Le suivi de la reproduction des oiseaux mené par l’Association «Les Amis des Oiseaux» (AAO/BirdLife en Tunisie) se poursuit, et ses équipes annoncent la confirmation tant attendue d’une couvée de Nette rousse en Tunisie.
La reproduction de cette espèce de canard était déjà supposée depuis plusieurs années, et les observations de jeunes canards capables de voler s’étaient multipliées ces dernières années, sans toutefois permettre de prouver qu’ils soient nés en Tunisie.
C’est désormais chose faite grâce à l’observation et la documentation, cette année, de canetons âgés de trois semaines en compagnie de leur mère !
L’AAO/BirdLife en Tunisie prépare la publication d’un article dans une revue scientifique consacré à cette observation et à l’évolution récente des effectifs de cette espèce en Tunisie pendant et en dehors de la période de reproduction.
Les missions de nos équipes se poursuivent et promettent d’autres découvertes passionnantes, indique encore l’association.
Plusieurs associations ont exprimé leur vive préoccupation face aux poursuites judiciaires ciblant plusieurs activistes suite à leur participation à un mouvement de protestation survenu le 22 juillet 2022.
Dans les différents communiqués, les organsiations et associations à l’instar de de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) ou encoreAvocats Sans Frontières ont déploré des poursuites liées à l’exercice du droit d’expression et de rassemblement pacifique, estimant que cela est opéré dans un contexte général particulièrement inquiétant.
« Les poursuites s’apparentent à une amplification des pressions et des harcèlements judiciaires qui ciblent les acteurs du tissu associatif et les militants des droits humains dans le pays », a encore déploré la même source.
Réclamant l’arrêt immédiat des procédures judiciaires liées aux rassemblements pacifiques et à la liberté d’opinion, les associations appellent également au respect strict des conditions d’un procès équitable et des droits de la défense.
Enfin, la société civile appelle aussi l’État tunisien à honorer ses engagements en matière de protection des libertés fondamentales, insistant sur le fait que « la divergence d’opinions et la contestation pacifique restent les piliers de tout espace démocratique ».
Khaled Krichi avocat et ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a été arrêté, ce mercredi 3 juin 2026, en exécution d’un mandat de dépôt émis à son encontre.
Selon les premières informations, le mandat de dépôt a été émis à l’encontre de Khaled Krichi par la Chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.
Il est poursuivi dans une affaire de corruption et de falsification liée à ses activités au sein de l’Instance Vérité et Dignité et d’avoir reçu des avantages en lien avec ses fonctions au sein de la même Instance.
Le ciel s’annonce changeant pour cette nuit, selon les dernières données de l’Institut national de la météorologie (INM), qui annonce des perturbations locales à prévoir sur certaines régions du pays.
En fin de cette journée et au début de la nuit, des cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses pourraient se développer sur le centre de la Tunisie, précise l’INM en ajoutant que pour le reste des régions, le temps sera marqué par un ciel partiellement voilé.
Quant au vent, il soufflera fort près des côtes et dans le Sud, où des phénomènes locaux de sable sont à prévoir, ajoute encore la même source.
Pour les températures, l’INM annonce des minimales variant entre 20°C et 24°C au nord et sur les hauteurs et entre 25°C et 30°C sur le reste du territoire.
Un directeur d’une agence bancaire et l’un de ses subordonnés ont été reconnus coupables de détournement de fonds, et ont été condamnés à 12 ans de prison, assortis d’une amende de 300.000 dinars chacun.
La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict, ce mercredi 3 juin 2026, suite à une enquête qui avait été ouverte sur plainte de la Direction générale de la banque, après un contrôle de routine rigoureux, mené par les services d’audit et d’inspection internes.
Les inspecteurs avaient alors constaté d’importantes irrégularités dans les mouvements de comptes et les vérifications approfondies avaient rapidement révélé un déficit financier flagrant dû à des détournements successifs, pour un préjudice global dépassant les 360.000 dinars, ayant été menés par le directeur de l’agence ainsi que son proche collaborateur.
Interpellés par les forces de l’ordre puis déférés devant la justice, les deux suspects ont été reconnus coupable par les magistrats de la Chambre criminelle.
Le coup d’envoi de la session principale de l’examen du baccalauréat 2026 a été donné ce matin et parmi les milliers de candidats à travers la Tunisie, 31 détenus passent les épreuves écrites cette année.
À cette occasion, Mme Henda Testouri, Directrice générale par intérim des affaires des détenus au sein du Comité général des prisons et de la rééducation (CGPR), s’est rendue à la prison civile de Belli pour superviser le bon déroulement de cette première journée.
Dans cet établissement, deux candidats passent l’examen dans la section des sciences de l’informatique, précie la CGPR, dans un communiqué ce mercredi 3 juin 2026.
