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Rayen Hamzaoui | Appels à une grâce présidentielle

Le collectif de soutien à Rayen Hamzaoui vient de lancer un appel au président de la République ainsi qu’à la ministre de la Justice, pour demander une grâce présidentielle.

Arrêté le 19 mai 2023, l’ancien maire d’Ezzahra Rayen Hamzaoui a été condamné à une peine de trois ans de prison et sa libération officielle est ainsi prévue pour le 19 mai 2026. À ce jour, il a déjà purgé la quasi-totalité de sa peine.

Le collectif souligne qu’il ne reste plus que deux mois environ avant sa sortie naturelle et c’est ce faible reliquat de peine qui motive aujourd’hui cette demande de clémence, afin de permettre à Rayan Hamzaoui de retrouver les siens.

Les soutiens de Rayen Hamzaoui sollicitent ainsi une grâce à l’occasion de la Fête de l’Indépendance (le 20 mars) ou la fête de l »Aïd el-Fitr, moment de rassemblement familial par excellence.

« Nous demandons à ce que sa famille ne soit pas privée de la joie de passer l’Aïd à ses côtés », peut-on lire dans l’appel diffusé par ses amis et les habitants d’Ezzahra entre autres soutiens de l’ancien maire.

Y. N.

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Ramadhan à la Cité | Carole Samaha à l’Opéra de Tunis

Dans le cadre de la manifestation « Ramadhan à la Cité », Carole Samaha montera sur la scène de la grande salle de l’Opéra le dimanche 15 mars prochain.

Un rendez-concert exceptionnel est prévu à 22h00 pour célébrer la magie du mois saint en musique et en émotion offrant ainsi aux spectateurs une parenthèse enchantée en pleine saison ramadanesque.

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Carole Samaha est une icône libanaise de la chanson. Avant de faire de la chanson sa profession, elle a commencé sa carrière en tant qu’actrice dans le théâtre. Sa remarquable présence sur scène en dit long sur cette première vocation.
Sa rencontre avec le musicien Mansour Rahbani a été un tournant dans sa carrière artistique. Une collaboration qui cristallise sa carrière musicale qu’elle mène toujours aussi grandement jusqu’à nos jours. Sa voix puissante, son énergie, sa présence et sa sensibilité façonnent la diva de la scène qu’elle est.

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En photos, l’Espérance de Tunis en quarts de finale de la Ligue des champions

L’Espérance sportive de Tunis a validé son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions de la CAF en s’imposant face au Petro Luanda (2-0).

Avec cette victoire à la 6ᵉ et dernière journée de la phase de groupes, L’Espérance de Tunis termine à la deuxième place du groupe D.

Après une première période neutre, les Sang & Or ont dès leur retour des vestiaires pris l’avantage grâce à un but signé Boubacar Diakité à la 46e minute.

L’Espérance est ainsi parvenue à reprendre la main, maintenant la pression sans pour autant parvenir à conclure malgré les différentes occasions.  A la 81e minute, Jack Diarra permet à son club de sceller le score définitivement.

Le club tunisois a ainsi validé son billet pour les quarts de finale.

Y. N.

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Abus sexuels dans une maternelle | Communiqué du ministère de l’Enfance

Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées s’est exprimé, ce samedi 14 février 2026, sur l’affaire de l’agression sexuelle sur un enfant dans une maternnelle à Ennasr au gouvernorat de l’Ariana.

Le ministère a mis en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux en exprimant son inquiétude face à la diffusion de données personnelles relatives à cette affaires et qui pourraient permettre d’identifier directement ou indirectement l’enfant concerné, en affirmant que cela constitue une violation flagrante des droits de la victime

​Ces actes sont passibles de poursuites judiciaires selon la Constitution, le Code de la protection de l’enfant et la loi n°63 de 2004 relative à la protection des données personnelles, rappelle le département, en rappelant la nécessité de la protection de l’anonymat de la victime.

La même source a rappelé avoir ordonné la fermeture de la maternelle concernée, conformément aux dispositions légales en vigueur et que l’exécution de cette décision a été coordonnée entre les services régionaux du ministère et le gouverneur de la région pour garantir une application stricte de la loi.

Pour rappel 4 suspects ont actuellement en détention dans cette affaire d’abus sexuel, dont deux photographes et deux autres individus liés à l’institution.

Y. N.

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Alerte météo pour ce dimanche | Des vents violents dépassant 100 km/h

L’Institut national de la Météorologie appelle à la plus grande vigilance ce dimanche 15 février 2026 en annonçant des vents violents avec des rafales dépassant les 100 km/h

L’INM affirme que les vents provenant du secteur ouest seront puissants et particulièrement virulents à l’extrême nord et sur les zones montagneuses.

Le changement de temps commence en réalité dès cette nuit avec des pluies orageuses sur le nord-ouest du pays ainsi que des chutes de grêle dans certaines zones limitées

Face à ces conditions, il est fortement recommandé de redoubler de prudence en particulier pour les usagers de la route et les professionnels de la mer.

Y. N.

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Décès de Ferid Ben Tanfous ancien directeur général de l’ATB

L’Arab Tunisian Bank (ATB) a annoncé, ce samedi 14 février 2026, avec douleur et tristesse le décès de son ancien directeur général Ferid Ben Tanfous.

Dans une note diffusée cet après-midi, l’ATB a rendu hommage à Ferid Ben Tanfous, figure incontournable du paysage financier et bancaire tunisien pendant des décennies.

« Il a profondément marqué l’ATB par sa vision stratégique et par la dynamique de transformation qu’il y a insufflée », lit-on dans la note. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous rendons hommage à un homme d’exception, un dirigeant visionnaire dont l’empreinte restera durablement gravée dans la mémoire de notre institution..»

En cette douloureuse circonstance, l’ATB a présenté ses sincères condoléances et exprimé sa profonde compassion à la famille de Ferid Ben Tanfous, à ses proches ainsi qu’à tous ceux qui ont connu et apprécié.

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Marche à Tunis pour la libération des prisonniers politiques

Le Comité de coordination des familles de prisonniers politiques a appelé à une marche de protestation ce samedi 14 février 2026 à partir de 15 heures au centre-ville de Tunis, sous le slogan «Trois ans de complot de l’Etat contre l’opposition» et ce à l’occasion du troisième anniversaire du lancement des enquêtes et du début des arrestations politiques dans l’«affaire de complot».

