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Iran | Ali Khamenei, l’homme à abattre

En lançant des raids aériens ce matin, samedi 28 février 2026, contre plusieurs villes en Iran, les Israël et les Etats-Unis n’ont pas fait mystère de leur principal objectif : atteindre la tête du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran. Les Iraniens le savent et ils semblent avoir pris des dispositions pour le mettre à l’abri des bombes. Il reste à savoir jusqu’à quand.   

La télévision publique israélienne Kan a indiqué dans une alerte publiée sur son compte X, en citant «une source israélienne» que «parmi les cibles de l’attaque figurent le guide suprême Khamenei et le président Pezeshkian».

À l’antenne, un journaliste a également cité le nom d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême et ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale.

«Dans la première salve, nous avons visé des cibles de haut rang, des personnes impliquées dans des plans visant à détruire Israël», a déclaré une source de sécurité israélienne lors d’un point de presse, refusant toutefois de confirmer l’identité des cibles. Il n’a pu, également, confirmer si ces objectifs avaient été atteints.

Un responsable iranien a, pour sa part, déclaré à Reuters que l’ayatollah Khamenei n’est pas à Téhéran et qu’il a été transféré dans un lieu sûr, sachant que le bureau du Guide, situé au quartier Pasteur, au centre de Téhéran, a été visé lors de l’attaque de ce matin, mais les résultats de cette attaque ne sont pas encore connus.

Les médias ont également rapporté des coupures de lignes de téléphonie mobile dans certaines parties de l’est et de l’ouest de Téhéran, ainsi qu’une connexion Internet limitée dans certaines zones, à la suite de l’attaque conjointe américano-israélienne sur la capitale.

On rapporte, par ailleurs, qu’un important dispositif de sécurité est déployé à Téhéran, où plusieurs rues sont bloquées autour du quartier de la résidence de Khamenei, après les premières frappes israélo-américaines.

En mettant Khamenei en tête de liste des dirigeants iraniens à abattre, les responsables israéliens et américains pensent, sans doute à tort, qu’en l’éliminant le régime tomberait aussitôt comme un fruit mûr. Or, tous les spécialistes de l’Iran savent que le système iranien est beaucoup plus complexe et sophistiqué dans son organisation politique et militaire, et qu’il en faudrait sans doute plus que la liquidation du guide suprême pour en venir à bout. D’où l’aventurisme irresponsable de ceux qui ont déclenché, ce matin, une guerre qui risque d’être plus longue et plus couteuse que prévu, et pas seulement pour l’Iran.  

La rapidité de la riposte iranienne surprend ses assaillants

Selon l’analyste libanais Nidal Zahawi, président du Centre d’études anthro-stratégique, «l’échec de la première frappe à éliminer tous les dirigeants militaires et sécuritaires iraniens a constitué un tournant», considérant que ce fait, ainsi que «la riposte iranienne rapide et organisée», ont donné à Téhéran un avantage moral et politique dans la première phase du conflit.

Dans une déclaration à Mosaïque, Zahawi a déclaré : «L’issue de la guerre ne peut être décidée à ce stade, mais les premiers indicateurs  semblent aller en faveur de l’Iran, et non d’Israël et des États-Unis», justifiant son analyse par trois facteurs principaux : la première frappe n’a pas pleinement atteint ses objectifs stratégiques, la rapidité et l’ampleur de la riposte iranienne, et la «crédibilité de l’armée iranienne» qui a démontré sa capacité à cibler les bases militaires américaines dans la région.

I. B.

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Iran | Vers une nouvelle guerre du Golfe ?

La guerre déclenchée ce matin, samedi 28 février 2026, par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran risque de déborder sur toute la région du Moyen-Orient. C’est ce qu’indiquent, en tout cas, les premiers développements : l’Iran multipliant les attaques de missiles contre des bases américaines dans les pays du Golfe. (Photo: Base américaine d’Al-Udaid, au Qatar).

Après les attaques militaires israélo-américaines de ce matin contre plusieurs villes en Iran, des sirènes d’alerte ont été entendues à Jérusalem, en Israël, où l’on redoute des attaques de missiles.

Dans le même temps, des bases américaines à Bahreïn et au Qatar ont été visées par des missiles iraniens et des explosions ont été signalées au Koweït et à Ryad, en Arabie saoudite, dans ce qui ressemble à des ripostes de l’Iran aux frappes américaines et israéliennes.

Plusieurs explosions ont été entendues samedi à Doha, près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation américaine de la région, alors que le ministère qatari de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles visant cet État du Golfe.

Abou Dhabi ciblé par des missiles.

Des médias bahreïnis ont rapporté la chute d’un missile au centre de la capitale de Bahreïn, accompagnée du déclenchement des sirènes d’alerte, appelant les citoyens à se rendre dans le lieu le plus sûr à proximité. C’est une base américaine du pays qui a été frappée dans «une attaque de missile».

En ciblant des bases américaines dans ces pays alliés des Etats-Unis, et pour certains amis d’Israël, l’Iran semble avoir choisi d’élargir le champ de bataille à toute la région du Golfe dans ce qui ressemble à une fuite en avant suicidaire, mais dont les conséquences pourraient être catastrophiques, et pas seulement pour l’Iran.

Latif Belhedi

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Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre !

L’un des rares commentaires censés, rationnels, pondérés et raisonnables de l’attaque militaire israélo-américaine contre l’Iran, on le doit à Jean-Luc Mélenchon, le leader «extrémiste de gauche» que tous les bobos gavés de propagande sioniste aiment détester en France. Face aux va-t-on guerre qui bombent le torse depuis ce matin, cet homme apparaît aujourd’hui comme l’un des rares partisans de la paix et de la raison en France, en Europe et dans tout l’Occident.

Latif Bahri

Dans un post publié ce samedi 28 février 2026, après les premiers bombardements israélo-américains contre plusieurs villes iraniennes, Mélenchon a écrit : «Les États-Unis et Israël ont engagé une guerre contre l’Iran. Quels sont leurs objectifs ? Une fois de plus ni les libertés démocratiques ni le désarmement dans la région, mais le pétrole, les rapports de force en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient ! C’en est donc fini pour la perspective d’un accord diplomatique.» Un discours que n’auraient pas renié Michel Jobert, Claude Cheysson, Roland Dumas, Dominique de Villepin ou autres Jacques Chirac, les voix historiques d’une diplomatie française équilibrée, pondérée et au service de la paix dans le monde.

