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Appel à la levée des sanctions contre la Syrie

La Syrie est sur la voie de la réhabilitation internationale. La chaîne israélienne I24 a indiqué que le président américain Donald Trump rencontrera le président syrien Ahmad Al-Charaa en marge de sa prochaine visite en Arabie saoudite. En même temps, de plus en plus de voix influentes appellent à la levée des sanctions économiques contre la Syrie afin de lui permettre de se relever. Si la situation économique et financière désastreuse se poursuit, le pays s’enfoncera de nouveau dans le chaos, comme le souhaitent ceux qui aimeraient voir le nouveau pouvoir échouer. Le succès d’Al-Charaa est tributaire de la levée des sanctions. 

Imed Bahri

Le magazine britannique The Economist, bible de l’establishment occidental, a consacré son éditorial à la Syrie post-Assad, plaidant pour la levée des sanctions qui ont épuisé le grand pays du Levant et pour permettre au nouvel homme fort de la Syrie de réussir.  

The Economist dresse tout d’abord un tableau noir de la conjoncture actuelle avec une économie agonisante qui épuise la population, une situation politique instable et des centaines de personnes, peut-être plus, qui ont été tuées à cause de la violence sectaire.

Cependant, un sondage réalisé par le magazine britannique dans les jours précédant et suivant le déclenchement des violences en mars dernier a montré que les Syriens semblaient étonnamment optimistes, ce que le magazine considère comme une opportunité à ne pas gâcher aussi bien pour le président Al-Charaa que pour les pays occidentaux désireux d’aider la Syrie à se relever.

Al-Charaa bénéficie d’une opinion favorable

L’enquête d’opinion indique que 70% des Syriens issus de l’ensemble des régions du pays et des différents groupes ethniques et religieux ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur pays. Environ 80% d’entre eux estiment avoir aujourd’hui plus de liberté que sous Al-Assad, avec un pourcentage similaire d’opinion favorable à M. Al-Charaa. Également, deux tiers des personnes interrogées estiment que la sécurité s’est améliorée malgré les affrontements.

L’éditorial souligne néanmoins que ces chiffres doivent être lus avec prudence dans un pays souffrant de traumatismes psychologiques et manquant d’une grande expérience en matière de liberté d’expression. Ils indiquent, toutefois, que malgré de profondes divisions –notamment entre la majorité musulmane sunnite et la minorité alaouite autrefois dominante–, les Syriens font toujours confiance à Al-Charaa pour tenter de reconstruire le pays.

Depuis qu’il a pris ses fonctions de président par intérim fin janvier, Al-Charaa a pris certaines mesures pour répondre aux attentes des Syriens. Au cours du week-end, il a tenu la promesse qu’il avait faite de nommer un gouvernement intérimaire, un gouvernement ne contenant pas uniquement des sunnites mais représentatif des différentes communautés présentes en Syrie avec des ministres kurde, alaouite, chrétien et druze. 

Empêcher de nouvelles violences sectaires

The Economist salue la formation de ce nouveau gouvernement qui apaiserait les inquiétudes en particulier si les ministres disposaient d’une réelle autorité pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. Cela pourrait également apaiser les inquiétudes concernant la tendance d’Al-Charaa à concentrer le pouvoir entre ses mains.

Le magazine britannique conseille au président syrien d’exploiter ce climat de soutien populaire pour achever l’unification des groupes armés disparates de Syrie et pour empêcher l’éclatement de nouvelles violences sectaires.

Cependant, le plus grand défi auquel le président est confronté reste de relancer l’économie syrienne dévastée. Le magazine rapporte que le président Al-Charaa n’a pas payé les salaires de la plupart des fonctionnaires depuis qu’il a pris le contrôle de Damas en décembre et qu’il y a une pénurie d’argent. Si les conditions ne s’améliorent pas rapidement, sa popularité actuelle ne devrait pas durer.

L’un des principaux obstacles ce sont les sanctions occidentales contre la Syrie, qui n’ont pas encore été levées. Imposées dans le but d’isoler Al-Assad, elles entravent désormais les tentatives du nouveau gouvernement de reconnecter la Syrie à l’économie mondiale.

Ces sanctions empêchent les entreprises étrangères d’investir dans la reconstruction et restreignent l’accès de la Syrie au système bancaire mondial rendant pratiquement impossible pour le pays d’obtenir le paiement des marchandises qu’il exporte.

La levée des sanctions est la seule issue

La Syrie a été contrainte d’acheter du pétrole russe transporté par bateau en raison des sanctions américaines. Sans investissements étrangers suffisants et sans recettes d’exportation, le président Al-Charaa ne peut pas œuvrer à la relance de l’économie du pays.

The Economist met en garde contre l’hésitation des États-Unis et de l’Europe à lever ces sanctions et considère que cette attitude est une erreur. Si l’économie syrienne continue de se détériorer, les seuls bénéficiaires seront les extrémistes et tous ceux qui ont intérêt à créer le chaos. Dans ce cas, la violence éclatera inévitablement de nouveau.

La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre depuis longtemps une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.

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Marine Le Pen ou la «trumpisation» de la vie politique France

Condamnée en première instance à 4 ans de prison ferme dont 2 en sursis et 4 ans d’inéligibilité, Marine Le Pen n’est pas victime d’une cabale des juges rouges, ou d’un gouvernement des juges ni d’un quelconque abus de droit, comme prétendent ses partisans.

Salem Ben Ammar *

Les juges ont rendu leur verdict en vertu de la loi Sapin 2, un texte majeur du droit français en vigueur depuis 2016, qui vise à renforcer la transparence et l’éthique dans les sphères économiques et publiques, ainsi que la Loi organique et loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Les deux lois prévoient des peines de prison et d’inéligibilité, sachant qu’elle-même préconisait, dès 2013, l’inéligibilité à vie des élus condamnés dans les affaires de détournement de fonds publics. Mais les prévenus étaient issus, à l’époque, d’autres familles politiques que la sienne.
Les juges n’ont donc pas une dent contre l’extrême-droite incarnée par Le Pen et son parti, le Rassemblement national (RN). Ils n’ont pas non plus outrepassé leur pouvoir. Ils n’ont fait qu’appliquer les dispositions légales votées par les députés.

Attrapée la main dans le sac

Ce sont les législateurs eux-mêmes, et Mme Le Pen en est un, qui ont fixé et voté les peines encourus par les acteurs politiques accusés de détournement de fonds publics. Elle doit savoir, en tant qu’élue et ex-avocate, que les juges n’ont pas inventé ces peines spécialement pour elle et qu’elle ne doit pas, par conséquent, en faire les boucs émissaires de ses propres dérives et abus.

