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BYD lance la Dolphin Surf en Tunisie

BYD, numéro 1 mondial des véhicules électriques, franchit une nouvelle étape en Tunisie avec le lancement officiel, le 15 janvier 2026 à Tunis, de la BYD Dolphin Surf, la citadine électrique multi-primée, à partir de 51 000 TND TTC.

Compacte, audacieuse et ultra-technologique, la Dolphin Surf s’impose comme la solution de mobilité idéale pour une nouvelle génération de conducteurs tunisiens en quête de liberté et d’innovation.

Blade Battery : performance et autonomie

Reposant sur l’innovante e-Platform 3.0, la Dolphin Surf intègre la célèbre Blade Battery de BYD, une référence mondiale en matière de sécurité et de durabilité.

Avec sa version 38,8 kWh, la Dolphin Surf offre jusqu’à 445 km d’autonomie en cycle urbain (300 km en cycle mixte WLTP), permettant de couvrir largement les besoins hebdomadaires de trajet.

La recharge est également ultra-rapide : en seulement 30 minutes, la batterie passe de 30% à 80% sur une borne rapide (DC), rendant l’électrique plus simple que jamais.

Une championne dans nos rues

La Dolphin Surf arrive en Tunisie forte d’un palmarès international impressionnant. Elle appartient à la gamme qui a remporté le titre de «Best Buy Car of Europe 2024» par Autobest, ainsi que le trophée de «World Urban Car 2024».

Ces distinctions soulignent l’avance technologique de BYD et son engagement à offrir des véhicules électriques performants et accessibles sans aucun compromis sur la qualité.

Technologie « Fun & Smart »

L’habitacle de la Dolphin Surf est une véritable extension du smartphone. Elle se distingue par sa connectivité totale, avec un écran tactile de 10,1 pouces, Apple CarPlay, Android Auto et mises à jour à distance (OTA).

Autre expérience unique : un Système Karaoké intégré et commande vocale «Hi BYD».

La voiture, dotée de VtoL (Vehicle-to-Load), devient une source d’énergie pour vos soirées ou sorties en plein air, capable d’alimenter vos appareils électriques externes.

Sécurité et garantie ou la sérénité avant tout

La sécurité n’est pas une option avec 6 airbags, un freinage d’urgence automatique (AEB) et une structure renforcée. BYD Tunisie accompagne ce lancement avec des garanties rassurantes : 8 ans ou 200 000 km pour la batterie; 6 ans ou 150 000 km pour le véhicule.

Déclinée en 4 coloris inspirés de la nature (Lime Green, Cosmos Black, Cream White, Ice Blue), la Dolphin Surf est proposée à partir de 51 000 TND TTC (230 kWh) et 55 000 TND TTC (300 kWh).

Un leader plébiscité par les Tunisiens

Au-delà de ses innovations technologiques, BYD s’impose comme la référence absolue de la mobilité électrique en Tunisie. La marque a clôturé l’année 2025 au rang de numéro 1 des ventes de véhicules électriques sur le marché national.

Ce succès est porté par le BYD Atto 3, modèle électrique le plus vendu dans le pays, tandis que l’ensemble de la gamme confirme sa popularité avec trois modèles classés parmi le Top 5 des meilleures ventes électriques.

Cette confiance des consommateurs est couronnée par l’excellence de son service, BYD Tunisie ayant remporté le prestigieux label «Élu Service Client de l’Année 2026».

BYD (Build Your Dreams) est un leader technologique mondial figurant au classement Fortune Global 500. Avec plus de 120 000 employés en R&D et 65 000 brevets déposés, BYD s’engage à travers sa vision «Cool the Earth by 1°C» à réduire l’empreinte carbone mondiale.

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L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026

La 21e édition du Rapport sur les risques globaux 2026 du Forum économique mondial met en lumière les principaux risques susceptibles d’affecter les économies et les sociétés à court, moyen et long terme.

En tant que partenaire officiel du Forum économique mondial en Tunisie, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a mené l’enquête sur le plan national, fournissant une analyse détaillée des risques qui concernent la Tunisie.

Pour notre pays, les résultats ont montré que les risques économiques et sociaux dominaient, tandis que les risques géopolitiques et technologiques ne figuraient plus parmi les principales préoccupations, et que les risques environnementaux disparaissaient du classement en 2026.

Ce rapport de référence est basé sur une enquête mondiale sur les risques menée auprès de 1 300 décideurs et experts internationaux issus des secteurs économique, universitaire, gouvernemental et de la société civile, dans plus de 100 pays.

Lire l’intégralité du rapport sur ce lien.

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Lancement du projet MedProact à Zarzis et Monastir

L’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) organise le lancement officiel du projet MedProactet annonce la création du Groupe de travail local pour l’adaptation au changement climatique (LoCA) à Zarzis, et ce le 20 janvier 2026, au Centre de formation professionnelle à la pêche de Zarzis. Face au réchauffement climatique, il s’agit de trouver et mettre en œuvre des solutions sur le terrain pour un littoral tunisien résilient.

Le projet MedProact (Actions pilotes méditerranéennes pour l’adaptation au changement climatique) est une initiative de coopération transnationale financée par l’Union européenne dans le cadre du programme Interreg Next Med, avec une contribution de 2,5 millions d’euros.

Son objectif central est de renforcer la résilience des écosystèmes marins et des communautés côtières en Méditerranée face aux effets du changement climatique et aux pressions anthropiques croissantes

Des opérations concrètes seront déployées sur plusieurs sites en Tunisie, en Italie, en Turquie, et en Jordanie. Elles concerneront notamment la réhabilitation d’habitats sous-marins comme les prairies de posidonie et les bancs coralliens, la surveillance et le contrôle des espèces envahissantes, ainsi que l’accompagnement de la pêche face aux nouveaux défis environnementaux.

Ce projet européen a réuni 6 partenaires principaux et 8 partenaires associés. Les partenaires principaux sont

Legambiente (Italie, chef de file), l’Université de Sienne (Italie), le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes – Institut agronomique méditerranéen de Bari (Italie), l’Institut national des sciences et technologies de la mer (Tunisie), l’Université de Jordanie, l’Institut méditerranéen de recherche, de production et de formation (Turquie) et l’Université de Sousse (Tunisie).

L’INSTM) collabore étroitement avec ces partenaires associés tunisiens, dont l’Association de Zarzis pour le développement durable et la coopération internationale (ADDCI) et l’association Monastir Living Lab.