«La guerre n’est pas la solution, mais le problème. Ce qu’elle déclenche à présent met la région puis le monde entier davantage au bord d’un drame global. Les Iraniens et les Israéliens vont mourir sous les bombes», a enchaîné le leader de LFI.

Ayant souvent critiqué le bellicisme d’Israël, qui ne cesse de larguer des bombes, fabriquées et délivrées par ses alliés occidentaux, sur ses voisins immédiats, Mélenchon sait que tant que les armes parlent au Moyen-Orient, il n’y aura jamais de paix, ni pour les Arabes, ni pour les Iraniens, ni pour les Turcs, ni à fortiori aussi pour les Israéliens, qui croient pouvoir encore semer la terreur dans leur voisinage immédiat et mettre la paix mondiale en danger. Impunément et avec l’appui des capitales occidentales.

«Pourtant, le désarmement nucléaire global de la région reste l’impératif absolu», a lancé Mélenchon, en pensant, bien sûr, d’abord, à Israël, mais en évitant de nommer cet Etat violent qui se croit au-dessus des lois du monde, de crainte d’être une nouvelle fois accusé d’antisémitisme. Car le seul Etat surarmé au Moyen-Orient et qui dispose dans son arsenal d’un nombre de bombes nucléaires capables d’effacer le Moyen-Orient de la carte du monde, c’est bien, justement, Israël, même si à Berlin, Paris, Londres ou Washington on continue de faire semblant de l’ignorer.     

«La communauté internationale doit reprendre le contrôle politique de la situation. La France doit refuser la guerre et n’y aider d’aucune façon. Pensées pour les personnels des ambassades françaises et pour nos deux otages», a conclu Mélenchon qui est bien placé pour savoir ce que les dirigeants français vont faire : ils vont s’aligner tous, comme un troupeau de moutons, derrière Israël et les Etats-Unis, les mâles dominants de la meute, au risque d’attiser encore le feu dans une région inflammable et déjà enflammée.

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Tunis | Dar Lasram, un joyau du patrimoine sauvegardé  

Niché au cœur de la Médina de Tunis, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979, le Palais Dar Lasram est situé au 24 rue du Tribunal avec sa façade de pierre polie et de marbre. D’une superficie de 2 250 m², ce vieux bâtiment, remarquable de par son architecture arabe et ses décorations en céramique et en marbre, inspirées des arts ottoman, andalou et italien, est considéré comme l’un des plus beaux de la Médina.

Dar Lasram a été érigé par une famille d’origine yéménite à une période de prospérité économique et politique que la Tunisie a connue à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, sous le règne de Hammouda Pacha Al-Husseini et de son grand vizir, Youssef Saheb Ettabaâ.

Le vieux bâtiment, devenu propriété de l’Etat, est aujourd’hui un espace culturel qui abrite, notamment, des spectacles du Festival de la Médina organisé durant le mois de Ramadan. Il est aussi, depuis 1969, le siège de l’Association de la sauvegarde de la Médina de Tunis. Quant à son makhzen, il est devenu depuis 1974 le siège du Club culturel Tahar Haddad.

Une famille de notables

La famille Lasram, dont les aïeuls sont venus du Yémen, s’est d’abord installée à Kairouan, avant de rejoindre Tunis, dans le sillage de la dynastie husseinite où ses membres se sont mis au service de l’État. L’un des leurs a occupé la fonction de Khouja (chef de l’armée) de Zouaoua sous le règne de Hussein Ier Bey, fondateur de la dynastie en 1705.

Le Palais actuel est principalement associé à Hammouda Lasram, riche propriétaire et officier supérieur qui commanda la garde de Zouaoua. Il fit construire cette demeure entre 1812 et 1819 dans un quartier qui abritait les hauts fonctionnaires du makhzen et les notables.

La construction a coïncidé avec un essor économique sous l’impulsion de Youssef Saheb Ettabaâ. Chedly Ben Younes, directeur du Festival de la Médina, a expliqué à l’agence Tap que le choix de cet emplacement n’était pas arbitraire : Tunis étant devenue le centre du pouvoir, les proches du cercle décisionnel cherchaient à construire leurs résidences au cœur de la cité. Cette période fut marquée par une rivalité symbolique entre les grandes familles pour mettre en valeur leur statut social en bâtissant des palais alliant luxe et innovation. Cependant, après l’assassinat du grand vizir et la mort de Hammouda Pacha, cet essor urbain connut un ralentissement alors que le pays entrait dans une nouvelle phase politique.

Chef-d’œuvre d’architecture locale

Dar Lasram est un chef-d’œuvre d’architecture arabe qui mêle les styles andalou, ottoman et tunisien, avec des touches kairouanaises visibles dans sa façade et ses «kawabyl» (consoles de pierre supportant l’étage).

L’architecte, historien, archéologue français et maître de recherche au CNRS, Jacques Révault souligne dans ‘‘Palais et demeures de Tunis, (XVIIIe et XIXe siècles)’’ publié en 1971, que sa construction nécessita la démolition de plusieurs maisons pour disposer d’un espace suffisant.

Le palais se compose de trois étages aux fonctions définies avec un sous-sol pour les services, un rez-de-chaussée surélevé pour l’habitation et un étage supérieur pour les invités.

Les communs (makhzens), situés exceptionnellement sous les espaces de vie, servent de fondations massives grâce à des murs épais et des voûtes en berceau ou d’arête. On y trouvait la porte cochère, les écuries, une huilerie (maâşra), des réserves de grains et des citernes (majen).

On accède au cœur du palais par la driba, un large hall dont les voûtes reposent sur huit colonnes de type hafside, suivi d’une skifa (couloir en chicane) qui mène au patio principal. Ce patio à ciel ouvert, sans étage immédiat pour garantir la luminosité, est orné de marbre blanc, de panneaux de faïence polychrome et de frises de stuc.

Un joyau du patrimoine préservé

Autour du patio s’organisent quatre salles, dont les appartements de maîtres. La salle d’apparat et le grand salon cruciforme se distinguent par leurs plafonds en bois sculptés et dorés, reflétant l’influence italienne et s’inspirant des palais du Bardo. La dar al-dhiyaf (maison d’hôtes) occupe l’étage supérieur en façade, offrant aux invités une vue sur la ville sans interférer avec l’intimité familiale. À l’opposé, la dweira (ou dwiriya) était réservée au service et à la cuisine, reflétant la hiérarchie sociale de l’époque.

