Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Mehdi Jomaa | «Le Nigéria et la Tunisie ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre»

L’ancien Premier ministre, Mehdi Jomaa, a souligné que le Nigéria et la Tunisie ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre en matière de développement de leur potentiel maritime.

S’exprimant en marge d’un sommet sur le développement de l’économie bleue dans le delta du Niger, au Nigéria, qui s’est tenu mardi 10 février 2026, dans la zone de gouvernement local d’Ikot Ekpene, M. Jomaa a déclaré que les défis considérables auxquels les deux pays sont confrontés dans ce secteur recèlent également d’immenses opportunités.

En matière d’économie bleue, et en s’appuyant sur l’expérience tunisienne en Méditerranée, M . Jomaa a souligné l’importance de la planification stratégique, de la gestion responsable de l’environnement et de la coopération régionale pour exploiter les ressources marines en vue d’une croissance durable.

Il a également souligné l’opportunité d’un dialogue de haut niveau sur la gouvernance de l’économie bleue et la coopération africaine, tout en renforçant les partenariats afin de libérer le potentiel économique des ressources côtières et marines.

La croissance économique future de l’Afrique dépendra de plus en plus de la gestion durable de ses ressources marines et côtières, a-t-il estimé.

Ce sommet, placé sous le thème «Exploiter le potentiel de l’économie bleue pour un développement durable du delta du Niger», a été organisé par le Dr Uche Igwe, expert en communication et co-organisateur du Sommet sur l’investissement dans le delta du Niger.

«Je crois fermement en la capacité des Africains à bâtir un avenir prometteur. Nous sommes à un tournant décisif, dans un monde en pleine mutation. Il est temps de se réveiller, de se mobiliser et d’avancer vers l’avenir, de le préparer. Le secteur maritime est l’un des domaines où nous pouvons espérer la plus forte croissance sur le continent. C’est évident», a déclaré Jomaa, estimant que cela est à la fois facile et difficile.

En examinant les stratégies des pays qui ont réussi dans ce domaine, Jomaa a relevé plusieurs points comme suit : «Premièrement, il faut définir une vision claire de ce que nous voulons accomplir, de la direction à suivre, et ne pas se focaliser uniquement sur les problèmes quotidiens, certes importants pour la vie de chacun. Mais sans cap, quoi que vous fassiez, même avec le meilleur bateau du monde, vous risquez de vous perdre.

«Il est donc important d’avoir une vision, mais ce n’est pas suffisant. Sans vision, nous ne pouvons rien faire. Cela ne suffit pas. Il faut aussi une équipe, un leadership, confier cela à une organisation compétente et développer les capacités de mise en œuvre. C’est là que réside la principale lacune qui nous fait échouer, même avec une vision.

«On peut manquer notre cible si l’on n’a pas de vision. Mais lorsqu’on a une vision, il faut consacrer la bonne équipe à sa mise en œuvre. Si nous avons cela, nous avons tous les ingrédients réunis.

«Nous avons des jeunes. Nous avons un marché important, une élite compétente, et nous sommes conscients de la situation et savons ce qu’il faut faire. Voilà la recette du succès».

I. B. (avec This Day et Arise News).

L’article Mehdi Jomaa | «Le Nigéria et la Tunisie ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre» est apparu en premier sur Kapitalis.

Blocus naval | L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires»

Le gouvernement italien de droite a préparé un vaste projet de loi sur l’immigration qui, pour la première fois depuis les années 1990, autorise officiellement la Marine et la Garde côtière à interdire l’accès des bateaux de migrants aux eaux territoriales et à débarquer les personnes secourues dans des pays tiers jugés «sûrs», dont la Tunisie, qui coopère bien dans ce domaine.

Le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a déclaré aux journalistes après le conseil des ministres de jeudi dernier que cette mesure – rapidement qualifiée de «blocus naval» – vise à s’aligner sur le nouveau Pacte européen sur l’asile et la migration, qui entrera en vigueur en juin 2026.

Selon le projet de loi, les demandeurs d’asile interceptés à moins de 24 milles nautiques des côtes italiennes pourraient être transférés vers des États partenaires comme l’Albanie ou la Tunisie pour le traitement de leurs demandes de protection, rapportent des médias.

Le gouvernement Giorgia Meloni soutient que ce traitement en mer dissuadera les réseaux de passeurs tout en allégeant la pression sur les centres d’accueil saturés en Sicile et en Calabre.

Les ONG de défense des droits humains ont déjà annoncé des recours juridiques, invoquant de possibles violations du principe de non-refoulement inscrit dans le droit européen et la Convention de Genève de 1951.

I. B.

L’article Blocus naval | L’Italie va refouler les migrants vers les «Etats partenaires» est apparu en premier sur Kapitalis.

Des règles d’expulsion vers les «pays sûrs» dont la Tunisie

Le Parlement européen a approuvé, hier, mardi 10 février 2026, un ensemble de règles permettant aux États membres de rejeter les demandes d’asile et d’expulser les demandeurs ayant transité ou provenant de pays dits «sûrs», parmi lesquels la Tunisie le Maroc, l’Inde, la Colombie et le Bangladesh.

Ces mesures, soutenues par les blocs de centre-droit et d’extrême droite, entreront en vigueur en juin dans le cadre du Pacte européen plus large sur la migration et l’asile.

Pour les employeurs, l’impact principal pourrait être indirect : un durcissement des règles d’asile pourrait réduire le nombre de réfugiés éligibles au travail, alors que des secteurs comme l’hôtellerie et l’agroalimentaire comptent sur le dispositif d’autorisation de travail mis en place en 2024.