Onze ans de pratiques frauduleuses sans jamais être inquiétée, des millions d’euros d’argent public européen détourné à des fins de financement de son parti, Mme «Tête haute et mains propres», a été attrapée la main dans le sac et elle doit payer pour les délits qu’elle a commis comme n’importe quel autre justiciable.

Plutôt que de reconnaître les faits avérés qui lui sont reprochés Mme Le Pen se réfugie dans la posture de la victime qu’elle affectionne, prétendant être victime d’un système dont elle s’est révélée être l’un des piliers essentiels, et tire à boulets rouges sur la justice, exacerbant la haine des juges chez ses idolâtres pour en faire une cible à abattre. Certains de ses partisans ont d’ailleurs lancé des appels au meurtre implicite contre les juges qui ont pris des proportions inquiétantes avec les menaces de mort proférées à l’encontre de la présidente de la 11e chambre et les deux procureurs derrière la sentence la concernant, désignés sur les réseaux sociaux comme «les vermines qu’il faut écraser» ou «les juges qu’il faut juger pour avoir décidé à la place des citoyens du sort de l’élection de 2027 en assassinent Marine Le Pen». «Les procureurs et la présidente devront rendre des comptes ni oubli ni pardon», ont également écrit sur les réseaux sociaux des partisans de Mme Le Pen.

Un coup de force contre l’Etat de droit

Ces hashtags en disent long sur le climat de violence qui entoure cette affaire qui n’est pas sans rappeler, dans une certaine mesure, la sortie tumultueuse de Donald Trump de la Maison Blanche au terme de son premier mandat, en 2021, avec notamment l’attaque du Capitole par ses partisans qui a coûté la vie à 7 policiers. C’est dire aussi que la France n’est pas à l’abri d’une montée de la violence politique, si jamais l’arrêt de la cour d’appel confirme ou aggrave le jugement de première instance.

La Trumpisation de la vie politique France est en marche avec la manifestation de soutien à Marine Le Pen ce dimanche qui est en réalité un coup de force contre l’Etat de droit et un avertissement aux juges qui auront à statuer sur l’appel dans un an.

* Chercheur en science politique et anthropologie sociale.

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La Tunisie interdit la pêche au poulpe pour lutter contre la pénurie

La Tunisie a interdit la pêche au poulpe sur toutes ses côtes pour lutter contre le déclin de la population de cette espèce, une décision saluée par une association de protection de l’environnement. (Ph. Les pots de terre cuite (karours) utilisés pour la pêche au poulpe).

Selon l’ONG Kraten, qui lutte pour le développement durable, les pêcheurs tunisiens tirent la sonnette d’alarme depuis le début de l’année sur une baisse «catastrophique» des stocks stratégiques de poulpes.

C’est pour cette raison que le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a décidé, dans un arrêté publié fin mars, d’interdire leur pêche à partir du 1er avril. Chaque année les autorités établissent une période pendant laquelle la pêche au poulpe est interdite, afin de respecter son cycle de reproduction. Dans son communiqué, le ministère n’a pas donné de date de fin pour l’interdiction. La saison actuelle de pêche au poulpe a débuté le 16 novembre et devait se terminer le 15 mai.

«C’est une bonne décision, même si elle est prise tardivement», a déclaré à l’AFP Ahmed Souissi, président de l’association Kraten, basée dans l’archipel de Kerkennah, connu pour la pêche au poulpe en Tunisie. L’objectif est de «permettre la conservation de cette espèce menacée pendant la période de reproduction et de croissance», a expliqué Souissi. «Ces dernières années, la pêche au poulpe a été réduite par la surpêche, même hors saison, mais aussi par l’utilisation de méthodes peu respectueuses de l’environnement, ce qui a conduit à une raréfaction de l’espèce», a-t-il expliqué.

Avec d’autres ONG, son association a alerté à plusieurs reprises les autorités sur la menace qui pèse sur cette ressource importante pour les pêcheurs, notamment dans les îles Kerkennah, a-t-il ajouté.

Pour les habitants de cet archipel, la pêche, notamment le poulpe, est la principale source de revenus. Sa rareté, selon Souissi, a poussé les pêcheurs à surexploiter d’autres espèces, provoquant un déséquilibre dans l’écosystème marin.

Entre les Kerkenniens et les poulpes, une vieille histoire d’amour de milliers d’années, une véritable richesse, le poulpe possède des qualités culinaires remarquables, il est le symbole de la force et de l’intelligence et qui constitue surtout la principale source de revenus des Kerkenniens.

Il existe plusieurs techniques de pêche aux hauts fonds qui entourent l’archipel pour attraper les poulpes d’où «les pêchers à claies, les nasses et les pierres taillées et évidée», ces pièges traditionnels ont été remplacés par «les pots de terre cuite (karours)», ces poteries munies d’une ouverture et portant un trou à la base sont disposée en chapelet. 

La pêche au poulpe est très délicate et nécessite une méthode bien précise, car l’animal aime en effet se cacher, être en retrait et squatter des récipients. Par contre les petits poulpes doivent être remis en liberté jusqu’à leur maturité et ce sont les plus grands qui sont vendus sur le marché.

I. B.

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Clôture du projet ProSol pour la protection des sols dégradés en Tunisie

La journée de clôture du projet ProSol (Protection et réhabilitation des sols dégradés en Tunisie), mis en œuvre par la GIZ Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche (MARHP), aura lieu mardi 8 avril 2025 de 9H00 à 13H30 à l’Hôtel Royal ASBU, à Tunis. 

La cérémonie aura lieu en présence de hauts responsables du MARHP, de représentants de l’ambassade d’Allemagne  et des organismes partenaires, experts et acteurs du secteur agricole.

Mis en œuvre depuis 2019 par la GIZ Tunisie et la Direction générale de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles (DG-Acta) au MARHP), le projet ProSol a été implanté, sur cinq ans et demi, dans 7 gouvernorats du nord-ouest et du centre-ouest du pays, à savoir Béja, Jendouba, Siliana, Kef, Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine. Il visait à aider les petits agriculteurs à mettre en œuvre les meilleures pratiques de protection des sols et de réhabilitation des terres dégradées outre l’introduction d’instruments financiers appropriés et l’amélioration du cadre réglementaire.

Le projet a été d’un grand appui aux efforts de l’Etat tunisien et à la stratégie d’aménagement et de conservation des terres agricoles (Acta) lancée en 2017, qui envisage, à l’horizon 2050, de développer des territoires ruraux prospères qui gèrent de manière durable les ressources naturelles.

La mise en œuvre du projet a nécessité des approches innovantes, un savoir-faire technique, une amélioration des connaissances et des services de conseils multidisciplinaires, outre une gouvernance participative qui a impliqué tous les acteurs concernés et les groupes cibles des zones d’intervention.