Au sein du consortium, l’INSTM assure le leadership du lot de travail 5 (WP5), dédié au renforcement des capacités d’adaptation au changement climatique dans les zones côtières par l’implication des communautés locales.

«La réunion de lancement du projet sera l’occasion de présenter en détail les missions, les objectifs et les zones d’interventions pilotes en Tunisie, notamment à Monastir et Zarzis. Elle permettra également des échanges fructueux avec les nombreuses parties prenantes concernées dans la région. Ce lancement marque le début d’un travail collectif en adoptant une approche participative essentielle pour faire face aux impacts des changements climatiques sur notre littoral», a déclaré Dr. Sana Ben Ismail, la coordinatrice du projet MedProact à l’INSTM.

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Tunisie | Les magistrats craignent l’empêchement de leur congrès

Dans le communiqué suivant, publié à Tunis ce jeudi 16 janvier 2026, l’Association des magistrats tunisiens annonce avoir reçu des avertissements émanant du cabinet du Premier ministre et «met en garde contre les graves répercussions qu’entraînerait l’arrêt de ses activités et l’empêchement de la tenue de son congrès». *

L’Association des magistrats tunisiens précise qu’après avoir annoncé la tenue de son quinzième congrès électoral, elle a reçu, le jour même de l’ouverture des candidatures, le 7 janvier 2026, un avertissement du cabinet du Premier ministre concernant des violations présumées. La date limite pour y répondre étant le début du congrès électoral, cela ouvre la porte à la suspension de l’activité de l’association à cette date et l’empêchement de la tenue de sa conférence.

L’association a également appris que, suite à l’avancement des procédures du congrès électoral, une enveloppe a été glissée de manière louche sous la porte de son siège social au Palais de Justice le 15 janvier 2026. Elle portait un timbre-poste daté du 28 octobre 2025 et contenait un avis daté du 17 octobre 2025.

Il s’agit d’un avertissement que l’association n’avait jamais reçu avant-hier, ce qui soulève des soupçons de manipulation des notifications afin d’influer sur les délais stipulés dans le décret 88 et les conséquences qui en résulteraient quant à une décision de suspension de l’activité de l’association.

L’association affirme que la fréquence des avertissements émis par le cabinet du Premier ministre, comprenant des accusations de violations sans fondement, et l’ouverture de poursuites pénales contre le président de l’association, coïncidant toutes avec l’annonce du congrès électoral de l’association, trahissent leur véritable objectif : empêcher le congrès, en empêchant sa tenue.

L’Association des magistrats tunisiens met en garde contre les graves répercussions qu’entraînerait la suspension de ses activités, l’empêchement de la tenue de son congrès et l’atteinte au droit des magistrats de se réunir et de s’exprimer pour défendre l’indépendance de la justice.

Pour le bureau exécutif,

La vice-présidente de l’Association

Aicha Ben Belhassen

* Texte traduit de l’arabe.

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Soutien de l’UE aux projets d’énergie renouvelable en Tunisie

L’Union européenne (UE) renforce son soutien à la transition énergétique de la Tunisie avec 35,8 millions d’euros de subventions accordées dans le cadre de la Plateforme d’investissement de voisinage (Neighbourhood Investment Platform – NIP), afin d’accélérer le développement de la production d’énergies renouvelables et des infrastructures électriques dans le pays.

L’UE a signé un accord de contribution de 20,4 millions d’euros avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et un accord de contribution de 15,4 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement (BEI Global).

Ces subventions amélioreront la bancabilité de projets d’énergies renouvelables à grande échelle et soutiendront les investissements dans les raccordements au réseau et les infrastructures de transport de l’électricité, contribuant ainsi à mobiliser des financements publics et privés supplémentaires. Le projet bénéficie également du soutien des garanties EFSD+ de l’UE.

Les premiers projets soutenus dans ce cadre comprennent une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid, développée par Scatec et Aeolus, ainsi qu’un portefeuille solaire photovoltaïque de 300 MW à Gafsa, porté par Qair.

Participation accrue du secteur privé

Ensemble, ces investissements initiaux représentent une capacité installée totale de 400 MW et devraient encourager une participation accrue du secteur privé ainsi que des cofinancements internationaux.

«La Tunisie est un partenaire clé pour BEI Monde, et cette subvention européenne de 15 millions d’euros constitue une étape décisive pour transformer des projets prioritaires d’énergies renouvelables en investissements bancables», a déclaré Ioannis Tsakiris, vice-président de la BEI. « Elle illustre clairement comment le soutien financier de l’Union européenne, combiné aux financements de BEI Monde, permet de mobiliser des investissements à grande échelle dans l’énergie solaire et les infrastructures de réseau nécessaires à son déploiement, accélérant ainsi la transition énergétique de la Tunisie et renforçant l’impact de l’initiative Global Gateway», a-t-il ajouté.

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «En parfaite adéquation avec la stratégie énergétique nationale tunisienne, l’Union européenne investit dans les énergies renouvelables et les infrastructures modernes afin d’accélérer l’autonomie énergétique du pays, de stimuler une croissance durable et de renforcer sa résilience climatique. Ces efforts se traduisent par des améliorations concrètes pour les citoyens et contribuent à une stabilité plus large en Méditerranée

Odile Renaud-Basso, présidente de la Berd, a déclaré : «Nous sommes fiers de collaborer avec l’UE et la BEI pour accélérer la transition écologique de la Tunisie. En combinant les subventions de l’UE et les financements, nous pouvons mobiliser des investissements massifs dans les énergies renouvelables et les infrastructures de réseau. Ces projets contribueront à exploiter les abondantes ressources énergétiques de la Tunisie afin de fournir une électricité sûre, locale et bon marché.»

Des co-investissements publics et privés

Ces accords contribuent directement au programme tunisien de 1,7 GW d’énergies renouvelables et à son objectif de produire 35 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2035, tel que défini dans le protocole d’accord UE–Tunisie sur la coopération énergétique.

Les subventions de l’UE, financées par la Plateforme d’investissement de voisinage, permettront de réduire les risques liés à des investissements stratégiques et de mobiliser des co-investissements publics et privés. Elles s’inscrivent dans le cadre du paquet d’investissements Afrique–Europe de Global Gateway et reflètent l’engagement de l’UE, à travers une approche Équipe Europe, à soutenir des systèmes énergétiques durables, sûrs et inclusifs dans les pays partenaires.

