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L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?

Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique. (Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée).

Elyes Kasri *

La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).

Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation ; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques ; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.

Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.

Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.

Risques des choix énergétiques dogmatiques

L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.

L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.

Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.

La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?

La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie

La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.

Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd’hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.

En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.

La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?

Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique

Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.

Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.

La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?

Un saut industriel inédit pour une ambition technologique

Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).

L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.

La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ?

Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.

La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?

Le nucléaire comme socle du renouvelable

Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de «base» stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.

La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule «Phosphates-Uranium» comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?

L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.

La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.

La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.

* Ancien ambassadeur.

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Un nouveau cadre de dialogue national pour sortir la Tunisie de la crise   

Trois des quatre composantes du Quartet du dialogue national, prix Nobel de la Paix 2015 * — la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat) et l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT) —reprennent la parole ensemble, dans un cadre de coordination commun face à la crise politique, économique et sociale que traverse le pays. Et publient, ce jeudi 3 septembre 2026 le communiqué conjoint suivant sous le titre «La Tunisie d’abord, et le peuple au-dessus de toute considération».

La Tunisie traverse aujourd’hui une crise politique, économique et sociale profonde, résultat de choix et de politiques qui ont prouvé leur incapacité à résoudre les crises accumulées, et qui ont même contribué à aggraver la souffrance des Tunisiens, à affaiblir leur pouvoir d’achat, et à élargir les cercles de la pauvreté, du chômage et de la précarité — au point que le citoyen a perdu confiance dans les institutions de l’État et dans leur capacité à répondre à ses revendications légitimes.

Le pays connaît également un recul grave dans le domaine des droits et des libertés, un resserrement continu de l’action politique, syndicale et civile, ainsi qu’une instrumentalisation croissante de la justice dans les conflits politiques, portant atteinte à son indépendance, aux garanties d’un procès équitable et aux droits de la défense — ce qui frappe l’une des garanties les plus importantes de protection du citoyen et menace les fondements de l’État de droit et des institutions.

Les prisons et les centres de rétention connaissent des conditions qui ne répondent pas aux exigences de la dignité humaine ni aux normes internationales.

Dans le même contexte, le pays connaît un recul de la liberté des médias, une répression des voix libres, et une mainmise croissante sur les institutions médiatiques.

Les crises de l’eau et de l’électricité, la pénurie de médicaments et de produits de base, ainsi que la hausse des prix, ne sont plus de simples difficultés conjoncturelles ; elles touchent désormais directement les conditions de vie quotidienne et la dignité des Tunisiens, aggravent leurs souffrances et approfondissent leur sentiment d’impasse.

Le drame de la noyade de jeunes de Ben Guerdane, et les tragédies similaires qui l’ont précédé, confirment que la migration irrégulière n’est pas seulement un dossier sécuritaire, mais bien la conséquence directe du désespoir, de l’impasse et de la perte d’espoir en l’avenir — ce qui fait porter au pouvoir une responsabilité politique et sociale pleine et entière dans le traitement de ses causes profondes, et non la simple gestion de ses conséquences.

Inutile de rejeter la responsabilité sur autrui, car le pouvoir en place porte l’entière responsabilité politique de ses choix, de ses décisions et de leurs conséquences, après des années de gestion des affaires publiques en dehors de toute logique de dialogue et de participation, dans un contexte d’absence de transparence, d’opacité sur les données, et de restriction du droit à exprimer une voix divergente.

La Tunisie ne peut être gouvernée selon une logique de déni, de silence ou de voix unique, tout comme les crises ne peuvent être affrontées en excluant la société et ses forces vives.

On ne peut sortir de la situation actuelle que par une révision globale des choix économiques, sociaux et politiques dont l’échec est avéré, et par l’ouverture d’un véritable processus de dialogue sociétal, menant à des solutions capables de sauver le pays, de préserver son unité, de protéger les droits et les libertés, et de redonner confiance et espoir aux Tunisiens.

Nous, organisations signataires, annonçons le lancement d’un cadre de coordination commun pour la Tunisie et les Tunisiens, animés par notre conviction profonde de la nécessité de la vigilance, de la protection des acquis du peuple, de l’attachement à l’État de droit et des institutions, de la préservation de l’indépendance de la société civile, et de la défense des droits et des libertés.

Ce cadre restera en permanence ouvert à toutes les forces vives et démocratiques, et à tous les acteurs nationaux qui croient en la Tunisie et en son avenir, afin d’œuvrer ensemble à l’ouverture d’un nouvel horizon national, qui redonne sa place au dialogue et à la participation, préserve l’avenir des générations futures, et garantit à la Tunisie son unité, sa place et sa dignité.

Signataires :

Président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme — Bassem Trifi ;  

Bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie — Boubaker Ben Thabet ;

Secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) — Slaheddine Selmi.

* Au célèbre Quartet, il manque l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’Artisanat (patronat). On ne sait pas si l’organisation patronale a été sollicitée et qu’elle a refusé de se joindre à l’initiative. Son absence, en tout cas, pose des questions. Il faut dire que sa direction actuelle est totalement illégale puisque l’organisation n’a pas tenu son congrès depuis plusieurs années.  

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UE | 200 000 € pour les victimes des incendies en Tunisie

L’Union européenne (UE) a débloqué un financement humanitaire d’urgence de 200 000 euros (environ 676 000 dinars tunisiens) pour soutenir les communautés tunisiennes touchées par les graves incendies qui frappent le pays depuis le début du mois de juin. (Photo : Récent incendie au Jebel Bargou).

Ces ressources serviront à renforcer l’intervention du Croissant-Rouge tunisien, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), face à une situation d’urgence aggravée par les températures élevées, la sécheresse de la végétation et les vents violents. «Ce soutien est un signe tangible de la solidarité et de la proximité de l’UE avec le peuple tunisien dans cette épreuve, venant s’ajouter à l’aide d’urgence apportée durant la phase la plus critique des incendies», a déclaré l’ambassadeur de l’UE en Tunisie, Giuseppe Perrone, à l’agence italienne Nova.

Selon les estimations du Croissant-Rouge tunisien, les incendies ont déjà ravagé environ 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles depuis le début de la saison des feux, touchant au total près de 41 479 personnes. Ce chiffre englobe aussi bien les personnes directement affectées par les incendies que celles ayant subi les conséquences des interruptions de fourniture d’électricité et d’eau.

Aide humanitaire d’urgence aux communautés les plus vulnérables

Les flammes ont endommagé ou détruit des habitations, des commerces, des terres agricoles, des arbres fruitiers ainsi que d’autres moyens de subsistance, affectant particulièrement les communautés rurales et forestières dont l’économie repose sur l’agriculture, l’élevage et les ressources naturelles.