Un nouveau projet «Soil Matters» dans le cadre de la coopération tuniso-allemande sera aussi annoncé lors de cette journée de clôture.  

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Douane | Un étranger arrêté en possession de cocaïne au poste frontalier de Bouchebka

Au poste frontalier de Bouchebka, situé à la frontière algéro-tunisienne, les agents de la douane tunisienne ont saisi 200 grammes de cocaïne dissimulés par un voyageur de nationalité étrangère.

Selon un communiqué par la Direction générale de la douane tunisienne, la brigade d’inspection des voyageurs du bureau frontalier de Bouchebka a interpellé un individu suspect.

Après une fouille corporelle approfondie, les agents ont mis la main sur 200 grammes de cocaïne cachés dans ses vêtements, indique la douane en ajoutant qu’un procès-verbal a été établi à cet effet.

Le ministère public a ordonné le transfert du dossier aux services de sécurité compétents pour la poursuite de l’enquête.

Y. N.

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Tunis | Taieb Rached reste en détention

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rejeté la demande de libération de Taieb Rached, ancien premier président de la Cour de cassation, révoqué de ses fonctions.

Son procès a par ailleurs été reporté au 18 mai prochain, précise Mosaïque FM, citant une source proche du dossier.

Rappelons que l’ancien premier président de la Cour de cassation, est accusé de corruption, de falsification de documents, accusations qu’ils rejette catégoriquement depuis son arrestation en février 2023.

Y. N.

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Mohamed Ali Nafti reçoit le nouvel ambassadeur ivoirien et souligne la solidité des relations bilatérales

Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a reçu aujourd’hui, 3 Avril 2025, au siège du Ministère, Ebagnilin Benjamin MALAN NIAMKE, qui lui a remis une copie figurée de ses Lettres de Créance en tant que nouvel Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en Tunisie.

Le Ministre a salué les relations de longue date et solides entre la Tunisie et la Côte d’Ivoire, alors que les deux pays célèbrent cette année le 60ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Il a souligné la volonté de notre pays de soutenir et de renforcer davantage les relations de fraternité et de coopération avec la Côte d’Ivoire, qui est un partenaire économique de premier plan dans la région et qui accueille un nombre important de jeunes entrepreneurs tunisiens et d’entreprises tunisiennes.

Pour sa part, l’Ambassadeur désigné de la Côte d’Ivoire a affirmé sa volonté de consolider les relations de fraternité et de coopération avec la Tunisie dans les différents domaines d’intérêt commun et de contribuer, de par ses nouvelles fonctions, à hisser ces relations aux meilleurs rangs, en œuvrant à élargir leurs horizons dans les secteurs économique, académique et culturel.

Communiqué

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El-Jem | Mahdia : Fin de cavale pour des voleurs ciblant les personnes âgées

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé l’arrestation de deux individus impliqués dans des vols ciblant des personnes âgées au niveau de distributeurs automatiques de billets (DAB).

Les voleurs repéraient des personnes âgées qui se rendaient aux DAB des régions d’El-Jem et de Mahdia et observaient discrètement la saisie du code secret des cartes de retrait. Ils prétextaient ensuite un problème afin de distraire leurs victimes, à qui ils subtilisaient la carte afin de procéder ensuite à plusieurs retraits…

Les unités de sécurité du district de la sûreté nationale d’El-Jem sont parvenues à identifier les deux suspects et à les arrêter rapidement, indique la DGSN.

Ces derniers ont été placés en détention sur ordre du ministère public, alors que l’enquête se poursuit, ajoute encore la même source qui a lancé un appel à la vigilance tout en recommandant aux seniors de rester attentifs à leur environnement lors de l’utilisation des DAB, de cacher le code secret lors de la saisie et de refuser toute aide de personnes inconnues, lors des transactions.

Y. N.

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Solidaire avec Jawher Ben Mbarek, le CRLDHT dénonce les procès à distance

Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) a exprimé son soutien à Jawher Ben Mbarek, en grève de la faim pour dénoncer la décision de tenir, à distance, le procès des détenus dans l’affaire de complot contre la sûreté de l’État.

Dans un communiqué publié ce jeudi 3 avril 2025, le CRLDHT a fermement condamné les procès à distance, les qualifiant de « négation du droit fondamental à la défense » et a réitéré son appel aux autorités pour qu’elles « respectent leurs engagements internationaux et se conforment à la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ».

Avec le Comité de défense, le CRLDHT a exigé que l’audience du 11 avril 2025 se tienne en présence physique de tous les accusés et a lancé un appel à une mobilisation générale pour garantir un procès équitable et le respect des droits de tous les accusés dans cette affaire.

« Ce combat n’est pas seulement celui d’un homme pour sa liberté, c’est celui de tout un peuple pour le droit, contre l’arbitraire », lit-on encore dans le communiqué.

Y. N.

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Trafic de cocaïne dans les restaurants et discothèques de Gammarth | Un réseau démantelé

La police du district de La Marsa a démantelé un réseau de trafic de cocaïne qui opérait dans les restaurants et les boîtes de nuit de Gammarth (banlieue nord de Tunis).

Deux membres de ce réseau de trafic ont été arrêtés lors d’une opération menée par la police judiciaire de la Marsa, qui a également saisi une quantité importante de cocaïne, ainsi que différentes sommes d’argent.

Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), l’enquête a débuté suite à des informations parvenues aux autorités concernant un individu qui se livrait à la vente de cocaïne dans les établissements touristiques de la région.

Les investigations ont permis de localiser et d’arrêter le suspect, ainsi que son complice. Ces derniers étaient en possession de 20 sachets de cocaïne prêts à la vente et d’une somme d’argent, fruit de ce trafic, indique la DGSN, en ajoutant qu’en coordination avec le ministère public, une descente a été effectuée au domicile des suspects, où d’autres quantités de cocaïnes ont été découvertes.

Les deux dealers ont été placés en détention et l’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’éventuels complices.

Y. N.

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Tunisie | Sonia Dahmani a pu voir son père et a suspendu sa grève de la faim

Après avoir été autorisée à voir son père lors d’une visite à la prison de La Manouba, l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani a suspendu sa grève de la faim ce jeudi 3 avril 2025.

C’est ce qu’a annoncé sa sœur Ramla Dahmani Accent en précisant que cette décision a été prise « Parce que l’administration pénitentiaire a fait un pas » :

« Aujourd’hui, Sonia a suspendu sa grève de la faim.
Parce que l’administration pénitentiaire a fait un pas.
Après plusieurs jours de grève de la faim, ils ont fini par appeler notre père.
Ils lui ont permis de le voir.
Et ils lui ont rendu ce droit qu’ils lui avaient arraché le jour de l’Aïd.
C’était sa principale revendication.
Elle a vu notre père.
Ca l’a apaisé.
Alors elle a décidé de suspendre la grève
», lit-on dans un post publié, ce jour, par Ramla Dahmani Accent .