Communiqué.

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La Tunisie en 2026 | Une autre année de dormance économique ?

À l’aube de l’année 2026, rien n’indique que la Tunisie s’apprête à sortir de l’état de dormance économique dans lequel elle s’est installée depuis plusieurs années. Rien ne laisse entrevoir une inflexion majeure, encore moins un projet de décollage économique à la hauteur des attentes sociales et des aspirations de la jeunesse.

Salah Darghouth *

La dormance désigne cet état intermédiaire où un organisme demeure vivant, mais suspend son élan vital. Il fonctionne au ralenti, non par absence de ressources, mais par prudence, résignation ou incapacité à mobiliser son potentiel. Appliquée à l’économie, la notion décrit un pays qui conserve ses capacités productives humaines, institutionnelles et culturelles, sans parvenir à les transformer en dynamique collective de développement.

La Tunisie d’aujourd’hui correspond cruellement à cette définition. Rien n’y est totalement à l’arrêt : l’économie produit, exporte, échange ; les institutions tiennent ; les services publics assurent tant bien que mal le minimum vital ; les ménages développent des stratégies de survie. Le pays ne s’effondre pas. Mais il ne décolle pas. Il tourne en rond. Il vivote.

Une croissance trop faible pour créer de l’avenir

Cet état de dormance se reflète d’abord dans une croissance économique durablement faible. La croissance mesure l’augmentation de la richesse produite d’une année sur l’autre. Lorsqu’elle est atone, l’économie avance à peine plus vite que sa population, sans dégager le surplus nécessaire pour investir, innover et améliorer durablement les conditions de vie des gens.

Selon les données de la Banque mondiale, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant en Tunisie est restée extrêmement faible au cours des quinze dernières années. Elle n’a dépassé les 2 % qu’en 2012, dans le sillage immédiat de la révolution, et en 2021 et 2022 à la sortie de la pandémie du Covid. En dehors de ces parenthèses, la quasi-stagnation domine.

Une croissance faible ne provoque pas de rupture brutale. Elle engendre un phénomène plus insidieux : l’absence de marges. L’économie crée à peine plus de richesse qu’elle n’en consomme. L’État, les entreprises et les ménages sont enfermés dans une gestion permanente de la contrainte.

L’action publique se replie alors sur l’urgence : salaires, subventions, service de la dette. L’investissement productif stagne. Les infrastructures se dégradent. L’éducation, la santé, la recherche, l’environnement et la culture deviennent des variables d’ajustement. Ce désinvestissement affaiblit la productivité, décourage l’initiative privée, détériore l’emploi et reconduit à… la croissance faible. Le cercle vicieux est enclenché.

Les effets sociaux et politiques de la dormance

Les conséquences dépassent largement le champ économique. La première est la fragilisation de l’État. Avec des recettes fiscales limitées et des besoins sociaux croissants, l’État est contraint à des arbitrages permanents : investissement ou subventions, entretien ou développement, santé ou éducation. Ces choix sous contrainte finissent par user la légitimité publique.

La deuxième est la stagnation, voire l’érosion, du niveau de vie. Les salaires réels ne suivent plus l’inflation. Les ménages ont le sentiment de travailler davantage pour vivre moins bien. Cette frustration nourrit une colère silencieuse.

La troisième conséquence est plus profonde encore : la dégradation du lien social. Lorsque l’économie ne crée plus suffisamment d’opportunités, la société se replie. Les inégalités se figent, parfois s’aggravent. La méritocratie perd sa crédibilité. Le sentiment d’injustice s’installe, alimentant défiance, retrait civique ou radicalisation des discours.

Enfin, l’enlisement dans une croissance durablement faible finit par étouffer l’imaginaire collectif. Le futur cesse d’être une promesse. Il devient une répétition du présent, parfois même une crainte. Or, aucune nation ne se redresse sans croire, au préalable, en sa capacité à avancer.

Une gestion de l’État en mode survie

Face à cette situation, l’État agit comme un médecin de garde permanent : il stabilise, colmate, gère l’urgence. Il empêche la détérioration immédiate, mais ne relance pas l’élan. La politique économique devient une stratégie d’évitement plutôt qu’un projet de transformation.

Les réformes structurelles — ajustement macro-économique, réforme fiscale, transformation numérique, transition énergétique, adaptation démographique, etc. — sont soit différées, soit abordées de manière fragmentaire. Certaines initiatives mal préparées peuvent aggraver les déséquilibres et tétanisé le climat des affaires. C’est cas chez nous, par exemple, des décisions réglementaires (comme celle des chèques bancaires) qui entravent les échanges économiques et freinent la consommation des catégories modestes.

Dans le même temps, le pays se referme progressivement sur lui-même au nom d’une posture souverainiste, financièrement contraignante : investissements manqués, fiscalité pénalisante pour l’entreprise, restrictions et pénuries alimentant l’inflation. Le résultat est un isolement économique qui réduit encore les perspectives de croissance.

Un immense gaspillage de capital humain

Jamais la Tunisie n’a produit autant de compétences, mais jamais elle ne leur a offert si peu d’horizons. Les jeunes diplômés attendent, bricolent, émigrent ou renoncent. L’effort ne garantit plus l’avenir. Le capital humain est sous-utilisé ou exporté. L’énergie se transforme en résignation ou en départ.

Les effets de cette gestion sans souffle sont visibles dans l’espace public : dégradation des services urbains (accentuée par l’absence de conseils municipaux élus), accumulation des déchets, abandon des espaces verts, territoires sacrifiés comme Gabès, où l’environnement est devenu la variable d’ajustement d’une économie à bout de souffle.

La concentration du pouvoir, l’affaiblissement des corps intermédiaires, la méfiance envers l’expertise et les conseils venant de l’intérieur et plus encore envers celle venant de l’étranger ont vidé l’action publique de sa fonction mobilisatrice. Le pouvoir administre, surveille, accuse, mais prend le risque de ne plus inspirer. Quand la politique cesse de donner du souffle, la société retient le sien.

Du réveil au décollage : changer d’échelle ?

Le décollage économique n’est pas un simple rebond conjoncturel. Il ne se résume ni à une embellie statistique ni à une amélioration passagère. Il désigne le moment où une économie franchit un seuil structurel et entre dans une dynamique durable, auto-entretenue et inclusive de création de richesse.

