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Tunisie | Kaïs Saïed poursuit sa «révolution culturelle»

«La Tunisie avance malgré de nombreux phénomènes anormaux entravant le fonctionnement de plusieurs services publics», a affirmé le président de la République, Kaïs Saïed, lors de la réunion du Conseil des ministres, vendredi 29 août 2025, au Palais de Carthage, ajoutant que la conscience du peuple tunisien et sa compréhension de ce qui se passe sauront contredire quiconque cherche à semer le doute et le désespoir.

Le chef de l’Etat a également souligné que les choix du peuple trouveront leur voie d’application malgré les complots ourdis par les conspirateurs, expliquant que de nombreux phénomènes et pratiques sont anormaux, dont les auteurs et leurs objectifs sont démasqués. La plus grande soupape de sécurité reste la conscience du peuple tunisien et sa ferme volonté d’affronter toutes sortes de défis pour imposer ses choix, a expliqué le chef de l’Etat, en réitérant que l’Etat social n’est pas seulement un slogan, et qu’il ne sera pas réalisé dans un seul secteur, mais dans tous les secteurs.

Ceux qui sont au chômage depuis longtemps verront tous les obstacles levés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leurs droits légitimes à un emploi décent, a martelé Saïed, ajoutant que les détenteurs de diplôme qui sont animés d’un esprit de combat, verront les horizons s’ouvrir bientôt devant eux pour satisfaire leurs attentes.

Evoquant ensuite les circuits de distribution qui sont, selon lui, les principaux responsables de la hausse des prix dont se plaignent les citoyens, Saïed a affirmé qu’«une nouvelle approche» leur sera appliquée, car les anciennes n’ont pas conduit à des résultats tangibles en adéquation avec le pouvoir d’achat des citoyens. Selon lui, cette nouvelle approche, dont il n’a pas explicité les tenants et les aboutissants, mettra définitivement fin à la spéculation, aux monopoles et aux pratiques des lobbies qui ont infiltré les rouages de nombreuses institutions publiques et qui ont été démasqués.

«Ces personnes ne resteront pas impunies, car le droit du citoyen à la dignité et à la justice est un droit sacré qui ne peut être bafoué par les corrompus et ceux qui les soutiennent et se mettent à leur service», a encore menacé Saïed.

Last but not least, le président de la république a appelé les membres du gouvernement à garantir toutes les conditions nécessaires à la réussite de la rentrée scolaire et universitaire qui approche.  

Cela nécessite de redoubler d’efforts pour fournir les manuels et les fournitures scolaires à temps, de contrôler leur qualité, de sécuriser et d’entretenir les écoles, collèges, lycées et établissements universitaires, et d’assurer un transport rigoureux des élèves et des étudiants.

La révolution législative seule n’est pas suffisante, elle doit être accompagnée d’une révolution administrative couronnée par une révolution culturelle, a conclu le chef de l’Etat, en avertissant qu’il n’y aura pas de retour au passé, laissant entendre que le processus de «libération nationale» qu’il a mis en route par la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021 est irréversible et définitif. «On gagne par la force de la loi quand elle est juste», a-t-il conclu.

I. B.

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Les Etats-Unis bafouent l’esprit de l’Onu 

Les États-Unis viennent, une nouvelle fois, de refuser l’octroi de visas aux représentants palestiniens, les empêchant ainsi de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Ce qui se décide aujourd’hui à la Maison Blanche est étrangement et dangereusement stupide (Ph. Poignée de main historique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous le regard de Bill Clinton lors de la signature des accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison-Blanche, le 13 septembre 1993. En ce temps-là, les Etats-Unis tentaient de jouer un rôle constructif pour la paix au Proche-Orient.)

Khémaïs Gharbi

Les prétextes invoqués par Washington — sécurité nationale, manquements supposés aux engagements, prétendue «guerre juridique» contre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ)— ne tiennent pas la route. Ils traduisent surtout un abus de pouvoir et une violation flagrante de l’accord de siège conclu entre l’Onu et les États-Unis : celui-ci oblige pourtant le pays hôte à garantir l’accès de tous les représentants officiels aux instances multilatérales.

Le précédent de 1988

Ce n’est pas une première. En 1988, sous la présidence de Ronald Reagan, Washington avait déjà refusé un visa à Yasser Arafat, alors invité à s’exprimer devant l’Assemblée générale. Le tollé international fut tel que l’Onu décida de déplacer sa session extraordinaire à Genève, afin de permettre au dirigeant palestinien de prendre la parole. Ce fut un moment historique : Arafat y annonça l’acceptation des résolutions 242 et 338, reconnut le droit d’Israël à exister et rejeta toute forme de terrorisme. Pris de court, les États-Unis durent céder et ouvrir sans tarder un dialogue officiel avec l’OLP. Un revirement que beaucoup qualifièrent à l’époque de «tournant à 360 degrés».

Ce précédent aurait dû servir de leçon : on ne muselle pas un peuple en l’empêchant de parler à la tribune des Nations unies. Chaque tentative d’exclusion n’a fait que renforcer la légitimité de la cause palestinienne et mettre en lumière l’isolement moral des États-Unis lorsqu’ils abusent de leur statut de pays hôte.

L’isolement moral des Etats-Unis

Le pays hôte n’a pas le droit de fermer la porte de l’Onu selon ses humeurs, ses calculs politiques ou ses inimitiés. L’Assemblée générale est, par essence, la tribune universelle où chaque peuple, chaque gouvernement, ami ou ennemi, a le droit de venir exposer sa parole devant le concert des Nations. Même en temps de guerre, cette règle sacrée a toujours été respectée : les États-Unis ont vu défiler à New York des représentants de pays avec lesquels ils étaient en conflit ouvert — pendant la guerre du Vietnam, et lors de tant d’autres affrontements. Pourquoi, alors, faudrait-il faire aujourd’hui une exception pour la Palestine ?

Empêcher un peuple de parler, c’est non seulement le réduire au silence, mais aussi porter atteinte à la vocation première des Nations unies. Et cela, aucune organisation internationale digne de ce nom ne peut l’admettre.

Aujourd’hui, l’histoire semble se répéter. Mais l’Onu doit rester fidèle à sa mission : offrir à toutes les nations et à tous les peuples une voix — fût-elle discordante — et refuser que son fonctionnement soit paralysé par les pressions d’un seul État. Si nécessaire, comme en 1988, l’Assemblée générale devrait de nouveau se réunir ailleurs, afin que la Palestine puisse faire entendre sa parole.

* Ecrivain et traducteur.