Rappelons que Sonia Dahmani avait entamé une grève de la faim lundi dernier, après avoir été privée de la visite de son père, malgré la promesse de la directrice de la prison de la Manouba.

Y. N.

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Tunisie | Kaïs Saïed et les «semeurs de troubles»

«Ceux qui propagent [en Tunisie] un discours de crise visent, en fait, à semer le doute. Ces parties auraient dû proposer des solutions plutôt que de diffuser un discours de désespoir et de découragement», déclaré le président de la République Kaïs Saïed.

Recevant, mercredi 2 avril 2025, au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarah Zaâfrani Zenzeri, pour examiner  l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres, le chef de l’Etat a ajouté qu’il est grand temps d’écarter ces individus des postes de décision, les qualifiant d’«agents qui ne font qu’exécuter les directives de parties extérieures», qui, comme à son habitude, n’a pas nommément désignées, bien qu’on peut deviner qu’il s’agit de certains bailleurs de fonds internationaux qui conditionnent leur aide financière par des réformes structurelles, tel que le Fonds monétaire international (FMI).

Saïed a aussi affirmé que «les projets réalisés grâce aux efforts du peuple tunisien continueront démentir ces semeurs de troubles».

Sur un autre plan,le chef de l’État a souligné que la «révolution législative» qu’il préconise ne peut être menée par «les demi-mesures ou des textes de loi qui n’entrent jamais en application».

La législation n’est pas une fin en soi, «mais un outil permettant de renverser une légitimité et d’en instaurer une autre», selon ses termes, ajoutant que «les révolutions n’admettent pas les demi-mesures ni les vestiges d’une légitimité illégitime que le peuple a rejetée», selon ses déclarations rapportées par l’agence officielle Tap. Etant entendu que le projet politique qu’il a initié depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, incarne la «révolution» et ses opposants la «légitimité illégitime que le peuple a rejetée».  

Reste cependant à espérer que la «révolution législative» que Saïed appelle de tous ses vœux ne tarde pas à être mise en place pour que ses fruits soient cueillis dans les meilleurs délais et que la prospérité promise ne soit pas renvoyée aux calendes grecques, d’autant plus que les remous actuels dans le monde ne présage rien de bon pour l’économie mondiale, y compris pour la «petite» Tunisie.  

I. B. (avec Tap).    

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Tunisie | Qui bloque les projets présidentiels ?  

Le président de la République, Kaïs Saïed, continue de fulminer contre l’administration publique qui ne fait pas preuve de célérité dans la réalisation des projets publics en cours, malgré la disponibilité des fonds qui leur sont alloués.

Recevant, mercredi 2 avril 2025, au Palais de Carthage, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, Saïed lui a réitéré les griefs qu’il avait faits à maintes reprises à ses prédécesseurs.

Tout en insistant sur «la nécessité d’accélérer la réalisation des projets bloqués, malgré la mobilisation des fonds nécessaires à cet effet», le chef de l’Etat a pris connaissance de l’état d’avancement de certains projets en cours, dont notamment celui de réaménagement et de restauration des bassins des Aghlabides de Kairouan, qu’il avait visités la veille de l’Aïd Al-Fitr.

«Les fonds sont disponibles et les procédures légales ont été finalisées. Il n’y a aucune raison d’interrompre les travaux», s’est-il indigné, selon un communiqué du Palais de Carthage, laissant ainsi entendre que de mystérieuses parties bloquent sciemment le projet ou cherchent à retarder sa réalisation. «Les personnes qui ont causé ces retards doivent être tenus pour légalement responsables», a-t-il lancé, sans que l’on sache de qui il parle.

Quant au ministre Zouari, qui aurait pu nous éclairer à ce propos, il n’a pas cru devoir faire une conférence de presse pour révéler l’identité de ces saboteurs qui portent atteinte à l’intérêt public.

Le président de la République a également évoqué d’autres projets, et donné ses instructions pour recenser tous ceux sont bloqués, tout en rappelant, au cas où on l’aurait oublié, que c’est le peuple qui paye le prix de ces retards. «Il supporte les intérêts des prêts [contractés pour la réalisation des projets en question] sans voir ces projets aboutir.»

Il reste à savoir ce que le président cherche à nous dire en laissant entendre à chaque fois que de mystérieuses parties bloquent ou retardent la réalisation des nombreux projets publics en cours. Cherche-t-il à fuir ses responsabilités en se défaussant sur une tierce partie non identifiée – lobbys, cartels, saboteurs, etc.–, comme l’en accusent ses opposants, ou désigne-t-il de vrais saboteurs tapis au cœur de l’Etat et de l’administration publique et qu’il s’apprête à démasquer et à sanctionner. Mystère et boule de gomme !

I. B.

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Industrie des paris en ligne | Comment les sites de paris sportifs se développent-ils ?

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Israël prévoit d’installer un camp de concentration à Gaza

Israël, émanation de l’idéologie sioniste suprémaciste et génocidaire, ne recule devant aucun crime pour se débarrasser des Palestiniens et notamment des Gazaouis. Le média israélien +972 Magazine a révélé le plan du gouvernement israélien concernant l’avenir des habitants de Gaza dans l’enclave palestinienne assiégée. Alors que le transfert des Gazaouis vers l’Égypte voulu par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas abouti jusque-là, l’État hébreu a un plan encore plus radical : un camp de concentration appelé, comble du cynisme, «zone humanitaire». (Ph. Un soldat israélien gardant la clôture entourant la bande de Gaza).

Imed Bahri

Dans son enquête intitulée «La dernière vision d’Israël pour Gaza porte un nom: un camp de concentration», Meron Rapoport révèle qu’Israël a l’intention de forcer les habitants de la bande de Gaza à vivre dans une zone confinée et fermée, les laissant souffrir de faim et de désespoir, après avoir échoué dans ses tentatives pour les déplacer vers l’étranger. 

Il y a deux semaines, un texte publié sur X par le journaliste israélien Yinon Magal affirmait que l’armée israélienne avait l’intention de transférer tous les habitants de la bande de Gaza vers une «nouvelle zone humanitaire» aménagée comme un lieu d’habitat fermé. Toute personne y entrant sera contrôlée pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de «terroriste» (sic !).

Un plan d’évacuation forcée des Palestiniens

Le journaliste ajoute que l’armée israélienne ne permettrait pas à ceux qu’elle décrit comme des «renégats» de refuser l’évacuation. Rester en dehors de la nouvelle «zone humanitaire» sera considéré comme un acte criminel, précise-t-il.