Pour un pays comme la Tunisie, cela implique clairement un changement d’échelle. Une croissance de 2 ou 3 % ne suffit pas. Elle permet tout au plus de gérer l’existant. Un véritable décollage exige un taux de croissance soutenu, d’au moins 6% par an sur plusieurs années consécutives, condition minimale pour créer suffisamment d’emplois, absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, financer les services publics, moderniser les infrastructures et restaurer la confiance collective.

Un tel niveau de croissance ne relève ni du miracle ni de l’illusion. Il a été atteint par des pays comparables lorsqu’ils ont introduit les réformes macro-économiques et sectorielles qui s’imposent et mobiliser simultanément l’investissement productif, la montée en gamme de leur économie, l’ouverture maîtrisée sur le monde et une gouvernance publique capable de donner une direction claire et stable.

Un décollage se caractérise notamment par une croissance forte, durable et inclusive, un investissement public et privé orienté vers la production, l’innovation et la transition écologique. Il se caractérise aussi par un élargissement du tissu entrepreneurial, une meilleure intégration dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, une hausse soutenue de la productivité et une véritable valorisation du capital humain. Il se caractérise enfin et surtout par un État stratège qui a le courage de réformer, planifie sans étouffer, régule sans paralyser et investit là où le marché ne peut agir seul.

Donner l’impulsion, puis mobiliser le pays ?

Dans le contexte institutionnel actuel de la Tunisie, une réalité s’impose : l’impulsion du décollage économique ne peut venir que du sommet de l’État. Le pouvoir est aujourd’hui fortement concentré, l’exécutif dispose de larges prérogatives et le Parlement lui est largement acquis. Aucune dynamique de transformation profonde ne peut émerger sans une volonté politique claire, assumée et portée au plus haut niveau.

Il revient donc en premier lieu au Président de la République de définir une vision économique lisible, cohérente et mobilisatrice, et d’assumer pleinement le choix d’un décollage fondé sur une croissance forte, durable et inclusive, d’au moins 6 % par an. Sans cap clair, sans priorité affichée en faveur de l’investissement, de la création de valeur, de l’emploi et de la confiance, la Tunisie restera enfermée dans la gestion du court terme et son économie en état de dormance.

Mais une impulsion venue du sommet, aussi nécessaire soit-elle, ne suffit pas à elle seule. Elle doit être complétée d’une mobilisation ordonnée et responsable de l’ensemble des forces vives du pays. Une fois la direction donnée, l’État doit redevenir un État stratège qui coordonne, arbitre et s’appuie sur les compétences disponibles, plutôt qu’un État qui décide seul dans l’urgence.

Les administrations, les cadres des entreprises publiques et privées, les travailleurs, les responsables syndicaux, les universitaires, les chercheurs, les collectivités locales, la société civile et la diaspora ont alors un rôle essentiel à jouer : transformer la vision en résultats concrets, chacun dans son champ, chacun à sa place.

La Tunisie n’a pas besoin d’être réinventée. Elle a besoin d’un signal fort, d’un cap assumé et d’un climat de confiance qui libère les initiatives au lieu de les suspecter. Elle dispose d’atouts considérables : une société instruite, curieuse et inventive ; une géographie stratégique ; une mémoire de compromis et de coexistence ; une résilience éprouvée.

Ces atouts ne demandent pas à être inventés. Ils demandent à être libérés.

La stabilité sans horizon est une forme lente de déclin. Reprendre le souffle, c’est redonner de l’air à l’initiative, de la dignité à l’effort, de la confiance au savoir et une direction claire à l’action publique.

L’économie tunisienne doit et peut s’extraire de son état actuel de dormance afin d’initier une dynamique de décollage durable. Toutefois, le décollage repose sur une volonté et un courage politique assumés, un engagement irréversible pour mener toutes les réformes qui s’imposent et une mobilisation collective. Cette volonté, ce courage et cet engagement ne peuvent provenir en tout premier lieu que des plus hautes autorités du pays.  

A bon entendeur…

* Ancien cadre à la Banque Mondiale.

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Un destin tunisien | K2Rhym et les sniffeurs

Karim Gharbi, alias K2Rhym ou encore K2, le richissime rappeur tunisien dont la fortune ne vient certainement pas de la «seule» musique, n’a pas fini de nous surprendre et de nous étonner. Et avec lui, on en apprend toujours des choses. Des vertes et des pas mûres.  

Latif Belhedi

L’ancien gamin de Ras Ettabia et Ksar Saïd devenu maçon à Paris, puis rappeur à la petite semaine, et qui se déplace aujourd’hui de Paris à Dubaï, en passant par Rio de Janeiro et Miami, dans son avion personnel, se serait enrichi grâce à la musique et aux bitcoins, selon ce qu’il a lui-même prétendu, sauf que la source réelle de sa fortune suscite encore des interrogations.

On ne se serait pas intéressé à lui s’il ne s’était pas mis dans la tête qu’il a un destin politique et qu’il a les moyens (et l’intention) de devenir président de la république en Tunisie.

S’étant rapproché de feu l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans son exil en Arabie saoudite, via l’une de ses filles, qu’il a épousée et dont il a du reste divorcé, K2, comme il aime s’appeler aujourd’hui, fait toute une propagande sur les réseaux sociaux autour de sa petite personne.

Ayant la faiblesse de courir derrière les médias, dont certains lui courent d’ailleurs derrière, il est intervenu, il y a quelques années de cela, le 23 décembre 2023, dans l’émission ‘‘Klem Ennas’’ sur Mosaïque FM. Et que nous a-t-il appris ?

Karim Gharbi a indiqué qu’«il est prématuré de parler d’un mariage avec la fille de Pablo Escobar, d’autant plus que son divorce avec la fille de l’ex-président Ben Ali vient à peine d’être officialisé.» Il a ajouté qu’il est (ou était alors) «en relation avec la fille de Pablo Escobar» et qu’il travaillais avec elle sur «un projet censé faire la lumière sur certains mythes et inexactitudes relatives à la vie de Pablo Escobar», indiquait alors Mosaïque. 

Manuela, la fille de Pablo Escobar, aujourd’hui, et en 1992 avec son père, peu de temps avant sa mort.