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‘‘Koursk 1943’’ | Le Lebensraum, précurseur des politiques occidentales en Ukraine et israélienne au Levant

Les Arabes acquerront-ils un jour une culture stratégique et une lecture de l’Histoire leur permettant de percevoir les Sionistes pour ce qu’ils sont, des planificateurs sans états d’âme que, à l’instar des Nazis, seules les défaites de leurs armées arrêteront? Les leçons de la bataille de Koursk en 1943 ayant opposé les Allemands et les Soviétiques sont très éclairantes à cet égard.  

Dr Mounir Hanablia *

La guerre actuelle entre l’Ukraine et la Russie a parmi ses enjeux principaux, outre le bassin du Donetz revendiqué par la Russie, la région située entre les villes de Kharkov l’Ukrainienne et Koursk la Russe, point de départ d’une attaque de revers contre Moscou. Les Ukrainiens ont même tenté de réaliser une percée vers Koursk afin de consolider leur position dans d’éventuels échanges de territoire.

Pourtant Koursk est passée à la postérité non par la catastrophe du sous-marin portant son nom, mais par la bataille qui s’est déroulée dans sa région entre le 4 et le 12 Juillet 1943 et qui est réputée avoir été le plus grand affrontement de chars de l’Histoire. Et elle aurait été une grande victoire soviétique tout en précipitant le déclin de l’armée allemande dont la responsabilité incomberait à Hitler.

Tel n’est pas l’avis de l’historien allemand Roman Topffer qui démontre preuves à l’appui que l’Opération Citadelle n’est pas née du cerveau de Hitler mais de celui d’un général inconnu nommé Rudolf Schmidt qui sera d’ailleurs ultérieurement exclu de la Wehrmacht puis du Parti nazi, suite au soutien apporté à son frère, un dissident politique, et qui fut victime de la piètre estime en laquelle il tenait le Führer.

Le saillant de Koursk

Après la débâcle de Stalingrad et la contre-offensive allemande vers Kharkov de mars 1943, un saillant de 300 kilomètres de profondeur centré sur la ville de Koursk séparant deux armées allemandes du centre et du sud était demeuré aux mains des Soviétiques. Sa suppression aurait donc raccourci le front de 300 kilomètres, assuré la jonction des deux armées allemandes tout en en couvrant les flancs. Certains généraux allemands, en particulier Von Kluge, y ont vu une bonne opportunité grâce à une attaque en tenailles pour attirer les unités de l’Armée rouge afin de les encercler et les détruire.

Tel n’était pas l’avis de Hitler qui se serait contenté d’opérations limitées plus au sud empêchant les offensives adverses et dont le but principal était de tenir le bassin du Donetz, vital pour l’effort de guerre allemand en particulier contre les Anglo-américains qui menaçaient à l’époque la Sicile et l’Italie à partir de la Tunisie. Si on veut établir un lien entre notre pays et les plaines au nord de la Mer Noire, c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer. Mais les Soviétiques, bien renseignés sur les intentions allemandes par les Anglais qui avaient réussi à casser le code de la machine allemande Enigma, ainsi que par leurs propres services de renseignements, se mirent à fortifier le cadre prévu de l’attaque par un réseau de champs de mines, de tranchées et d’obstacles antichars, couverts par un déploiement massif de l’artillerie atteignant parfois 80 canons au kilomètre.

En l’espace de deux mois 5000 kilomètres de tranchées furent ainsi creusés, et Koursk se trouva protégée par pas moins de six lignes de défense.

Les Soviétiques laissent venir

Les Soviétiques choisirent de laisser venir leurs adversaires puis le moment opportun contre- attaquer de part et d’autre du saillant par les réserves venues de l’arrière et qui comptaient pas moins de 3 millions de soldats.

Dans le même temps, une offensive serait lancée plus au sud afin de libérer le bassin du Donetz, objectif stratégique de la bataille.

Hitler, informé de l’ampleur des préparatifs soviétiques, au moins en partie, ne cacha pas son scepticisme quant aux résultats de l’opération Citadelle. Mais il finit par libérer la bride à ses généraux qui pensaient forcer la décision en six jours, avec l’arrivée sur le terrain des nouveaux chars lourds Tigre et Panther, dont les Soviétiques n’avaient pas l’équivalent, mais qui finalement, pour être trop peu nombreux et mal maîtrisés par leurs équipages, ne pesèrent que peu dans l’issue de la bataille, même s’ils s’opposèrent souvent efficacement aux contre-attaques adverses.

L’offensive au départ prévue en avril fut repoussée plusieurs fois du fait des aléas de la météo et de la fonte des neiges et de la boue rendant le terrain impraticable.

Hitler et ses généraux

En fait, c’est seulement le 5 juillet que les Allemands partirent à l’attaque, beaucoup trop tard selon certains généraux qui dans leurs mémoires en attribueront la responsabilité une nouvelle fois contre toute évidence au Führer. D’autant que c’est lui qui le 12, leur ordonna de s’arrêter, alors que ses armées au sud de la tenaille après une traversée épique du Donetz sous la canonnade ennemie avaient franchi la 3e ligne de défense après la célèbre bataille de chars de Prokhorovka, celle-là effectivement la plus importante de l’Histoire, alors qu’elles venaient d’infliger une cinglante défaite à leurs adversaires. Il est vrai que, au Nord, elles n’étaient pas allées plus loin que Ponyri, même si elles avaient réussi à franchir les deux premières lignes de défense, les plus redoutables.

Au moment décisif, le chef d’opérations, un certain Von Kossel, auquel ironie de l’histoire, la Croix de Fer avait été attribuée pour courage exceptionnel, s’était abstenu par deux fois de soutenir son infanterie par les blindés au sommet de la crète qu’elle occupait et dont elle finit par être chassée. Et ce fait d’armes semble avoir scellé le sort de la bataille, en tous cas en stoppant une offensive jusque-là victorieuse vers l’objectif à portée de main, Koursk.

En tout, après une semaine de combats, la Wehrmacht qui avait rencontré une résistance très dure n’avait pas percé le front sur plus de 20 kilomètres au nord comme au sud. Pendant ce temps, les Soviétiques se préparant pour l’offensive du Donetz déclenchée le 16 juillet, Hitler avait eu besoin des unités engagées dans Citadelle pour la contrer. Mais la raison qu’il donna à ses généraux fut le développement de la situation en Italie avec le débarquement allié. Il avait l’habitude d’opposer aux arguments tactiques et opérationnels de ses généraux des considérations d’ordre stratégique.

Les pertes des deux côtés

En fait, l’offensive soviétique du Donetz fut un échec en étant repoussée avec de lourdes pertes. Cependant le front autour Koursk ayant ainsi été dégarni, deux nouvelles offensives soviétiques, Koutouzov et Général Roumiantsev, par des attaques massives de chars soutenus par l’aviation, aboutirent au repli des forces allemandes, à la perte significative d’Orel et sa région au nord du saillant, et Kharkov au sud dès le 20 août.