Le système du tahbis (ou waqf) a protégé le palais de la division successorale, permettant à la famille d’y résider jusqu’en 1964. Grâce à son acquisition par la municipalité de Tunis en 1968 et son affectation à l’ASM en 1969, ce monument est aujourd’hui préservé.

Avec Tap.

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Huile d’olive tunisienne | Exportations en hausse de 55,7%

Les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri) révèlent une nette amélioration des performances du secteur oléicole tunisien au cours des trois premiers mois de la campagne actuelle (novembre 2025-janvier 2026). Les exportations ont atteint un niveau record de 130 900 tonnes, contre 84 100 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,7 %.

Le rapport de l’Onagri indique que cette activité d’exportation a eu un impact positif sur les recettes fiscales du pays, les exportations s’élevant à 1 621,2 millions de dinars (MD), en progression de 34,8 % par rapport à la campagne précédente (1 202,3 MD).

Cette hausse est due à la demande mondiale croissante, notamment pour l’huile d’olive extra vierge, qui représente à elle seule 89,5 % du volume total exporté.

Concernant le conditionnement, l’Observatoire explique que les exportations d’huile d’olive en vrac représentent toujours la part la plus importante, soit 88,4 % (115 700 tonnes), tandis que l’huile d’olive en bouteille représente 11,6 % du volume total.

Il note que malgré le volume relativement faible d’huile d’olive en bouteille, celle-ci contribue à hauteur de 15,7 % au chiffre d’affaires total grâce à sa forte valeur ajoutée, avec un prix moyen de 16,73 dinars le kilogramme.

Par ailleurs, ces mêmes données révèlent que le marché européen reste le principal importateur d’huile d’olive tunisienne avec 55,4 %, suivi par l’Amérique du Nord avec 21,1 %.

L’Espagne se classe au premier rang des pays importateurs, avec 30,9 % des exportations, suivie de l’Italie (18,9 %) et des États-Unis (16,8 %).

Parallèlement, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 12 600 tonnes fin janvier, pour une valeur d’environ 170,8 MD.

L’Italie est la destination privilégiée de cette variété tunisienne haut de gamme, absorbant 42 % des exportations totales, suivie de l’Espagne (22 %).

Concernant les prix, le prix moyen à l’exportation a légèrement baissé de 3,2 % en janvier 2026 par rapport au même mois de l’année précédente, s’établissant à environ 12,39 dinars le kilogramme. On observe une nette variation selon les variétés, les prix allant de 8,81 dinars/kg pour l’huile d’olive Lampante à 16,69 dinars/kg pour l’huile d’olive extra vierge en bouteille.

D’après Tap.

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Lampedusa | Reprise des arrivées de migrants de Libye et Tunisie

Il y a eu 11 débarquements de migrants irréguliers en 36 heures, entre jeudi 26 et vendredi 27 février 2026, dans l’île de Lampedusa, en Sicile, Italie, annoncent les médias italiens. Selon les personnes arrivées, parmi lesquelles des femmes et des mineurs, les embarcations provenaient de Tajoura, Zuwarah et Garabulli en Libye, ainsi que de Zarzis en Tunisie.

Les 396 personnes débarquées au quai de Favarolo ont été transférées dans le site d’accueil de l’hôtel d’Imbriacola. Un groupe de 286 d’entre eux devait être transféré hier soir par ferry à Porto Empedocle.

Les patrouilleurs des garde-côtes et de la police financière de Palm Jumeirah ont secouru des embarcations légères et des canots pneumatiques transportant entre 6 et 64 ressortissants bangladais, égyptiens, syriens et pakistanais, rapportent les médias, ajoutant que six débarquements ont eu lieu sur la plus grande des îles Pélages, avec un total de 164 personnes. Deux groupes – composés respectivement de 24 et 32 ​​Bangladais, Égyptiens et Soudanais – ont été interpellés par les carabiniers aux molo Madonnina et Favarolo après avoir débarqué séparément.

Cette reprise des flux entre les côtes africaines et l’île de Lampedusa s’explique par le retour du bon temps après les tempêtes de janvier et février.

I. B.

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Des semences d’olivier dans la réserve mondiale de Svalbard

Le Conseil oléicole international (COI) a participé, vendredi 27 février 2026, à Madrid, au premier dépôt de semences d’oliviers dans la réserve mondiale de semences de Svalbard (Norvège), la plus grande installation au monde dédiée à la conservation à long terme des semences agricoles.

C’est une étape historique pour la conservation de la diversité génétique de l’olivier, rendue possible grâce à la collaboration de diverses organisations et centres de recherche.

Bien que la délégation n’ait pas pu se déplacer dans son intégralité en raison des conditions climatiques, Jaime Lillo, directeur exécutif du COI, et Kent Nnadozie, secrétaire du Tirpaa (FAO), ont réussi à se rendre à Svalbard et ont célébré jeudi après-midi une cérémonie symbolique de dépôt des semences. Il s’agit d’une avancée importante dans la protection du patrimoine génétique mondial de l’olivier, car cette espèce emblématique du bassin méditerranéen, déjà cultivée sur les cinq continents, n’est pas épargnée par les grands défis mondiaux tels que le changement climatique, la perte de biodiversité ou l’apparition de nouveaux ravageurs et maladies.

Préserver l’olivier, c’est sauvegarder une culture millénaire d’une grande valeur environnementale, capable d’agir comme puits de carbone, et garantir la production de l’huile la plus saine au monde, essentielle pour nourrir de manière saine et durable une population mondiale en constante augmentation.

La conservation des variétés traditionnelles et sauvages d’oliviers n’est pas seulement une action à caractère scientifique, mais un engagement commun en faveur de la résilience des systèmes agricoles et de la sécurité alimentaire de l’avenir. «Les semences que nous avons déposées sont l’héritage d’agriculteurs qui, au cours de l’histoire, ont choisi les arbres les plus résistants, ceux qui offraient les meilleurs fruits ou ceux qui s’adaptaient à des sols, des climats et des conditions diverses. Ces semences sont une garantie pour que les générations futures puissent continuer à profiter d’un produit aussi extraordinaire que l’huile d’olive», a déclaré Jaime Lillo, directeur exécutif du COI.

Coopération pour protéger l’olivier

Le processus a nécessité un travail scientifique rigoureux qui comprend la récolte des fruits, le traitement et le séchage des endocarpes, l’évaluation de la viabilité germinative et la conservation dans des conditions contrôlées, conformément aux protocoles internationaux établis pour les dépôts de ce type.