Parmi les catégories les plus vulnérables figurent les personnes âgées, les enfants, les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les familles à faibles revenus, ces dernières étant davantage exposées aux difficultés liées à la perte de leur logement, de leurs biens et de leurs moyens de subsistance.

Le financement européen, explique la délégation de l’UE à Tunis, citée par Nova, permettra de fournir des abris et des biens ménagers de première nécessité, une aide alimentaire et un soutien financier, ainsi que des services de santé et un soutien psychosocial.

L’intervention comprendra également des activités dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que des initiatives de protection et de mobilisation des communautés locales. L’opération, d’une durée de six mois s’étendant jusqu’à fin février 2027, vise à atteindre environ 15 000 personnes directement touchées par les incendies. Ces 200 000 euros s’inscrivent dans le cadre de la contribution de l’UE au Fonds d’urgence pour les interventions en cas de catastrophe (DREF) de la FICR, un instrument conçu pour permettre aux sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de disposer rapidement de ressources financières en cas de calamité.

Le Croissant-Rouge tunisien a mobilisé des bénévoles dans les zones touchées par les incendies, les impliquant dans les opérations d’évacuation, les premiers secours, la distribution d’aide humanitaire et d’eau, le soutien psychosocial ainsi que dans les activités d’évaluation des besoins et de soutien aux communautés. Ces interventions sont menées en coordination avec la Protection civile et les autorités locales.

Contribution européenne à la lutte contre les incendies

Comme le rappelle l’ambassadeur Perrone à Nova, ce soutien européen s’inscrit dans une mobilisation plus large de l’UE en faveur de la Tunisie. Suite à la demande d’assistance présentée par Tunis le 23 juillet 2026 dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union, le Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) de la Commission européenne a soutenu le déploiement rapide de deux Canadair mis à disposition par l’Italie pour contribuer à la lutte contre les incendies. Le service européen d’observation par satellite Copernicus a également été activé, via le système de cartographie rapide EMSR903, afin de fournir des cartes facilitant la gestion de l’urgence.

Cette intervention face aux incendies s’inscrit dans le cadre des instruments utilisés par l’UE pour répondre aux urgences et aux catastrophes naturelles, avec pour objectif de contribuer à sauver des vies, à réduire les souffrances et à soutenir les populations les plus vulnérables.

Dans ce contexte, la Commission européenne a conclu avec la FICR un accord de contribution humanitaire de 16 millions d’euros pour soutenir le DREF. Ce fonds, créé en 1979 et alimenté par les contributions de donateurs, permet de financer rapidement les opérations des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophes de moindre ampleur ne nécessitant pas le lancement d’un appel international formel. Les subventions sont ensuite reconstituées grâce aux contributions des donateurs, dans le cadre des opérations relevant du mandat humanitaire de l’UE.

 I. B. (avec Nova).

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Win-Win | Plateforme pour adapter les compétences au marché du travail

Une nouvelle plateforme numérique appelée Win-Win, développée dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne (UE) via le programme Erasmus+, vise à renforcer le lien entre la formation professionnelle et les entreprises en adaptant davantage les compétences des travailleurs aux besoins du marché.

Le portail met à la disposition des centres de formation, des formateurs, des entreprises et des acteurs du marché du travail des ressources pédagogiques, des outils pratiques et des méthodologies visant à améliorer la collaboration entre le système de formation professionnelle et les employeurs

La plateforme, accessible gratuitement et disponible également en français et en arabe, vise notamment à favoriser la mise à jour des compétences, l’employabilité et une meilleure adéquation des parcours de formation à la demande des entreprises. Une application permettant d’utiliser les contenus de formation hors ligne est également prévue.

Le projet Win-Win, lancé en 2025 et programmé jusqu’à la fin de l’année 2027, réunit dix organisations issues de Tunisie, du Maroc, de Jordanie, de Belgique et du Portugal.

Pour la Tunisie, cette plateforme constitue un nouvel outil au service des établissements de formation, des entreprises, des stagiaires et des décideurs œuvrant au développement des compétences et des opportunités d’emploi.

Les partenaires tunisiens sont l’Agence de la formation dans les métiers du tourisme et la société Al Emtiez.

L’initiative prévoit également des activités de formation internationale ainsi que des rencontres entre centres de formation professionnelle et entreprises, dans le but de développer des réseaux de coopération et de favoriser l’échange d’expériences entre les deux rives de la Méditerranée.

I. B.

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Le festival de l’audio-visuel arabe entre Tunis et Hammamet

La 26e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, organisé par l’Arab States Broadcasting Union (Asbu) en collaboration avec le ministère des Affaires culturelles, se tiendra du 21 au 24 septembre 2026 entre Carthage, Hammamet et Tunis, sous le thème «Rythme de l’image et écho de l’avenir».

La cérémonie d’ouverture est prévue à l’amphithéâtre de Carthage, avec la participation du chanteur syrien Nassif Zeytoun et de l’artiste irakienne Rahma Riad, ainsi que des hommages rendus à des personnalités du monde de la télévision, de la radio, du cinéma et des médias arabes. Les activités se poursuivront à Yasmine Hammamet, où seront installés le salon des technologies et des équipements audiovisuels ainsi que le marché des programmes, destiné à favoriser les rencontres entre producteurs et professionnels du secteur.

Parmi les thèmes au cœur des débats figurent le développement des podcasts et leur capacité d’influence, la transformation du public — passant de simple destinataire à acteur de la production de contenus — et le «tourisme médiatique», abordant le rôle des médias dans la promotion des destinations.

Selon les organisateurs, la convention professionnelle associée au festival réunit plus de 80 exposants et attire environ un millier de visiteurs et de professionnels internationaux.

La manifestation s’achèvera au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture de Tunis, avec la remise des prix aux productions lauréates des concours radio, télévision et nouveaux médias, ainsi que la présentation en avant-première de l’œuvre musicale ‘‘Safir Ilayka wa ghanni’’ du compositeur tunisien Karim Thlibi.

L’édition 2026 avait été initialement programmée pour le mois de juin, avant d’être reportée à septembre par l’Asbu en raison de la situation dans le monde arabe, notamment au Moyen-Orient et dans le Golfe, suite au déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.

I. B.

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HRW dénonce la «répression de la société civile» en Tunisie

La Tunisie a progressivement restreint l’espace d’action de la société civile par le biais d’arrestations, de poursuites judiciaires, d’enquêtes financières et de suspensions d’associations, dénonce Human Rights Watch (HRW) dans le rapport intitulé «We are living on borrowed time: repression of civil society in Tunisia» (Nous vivons en sursis : répression de la société civile en Tunisie), publié le 2 septembre 2026.

Selon HRW, depuis 2024, au moins 47 personnes liées à des organisations de la société civile ont été poursuivies et au moins 14 ont été condamnées à des peines de prison lors de procès tenus en 2025 et 2026.