On ne va pas jusqu’à établir un lien direct entre la supposée fortune de K2 et l’argent des narco-trafiquants d’Amérique Latine, et de Colombie plus particulièrement, car on n’a pas les moyens de le prouver matériellement. Et on aimerait bien écarter une telle éventualité. Mais il est tout de même curieux, pour ne pas dire louche, que parmi toutes les femmes de la planète, l’enfant de Ras Tabia ait choisi de porter son dévolu sur la fille du baron de la drogue, le célèbre trafiquant de cocaïne colombien qui était à la tête du tristement célèbre cartel de Medellin où il fût d’ailleurs tué le 2 décembre 1993. Selon ses dires, K2 se donne pour mission de réhabiliter la mémoire pas très reluisante du père de sa probable future épouse, à moins qu’il n’ait changé de cap depuis. On croit rêver !

On a déjà tout vu en Tunisie, mais avoir demain l’époux de la fille du plus célèbre baron de la drogue au Palais de Carthage, ce serait tout de même le comble !

Quand on sait que Moncef Ben Ali, le frère de l’ancien président et ex-gendre de K2, était lui-même un baron de la drogue et faisait partie de la Coucous connection, un trafic international de stupéfiants et de blanchiment d’argent – ayant impliqué principalement des Tunisiens et qui se déroula pendant les années 1980 en France, on ne peut que constater chez Karim Gharbi une propension particulière à fréquenter les sniffeurs.

Honni soit qui mal y pense.

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Football tunisien | Les racines d’une crise durable

Au vu de la dernière Coupe d’Afrique des Nations disputée au Maroc, et face à des résultats modestes, à la fois prévisibles et compréhensibles, il convient d’établir un diagnostic du football tunisien, à froid et sans émotion, comme on essaie de le faire dans cet article. L’objectif n’est ni de céder à la déception du moment ni de chercher des responsabilités immédiates, mais d’analyser en profondeur les causes structurelles qui expliquent les difficultés persistantes de notre football.

Lotfi Sahli  

Le football tunisien traverse en effet une crise profonde et durable, dont les causes sont multiples et étroitement imbriquées. Cette crise dépasse largement le cadre des résultats sportifs et révèle des dysfonctionnements qui touchent l’ensemble de l’écosystème footballistique national.

La gouvernance constitue l’une des principales faiblesses. L’instabilité chronique des directions des clubs, le manque de transparence et l’absence de projets sportifs clairs compromettent toute vision à long terme.

Instabilité technique et endettement chronique

Cette instabilité se manifeste notamment par les changements fréquents d’entraîneurs en cours de compétition, souvent dictés par la pression des résultats immédiats, au détriment de la continuité technique et de la construction d’une identité de jeu.

Sur le plan financier, la situation est préoccupante. La majorité des clubs souffrent d’un endettement chronique, d’une gestion approximative et d’une dépendance excessive aux subventions publiques.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : l’écart budgétaire qui s’est fortement creusé entre l’élite de trois ou quatre clubs et le reste du championnat. Cette disparité réduit le challenge sportif, fausse la concurrence et rend les compétitions prévisibles, ce qui nuit à l’intérêt du public et des sponsors. Les restrictions du nombre de spectateurs dans les stades pour motifs sécuritaires accentuent cette fragilité financière et éloignent davantage les supporters.

Rupture de la chaîne naturelle de formation

Le volet formation demeure l’une des carences les plus alarmantes. Le manque d’écoles et de centres de formation structurés freine la détection des talents. Autrefois, le football tunisien reposait sur un riche football de proximité, animé par des terrains de quartiers et des tournois inter-quartiers, véritables pépinières aujourd’hui disparues sans alternatives organisées, rompant la chaîne naturelle de formation.

Par ailleurs, l’infrastructure sportive fait défaut. Le nombre de terrains homologués n’a pas progressé, malgré l’augmentation des licenciés et des compétitions, ce qui pénalise la formation, la préparation des équipes et l’organisation des championnats.

À ces insuffisances s’ajoute un problème souvent sous-estimé : la majorité des stades ne disposent pas d’un éclairage adéquat permettant l’organisation de matchs en soirée. Cette carence prive le football tunisien d’un levier essentiel d’attractivité. Les rencontres disputées l’après-midi ne tiennent pas compte des contraintes professionnelles et sociales d’une grande partie du public, limitant ainsi l’affluence. L’absence de programmation nocturne réduit l’ambiance, la visibilité médiatique et empêche les clubs de drainer des foules plus importantes, capables de renflouer les caisses par la billetterie et les revenus annexes.

Pour une réforme profonde de la gouvernance

Enfin, l’environnement global reste marqué par des infrastructures vieillissantes, un arbitrage contesté et un climat de tension dans les stades, contribuant à une perte de confiance générale.

En conclusion, le mal du football tunisien est systémique. Sa relance passe par une réforme profonde de la gouvernance, une meilleure équité financière, un investissement stratégique dans la formation et les infrastructures, ainsi qu’une modernisation de l’organisation des compétitions afin de restaurer la compétitivité, l’attractivité et la viabilité économique du championnat.

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« Chadha Haj Mbarek est libre : Une victoire, mais le combat continue » (CRLDHT)

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a salué la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek, après plus de deux années de détention.

Le CRLDHT affirme être soulagé estimant que la détention de la journaliste dans le cadre de l’affaire dite Instalingo était injuste : « Chadha n’aurait jamais dû être arrêtée. Elle a été victime de l’instrumentalisation de la justice, de l’acharnement de l’appareil sécuritaire, et d’un climat répressif visant à faire taire les voix libres dans le pays ».

La même source a par ailleurs rappelé l’état de santé de Chadha Haj Mbarek et les deux tumeurs malignes qui lui ont été diagnostiquées alors qu’elle était en prison , considérant que sa situation a été aggravée par les conditions de sa détention.

Dans son communiqué, le Comité pour le respect des libertés a de nouveau exprimé son soutien aux détenus politiques et à tous ceux qui sont incarcérés pour leurs idées, leurs combats ou leur engagement.

« Tant que la justice reste un instrument de vengeance, elle n’apportera ni vérité, ni apaisement, ni légitimité. Tant que des journalistes sont traités comme des criminels, la liberté reste un slogan vidé de sens », ajoute encore le CRLDHT en affirmant que le combat continue.

Rappelons que la journaliste a été condamnée en première instance à cinq ans de prison dans le cadre de l’affaire Instalingo. Sa peine a été réduite à deux ans avec sursis par la Cour d’appel de Tunis.

Y. N.

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Corps retrouvé dans le canal Medjerda | Un 2e suspect arrêté

Les agents de la garde nationale ont interpellé un deuxième suspect dans l’affaire de la découverte du corps d’un jeune homme dans le canal Medjerda.