Les organisations de défense des droits humains alertent sur le risque d’expulsion de migrants vulnérables avant qu’ils n’aient pu obtenir un conseil juridique. Certaines d’entre elles mettent en garde contre la désignation de régions entières comme «sûres», qui occulte les persécutions liées au genre et à l’orientation LGBTQ+.

Dans une déclaration commune publiée par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), des Ong avaient exigé que la Tunisie, entre autres pays, ne soit pas considérée comme un «lieu sûr» pour le rapatriement des migrants irréguliers arrêtés en Europe. Selon cette déclaration, inclure la Tunisie reviendrait à «nier la protection», permettant des procédures accélérées et des rapatriements, dans un contexte de dégradation des droits et de répression politique. Le PE n’a clairement pas prêté l’oreille à ces avertissements.

I. B.

L’article Des règles d’expulsion vers les «pays sûrs» dont la Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Vestiges romains et byzantins mis au jour à Béja

De nouveaux vestiges romains et byzantins ont été découverts dans le gouvernorat de Béja, au nord-ouest de la Tunisie, lors d’une campagne de fouilles tuniso-italiennes menées conjointement par l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari sur le site de Henchir El Matria (l’antique Numluli).

Selon l’INP, les travaux se sont concentrés sur la place publique et une basilique byzantine, où des chapiteaux et des colonnes attribués au Capitole, des statues de divinités romaines, des lampes et des mosaïques byzantines ont été mis au jour.

Cette campagne, financée par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, s’inscrit dans un programme lancé en 2022 visant à documenter et à valoriser la cité antique, encore relativement peu explorée.

Le site, connu des archéologues sous le nom antique de Numluli et situé dans la région de Dougga, conserve un plan urbain considéré comme l’un des plus lisibles du nord de la Tunisie, avec un forum, un capitole, des temples et des complexes thermales, ainsi que des structures liées à l’Antiquité tardive et à la période chrétienne.

Les observateurs soulignent que ces nouvelles découvertes contribuent à clarifier la stratification de la ville entre les périodes impériale et byzantine, et à affiner l’interprétation des relations entre espaces civiques et architecture religieuse, dans une zone clé de la Tunisie romaine mais moins connue que les grands pôles touristiques.

L’article Tunisie | Vestiges romains et byzantins mis au jour à Béja est apparu en premier sur Kapitalis.

Monastir | Les petites îles, «sentinelles» des changements globaux

Une rencontre internationale sur la biodiversité et le suivi environnemental des micro-écosystèmes insulaires s’est déroulée du 4 au 10 février 2026, à Monastir, dans le cadre du projet Caipim, initiative visant à harmoniser les impacts des changements globaux sur les petites îles de la Méditerranée et de la Macaronésie (Açores, Canaries, Cap-Vert) et à renforcer les capacités des gestionnaires d’aires protégées.

Dans le cadre de cette conférence, organisée à l’hôtel Regency Monastir et dans des centres de formation environnementale locaux, une session technique sur les méthodologies de suivi terrestre et marin s’est tenue mardi 10 février. L’objectif est de produire des données comparables sur les pressions telles que les espèces invasives, les changements climatiques et la dégradation des habitats.

La conférence a rassemblé une cinquantaine de participants venus d’Algérie, d’Italie, de Tunisie, du Monténégro, de Grèce, du Maroc, du Cap-Vert, de France et des îles Baléares.

La coordination est confiée à l’Initiative Pim, une ONG internationale dont l’objectif est de préserver les îles méditerranéennes et macaronésiennes de moins de 1000 hectares, et au Conservatoire du littoral, avec le soutien logistique de l’association tunisienne Notre Grand Bleu et des partenariats techniques qui incluent UNEP/MAP RAC-SPA et l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), ainsi qu’Aix-Marseille Université à travers l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale(Imbe).

Sur le plan financier et institutionnel, le projet bénéficie du soutien de nombreux acteurs européens et français. Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFE) finance une intervention pluriannuelle, avec un financement global et des bénéficiaires désignés pour l’Initiative PIM et le Conservatoire du littoral.

Le projet Caipim intervient sur un réseau de dix sites pilotes entre la Méditerranée et la Macaronésie. En Tunisie, le projet pilote se concentre sur l’archipel de La Galite et les îles Kuriat, zones clés pour comprendre l’évolution des habitats fragiles et l’impact des pressions environnementales sur les zones peu influencées. Concernant La Galite, des documents techniques régionaux soulignent la valeur de la zone pour les espèces rares et endémiques ainsi que pour la faune marine, dans un contexte où les menaces incluent les espèces invasives et la pression sur les ressources.

L’atelier de Monastir s’inscrit dans un programme de coopération méditerranéenne visant à articuler science et gestion opérationnelle, grâce à des protocoles partagés et à des formations de terrain, afin de rendre les données comparables entre les différents territoires insulaires.

À terme, l’objectif affiché est de transformer ces données en outils concrets pour orienter les priorités de protection et les interventions de conservation, notamment pour des sites tunisiens comme les îles Kuriat et La Galite.

I. B.

L’article Monastir | Les petites îles, «sentinelles» des changements globaux est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Abir Moussi à nouveau devant les juges

La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, comparaît aujourd’hui, mercredi 11 février 2026, devant la 14e Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis, dans une nouvelle composition, pour examiner la plainte déposée contre elle par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). (Ph. Des partisans de Moussi manifestent devant la prison de Bulla regia où elle est incarcérée).