C’est près d’Orel que les Allemands, surpris, subirent des pertes au cours d’une bataille de chars, qui pour importantes qu’elles fussent, ne dépassèrent pas huit dizaines.

Les Soviétiques auraient pu percer les lignes allemandes et assurer un encerclement autour d’Orel semblable à celui de Stalingrad. Mais la tactique imposée par Staline et la Stavka semble avoir été invariablement l’attaque frontale, qui leur causait beaucoup de pertes en hommes et en matériel.

Au vu du comportement de l’armée russe lors de sa dernière marche vers Kiev, interrompue 80 ans plus tard, les choses ne semblent pas avoir beaucoup changé sur ce plan. Il est vrai qu’en Ukraine, Kiev ne fut jamais qu’un objectif périphérique, et le sort des batailles s’est toujours joué ailleurs.

Les leçons de la bataille de Koursk

Naturellement, la bataille de Koursk fut plus tard tenue par la propagande soviétique comme la grande victoire qui constitua le tournant de la guerre. En réalité, les pertes de l’Armée rouge en juillet-août 1943 furent immenses : 1 million et demi de soldats hors de combat, 3300 avions abattus, 6000 chars détruits. Après cette terrible saignée, il fallut une année entière pour que l’Armée rouge se reconstitue et repasse à l’offensive.

Les Allemands avaient subi environ le 1/5 de ces pertes. Et s’ils arrivèrent à reconstituer la majeure partie de leurs pertes matérielles grâce à leur potentiel industriel à l’époque encore intact, leurs pertes en soldats se révélèrent en revanche irrécupérables et décidèrent du sort de la guerre.

Koursk ne fut donc pas une bataille de chars, mais essentiellement d’artillerie soutenue par l’aviation dans un réseau de tranchées et de champs de mines qu’il fallait ouvrir à l’explosif afin de permettre aux blindés et aux soldats de s’y mouvoir et où les sapeurs n’avaient souvent pas la possibilité de marquer le territoire déminé. Et dans la coordination interarmes et l’habileté manœuvrière en particulier lors de l’usage des chars et de l’aviation, les Allemands se révélèrent presque toujours supérieurs. Cela ne veut nullement dire qu’ils ne commirent pas d’erreurs, et l’une des plus notables fut la carence de leurs services de renseignement qui ne semblent pas avoir été conscients de l’ampleur des réserves de l’ennemi ainsi que de l’efficacité de ses défenses.

Une autre erreur allemande fut l’incapacité du corps d’armée Kempf d’assurer la protection du flanc droit de la seconde armée Panzer durant sa progression. Les Soviétiques n’eurent, selon l’auteur du livre, jamais le souci d’économiser les vies de leurs soldats. On a par ailleurs pris l’habitude d’attribuer les déboires allemands au seul Hitler et sur ce plan les historiens et les généraux s’accordent. Ainsi d’aucuns parmi eux ont critiqué l’offensive sur Koursk comme l’une des raisons ayant précipité la défaite du fait des pertes importantes occasionnées.

En réalité, à matériel de qualité comparable, il s’avère que les Allemands eurent moins de pertes que leurs adversaires et pas seulement du fait de leur supériorité tactique.

D’une manière générale, la lecture des pertes démontre que celles des Allemands furent plus importantes lorsqu’ils faisaient face aux offensives adverses que lorsqu’ils attaquaient. Néanmoins, ce livre démontre que Hitler fut souvent contraint de se plier aux vues de son armée, même lorsqu’il ne les partageait pas. Dans les faits, ses généraux partagent une responsabilité au moins égale dans toutes les pertes, souffrances et destructions infligées aux populations civiles, tant bien même après la guerre ils ont pris l’habitude de la nier.

L’idée selon laquelle la Wehrmacht aurait été dans l’obligation de se soumettre au commandement nazi doit donc être fortement nuancée et semble avoir été soutenue par les Américains désireux d’intégrer au sein de l’Otan ses anciens adversaires allemands en leur conférant une dignité nouvelle.

En réalité, le concept général d’ailleurs exprimé par Hitler dans ‘‘Mein kampf’’ sous le terme «Lebensraum» était d’instaurer une unité européenne sous égide allemande tout en assurant à l’Allemagne les ressources de l’Ukraine et du Caucase. La seule différence aura donc été dans la manière. Les Nazis prétendaient réduire en esclavage les populations slaves destinées à faire tourner les usines, et à installer dans les territoires de l’Est des colons allemands. Le résultat actuel du conflit ukrainien est le même, par l’émigration en Allemagne et en Europe des populations chassées par la crise économique et la guerre.

Quant à la colonisation, les fonds géants d’investissement tels Blac Stone ont déjà acquis près de 40% du territoire ukrainien à titre de saisie conservatoire sur les remboursements des crédits militaires contractés auprès des institutions financières occidentales. On peut dire sans peur de se tromper que ce sont ces mêmes raisons qui ont poussé les Américains et les Européens à engager les Ukrainiens dans la guerre contre la Russie. Et les Russes n’auraient jamais accepté de se voir privés du bassin du Donetz, de l’accès à la Mer noire, ou de voir des armées étrangères dans la région de Kharkov, Koursk, Orel, ou même Bakou dans le Caucase, capables grâce à des offensives de blindés soutenus par des drones et des missiles de s’ouvrir la route de Moscou.

Ce n’est donc pas un hasard si le champ de bataille actuel en Ukraine fut l’un des principaux de la seconde guerre mondiale. Et on ne peut donc pas faire grief à Poutine d’avoir qualifié les dirigeants ukrainiens actuels de nazis. Mais il n’y a pas que cela.

Imprégné des leçons de la Seconde guerre mondiale, un esprit aussi tourmenté et pervers que celui de Netanyahu perçoit la Syrie et le Liban, comme une nouvelle Pologne et une nouvelle Tchécoslovaquie destinées à être démantelées et en partie au moins annexées et colonisées. Il estime l’occasion propice de s’assurer le contrôle du territoire nécessaire sous le prétexte de mettre ses villes hors d’atteinte d’éventuels bombardements iraniens ou autres, ou leur donnant le temps de s’y préparer.

Naturellement les sionistes ne reconnaîtront jamais que la véritable raison en soit d’assurer au peuple juif un autre Lebensraum, cet espace vital défini comme nécessaire pour le développement et la prospérité de la race. D’ores et déjà, il est question de créer près du Golan occupé un Etat fantoche druze, semblable à la république Croate d’Ante Pavelic , établie par les Nazis pour massacrer les autres communautés yougoslaves. Il faut se souvenir que l’Allemagne, en tant que nation unie, est née de la Prusse, et celle-ci ne fut qu’une colonie militaire installée avec la bénédiction du pape par les chevaliers teutoniques au XIIIe siècle sur les rives de la Baltique relevant de l’autorité polonaise, soi- disant pour ouvrir le pays à la christianisation.

