisin.

Jadis, Shéhérazade avait inventé le conte à épisodes pour calmer les ardeurs et le penchant meurtrier de Shahrayar gardant ainsi la tête sur les épaules.

Shahrayar, personnage dominateur et manipulateur, excelle dans le maniement de la carotte et du bâton. Dans son bureau ovale, il a su doser son langage soporifique à bon escient, laissant croire que son équipe est en discussion avec les parties adverses pour trouver une solution à leurs différends, faisant planer en même temps sur leur tête le spectre d’une intervention militaire. Son épée de Damoclès est une armada de bâtiments de guerre qui ont mouillé dans les eaux territoriales en Méditerranée de l’Est et dans le golfe Persique. La forme suprême de la dissuasion.

Pendant des mois et des mois, Shéhérazade et Shahrayar se racontent des histoires dont l’entracte est l’enrichissement de l’uranium, créant ainsi un fort suspense et une tension palpable dans les déclarations de chacune des parties. Puis, les discussions reprennent aussitôt directement ou via des émissaires. Ce stratagème dure pendant plus de mille et une nuits, depuis des lustres. Le monde ne croit plus à ces histoires sans fin.

Shéhérazade multiplie les histoires et fait preuve d’ingéniosité pour garder la tête sur les épaules. Shahrayar lui fait planer le spectre d’une confrontation inéluctable qui engendrerait la désolation. L’objectif prioritaire et la finalité de Washington est de faire taire les centrifugeuses iraniennes et l’abandon du développement de missiles balistiques. D’autres exigences peuvent être mises sur la table de dissuasion.

Finalement, Shahrayar, fatigué de ce jeu macabre, a estimé qu’un changement de régime en Iran serait sa meilleure option. Il a joué son dernier coup en lançant sur l’Iran une opération militaire d’envergure avec son allié israélien «Fureur épique». Échec et mat, comble pour la civilisation du Shatranj.

* Fonctionnaire à la retraite.

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Ben Guerdane | Saisie de devises et d’or d’une valeur de 2.6 millions de dinars

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande, la Direction générale de la douane tunisienne a annoncé aujourd’hui un coup de filet majeur réalisé par la garde douanière de Ben Guerdane.

Les unités de la GD ont intercepté deux véhicules lors de patrouilles de contrôle routier distinctes : dans un premier véhicule, les agents ont découvert la somme de 381.000 euros, soigneusement dissimulée et dans le second, la fouille a révélé plus de 246.000 euros ainsi qu’un lingot d’or pesant environ 1 kg.

Au total, ce sont 627.000 € qui ont été saisis, indique la douane dans un communiqué publié, ce mardi 3 mars 2026, en précisant que la Banque Centrale a confirmé que les billets étaient authentiques.

Quant au lingot d’or, l’expertise a confirmé son poids et sa pureté, portant sa valeur à environ 500.000 dinars, indique encore la même source. Et d’ajouter : « Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de protection de l’économie tunisienne et de lutte contre les circuits financiers illégaux ».

Y. N.

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Samira Guiza prend ses fonctions de première présidente du Tribunal administratif

Ce mardi 3 mars 2026, Samira Guiza a officiellement pris ses fonctions de première présidente du Tribunal administratif, succédant à Abdessalem Mehdi Ghrissia.

La passation de pouvoirs s’est déroulée lors d’une cérémonie organisée au siège historique du tribunal, situé rue de Rome à Tunis. Cet événement marque le départ de Abdessalem Mehdi Ghrissia, qui quitte ses fonctions après avoir atteint l’âge légal de la retraite, indique un communiqué du TA ce mardi 3 mars 2026.

La cérémonie a réuni un large parterre de magistrats, de cadres et d’agents de l’institution et conformément aux procédures et aux usages en vigueur, la transmission des dossiers et des responsabilités s’est opérée avec pour priorité absolue d’assurer la continuité du service public de la justice administrative et le fonctionnement régulier de la juridiction.

Y. N.

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