L’avocate, incarcérée depuis le 3 octobre 2023 et poursuivie dans plusieurs affaires, ce qui lui vaut d’incessants aller-retour entre sa cellule et le tribunal, a été déférée dans cette affaire en vertu l’article 24 du décret 54 relatif à la lutte contre les infractions liées aux systèmes d’information, et ce suite à des déclarations critiquant le processus des élections de 2022, a indiqué son avocat, Nafaâ Laâribi.

Rappelons qu’un jugement en première instance avait été rendu contre Abir Moussi dans cette affaire, le 5 août 2024, la condamnant à 2 ans d’emprisonnement, peine réduite en appel à 13 mois.

Cependant, le 24 novembre 2025, la Cour de cassation a cassé ce jugement et renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel pour qu’elle soit réexaminée par une autre formation de juges.

Les partisans de Mme Moussi ne cessent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme un harcèlement judiciaire en raison de ses activités politiques et de ses positions critiques à l’égard du régime.

Ces derniers ne cessent aussi de manifester devant le Palais de Justice à chaque fois que la leader du PDL y comparaît ou devant la prison de Bulla Regia, à Jendouba, où elle est est incarcérée, pour exiger sa libération et la cessation des poursuites judiciaires à son encontre.

I. B.

L’article Tunisie | Abir Moussi à nouveau devant les juges est apparu en premier sur Kapitalis.

Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections

Personne n’a oublié la prise d’assaut par les nervis de Donald Trump du Congrès des États-Unis à Capitole Hill dans la capitale fédérale Washington, le 6 janvier 2021, quand le président sortant avait refusé de reconnaître sa défaite face au président élu Joe Biden et a affirmé que les élections étaient truquées. Aujourd’hui, Trump fait craindre de nouveau le pire en affirmant que les élections de mi-mandat pourraient être truquées et en remettant en cause la compétence des États fédérés démocrates dans l’organisation du scrutin. En réalité, il a peur de perdre la majorité au Congrès et ainsi de faire face à une procédure d’impeachment (destitution). (Ph. L’attaque du Capitole par les nervis de Trump est encore dans toutes les mémoires).

Imed Bahri

Selon Politico, de hauts responsables chargés des scrutins électoraux au sein des partis démocrate et républicain ont exprimé une inquiétude croissante face à ce qu’ils qualifient d’efforts sans précédent du président Trump pour interférer dans les élections de mi-mandat de cette année. 

Une série de mesures récentes prises par l’administration Trump ont renforcé les craintes de ces responsables quant à des tentatives systématiques de saper les résultats des élections et ce, plusieurs mois avant leur tenue.

Les efforts de Trump découlent de sa crainte d’une défaite républicaine significative lors des élections prévues en novembre prochain. Trump a averti les Républicains que la perte de leur courte majorité à la Chambre des représentants pourrait entraîner sa destitution, d’autant plus qu’une prise de contrôle du Sénat par les Démocrates provoquerait un véritable séisme politique.

Je suis un dictateur, et alors ?

Pour la première fois, des stratèges républicains affirment que la perte du Sénat, où leur parti détient actuellement une majorité de 53 sièges contre 47, est une possibilité réelle.

Trump continue de parler de fraude électorale et est récemment allé jusqu’à déclarer que «l’Amérique est devenue la risée du monde».

Le mois dernier, il a déclaré : «On dit souvent que je suis une sorte de terrible dictateur, et je suis un dictateur. Mais parfois, on a besoin d’un dictateur!» 

Au cours du mois écoulé, Trump a suggéré à au moins deux reprises que les élections de mi-mandat de 2026 devraient être annulées.

Politico a détaillé les tentatives de l’administration Trump pour contrôler le processus électoral, dont notamment des demandes officielles d’accès aux listes électorales des États et une descente surprise du FBI dans un bureau de vote du comté de Fulton, en Géorgie, à la recherche de bulletins de vote de 2020.

La secrétaire d’État* du Michigan, Jocelyn Benson, a qualifié ces pressions d’«extraordinaires et effrayantes», affirmant qu’elles s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés il y a des années pour démanteler la démocratie américaine.

Politico a noté que l’ingérence de l’administration Trump dans les procédures électorales des États était particulièrement flagrante lors de la récente réunion des secrétaires d’État à Washington, un événement qui, initialement axé sur les aspects techniques et la coordination, s’est transformé en champ de bataille politique.

Le journal américain indique que le FBI a invité de hauts responsables électoraux à discuter des préparatifs des élections de 2026, en présence des ministères de la Justice, de la Sécurité intérieure et du Renseignement national. Cette initiative a suscité la méfiance et la crainte de plusieurs responsables. 

La secrétaire d’État du Maine, Sheena Pelose, s’est inquiétée du fait que la Maison-Blanche cherche le moindre prétexte pour centraliser le contrôle d’aspects clés du processus électoral, traditionnellement et juridiquement géré par les États fédérés.

Des inquiétudes très partagées

Les inquiétudes ne sont pas uniquement l’apanage des Démocrates mais concernent également des responsables républicains comme la lieutenante-gouverneure* de l’Utah, Deidre Henderson, qui a vivement critiqué les déclarations du ministère de la Justice accusant les responsables étatiques de manquer à leurs obligations en matière d’inscription sur les listes électorales.

À l’inverse, la Maison-Blanche et le ministère de la Justice ont défendu ces mesures, les jugeant indispensables à l’intégrité et à la transparence des élections.