Dans son appel, ledit Comité écrit que cette date ne passera pas sans que ses membres descendent dans les rues pour «protester contre l’injustice, la tyrannie et la criminalisation de l’action politique, et pour exiger la libération des prisonniers politiques.»

«L’affaire de complot n’est qu’un prétexte pour fabriquer des accusations fallacieuses, instrumentalisant le complot comme bouc émissaire et outil de pouvoir. Elle sert à utiliser le système judiciaire pour éliminer les opposants politiques et terroriser la société, transformant ainsi le pays en une immense prison. Elle témoigne du complot du régime contre les libertés et la démocratie, de sa trahison des acquis de la révolution et du retour du peuple à la peur», lit-on dans l’appel.

En conséquence, le Comité de coordination des familles de prisonniers politiques appelle tous les Tunisiens, hommes et femmes, à participer à la marche de protestation qui débutera cet après-midi avec un départ à 15h00 de la place du Passage.

I. B.

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Energie, eau et IA au cœur de la coopération Tunisie – UE

La quatrième réunion du Comité mixte Union européenne-Tunisie pour la recherche et l’innovation s’est tenue à Tunis dans le cadre d’Horizon Europe. Elle a permis d’examiner les résultats de la participation de la Tunisie jusqu’en 2025 et d’élaborer le programme de travail 2026-2027.

Selon la délégation de l’UE en Tunisie, des représentants de plusieurs ministères tunisiens, dont ceux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Agriculture, de la Santé, et de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ont participé à la réunion et rencontré leurs homologues européens.

Les discussions ont porté sur les priorités thématiques liées aux énergies renouvelables, à la sécurité de l’eau et à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour une meilleure résilience agro-climatique.

Un intérêt spécifique a été consacré aux opportunités offertes aux PME et aux startups, notamment par le biais du Conseil européen de l’innovation et de l’accès aux écosystèmes d’innovation, y compris les mécanismes de financement de l’accélérateur EIC et les collaborations en technologies de pointe.

La Tunisie est associée à Horizon Europe en vertu d’un accord entré en vigueur le 9 juin 2022, avec effet rétroactif au 1er janvier 2021, et peut participer au programme dans les mêmes conditions que les États membres.

D’après les données de la Commission européenne (CE), le programme dispose d’un budget total de 95,5 milliards d’euros pour la période 2021-2027.

La CE indique également que, suite aux succès obtenus dans le cadre d’Horizon 2020, la Tunisie poursuit sa progression au sein d’Horizon Europe : 97 projets et 13,2 millions d’euros ont été obtenus dans le cadre d’Horizon 2020, et la Tunisie a participé à 52 subventions pour un montant d’environ 13 millions d’euros à ce jour. D’autres subventions sont en cours d’attribution.

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Démolition de vieux bâtiments au centre-ville de Tunis

Des agents de la municipalité de Tunis sont intervenus ce matin, samedi 14 février 2026, pour démolir les parties vétustes de plusieurs bâtiments menaçant de s’écouler sur les passants au centre-ville de la capitale.

Ces bâtiments sont situés rue Fadhel Sassi au quartier Tunis-Marine, rue 4159 à cité Saada (Ezzouhour), rue Cheikh Jebali et rue Cheikh Ismail Temimi à Bab Souika.

Le 29 juillet 2025, la municipalité de Tunis annonçait l’existence de plus de 1500 bâtiments menaçant ruine dont 500 risquant de tomber sur la tête de leurs habitants.

Les récentes intempéries et inondations ont aggravé l’état de vétusté d’un grand nombre de bâtiments et le risque a grandi de voir d’autres personnes écrasées sous des murs rendus fragiles par les écoulements. Ce qui a dicté l’urgence de l’action menée actuellement par la municipalité de Tunis consistant à démolir les bâtiments les plus menaçants.

I. B.  

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Médias tunisiens et argent européen | Quel gâchis !

Plus de 60 médias tunisiens ont bénéficié d’un accompagnement (financier, technique ou autre) de la part de l’Union européenne (UE) qui aurait dépensé dans cette opération entre 2021 et 2026 la somme de 5,3 millions d’euros (soit plus de 18 millions de dinars). Mais où est allé tout cet argent dont peu de gens ont vu la couleur ?

Ridha Kefi

Précisons d’abord que depuis sa création en 2010, Kapitalis a toujours refusé toute aide, qu’elle soit interne ou externe, afin de préserver son indépendance éditoriale et ne rien devoir à personne. Notre journal survit donc, du reste très difficilement, grâce aux faibles recettes publicitaires qu’il parvient encore à mobiliser auprès des annonceurs, majoritairement locaux.   

Kapitalis n’a donc, en aucune façon, pris le moindre sou de l’argent dépensé par le contribuable européen pour aider à la réforme et à la professionnalisation des médias tunisiens au lendemain de la soi-disant «révolution» de 2011, et qui doit s’élever à au moins le triple de la somme indiquée ci-haut.

Cependant, et tout en remerciant l’UE pour sa générosité et l’intérêt qu’elle semble accorder à la réussite du processus démocratique en Tunisie, où les médias sont censés jouer un rôle central, on est en droit de nous demander où tout les 5,3 millions d’euros ont-ils pu atterrir et s’ils ont servi à quoi que ce soit d’utile pour les Tunisiens, lesquels sont censés en voir bénéficié.  

Au vu de l’état lamentable de nos médias et de la très faible confiance que leur vouent les Tunisiens *, sachant que, 15 ans après la «révolution de la liberté et de la dignité», ces derniers continuent d’aller chercher la bonne information sur leur pays… dans les médias étrangers, et surtout occidentaux – les médias arabes étant logés à la même enseigne de la désinformation systématique et du mensonge officiel –, on est bien forcé de nous demander si l’argent dépensé par les Européens pour la réforme des médias tunisiens… n’a pas été jeté par le fenêtre.

Si j’étais un contribuable européen, j’aurais moyennement apprécié que mon argent si durement gagné soit ainsi dilapidé pour financer des programmes au profit des médias étrangers dont l’utilité – même pour ceux qui en bénéficient – est quasiment nulle.

Publication de la délégation de l’Union européenne à Tunis.