L’organisation affirme également avoir recensé au moins 20 associations suspendues entre 2025 et 2026, parmi lesquelles la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), I Watch et Avocats Sans Frontières (ASF).

HRW critique notamment le recours au décret n° 88 de 2011 relatif aux associations ainsi que les enquêtes sur les financements étrangers, estimant que ces outils administratifs et judiciaires sont utilisés de manière disproportionnée à l’encontre d’organisations indépendantes.

Le président Kaïs Saïed a dénoncé à plusieurs reprises le poids des financements étrangers auprès des ONG, soulignant la nécessité de préserver la souveraineté nationale.

Les autorités tunisiennes ont également rappelé aux associations l’obligation de déclarer l’origine, le montant et la destination des fonds reçus de l’étranger.

HRW demande à Tunis de mettre fin aux restrictions sur la liberté d’association et de libérer les défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, selon ses termes.

I. B.

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Les casinos en Tunisie | Où jouer légalement, de Djerba à Hammamet

Derrière les façades des stations balnéaires touristiques tunisiennes se cachent quelques casinos. Ils accueillent une clientèle internationale venue prolonger la soirée autour des tables de jeu.

Si l’idée de tenter votre chance aux tables de jeu vous effleure pendant vos vacances en Tunisie, mieux vaut d’abord savoir où jouer et dans quelles conditions. Contrairement à une idée reçue, le pays compte bel et bien quelques casinos accessibles aux visiteurs étrangers. Encore faut-il connaître les établissements autorisés et leurs modalités d’accès.

Peut-on jouer légalement dans un casino en Tunisie ?

La législation tunisienne autorise les jeux de hasard, mais uniquement dans un cadre précis. Les casinos ne peuvent s’installer que dans les zones touristiques, à proximité des grands complexes hôteliers. Cette règle explique pourquoi on les retrouve à Djerba, à Hammamet ou à Sousse, et rarement ailleurs sur le territoire.

Dans les faits, l’accès à ces établissements est réservé aux étrangers, sur présentation d’un passeport. Les résidents tunisiens n’y sont pas admis. Cette restriction vise à limiter les jeux d’argent au sein de la population locale sans priver les visiteurs étrangers d’une offre de loisirs nocturnes propre aux destinations balnéaires. En un mot, ces casinos existent avant tout pour distraire les touristes, et non pour créer un marché du jeu destiné aux Tunisiens.

La situation est plus floue lorsqu’il s’agit de jouer sur Internet. La Tunisie ne dispose actuellement d’aucun cadre national de régulation ni de licence spécifique pour les plateformes de jeux de casino en ligne. D’autres pays ont fait un choix totalement différent. En Belgique, par exemple, un casino en ligne comme Madison Casino doit obtenir une licence B+ auprès de la Commission des jeux de hasard pour exercer légalement. Cet encadrement impose des règles d’identification, de jeu responsable et de protection des joueurs adultes.

Les trois casinos phares des stations balnéaires tunisiennes

Trois établissements concentrent l’essentiel de l’offre de casinos en Tunisie. Chacun propose une expérience distincte, intégrée à l’environnement touristique de sa région.

Le Grand Casino de Djerba, une adresse majeure de l’île : situé dans la zone touristique de la célèbre île, le Grand Casino figure parmi les plus connus du pays. On y trouve des machines à sous variées, des tables de roulette et de blackjack, ainsi qu’un espace poker apprécié des habitués. Les touristes, pour la plupart logés dans les hôtels voisins, viennent ici le soir pour l’ambiance feutrée, le soin apporté au décor et le service haut de gamme.

Le Casino La Médina à Yasmine Hammamet : intégré au complexe touristique de Yasmine Hammamet, ce casino profite d’un emplacement stratégique, à proximité des restaurants, de la marina et des lieux de sortie. Les visiteurs y accèdent à des machines à sous récentes et à plusieurs tables de jeux traditionnels. Plus animée en fin de semaine, l’ambiance est parfaite pour se divertir après le dîner. La proximité immédiate des hôtels facilite d’ailleurs les allers-retours en soirée, sans avoir à quitter la station.

Le Grand Casino Kantaoui : installé à Port El-Kantaoui, au nord de Sousse. Cette station organisée autour de sa marina rassemble des hôtels, des restaurants, un golf et plusieurs lieux de sortie. Le casino attire donc une clientèle étrangère déjà présente dans les établissements touristiques du secteur. Son offre réunit des machines à sous et des jeux de table tels que la roulette et le blackjack. Le nombre de tables reste plus modeste que dans les grands complexes internationaux, créant ainsi une ambiance assez intimiste. Un bar est disponible pour les visiteurs qui souhaitent simplement observer les parties ou faire une pause.

La proximité de Sousse élargit le public potentiel. Les vacanciers installés dans la ville ou à Port El-Kantaoui peuvent rejoindre facilement l’établissement en taxi. Les horaires étant susceptibles de varier, il est toutefois recommandé de faire une vérification le jour même pour éviter un déplacement inutile.

Quels jeux et quelle ambiance dans les casinos tunisiens ?

Les jeux proposés varient peu d’un casino tunisien à l’autre. En revanche, l’ambiance et les horaires diffèrent selon la période de l’année et l’affluence touristique. Voici les points communs que vous retrouverez généralement dans ces établissements :

– des machines à sous nombreuses et régulièrement renouvelées ;

– des tables de roulette, de blackjack et de poker animées par des croupiers ;

– une ouverture en soirée, souvent jusque tard dans la nuit ;

– une tenue correcte exigée à l’entrée ;

– un contrôle systématique du passeport pour les visiteurs étrangers.

Ces casinos ne fonctionnent pas isolément. Ils accompagnent l’offre hôtelière de Djerba, de Hammamet et de Sousse pour que les touristes intéressés par les jeux puissent passer de bonnes soirées.

Pour beaucoup de voyageurs, il est naturel de compléter un séjour balnéaire par une visite au casino.

Voilà pourquoi les casinos tunisiens soignent autant le confort et la variété des jeux que leur emplacement, qui est toujours à deux pas des grands hôtels.

Pour un visiteur de passage à Djerba, Hammamet ou Sousse, ces trois adresses restent donc les repères les plus fiables. Elles offrent un cadre légal, des jeux reconnus et des soirées qui vont bien avec l’expérience balnéaire en Tunisie.

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L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab

L’ennemi de mon ennemi est mon ami. Entre les Houthis yéménites de confession chiite et les Shabaab somaliens sunnites qui sont affiliés à Al-Qaïda, la rivalité confessionnelle d’autrefois est oubliée, place à une alliance de circonstance. Jirbril Yahya Ali, cheville ouvrière de ce rapprochement, a été tué par les Américains cependant le rapprochement se poursuit, prospère et chacun trouve son compte. Le général Dagvin Anderson, commandant des forces américaines en Afrique (Africom) a fait part de son inquiétude: «Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»(Photo : Un porte-conteneurs au mouillage au large des côtes du Yémen, dans le golfe d’Aden.)