Le procureur général adjoint chargé des droits civiques Harmit Dillon a affirmé que la radiation des électeurs des listes électorales est une obligation légale visant à garantir la confiance du public dans les résultats.

La Maison-Blanche a également justifié le déploiement d’agents de l’Immigration et des Douanes (ICE) à proximité des bureaux de vote en affirmant vouloir empêcher les personnes non citoyennes de voter illégalement.

Malgré ces tensions accrues, Politico rapporte que la plupart des responsables des États fédérés se sont dits confiants dans la solidité du système électoral américain mais ont commencé à prendre des mesures proactives pour contrer ce qu’ils ont qualifié de potentielle ingérence fédérale.

Le secrétaire d’État de l’Arizona Adrian Fuentes a comparé ces préparatifs à ceux mis en place en prévision d’une catastrophe naturelle, avertissant que les menaces actuelles proviennent de l’intérieur même du gouvernement fédéral, ce qui exige une vigilance accrue sur les plans juridique et procédural afin de protéger les bulletins de vote et l’indépendance des décisions des États.

*Le secrétaire d’État dans un État fédéré a pour mission l’organisation du processus électoral et la conservation des documents officiels. À ne pas confondre avec le secrétaire d’État des États-Unis à l’échelle fédérale qui est le chef de la diplomatie.

**Le lieutenant-gouverneur est le titre dévolu à la personne qui seconde le gouverneur d’un État fédéré.

L’article Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections est apparu en premier sur Kapitalis.

Chronique d’un monde en perte d’humanité

Lorsqu’on porte la réflexion sur notre époque, on ne peut que constater une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. Il y a en effet un écroulement des stratégies d’inhibition des pulsions par l’éducation et l’humanisme. Et quand le masque tombe, on découvre que l’homme est un loup pour l’homme, pour emprunter la célèbre phrase de Thomas Hobbes, mais avec une technologie de destruction massive.

Ridha Ben Slama *

La «perte de l’humain», à travers les guerres, les catastrophes et les manipulations diverses répandues, a mené à une rupture avec la normalité et à une remise en question de la nature humaine.

Le génocide de Gaza, les conflits armés au Soudan, au Yémen, en Ukraine, en Birmanie (Myanmar)… témoignent de l’horreur et de la déshumanisation qui marquent la mémoire collective. Le «mal du siècle» est souvent lié aux intérêts financiers, à l’armement de plus en plus sophistiqué et dévastateur ; il reflète aussi une aversion de la vie, une forme de perte d’essence humaine face au monde dit «moderne»

Même la technologie, censée être un élément de progrès, risque de devenir un facteur potentiel de «perte de l’humain» en raison de l’utilisation excessive des smartphones, des réseaux sociaux et des jeux en ligne qui entrainent une dépendance, altèrent la communication naturelle et affectent les relations interpersonnelles.

Technologie et perte de l’humain

L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le chômage, à titre d’exemple, est une réalité en pleine accélération. Les données récentes confirment des vagues de licenciements ciblées et une transformation structurelle profonde du marché du travail.

La progression de l’automatisation et de l’IA soulève des questions sur la place de l’humain dans le marché du travail et la société, et sur la nécessité de trouver un équilibre pour que ces outils aident l’humain sans le remplacer. Aucun progrès technologique (IA, biotechnologies) ne devrait être imposé sans un débat démocratique sur son utilité sociale et son impact humain, ce n’est pas une fatalité subie. L’abus démesuré et dévié de technologie risque aussi de saturer la cognition par un excès d’informations comme par la désinformation, impactant potentiellement l’attention, le raisonnement et la mémorisation.

La société dite «moderne» façonne de plus en plus nos comportements à travers des normes et ses attentes, mais elle contribue aussi à la «perte de l’humain» lorsque les structures sociales s’opposent à la nature et créent des tensions entre les exigences sociales et l’essence naturelle de l’être humain. Dans un monde complexe, l’indifférence envahissante face aux enjeux éthiques et politiques entraine à une chute de l’humain vers la bestialité. 

Erosion du droit et impunité

Le constat de l’érosion du droit international et de l’impunité croissante des dirigeants reflète la crise profonde de l’ordre mondial actuel, souvent décrite comme une amplification dans le recours à la «loi du plus fort».

Les mécanismes de justice internationale, bien qu’essentiels, font face à une hostilité accrue de la part des États dominants et de leurs apparentés. Les leçons du passé sont oubliées. Le droit international est fréquemment bafoué lors de conflits armés, entrainant des bilans humains tragiques. La crise de la Cour Pénale Internationale (CPI) en est une illustration. Bien que la CPI ait franchi des étapes historiques en émettant des mandats d’arrêt contre des dirigeants en exercice (comme Benjamin Netanyahou en 2024), son efficacité dépend largement de la coopération des États. Elle est souvent critiquée pour une application perçue comme «à géométrie variable», ménageant parfois les puissances.

Finalement, on peut dire sans exagérer que «les masques sont tombés» au cours des premières décennies de ce siècle. Cette expression résonne aujourd’hui avec une amertume particulière. Elle marque la fin des faux-semblants diplomatiques et l’entrée dans une ère de réalisme brutal et infernal. Quand les institutions internationales sont paralysées et que les discours sur les «droits de l’homme» ne correspondent plus aux actions sur le terrain, on assiste à plusieurs ruptures majeures. La fin de l’hypocrisie civilisationnelle s’impose désormais à notre esprit.