Les Polonais engagés au XVIIe siècle dans des guerres interminables contre la Moscovie pensaient s’assurer la paix sur leur frontière occidentale en y reconnaissant une dynastie allemande, celle des Hohenzollern, qui conduira plus tard à son terme l’unification allemande. Ce colossal aveuglement eut des conséquences mondiales.

Les Arabes acquerront-ils un jour une culture stratégique et une lecture de l’Histoire leur permettant de percevoir les sionistes pour ce qu’ils sont, des planificateurs sans états d’âme que, à l’instar des Nazis, seules les défaites de leurs armées arrêteront? 

‘‘Koursk 1943: La plus grande bataille de la Seconde Guerre mondiale’’, de Roman Töppel, éditions Perrin, Paris 2018, 235 pages.


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Makethon Africa pour créer l’industrie de demain

Le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), partenaire et conseiller technique des entreprises industrielles en Tunisie, organise, en collaboration avec ses partenaires institutionnels et industriels, la première édition du Makeathon Africa, un événement collaboratif et immersif, les 30 et 31 août 2025 au Centre de ressources technologiques (CRT), à Novation City, Pôle de compétitivité de Sousse.

Le Makeathon Africa est un événement collaboratif, inspiré du concept des hackathons technologiques, mais adapté aux secteurs de la mécanique, de l’électronique, de la mécatronique et de l’ingénierie appliquée. Il vise à stimuler l’innovation ouverte et à renforcer les dynamiques intersectorielles et intergénérationnelles, en réunissant des profils multidisciplinaires : étudiants, jeunes ingénieurs, industriels, chercheurs, experts techniques, start-ups, et associations spécialisées.

L’événement vise à encourager la co-création de solutions industrielles innovantes entre jeunes talents et industriels ; prototyper des idées concrètes à fort potentiel de valorisation ; promouvoir les synergies entre recherche, industrie et entrepreneuriat et positionner la Tunisie comme un acteur régional de l’innovation industrielle

Pendant 48 heures non-stop, les participants travailleront en équipes pluridisciplinaires pour relever des défis industriels réels en développant des solutions technologiques concrètes, applications pratiques ou prototypes fonctionnels.
L’événement comprend également des sessions de mentorat, des ateliers thématiques et un pitch final devant un jury d’experts, le10 septembre 2025 à BigTech Africa – Tunis.

Les défis industriels proposés : maintenance prédictive par intelligence artificielle; optimisation énergétique des processus mécatroniques; miniaturisation de systèmes intelligents; automatisation low-cost pour PME; réduction de l’impact environnemental et amélioration des performances de production

Les profils ciblés:étudiants et jeunes diplômés start-ups technologiques; chercheurs et experts académiques; industriels et prestataires de services et associations et incubateurs spécialisés.

Les résultats attendus :prototypes transférables à l’industrie; projets collaboratifs et multidisciplinaires; mise en réseau et opportunités de partenariat; et promotion de la culture de l’innovation industrielle.

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Vernis semi-permanent | Alerte du ministère de la Santé en Tunisie

Le ministère de la Santé a lancé une mise en garde, ce vendredi 29 août 2025, contre l’utilisation du vernis à ongles semi-permanent,.

Dans son communiqué le ministère a sonné l’alarme concernant l’oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine (TPO), reconnu comme toxique et potentiellement cancérigène et a appelé à éviter l’achat et l’utilisation de ces produits.

Le département de la santé a également demandé aux consommateurs de prendre l’habitude de vérifier scrupuleusement la composition des cosmétiques avant de les utiliser, tout en appelant les professionnels de la beauté à cesser d’utiliser et de commercialiser ces vernis.

Cette alerte fait suite à l’interdiction de cette substance par l’Union européenne, sachant que le ministère a souligné qu’il surveille de près les développements internationaux en matière de sécurité des produits cosmétiques et que d’autres mesures seront prises pour garantir la protection et la sécurité des consommateurs.

Y. N.

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Météo | Tunisie : Un automne sec et chaud en perspective (INM)

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), l’automne devrait être marqué par un temps sec et des températures supérieures à la normal saisonnière en Tunisie.

Dans son rapport publié ce vendredi 29 août par l’INM a précisé que la majorité des régions du pays connaîtront de fortes chaleurs et des températures relativement élevées durant les mois de septembre, octobre et novembre 2025.

Durant cette même période, le temps sera plutôt sec avec des précipitations prévues au nord du pays et de faibles cumuls dans le sud.

Y. N.

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Enquête à Douar Hicher | Un homme retrouvé mort chez lui

Une enquête pour homicide a été ouverte suite à la découverte du corps en état de décomposition d’un homme, chez lui à Douar Hicher

Le Parquet chargé les unités de la Garde nationale de Douar Hicher de mener l’enquête, indique une source citée par Diwan FM, ce vendredi 29 août 2025, en précisant que le corps de la victime portait des traces de violence, notamment au niveau de la tête.

La même source ajoute que selon les premiers éléments, le décès remonterait à environ quatre jours.

Y. N.

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Tunisie | Retour à la double séance lundi

La présidence du gouvernement a annoncé le retour à la double séance pour les fonctionnaires en Tunisie à partir du lundi 1er septembre 2025.

Dans son communiqué, la présidence a rappelé que ce changement d’horaire de travail est spécifié en vertu du décret n° 1710 de l’année 2012 daté du 14 septembre 2012, relatif à la répartition des horaires et des jours de travail pour les fonctionnaires de l’État, les collectivités locales et les institutions publiques à caractère administratif.

Ci-dessous les horaires administratifs à compter de lundi prochain :

  • Du lundi au jeudi : De 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30;
  • Le vendredi de 8h00 à 13h et de 14h30 à 17h30.

Y. N.

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Football | Ali Rached tire sa révérence

La Fédération tunisienne de football (FTF) a annoncé le décès de l’ancien entraîneur Ali Rached, survenu ce vendredi 29 août 2025.

Ancien ancien membre du staff technique de l’équipe nationale et entraîneur adjoint aux côtés de Kaspérczak (1995- 1998), Ali Rached a dirigé plusieurs clubs de l’élite et de 2e division, laissant toujours son empreinte d’homme professionnel et dévoué.

Outre la FTF, plusieurs sportifs et clubs ont présenté leurs condoléances à la famille et amis du regretté Ali Rached.

Y. N.

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Chats brûlés vifs | L’accusée visée par un mandat de dépôt

Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre de la femme qui a brûlé vifs des chats dans une zone du quartier Mellassine à Tunis.