Imed Bahri

Dans une enquête publiée par le Wall Street Journal intitulée «L’alliance entre Al-Qaïda et les Houthis, le nouveau casse-tête pour les États-Unis», Michael M. Phillips indique que cette alliance naissante est mutuellement avantageuse pour les deux mouvements. Al-Shabaab, la branche d’Al-Qaïda la plus riche au monde, disposait de fonds mais avait besoin d’armes et d’entraînement. Les Houthis, quant à eux, possédaient un armement sophistiqué et une expertise technique mais ils étaient avides d’argent et d’une nouvelle base pour lancer des attaques contre l’Occident. 

Cependant, cette nouvelle donne a fait de Jibril Yahya Ali, l’architecte du rapprochement, une cible.

Le 12 février, quatre mois après son mariage avec Boudour Murshed, Jibril et Boudour faisaient leur promenade habituelle au coucher du soleil dans leur Toyota Corolla. Le téléphone de Boudour sonna, ils s’arrêtèrent et elle sortit pour répondre.

Quelques instants plus tard, un missile américain s’est abattu sur la voiture. Jibril fut tué sur le coup. Un ami se précipita pour éloigner Boudour de l’endroit.

La frappe aérienne a marqué le début des efforts américains pour démanteler l’alliance improbable entre deux des ennemis les plus acharnés des États-Unis : les combattants d’Al-Shabaab, qui opèrent en Somalie depuis vingt ans, et les Houthis, qui bénéficient depuis longtemps d’armes et d’entraînements assurés par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien.

Cependant, pour les États-Unis, la mort de Jibril est intervenue trop tard pour enrayer l’enchaînement d’événements qu’il avait contribué à déclencher.

De part et d’autre du golfe d’Aden

Une rivalité confessionnelle opposait Houthis et Al-Shabaab jusqu’à ce que Jibril et d’autres négocient un partenariat entre eux, qui menace désormais de déstabiliser davantage le Moyen-Orient et les marchés mondiaux de l’énergie. Leurs pays respectifs, le Yémen et la Somalie, sont situés de part et d’autre du golfe d’Aden, par lequel transitait, avant la guerre d’Iran, environ 12% du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

Avec le blocus du détroit d’Ormuz exercé en grande partie par les forces iraniennes, le golfe d’Aden pourrait devenir une voie alternative pour les exportations de pétrole du Moyen-Orient. Cependant, les Houthis se sont précipités au secours de leurs alliés à Téhéran, attaquant des pétroliers liés à l’Arabie saoudite à l’aide de missiles et de drones en mer Rouge.

Depuis au moins 2023, Jibril servait d’intermédiaire entre les deux groupes armés, unis par leur haine des États-Unis et d’Israël, selon des responsables américains, somaliens et yéménites.

Jibril a été tué deux semaines avant le début de la guerre américaine contre l’Iran. Il n’a pas vécu assez longtemps pour constater son legs : deux groupes désignés comme organisations terroristes par les États-Unis, unis par une alliance de circonstance, et se retrouvant à la tête d’un point de passage maritime stratégique leur permettant de menacer le commerce mondial du pétrole en temps de crise.

«D’un côté, vous avez Al-Shabaab, la branche la plus importante et la plus lucrative d’Al-Qaïda, qui se dote d’armes plus sophistiquées et d’un entraînement plus poussé», a déclaré au WSJ le général Anderson, avant d’ajouter : «De l’autre côté, il y a les Houthis qui étendent leur influence géographique et qui ont désormais un nouveau point d’appui ce qui pourrait déstabiliser davantage l’un des points de passage économiques les plus importants au monde. Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»

Deux sources américaines proches de l’opération ont confirmé qu’une frappe aérienne américaine avait tué Jibril. Cependant, le Commandement central américain a déclaré que l’opération n’était pas militaire. Un porte-parole de la CIA a refusé de dire si l’agence était responsable de l’assassinat.

L’ambassadeur du Yémen aux États-Unis a refusé une demande d’interview, et les responsables houthis n’ont pas répondu aux questions écrites concernant les liens du groupe avec Al-Shabaab.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami

Les Houthis, majoritairement musulmans chiites, et Al-Shabaab, musulman sunnite, s’opposent sur un sujet de discorde sectaire datant du VIIe siècle, à savoir la succession légitime du prophète Mohamed. Cette division continue d’alimenter la violence dans des régions s’étendant de l’Afghanistan à l’Irak et à la Syrie.

Cependant, leurs ennemis communs unissent désormais les Houthis et les Shabaab. «Ils haïssent l’Occident et Israël», a déclaré Abdullahi Mohamed Ali, ancien chef des services de renseignement somaliens.

L’agence antiterroriste yéménite décrit Jibril comme «une figure clé du renforcement des liens entre les Houthis et les Shabaab, grâce à l’échange d’expertise et à la coordination, notamment pour faciliter le transfert d’armes et de matériel militaire», selon une note d’évaluation interne consultée par le WSJ.

Jibril se déplaçait clandestinement entre la Somalie et le Yémen, servant d’intermédiaire entre les Shabaab et les Houthis, selon Matt Bryden, ancien fonctionnaire de l’Onu chargé de surveiller les flux d’armes vers la Somalie.

Bryden a présenté des détails sur la vie et la mort de Jibril lors d’une réunion d’information à huis clos en juin, en présence de membres des forces spéciales américaines et de représentants gouvernementaux est-africains.

Jibril avait 38 ans lorsqu’il a été tué. Il avait étudié la médecine vétérinaire au Yémen et dirigeait une organisation caritative à Mogadiscio, la capitale somalienne. Il était également propriétaire d’un bureau de change et d’une société d’import-export.

Il portait des blessures par balle qui lui ont valu le surnom de «Gajami», que l’on pourrait traduire par «manchot», bien qu’il n’était amputé d’aucun bras. 

D’après la réunion d’information, les Houthis lui ont fourni un appartement meublé à Sanaa, la capitale yéménite sous leur contrôle, et il a participé à des événements officiels dans cette ville. Les rebelles lui ont également délivré un faux passeport yéménite, sous une fausse identité, selon un document consulté par le WSJ.

En 2024, le mouvement Shabaab a dépêché un émissaire de haut rang, le cheikh Ahmed Elmi Samatar, pour épauler Jibril. Samatar a présenté aux Houthis une longue liste d’armes demandées, que le journal américain a pu consulter. Cette liste comprenait des missiles antiaériens portables, des roquettes Katioucha de 107 mm, des fusils de précision Dragunov, des drones d’attaque chargés d’explosifs, des missiles antichars et du matériel de vision nocturne de fabrication américaine.