Ce n’était pas le seul avertissement. Rapoport a également indiqué que le ministre de la Défense Yisrael Katz avait fait allusion à une telle possibilité dans une déclaration faite le même jour en s’adressant à la population de Gaza affirmant qu’il s’agissait du dernier avertissement et que la phase suivante serait beaucoup plus dure. Il a même menacé les Gazaouis en disant: «Vous paierez le prix fort !», ajoutant que l’évacuation des habitants des «zones de combat» reprendrait bientôt.

Dans sa déclaration, Katz disait aussi: «Suivez le conseil du président américain: libérez les otages, expulsez le Hamas et d’autres options s’ouvriront à vous y compris la réinstallation dans d’autres pays pour ceux qui le souhaitent. L’alternative est la destruction et la dévastation totales».

Les similitudes entre les déclarations de Magal et de Katz ne sont pas une coïncidence, a noté Rapoport, ajoutant que même si Magal n’a pas appris le nouveau plan de guerre d’Israël directement de Katz ou du nouveau chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, il est raisonnable de supposer qu’il l’a appris par d’autres sources militaires de haut rang.

Dans son enquête, +972 Magazine conclut qu’Israël se prépare à déplacer de force tous les habitants de Gaza par une combinaison d’ordres d’évacuation et de bombardements intensifs, les forçant ainsi à se réfugier dans une zone fermée et peut-être clôturée. Toute personne surprise en dehors de cette zone serait tuée et les bâtiments sur l’ensemble du territoire seraient probablement rasés.

Rapoport explique qu’il n’exagère pas lorsqu’il assimile la «zone humanitaire», selon l’expression de Magal, dans laquelle l’armée a l’intention de confiner les deux millions d’habitants de Gaza, à un «camp de concentration», semblable à ceux dans lesquels les Nazies allemands ont enfermé les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le projet d’établir un camp de concentration à l’intérieur de Gaza n’est pas réaliste dans les circonstances actuelles car peu de Gazaouis seraient prêts à partir même sous des bombardements continus et parce qu’aucun pays n’accepterait un afflux aussi massif de réfugiés palestiniens sur son territoire, souligne Rapoport.  

Un objectif totalement irréaliste

Pour qu’un «départ volontaire» réussisse, comme le souhaitent les responsables Israéliens, et permette ainsi l’annexion des terres palestiniennes et le rétablissement des colonies juives dans la bande de Gaza, il faudrait évacuer au moins 70% de la population de Gaza, soit plus de 1,5 million de personnes. Cet objectif est totalement irréaliste compte tenu des circonstances politiques actuelles tant à Gaza que dans le monde arabe.

Israël reste donc piégé par sa propre politique à l’égard de la bande de Gaza. Jusqu’en octobre 2023, la vision des services de sécurité était de contenir les Palestiniens à Gaza où ils pourraient être surveillés et contrôlés plutôt que de les disperser dans toute la région. Cela explique pourquoi l’occupant israélien n’a pas cherché à forcer la population à quitter la bande pendant les 17 années de blocus.

En effet, jusqu’au début de la guerre, quitter Gaza était extrêmement difficile et coûteux et n’était accessible qu’aux Palestiniens riches et disposant de relations auprès des ambassades étrangères à Jérusalem ou au Caire pour obtenir un visa.

La vision israélienne concernant Gaza semble désormais passer d’un contrôle externe à un contrôle complet puis à l’expulsion et à l’annexion. Cependant, l’enquête de +972 Magazine souligne que la résolution du problème de Gaza ou de la question palestinienne dans son ensemble sur la base de l’expulsion de tous les habitants de Gaza de leurs maisons et leur transfert hors de la bande de Gaza ne peut pas être obtenue comme l’espèrent les extrémistes du gouvernement israélien tels que le ministre des Finances Bezalel Smotrich et celui de la Défense Yisrael Katz.

Leur plan semble être de confiner d’abord la population dans une ou plusieurs enclaves puis de laisser la famine et le désespoir les anéantir, en voyant Gaza complètement détruite, leurs maisons rasées et leurs enfants sans présent ni avenir. Ils espèrent voir les Palestiniens eux-mêmes chercher à émigrer et forcer les pays arabes à les accepter.

Le gouvernement et l’armée israéliens peuvent croire que le «départ volontaire» des habitants de Gaza effacera les crimes sionistes et qu’une fois que les Palestiniens auront trouvé un avenir meilleur ailleurs, ces crimes seront oubliés. Wishful Thinking que ne partage pas Rapoport, qui estime que le déplacement forcé de deux millions de personnes est pratiquement impossible et que les méthodes qu’Israël pourrait utiliser pour mettre en œuvre son plan pourraient conduire à des crimes encore plus graves.

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Dévaluation stratégique du dollar | Le retour du Plaza Accord ?

L’économie américaine se trouve aujourd’hui à un point de rupture historique. Entre une dette fédérale vertigineuse, des taux d’intérêt élevés, un déficit budgétaire hors de contrôle et une inflation persistante, les marges de manœuvre de la première puissance mondiale s’amenuisent. Incapable de corriger ses déséquilibres par les outils budgétaires classiques, l’administration Trump serait tentée de recourir à des leviers monétaires non conventionnels : affaiblissement volontaire du dollar, restructuration sélective de la dette, voire lancement d’un crypto-dollar souverain. Mais ces choix — aux implications géopolitiques majeures — feraient peser un risque systémique inédit sur l’économie mondiale, en particulier sur celles des pays du Sud Global.

Yahya Ould Amar *

Ce basculement stratégique, inspiré de l’héritage du Plaza Accord, signale une redéfinition potentielle de l’ordre économique global, dans un climat politique américain profondément fragmenté, où la cohérence doctrinale et la discipline institutionnelle font défaut.

La conjonction d’un niveau élevé des taux d’intérêt, d’une inflation persistante et d’un endettement public historique — évalué à 36 500 milliards de dollars, dont 28 900 milliards arriveront à échéance au cours du mandat de Trump — réduit drastiquement la flexibilité budgétaire de l’administration américaine.

À ce fardeau s’ajoutent un déficit annuel de près de 1900 milliards de dollars et une charge d’intérêt estimée à près de 900 milliards de dollars par an. Or, avec un taux d’intérêt moyen actuel sur la dette fédérale de 2,7 %, la dette arrivant à maturité devra être refinancée à des conditions moins favorables, à des taux dépassant les 4%. Cette dynamique entraînera une hausse mécanique du service de la dette, qui pourrait passer de 900 milliards à plus de 1500 milliards de dollars par an dans les toutes prochaines années, exacerbant le risque d’effet boule de neige sur les finances publiques.