Les 31 candidats de cette année sont répartis sur plusieurs unités pénitentiaires à travers tout le pays (Mornaguia, Belli, Mornag, Borj Erroumi, Jendouba, Monastir, Mahdia, Sfax, Gabès et Gafsa), couvrant un large éventail de spécialités (Mathématiques, Sciences expérimentales, Sciences techniques, Sciences de l’informatique, Économie-Gestion et Lettres).
Afin de garantir les meilleures conditions de réussite à ces candidats particuliers, le CGPR affirme avoir déployé les moyens nécessaires, en coordination avec les familles des détenus. Des espaces dédiés ont également été aménagés au sein des prisons pour leur permettre de réviser dans le calme.
Un encadrement moral et psychologique a été mis en place pour aider les candidats à aborder les examens dans des conditions normales et sereines, ajoute encore le CGPR, qui a conclu son communiqué en adressant ses vœux de réussite à ces 31 candidats, ainsi qu’à l’ensemble des élèves tunisiens.
Le Bureau exécutif de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) a réitéré sa condamnation de ce qu’il qualifie de harcèlement persistant, par le pouvoir exécutif, des juges révoqués, par le biais de poursuites judiciaires engagées contre eux malgré la suspension des ordonnances de révocation prononcées par le Tribunal administratif.
Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire du décret de révocation de 57 juges, l’AMT a confirmé que le nombre de plaintes déposées contre les juges révoqués après les décisions favorables du Tribunal administratif dépasse désormais 109.
L’Association a affirmé que ces poursuites sont dépourvues de fondement factuel et juridique suffisant et visent à épuiser et harceler les personnes concernées.
L’AMT dont le président, Anas Hmadi, fait face lui-même à des poursuites judiciaires, a également critiqué ce qu’elle considère comme des tentatives d’entrave à la réinsertion professionnelle des magistrats révoqués, notamment par des contestations des décisions du Barreau national concernant l’inscription de plusieurs d’entre eux au tableau de l’Ordre des avocats. Le communiqué indique, à ce propos, que le ministère de la Justice a contesté certaines de ces décisions d’inscription et souligne également l’absence de date de prestation de serment pour certains magistrats dont l’inscription avait été acceptée.
Le bureau exécutif de l’AMT a affirmé que la question des magistrats révoqués resterait une priorité pour l’association jusqu’à ce que leurs droits soient rétablis et qu’ils puissent reprendre leurs fonctions, considérant ces révocations comme une plaie encore vive au sein du système judiciaire.
En revanche, l’association a remercié le Barreau national pour son soutien à plusieurs magistrats révoqués, dont l’inscription au tableau de l’Ordre des avocats a été jugée conforme à la loi.
Elle a également fait part de son soutien aux actions des avocats concernant la situation de l’institution judiciaire, exprimant son inquiétude face à la dégradation du système judiciaire et au vide institutionnel persistant dû à l’absence du Conseil supérieur de la magistrature, ainsi qu’à l’impact qui en résulte sur le fonctionnement des tribunaux et le parcours professionnel des magistrats.
Alors que la présence massive dans plusieurs régions côtières en Tunisie **, y compris dans la capitale et ses environs, commence à susciter plus que des inquiétudes sur la sécurité et l’avenir d’un pays en crise, chaque migrant illégal rapatrié dans un pays africain subsaharien ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie, mais pas du genre qui servirait l’image ou l’intérêt de notre pays.
Elyes Kasri *
Il y a quelques décennies, la Tunisie envoyait ses experts pour bâtir les Etats modernes africains ou formait sur son sol de futurs cadres et dirigeants africains qui devenaient dans leur écrasante majorité des ambassadeurs de bonne volonté de la Tunisie consolidant le courant de sympathie et d’admiration pour «la Tunisie de Bourguiba», comme elle était connue au sud du Sahara.
Or depuis 2011, parmi les émotions et instincts libérés en Tunisie, l’on ne peut occulter une certaine aversion pour ne pas dire des fois une haine de l’autre que ce soit pour des causes idéologiques ou économiques et plus récemment de… couleur de peau.
Si la situation migratoire s’impose comme un cas d’étude de faux calculs, de cynisme régional et de projection psychologique par un peuple en désarroi face à une énième menace à son avenir, le préjudice moral qu’en subira la Tunisie est incontestable tant par l’instrumentalisation par la presse occidentale pour montrer que l’Occident n’est pas le seul à adopter des termes et des comportements xénophobes et racistes, avec toutes les retombées possibles sur la diaspora tunisienne, et par une presse africaine cherchant à faire assumer à autrui les échecs de ses gouvernants.