Les semences proviennent d’arbres à pollinisation libre de la collection de la Banque mondiale de germoplasme oléicole de Cordoue (BGMO-UCO), qui abrite plus de 700 variétés originaires de pays membres du COI, tels que l’Albanie, l’Algérie, Chypre, la Croatie, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Syrie, la Tunisie et la Turquie — ainsi que de semences provenant d’exemplaires sauvages (oléastres) de différentes populations naturelles de la péninsule ibérique et des îles Canaries collectées par l’université de Grenade.

«La diversité génétique est ce qui garantit la continuité de toute culture. Sans variabilité génétique, il n’est pas possible de développer de nouvelles variétés capables de s’adapter aux défis actuels», souligne Concepción Muñoz, professeure titulaire au département d’agronomie de l’université de Cordoue. Elle ajoute qu’il est donc essentiel de conserver également les parents sauvages de l’olivier, qui «abritent souvent des gènes de résistance aux maladies et aux stress abiotiques — tels que la sécheresse ou les températures élevées — peu représentés dans le matériel actuellement cultivé».

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Israël lance un raid aérien sur Téhéran

En lançant ce samedi 28 février 2026, une «frappe préventive» contre l’Iran, Israël a voulu montrer son impatience face aux tergiversations du président américain et, ce faisant, entraîner Donald Trump dans cette guerre qu’il cherche à déclencher depuis quelques années pour neutraliser le dernier Etat de la région encore capable de résister à se plans d’expansion.

Suite à cette «frappe préventive» et redoutant une riposte iranienne par des missiles de longue portée, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a déclaré «un état d’urgence spécial et immédiat dans tout le pays», indique un communiqué de son ministère.

Dans le même temps, deux panaches d’une épaisse fumée ont été observés dans deux quartiers différents de Téhéran par des journalistes de l’AFP après un vrombissement, dont l’origine n’est pas claire dans l’immédiat et qu’un lien direct avec l’annonce israélienne ne soit établi. Plusieurs autres villes iraniennes ont aussi été bombardées: Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, située à l’ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest).

L’agence de presse Isna indique qu’un des panaches se dégage des alentours du quartier Pasteur, où se trouvent notamment la résidence du guide suprême Ali Khamenei et la présidence, situées dans le centre de Téhéran. «Le type d’explosions suggère qu’il s’agit d’une attaque de missiles», a indiqué l’agence de presse Fars sans plus de précisions dans l’immédiat.

Les frappes israéliennes ont visé «des cibles du régime et des sites militaires», y compris des sites de missiles balistiques, a déclaré un responsable israélien à la télévision publique Kan.

En Israël, à Jérusalem, des sirènes d’alerte ont retenti, une «alerte extrêmement grave» selon les autorités israéliennes.

Les deux pays ont annoncé avoir fermé leur espace aérien.

Les États-Unis ont lancé «des opérations de combat majeures» contre l’Iran, dans une opération conjointe avec Israël, a annoncé peu de temps après Donald Trump, qui semble avoir plutôt pris le train en marche. «Notre objectif est de défendre le peuple américain en éliminant des menaces imminentes du régime iranien», a-t-il ajouté.

I. B. (avec agences)

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La France tient-elle aussi son Mohamed Bouazizi ?

Lyon, ex-capitale des Gaules. Le temps d’un week-end, l’ancienne Lugdunum est redevenue le centre d’attention du pays actuellement dirigé par le président de la république Emmanuel Macron. En hommage au jeune étudiant Quentin Deranque, mort suite à son lynchage en localité lyonnaise sur fond d’intolérance politique, le week-end bleu blanc rouge a été placé sous le signe d’un deuil national pas forcément synonyme de recueillement ni de remise en question.

Jean-Guillaume Lozato  

Pour commencer, le narratif de l’agression fatale nécessite une mise au point cartographique. Le lieu de l’action est Lyon, deuxième métropole de France. Une aire urbaine étendue sur laquelle se concentre aussi bien des acteurs de l’industrie pétrochimique que des membres de l’activité textile, ou encore des grands groupes liés à l’ingénierie nucléaire. Avec une vie universitaire agitée ces dernières années, à en juger par le harcèlement menaçant s’étant exercé sur le géographe Fabrice Balanche (Université Lyon 2). Car l’on doit composer de nos jours avec des assemblages de plus en plus clivés au niveau territorial et idéologiques, en cette «France des inégalités sociales» pour reprendre la description d’un autre géographe, Christophe Guilluy, auteur de ‘‘La France périphérique’’.

Un déferlement de sauvagerie

En marge de la venue de la militante LFI et eurodéputée Rima Hassan, figure très controversée du paysage politique français, prévue à l’antenne lyonnaise de Science Po, des affrontements se sont produits entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite jeunes pour la plupart.

Dans un déferlement de sauvagerie, s’est dégagée une scène à la violence inouïe. Celle du tabassage en groupe d’un jeune homme franco-péruvien nommé Quentin Deranque. Une vraie exécution au regard de la nature des coups administrés qui ont conduit jusqu’au décès de cet étudiant. Un acte odieux indigne d’une grande démocratie occidentale, réputée berceau des Droits de l’Homme.  Une patrie de la Liberté confrontée à une schizophrénie politique incarnée par des personnalités contradictoires : citons, entre autres, l’ancien chef des skinheads du groupe Batskin prénommé Serge et nommé… Ayoub, patronyme aussi bien judaïsant qu’islamisant ; dans le même esprit caméléon, nous retrouvons Jean Messiha, né en Égypte et devenu citoyen français tardivement. Sans compter les idiots utiles venus la gauche donneuse de leçons de tolérance ou du front écologiste : Rima Hassan ou la députée Sabrina Sebaihi affirmant devant les médias français que «L’Algérie est une démocratie»

Deux électrodes aux extrémités

En amont, on ne peut évidemment pas euphémiser sur la propension à créer le désordre de la bipolarité FN/LFI (Front national/La France Insoumise). Deux partis posés comme deux électrodes aux extrémités de la ligne politique française. Le temps du très classique positionnement des bornes gauche/droite ou droite/gauche selon les circonstances des quelques épisodes de cohabitation est révolu. Car de la borne fixe servant de balise le tableau de bord est passé à l’électrode qui court-circuite les pensées. L’agora balbutie entre la dialectique et le manichéisme, que ce soit dans les débats ou dans les urnes. Avec une touche de politiquement correct dans les propos, qui de temps à autre jette la confusion plus qu’elle n’aplanit les choses.

Le FN, lui, suit sa cure de dédiabolisation entreprise depuis environ dix ans, avec pour résultat une image plus lisse et l’élargissement de son électorat.