L’accusée a comparu en état d’arrestation, ce vendredi 29 août 2025, devant le tribunal de première instance de Tunis qui a décidé de la poursuivre pour mauvais traitement envers un animal.

L’avocat de la partie plaignante (associations pour la défense de la cause animale) Mohamed Mekni, s’est réjouit de cette décision en appelant à ce que je justice soit faite.

Y. N.

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L’UGTT rejette toute ingérence étrangère dans les affaires de la Tunisie

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) n’accepte pas que ses confrontations avec le pouvoir en place dans le pays soient utilisées par des parties étrangères pour justifier une quelconque ingérence dans les affaires intérieures du pays. Et elle a tenu à le dire à haute voix.

C’est ainsi qu’en réponse à une récente publication du sénateur américain Joe Wilson sur X concernant une manifestation organisée par la centrale syndicale à Tunis le 21 août, celle-ci a déclaré, dans un communiqué officiel, qu’elle rejette «toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays».

Dans un tweet, le sénateur américain, connu pour son hostilité au président Saïed, a écrit ceci : «La plus grande manifestation en Tunisie depuis des mois, le syndicat UGTT protestant contre le tyran Kaïs Saïed». Et d’ajouter, en forçant sciemment le trait : «Le tyran Saied a échoué et, peu importe comment il le présente, les faits sont irréfutables : l’économie est un désastre, il a encouragé une corruption désormais endémique et les libertés sont désormais inexistantes. Malheureusement, la Tunisie est devenue la risée du Moyen-Orient.»

Et de conclure dans un style si peu diplomatique et qui trahit une haine très personnelle envers le président de la république: «Poutine, criminel de guerre, et l’Iran ne vous sauveront pas de votre peuple ; n’oubliez pas ce qui est arrivé à Assad !»

Ne pouvant admettre que de tels propos excessifs et outrageants soient exprimés dans un commentaire évoquant une action purement syndicale à laquelle il a lui-même appelé, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, a déclaré que «la lutte pour la souveraineté nationale est indiscutablement liée à la lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale».

«Cette affaire concerne les Tunisiens, loin de toute ingérence étrangère», a souligné l’UGTT dans un communiqué, en dénonçant son «utilisation pour interférer dans les affaires intérieures du pays», par allusion au sénateur américain Wilson, qui, selon le syndicat, «est connu pour ses liens avec les lobbies sionistes, les réseaux de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme». Réponse du berger à la bergère !

I. B.

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Bientôt, une unité de production de biogaz à Djerba

L’Agence nationale de gestion des déchets (Anged) et l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) ont annoncé le lancement d’un appel d’offres pour la construction d’une unité pilote de production de biogaz sur l’île de Djerba, un projet axé sur la valorisation énergétique des déchets organiques. La date limite d’envoi des offres est fixée au 5 septembre 2025.

Selon les informations publiées par l’ANME, ce projet est mis en œuvre en collaboration avec les trois municipalités de Djerba, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), et financé par le gouvernement japonais et le Fonds italien pour le climat.

Les documents du projet peuvent être téléchargés sur différentes plateformes spécialisées, dont le site web des Nations Unies en Tunisie. Une visite conjointe du site du projet sera organisée le 12 septembre.

Un atelier de présentation et d’approbation du cahier des charges du projet de valorisation énergétique des déchets sur l’île s’est tenu le 22 août à Djerba. Cette étape ouvre la voie à la phase suivante, qui prévoit le lancement de l’appel d’offres et le démarrage de la mise en œuvre de ce projet pilote sur l’île en mars 2026.

Selon le directeur général de l’Anged, Badreddine Lasmar, ce projet, le premier du genre en Tunisie, vise à valoriser les déchets organiques des ménages et à les transformer en énergie. Il permettra de traiter 6 000 tonnes de déchets organiques par an et est évolutif.

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400 tonnes de déchets PCB seront bientôt traitées en Tunisie

Le ministère de l’Environnement a annoncé dans un communiqué le lancement d’un projet de collecte, de transport et de traitement des polluants organiques persistants, notamment les polychlorobiphényles (PCB) présents dans les transformateurs électriques. Bientôt, 400 tonnes de déchets PCB provenant d’entités publiques et d’entreprises privées seront traitées.

Lors d’une séance de travail, mercredi 27 août 2025, en présence de représentants des Nations Unies, d’organismes publics et d’entreprises privées, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a souligné l’importance d’intensifier les efforts pour assurer le bon déroulement de cette opération dans les délais impartis.

Communément appelés PCB et désignés en Tunisie sous des noms commerciaux tels que Piralène ou Askarel, les polychlorobiphényles sont des fluides diélectriques principalement présents dans les transformateurs électriques et les condensateurs, précise l’Agence nationale pour la gestion des déchets (Anged).

En raison de leurs effets nocifs sur la santé et l’environnement, la communauté internationale a interdit leur production et leur commercialisation.

La Tunisie, qui n’a jamais produit de PCB, a interdit leur importation et leur utilisation en 1987, indique l’Anged.

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Le projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie en bonne voie  

Le comité technique sectoriel tunisien chargé du projet d’interconnexion électrique Elmed entre la Tunisie et l’Italie a annoncé l’achèvement de l’évaluation conjointe de l’appel d’offres pour la construction du câble sous-marin à courant continu haute tension (CCHT). Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie l’a annoncé lors d’une réunion présidée par la ministre Fatma Thabet Chiboub.

Le comité a également annoncé l’achèvement de la première phase de sélection des offres pour la construction de stations de conversion dans les zone de Mlaabi (gouvernorat de Nabeul, Tunisie) et de Partanna (Sicile, Italie).

Étaient présents : Wael Chouchane, secrétaire d’État à la Transition énergétique ; une délégation de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) conduite par Fayçal Trifa; Kais Mejri, directeur général de l’Agence foncière d’habitation (AFH) ; et de hauts fonctionnaires du ministère.

Les participants ont passé en revue les différentes composantes du projet et les phases achevées. La station de Mlaabi sera la première station de conversion HVDC en HVAC (courant alternatif haute tension) de Tunisie.

Le comité a discuté des prochaines étapes et du suivi des actions convenues, soulignant l’engagement de toutes les parties à respecter les normes les plus strictes en matière de qualité et de transparence.

Le projet Elmed comprend un câble sous-marin HVDC de 500 kV de 220 km de long, d’une capacité de 600 MW et deux stations de conversion. Il reliera les réseaux électriques tunisien et italien et devrait être opérationnel d’ici fin 2028, pour un coût total estimé à environ 1 milliard d’euros.