Economie sous contrainte, géopolitique sous pression

Dans ce contexte, les choix politiques, économiques et géostratégiques de Washington seront nécessairement subordonnés à une contrainte de soutenabilité budgétaire croissante, forçant l’administration Trump à arbitrer entre stabilité financière, ambition géopolitique et impératifs de croissance.

Certes, un ratio d’endettement public avoisinant aujourd’hui les 130% du PIB ne constitue pas, en soi, un facteur déclencheur immédiat de crise dans un monde où le dollar demeure la principale monnaie de réserve et où la demande pour les obligations du Trésor américain reste soutenue. Ce seuil ne devient véritablement critique qu’au-delà de 250%, niveau à partir duquel la confiance des marchés, à l’égard des États-Unis, pourrait vaciller, compliquant le financement des déficits et contraignant la Federal Reserve (FED) – la Banque centrale américaine – à des choix douloureux entre inflation, croissance et stabilité monétaire.

À ces vulnérabilités économiques majeures s’ajoutent des contraintes institutionnelles structurelles et une incertitude politique grandissante, nourrie par le caractère encore incertain des résultats de la politique économique menée à l’approche des élections de mi-mandat, prévues dans un an et huit mois. Ce scrutin, qui renouvellera l’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat, pourrait profondément reconfigurer les équilibres du pouvoir législatif et, partant, la capacité de l’exécutif à mettre en œuvre son agenda.

Le président Trump ne dispose ni d’un contrôle effectif sur le Congrès (élection de John Thune à la tête des sénateurs républicains, au détriment de Rick Scott, le préféré de Trump), ni d’un ascendant incontesté sur l’ensemble de son parti, limitant de facto sa capacité à abroger des textes structurants tels que l’Inflation Reduction Act – IRA (de nombreux États républicains bénéficient directement des investissements de l’IRA).

Cette fragilité politique est aggravée par une équipe économique fragmentée, où coexistent sans cohérence doctrinale des profils technocratiques, des faucons protectionnistes et des représentants des intérêts financiers de Wall Street.

En l’absence de vision stratégique unifiée en raison des clivages idéologiques et d’un pilotage institutionnel stabilisateur, les orientations économiques de l’administration Trump pourraient non seulement accentuer la volatilité macroéconomique dans le monde, mais aussi perturber l’équilibre financier international, dans un contexte où la prévisibilité et la cohérence des politiques publiques deviennent des actifs critiques.

La doctrine Trump : vers un affaiblissement monétaire assumé

Face à la dérive de l’endettement, les réponses classiques – relèvement des impôts, réduction des dépenses discrétionnaires, retour à une stricte discipline budgétaire – apparaissent insuffisantes, voire inopérantes. Le total des recettes fiscales fédérales s’élève à environ 5 000 milliards de dollars par an, un niveau structurellement insuffisant au regard des besoins budgétaires actuels. Même en envisageant une hausse théorique de 50% des impôts, hypothèse économiquement irréaliste et politiquement inapplicable, le déséquilibre fondamental des finances publiques américaines ne serait pas résorbé.

Faute de marges budgétaires et conscient de la position centrale du dollar dans l’ordre monétaire international offrant une latitude unique dont aucun autre pays ne dispose, l’attention de l’équipe économique de Trump se déplace alors vers les leviers monétaires et commerciaux.

Dans la vision qui semble se dessiner, Trump attribue l’érosion de l’économie américaine à un dollar structurellement surévalué, conséquence directe de son statut de monnaie de réserve mondiale, qui attire les capitaux internationaux mais pénalise la compétitivité industrielle des États-Unis. Ce déséquilibre, amplifié selon lui par les subventions injustes accordées à l’industrie dans des pays comme la Chine, aurait conduit à la désindustrialisation, à l’explosion des importations et à la perte d’emplois — un diagnostic qu’il conviendrait toutefois de nuancer : le taux de chômage américain demeure proche de 4%, soit un quasi plein emploi, et l’économie regorge d’emplois de qualité dans les secteurs non industriels à haute valeur ajoutée notamment les technologies de pointe.

À cela s’ajoute, dans sa lecture, le rôle stratégique des États-Unis en tant que garant de la sécurité mondiale, qui engendre un fardeau militaire croissant, financé par une dette publique soutenable uniquement grâce à la primauté du dollar.

Dans ce cadre, Trump considère qu’un affaiblissement volontaire du dollar, combiné à une limitation des importations et à un rééquilibrage du partage des dépenses de défense avec les alliés, permettrait de restaurer l’appareil productif national. Ceux qui refuseraient ces nouvelles règles du jeu seraient, selon cette doctrine, privés de la protection sécuritaire américaine.

Cependant, cette analyse fondée sur la seule appréciation du dollar apparaît aujourd’hui discutable. Si le billet vert a connu d’importantes fluctuations, l’indice du dollar (DXY), mesuré face à un panier de six grandes devises, se situe actuellement autour de 104, un niveau déprécié par rapport à celui de janvier 1971, où il culminait à 120.

Dévaluer pour dominer : l’héritage du Plaza

Cette vision n’est pas sans rappeler l’Accord du Plaza de 1985, lorsque les États-Unis, rejoints par la France, le Japon, l’Allemagne de l’Ouest et le Royaume-Uni, avaient coordonné leurs efforts pour provoquer une dépréciation du dollar, jugé alors excessivement fort. Ce précédent historique résonne aujourd’hui avec une acuité particulière, tant il semble offrir une grille de lecture intellectuelle aux orientations actuelles de la politique économique et stratégique américaine. L’affaiblissement délibéré du dollar, loin d’être une simple tactique conjoncturelle, s’inscrit de plus en plus clairement dans une doctrine cohérente visant à restaurer la compétitivité industrielle, rééquilibrer les charges géopolitiques et redéfinir les rapports de force commerciaux et sécuritaires.

Dans le contexte actuel de marchés financiers hautement interconnectés et dominés par des acteurs privés, tenter de piloter le niveau du dollar via une intervention concertée ou unilatérale serait infiniment plus complexe qu’à l’époque du Plaza Accord où la majorité des monnaies étaient encore administrées par les banques centrales et les marchés financiers jouaient un rôle beaucoup plus marginal dans les économies.

Pour mémoire, le volume des transactions sur le seul marché des changes équivaut, en à peine deux semaines, à l’intégralité du produit intérieur brut mondial annuel. Ce simple ordre de grandeur illustre à quel point les États ou banques centrales, malgré leur puissance nominale, pèsent peu face à la profondeur, la vitesse et la masse de feu des marchés financiers internationaux. Toute tentative de manipulation monétaire ou d’intervention unilatérale s’y heurte à des dynamiques systémiques largement hors de portée du contrôle public.