En aval comme en arrière-plan, l’autre cheval de Troie est incarné par le «mélenchonisme», par référence à Jean-Luc Melonchon, le tonitruant leader du LFI,qui s’agite et agite. S’agite en vociférant, en vitupérant. Agite la substance inflammable qu’est la crise sociale en y ajoutant des notions d’antisémitisme à peine larvé et de solidarité contre l’islamophobie censées contrer de pseudo-injustices par les partis plus traditionnellement majoritaires.

Habib Bourguiba avait affirmé qu’il préférait le coca-cola à la vodka, pendant la guerre froide. Les membres dirigeants de LFI devraient s’en inspirer pour réaliser que la majorité des électeurs français ne désirent vivre ni sous l’Union Soviétique ni sous la Charia, et ce quelles que soient leurs origines ou croyances religieuses.

Récupération idéologique tous azimuts

Si dans un premier temps, la consternation a saisi la plupart des esprits, l’indécence a transparu sur les réseaux sociaux immédiatement après les premiers hommages au défunt. Sur les réseaux sociaux, le lynchage a continué sous sa forme médiatique ; Bruno Gaccio, candidat LFI à Paris, a été l’auteur d’une saillie à la vulgarité impardonnable : «Ses parents ont appris qu’il était mort et qu’il était un gros connard néo-nazi». Quentin militant identitaire, militant nationaliste… Qu’importe la désignation, l’image qui prévaut est celle du martyr pleuré par ses proches. Inévitablement, une récupération idéologique s’est orchestrée. Quelles seront les conséquences à venir ?

Dans l’immédiat, les circonvolutions abondent, à défaut des vrais dialogues. Un climat propice à entretenir les braises d’une vive contestation envers la légitimité du parti LFI, qui pourrait faire l’objet d’un appel à la dissolution. Ce qui pourrait donner des envies de guerre civile aux mauvais perdants.

N’oublions pas que les attentats sporadiques avaient secoué l’Italie de 1969 à 1980, au cours de la période dite des années de plomb où extrémistes de droite et de gauche se livraient bataille.

Les Gilets jaunes étant un lointain souvenir, place à présent aux drapeaux rouges et aux chemises brunes. Avec d’une part Jean-Luc Mélenchon l’activeur suivi de ses activistes. Avec d’autre part, à l’autre bout de l’extrémisme décomplexé, le Front national et Reconquête. Au milieu du ring, un punching-ball monté de toutes pièces avec les Républicains et les Centristes. Cette superposition disgracieuse est coordonnée au chaos qui a régné dans la localité lyonnaise, dans cette France où la notion de vivre-ensemble s’apparente à une expression fourre-tout. Plus qu’à un mot-valise, nous sommes confrontés à une formule devenue un mot-poubelle par la faute des Insoumis. Des irresponsables guidés par Mélenchon l’incendiaire, sur lequel la pyromanie pourrait se retourner. Qu’il pense à l’exemple du moine rigoriste Savonarole qui punissait par le bûcher et qui termina ses jours condamné par cette même punition. Et dont l’influence néfaste a fait commettre l’irréparable aux jeunes interpellés pour l’assassinat de Quentin, pourtant majoritairement français(e)s de souche et fils de supposées bonnes familles bien bourgeoises pour quelques-uns. Deux d’entre eux étant carrément inscrits à la France Insoumise.

Quentin était pourtant facilement rattachable à l’idée de cette «créolisation» défendue et encouragée par le grand chef des Insoumis, puisque d’origine française paternelle et péruvienne maternelle. Ce qui nous indique qu’à partir d’ici, la rhétorique insoumise s’est engagée dans une impasse. Et qu’après l’échec de l’Homo Sovieticus dans l’ex-URSS, l’Homo Franco-Islamicus espéré selon les desiderata électoralistes de Mélenchon ne verra pas le jour.

Il est troublant de s’apercevoir que ce désordre se soit passé en pleine période de polémiques, d’appels au cordon sanitaire envers LFI prononcés par Jordan Bardella et de l’affaire Epstein  pour laquelle l’ancien ministre de la Culture Jack Lang a été entendu.

Plus localement, les élections municipales lyonnaises imminentes se profilent comme plus passionnantes et plus clivantes que celles qui animeront l’establishment parisien plus feutré. Car la vie parisienne est plus marquée par la boboïsation. Tandis que l’agglomération lyonnaise demeure marquée par un esprit davantage ouvrier porté si besoin sur l’insurrection (la révolte des Canuts avant la Révolution Française), et à la connotation de plus en plus liée à l’immigration. Le roman ‘‘Le Gône du Chaaba’’, écrit par le franco-algérien Azzouz Begag, en représente un intéressant témoignage, à l’instar du ‘‘Requiem des innocents’’ du franco-italien Louis Calaferte).

L’antichambre des joutes présidentielles est en train de se mettre en place. Cette fois-ci, ce ne sera pas le score du FN qui attisera en premier les curiosités, mais bien l’issue qui risque d’être fatale pour le parti de Mélenchon. Ce dernier a toujours joué sur la confrontation extrême, et s’est entouré de personnalité polémiques. Un déclin est prévisible, et l’électorat franco-musulman si courtisé par Mélenchon et ses collaborateurs risque de se détourner à un moment ou à un autre lorsqu’il comprendra la supercherie d’un leader politicard qui plusieurs années auparavant critiquait sévèrement le port du voile islamique, tout comme le faisait la socialiste Ségolène Royal partie récemment en quête de reconnaissance en Algérie.

Alors, à condition que la lassitude ne paralyse pas les jugements, la France pourra redevenir cet espace de cohabitation et de relative tolérance entre communautés. «Les Français se sont fait la guerre entre eux, en fait. C’est nouveau ça», lance un étudiant franco-marocain sous couvert d’anonymat. Poursuivant, comme pour se justifier : «Les violences cette fois on ne peut pas dire que c’est nous les Maghrébins de banlieue. Et puis Mélenchon et ses amis ils sont hors sujet sur pas mal de trucs». Cette prise de conscience gagnera-t-elle le reste des électeurs arabo-musulmans dont LFI a exploité la naïveté, ce qui peut s’interpréter comme un manque de respect ?

Contrairement à Bouazizi, Deranque ne s’est pas suicidé. Et il n’est pas mort par immolation. C’est son décès qui représente un foyer dont l’incandescence requiert la faculté d’embraser à un moment donné son territoire natal. Oui, la France a trouvé son Bouazizi, Et elle brandit son portrait. Comme il avait été fait pour le vendeur ambulant de fruits et légumes de Sidi Bouzid.