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Une délégation du Congrès américain en visite à Tunis

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu, jeudi 28 août 2025, une délégation du Congrès américain conduite par Mike Lawler, président de la sous-commission Moyen-Orient et Afrique du Nord de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, accompagné de Ritchie Torres, membre de la commission des Services financiers, dans le cadre d’une visite en Tunisie.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé cette visite, soulignant que la rencontre était l’occasion de réaffirmer la profondeur et la solidité de l’amitié historique entre la Tunisie et les États-Unis.

M. Nafti a réitéré la détermination de la Tunisie à faire progresser ces relations en intensifiant et en élargissant le champ de coopération fondé sur le respect mutuel et les valeurs partagées sur lesquelles reposent ces relations, conformément aux intérêts communs des deux peuples amis.

Les deux parties ont passé en revue des domaines prioritaires tels que la sécurité, le développement durable, les énergies renouvelables et l’agriculture, qui demeurent des priorités communes, ainsi que la coopération universitaire, technologique et scientifique, considérées comme des piliers essentiels du lien humain entre les deux pays.

Le ministre a également appelé à «la poursuite du développement des échanges commerciaux et à l’élimination des obstacles qui pourraient les entraver, permettant ainsi d’exploiter les opportunités offertes par les deux pays et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissements conjoints».

Pour sa part, la délégation américaine a salué «les liens d’amitié solides qui unissent les deux peuples, exprimant le grand intérêt du Congrès pour la sécurité et la stabilité économique de la Tunisie et son engagement à soutenir les relations tuniso-américaines au niveau parlementaire dans divers domaines».

La réunion a été «l’occasion de discuter des principales questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation tragique dans la bande de Gaza, le ministre Nafti ayant «réaffirmé la position de principe de la Tunisie sur la cause palestinienne et souligné la nécessité de mettre fin à l’agression injuste contre le peuple palestinien et de faciliter d’urgence l’acheminement de l’aide humanitaire et médicale, mettant en garde contre les graves conséquences humanitaires des retards dans la satisfaction des besoins de la population.»

L’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Joey Hood, a assisté à la réunion.

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Gaza, Soudan, Afghanistan | La famine comme arme de guerre

Dans un monde marqué par le cynisme décomplexé, l’impunité des criminels qu’ils soient des acteurs étatiques ou paraétatiques et l’indifférence, la famine est de plus en plus utilisée comme arme de guerre. En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale, la famine causée d’une manière délibérée à des fins politiques explose. Dans un monde où la morale est piétinée sans la moindre gêne et où la loi du plus fort s’affiche avec arrogance, l’humanité qui se targue de ses avancées technologiques est en réalité en train de sombrer dans les comportements sauvages et primitifs d’un autre âge. 

Imed Bahri

Le Financial Times a publié une enquête de David Pilling et Heba Saleh indiquant que le nombre de personnes mourant de faim dans le monde était en baisse depuis des décennies, tombant presque à zéro, car le monde ne pouvait tolérer que des personnes meurent de faim mais ce n’est désormais plus le cas. 

Du Soudan à l’Afghanistan, en passant par le Yémen et Gaza, où une commission d’experts soutenue par l’Onu a déclaré l’état de famine vendredi dernier, les experts affirment que davantage de personnes meurent de faim dans un contexte marqué par l’indifférence de l’opinion publique et où les agences humanitaires perdent leur capacité à affronter les dirigeants qui utilisent la nourriture comme une arme.

Le journal cite Alex de Waal, expert en famine et directeur exécutif de la Fondation pour la paix mondiale à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts: «Il y a une dizaine d’années, les famines ont recommencé à se multiplier et ces dernières années, nous avons vu le nombre de personnes mourant de faim augmenter à un rythme effarant»

Les experts attribuent la résurgence de la famine à la faiblesse de la réponse humanitaire, entravée par un engagement en baisse en faveur du multilatéralisme et par la réduction des budgets d’aide.

Plus récemment, la capacité mondiale à recenser les décès dus à la famine a été perturbée après la suspension en janvier du Réseau américain de systèmes d’alerte précoce contre la famine, pionnier de la collecte de données sur la famine depuis des décennies, dans le cadre des coupes budgétaires massives de l’aide américaine menées par l’administration Trump.

Israël impose un blocus total à Gaza

À Gaza, le monde est resté impuissant alors qu’Israël empêchait les agences humanitaires de livrer suffisamment de nourriture à l’enclave assiégée de 2,1 millions de personnes pour éviter la famine.

En mars, Israël a imposé un blocus total à Gaza, bloquant toutes les livraisons humanitaires pendant dix semaines, dans le cadre de ce qu’il a présenté comme une stratégie visant à vaincre le Hamas. Face à une forte condamnation internationale, Israël a assoupli certaines restrictions à l’entrée de nourriture mais le Programme alimentaire mondial a déclaré que cela ne représentait qu’une petite fraction des besoins.

Le Comité de surveillance de la sécurité alimentaire, soutenu par l’Onu, a déclaré vendredi qu’une famine, qualifiée de «totalement causée par l’homme» s’était installée autour de la ville de Gaza et a averti qu’elle pourrait se propager ailleurs. Il a ajouté qu’un demi-million de personnes sont déjà confrontées à des «conditions catastrophiques caractérisées par la faim, la privation et la mort».

De Wall a déclaré: «Israël a tenté de convaincre le monde qu’il ne s’agissait pas d’une famine, mais il a précipité Gaza dans la famine. Les conséquences seront désormais bien plus graves que s’ils avaient écouté ceux qui annonçaient que cela arriverait».

Une «faim catastrophique» au Soudan

Au Soudan, où la guerre a éclaté il y a plus de deux ans entre les forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide paramilitaires, l’attention internationale a été bien moindre. Mais en termes de chiffres, l’ampleur des souffrances dans le pays dépasse celle de Gaza.

Selon le Programme alimentaire mondial, le conflit a déplacé 15 millions de personnes et laissé quelque 25 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, confrontées à une grave insécurité alimentaire. Selon ce dernier, quelque 638 000 personnes souffrent d’une «faim catastrophique»

Parmi les millions de personnes qui ont fui, on trouve des agriculteurs contraints d’abandonner leurs cultures ou incapables de récolter leurs futures récoltes, ce qui a aggravé les pénuries alimentaires et fait grimper les prix au-delà des moyens de la population.

Tom Fletcher, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’Onu, qui a réduit ses objectifs de collecte de fonds, a déclaré: «La communauté internationale a promis de protéger le peuple soudanais. Aujourd’hui, le peuple soudanais doit nous demander si, quand et comment nous allons commencer à tenir cette promesse». Par manque de financement, le Soudan est devenu un sombre exemple de deux problèmes étroitement liés: l’indifférence et l’impunité. 

El Fasher, seule ville du Darfour, dans l’ouest du Soudan, à ne pas être sous le contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), figure parmi les situations les plus désespérées. Les milices des FSR ont assiégé près de 750 000 personnes, bloquant l’accès à la ville aux approvisionnements et empêchant la plupart d’entre elles de partir.