Un responsable du renseignement militaire américain a confirmé que les Shabaab recherchaient des armements sophistiqués auprès des Houthis, en plus de fusils, de mitrailleuses et de munitions.

Les autorités yéménites ont arrêté Samatar en janvier 2025 mais il a été libéré ultérieurement lors d’un échange de prisonniers avec les Houthis.

Samatar est retourné en Somalie, laissant Jibril continuer à représenter les intérêts des Shabaab au Yémen.

Jibril a continué à servir d’intermédiaire pour des livraisons d’armes, et les Shabaab ont dépêché deux experts en armement au Yémen pour l’assister. Après sa mort, le groupe a désigné un remplaçant au Yémen pour poursuivre ses opérations, a indiqué Bryden, ajoutant que l’épouse de Jibril est en fuite.

Selon un rapport des services de renseignement yéménites, des sociétés écrans au Yémen sont utilisées pour dissimuler les cargaisons sous l’appellation de marchandises civiles et les acheminer vers Mukalla et d’autres ports.

Les armes traversent ensuite le golfe d’Aden à bord de vedettes rapides ou de bateaux de pêche et sont débarquées dans des zones peu surveillées des côtes du nord de la Somalie, selon un responsable du renseignement militaire américain.

De là, elles sont transférées aux unités combattantes des Shabaab dans le sud de la Somalie, où se concentrent les activités des insurgés.

En avril 2025, les États-Unis ont détruit deux embarcations non identifiées entrant dans les eaux somaliennes en provenance du Yémen, transportant ce que l’Africom a décrit comme des armes conventionnelles sophistiquées.

On ignore quelles armes figurant sur la longue liste de demandes des Shabaab sont effectivement parvenues aux militants en Somalie. Toutefois, la possibilité que le groupe se procure des drones d’attaque ou d’autres armes capables de frapper les bases américaines et somaliennes depuis les airs inquiète les deux armées.

Le général de brigade Ahmed Abdullahi Sheikh, ancien commandant des forces spéciales somaliennes, a déclaré : «J’ignore quels sont leurs plans mais il est certain que quelque chose se prépare».

Israël entre dans la danse

À ces préoccupations sécuritaires s’ajoute la décision d’Israël, en décembre, de reconnaître l’indépendance du Somaliland, région située au nord-ouest des frontières internationalement reconnues de la Somalie et qui s’est proclamée État indépendant en 1991.

Le Somaliland pourrait offrir à Israël un accès à Berbera, ville portuaire de la mer Rouge dotée d’une piste d’atterrissage si longue que la Nasa l’avait louée comme site d’atterrissage d’urgence pour la navette spatiale.

Berbera pourrait également fournir aux Israéliens un point d’observation supplémentaire pour surveiller et attaquer les Houthis.

Michael Milstein, ancien haut responsable du renseignement israélien, a déclaré que les Houthis avaient été un facteur déterminant lors de la reconnaissance du Somaliland comme État indépendant par Israël. Il a ajouté : «Une présence militaire au Somaliland confère une position très avantageuse pour contrer les Houthis».

Dans une allocution télévisée datant du mois d’août, le chef houthi, Abdul-Malik, a déclaré que son groupe surveillait de près les mouvements israéliens au Somaliland, qu’il a présentés comme visant à contrôler le golfe d’Aden, le détroit de Bab El-Mandeb et la mer Rouge. Il a ajouté : «Nous agirons à tout moment pour cibler toute activité ou présence de l’ennemi israélien au Somaliland».

En juin, une délégation houthie de quatre personnes a quitté le Yémen par la mer, traversé le golfe d’Aden et accosté sur la côte sud de la Somalie.

Selon une source du renseignement régional, les hommes ont ensuite traversé la jungle pour rejoindre leurs homologues à Jilib, capitale de facto du territoire contrôlé par les Shabaab.

Les Houthis cherchaient à coordonner leurs efforts pour perturber les activités israéliennes à Berbera, craignant que le port ne devienne une plateforme israélienne permanente de surveillance et de lancement d’attaques contre le Yémen. Les Houthis ont promis aux dirigeants des Shabaab des armes plus sophistiquées et un entraînement accru.

Des combattants des Shabaab se rendent régulièrement au Yémen pour recevoir une formation houthie sur la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) plus meurtriers et l’utilisation d’armes de pointe.

Un responsable du renseignement militaire américain a déclaré qu’au moins 100 combattants Shabaab avaient effectué ce voyage.

L’Onu a rapporté l’année dernière que le groupe envoie des groupes d’une trentaine de combattants se former au tir de précision, aux opérations de défense aérienne et aux techniques de fabrication d’EEI plus meurtriers.

En 2024, le premier groupe envoyé a suivi une formation avant départ comprenant un enseignement religieux et des conseils pour gérer les contacts limités avec leurs familles pendant leur séjour à l’étranger, selon des informations recueillies par une source de renseignement régionale.

Une cérémonie d’adieu a été organisée et des discours de motivation ont été prononcés à l’intention des combattants sur le départ.

Lors de son briefing en juin, Bryden a déclaré qu’un groupe de combattants Shabaab avait passé trois mois cette année à Saada, au Yémen, pour étudier l’assemblage de drones et de systèmes permettant aux opérateurs de visualiser les images des caméras embarquées comme s’ils étaient dans un cockpit.

Des formateurs houthis se rendent également en Somalie pour former les combattants d’Al-Shabaab au pilotage de drones, selon un responsable militaire américain.

Al-Shabaab paie en espèces et est parfaitement en mesure de s’offrir les biens et services des Houthis.

Selon une évaluation des services de renseignement américains, le groupe armé Al-Shabaab perçoit au moins 100 millions de dollars par an en extorquant des entreprises et des voyageurs somaliens aux points de contrôle routiers et dans le port de Mogadiscio.

D’après Abdullahi, un ancien commandant somalien, Al-Shabaab exploite également l’orpaillage artisanal le long des monts Al-Amadow, au nord du pays.

L’armée américaine a mené environ 40 frappes aériennes contre des cibles d’Al-Shabaab en Somalie cette année, contre 41 pour l’ensemble de l’année 2025, selon l’Africom.

Pour les Houthis, s’implanter dans le sud de la Somalie, région qui contrôle le commerce via le golfe d’Aden, est tout aussi important que l’argent versé par Al-Shabaab.

«Traditionnellement, les relations entre les Houthis et Al-Shabaab étaient purement transactionnelles mais cela ne signifie pas que de nouveaux facteurs, potentiellement d’importance stratégique, n’ont pas émergé après la guerre Iran-États-Unis», a déclaré Awes Hagi Yusuf Ahmed, conseiller à la sécurité nationale de la Somalie. 

Par ailleurs, les Houthis ambitionnent d’obtenir l’aide du mouvement Al-Shabaab pour déployer des radars afin de surveiller les navires dans les eaux qu’ils partagent.