Quant à nous autres Tunisiens, notre transition démocratique, nous ne semblons pas encore pressés de la voir aboutir. On fait avec ce qu’on a. Traduire : on ne fait rien. On attend Godot…

* Selon un sondage réalisé en 2025, seuls 66% des Tunisiens font confiance à leurs médias, un taux atteignant 77,8 % chez les jeunes. Par ailleurs, 82 % des Tunisiens critiquent vivement les chroniqueurs de la télévision, qui reste le média le plus suivi.

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Tunisie | Légère reprise des exportations en janvier 2026

Le déficit commercial s’est allégé, à fin janvier 2026, pour s’établir à un niveau de (-1287,6MD), contre (-1764,6 MD) durant la même période de l’année 2025, d’après la note sur le Commerce extérieur aux prix courants pour janvier 2026 publié, jeudi 12 février 2026, par l’Institut National de la Statistique (INS).

Ce déficit provient du groupe des produits énergétiques de (-927,4 MD), des matières premières et demi-produits de (-433,1 MD), des biens d’équipement de (-324,7 MD) et des biens de consommations (-27,4 MD).

En revanche, le groupe alimentation a enregistré un excédent de (+424,9 MD).

D’autre part, il est à noter que le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à (-360,3 MD), tandis que le déficit de la balance énergétique s’est établi à (-927,4 MD) contre (-1078,4 MD), durant le mois de janvier 2025.

Le taux de couverture a atteint un niveau de (80,4%) contre (74%) en janvier 2025.

Hausse des exportations de 5,4%

Les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants, durant le mois de janvier 2026, montrent que les exportations ont atteint le niveau de 5298,7 MD contre 5025,7 MD, durant le mois de janvier 2025, enregistrant, ainsi, une hausse de 5,4%.

Selon les secteurs, les exportations ont enregistré une hausse remarquable dans le secteur de l’énergie de (+140%) sous l’effet de l’augmentation des ventes des produits raffinés (100,3 MD contre 28,5 MD). De même, le secteur des industries mécaniques et électriques a enregistré une hausse de (+6,4%) et le secteur des industries agro-alimentaires de (+1%) à la suite de l’augmentation des ventes en huiles d’olives (610,5 MD contre 518,4 MD).

Par ailleurs, les exportations ont enregistré une baisse dans le secteur mines, phosphates et dérivés de (-23,6%) et le secteur textile, habillement et cuirs de (-2,1%).

Pour les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne, durant le mois de janvier 2026, (71,6% du total des exportations), elles ont atteint la valeur de 3791,4 MD contre 3413,8 MD, durant le mois de janvier 2025. Les exportations sont en hausse avec la France (+16,5%) et l’Italie (+3,3%). En revanche, elles ont baissé avec certains partenaires européens, dont l’Allemagne (-0,3%) et les Pays Bas (-21%). Vers les pays arabes, les exportations ont augmenté avec l’Égypte (+41,8%) et les Emirats Arabes Unis (+24,8). En revanche, elles ont baissé avec le Maroc (-67,3%), avec l’Algérie (-10,8%) et avec la Libye (-24,8%).

Diminution des importations de 3%

Quant aux importations, elles ont atteint le niveau de 6586,4 MD contre 6790,3 MD en janvier 2025, enregistrant, ainsi, une diminution de 3%.

Selon le groupement des produits, les importations ont enregistrée une augmentation au niveau des importations des biens d’équipement de (+6,9%) et les produits énergétiques de (+3,9%).

De même, les importations des biens de consommation sont en hausse de (+1,1%).

En revanche les importations des produits des matières premières et demi-produits sont en baisse de (-5,5%) et les produits alimentaires de (-32,5%).

En ce qui concerne les importations avec l’Union européenne (45,8% du total des importations), elles ont atteint 3017,9 MD contre 2830,3 MD durant le mois de janvier 2025.

Les importations ont augmenté avec la France (+50,6%) et avec l’Allemagne (+10,3%).

En revanche elles ont baissé avec l’Espagne (-6,7%) et avec les Pays Bas (-25,7%). Hors union européenne, les importations ont augmenté avec la Turquie (+4,7%) et l’Inde (+21,2%). En revanche elles ont enregistré une diminution avec la Russie (-70,2%) et la Chine (-7,5%).

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Synergies industrielles tuniso-italiennes à Monastir et Mahdia

L’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, a conduit une mission à Monastir et Mahdia, organisée en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie italo-tunisienne (Ctici). Plus de 100 entreprises italiennes, employant environ 8 000 personnes dans divers secteurs, ont participé à cette mission. Ainsi que Mourad Fradi, président de la Ctici, Isabella Lucaferri, directrice de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS Tunis), et Bernard Prevete, directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA).

Latif Belhedi

L’ambassadeur Prunas a annoncé la mission sur ses réseaux sociaux, précisant qu’elle comprenait des visites auprès de nombreuses entreprises impliquées dans le partenariat économique italo-tunisien, la présentation de la dixième ligne de crédit de 55 millions d’euros du programme de coopération italienne destinée aux PME tunisiennes, ainsi qu’une visite du Centre de compétitivité Monastir-El Fejja.

«Plus de 100 entreprises italiennes, employant environ 8 000 personnes, sont implantées entre Monastir et Mahdia dans un large éventail de secteurs : de notre présence historique dans le textile à d’autres secteurs à forte valeur ajoutée», a souligné l’ambassadeur, concluant que «tous les acteurs du système italien en Tunisie travaillent à soutenir ce réseau entrepreneurial dynamique, expression de la confiance de l’Italie dans le potentiel de la Tunisie et dans la solidité de nos liens économiques».

Parmi les entreprises visitées, Sartex, qui, grâce à l’utilisation de technologies italiennes, a mis en place un système de purification et de réutilisation des eaux de lavage et de teinture, réduisant ainsi considérablement sa consommation d’eau.

Un exemple concret d’innovation et de coopération industrielle italienne à forte valeur ajoutée, au service de l’économie circulaire.

La réutilisation des eaux non conventionnelles est une priorité stratégique partagée par l’Italie et la Tunisie. Dans le secteur agricole, elle est au cœur du programme Tanit du plan Mattei pour lutter contre les effets du changement climatique et garantir la sécurité alimentaire.

Sartex.
MYC Beauty Innovation.