Il est fort regrettable que cet événement soit survenu un an avant les élections présidentielles. Il est infiniment triste qu’une fois encore le monde de l’enseignement ait servi d’espace scénique, malgré l’avertissement suite à la mort par décapitation de l’enseignant en lycée Samuel Paty. Un passage à un cran au-dessus s’est concrétisé en raison de trois facteurs : jeunesse de la victime ; acte non isolé mais collectif ; atteinte à l’intégrité de l’enseignement supérieur du fait de l’irresponsabilité partagée de différents manifestants.

Sur ce triptyque instable repose la nation française. Et sur un équilibre fragile repose la ville de Lyon, qui pourrait se révéler comme l’équivalent hexagonal de Sidi Bouzid, du fait de points communs pas forcément évidents mais réels : une localisation au milieu d’un pays avec une certaine excentration, un foyer historique de contestation (l’axe Lyon/Saint-Etienne pourrait être comparé à l’axe Gafsa/Sidi Bouzid), un point de passage vital facile à instrumentaliser en congestionnant volontairement la circulation automobile à des fins de revendications (le tunnel de Fourvières à Lyon, le passage de l’autoroute trans-maghrébine et est-ouest dans la région de Sidi-Bouzid).

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Le Chemin de l’Autiste | Amina Fakhet chante pour la bonne cause

La diva tunisienne Amina Fakhet remonte sur scène ce 28 février au Pavillon Gammarth pour un concert caritatif exceptionnel. Organisée par l’association Le Chemin de l’Autiste, cette soirée promet d’allier l’extase musical à la solidarité.

Ce concert est 100% solidaire car l’intégralité des bénéfices sera dédiée au soutien des enfants autistes, précise l’association, en commentant :  En assistant à cette soirée magique, vous offrez bien plus qu’un moment musical… Vous offrez du soutien, de l’espoir et des sourires

Ce moment de partage unique débutera à 21h30 et les revenus serviront à l’acquisition d’un bus plus spacieux, afin de permettre aux jeunes de l’association de bénéficier de sorties éducatives,de socialisation et d’activités externes, essentielles à leur épanouissement et à leur inclusion sociale.

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Makhlouf devant la Cour d’appel le 13 mars prochain

Seifeddine Makhlouf, ancien député Al-Karama à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), devra à nouveau comparaître devant la Cour d’appel de Tunis.

C’est la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis qui a décidé de reporter le procès en vue de poursuivre l’examen du dossier , indique Diwan FM en citant une source judiciaire, ce vendredi 27 février 2026.

La même source rappelle que cette affaire fait suite à une plainte pour offense qui avait été déposée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Sidi Bouzid.

Y. N.

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Ali Larayedh condamné à 24 ans de prison en appel

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près de la Cour d’appel de Tunis a rendu ses verdicts dans l’affaire de l’envoi de Tunisiens vers les zones de conflits.

Les verdicts ont été prononcés à l’aube de ce vendredi 27 février 2026 rapporte une source judiciaire à l’agence Tap, en précisant que l’ancien chef du gouvernement et ancien ministre de l’Intérieur nahdhaoui Ali Larayedh, condamné à 24 ans de prison, contre 34 ans en première instance.

La même source a ajouté que la Cour d’appel a aussi prononcé des peines de 22 ans à l’encontre de Fathi Beldi et d’Abdelkrim Abidi, une peine de 28 ans à l’encontre de Nourredine Gandouz alors que Lotfi Hammami et Hichem Saâdi ont été condamnés à 24 ans de prison ferme chacun.

Quant à Seifeddine Raïs, porte-parole de l’organisation terroriste Ansar Charia, il a bénéficié d’une réduction en appel avec une peine de trois ans ferme.

Y. N.

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Mort de Slim Medini | Un homme de loi dévoué

C’est avec une immense tristesse et une profonde émotion que la famille judiciaire a appris le décès de Slim Medini, délégué de l’État au Tribunal administratif, survenu hier, dans un accident de la route causé par un chauffeur de taxi collectif sur la route X20,

Le TA a publié un communiqué pour saluer la mémoire d’un homme de loi dévoué, dont la rigueur et l’humanisme resteront gravés dans les esprits.

« Le paysage judiciaire tunisien est en deuil. La communauté des magistrats, et plus particulièrement celle du Tribunal administratif, pleure aujourd’hui la perte du juge Slim Medini, une figure respectée pour son intégrité et son dévouement au service de la justice », lit-on dans le communiqué du Tribunal administratif, qui a exprimé ses plus sincères condoléances à la famille du défunt

Slim Medini sera accompagné, demain samedi 28 février 2026, à sa dernière demeure au cimetière Zahrat Madine, dans la délégation de Amdoun au gouvernorat de Béja, ajoute encore la même source.

Y. N.

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Tunisie | Alerte au brouillard cette nuit et samedi matin

​L’Institut national de la météorologie (INM) a appelé à la vigilance sur les routes pour la nuit du vendredi 27 février et la matinée du samedi 28 février 2026.

​Selon les prévisions de l’INM, les conditions atmosphériques seront propices à l’apparition d’un brouillard localement dense qui touchera principalement le Nord du pays, les zones orientales du Centre et du Sud

​Le brouillard sera particulièrement épais dans les zones côtières et les dépressions, entraînant une chute de la visibilité horizontale à un niveau critique de moins de 200 mètres, alerte l’Institut en affirmant qu’une amélioration est attendue en milieu de matinée.

​Pour les usagers de la route la prudence est de mise et ces derniers sont notamment appelés à réduire leur vitesse, à respecter les distances de sécurité et à utiliser les feux de brouillard.

Y. N.

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Tunis | Les peines prononcées contre les frères Karoui

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé un jugement par contumace à l’encontre des frères Nabil et Ghazi Karoui.

En fuite, ces derniers ont été condamnés chacun à une peine de 14 ans de prison ferme avec exécution immédiate et ont également écopé de plusieurs amendes dont le montant total dépasse 37 millions de dinars tunisiens, selon une source citée par Mosaïque FM ce vendredi 27 février 2026.

Les frères Karoui ont été reconnus coupables dans des affaires de blanchiment d’argent, de corruption financière et d’évasion fiscale et la justice a également décidé la confiscation de leurs comptes bancaires et leurs biens, selon le jugement rendu hier soir.