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Bientôt, un parc éolien à El Fahs subventionné par le Japon

Le projet éolien terrestre de 75 MW d’El Fahs, gouvernorat de Zaghouan, qui a été sélectionné, en juillet 2026, pour bénéficier d’une subvention du Japon, sera mis en œuvre par une coentreprise nippo-norvégienne composée d’Eurus Energy Holdings Corporation et de Scatec. Il s’agit du 5e projet mis en œuvre dans le cadre du Mécanisme d’échange de crédits carbone (MCC), fondé sur l’article 6 de l’Accord de Paris, en Tunisie, et du premier projet éolien approuvé en la matière. (Photo: Champs d’éoliennes à Haouaria, Nabeul).

Dans un communiqué publié ce jeudi 3 septembre 2026, l’ambassade du Japon en Tunisie rappelle les autres projets mis en œuvre dans le cadre du MCC. En avril 2026, deux centrales photovoltaïques d’une puissance de 50 MW chacune, l’une à Tozeur et l’autre à Sidi Bouzid, ont été mises en service. En outre, un projet photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid est en cours de développement, tandis qu’un projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès a été sélectionné en février 2026.

Bien que de manière encore limitée, ces projets ont généré des emplois, tant durant les phases de construction que pour les activités d’exploitation et de maintenance (O&M), précise le communiqué.

«Ces initiatives renforcent la capacité de production d’énergies renouvelables en Tunisie, soutiennent la transition énergétique nationale et contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre», ajoute l’ambassade du Japon qui conclut : «Nous souhaitons qu’elles contribuent à une meilleure maîtrise de l’approvisionnement énergétique et au renforcement de la sécurité énergétique, en augmentant la production locale d’électricité renouvelable.»

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Affaire du complot | Lettre de Ayachi Hammami aux juges

L’avocat Ayachi Hammami est l’un des prévenus qui comparaîtront ce jeudi 3 septembre 2026 devant la Cour de Cassation dans le cadre de l’affaire dite de complot contre l’Etat. Dans cette «Lettre au président de la chambre de cassation et à ses conseillers», écrite dans la prison de Mornaguia où il est incarcéré et traduite de l’arabe, il interpelle les juges sur leur responsabilité dans la défense du droit contre les interférences politiques.

Soit, vous prenez le parti du droit et de la justice, soit vous consacrez l’absurde et en assumez la responsabilité !

On attend de vous cette semaine, en tant que Cour de cassation et plus haut degré de juridiction, que vous exerciez votre contrôle sur l’arrêt rendu par la Cour d’appel l’affaire dite du complot. Un choix sans ambiguïté s’offre à vous aujourd’hui : soit vous mettez fin à l’absurde qui a entouré ce dossier et cassez l’arrêt en faisant triompher le droit, la justice et les droits humains, soit vous conférez une légitimité à cet absurde, votre décision finale en devenant alors l’aboutissement et l’entérinement.

C’est pourquoi je vous adresse cette lettre depuis ma prison de la Mornaguia, vous rendant, président et membres de la chambre, pleinement responsables devant votre conscience et devant l’Histoire.

Nous avons été témoins, tout au long de cette affaire, de violations et d’atteintes graves et innombrables. C’est dans cet esprit que je me sens contraint de m’adresser à vous, non seulement en tant qu’accusé, mais aussi en tant que personne ayant consacré une grande partie de sa vie à la défense des principes de l’État de droit, au premier rang desquels une justice indépendante et équitable, insensible aux injonctions et aux tiraillements politiques.

Que ce soit par son contexte, ses circonstances, son contenu ou la manière dont elle a été menée, l’affaire dite du complot révèle dès le départ un procès éminemment politique, qui rappelle ceux qu’a connus la Tunisie durant les périodes d’autoritarisme. On y a utilisé les rouages de l’État pour cibler des opposants dont le seul «crime» réel était d’exprimer leurs opinions, d’exercer leurs droits et libertés et de défendre leurs convictions. Et plus nous approfondissons les détails de ce dossier, plus nous avons la certitude que le droit en a été la première victime, et que l’instrumentalisation politique est restée présente à chacune de ses étapes, transformant la justice en un outil d’intimidation et de bâillonnement des voix dissidentes.

Vous êtes aujourd’hui appelés à examiner l’une des affaires les plus graves de l’histoire moderne du pays, non seulement en raison de l’ampleur de l’ingérence politique qui l’a accompagnée et orientée, mais aussi parce qu’elle a englobé des personnalités appartenant à des courants intellectuels et politiques divers, qui n’ont fait qu’exercer des droits garantis par la loi. Elle a par ailleurs produit de graves précédents portant atteinte aux fondements même du procès équitable, au premier rang desquels le fait d’avoir privé les détenus de leur droit à comparaître réellement devant le tribunal et à se défendre directement devant le juge et devant l’opinion publique.

C’est une affaire qui restera gravée dans la mémoire nationale et judiciaire, et votre responsabilité y demeurera exceptionnelle à tous égards. La décision que vous rendrez ne se limitera pas, dans ses effets, aux seules parties de cette affaire. Le droit est évident, l’injustice l’est tout autant, et il vous incombe aujourd’hui de trancher entre les deux.

Il est notoire que le paysage judiciaire a connu, ces dernières années, un recul grave des garanties d’indépendance et d’impartialité de la justice, à la suite de mesures ayant porté atteinte au cœur même de cette indépendance, au premier rang desquelles la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature. J’ai suivi cette réalité de près, en tant que président du Comité de défense de vos confrères magistrats révoqués, et j’ai vu comment cela a contribué à affaiblir le rôle de la justice et à la détourner de sa mission originelle.

C’est dans ce même contexte que s’est déroulé notre procès. Le danger aujourd’hui ne réside pas seulement dans les pressions exercées sur les juges, mais dans le fait que les résultats de ces pressions se transforment en jugements qui engendrent davantage d’injustices, confisquent les libertés, anéantissent le pluralisme et vident l’idée d’équité de son contenu. Car celui qui est chargé de juger entre les gens doit être à la hauteur du serment qu’il a prêté et de la responsabilité qu’il s’est lui-même donnée.

Monsieur le président de la chambre de cassation, Mesdames et Messieurs les conseillers,

Je suis Ayachi Hammami, je vous parle depuis ma prison de la Mornaguia, et je vous mets devant votre responsabilité juridique, morale et historique dans le traitement de ce dossier, conformément à ce qu’exige la loi et à ce que commandent la mission et les valeurs de la justice. Vous n’avez pas besoin qu’on vous rappelle les dispositions de la loi ou les exigences du serment du juge. Vous savez pertinemment quels dépassements ont entaché ce dossier et quelles atteintes ont été portées aux garanties du procès équitable. Il n’y a donc pas lieu de prétendre à l’ignorance, ni d’invoquer le flou ou l’ambiguïté, ni de rejeter la responsabilité sur une quelconque autre partie.

Porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice ne décharge pas le juge de sa responsabilité, elle la redouble. Le juge n’est pas un témoin neutre de l’injustice, mais le dépositaire d’un devoir juridique et moral qui lui impose de faire triompher la justice et de refuser que la justice soit mise au service de tout projet autoritaire.

Vous êtes aujourd’hui à un moment décisif. Soit cet absurde s’arrête sur les marches de votre tribunal, soit il se trouve consacré par un arrêt rendu en votre nom — un arrêt qui portera vos noms, et vos noms, c’est l’Histoire qui les retiendra. Le choix vous appartient, et la responsabilité vous incombe. Quant à l’Histoire, son jugement qui n’admet ni appel ni cassation, il est irrévocable !

Prison de la Mornaguia.

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Surpopulation carcérale et canicule | L’OTCT exige un désengorgement immédiat des prisons

L’Organisation tunisienne contre la torture (OTCT) exprime sa vive inquiétude face à la détérioration des conditions de détention dans les prisons tunisiennes..

Dans un communiqué officiel publié le 2 septembre, l’OTCT alerte sur l’augmentation du nombre de décès enregistrés ces derniers mois parmi les détenus, aussi bien au sein des établissements pénitentiaires qu’après leur transfert d’urgence vers les structures hospitalières.

L’organisation souligne que les températures extrêmes de l’été 2026, combinées à la promiscuité dans les cellules « ont exacerbé une crise déjà structurelle ».

Face à cette situation l’organisation appelle à mettre en œuvre des mesures d’urgence pour aménager et entretenir les locaux afin d’atténuer les effets du changement climatique, à libérer les personnes poursuivies ou condamnées pour des infractions mineures, ainsi que les détenus âgés ou atteints de pathologies chroniques ainsi que les prisonniers d’opinion.

La même source appelle à réduire la détention ferme au profit de travaux d’intérêt général, d’amendes ou du suivi par bracelet électronique, tout en appelant les autorités à autoriser les organisations de défense des droits humains à effectuer des visites inopinées et à accéder aux informations afin de prévenir les abus.

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Ghardimaou | Arrestation d’un dealer recherché dans 17 affaires

Les unités sécuritaires de la brigade de secours et la police judiciaire de Ghardimaou à Jendouba ont arrêté un individu classé « dangereux », faisant l’objet de 17 mandats de recherche.

Ce dernier est recherché pour trafic de drogues, vol, braquage et agression, indique une source sécuritaire citée par Jawhara FM ce mercredi 2 septembre 2026.

La même source a ajouté que l’opération a été menée au terme d’une embuscade planifiée, en coordination avec le parquet près le tribunal de première instance de Jendouba, et les forces de l’ordre ont effectué une descente à l’aube de ce mercredi ayant permis l’arrestation du suspect.

L’intervention a également permis la saisie d’une quantité importante de résine de cannabis, de téléphones portables ainsi que d’une somme d’argent issue du trafic.

Y. N.

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Diplomatie | Mohamed Ali Nafti reçoit la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas à Tunis

Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, a reçu, le 2 septembre 2026, au siège du Ministère, Dewi van de Weerd, qui lui a remis une copie figurée de ses Lettres de Créance en sa qualité d’Ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.

Au cours de cet entretien, le Ministre a salué les relations d’amitié et de coopération de longue date et distinguées existant entre les deux Pays, dont les racines remontent à la fin du 17ème siècle, se félicitant de l’évolution remarquable qu’elles ont connue au cours des dernières années dans plusieurs secteurs vitaux, tels que l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.

Il a réitéré, à cette occasion, le souci de la Tunisie de renforcer la coopération avec ce Pays ami dans les différents domaines d’intérêt commun, y compris scientifiques et académiques.

Le Ministre s’est également félicité du niveau du partenariat et des investissements existants avec les Pays-Bas, signalant que 101 entreprises économiques opèrent dans notre Pays sous forme d’investissements directs ou conjoints, générant environ 20 mille postes d’emploi.

Il a exprimé l’aspiration à un flux accru d’investissements néerlandais dans des secteurs porteurs et prioritaires pour notre Pays, notamment les énergies renouvelables et l’environnement, à la lumière des incitations et des avantages comparatifs qu’offre notre Pays à cet égard.

Pour sa part, l’Ambassadrice des Pays-Bas a confirmé sa détermination à développer davantage la coopération entre les deux Pays, à en élargir la base et à en diversifier les domaines, mettant en relief l’engagement de son Pays de continuer à renforcer les relations de partenariat avec la Tunisie dans les divers domaines économiques, culturels, scientifiques et académiques, au service des intérêts communs des deux Peuples amis.

Communiqué

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Tunis | Grandes surfaces : Injection quotidienne de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale

Afin de répondre à une pression sans précédent sur le marché, près de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale sont désormais distribuées chaque jour dans les grandes surfaces du Grand Tunis.

C’est du moins, ce qu’annonce Hedi Baccour, président de la Chambre syndicale des grandes surfaces commerciales, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, ce mercredi 2 septembre 2026.

Cette mesure exceptionnelle vise à désamorcer les tensions d’approvisionnement, alors que les hypermarchés représentent habituellement uniquement 5 % de la consommation nationale d’eau embouteillée.

Cette forte demande s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu rappelle Hedi Baccour, qui a en effet révélé que le stock régulateur national, qui compte habituellement entre 40 et 50 millions de bouteilles, a été entièrement épuisé avant la mi-juillet 2026. Face à cette situation critique, les producteurs prévoient de revoir à la hausse le volume de ce stock stratégique pour prévenir d’éventuelles pénuries lors des prochaines années.

Pour rappel, la régulation des circuits de distribution sur l’ensemble du territoire national a d’ailleurs été au cœur d’une récente réunion de travail entre les professionnels du secteur et le ministère du Commerce, afin d’assurer un approvisionnement équilibré dans toutes les régions du pays.

Y. N.

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Jardins d’enfants publics inclusifs | Inscriptions ouvertes pour l’année 2026-2027

​Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a annoncé l’ouverture des inscriptions pour la nouvelle année éducative à partir du mercredi 2 septembre 2026.

La rentrée officielle dans ces établissements est fixée au mardi 15 septembre 2026, précise le ministère, en appelant les parents souhaitant inscrire leurs enfants à se rendre auprès des commissariats régionaux chargés des affaires de la femme et de la famille pendant les horaires administratifs.

La même source a également présenté la grille tarifaire qui s’établit comme suit :

  • ​Frais d’inscription annuelle : 30 DT
  • ​Cotisation mensuelle : 50 DT
  • ​Assurance par enfant : 5 DT

​Notons que l’accès est toutefois totalement gratuit pour enfants issus de familles pauvres ou à faible revenu, les enfants sans soutien familial, ceux en situation de handicap, les enfants porteurs de troubles du spectre de l’autisme ainsu que les bénéficiaires du programme national de promotion de la petite enfance.