L’expérience de Sartex montre comment cette même priorité peut également trouver une application concrète dans les partenariats industriels italiens : institutions, coopération au développement et secteur manufacturier collaborent pour relever les grands défis environnementaux de notre époque.

Inaugurée le 28 janvier dernier au Centre de compétitivité Monastir-El Fejja, MYC Beauty Innovation Tunisia, une entreprise née de la collaboration italo-chinoise et qui place la Tunisie au cœur des intérêts économiques entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, confirmant son rôle stratégique dans les chaînes de valeur internationales.

Implantée sur 10 000 m², avec trois unités de production, MYC Beauty Innovation, qui ambitionne de créer 350 emplois d’ici 2026, est une entreprise phare dans le domaine de l’injection plastique pour les cosmétiques, où design, beauté et haute technologie se conjuguent pour offrir des produits innovants et respectueux de l’environnement.

Son inauguration s’était déroulée en présence de ses propriétaires, Andrea Perego et Wilson Chen, et du directeur général, Sami Ladjimi.

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Sultan bin Sulayem, le meilleur ami arabe de Jeffrey Epstein

La photo a fait le tour du globe et scandalisé le monde musulman. On y voit deux hommes, les mains dans les poches, qui se tiennent au pied d’un escalier et contemplent la kiswa, le tissu noir sur lequel des versets du Coran sont brodés en or et qui recouvre la Kaaba (cœur du lieu le plus sacré de l’islam). La kiswa est posée à même le sol. Les deux hommes sont le prédateur sexuel et agent du Mossad Jeffrey Epstein et un petit homme moustachu et très chétif, il s’agit de Sultan Ahmad bin Sulayem, membre de la classe dirigeante émiratie et inamovible PDG de DP World qui gère des ports de par le monde.

Imed Bahri

Le cliché a valu au responsable émirati un torrent d’insultes sur les réseaux sociaux. Cette photo est issue des trois millions de documents publiés par le Département américain de la Justice. On découvre une relation intime mêlant argent, politique, renseignement et sexe entre les deux hommes. Une vraie complicité. 

Une enquête accablante de Bloomberg révèle de nouveaux détails sur la relation longue et suspecte entre le PDG de DP World, et le pédophile mort en prison dans des conditions très suspectes en 2019 et dont la vie a été au confluent de la finance, de la politique, de l’espionnage et de la traite des blanches. Cette relation dépassait le cadre d’une simple connaissance ou d’une correspondance policée, elle s’est étendue sur plusieurs années et comprenait des messages intimes, des sous-entendus sexuels et des images pornographiques, ainsi que des tentatives de médiation pour conclure des accords, trouver des emplois, organiser des réunions et même obtenir des soins médicaux en Israël.

Un niveau élevé de complicité

Selon Bloomberg, Bin Sulayem figurait parmi les personnalités les plus influentes ayant entretenu une correspondance avec Epstein pendant une longue période, non seulement avant la première incarcération de ce dernier en 2008 mais pendant plus d’une décennie après.

Le journal rapporte que des mails rendus public par le Département de la Justice américain ainsi que des messages et des pièces jointes obtenus par l’agence l’été dernier, révèlent que la relation entre les deux hommes dépassait la simple courtoisie et atteignant un niveau élevé d’intimité, de vulgarité et de controverse.

Dans l’un des mails les plus accablants cités, Sultan bin Sulayem écrivait à Epstein en septembre 2015, évoquant une étudiante étrangère en échange universitaire à Dubaï : «Elle était fiancée, mais elle est de nouveau avec moi. J’ai eu des relations sexuelles exceptionnelles avec elle, son corps est incroyable».

Bloomberg considère ce langage explicite comme révélateur du caractère inhabituel de la relation entre un homme d’affaires international, à la tête d’un réseau portuaire mondial, et un homme formellement condamné pour crimes sexuels. Selon le journal, les messages montrent que les deux hommes ont échangé des contacts dans les milieux politiques, financiers et des affaires, ont tenté de faciliter des transactions entre eux et ont évoqué des personnalités influentes et des figures internationales.

Bloomberg rapporte qu’Epstein a œuvré pendant des années pour mettre Bin Sulayem en relation avec son réseau de personnalités fortunées et politiques. Parmi les noms figurant dans les documents, on trouve l’investisseur immobilier américain Andrew Farkas, qui, selon des documents du Département de la Justice américain, pourrait avoir été le premier point de contact entre Epstein et Bin Sulayem ; l’homme d’affaires Tom Pritzker, président de Hyatt Hotels Corporation, avec qui Epstein a tenté d’organiser une rencontre avec Bin Sulayem ; le milliardaire américain Leslie Wexner (anciennement propriétaire de la marque de lingerie de luxe Victoria’s Secret), dont Epstein a été le directeur financier durant 20 ans ; et le banquier Jes Staley, ancien cadre de JPMorgan puis PDG de Barclays, ayant par la suite été impliqué dans un scandale pour avoir dissimulé l’ampleur de sa relation avec Epstein.

Epstein, on le sait, n’était pas seulement un délinquant sexuel, mais un véritable intermédiaire qui mettait en relation financiers et politiciens, tissant ainsi des réseaux d’influence grâce à ses relations. Et Sultan bin Sulayem n’était pas président d’une seule entreprise, mais il a occupé à un moment donné deux postes importants : la direction de Dubaï Port World (communément appelé DP World) ; et la direction de sa société mère, Dubai World, le conglomérat public.

Echange de messages à caractère sexuel

De fait, il était responsable d’un vaste empire économique englobant l’immobilier et les services financiers avant de quitter son poste chez Dubai World en 2010, suite à la crise financière de Dubaï. Il a conservé la direction de DP World.

L’une des révélations les plus controversées de l’enquête de Bloomberg concerne l’échange d’images et de messages à caractère sexuel explicite. Bin Sulayem a envoyé à Epstein des photos de femmes nues, des blagues à connotation sexuelle et des messages aux sous-entendus explicites. Parmi ces messages figurait un message intitulé «merrychristmas.jpg», envoyé la veille de Noël 2007, qui contenait une photo de dix femmes seins nus sur une plage, accompagnée d’une légende sarcastique.

Bin Sulayem a également envoyé une autre image le soir du Nouvel An, montrant une femme nue de dos avec le nombre «2008» inscrit de manière suggestive sur son corps.