Y. N.

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Pour une vision audacieuse de la Tunisie de demain

Le paradoxe de la Tunisie actuelle est d’appeler au renouveau tout en s’accrochant aux choix et vestiges du passé, notamment dans le domaine économique où elle affiche aujourd’hui ses plus fortes fragilités.

Elyes Kasri *

En dépit des rêves éveillés et des incantations exaltées des idéologues incurables, la Tunisie d’aujourd’hui est, comme beaucoup d’autres pays, confrontée à des défis de modernisation et de repositionnement dans un monde en pleine mutation vers des rapports et équilibres encore flous et incertains.

Face aux choix qui s’imposent avec une grande acuité, la Tunisie semble faire preuve de frilosité et de manque de vision, avec une prédilection pour les anciens choix économiques, espérant remettre en marche des dynamiques anciennes, relevant d’une époque révolue ou d’options qui l’ont menée à sa précarité actuelle.

Un avantage géographique réduit à néant

Si la production et la distribution nécessitent une nouvelle vision loin des mythes fondateurs de la deuxième moitié du siècle dernier, le transport, grande faiblesse qui réduit à néant l’avantage géographique de la Tunisie, a grandement besoin d’une vision futuriste d’une Tunisie hub de production, de service et de savoir, loin des replâtrages des modèles et choix du passé.

Outre une politique tous azimuts du ferroviaire urbain et interurbain, avec tous les gains envisageables en mobilité, énergie, coûts de tout genre et qualité de l’environnement, la Tunisie devrait repenser le modèle des points d’entrée portuaires et aéroportuaires en hubs multimodaux de services.

Il faut se rendre à l’évidence que l’aéroport de Tunis-Carthage représente une nuisance et un handicap au développement immobilier du grand Tunis et que sa place est ailleurs, dans la périphérie de Tunis (Utique ou Jebel Ressas ou ailleurs).

Pour sa part, le choix d’Enfidha pour le grand port tunisien en eau profonde aurait été politique sous le règne de feu Ben Ali et ne pourrait être situé, selon de nombreux experts tunisiens et étrangers, qu’à Bizerte dont seul Jules Ferry avait saisi la valeur stratégique.

Le paradoxe de la Tunisie actuelle est d’appeler au renouveau tout en s’accrochant aux choix et vestiges du passé.

Pour être conséquent, il serait judicieux de faire un constat serein des limites et insuffisances des choix du passé pour éviter d’en perpétuer les retours négatifs en osant concevoir une vision audacieuse de la Tunisie de demain.

* Ancien ambassadeur.

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Natation | Rami Rahmouni a-t-il fait un mauvais choix ?

La polémique suscitée par le choix de Rami Rahmouni, grand espoir junior de la natation tunisienne, qui a opté pour l’Arabie saoudite comme nationalité sportive, n’a pas de raison d’être. Et pour cause…

Latif Belhedi

Dire que le nageur de 17 ans a privilégié son intérêt financier sur celui, sportif, de son pays natal, est inexact. Car le nageur n’a pas fait ce choix de gaieté de cœur, ou pour seulement gagner de l’argent. Il l’a fait pour se donner les moyens de ses ambitions sportives que son pays natal risquerait, malheureusement, de ne pas lui fournir suffisamment, d’autant plus qu’il se donne pour objectif d’atteindre le niveau de l’excellence sportive internationale.

Quand on connaît les difficultés qu’ont rencontrées ces dernières années les champions olympiques ou du monde tunisiens, tels les nageurs Ahmed Ayoub Hafnaoui et Ahmed Jaouadi, à financer leurs entraînements, leurs voyages et leurs participations aux tournois internationaux, on comprend les craintes de Rami Rahmouni et on ne peut que le conforter dans le choix d’une nationalité sportive autre, l’Arabie saoudite en l’occurrence, qui lui épargnera ce genre de tracasseries extra-sportives risquant de contrarier sa marche vers les podiums, et lui donnera les moyens d’aller le plus loin possible sur la voie qu’il s’était choisie : celle des titres mondiaux.

Sur un autre plan, le choix de Rami Rahmouni de concourir sous le drapeau de l’Arabie saoudite, pays qui lui en a donné la possibilité, est dicté aussi par une considération d’opportunité sportive. Car un pays n’a le droit d’aligner que deux représentants dans une finale olympique en natation. Or, explique un spécialiste de la discipline, et sauf énorme surprise, Ahmed Jaouadi et Ahmed Ayoub Hafnaoui seront très probablement les représentants de la Tunisie en finales des 800m et 1500m NL (et peut être du 400 aussi pour le second) lors des prochaines joutes olympiques, ce qui empêchera Rahmouni de concourir dans ces mêmes distances de demi-fond s’il concourait sous la bannière tunisienne. En portant les couleurs de l’Arabie Saoudite, il aurait sans doute plus se chance de se qualifier à la finale et, pourquoi pas, rivaliser ses «anciens» compatriotes.

Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, l’attachement de Rami Rahmouni à son pays natal, pas plus que l’amour de ses parents, personne ne l’arrachera du cœur pour tout l’argent du monde.

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Ramadan en Tunisie | Une société sous tension 

Dans de nombreuses villes du monde musulman, le Ramadan est un mois de lumière. Les rues s’illuminent, les marchés s’animent à la tombée du jour, les citoyens se réunissent dans une atmosphère de fête contenue. Le jeûne y est perçu comme une discipline spirituelle, certes exigeante, mais enveloppée d’un imaginaire collectif de joie et de partage. En Tunisie, l’expérience semble souvent différente. Explications… (Ph. L’heure de rupture du jeûne pendant Ramadan: la délivrance!)

Manel Albouchi

À mesure que le soleil décline, une autre tension apparaît : impatience dans les embouteillages, irritabilité dans les commerces, susceptibilités exacerbées dans les foyers.

Ce phénomène a un nom en arabe tunisien, la «h’chicha» (nervosité liée à la faim), souvent attribué à la fatigue ou à la faim, mérite pourtant une lecture plus profonde. Car le Ramadan tunisien agit moins comme une simple pratique religieuse que comme un révélateur psychique et social. 

 Le mois du manque 

Le jeûne est, par définition, une expérience du manque. Manque de nourriture, d’eau, de sommeil. Mais lorsque ce manque physiologique entre en résonance avec d’autres formes de privation : économique, sociale, symbolique, il prend une dimension plus vaste. 