En tout état de cause, chaque subsaharien rapatrié ou en instance de l’être sera très probablement un ambassadeur de la Tunisie mais pas du genre qui servirait, ni l’image ni les intérêts de la Tunisie.
* Ancien ambassadeur.
** En l’absence de statistiques sérieuses et crédibles, ils seraient quelques dizaines de milliers, selon certains experts. Beaucoup plus disent d’autres, qui les estiment à quelques centaines de milliers dans tout le pays, avec de fortes concentrations autour de Tunis, Sfax et Mahdia. Seuls quelques milliers sont rapatriés volontairement chaque année par les autorités avec l’aide de l’OIM. Beaucoup d’entre eux espèrent encore prendre la mer pour l’Europe, mais de plus en plus se plaisent désormais en Tunisie et projettent d’y rester quel qu’en soit le prix.
Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) organise une rencontre-débat autour du livre ‘‘Un Gen Z dans la révolution’’ (éd. Nachaz, Tunis) de Hakim Fekih, en présence de l’auteur. Et ce le jeudi 18 juin 2026 à 19h au CICP (21 ter rue Voltaire, 75011 Paris).
La rencontre, qui sera modérée par Sarra Grira, verra la participation de l’historienne et journaliste Sophie Bessis.
À travers le regard d’un adolescent, ce récit personnel et profondément subjectif retrace l’histoire de la révolution tunisienne telle qu’elle a été vécue de l’intérieur. Entre souvenirs, émotions, espoirs et bouleversements, l’auteur raconte les événements qui ont marqué une génération et la manière dont ils ont façonné son parcours, son rapport au monde et à l’engagement.
Cette rencontre sera l’occasion d’échanger autour de la mémoire de la révolution tunisienne, de la place des récits individuels dans l’écriture de l’histoire et du regard porté par la génération qui a grandi au cœur de ces transformations.
Dans ‘‘Un Gen Z dans la révolution’’,Hakim Fekih évoque les péripéties de la révolution tunisienne telles qu’elles se sont imprimées dans sa conscience, telle qu’elles ont accompagné son passage à l’âge d’homme.
Il nous entretient de la révolution comme rite de passage pour une un militant en herbe et, qui sait, pour la génération qui est la sienne. Pour Hakim, la révolution est vécue en solo et dans la mêlée. Elle est un vécu collectif, éclaté, localisé parfois palpable, parfois imaginé, fait de petites et de grandes résistances.
Pour ces enfants de la révolution, le grand soir advient… tous les petits matins. Elle est aussi vécue individuellement dans la joie, l’amitié et la complicité tissée par le goût de la transgression.
Après la finale du championnat de Tunisie des jeunes qui a eu pour cadre le Golf Yasmine Hammamet le weekend dernier, les férus du golf sont conviés au golf Citrus Hammamet, mais cette fois-ci pour assister, du jeudi 4 au dimanche 7 juin 2026, à la finale du Championnat de Tunisie adultes, qui sera une répétition utile avant le championnat d’Afrique.
Ils seront une centaine de golfeurs à briguer le titre, dans une compétition légèrement modifiée par rapport aux précédentes éditions, puisque l’actuelle finale sera open, notamment pour la série nationale, qui va sans doute être très suivie.
Chez les filles, plus d’une joueuse postule à la plus haute marche du podium à commencer par la détentrice du titre Isra Bouamor qui cherchera à conserver son bien et remporter son troisième trophée de suite, sa dauphine de l’exercice écoulé Yasmina Driss qui tentera de prendre sa revanche sur la finale des jeunes, comme la toute récente championne de Tunisie juniors Ahlem Mzoughi qui aura une belle carte à jouer. Mais il faut se méfier surtout de la revenante Aya Ladhari moins régulière tout au long de la saison, mais dont l’expérience des grands rendez-vous lui sera un atout déterminent pour reprendre le titre qu’elle n’avait plus gagné depuis 2023.
Cette finale promet d’être également ouverte pour une pléiade de golfeurs capables de se hisser au plus haut niveau à l’instar de Baha Boulakmine, qui brigue un second titre après celui de 2023, Aziz Dardouri toujours à la recherche d’un sursaut d’orgueil depuis qu’il est monté à la catégorie de l’élite, l’inévitable outsider Nizar Barhoumi qui, au sommet de son art, est capable de réaliser des belles choses.
Cette finale promet aussi d’être ouverte devant le recordman des victoires, toujours présent aux grands rendez vous, le plus régulier de la saison et celui qui a dominé les différents tours du championnat enlevant cinq sur huit tours, en l’occurrence Rabeh Bedoui qui se dirige logiquement vers un record sans précédent.
Cette finale servira aussi de répétition générale utile au championnat d’Afrique devant se dérouler sur le même parcours en octobre prochain.