Cette arrestation intervient suite à l’ouverture d’une enquête pour meurtre ouverte, lundi dernier, après la découverte du corps portant des coups et des blessures, affirme une source sécuritaire citée par Diwan FM.

Il est à noter que les unités de sécurité avaient déjà arrêté, au tout début de l’enquête, un voisin de la victime, qui est toujours en détention.

Pour rappel, le 4 janvier, la victime ne donne plus de signes de vie à sa famille qui a alerté la police d’une disparition inquiétante. Des recherches sont menées et le 12 janvier, le corps est découvert dans le canal de Medjerda, présentant des traces de violence.

Y. N.

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Mules transportant de l’héroïne | Des peines allant jusqu’à 20 ans de prison

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné quatre membres d’un réseau international de trafic de drogue à des peines allant de 15 à 20 ans de prison.

Les prévenus, dont un étranger, avaient été arrêtés à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance d’Europe lors d’un contrôle de la douane et de la police des frontières.

La fouille et les investigations avaient permis de révéler qu’ils transportaient 420 capsules d’héroïne dissimulées dans leurs intestins.

Ce verdict a été prononcé mardi 13 janvier 2026 alors que d’autres suspects font l’objet de mandats de recherche.

Y. N.

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« Maison & Objet » ou l’artisanat tunisien à Paris

L’Ambassadeur de Tunisie en France, M. Dhia Khaled, a inauguré, le 16 janvier 2026, le Pavillon national au Salon professionnel « Maison & Objet », et ce en présence de Mme Leïla Meslati, DG de l’Office national de l’artisanat tunisien (Onat) et de représentants des Ministères du Tourisme et des Finances.

​Le pavillon tunisien, conçu et géré par l’ONAT, réunit des artisans et créateurs de produits haut de gamme de décoration d’intérieur, de senteurs, de fibres végétales, de maroquinerie, de poterie, d’ameublement, de verre soufflé, de poterie de sejnane, etc.

​En marge du Salon, l’Ambassadeur a discuté avec les exposants tunisiens des initiatives à entreprendre, en 2026, pour accroître la visibilité et la présence du produit tunisien sur le marché français.

« L’artisanat tunisien : une identité enracinée et un savoir-faire ancestral, à découvrir et à apprécier », indiquent les organisateurs, en rappelant que le Salon « Maison & Objet » se poursuit jusqu’au 19 janvier 2026 au Parc des Expositions Paris Nord Villepinte.

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Trafic de cocaïne | Sept dealers, dont deux femmes, arrêtés à Gafsa

Une opération menée par la garde nationale de Gafsa a permis l’arrestation de sept individus, dont deux femmes, membres d’un réseau de trafic de cocaïne.

Dans la nuit de mercredi 14 au jeudi 15 janvier 2025, les unités de recherches et d’investigations de la garde nationale de Gafsa ont également pu saisir lors de cette opération, de la cocaïne, différentes sommes d’argent, ainsi qu’une voiture et une moto utilisées pour ce trafic, indique une source dans une déclaration à l’agence Tap.

Le Parquet près le tribunal de première instance de Gafsa a ordonné la mise en détention des 7 suspect, alors qu’un huitième complice a été identifié et fait désormais l’objet d’un mandat de recherche.

Y. N.

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Tunisie | La nouvelle composition du bureau de l’ARP

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a révélé, ce jeudi 15 janvier 2025, la composition de son bureau pour cette nouvelle année.

Les responsabilités au sein du bureau ont été attribuées ce matin, lors de la première réunione, en présence de son président Brahim Bouderbala,  comme suit :

  • Président : Brahim Bouderbala
  • Vice-président : Saoussen Mabrouk
  • Vice-président : Anouar Marzouki
  • Assesseur du président chargé de la législation : Nabil Hamdi
  • Assesseur chargé du suivi de l’exercice de contrôle : Maher Boubaker Hadhri
  • Assesseur chargé des relations avec la fonction juridique et les instances constitutionnelles et nationales : Adel Bouselmi
  • Assesseur chargé des relations avec le conseil national des régions et des districts : Imed Ouled Jebril
  • Assesseur chargé des relations extérieures, des Tunisiens à l’étranger et de l’émigration : Fakhri Abdelkhalek
  • Assesseur chargé des relations avec les citoyens et la société civile : Walid Hajji
  • Assesseur chargé de la communication et de l’information : Mokhtar Ifaoui
  • Assesseur chargé de la gestion générale : Jalel Khadmi
  • Assesseur chargé des grandes réformes : Ahmed Saidani
  • Assesseur chargé des affaires des députés : Sonia Ben Mabrouk

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La présidente de le Berd en visite en Tunisie

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Odile Renaud-Basso, est en visite en Tunisie les 15 et 16 janvier 2026 pour rencontrer de hauts responsables gouvernementaux et des clients des secteurs public et privé.

Au programme de la visite, des rencontres avec le président de la république Kaïs Saïed; la Première ministre, Sarra Zaafarani Zenzeri ; et le ministre de l’Économie et du Plan et gouverneur de la Berd, Samir Abdelhafidh.

La présidente Renaud-Basso rencontrera également des institutions financières internationales et des partenaires commerciaux.

Les discussions devraient porter sur les priorités communes, notamment la mobilisation des acteurs économiques grâce au financement du secteur privé, le soutien aux investissements dans les énergies durables et les infrastructures, ainsi que la gouvernance économique des entreprises publiques, indique la Berd dans un communiqué.  

Mme Renaud-Basso devraient aussi signer de nouveaux accords d’investissement et de subvention de la Berd, conclus avec l’Union européenne et d’autres partenaires. Elle a déclaré : «Je suis heureuse de me rendre en Tunisie pour réaffirmer notre partenariat durable. Nous sommes déterminés à soutenir une croissance économique créatrice d’emplois de qualité, notamment pour les jeunes et les populations vulnérables, tout en renforçant le secteur privé comme moteur d’opportunités. Parallèlement, nous sommes prêts à accompagner la Tunisie dans sa transition vers une économie résiliente, durable et verte.»

La présidente de la Berd est accompagnée de Nodira Mansurova, cheffe du bureau de la Berd en Tunisie, et d’une délégation de haut niveau de la Berd.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie en 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 89 projets à travers le pays, dont 65 % dans le secteur privé.