Ces messages font partie d’une archive de mails vérifiée et l’un des extraits les plus graves rapportés par le journal est une série de messages datant de novembre 2007 dans lesquels Bin Sulayem décrit sa rencontre avec un mannequin à New York. Il explique qu’après de nombreuses tentatives, il a finalement réussi à la rencontrer, mais qu’il a été surpris qu’elle cherche un emploi alors que lui souhaitait autre chose. Il écrit : «Il y a un malentendu… Elle veut un travail, alors que moi, je veux juste le plaisir !» D’après les documents, Epstein a répondu : «Dieu merci, il existe encore des gens comme toi»

Bloomberg estime que ce type de propos ne laisse aucun doute sur la nature de leur relation et sur la mentalité qui la sous-tendait. 

L’enquête confirme que les mails révèlent les tentatives répétées de Bin Sulayem de se rendre sur l’île privée d’Epstein dans les Caraïbes, Little St. James, la même île qu’Epstein a par la suite été accusé d’utiliser comme plaque tournante du trafic sexuel et surnommée l’«île du vice»

De nombreux mails montrent que Bin Sulayem s’est renseigné sur la possibilité de visiter l’île, a demandé une coordination et a même tenté d’organiser son voyage en fonction de cela.

Des documents du département de la Justice américain ont également révélé des photos des deux hommes ensemble sur l’île, ainsi qu’un CD saisi par les autorités intitulé «Noël à Little St. James 2005 – Sultan» et qui contient des dizaines de photos de Bin Sulayem.

Bloomberg a remis sur le devant de la scène une affaire très sensible : l’acquisition en 2016 de l’île de Great St. James par le biais d’une société immatriculée aux Îles Vierges britanniques, où le nom de Bin Sulayem figurait comme «bénéficiaire effectif».

Le journal explique que la propriété de l’île par Epstein n’a été révélée que plus tard, lorsque son nom est apparu sur les permis d’utilisation du sol en tant qu’unique membre de la société.

Bien qu’un collaborateur de Bin Sulayem ait précédemment déclaré qu’Epstein avait demandé à utiliser son nom dans une transaction commerciale et que cette demande avait été refusée, Bloomberg affirme que des correspondances indiquent que Bin Sulayem était au courant de la propriété des deux îles par Epstein dès la fin de l’année 2016.

Selon Bloomberg, Bin Sulayem a écrit à l’ingénieur du projet Palm Jumeirah à Dubaï, décrivant Epstein comme suit : «Un ami proche et partenaire d’affaires, propriétaire de deux îles magnifiques dans les îles Vierges et qui souhaite y construire un complexe hôtelier privé pour lui, ses clients et ses amis uniquement»

Le journal souligne que cette simple phrase soulève des questions troublantes : comment un homme à la tête de l’une des plus importantes entités de Dubaï a-t-il pu qualifier Epstein –un délinquant sexuel condamné– d’ami proche et partenaire d’affaires ?

Ehud Barak entre en ligne

L’une des révélations les plus graves de l’enquête de Bloomberg est que les mails mettent en lumière un lien entre Ben Sulayem et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, via Epstein. D’ailleurs, un mail datant de juin 2015 contenait un bref échange : «Ehud -Sultan. Sultan-Ehud»

Un porte-parole du bureau de Barak a déclaré que ce lien était né de la tentative de Barak d’apporter une aide médicale à un membre de la famille de Bin Sulayem en Israël en l’occurrence sa fille.

Il y a aussi un échange entre Bin Sulayem et Amir Elichai, ancien officier de l’unité 8200 de l’armée israélienne (chargée du cyber-espionnage) et aujourd’hui cadre de la société Carbyne pour un investissement émirati dans cette entreprise, ce qui fut fait par la suite. 

Ceci soulève une question politique extrêmement sensible : l’enquête de Bloomberg ne se contente pas d’évoquer des relations personnelles mais les relie à des réseaux d’argent, d’influence, de sécurité et de coordination médicale en Israël. Epstein n’était pas seulement un intermédiaire mais il intervenait également pour placer des personnes au sein des sociétés de Bin Sulayem dont certaines étaient des hôtels.

En janvier 2017, Epstein a demandé à Bin Sulayem de trouver un emploi chez DP World. Ce dernier a répondu que la personne pouvait être formée à la logistique.

En août 2017, Epstein a envoyé le CV d’une jeune Russe sans expérience, demandant si elle pouvait être embauchée dans un hôtel à Dubaï. Bin Sulayem a transmis le message au directeur d’un hôtel de luxe, en écrivant : «Pour plus d’informations, contactez Jeffrey»

Bin Sulayem a également tenté de trouver un emploi à une autre Russe dans un complexe hôtelier de luxe en Turquie, la présentant comme la «masseuse personnelle» d’Epstein.

Bloomberg a également révélé une correspondance complexe et inhabituelle concernant la demande de Bin Sulayem d’expédier 30 kits de test de paternité ADN à Dubaï via la résidence new-yorkaise d’Epstein, afin de contourner les restrictions. Cette demande a posé problème à 23andMe, qui a refusé la commande en raison du nombre important de kits et des difficultés de paiement rencontrées à Dubaï.

Dans un message publié par le Département de la Justice américain, Epstein suggérait d’utiliser un pseudonyme pour la commande : «Envoyez le kit 23andMe à Rashid Epstein»

Ces détails ont soulevé d’importantes questions quant à la finalité de ces tests, à leurs destinataires et aux raisons de cette démarche.

Dans une importante mesure de précaution, Bloomberg a confirmé avoir mené une série de tests sur l’authenticité des mails déjà obtenus l’été dernier. Il a notamment fait vérifier des métadonnées et des adresses électroniques, confronté des informations avec des preuves indépendantes, et s’est assuré de l’absence d’incohérences pouvant suggérer une falsification. Conclusion : les mails sont «hautement authentiques» et aucun signe évident de manipulation n’a été décelé.

Selon Bloomberg, la liaison entre Bin Sulayem et Epstein ne se limite pas à une simple correspondance privée, mais révèle un vaste réseau d’influence englobant : argent, sexe, relations politiques, influence dans les affaires, emploi de femmes, îles privées, projets de complexes hôteliers et liens avec Israël et les États-Unis. Et ce qui a été révélé jusqu’à présent ne représente qu’une infime partie d’archives considérables.