L’African Association for Geospatial Development (Ageos), basée à Tunis, a signé récemment un protocole d’accord (MoU) avec le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (United Nations Office for Outer Space Affairs – Unoosa) basé en Autriche.
Cet accord de coopération, qui couvre une période de 3 ans renouvelable, stipule la mise en place, en Tunisie, d’un Bureau régional d’appui (Regional Support Office – RSO) pour la contribution à la mise en œuvre des activités de la plateforme des Nations Unies pour l’information spatiale en vue de la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence (UN-Spider).
Les deux parties sont convenues de collaborer pour : accéder aux ressources spatiales et promouvoir leur utilisation pour la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence, par le partage de données et l’appui à l’innovation et l’entreprenariat grâce à l’expertise technique d’Ageos ; collaborer à des initiatives de renforcement des capacités pour promouvoir les technologies de l’information spatiale dans la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence et par la fourniture de conseils ; partager des ressources dans les activités d’intérêt commun, y compris la diffusion des méthodes et résultats de l’analyse des observations de la Terre des projets UN-Spider ; ainsi que des opportunités de formations et de bourses d’études à l’international dans le secteur du spatial.
L’Ageos, co-fondée et présidée par Pr. Nesrine Chehata, est une organisation non gouvernementale tunisienne engagée dans la promotion des données et technologies géospatiales, et de l’intelligence artificielle appliquée au géospatial au service du développement durable en Tunisie et en Afrique. Elle œuvre notamment pour soutenir l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la gestion durable des ressources naturelles et le développement de territoires plus résilients. Ses activités portent sur le renforcement des capacités, la coopération scientifique et technique, l’innovation, ainsi que sur la sensibilisation et le partage des connaissances et des bonnes pratiques.
L’association encourage également l’utilisation des données spatiales et des technologies géospatiales pour la surveillance environnementale, la gestion des risques naturels, l’aide à la décision et l’appui aux politiques publiques.
L’Unoosa est chargée de la gestion et de la mise en œuvre du programme des Nations Unies relatif aux utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, du renforcement de la coopération internationale dans les activités spatiales et dans l’utilisation des sciences et technologies spatiales pour parvenir à un développement durable : économique, social et scientifique, en particulier au profit des pays en développement.
Sky News, chaîne britannique propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a annoncé se retirer de sa joint-venture* avec les Émirats arabes unis dans le domaine de l’information télévisée via Sky News Arabia, critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme. La chaîne qui émet depuis Abou Dhabi est, toute proportion gardée, ce que Al-Jazeera est au Qatar ou Al-Arabiya est à l’Arabie saoudite. À trop vouloir utiliser les médias comme des outils de manipulation et de propagande, les règles déontologiques deviennent bafouées et aucun partenaire sérieux ne peut l’accepter. Même pas Rupert Murdoch, qui n’est pas une référence en la matière.
Imed Bahri
Selon The Guardian, Sky et son partenaire IMI –l’entité d’investissement dans les médias contrôlé par le cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyan, vice-président des Émirats et propriétaire de Manchester City– ont annoncé un nouvel accord commercial aux termes duquel le groupe audiovisuel britannique cède l’intégralité du contrôle stratégique et opérationnel de la chaîne d’information et d’actualités en continu en langue arabe.
Sky UK a toutefois conclu un accord pluriannuel de licence de marque permettant à Sky News Arabia de conserver son nom.
Cette chaîne gratuite a été créée en 2010 pour concurrencer les chaînes d’information télévisées arabophones telles qu’Al Jazeera, Al Arabiya et BBC Arabic.
La coentreprise a commencé à diffuser ses programmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2012. «Nous sommes fiers du travail accompli grâce à notre partenariat avec IMI au fil des ans et de la présence significative que nous avons développée dans toute la région», a déclaré David Rhodes, président exécutif du groupe Sky News avant d’ajouter : «Le moment est venu pour ce changement et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration dans la prochaine phase de développement de Sky News Arabia».
En interne, la direction de Sky s’inquiète de plus en plus de la ligne éditoriale adoptée par Sky News Arabia concernant l’actualité régionale. La couverture des atrocités commises au Soudan par le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), soutenu par les Émirats, a été accusée de minimiser le génocide.
En novembre, le gouvernement soudanais a interdit à Sky News Arabia d’opérer sur son territoire après que la chaîne satellitaire a envoyé une équipe à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, pour réaliser un reportage affirmant que la situation sécuritaire et humanitaire s’était stabilisée.
La journaliste envoyée par Sky News Arabia est mariée à un haut responsable du gouvernement parallèle des FSR.
La chaîne a par la suite publié des reportages et des articles en ligne suggérant qu’aucune preuve sur le terrain ne corroborait les images satellites et les témoignages des survivants des atrocités.