Double standard et indignation sélective

Après la seconde guerre mondiale, l’ordre international s’était appuyé, approximativement, sur un langage universel de paix et de droit. Aujourd’hui, le masque des «droits de l’Homme» ou de la «défense de la démocratie» tombe pour révéler le double standard, l’indignation sélective selon l’identité des victimes ou des agresseurs. Le pur rapport de force commande à travers la reconnaissance que, pour certaines puissances, le droit n’est qu’un outil rhétorique qu’on utilise contre ses ennemis et qu’on ignore pour soi-même.

Ce véritable retour à l’état de nature révèle une forme de déshumanisation décomplexée. Les dirigeants ne cherchent même plus à nier les crimes ou à s’excuser, ils les justifient par la «nécessité sécuritaire» ou la «survie nationale». L’impunité devient une stratégie de communication : montrer qu’on peut enfreindre la loi internationale sans conséquences est une démonstration de puissance. La contamination a touché les systèmes politiques nationaux avec le brutal envahissement du populisme, des autoritarismes, des dictatures…

On a longtemps cru que le commerce mondial et les traités techniques suffiraient à «civiliser» les rapports entre États. Le voile de la raison économique s’est défait face au retour des idéologies radicales, de la vengeance et du mépris de la vie humaine. Cette situation crée un sentiment de vertige, celui de vivre dans un monde où les garde-fous n’étaient pas plus que du papier. La question qui se pose alors est de savoir ce qui reste. Est-ce le chaos total, ou la possibilité de reconstruire quelque chose de vrai, d’humain, débarrassé des truquages ?

Pour sortir de la logique du «gain par tous les moyens» et restaurer une dignité humaine bafouée, il ne suffit plus d’ajuster le système international, il faut en réviser les axiomes fondamentaux. Cette refondation repose sur trois piliers : la primauté du vivant sur le profit, une démocratie reconstituée et une éthique de la responsabilité globale. Il s’agit d’une révision systémique basée sur des principes humanistes en inversant la hiérarchie des normes : le vivant avant le chiffre. 

Le monde actuel est régi en principe par le «droit commercial» et surtout par la finance. Nous sommes passés d’une économie de production à une économie de marchés financiers, où la valeur d’une entreprise dépend souvent plus de ses algorithmes et de sa capitalisation boursière que de sa main-d’œuvre réelle. Une révision humaniste placerait la dignité humaine et la préservation de la biosphère au-dessus de la liberté débridée dans les échanges commerciaux au profit de plus puissants.

Il est vital de réhabiliter le concept d’économie sociale et solidaire à l’échelle globale. Le succès d’un État ou d’une entreprise ne devrait plus être mesuré par le PIB ou le bénéfice, mais par des indicateurs de bien-être, de santé mentale et d’empreinte écologique. Il conviendrait de déclarer l’eau, l’air, la santé et l’éducation comme «biens communs de l’humanité», les rendant inaccessibles à la spéculation et au profit privé.

La démocratie représentative actuelle est en pleine crise, car elle est souvent captée par des lobbies économiques et par une manipulation corruptive des élections vidées de leurs principes. La remettre à niveau nécessite un droit de regard sur la nature du progrès, Concernant les dirigeants, il est impératif de créer une réelle responsabilité pénale et politique pour ceux d’entre eux dont les choix bafouent délibérément les droits fondamentaux ou l’avenir des générations futures.

Pour que les masques ne tombent pas sur un vide juridique, le droit international doit évoluer en réformant le Conseil de Sécurité de l’Onu, en supprimant le droit de veto en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Aucun État ne devrait être juge et partie. Aussi, faudrait-il renforcer la compétence universelle des tribunaux pour que les crimes financiers et environnementaux majeurs (écocides) soient poursuivis avec la même rigueur que les génocides et les crimes de guerre.

L’éducation des jeunes générations doit servir comme «Éveil à l’Altérité», une remise à niveau qui doit être culturelle avant d’être législative. Le système éducatif actuel forme des «producteurs», hypothétiquement performants. Une réforme appropriée éduquerait des «citoyens» capables de pensée critique, d’empathie et de coopération. La philosophie et l’éthique seraient enseignées dès le plus jeune âge comme des outils de navigation essentiels, pour que la science sans conscience ne soit plus la norme.

Dans un monde lancé à toute vitesse vers l’inconnu, la sagesse consiste à savoir faire escale. Marquer un temps d’arrêt. Le gain par tous les moyens a créé un monde riche en objets mais pauvre en sens. Une approche réfléchie et apaisée propose de choisir la tempérance et le respect non comme des contraintes, mais comme les conditions de notre survie.

Pour une économie de la mesure

Pourquoi ne pas établir une Charte des Principes pour une Gouvernance Humaniste et Durable à travers la primauté de la Dignité sur la Rentabilité ? Aucune décision économique ou politique ne peut être justifiée si elle entraine la déshumanisation d’un individu ou d’un groupe (esclavage moderne, conditions de travail dégradantes, sacrifice de populations au nom de la croissance). L’accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture, logement, santé) est un droit inaliénable qui doit être garanti hors des lois du marché. Le PIB serait remplacé par des indicateurs mesurant le niveau de santé mentale, l’accès à la culture, la qualité du lien social et la régénération de la biodiversité comme Indicateurs de Progrès Humain.

Il s’agit, par ailleurs, de concevoir une Démocratie de la Conscience et de la Transparence, pour tout grand projet technologique ou industriel, une «Convention Citoyenne» disposant d’un droit de blocage ou de refus si l’impact humain ou environnemental est jugé irréversible. Tout outil d’intelligence artificielle ou algorithme influençant l’opinion publique ou les choix de vie devrait être auditable, neutre et soumis au contrôle éthique citoyen.