L’année dernière, l’Onu a déclaré l’état de famine dans le camp voisin de Zamzam. Le Laboratoire de recherche humanitaire de Yale, qui surveille le conflit au Soudan grâce à l’imagerie satellite, a déclaré ce mois-ci que des conditions proches de la famine ont désormais atteint El Fasher même. Pour d’alimenter, les civils ont recours à l’ampaze, un complément alimentaire pour animaux fabriqué à partir d’huiles de graines fermentées. 

La définition précise de la famine est déterminée par le système intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui fonctionne sur une échelle de un à cinq.

La famine (niveau cinq sur l’échelle IPC) est définie lorsqu’au moins un cinquième des ménages sont confrontés à de graves pénuries alimentaires, qu’au moins 30 % des enfants souffrent de malnutrition aiguë et que deux adultes sur 10 000 meurent chaque jour de faim directe ou de maladies liées à la malnutrition.

L’Université Tufts a compilé une base de données de toutes les grandes famines depuis 1876. Elle a constaté que les décès dus à la famine ont atteint un pic en 1960, au plus fort du Grand Bond en avant de Mao Zedong en Chine, avec 36 millions de morts entre 1958 et 1962, en grande partie à cause de la censure imposée et d’une tentative désastreuse de nationalisation de la propriété et d’industrialisation.

Bien que des famines se soient produites régulièrement depuis lors –par exemple au Nigeria entre 1968 et 1970 pendant la guerre du Biafra, au Cambodge sous le régime de Pol Pot entre 1975 et 1979, et en Éthiopie entre 1983 et 1985–, le nombre de morts au cours de ce siècle avait diminué presque au point de disparaître avant le récent retour des famines.

Les experts estiment que cela pourrait être dû à la progression de la démocratie durant cette période. L’économiste Amartya Sen, lauréat du prix Nobel, a écrit que les famines ne peuvent survenir lorsque l’information circule librement et que les gouvernements répondent aux attentes de la société civile.

Cependant, les experts estiment que le retour des famines est dû à plusieurs facteurs, notamment la montée en puissance de dirigeants autoritaires moins responsables démocratiquement.

Israël a cherché à remplacer le système de distribution de l’aide de l’Onu, vieux de plusieurs décennies, par la Fondation humanitaire pour Gaza, soutenue par les États-Unis, une entité controversée qui gère des centres de distribution dans des zones militaires gardées par des mercenaires américains et l’armée israélienne.

Depuis le lancement de la Fondation humanitaire pour Gaza en mai, des centaines de Palestiniens cherchant des provisions dans ses centres urbains chaotiques ont été tués par des soldats israéliens. Des experts de l’Onu ont appelé au démantèlement immédiat de ladite Fondation.

Multiplication de la mortalité infantile

Concernant le fait de réagir une fois une famine survenue au lieu d’éviter qu’elle se produise, Francesco Checchi, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine, a déclaré : «Inverser les famines une fois qu’elles se sont produites revient à piloter un superpétrolier qui met beaucoup de temps à s’inverser ou à ralentir. Si la sécurité alimentaire ne s’améliore pas après une augmentation rapide de la malnutrition infantile, nous pouvons nous attendre à ce que nous avons observé dans d’autres contextes: une multiplication par 50 à 100 de la mortalité infantile»

Les experts affirment que la leçon la plus frappante des famines passées est qu’elles marquent souvent les communautés pendant des générations. Non seulement elles tuent des enfants ou freinent leur développement mais elles peuvent aussi polariser les communautés dans la compétition pour la nourriture.

Les historiens bengalis ont établi un lien entre les émeutes communautaires sanglantes de 1947, lors de la Partition, et les divisions qui ont éclaté lors de la famine quatre ans plus tôt.

De Waal, de l’Université Tufts, a déclaré que le pillage de l’aide humanitaire à Gaza par des individus désespérés et des gangs ainsi que la revente des fournitures volées sont des signes que la faim déchire le tissu social palestinien. Il ajouté: «Israël est au courant de tout cela. Il pousse la société palestinienne à un point de rupture où les gens se retournent les uns contre les autres».

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Kerkennah, une belle au bois dormant

Dès l’aube, la file s’étire devant le port de Sfax. Voitures entassées pare-chocs contre pare-chocs, familles impatientes, commerçants chargés de marchandises et touristes curieux attendent leur tour pour embarquer. Le ferry, seule passerelle vers l’archipel de Kerkennah, avale lentement passagers et véhicules, souvent bien au-delà de sa capacité officielle.

À bord, le voyage d’une heure et quart ressemble déjà à une traversée hors du temps : brise marine, cris des mouettes et conversations mêlées composent l’avant-goût d’un séjour où la lenteur est reine.

En été, la plupart des passagers ne sont pas des insulaires mais des visiteurs venus des quatre coins du pays.

Attirés par la réputation de l’archipel, ils bravent l’attente et la chaleur pour goûter à un autre rythme de vie.

Une île hors du temps

À Kerkennah, le vacancier ne cherche ni le luxe tapageur ni les foules animées, mais le calme d’une île hors du temps, où la mer dicte encore la cadence des journées.

Si l’archipel attire chaque été des milliers de visiteurs en quête de calme, son secteur touristique reste loin de refléter ses richesses.

Réunis, mercredi 28 août 2025, avec une équipe de l’agence Tap, pour présenter les difficultés auxquelles fait face le tourisme à Kerkennah, les acteurs locaux se sont accordés à conclure que l’île souffre d’un retard de développement depuis plus de 70 ans, malgré un patrimoine naturel, culturel et immatériel exceptionnel.

Selon Mahmoud Chelghaf, membre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), «Kerkennah, qui vit essentiellement de la pêche et du tourisme, n’a pas connu un progrès significatif depuis les années 60». Il a, dans ce sens, déploré l’état des infrastructures, la faiblesse du transport maritime et terrestre.

«La réhabilitation des infrastructures, le renforcement du transport maritime, terrestre et aérien, et surtout la protection de l’environnement contre l’érosion marine sont, aujourd’hui, des conditions sine qua non pour le développement touristique», a-t-il dit.

Chelghaf a, par ailleurs, souligné que l’annonce du ministre du Tourisme, lors de sa dernière visite à Sfax et Kerkennah, de faire de 2026 l’«année de Kerkennah» constitue «un signe positif», à condition, dit-il, «de poser de vraies bases pour en faire une réalité».