En février, une mission d’enquête mandatée par l’Onu a conclu que le siège, la prise et l’occupation de la ville pendant 18 mois par les FSR et les milices alliées visaient délibérément la destruction des communautés ethniques minoritaires, présentant ainsi les «caractéristiques d’un génocide».
Les Émirats, pour leur part, ont nié toute responsabilité dans les atrocités commises par leurs protégés des FSR.
Nakhle Elhage, directrice de la transformation chez IMI, a déclaré : «Alors que nous entamons cette nouvelle phase, IMI prendra pleinement en charge l’avenir de la plateforme, avec l’agilité, la concentration et les capacités d’investissement nécessaires pour continuer à en faire la principale destination d’information multimédia pour le monde arabe». Et d’ajouter : «Sky News Arabia est aujourd’hui l’une des plus belles réussites médiatiques du monde arabe. Au cours de la dernière décennie, elle a acquis une envergure, une crédibilité et une pertinence considérables sur les plateformes télévisuelles, numériques, audio et sociales, touchant un large public à un rythme que peu d’organes médiatiques ont atteint».
L’accord de joint-venture initial avait été conclu par News Corporation, qui contrôlait alors Sky.
Ce retrait de la diffusion d’informations au Moyen-Orient fait suite à une décision similaire prise en Australie. Comcast, société américaine qui a acquis Sky en 2018, a choisi de ne pas renouveler l’accord de licence détenu par News Corporation pour l’utilisation de la marque Sky News en Australie. Sky News Australia deviendra News24 plus tard cette année.
En 2020, un projet de lancement d’une chaîne d’information en continu mondiale, destinée à concurrencer CNN en réunissant Sky News et NBC (propriété de Comcast)– baptisée NBC Sky World News– a été abandonné.
* Une joint-venture est une entente commerciale par laquelle deux ou plusieurs entreprises mettent en commun leurs ressources, compétences et capitaux pour réaliser un projet spécifique ou développer une activité.
Une journée d’information s’est tenue le 2 juin 2026 à l’Académie diplomatique de Tunis, pour marquer le lancement officiel des travaux d’élaboration du Répertoire national des compétences et des certifications de la formation professionnelle (RNCCFP).
Organisée dans le cadre du Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation (Pase-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie, cette rencontre a réuni plus de 100 participants issus des institutions publiques, du secteur privé, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques.
L’élaboration du RNCCFP s’inscrit dans une démarche globale de réforme visant à :
– centraliser, organiser et actualiser les données relatives aux compétences et aux certifications afin de constituer une base d’information fiable au service de l’ensemble des parties prenantes, tout en renforçant la transparence du système et l’harmonisation de la lecture et de la reconnaissance des certifications ;
– faire évoluer l’offre de formation et actualiser les spécialités afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et les transformations économiques et sociales ;
– et à unifier le référentiel des compétences dans le domaine de la formation professionnelle afin de l’aligner sur les référentiels nationaux et internationaux.
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a souligné que le développement du capital humain constitue un choix stratégique pour l’État tunisien dans un contexte marqué par des transformations économiques et technologiques accélérées. Il a rappelé l’importance d’adapter en permanence le système de formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi, à travers des outils modernes et performants garantissant la qualité des parcours de formation et une meilleure orientation vers l’emploi.
Ce répertoire constituera également une plateforme digitale de référence au service d’une gouvernance plus efficace du secteur de la formation professionnelle. Il contribuera à améliorer les capacités de planification et d’anticipation, à valoriser les compétences nationales et à renforcer le rayonnement du système tunisien de formation professionnelle aux niveaux régional et international.
La séance d’ouverture s’est clôturée par l’annonce officielle du lancement des travaux d’élaboration et de développement du RNCCFP, en présence de Aude Galli, représentante de la Délégation de l’UE en Tunisie chargée de la coopération dans les domaines de la migration, de la mobilité et de l’éducation, de Jacqueline Groth, cheffe de la Coopération allemande à l’ambassade d’Allemagne, d’ Ariane Borgstedt, directrice régionale de la GIZ Tunisie et la Libye, ainsi que de représentants des structures publiques, des organisations professionnelles et des acteurs économiques.
Dans ce nouvel article de la série «Pour une IA souveraine face au piège juridique américain», l’auteur, expert en Big Data et Deep Learning au sein de l’unité de recherche ATISP, propose une formation gratuite intitulée «Du Big Data aux agents IA en moins de 3 heures !» qui vous permet de tirer profit de l’IA agentique directement sur vos clusters existants, tout en protégeant vos données critiques et sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Dr.Heni Bouhamed *
De nombreuses entreprises privées et institutions publiques pensent à tort être protégées sous prétexte que leurs données sont hébergées sur des serveurs situés localement, en Europe ou en Afrique. C’est une illusion dangereuse : les lois extraterritoriales américaines (comme le Patriot Act, la Fisa ou le Cloud Act) ne suivent pas la géographie des serveurs, mais la nationalité du prestataire technologique. Si votre fournisseur est américain, les autorités US peuvent accéder à vos données par simple mandat (ou même pas : la Section 702 du Fisa permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable).
Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères.
Face à ce péril, des institutions de premier plan font le choix de la rupture technologique. C’est le cas de l’École Polytechnique Paris, qui refuse d’installer la suite Microsoft 365 pour protéger le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation technologique contre l’espionnage économique. C’est aussi le cas de la Gendarmerie nationale et des ministères majeurs en France (comme la Transition écologique ou la Culture) qui ont opéré des migrations historiques de leur parc informatique de Windows vers Linux afin de neutraliser la télémétrie opaque et les risques de portes dérobées (backdoors).
Qu’il s’agisse de sécuriser la recherche scientifique ou de prémunir les administrations contre l’espionnage économique, la réponse est la même : s’affranchir des solutions propriétaires américaines.
Pour répondre à ce besoin crucial de souveraineté, j’ai conçu un parcours pratique et accéléré pour vous aider à migrer, vous aussi, vers des architectures Big Data/IA 100% locales et indépendantes.
Une formation gratuite
En tant qu’enseignant-chercheur, formateur Big Data / IA depuis 8 ans, CTO de Zetta-Spark.com et Ceo de DataCamp Training Tunisie, j’ai condensé des mois d’ingénierie pour vous proposer cette formation entièrement gratuite et accessible à tous les profils (ingénieurs, DSI, ou décideurs).
Le concept Zéro Slide : uniquement des schémas et des laboratoires pratiques reproductibles directement sur votre propre ordinateur.
Précision importante : il n’est pas nécessaire d’installer ou de posséder un ordinateur sous Linux Ubuntu. L’intégralité de l’environnement technique est pré-configurée dans une machine virtuelle Ubuntu prête à l’emploi, qu’il vous suffit d’héberger et de lancer sur votre PC actuel (Windows ou Mac), sans aucune modification de votre système et sans avoir besoin d’une carte graphique (GPU) coûteuse.
Vous apprendrez concrètement à transformer vos silos de données massives en véritables cerveaux digitaux autonomes.
La certification internationale : vous trouverez dans ce dossier un examen blanc et un voucher gratuit pour passer la certification internationale CDOSS : «Du Big Data à l’IA Agentique : les fondamentaux» afin de valoriser officiellement vos compétences.
Pourquoi votre IA et vos données sont-elles en péril ?
Pour mesurer l’urgence de basculer vers des architectures locales, il est indispensable de comprendre l’arsenal législatif extraterritorial américain, qui forme une véritable tenaille juridique :
– le Patriot Act (2001) & La Section 702 du Fisa (prolongée jusqu’en avril 2026) : initialement voté pour lutter contre le terrorisme, le Patriot Act a posé les bases de la surveillance d’État. Son extension moderne, la Section 702 du Fisa, permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable. Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères, créant une insécurité juridique permanente pour les entités non-américaines ;
– le Cloud Act (2018) : ce texte stipule que dès lors qu’une entreprise technologique tombe sous la juridiction américaine (Google, Microsoft, AWS, OpenAI, Anthropic…), elle est légalement obligée de divulguer les données qu’elle gère aux autorités US, que ces serveurs soient à Paris, Francfort ou Tunis (contrats, brevets, secrets industriels ou dossiers médicaux, aucune donnée n’est à l’abri d’une saisie unilatérale) ;
– le piège pour vos futurs agents IA : si vous connectez vos systèmes d’information à des API comme celles d’OpenAI, d’Anthropic ou de Gemini, chaque invite (prompt) et fragment de document sensible voyage vers les États-Unis. Le Cloud Act s’applique de plein droit. En cas de tensions diplomatiques ou de conflit commercial, l’activation d’un «bouton Off» à distance ou l’injection de biais algorithmiques dans vos modèles n’est pas une théorie du complot, mais une possibilité légale à la disposition de Washington.