Il est primordial de réfléchir ensemble à l’établissement d’une économie de la mesure et de la transmission, plafonnant l’accumulation, par la mise en place d’un écart maximal de revenus au sein d’une même organisation afin de restaurer le sentiment de destin commun. La spéculation financière à haute fréquence serait remplacée par un soutien massif aux investissements de «transmission» (éducation, infrastructures durables, recherche fondamentale non-orientée). Le droit international doit s’appliquer de manière universelle. Aucun État, quelle que soit sa puissance militaire ou financière, ne peut s’extraire des traités de protection des droits humains.

La création d’une instance juridique en tant que tribunal de l’Écocide et des Crimes Économiques pouvant juger les entités (États ou multinationales) dont les activités détruisent les conditions de vie sur terre, ainsi que le bannissement strict de toute technologie de guerre capable de donner la mort.

La mise en œuvre de cet éventail d’options permettrait d’opérer le passage de la conception à la pratique, ce qui nécessite une «bascule de la légitimité». Cela signifie que les citoyens devront cesser de reconnaitre comme légitimes les entités qui violent ces normes.

Souvent, ce que les cyniques qualifient d’ingénuité ou de candeur est en réalité de la lucidité : choisir de croire en une possibilité meilleure, c’est refuser de laisser les chiffres et la fatalité dicter l’horizon. C’est un acte de résistance.

* Ecrivain.

L’article Chronique d’un monde en perte d’humanité est apparu en premier sur Kapitalis.

‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  

Initiative louable dans ce climat d’inquisition permanente contre tout ce qui a trait à l’Islam en France et en Europe : hier matin, mardi 10 février 2026, à la Grande Mosquée de Paris, une conférence de presse a été organisée pour la sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq (Paris, 10 février 2026).

«Face aux manipulations et aux amalgames, face à l’idée qu’on agite d’une incompatibilité  entre l’islam et les valeurs des sociétés occidentales, la Grande Mosquée de Paris prend l’initiative d’un dialogue crucial et inédit : les musulmans, ici réunis, réfléchissent à leur place dans les sociétés pluralistes, fidèles à leurs racines spirituelles et conscients des réalités de leur temps ; avec eu des voix non musulmanes de la société civile exposent leurs questionnements afin de mieux saisir l’universalité des valeurs de l’islam», lit-on dans le quatrième de couverture de cet ouvrage de plus de 900 pages.

Le recteur Chems-eddine Hafiz présentait l’intention et le contenu de cet ouvrage collectif, fruit de trois années de travail du Groupe de réflexion sur l’adaptation du discours religieux musulman, qui aspire à mieux faire connaître la religion musulmane et sa capacité à s’inscrire harmonieusement dans une société plurielle, un cadre républicain et une citoyenneté volontaire et active.

À ses côtés se trouvaient des membres de ce Groupe de réflexion : Cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel de la confrérie Alawiyya, Cheikh Abobikrine Diop, recteur de la mosquée Bilal de Marseille, Cheikh Khaled Larbi, imam de la Grande Mosquée de Paris, François Euvé, rédacteur en chef de la revue ‘Études’, et Pr Sadek Beloucif, président du Comité d’éthique et médical de la Grande Mosquée de Paris. D’autres membres, comme la ministre Élisabeth Moreno, Jacques Attali ou le père Jean-François Bour, étaient présents pour assister à ce lancement.

L’article ‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames   est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | Fita2026 consacre les chaînes de valeur africaines

La 9ᵉ édition de la Conférence internationale Fita2026, organisé par le Tunisia Africa Business Council (TABC), se tiendra les 28 et 29 avril 2026 au Radisson Blu & Convention Center, Tunis sous le thème: «Chaînes de valeur africaines : développer des leviers stratégiques pour la transformation du continent».

Placée sous le haut patronage du président de la république Kaïs Saïed, Fita2026 rassemblera des décideurs publics et privés, des investisseurs, des institutions financières internationales et des chefs d’entreprises de quelque 70 pays. Ce qui consacre Fita comme l’un des rendez-vous économiques les plus stratégiques du continent africain.

Il s’est imposé au fil des ans comme un véritable catalyseur de projets structurants, renforçant le positionnement de la Tunisie comme hub régional et porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique.

Au programme, divers panels stratégiques, side évents, workshops, sessions B2B & B2G, deal rooms…

Inscription

L’article Tunisie | Fita2026 consacre les chaînes de valeur africaines est apparu en premier sur Kapitalis.

APII | « Inventer aujourd’hui, innover pour demain »

L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) a marqué de sa présence la 2e édition du CRMN Innov’Day, qui s’est tenue ce 10 février 2026 à Novation City, Sousse.

Sous le thème inspirant « Inventer aujourd’hui, innover pour demain », cet événement a brillamment réussi à créer des ponts concrets entre la recherche scientifique et le monde industriel.

L’un des temps forts de cette journée a été la signature officielle de la convention de partenariat entre l’APII et le CRMN par M. Omar BOUZOUADA, Directeur Général de l’APII, et son homologue du CRMN, M. Mounir BEN ALI. Cet accord formalise notre engagement commun à :

  • Mettre l’expertise de l’APII en matière d’entrepreneuriat à la disposition des chercheurs.
  • Accompagner les projets innovants et les startups issus des travaux de recherche du centre.
  • Faciliter l’accès des entreprises aux structures d’hébergement du Réseau national des pépinières d’entreprises (RNPE).