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La Tunisie reçoit un nouveau C-130H Hercules des États-Unis

Les États-Unis ont livré, le 13 janvier 2026, un C-130H Hercules à l’armée de l’air tunisienne sur la base aérienne Sidi Ahmed de Bizerte, en présence de hauts responsables militaires, dont le ministre de la Défense, Khaled Sehili, et l’ambassadeur Bill Bazzi.

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a annoncé cette livraison, précisant qu’il s’agit du quatrième C-130 livré à la Tunisie par le gouvernement américain depuis 2021.

«La livraison de cet appareil réaffirme l’engagement du gouvernement des États-Unis à renforcer les capacités de transport aérien de l’armée de l’air tunisienne et à promouvoir la prospérité du secteur économique de la défense américain», a déclaré l’ambassade des États-Unis dans un communiqué.

«Cette capacité de transport aérien supplémentaire renforcera la capacité de la Tunisie à mener des exercices conjoints et multinationaux, des missions de transport aérien, des opérations de sécurité et des missions d’intervention rapide dans toute la région. Les États-Unis collaborent avec la Tunisie, partenaire stratégique et allié clé non membre de l’Otan, depuis plus de quarante ans sur les opérations, la formation et le soutien liés aux C-130. Cette livraison marque une nouvelle étape importante dans le développement de la coopération entre les forces armées américaines et tunisiennes», poursuit le communiqué.

«Cet appareil représente un nouveau pas en avant dans le partenariat de longue date et de confiance qui unit les États-Unis et la Tunisie», a déclaré l’ambassadeur Bazzi. Et d’ajouter : «Le renforcement des capacités de transport aérien de la Tunisie consolide notre capacité commune à soutenir la stabilité régionale, les efforts de sécurité conjoints et l’aide humanitaire.»

Lors de la cérémonie de remise, le ministre de la Défense, Khaled Sehili, a souligné la solidité de l’amitié et le haut niveau de coopération bilatérale entre les deux pays, qualifiant cette coopération de partenariat stratégique fondé sur des intérêts communs et le respect mutuel.

Selon un communiqué du ministère de la défense, M. Sehili a salué l’engagement de l’administration américaine à mettre en œuvre les conclusions de la Commission militaire conjointe tuniso-américaine et la feuille de route pour la coopération militaire bilatérale. Il a ensuite mis en avant les principaux axes de collaboration, notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes, la fourniture d’équipements spécialisés, l’intensification des programmes d’entraînement conjoints, le partage d’expertise et le soutien technique. M. Sehili a réaffirmé la volonté de la Tunisie d’approfondir davantage ce partenariat, rappelant son rôle de garant de la sécurité régionale et de pilier de stabilité.

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Ksar Hellal | Décès du Dr Kamel Maalel

On vient d’apprendre avec une profonde tristesse, ce jeudi 15 janvier 2026, le décès du Dr Kamel Maalel, spécialiste des maladies respiratoires et allergiques, après son admission à l’unité de soins intensifs de la clinique Les Oliviers à Sousse.

Le docteur Kamel Maalel a été hospitalisé suite à un grave accident de la route survenu dimanche dernier à Ksar Hellal, sa ville natale.

Ses obsèques auront lieu aujourd’hui après la prière d’Al-Âsr au cimetière Al-Qassab, à Ksar Hellal, où le défunt était connu pour son dévouement et sa grande compassion envers les malades et les plus démunis.

Dr Maalel était diplômé en allergologie de la Faculté de Médecine de Necker à Paris et ancien médecin principal et spécialiste du CHU de Sousse. IL avait son cabinet privé à Ksar Hellal.

I. B.

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City Cars lance le EV3 et accélère la mobilité électrique en Tunisie

Kia EV3, portée par une vision avant-gardiste, poursuit activement son offensive vers une mobilité 100 % électrique. Dans cette dynamique, le constructeur sud-coréen s’impose comme un acteur majeur grâce à un plan d’électrification ambitieux, soutenu par une gamme en constante évolution.

Fort du succès du Kia EV6, premier véhicule entièrement électrique de la marque, et de l’arrivée acclamée de son flagship, le Kia EV9, Kia franchit une nouvelle étape stratégique avec l’introduction du Kia EV3, conçu pour démocratiser la conduite électrique.

Positionné sur le segment des SUV urbains compacts, le Kia EV3, petit frère de l’EV9, représente un modèle phare – voire décisif – dans l’écosystème électrique de la marque. Pensé pour une nouvelle génération de conducteurs, il allie design emblématique, performances zéro émission et technologies intelligentes. Il ouvre ainsi la voie à une électromobilité plus accessible et grand public.

City Cars acteur clé de la mobilité électrique

En Tunisie, cette ambition se concrétise avec City Cars. Fidèle à une stratégie visionnaire et innovante, l’entreprise annonce avec fierté l’introduction du Kia EV3 sur le marché tunisien, marquant une étape clé dans le développement local de la mobilité propre.

«Chez City Cars, nous réaffirmons avec force notre engagement à accompagner la vision audacieuse de Kia en matière de mobilité durable. Après le lancement réussi des Kia EV6 et EV9, nous franchissons aujourd’hui une nouvelle étape stratégique en mettant sur le marché tunisien un modèle électrique plus accessible au plus grand nombre. L’arrivée du Kia EV3 constitue un jalon majeur dans la mise en œuvre de notre plan visant à proposer une gamme 100 % électrifiée couvrant l’ensemble des segments et répondant aux attentes de tous nos clients. Les deux dernières années nous ont permis d’accumuler une expérience précieuse à travers l’exploitation des EV6 et EV9 sur nos routes. Ces modèles ont bénéficié d’un suivi rigoureux dans le cadre du programme exclusif “Green Tie Program” (GTP), déployé par City Cars afin d’accompagner, rassurer et guider nos clients dans leur transition vers l’électrique. Grâce à ce programme, ils ont pu profiter d’un service attentionné et d’un soutien personnalisé, qui a favorisé une adoption sereine et convaincue du 100 % électrique. Nous capitalisons aujourd’hui sur ces acquis, en nous appuyant sur notre expertise historique et sur la force d’un réseau de proximité composé d’une vingtaine d’agents agréés à travers tout le pays. Ce réseau est d’ores et déjà équipé de cinq bornes de recharge rapide de 60 kW permettant de récupérer jusqu’à 80 % d’autonomie en environ 30 minutes, installées dans les villes de Tunis, Sousse, Monastir, Sfax et Gabès. Nous irons encore plus loin : deux bornes supplémentaires seront mises en service à Gafsa et Djerba durant le premier semestre 2026, renforçant un maillage stratégique couvrant les principales régions du territoire. Nous sommes extrêmement fiers de ces investissements majeurs, qui témoignent de notre engagement total à accompagner nos clients dans la transition électrique et à leur garantir une expérience de conduite fluide, sereine et pleinement maîtrisée, partout en Tunisie. City Cars restera au rendez-vous pour bâtir, aux côtés de Kia, un futur automobile plus propre, plus moderne et accessible à tous», a déclaré Riadh Annabi, DG de City Cars.