Les détails mis au jour ont relancé une question cruciale: comment un homme à la tête de l’empire Dubai Ports World a-t-il pu continuer à correspondre avec Epstein de cette manière, sollicitant ses services, échangeant des photos et des remarques suggestives et planifiant des visites sur son île… après le premier séjour de ce dernier en prison en 2008 ?

Hier, vendredi 13 février 2026, l’inamovible Sultan bin Sulayem a enfin été démis de ses fonctions à la tête DP World. Cette décision semble avoir été prise par les autorités émiraties après que deux grands investisseurs dans l’entreprise ont suspendu leurs investissements respectifs, il s’agit de la Caisse de dépôt et placement du Québec (Canada) et British International Investment (Royaume-Uni).

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Drogue à l’école | Faisons des victimes potentielles des acteurs de la prévention

L’appel du président de la République, le mardi 11 février 2026, à une mobilisation nationale contre la drogue en milieu éducatif a relancé un débat que beaucoup de familles vivent déjà au quotidien. Derrière les chiffres et les discours officiels, il y a des familles fragilisées, des parents inquiets, du personnel éducatif de terrain souvent démuni et surtout des ados et des jeunes confrontés, parfois très tôt, à des réalités qui les dépassent.

Tarek Kaouache *

La présence de substances psychoactives à l’intérieur et aux abords des établissements éducatifs constitue une menace réelle pour nos enfants, nos ados et nos jeunes, pour leurs familles et pour la cohésion sociale dans son ensemble. Personne ne peut nier l’aggravation de la situation ces dernières années. Il faut d’ailleurs reconnaître que ce phénomène ne concerne plus uniquement les garçons : il touche également, et de plus en plus, les filles. Longtemps moins visibles, les conduites à risque féminines ont été sous-estimées ; leur progression révèle des mutations sociales profondes, où les modèles de consommation, les pressions et les vulnérabilités évoluent aussi pour les adolescentes.

Face à ce défi, une question s’impose : la réponse peut-elle se limiter à davantage de contrôle et à quelques séquences ou affiches de sensibilisation ajoutées aux programmes ?

Aller au-delà du tout sécuritaire

Renforcer la sécurité autour des établissements est nécessaire. Démanteler les réseaux de trafic est indispensable. Mais l’expérience montre qu’aucune stratégie exclusivement sécuritaire ne suffit, surtout lorsqu’il s’agit d’ados et de jeunes.

À cet âge, on cherche à s’affirmer, à tester les limites, à appartenir à un groupe. L’influence des pairs est déterminante. Un message venu «d’en haut», même pertinent, peut être accueilli avec distance, non par rejet systématique, mais parce que la jeunesse se construit aussi dans l’autonomie et la confrontation.

Il devient donc essentiel de changer de regard : ne plus considérer les ados et les jeunes uniquement comme des publics à protéger, mais comme des partenaires capables d’agir.

Responsabiliser plutôt que surveiller

Confier à des élèves et étudiants un rôle actif dans la prévention — médiateurs pairs, ambassadeurs de santé, animateurs de clubs — n’est pas un simple affichage. C’est un choix éducatif fort.

Il est important de le dire clairement : cette mission n’a rien à voir avec la délation. Il ne s’agit pas de transformer les ados et les jeunes en surveillants de leurs camarades, mais en relais de prévention, en soutiens attentifs capables d’écouter, d’alerter avec discernement et d’encourager un camarade en difficulté à se tourner vers un adulte de confiance.

La confiance responsabilise. Lorsqu’un ado ou un jeune se voit confier une telle mission, il se sent reconnu. Il n’est plus seulement destinataire d’un message ; il en devient acteur. Cette reconnaissance renforce l’estime de soi et le sens des responsabilités.

On banalise plus difficilement un comportement que l’on combat publiquement. En portant un message de prévention, l’ado ou le jeune l’intègre à son identité et devient plus attentif à ses propres choix. Cette cohérence intérieure constitue une protection bien plus durable que la seule crainte de la sanction.

Ces engagements développent en outre des compétences essentielles : écouter, argumenter, résister à la pression du groupe, prendre la parole. La prévention devient alors un apprentissage concret de la citoyenneté.

La force de la parole entre pairs

Il ne faut pas sous-estimer l’impact d’une parole échangée entre ados et jeunes. Dans une cour d’établissement, dans un club ou sur un groupe de discussion, un témoignage sincère peut peser davantage qu’un discours institutionnel.

Un conseil donné par un camarade est souvent perçu comme plus authentique qu’une injonction officielle. Il peut ouvrir un dialogue, dissiper une fausse idée, éviter une première expérimentation. Cette proximité crée une crédibilité que les campagnes classiques peinent parfois à atteindre.

Partout où la prévention par les pairs a été structurée, les résultats ont montré que lorsque les ados et les jeunes participent à la conception et à l’animation des actions, ils ne se contentent pas de répéter un message : ils se l’approprient.

Construire une stratégie participative

Il ne s’agit pas d’opposer sécurité et participation. La protection des établissements et la lutte contre les réseaux doivent être conduites avec fermeté. Mais elles gagneraient en efficacité si elles s’accompagnaient d’une politique structurée de participation des ados et des jeunes :

– former des médiateurs pairs au sein des établissements ;

– encourager la création de clubs de prévention animés par des ados et des jeunes ;

– associer les organisations de jeunesse à la conception des campagnes ;

– ouvrir des espaces de parole réguliers, sans crainte de jugement.

Impliquer les ados et les jeunes ne les expose pas ; cela les renforce et consolide le tissu éducatif.

Accompagner et protéger sans infantiliser

La lutte contre la drogue dans les établissements de l’enseignement est un enjeu majeur pour notre société. Mais protéger ne signifie pas infantiliser. La jeunesse tunisienne n’est ni naïve ni indifférente. Elle a besoin d’écoute, de repères clairs et de responsabilités assumées.

Faire des ados et des jeunes des acteurs de la prévention, c’est parier sur leur intelligence et leur sens moral. C’est reconnaître qu’ils peuvent être une partie essentielle de la solution.

Une réponse durable suppose de conjuguer fermeté, pédagogie et confiance. C’est en associant pleinement les ados et les jeunes à l’effort collectif que nous construirons une prévention crédible, vivante et réellement efficace.

Texte rédigé avec le recours à l’IA.