Les droits de douane

Les droits de douane instaurés par l’administration Trump apparaissent vraisemblablement comme le prélude à une stratégie plus large visant à refaçonner l’économie par le biais d’une dévaluation progressive du dollar, amorcée dès son arrivée au pouvoir. En combinant un retrait méthodique des engagements multilatéraux, des pressions accrues sur les partenaires traditionnels — notamment européens, canadiens, mexicains — ainsi que des incitations fiscales ciblées en faveur de l’investissement productif domestique, Trump initie une dynamique de désaffection relative envers le dollar.

Vers une restructuration de la dette américaine?

Dans ce contexte, une mesure encore hypothétique mais de plus en plus discutée à Washington serait une restructuration explicite de la dette publique américaine. Celle-ci pourrait prendre la forme, entre autres, d’une taxation des coupons obligataires perçus par les non-résidents, d’une réduction unilatérale des taux faciaux des obligations du Trésor américain. Une telle évolution remettrait en cause l’intégrité perçue d’un pilier central de l’architecture financière mondiale : la dette souveraine américaine, dont moins d’un tiers est actuellement détenue par des entités étrangères, mais qui demeure le principal actif de réserve à l’échelle planétaire. Le risque majeur réside dans le reflux des capitaux étrangers hors des Titres du Trésor qui provoquerait une hausse brutale des taux d’intérêt américains, se répercutant instantanément sur les taux de référence internationaux.

Dans la logique doctrinale de l’équipe Trump, une telle restructuration de la dette publique ne pourrait qu’être suivie d’une intervention massive sur les marchés des changes. Faute de consensus international, notamment avec les alliés et partenaires des Etats-Unis, la stratégie américaine pourrait alors basculer vers des mesures unilatérales coercitives, visant à restreindre les flux de capitaux entrants ou à taxer les achats étrangers de titres du Trésor américain. Si de telles actions contribueraient mécaniquement à affaiblir le dollar, elles exerceraient en revanche une pression haussière sur les taux d’intérêt américains, allant à rebours des objectifs de relance économique et de soutenabilité budgétaire.

Une autre option envisagée serait d’imposer aux détenteurs étrangers une conversion forcée de leurs titres en obligations du Trésor à très longue maturité — 50 ou 100 ans —, peu liquides, mais adossées à des lignes de swap de court terme mises en place par la Réserve fédérale (FED). Ce mécanisme, reposant sur des accords bilatéraux entre la FED et d’autres banques centrales, permettrait à ces dernières d’obtenir des dollars contre leur propre monnaie, avec engagement de rachat à une échéance convenue, au même taux de change, majoré d’un intérêt. Cette architecture viserait à lisser les tensions de liquidité, tout en forçant une extension de la duration de la dette détenue par les non-résidents.

Un fonds souverain pour peser sur la valeur du dollar

Parallèlement, l’administration pourrait également envisager la création d’un fonds souverain américain, financé par endettement ou réallocation budgétaire, dont l’objectif serait de procéder à des achats massifs d’actifs étrangers pour peser structurellement sur la valeur du dollar. Ce levier financier pourrait être combiné à des instruments de pression géopolitique — notamment tarifaires ou militaires — pour inciter, voire contraindre, des partenaires stratégiques tels que l’Europe, le Canada, le Japon, Taïwan, la Corée du Sud ou l’Arabie Saoudite à souscrire à des titres de dette à très long terme – 50 ou 100 ans.

L’inflation comme outil d’érosion discrète

Moins visible mais historiquement redoutablement efficace, l’approche qui consisterait à laisser l’inflation autour de 4% éroder progressivement la valeur réelle des dettes. Cette stratégie peut être pilotée de manière indirecte par des choix politiques : en exerçant une pression sur la Réserve fédérale pour qu’elle baisse ou limite les relèvements de taux, en nommant des gouverneurs favorables à une politique monétaire accommodante, et en façonnant un discours public centré sur la croissance et l’emploi. Trump a déjà demandé à la FED de faire baisser son taux directeur (Federal Funds Rate).

Monnaie digitale adossée aux titres du Trésor à échéance

Plus audacieuse, mais porteuse d’un potentiel stratégique considérable, l’introduction d’une monnaie digitale souveraine américaine adossée aux titres du Trésor à maturités longues : 50 ou 100 ans – un crypto-dollar officiel – représenterait une véritable innovation de rupture dans l’ordre monétaire international.

Conçue comme un instrument exclusivement garanti par la dette fédérale à très long terme, et accessible aux banques centrales étrangères via un réseau sécurisé, cette devise numérique consoliderait le rôle des obligations du Trésor sur 50 ou 100 ans en tant que collatéral de référence à l’échelle mondiale. Un tel dispositif constituerait un levier inédit de projection de la puissance monétaire américaine à l’ère numérique.

Dollar faible entre soulagement géopolitique et risque systémique

Toutefois, affaiblir significativement le dollar reviendrait sans doute à un renchérissement des prix à l’importation aux Etats-Unis mais aussi à une remontée brutale des taux d’intérêt domestiques avec un risque systémique de panique des marchés financiers s’ils venaient à douter de la solvabilité ou de la fiabilité du Trésor américain. Une telle rupture de confiance dégraderait profondément la crédibilité du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale et rendrait à terme insoutenable le service de la dette fédérale.

Certes, ces scénarios comportent des risques majeurs mais l’histoire économique est sans appel : les grandes crises systémiques surviennent non parce qu’aucune solution n’existe, mais parce que les dirigeants refusent d’embrasser la complexité et d’agir à temps. L’inaction équivaudrait à exposer l’économie mondiale à une crise évitable, dont le fardeau pèserait de manière disproportionnée sur les pays les plus vulnérables. Mais comment espérer bâtir un consensus international équilibré lorsque l’administration américaine actuelle récuse les principes mêmes du multilatéralisme?

Enfin, une politique américaine visant à affaiblir le dollar s’accompagnerait vraisemblablement d’un apaisement des tensions géostratégiques, notamment en mer de Chine ou au Moyen-Orient, afin de maintenir un climat de faible risque systémique.

En évitant de déclencher un effet refuge vers leurs propres actifs, les États-Unis chercheraient à limiter l’appréciation involontaire de leur monnaie. Si le coût d’une telle stratégie est porté à l’échelle globale, ses retombées, dans cette perspective, pourraient paradoxalement favoriser la stabilité internationale et contribuer à une forme de paix systémique, au moins temporairement.

Choc pour les économies du Sud Global

Si la vision de Trump, stratégiquement plausible, venait à concrétiser une politique américaine d’affaiblissement coordonné ou pas du dollar, les économies du Sud Global seraient en première ligne. Loin d’être un simple ajustement monétaire, ce projet représenterait une rupture majeure dans l’architecture économique mondiale, dont les conséquences se feraient sentir bien au-delà des frontières américaines.