Lors du panel dédié à l’encouragement à l’invention, Mme Samia NOUREDDINE, Responsable de la Pépinière d’Entreprises de Sousse-APII, a présenté la 4ème édition du Concours National de l’Invention.

Ensemble, l’APII et le CRMN continuent de renforcer l’écosystème de l’innovation pour bâtir l’industrie de demain.

APII

L’article APII | « Inventer aujourd’hui, innover pour demain » est apparu en premier sur Kapitalis.

Kébili | Un sexagénaire retrouvé pendu à son domicile

Un drame a secoué la localité d’El Rahmat, relevant de la délégation de Kébili Sud, où un homme âgé d’une soixantaine d’années a été retrouvé pendu à son domicile

Selon les informations rapportées, lundi 9 février 2026, par IFM, citant une source sécuritaire, les premiers éléments de l’enquête indiquent qu’il s’agit d’un suiicide, dont les motivations demeurent inconnues.

Les autorités compétentes ont été dépêchées sur les lieux et le corps a été transporté à l’hôpital régional de Kébili pour autopsie afin de déterminer les causes et les circonstances exactes du décès.

Une procédure a ainsi été ouverte par les services de sécurité pour faire toute la lumière sur ce drame, ajoute la même source.

Y. N.

L’article Kébili | Un sexagénaire retrouvé pendu à son domicile est apparu en premier sur Kapitalis.

Le Rio | « Promis le ciel » avec la réalisatrice Erige Sehiri

Le ciné-théâtre Le Rio, au centre-ville de Tunis, annonce la projection du film « Promis le ciel » pour ce vendredi 13 février 2025.

Organisé avec le cinéclub de Tunis et Inkyfada, la projection qui débitera à 18 heures, sera suivie d’un débat avec la réalisatrice du film Erige Sehiri.

Synopsis :

Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais intranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant.

Réalisé par : Erige Sehiri
Avec : Aïssa Maïga, Deborah Christelle Naney, Laetitia Ky, Estelle Kenza Dogbo, Foued Zaazaa, Mohamed Grayaa, Touré Blamassi

L’article Le Rio | « Promis le ciel » avec la réalisatrice Erige Sehiri est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis | Rassemblement devant le tribunal en soutien à Ahmed Souab

La commission de soutien à l’ancien magistrat et avocat Ahmed Souab a appelé à une manifestation de solidarité ce jeudi devant le tribunal de la rue Bab Bnet à Tunis.

​Ce rassemblement prévu ce jeudi 12 février 2026 à 9h coïncide avec la tenue de l’audience en appel dans l’affaire concernant le juriste et avocat, et permettra de réclamer la libération immédiate d’Ahmed Souab et d’appeler au respect du droit à un procès équitable, lit-on dans le communiqué de la défense.

La même source souligne l’importance d’une présence citoyenne pour « défendre la justice et dénoncer la détention d’Ahmed Souab », qui est en détention depuis avril et qui a été condamné en octobre dernier à 5 ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis.

Y. N.

L’article Tunis | Rassemblement devant le tribunal en soutien à Ahmed Souab est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis | Report du procès de Seifeddine Makhlouf

Le procès de l’ancien député Al-Karama et avocat Seifeddine Makhlouf, a été reporté par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel militaire de Tunis.

L’audience de l’affaire liée aux événements de l’aéroport a ainsi été reportée au 24 mars prochain, sachant que Makhlouf a été condamné en première instance à une peine de cinq ans de prison ferme.

Cette condamnation a été décidée avec exécution immédiate, les accusations portées contre lui étant liée à l’atteinte à la sûreté de l’État.

Y. N.

L’article Tunis | Report du procès de Seifeddine Makhlouf est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunis-Marseille  | La CTN ajuste son programme en raison de la météo

En raison des mauvaises conditions météorologiques en Méditerranée, la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) a décidé d’ajuster la  programmation du navire « Carthage ».

Dans un communiqué, la CTN a précisé que cette modification pour sa traversée prévue du 10 au 12 février 2026, a été décidée en vue de garantir la sécurité et le confort pour ses passagers, s’établit comme suit :

  • Départ du port de La Goulette, mardi 10 février 2026, à 9h au lieu de 10h
  • Arrivée au port de Marseille, mercredi 11 février 2026, à 8h au lieu de 12h
  • Départ du port de Marseille, mercredi 11 février 2026, à 12h au lieu de 16h
  • Arrivée au port de La Goulette, jeudi 12 février 2026, à 12h au lieu de 18h

Y. N.

L’article Tunis-Marseille  | La CTN ajuste son programme en raison de la météo est apparu en premier sur Kapitalis.

Météo | Prévisions pour cette nuit (INM)

Le temps pour cette nuit restera globalement partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire, la vigilance est toutefois de mise au nord, où les nuages se feront plus denses, apportant quelques pluies éparses.

C’est ce qu’indique l’Institut national de la météorologie (INM) en ajoutant que les conditions maritimes demandent de la prudence, particulièrement pour les activités de navigation à cause de vents forts qui souffleront près des côtes.

L’INM ajoute que dans les régions de l’Ouest (Nord et Centre), les minimales oscilleront entre 9°C et 13°C alors que sur le reste du pays, Les températures seront plus douces, étant comprises entre 14°C et 18°C.