Face à ce péril, la prise de conscience est mondiale et de grands blocs, institutions et acteurs technologiques décident de couper le cordon avec les géants américains :
– En Tunisie et à l’international (secteurs privé et public) : l’écosystème Zetta-Spark.com Tunisiese positionne en fer de lance en développant des architectures d’IA agentiques souveraines. En couplant le traitement Big Data distribué et l’exécution de LLM exclusivement locaux, cette initiative permet aux institutions sensibles (banques, ministères, industries) de moderniser leurs systèmes sans jamais exposer le moindre octet aux réglementations extraterritoriales ;
– En France : l’École Polytechnique Paris refuse le déploiement de la suite Microsoft 365 pour ses chercheurs et étudiants, protégeant ainsi le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation stratégique nationale contre le siphonnage légal étranger ;
– Au Royaume-Uni : la Royal Navy teste actuellement l’OS souverain «Collective» (déployé par Whitespace/Oracle) sur des équipements tactiques et des théâtres d’opérations pour s’affranchir des systèmes d’exploitation américains standards ;
– En Inde (secteur de l’IA déconnectée) : commercialisation de la solution Command Core par Arinox/Kogo, un système d’IA agentique «in a box» fonctionnant en mode totalement déconnecté d’Internet («air-gapped») pour une confidentialité absolue ;
– Dans le Monde arabe et en Afrique de l’Est : le projet de l’AICTO (Organisation arabe des TCI) déploie des piles d’IA souveraines nationales dans plusieurs pays pilotes, tandis que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a adopté une déclaration régionale pour garantir une IA entraînée exclusivement sur des données locales et gouvernée localement.
En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Pour rejoindre la formation gratuite proposée, il suffit de télécharger la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécuriser votre patrimoine technologique !
Partager ce travail et cette formation est un véritable plaisir, mais c’est avant tout une démarche militante pour que chacun puisse reprendre le contrôle de ses données.
Ces ressources ont été conçues comme un «commun numérique» accessible à tous.
Une architecture libre pour contourner le droit américain
La souveraineté numérique ne se gagne pas par des discours, elle se gagne par l’architecture technique. Pour garantir qu’aucune donnée ne quitte votre infrastructure, la solution consiste à déployer une architecture RAG (Retrieval-Augmented Generation) locale (avec Model Context Protocol éventuellement).
Voici les briques techniques open source (intégrées dans la machine virtuelle Ubuntu de la formation) qui permettent de bâtir votre propre «mini-Google + ChatGPT» privé :
En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.
Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Rejoignez la formation, téléchargez la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécurisez votre patrimoine technologique !
* Maître assistant à l’Université de Sfax. Titulaire d’un master de l’Université de Rouen (2006) et d’un doctorat en systèmes informatiques (2013), il est co-fondateur et CTO de Zetta-Spark, ainsi que Ceo de DataCamp-Training & Consulting. Il a publié plus de 20 articles dans des revues internationales prestigieuses (SCI & Web of Science).
La demande de remise en liberté de Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty, a une fois de plus été rejetée par la justice ce mardi 2 juin 2026.
Par ailleurs, la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé de reporter le procès au 19 juin prochain, selon une source citée par Mosaïque FM.
Ce report s’inscrit dans le cadre de l’examen de l’affaire de blanchiment d’argent visant la présidente de l’association de défense des droits des personnes de couleur.
Pour rappel, Saadia Mosbah avait été condamnée en mars dernier, en première instance, à une peine de huit ans de prison ainsi qu’à une amende de 100.000 dinars tunisiens.
La militante, qui réfute totalement les accusations portées contre elle, a fait appel de ce premier jugement, espérant obtenir gain de cause lors de la prochaine audience.
Après trois saisons riches en succès, deux titres de champion et désormais deux Coupes de Tunisie, Yan Sasse quitte officiellement l’Espérance sportive de Tunis.
Le Brésilien a fait ses adieux à un public conquis, refermant ainsi un chapitre mémorable marqué par 102 rencontres officielles et une dimension artistique qui aura fait vibrer le stade de Radès.
L’Espérance de Tunis a rendu un vibrant hommage à Yan Sasse, qui « appartient à une catégorie rare qui parvient à laisser une empreinte durable grâce à un mélange de talent, de générosité et d’émotions partagées avec les supporters ».
Ci dessous la note diffusée par le club pour remercier Yan pour ces trois belles saisons sous le maillot de l’Espérance :
À l’issue de la rencontre face à l’US Ben Guerdane, disputée lors de la dernière journée du championnat, l’attaquant brésilien avait lui-même annoncé qu’il venait de disputer son ultime match de Ligue 1 sous les couleurs sang et or. Restait alors un dernier rendez-vous à honorer : La Coupe de Tunisie. Une dernière bataille, un dernier trophée à aller chercher.
Hier soir, la boucle s’est refermée de la plus belle des manières. Coupe de Tunisie en mains, entouré de ses coéquipiers et célébré par tout un stade, Yan Sasse a vécu des adieux à la hauteur de son passage à l’Espérance. L’émotion était palpable lorsque le public sang et or a repris à plusieurs reprises les chants qui lui étaient dédiés. Un moment fort, sincère et chargé de reconnaissance entre un joueur et des supporters qui auront appris à l’apprécier au fil des saisons.