La Tunisie traverse depuis plusieurs années une fragilité économique persistante. Inflation, précarité, incertitude. Le Ramadan, loin d’atténuer cette réalité, la met en relief. Les dépenses alimentaires augmentent, les attentes sociales se renforcent, la pression d’offrir une table «digne» devient plus intense. 

Le manque n’est plus seulement corporel. Il devient existentiel. Et lorsque les manques se superposent, ils ne s’additionnent pas : ils se multiplient. 

L’anxiété du manque 

Ce que l’on observe alors n’est pas uniquement de l’irritabilité liée à la faim. C’est ce que l’on pourrait appeler une «anxiété du manque», la crainte diffuse de ne pas avoir assez : assez de ressources, assez de reconnaissance, assez de valeur morale. 

Cette anxiété est alimentée par plusieurs couches :  une pression économique tangible ; un regard social omniprésent ; une religiosité parfois vécue dans le registre de la crainte plutôt que de la conscience. 

Dans ce contexte, le Ramadan peut devenir un espace où s’intensifie le sentiment d’insuffisance. Ne pas être à la hauteur économiquement. Ne pas être un croyant suffisamment pieux. Ne pas correspondre aux attentes implicites. 

La peur du jugement «social ou divin» transforme l’expérience intérieure du jeûne. 

Pourquoi cette hypersensibilité ?

La psychanalyse offre une clé de lecture éclairante. Le psychiatre britannique Wilfred Bion décrivait la «fonction alpha» comme la capacité de transformer une émotion brute en pensée. Lorsque le nourrisson supporte l’absence du sein, il en crée une image mentale. Cette image constitue la première forme de pensée : une manière de tolérer le manque. Mais si l’absence devient insupportable, l’angoisse ne se transforme pas. Elle se décharge. 

À l’échelle individuelle comme collective, le Ramadan agit comme un test de cette capacité. Si le manque est symbolisé, il devient intériorité, maturation, spiritualité. S’il déborde les capacités psychiques, il se traduit par agitation, agressivité ou panique. 

L’irritabilité n’est pas le signe d’une faiblesse morale. Elle est souvent l’indice d’un espace intérieur saturé. 

Contrôle et conformisme 

Dans la société tunisienne, le Ramadan est également traversé par une forte dimension normative. Beaucoup jeûnent non seulement par conviction, mais aussi par conformité. Le regard des autres pèse lourd. La différence expose. 

Or, lorsque la pratique religieuse est motivée principalement par la peur : peur du jugement social, peur de la condamnation divine, elle génère une tension interne supplémentaire. Le contrôle devient externe, rigide, défensif. 

À l’inverse, lorsqu’il est intériorisé, le contrôle devient maturation. La même pratique peut alors produire apaisement plutôt que crispation. 

La nuance est invisible de l’extérieur. Mais psychiquement, elle est déterminante. 

Sublimation ou décharge 

Le jeûne mobilise une énergie considérable : pulsionnelle, émotionnelle, corporelle. Cette énergie peut suivre deux voies. Elle peut se décharger sous forme d’irritabilité, de conflits, de susceptibilité exacerbée. Ou elle peut être sublimée : transformée en création, en prière consciente, en solidarité, en réflexion, en production artistique ou intellectuelle. 

La sublimation n’est pas automatique. Elle suppose un minimum de sécurité intérieure. Or, dans un contexte économique et social fragilisé, cette sécurité fait parfois défaut. 

Ramadan comme révélateur 

Il serait erroné de considérer que le Ramadan crée la tension. Il la révèle. 

Dans des sociétés où le tissu social est stable et la sécurité économique relativement assurée, le mois sacré peut être porté par un imaginaire collectif festif et contenant. 

En Tunisie, le Ramadan agit comme un amplificateur. Il met en lumière les fragilités préexistantes : anxiété économique, rigidité normative, hypersensibilité au regard social. Mais il offre également une possibilité. Car la capacité à supporter le manque sans se désorganiser est au cœur de toute maturation psychique. Supporter l’absence sans se décharger immédiatement ; transformer la frustration en pensée. Et faire du vide un espace de conscience. 

Une épreuve de maturité collective 

Le véritable enjeu n’est pas de savoir si les Tunisiens sont «rapides à la détente » en Ramadan. Il est de comprendre ce que cette réactivité dit d’un climat intérieur et collectif. 

Avons-nous appris, individuellement et collectivement, à tolérer le manque sans nous effondrer ? Avons-nous développé suffisamment d’espace intérieur pour symboliser plutôt que réagir ? La foi est-elle vécue comme une contrainte extérieure ou comme une construction intérieure ? 

Le Ramadan, en Tunisie, est moins un mois religieux qu’une épreuve de maturité psychique collective. 

Et peut-être est-ce précisément dans cette tension que réside son potentiel : non pas seulement comme rituel, mais comme laboratoire de transformation.

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Jeûne du Ramadan | Prudence pour les insuffisants cardiaques  

«Le Ramadan est un mois de spiritualité, mais aussi un moment qui modifie profondément nos habitudes alimentaires, hydriques et de sommeil. Chez le patient insuffisant cardiaque, ces changements peuvent être neutres… ou parfois déstabilisants», note Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, qui donne dans le post Facebook reproduit ci-dessous des indications et des conseils pour les patients atteints du cœur en vue d’un jeûne sans problèmes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le jeûne entraîne une réduction des apports hydriques pendant la journée avec augmentation de la viscosité sanguine ; une concentration hormonale différente (en particulier le système rénine-angiotensine) ; une modification du rythme veille-sommeil ; et parfois des excès alimentaires le soir.

Chez un patient stable, cela peut être bien toléré, mais chez un patient fragile, cela peut favoriser la déshydratation, l’hypotension, l’insuffisance rénale fonctionnelle et une surcharge si excès de sel à l’iftar, le repas de rupture du jeûne.

Pour le traitement, il y a quelques principes simples à suivre et des règles à respecter : les diurétiques plutôt après l’iftar ; l’hydratation répartie entre iftar et souhour ; une surveillance quotidienne du poids ; et un contrôle de la tension et du pouls.

Cependant, il convient d’arrêter le jeûne immédiatement s’il y a un essoufflement inhabituel, une prise de poids rapide (>2 kg en 48h), malaise, vertige ou fatigue extrême.

Au final l’idée qu’un patient insuffisant cardiaque ne doit jamais jeûner est fausse : si la maladie est stable et suivie médicalement, cela peut être possible, mais la décision doit être personnalisée, jamais automatique.

Le Ramadan n’est pas une épreuve pour le cœur. Il doit être vécu avec sagesse, équilibre et avis médical.

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