Visiteurs en quête de calme et de nature préservée

Les hôteliers, en première ligne, dressent, à leur tour, un constat amer. En effet, pour Jamel Ben Saïda, hôtelier et secrétaire général de la Fédération de l’hôtellerie, «depuis l’indépendance, aucun projet majeur n’a été réalisé pour Kerkennah», malgré son potentiel unique. Plusieurs hôtels ont fermé leurs portes et d’autres ne survivent que grâce à la présence d’une société pétrolière locale, a-t-il ajouté.

Ce constat est confirmé par les chiffres : la capacité d’accueil est passée de 1 051 lits en 1980 à seulement 465 aujourd’hui.

Malgré ses défis, Kerkennah conserve un attrait indéniable : l’archipel demeure la troisième destination touristique de Tunisie, preuve que son charme et son authenticité continuent de séduire les visiteurs en quête de calme et de paysages préservés.

D’après Tap.

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Les signaux mitigés de l’investissement en Tunisie

Alors que les agences spécialisées de l’Etat ne cessent de présenter des chiffres de «croissance remarquable» des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie, l’investissement dans notre pays continue d’envoyer des signaux mitigés : en 2024, les IDE ont enregistré une performance notable avec 2 910,2 millions de dinars tunisiens (MDT), en hausse de 21,4% par rapport à 2023, mais le taux d’investissement global a baissé à 16% du PIB sur la période 2020-2024, avec un faible niveau d’investissement privé intérieur, selon la Cnuced. En raison, notamment, d’un climat des affaires marqué par la crainte, le doute et la suspicion.

Pour revenir aux agences de l’Etat, l’Agence de promotion des investissements étrangers (Fipa) vient de publier des données affirmant que les IDE en Tunisie ont enregistré une croissance remarquable de 20,8 % au cours du 1er semestre 2025, atteignant 1 650,3 MDT, contre 1 366 MDT au cours de la même période en 2024.

Les IDE, hors secteur énergétique, ont créé 4 677 emplois au cours des six premiers mois de l’année. En devises, les flux d’investissement ont atteint 537,2 millions de dollars américains (+22 % par rapport à 2024) et 492,7 millions d’euros (+21,7 %).

Les IDE ont particulièrement stimulé le secteur manufacturier, qui a attiré 1 031,3 MDT, soit une croissance de 22,9 %, représentant 62,9 % du total des IDE.

Le secteur de l’énergie a également progressé de 60 %, passant de 248,3 MDT à 398 MDT, grâce aux projets d’énergies renouvelables et à la reprise de l’exploration pétrolière, avec le forage de 11 puits d’exploration.

En revanche, les investissements de portefeuille ont chuté de 28,3 %, à 9,7 MDT, tandis que le secteur des services a vu ses entrées diminuer de 24,6 %, à 191 MDT. Le secteur agricole, en revanche, a progressé, passant de 11,6 MDT à 20,1 MDT.

Sur le plan géographique, la France reste le premier investisseur avec 421 MDT, suivie de l’Italie (159,4 MDT), de l’Allemagne (124,2 MDT), des Pays-Bas (91 MDT) et des États-Unis (88,4 MDT). Parmi les pays arabes, le Qatar arrive en tête avec 66,5 millions de dinars tunisiens.

Au total, 623 opérations d’investissement ont été réalisées hors énergie, pour un montant de 1 242,5 millions de dinars.

La répartition sectorielle des IDE montre une prédominance des industries manufacturières (62,9 %), suivies de l’énergie (24,3 %), des services (11,6 %) et de l’agriculture (1,2 %).

La Tunisie ambitionne d’atteindre 3 400 MDT d’investissements étrangers d’ici fin 2025, et 4 milliards de dinars en 2026, première année du nouveau Plan de développement (2026-2030).

La Fipa n’explique pas cependant les raisons de son optimisme quand à la relance de l’investissement dans le pays.

I. B.

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‘‘Kolkhoze’’ d’Emmanuel Carrère | Une fresque intime et historique

Chaque rentrée littéraire en France a ses promesses. Rarement un livre s’impose avant même sa sortie comme un événement incontournable. Avec ‘‘Kolkhoze’’ (Éditions P.O.L, Paris, 28 août 2025), Emmanuel Carrère signe un roman vrai mêlant souffle romanesque et regard aigu sur l’histoire familiale et européenne. Les revues littéraires, magazines culturels et rubriques spécialisées l’ont placé en tête de leurs sélections, en faisant l’un des ouvrages les plus attendus.

Djamal Guettala

Le récit s’ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, issue d’une famille brisée : une mère aristocrate germano-russe ruinée et un père géorgien bipolaire, disparu et sans doute fusillé à la Libération. En l’épousant, il choisit un chemin inattendu, loin de la trajectoire confortable que lui offrait sa bourgeoisie. Mais il ignore l’ampleur des épreuves et des destins exceptionnels qui marqueront soixante-et-onze ans de mariage avec Hélène Zourabichvili, future Carrère d’Encausse, la célèbre historienne française spécialiste de la Russie bolchévique.

Une fresque familiale et historique

Hélène devient spécialiste reconnue de la Russie, fréquente le Kremlin et ses dirigeants, et devient secrétaire perpétuelle de l’Académie française. Sa vie, dense et prestigieuse, devient le fil conducteur d’une fresque familiale et historique, retraçant quatre générations et plus d’un siècle d’histoire russe et française. Les archives de son père, passionné de généalogie, permettent à Carrère de relier la révolution bolchévique, l’exil des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement de l’URSS et la Russie contemporaine jusqu’à la guerre en Ukraine à des expériences personnelles et familiales.

La puissance de ‘‘Kolkhoze’’ tient à sa narration : Carrère transforme la réalité en roman, oscillant entre anecdotes, secrets de famille, rebondissements et grands événements historiques. Le texte mêle avec naturel la vie intime et la grande Histoire, donnant à chaque lecteur le sentiment de participer à une saga familiale universelle. L’émotion est omniprésente, mais jamais pathétique ; le roman médite sur la filiation, la mémoire et la disparition des siens. L’aveu final de l’auteur — «Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi… je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père» — en témoigne avec intensité.

Destin exceptionnel et épreuves ordinaires

‘‘Kolkhoze’’ est également un roman sur la mémoire et l’Histoire, où chaque épisode familial dialogue avec les bouleversements du monde. Carrère rend accessibles des faits historiques complexes tout en les inscrivant dans l’intime et l’émotion. La lecture de ce roman offre à la fois un voyage dans l’Histoire et un miroir de l’expérience humaine, entre grandeur et fragilité, destin exceptionnel et épreuves ordinaires.

Pour cette rentrée 2025, ‘‘Kolkhoze’’ se distingue comme un texte majeur confirmant Emmanuel Carrère comme un écrivain capable de conjuguer récit intime, mémoire familiale et fresque historique, avec un talent de narration rare. Ce roman captivant et profondément émouvant restera, à coup sûr, l’un des ouvrages marquants de l’année.

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