​La liste complète des jardins d’enfants publics inclusifs concernés est consultable via le lien mis à disposition par le ministère.

Y. N.

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Tunisie | L’AMT dénonce la suspension de magistrats et leur privation de salaire

Le bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a dénoncé, dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre 2026, la multiplication des décisions de suspension de magistrats de leurs fonctions, assorties d’une privation de salaire et sans limitation de durée. «Les décisions prises par la ministre de la Justice de suspendre les magistrats sont nulles, faute de fondement juridique l’y autorisant», souligne l’AMT.

L’association professionnelle des juges, qui a toujours défendu l’indépendance de la justice, a aussi alerté l’opinion publique sur le fait que «la volonté délibérée du pouvoir exécutif d’imposer un vide institutionnel au sein du pouvoir judiciaire — que ce soit par la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) permanent ou par le gel du CSM provisoire — lui a permis d’exploiter ce vide pour cibler les magistrats par des décisions de suspension, sans renvoi devant le conseil de discipline ni divulgation des griefs qui leur sont reprochés».

L’association a exigé l’annulation immédiate des décisions prises par le pouvoir exécutif de suspendre des magistrats de leurs fonctions, ainsi que la réintégration immédiate de ces derniers, le rétablissement du versement de leurs salaires et la restitution de leurs droits.

L’AMT a appelé, dans le même communiqué, le pouvoir exécutif, à «mettre fin immédiatement à sa mainmise sur le pouvoir judiciaire, à sa prise en otage de ce dernier et à l’atteinte à son indépendance».

Le pouvoir exécutif ne doit plus maintenir des magistrats dans une situation de suspension à durée indéterminée, a souligné l’AMT, tout en exhortant ce dernier, également, à ne pas utiliser la suspension et la privation de salaire comme moyens de pression ou de sanction à l’encontre des magistrats avant que leur responsabilité ne soit établie, et à garantir leur droit à la défense, l’accès à leurs dossiers ainsi que la possibilité de faire réviser la décision par une instance indépendante, conformément aux normes internationales.

L’AMT a, par ailleurs, appelé à la reprise des activités du CSM — en particulier celles du Conseil de la justice judiciaire — ainsi qu’à la mise en place de la Cour constitutionnelle. Elle a également réclamé la garantie d’un CSM indépendant et élu, gérant seul les carrières et les procédures disciplinaires des magistrats en toute indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, tout en réitérant l’appel au respect des engagements internationaux de la Tunisie concernant l’indépendance de la justice et le droit à un procès équitable.

Traduit de l’arabe.

I. B.

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Tunisie | Des accidents de la route plus meurtriers

L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a enregistré une hausse de 9,12 % du nombre de décès dus aux accidents de la route en Tunisie, parallèlement à une baisse de 17,65 % du nombre total d’accidents recensés, entre le début de l’année et le 31 août 2026, par rapport aux chiffres de la même période en 2025.

Selon les statistiques publiées sur le site web de l’ONSR, le nombre de décès durant cette période s’est élevé à 897, contre 822 pour la même période en 2025, tandis que 3 085 accidents ont été enregistrés, contre 3 746 l’année précédente.

Le nombre de blessés a également connu une baisse de 18,72 %, l’Observatoire ayant recensé 4 037 blessés contre 4 967 pour la même période.

Les statistiques indiquent que l’inattention et le manque de vigilance constituent la principale cause de ces accidents (29,11 %), suivis par la vitesse (22,5 %).

I. B.

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Mesures pour pallier la pénurie d’eau en bouteille en Tunisie

La Chambre nationale des grandes surfaces commerciales, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) a annoncé le lancement d’un programme de distribution intensive et équitable d’eau embouteillée, afin de pallier les pénuries d’approvisionnement observée ces deux dernières semaines et de répondre à la hausse de la consommation.

Le président de la Chambre, Hédi Baccour, a expliqué dans une déclaration à Diwan FM que cette distribution intensive a débuté progressivement pour couvrir les différents gouvernorats, notamment ceux du Sahel (Mahdia, Monastir et Sousse), qui ont connu une grave pénurie d’approvisionnement.

M. Baccour a confirmé une amélioration de la situation à la suite d’une réunion avec le ministère du Commerce et les producteurs d’eau minérale ; les deux parties ont convenu de rétablir le quota de distribution habituel de 20 % à l’échelle nationale, après qu’il était tombé à environ 5 % au cours de la période précédente.

Il a également indiqué que les enseignes commerciales veilleraient à répartir équitablement les quotas d’achat entre les clients afin de garantir l’accès à l’eau au plus grand nombre de citoyens, tout en se préparant à coordonner la constitution de stocks de régulation et stratégiques pour faire face à toute pénurie éventuelle lors des prochaines périodes de forte demande.

I. B.

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La Sonede annonce des coupures d’eau dans plusieurs zones

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé des perturbations et des interruptions de la distribution d’eau potable, notamment dans les zones en altitude au sud de Tunis, à Ben Arous, Ezzahra, Zaghouan et Grombalia. Ces perturbations sont dues à une avarie technique soudaine survenue sur la conduite d’alimentation du sud du Grand Tunis, ainsi qu’à un pic de consommation lié à la vague de chaleur qui a touché le pays.

Ces perturbations touchent les gouvernorats de Tunis (quartiers Ennour et Bouhjar à El Kabaria), de Zaghouan (Bir Mcherga et Jebel Oust), de Nabeul (Soliman) et de Ben Arous (Mhamdia, Fouchana, Megrine, Radès, Hammam Lif, Hammam Chott, Mornag et Boumhel).

La reprise progressive de l’approvisionnement est prévue à partir de 22 heures, ce mercredi 2 septembre 2026, une fois achevés les travaux d’ajustement sur les réseaux de distribution et les réservoirs, lesquels se poursuivront sans interruption, 24 heures sur 24.

La Sonede a indiqué que ses équipes techniques déploient tous les efforts nécessaires sur le terrain pour rétablir le rythme normal de distribution de l’eau potable dans les meilleurs délais.

I. B.

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Tunisie | Décès de la journaliste Marwa Khemissi suite à un malaise

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de notre consœur Marwa Khemissi (originaire de Houmet El Oued à Dahmani, gouvernorat du Kef), survenu ce matin, mercredi 2 septembre 2026, à l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, à la suite d’un malaise soudain.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a rendu hommage à la défunte et présenté ses condoléances à sa famille, à ses amis, à ses collègues ainsi qu’à l’équipe de Tunisie Numérique, saluant son parcours professionnel et ses efforts au service de la presse et des médias.

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