Kia EV3 primé World Car of the Year 2025

Élu Voiture mondiale de l’année 2025, le Kia EV3 sera commercialisé en quatre finitions, à partir de 104 980 DT.

Offrant une autonomie pouvant atteindre jusqu’à 605 km, il se décline en versions Air, Earth, Earth Plus et GT-Line, afin de répondre à des usages et attentes variés, le Kia EV3 se distingue par une dotation technologique complète, pensée pour conjuguer confort, sécurité et modernité.

À l’extérieur, son design affirmé est sublimé par des jantes en alliage de 17 ou 19 pouces et par l’éclairage avant à signature lumineuse «Star Map», symbole de la nouvelle identité visuelle électrique de Kia.

À bord, l’éclairage d’ambiance intérieur à LED crée une atmosphère élégante et raffinée, renforçant le bien-être à chaque trajet. Le confort est optimisé grâce à la climatisation automatique bi-zone et à un système de navigation intégrant la cartographie de la Tunisie ainsi que les services connectés.

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K2Rhym, la nostalgie de Ben Ali et nous !

Ceux qui s’apprêtent à regarder le documentaire de Karim Gharbi alias K2Rhym peuvent se contenter de la première demi-heure, le reste est à la gloire de notre Snoop Dogg national qui se voyait déjà au palais de Carthage. Les dix dernières minutes peuvent également s’avérer intéressantes pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur les conditions de l’inhumation de l’ancien président de la république Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite.

Mohamed Sadok Lejri

Les témoignages de Habib Ammar (Général d’armée et ancien ministre), Abdelkrim Jilani Ghouma (ancien directeur au ministère de l’Intérieur) et Mohamed Berhouma (ancien chef du protocole à la présidence de la République) sur le coup d’Etat du 7 novembre 1987 sont dignes d’intérêt. Ils relatent les événements au cours desquels ils étaient aux avant-postes et parlent du rapport qu’ils entretenaient avec Ben Ali.

En revanche, on a l’impression que cette première partie est venue se greffer sur le reste du documentaire qui n’est autre chose qu’une hagiographie du rappeur K2Rhym. Ce dernier avait probablement l’intention de s’en servir comme outil de propagande lors de la campagne des dernières élections, mais, manifestement, les choses ne se sont pas déroulées comme il espérait pour les raisons que l’on connaît *.

L’«héritier» autoproclamé d’un dictateur  

Une fois la première demi-heure passée, la vacuité prend le relais et le rappeur se met à nous raconter ses origines, son enfance et adolescence, sa vie et sa success-story, le tout sur un ton sirupeux et avec des invités qui manient bien la brosse à reluire. Bref, ça nous fait une belle jambe ! Les intervenants nous donnent parfois l’impression qu’il s’agit d’une figure christique.

Le protagoniste du documentaire a essayé de nous faire comprendre de façon implicite qu’il entretenait un «rapport filial» avec l’ancien dictateur et qu’ils étaient même familiers ; un peu comme si le digne héritier était venu au chevet du patriarche pour l’assister dans ses dernières heures, et comprenne qui pourra !

Enfin, tous ces Tunisiens qui se réfugient depuis quelque temps dans la nostalgie de Ben Ali et qui sautent à la gorge de celui qui ne partage pas leurs regrets et leur «nostalgie du bon vieux temps» commencent à me taper sur le ciboulot ! Comme si Ben Ali était étranger aux turpitudes qui rongent le pays, telles entre autres les malversations et la corruption ! Comme si le défunt était étranger à cette médiocrité qui est devenue l’alpha et l’Omega de notre existence !


Cet homme louche compte sur la crédulité intéressée de beaucoup de Tunisiens pour accéder au Palais de Carthage.

Un gage de médiocrité intellectuelle

L’homme a hypothéqué l’avenir du pays en le plaçant entre les jambes de sa femme Leïla Trabelsi, et ça geint encore ! Tous ces jeunes cons qui votent invariablement identitaire et réactionnaire ne sont-ils pas le produit du système éducatif de Ben Ali ? Ce dernier pensait lutter contre l’extrémisme religieux, mais il s’est en réalité, et à son insu, mis au service du projet obscurantiste en produisant des générations d’incultes qui votent aujourd’hui sans aucune conscience politique.

La médiocrité intellectuelle et l’esprit rétrograde et réactionnaire dans lesquels nous baignons aujourd’hui sont, en fait, l’héritage que nous a légué Ben Ali. Ce dernier a fait perdre à la Tunisie près d’un quart de siècle et a dilapidé un héritage d’une valeur inestimable et acquis à la suite d’immenses efforts.

Je persiste et signe : durant son règne, on a détruit le système éducatif, on a dévoyé la morale et certaines valeurs à des fins perverses, on a abruti les jeunes générations avec la culture des virages des stades de football et on a livré la société aux émanations populacières, sans parler des vies brisées et des bouches muselées, de la torture, des persécutions et des bouteilles en verre dans le fion, de la paranoïa qui régnait en maître dans le pays à cause des murs qui avaient des oreilles… Et la liste des réalisations historiques de l’«artisan du changement» est encore longue !

Bref, les vingt-trois de règne de Ben Ali ont réduit en cendres des choses difficilement réhabilitables. Ce ne sont pas les larmes nostalgiques de quelques surexcités ou un K2Rhym qui, à travers ce documentaire, apparaît dans les vêtements du «fils» qui pourrait lui succéder qui vont nous faire changer d’avis ou restaurer ce qui semble être définitivement brisé. Y en a marre de Ben Ali, bonne fête et bon 14 janvier à tout le monde !

* Sa candidature à la présidentielle de 2024 a fait pschitt et une procédure judiciaire a été intentée à son encontre.

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