* Parent inquiet et engagé.

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A la découverte des synergies tuniso-françaises à Bizerte

Le 13 février 2026, une délégation conduite par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a effectué une visite dans le gouvernorat de Bizerte pour prendre connaissance et mettre en exergue les synergies industrielles franco-tunisiennes dans cette région.

Lotfi Sahli

Première étape à Utique, au sein des sociétés Elec’Recyclage et DID Recyclage. Implanté en Tunisie depuis 2008, le groupe Elec’Recyclage s’est imposé comme un acteur majeur de l’économie circulaire. Sa filiale DID Recyclage, dédiée aux déchets industriels dangereux, illustre la montée en gamme des solutions environnementales proposées aux industries exportatrices. Une démonstration concrète d’un savoir-faire structuré autour des normes internationales et du développement durable.

Adapter les dispositifs aux besoins des unités industrielles

Cap ensuite sur la zone industrielle d’El Azib pour la visite du site tunisien de BIC. Créée en 2013 grâce à un investissement de 12 millions d’euros, l’unité produit des instruments d’écriture destinés aux marchés internationaux. Forte de plus de 500 collaborateurs, dont 60 % de femmes, l’entreprise poursuit aujourd’hui un ambitieux programme d’extension. En parallèle, le Pôle de compétitivité de Bizerte a présenté son projet de certification ISO 14001, renforçant l’attractivité environnementale du parc industriel.

La délégation s’est ensuite rendue à Zarzouna pour découvrir Interstrap, spécialisée dans la maroquinerie industrielle, et Lift & Lash, fabricant de textiles techniques pour le levage, filiale du groupe français PMS Industrie. Deux entreprises illustrant la diversité et l’ancrage international du tissu industriel bizertin.

Cette visite avait pour objectif d’identifier précisément les besoins des unités industrielles afin d’adapter des dispositifs d’accompagnement efficaces. Investissement, modernisation technologique, transition environnementale et soutien à l’export figuraient parmi les priorités évaluées. La démarche, résolument pragmatique, reposait sur l’écoute, le diagnostic et l’action, au plus près des réalités du terrain.

Partenariat institutionnel et coopération bilatérale

La délégation de la CCITF était conduite par le président Khelil Chaibi, entouré d’une équipe renforcée de hauts cadres de l’ambassade de France en Tunisie, mobilisés sous la houlette de l’ambassadrice Anne Guéguen.

Cette forte présence institutionnelle a conféré à la visite une portée stratégique, illustrant la solidité du partenariat franco-tunisien et l’engagement en faveur du développement industriel régional. Au-delà du symbole, elle a réaffirmé que la coopération bilatérale demeure essentielle pour stimuler l’investissement, l’innovation et la compétitivité des entreprises à Bizerte.

La journée s’est conclue dans un hôtel de la place par une rencontre institutionnelle réunissant les principaux acteurs publics et privés du gouvernorat.

Arnaud Guigné, chef du service économique régional, a brossé un panorama dense des relations historiques, économiques et culturelles qui unissent la France et la Tunisie. Axant son intervention sur les échanges commerciaux bilatéraux, il a étayé son propos par des chiffres révélateurs de l’ampleur du partenariat.

Le volume des échanges entre les deux pays atteint ainsi 12 milliards d’euros, soit près de 20 % du produit intérieur brut tunisien. Un niveau qui illustre l’intensité et la structuration des flux commerciaux entre les deux rives. Il a également souligné que la balance commerciale affiche un déficit d’environ 1,8 milliard d’euros pour la France.

Dans ce paysage économique, la France demeure le premier client de la Tunisie et son troisième fournisseur, confirmant son rôle central dans les équilibres commerciaux du pays. Par ailleurs, quelque 1 600 entreprises à participation française, recensées par la Foreign Investment Promotion Agency (Fipa), opèrent en Tunisie, représentant près de 77 000 emplois en 2022. Autant d’indicateurs qui témoignent de la profondeur et de la solidité d’un partenariat stratégique appelé à se renforcer.

Facturation électronique et modernisation économique

Le marathon de cette dense journée a été couronné par l’intervention de Mustapha Mezghani, directeur général de la Technopole de Sfax et ancien PDG de Tunisia TradeNet, venu éclairer l’assistance sur les enjeux de la facturation électronique.

Il a présenté le processus de la facturation électronique : émission via une plateforme agréée, transmission sécurisée à l’administration fiscale, validation numérique et archivage garantissant traçabilité et intégrité. Ce système dématérialisé réduit erreurs et délais, tout en renforçant transparence et lutte contre la fraude. L’adhésion des entreprises est essentielle. Si les grandes structures sont prêtes, les PME devront moderniser leurs outils et former leurs équipes. Coûts, résistance au changement et besoin d’accompagnement constituent des défis, mais la réforme demeure un levier majeur de modernisation et de crédibilité économique.

Une discussion enrichissante a suivi la présentation, marquée par une participation active de l’assistance. Plusieurs intervenants ont exprimé leurs préoccupations quant aux implications concrètes de cette loi, soulevant des questions relatives aux délais d’application, aux coûts d’adaptation et à l’accompagnement prévu pour les entreprises.

À une question posée à M. Mezghani en marge de la réunion sur sa conviction envers la facturation électronique, il a répondu que, bien qu’il ait été l’un des promoteurs de cette initiative sous le ministre des Finances feu Slim Chaker, il garde son enthousiasme, mais il faut lui laisser assez de temps pour bien préparer le terrain à son application.

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Concours d’écriture | Envie de dire « je t’aime » autrement ?

La Médiathèque Charles de Gaulle de l’Institut français de Tunisie organise à partir du samedi 14 jusqu’au samedi 28 février 2026, un concours d’écriture à distance : Lettres d’amour.

Envie de dire « je t’aime » autrement ?

À l’occasion de la Saint-Valentin, prenez le temps d’écrire une lettre à celles et ceux qui comptent vraiment pour vous : parent, ami, proche… : Laissez parler vos mots, vos émotions, votre créativité…

Le concours permet de gagner une carte d’abonnement gratuite d’un an à la médiathèque et la publication du plus beau texte sur les réseaux sociaux !