Y. N.

L’article Météo | Prévisions pour cette nuit (INM) est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie | HRW appelle à la liberation de Ahmed Souab

Dans un communiqué publié ce mardi 10 février 2026, et reproduit ci-dessous, Human Rights Watch demande aux autorités tunisiennes d’abandonner immédiatement les accusations infondées de terrorisme portées contre l’avocat et défenseur des droits humains tunisien Ahmed Souab, condamné à une peine de prison pour des faits liés au terrorisme, et qui devrait être rejugé en appel le 12 février. L’Ong appelle aussi à libérer Me Souab et à cesser toute répression contre les opposants et les avocats qui les défendent.

Les autorités tunisiennes ont poursuivi Ahmed Souab, âgé de 69 ans, pour des déclarations faites hors du tribunal alors qu’il représentait des accusés dans une affaire notoire de «complot contre la sûreté de l’État». Le 31 octobre 2025, un tribunal antiterroriste de Tunis l’a condamné à cinq ans de prison et trois ans de mise à l’épreuve. Son procès n’a duré que quelques minutes ; Ahmed Souab était absent et les journalistes auraient été empêchés d’y assister.

«Ahmed Souab, avocat, ancien juge administratif et fervent défenseur de l’indépendance de la justice, est emprisonné pour son travail de défense et ses prises de position franches», a déclaré Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. «Les poursuites abusives dont il fait l’objet pour avoir défendu d’autres personnes contre des poursuites abusives témoignent de l’ampleur de la répression exercée par les autorités tunisiennes contre toute forme de dissidence», a-t-il ajouté.

Des agents antiterroristes ont arrêté M. Souab à son domicile le 21 avril, suite à des déclarations qu’il avait faites après le verdict du procès pour «complot» le 19 avril. Ce jour-là, 37 personnes, dont des avocats, des militants et des opposants, ont été condamnées à l’issue d’un simulacre de procès pour terrorisme et atteintes à la sécurité à des peines de prison allant de 4 à 66 ans.

Devant le siège du barreau de Tunis, M. Souab aurait déclaré : «Il semble que ce ne soient pas les détenus qui soient menacés, mais plutôt le président du barreau qui a un couteau sous la gorge.» Des extraits vidéo de sa déclaration ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Le comité de défense de Souab a expliqué qu’il faisait référence aux pressions exercées sur les juges.

(…) Les autorités judiciaires ont inculpé Souab en vertu de la loi antiterroriste de 2015, du Code pénal, du Code des télécommunications et du décret-loi n° 54 relatif à la cybercriminalité, notamment pour «constitution d’une organisation terroriste», «soutien à des actes terroristes», «menaces de commettre des actes terroristes » et «diffusion de fausses informations». Il a été placé en détention provisoire pendant plus de six mois avant son procès.

Le tribunal a décidé de tenir le procès de Souab par visioconférence, invoquant un «danger réel» sans fournir davantage de précisions. Souab a refusé d’y assister à distance pour protester contre l’absence de garanties d’un procès équitable.

Les autorités tunisiennes ont de plus en plus recours aux procès à distance pour les affaires de terrorisme, notamment pour les procès à motivation politique visant des dissidents. Cette pratique du procès par visioconférence est intrinsèquement abusive, car elle porte atteinte au droit des détenus d’être présentés physiquement devant un juge afin que leur bien-être et la légalité et les conditions de leur détention soient évalués.

Le 31 octobre, Souab a été reconnu coupable d’«atteinte à la vie de personnes ayant droit à une protection par divulgation délibérée d’informations susceptibles de révéler leur identité» et de «menaces en lien avec une infraction terroriste», a déclaré sa famille à Human Rights Watch.

La famille de Souab a indiqué qu’il souffrait de problèmes cardiaques et que son état de santé s’était dégradé en prison. Il a notamment présenté plusieurs saignements de nez dont la cause n’a pas été déterminée.

(…) «Le procès de Souab a mis en lumière une longue liste de violations du droit à un procès équitable, un problème de plus en plus fréquent dans les poursuites contre les dissidents en Tunisie», a déclaré Khawaja, ajoutant que «les autorités doivent mettre fin à leurs poursuites abusives et à leurs ingérences dans les procédures judiciaires.»

Communiqué.

L’article Tunisie | HRW appelle à la liberation de Ahmed Souab est apparu en premier sur Kapitalis.

Les créances des pharmacies atteindraient 116 MDT à la fin février 2026   

Selon des données officielles, la valeur totale des sommes dues aux pharmaciens par la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) s’élève à 92,1 millions de dinars tunisiens (MDT) au 6 février 2026, a rapporté Diwan FM.

Ces données financières ont été ont été examinées lors de l’audition de plusieurs cadres et fonctionnaires du ministère des Affaires sociales au sein de la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts (CNRD), le mardi 10 février 2026, afin de déterminer l’échéancier de paiement des prestataires de services de santé, dont les pharmaciens.

Les chiffres présentés ont montré que les dettes à échéance supérieure à 60 jours représentaient la part la plus importante du total des créances, soit 71,9 MDT, tandis que celles à échéance inférieure à deux mois étaient estimées à 20,2 MDT.

Les participants à l’audience ont mis en garde contre une augmentation attendue du volume de ces dettes, qui devraient atteindre, selon des prévisions, 116,5 MDT d’ici la fin de ce mois, dont environ 89 MDT de créances anciennes ayant dépassé 60 jours.

I. B.

L’article Les créances des pharmacies atteindraient 116 MDT à la fin février 2026    est apparu en premier sur Kapitalis.

❌