La dépendance structurelle des économies du Sud au dollar — en tant que monnaie de facturation, d’endettement et de réserve — les rend particulièrement vulnérables à toute dévaluation du billet vert. Une telle évolution provoquerait une appréciation artificielle de nombreuses monnaies locales, détériorant leur compétitivité à l’export et réduisant la valeur réelle des réserves en dollars des pays. Dans les pays fortement dollarisés, cela se traduirait par une instabilité monétaire aiguë, une pression accrue sur les taux de change et des sorties de capitaux déstabilisatrices.

Resserrement financier au détriment du développement

En parallèle, l’un des axes clés de cette vision reposerait sur l’éviction des investisseurs étrangers des obligations du Trésor américain pour faire baisser la demande en dollar, via des mesures fiscales ou réglementaires. Ce retrait forcé ferait mécaniquement grimper les taux d’intérêt américains, avec un effet domino immédiat sur les taux mondiaux. Pour les pays en développement, cela signifierait un accès plus coûteux et plus restreint aux marchés internationaux de capitaux, une contrainte budgétaire renforcée, et des arbitrages douloureux entre service de la dette et investissement dans les priorités nationales.

À cela s’ajouteraient les retombées d’un climat commercial globalement plus conflictuel, caractérisé par le retour aux logiques bilatérales, les mesures de rétorsion et la fragmentation des chaînes d’approvisionnement — autant de facteurs qui affaibliraient l’intégration des pays du Sud dans le commerce mondial.

Fragmentation monétaire et recul du multilatéralisme

Enfin, au-delà de l’impact financier immédiat, la vision de Trump remettrait profondément en question les fondements du multilatéralisme économique. En substituant aux règles collectives une logique de rapports de force, les États-Unis fragiliseraient davantage encore des institutions déjà sous tension, comme l’OMC, le FMI ou la Banque mondiale — précisément celles où les pays du Sud peuvent encore faire entendre leur voix. Sur le plan monétaire, la perte de confiance dans le dollar pourrait contraindre ces pays à diversifier leurs ancrages, sans qu’aucune alternative crédible (euro, yuan, monnaies régionales) ne soit véritablement prête. Ce processus, s’il est précipité, risque d’aboutir à une fragmentation monétaire désordonnée, propice aux crises de change et à l’érosion des régulations financières nationales.

Stratégie de positionnement

Au-delà de la sphère diplomatique, la réponse du Sud Global doit être financièrement structurante. Il s’agit d’accélérer la diversification des ancrages monétaires par la mise en place de mécanismes régionaux robustes : paniers de devises pour le commerce intra-Sud, fonds de réserves multilatéraux, et accords de swap entre banques centrales du Sud.

Simultanément, le développement de marchés de capitaux régionaux devient un levier indispensable pour réduire la dépendance au dollar : cela implique le renforcement des bourses régionales, la création ou la consolidation d’agences de notation indépendantes, et un soutien accru aux banques publiques de développement. Cette stratégie vise à accroître la souveraineté financière, à amortir les chocs liés à la hausse des taux internationaux, et à offrir aux économies du Sud une capacité de financement endogène, plus prévisible et mieux adaptée à leurs priorités structurelles. Il s’agit de bâtir une architecture économique plus résiliente, fondée sur la coopération Sud-Sud, l’innovation monétaire et la réduction des asymétries systémiques.

En somme, la doctrine émergente autour d’un dollar affaibli, d’un repli fiscal et d’un désengagement multilatéral marque une rupture avec l’ordre économique qui a prévalu depuis l’après-guerre. Si cette stratégie offre, à court terme, une illusion de réindustrialisation et de souveraineté budgétaire, elle ouvre en réalité la voie à une instabilité financière accrue, à une fragmentation monétaire mondiale et à une remise en cause des équilibres multilatéraux.

Pour les économies du Sud Global, l’enjeu est vital : il ne s’agit plus seulement de s’adapter, mais de construire une réponse proactive et coordonnée, afin de préserver leur souveraineté économique et d’éviter d’être les victimes collatérales d’une nouvelle ère de désordre financier international.

* Economiste, banquier et financier.

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Alger accueille l’ICT Africa Summit 2025

L’ICT Africa Summit 2025 se tiendra du 21 au 23 avril 2025 au Palais des Expositions d’Alger, Pavillon A, Safex, Algérie. Cette édition du salon marque la convergence historique de trois événements majeurs : le Digital Africa Summit, ICT Maghreb et Alvetic.

Cette synergie crée une plateforme pour l’innovation, la collaboration et la transformation numérique en Afrique. Les participants découvrent les dernières innovations technologiques, rencontrent des leaders de l’industrie et des startups prometteuses, explorent les opportunités de partenariat et d’investissement et prennent part à des conférences de haut niveau, des ateliers et des sessions de réseautage.

Cette année, grâce au B2B Lab, la plateforme intelligente de matchmaking B2B, ils peuvent avoir des rencontres professionnelles intéressantes, trouver des partenaires pour développer leur business, planifier des rendez-vous d’affaires qualifiés avant et pendant l’événement, rencontrer d’autres participants dans l’espace B2B dédié pour maximiser leur présence et leurs opportunités commerciales.

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Amnesty international dénonce les conditions de détention de Sonia Dahmani et réclame sa libération

Amnesty international Tunisie a exprimé, ce mercredi 2 avril 2025, sa solidarité avec l’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, actuellement en grève de la faim en prison.

L’organisation dénonce « des violations des droits fondamentaux de Sonia Dahmani et ses conditions de détention» , en rappelant qu’elle proteste contre la privation de son droit de visite familiale lors de la fête de l’Aïd, mais aussi contre des « violations systématiques exercées par les autorités tunisiennes en milieu carcéral ».

Amnesty qui a exprimé sa solidarité avec Sonia Dahmani, a appelé à sa libération et a affirmé tenir les autorités pour responsables de son intégrité physique et morale.

Rappelons que lundi dernier, Sonia Dahmani a entamé une grève de la faim après avoir été privée de visite familiale par un gardien de prison, malgré une promesse de la directrice de l’établissement pénitentiaire.

Y. N.

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Hammam-Lif : Arrestation d’un délinquant multirécidiviste, condamné à 88 ans de prison !

La police de Hammam-Lif (banlieue sud de Tunis) a arrêté un individu faisant l’objet de 30 mandats de recherche et condamné à 88 ans de prison ferme.

Ce dernier a été interpellé à l’intérieur d’un train en direction de Tunis, indique la Direction, générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué publié ce mercredi 2 avril 2025.

Activement recherché par diverses unités de sécurité et instances judiciaires, il a été placé en détention ajoute la même source, sans précisé la nature des affaires dans lesquelles ce multirécidiviste est poursuivi.

Y. N.

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