Les lettres doivent être envoyées avant le 28 février à cette adresse : mounira.benchaabane@institutfrancais-tunisie.com

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Ooredoo Night Run by Xiaomi célèbre sa 5ᵉ édition et lance les inscriptions

Ooredoo Tunisia annonce officiellement le lancement de la 5ᵉ édition du Ooredoo Night Run by Xiaomi, prévue le 14 mars 2026 sur l’avenue Habib Bourguiba, au cœur de Tunis.

Les inscriptions sont ouvertes dès aujourd’hui, marquant le coup d’envoi d’une nouvelle édition de l’un des événements sportifs ramadanesques les plus attendus en Tunisie.

Au cours des quatre dernières années, le Ooredoo Night Run by Xiaomi s’est imposé comme une véritable tradition du mois de Ramadan, réunissant coureurs, familles et passionnés de sport dans une ambiance nocturne unique après l’Iftar.

Ce qui a débuté comme un concept original est devenu un rendez-vous annuel incontournable pour la communauté des coureurs, où sport, festivités et convivialité se conjuguent dans l’esprit du mois sacré.

Cette 5ᵉ édition anniversaire promet une expérience encore plus riche, avec de nouvelles animations, des surprises et une atmosphère événementielle renforcée, conçues pour rendre le Night Run plus dynamique et inclusif que jamais. Des séances d’échauffement aux animations live et aux activations sur site, l’événement continue de promouvoir un mode de vie sain tout en créant des moments de partage mémorables pour les participants et les spectateurs.

Accessible à tous, l’événement propose trois parcours adaptés à différents niveaux :

• 2 km pour les enfants
• 5 km pour les familles et les coureurs amateurs
• 10 km pour les coureurs confirmés

Comme lors des éditions précédentes, une catégorie dédiée à l’Handisport sera également proposée, renforçant l’esprit d’inclusion du Ooredoo Night Run by Xiaomi et permettant aux athlètes à besoins spécifiques de participer pleinement à l’événement.

Pour la deuxième année consécutive, les vainqueurs des courses de 5 km et 10 km auront l’opportunité de représenter la Tunisie au Marathon de Doha 2027, ajoutant une dimension internationale à la compétition et ouvrant de nouvelles perspectives aux talents locaux.

Commentant le lancement, Eyas Naif Assaf, CEO de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Chez Ooredoo, notre rôle dépasse la connectivité. Nous nous engageons à créer des expériences porteuses de sens qui rapprochent les gens et renforcent le tissu social de nos communautés. Ooredoo Night Run by Xiaomi reflète parfaitement cette vision, en promouvant le bien-être, l’inclusion et des moments de partage durant le mois sacré de Ramadan. Atteindre la cinquième édition montre combien cette initiative est devenue un véritable rendez-vous national, et nous sommes fiers de continuer à soutenir des événements qui allient énergie positive, esprit communautaire et engagement. »

De son côté, Sylvester Huang, Directeur Commercial de Xiaomi Tunisie, partenaire officiel de l’événement, a ajouté : « Nous sommes fiers de faire partie du Ooredoo Night Run by Xiaomi, un événement qui associe parfaitement énergie, innovation et esprit communautaire. Chaque année, nous voyons de plus en plus de personnes adopter un mode de vie actif, et cette cinquième édition promet d’offrir une expérience encore plus dynamique et engageante pour tous. »

Dans le cadre du programme RSE Tounes T3ich, cette cinquième édition porte un message fort de solidarité en collaboration avec l’association tunisienne Ahna Maak, une organisation à but non lucratif dédiée au soutien des patients atteints de maladies graves et à l’accompagnement tout au long de leur parcours de rétablissement. À travers un soutien psychologique, une assistance sociale et une mobilisation communautaire, Ahna Maak œuvre pour redonner espoir et dignité aux personnes vulnérables ainsi qu’à leurs familles.

En partenariat avec Ahna Maak, l’édition 2026 du Ooredoo Night Run by Xiaomi consacrera 100 % des frais d’inscription au soutien de Nour Soltani, une jeune fille de 18 ans actuellement en rééducation après une amputation fémorale suite à un ostéosarcome. Nour a un besoin urgent d’une prothèse du membre inférieur afin de retrouver sa mobilité, poursuivre ses études et reconstruire son autonomie.

À travers cette initiative, chaque inscription devient bien plus qu’une simple participation à une course : elle devient un pas vers l’espoir. Les participants ne vivront pas seulement un moment sportif unique durant le mois de Ramadan, mais contribueront également à transformer la vie d’une jeune fille, reflétant pleinement l’esprit de Tounes T3ich et l’engagement de Ooredoo à soutenir les communautés à travers toute la Tunisie.

Inscriptions Ouvertes

Les inscriptions au Ooredoo Night Run 2026 sont désormais ouvertes sur www.ooredoorun.tn Coureurs et marcheurs sont invités à participer à cette édition anniversaire et à vivre une nuit où sport, animation et esprit communautaire se rencontrent au cœur de Tunis.

Communiqué

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Ramadan 2026 | Horaires des pharmacies en Tunisie

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (Cnopt) a annoncé, ce vendredi 13 février 2026, les horaires des pharmacies pendant le mois de Ramadan.

Ci-dessous les horaires d’ouverture et de fermeture des pharmacies tels annoncés par le Cnopt pour le mois de Ramadan prévu pour le 18 ou le 19 février courant :

Du lundi au vendredi :

  • Catégorie A (jour): 8h30 – 17h30 (avec autorisation de fermeture à 16h00);
  • Catégorie A de garde : 8h30 – 19h30;
  • Catégorie B (nuit) : 19h30 – 8h30.

Samedi :

  • Catégorie A : 8h30 – 13h;
  • Catégorie A de garde : 8h30 – 19h30;
  • Catégorie B : 19h30 – 8h30.

Dimanche et jours fériés :

  • Catégorie A de garde : 8h30 – 19h30;
  • Catégorie B : 19h30 – 8h30.

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Cour d’appel | Réduction de peine pour Chafik Jarraya

L’homme d’affaires Chafik Jarraya a bénéficié, hier jeudi 12 février 2026, d’une réduction de peine en appel, dans le cadre d’une affaire de corruption.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel a décidé de réduire la peine de trois ans à deux ans de prison, assortie d’une amende de plus de deux millions de dinars.

Pour rappel, cette affaire concerne un bâtiment construit par Chafik Jarraya en violation de la réglementation en vigueur.

Y. N.

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