Arrivé au terme de son contrat, le natif de Porto Alegre s’apprête désormais à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. Il quitte Tunis après trois saisons pleines durant lesquelles il aura apporté toute sa créativité, sa technique et cette touche brésilienne qui faisait souvent la différence dans les moments importants.
Sous les couleurs de l’Espérance, Yan Sasse aura disputé 102 rencontres officielles, dont 81 en tant que titulaire. Il laisse derrière lui un bilan remarquable de 27 buts et 16 passes décisives, tout en affichant une moyenne de 66 minutes jouées par match. Des chiffres qui témoignent de son importance dans le dispositif sang et or au cours des trois dernières années.
Au-delà des statistiques, son passage restera associé à une période particulièrement riche en succès. Avec l’Espérance, il a remporté deux titres de champion de Tunisie, deux Coupes de Tunisie et une Supercoupe de Tunisie. Il aura également participé aux plus grandes aventures continentales du club, atteignant notamment la finale de la Ligue des Champions de la CAF, les demi-finales de l’African Football League et prenant part à la Coupe du Monde des Clubs organisée aux États-Unis.
Joueur spectaculaire, capable d’éclairer une rencontre par un geste technique ou une inspiration soudaine, Yan Sasse aura souvent incarné cette dimension artistique qui fait la beauté du football. Son professionnalisme, son engagement et son attachement aux couleurs sang et or lui ont permis de nouer une relation privilégiée avec le public espérantiste.
Aujourd’hui, les chemins se séparent, mais les souvenirs demeureront. Les buts, les célébrations, les trophées soulevés et les émotions partagées resteront gravés dans la mémoire des supporters.
L’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a levé le voile sur les causes de la récente intoxication alimentaire qui a secoué la région de Meknassy à Sidi Bouzid coûant la vie à deux hommes.
Les résultats des analyses de laboratoire pointent directement du doigt un empoisonnement végétal, indique le communiqué de l’Instance, en ajoutant qye les analyses microbiologiques et physico-chimiques effectuées sur des échantillons d’aliments consommés ont révélé la présence d’une substance hautement toxique appelée « anabasine ».
La concentration maximale a été détectée dans l’échantillon de Osban et des traces ont également été trouvées dans le bouillon et le couscous, ce qui s’explique par la transmission de la toxine durant la cuisson.
Les données scientifiques et de laboratoire indiquent que la source de cette substance est l’introduction accidentelle de feuilles d’une plante sauvage toxique, scientifiquement nommée Nicotiana glauca, parmi les légumes-feuilles utilisés dans la préparation du plat, et qui ont été confondues avec les blettes ou les épinards
L’INSSPA affirme que le e danger majeur de cette plante réside dans sa ressemblance trompeuse avec les blettes et les épinards, en particulier lorsqu’ils sont cueillis directement dans la nature ou achetés auprès de sources inconnues.
La même source rappelle que l’anabasine est un alcaloïde extrêmement dangereux. Elle provoque des symptômes aigus et rapides qui peuvent survenir peu après l’ingestion :
Vomissements et vertiges
Faiblesse générale et troubles neurologiques
Difficultés respiratoires
Troubles du rythme cardiaque pouvant, dans les cas les plus graves, entraîner la mort.
Face à la gravité de la situation, l’Instance lance un appel pressant à la vigilance de tous les citoyens et recommande vivement de bannir l’utilisation de plantes ou d’herbes sauvages inconnues dans la préparation des repas, de s’approvisionner exclusivement en légumes-feuilles auprès de circuits de distribution organisés et de confiance et de vérifier scrupuleusement la forme, l’aspect et l’origine des légumes avant toute utilisation culinaire.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mardi 2 juin 2026, ses verdicts dans l’affaire de « l’appareil secret » du parti islamiste Ennahdha. Les peines prononcées vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité.
Une source judiciaire a confirmé à l’agence Tap que le tribunal a reconnu les accusés « coupables de constitution et d’adhésion à une entente terroriste sur le territoire national, de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste, ainsi que d’autres infractions prévues par la loi de lutte contre le terrorisme ».
Les verdicts prononcés par le tribunal vont de 10 ans de réclusion à la prison à perpétuité, visant notamment le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.
Ali Larayedh a écopé de 42 ans de prison, Rached Ghannouchi a été condamné à perpétuité, assortie de 30 ans de prison et Fathi Baldi à perpétuité, assortie de 50 ans de prison tout comme Mustapha Kheder, perpétuité, assortie de 96 ans de prison.
La même source a ajouté que Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Al-Aifi, Abdelaziz Deghsni, Kamel Bedoui et Samir Hannachi ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de dizaines d’années de prison.
Le tribunal a également condamné Kais Bekkar à 48 ans et à Belgacem Naccache 46 ans ainsi que trois autres accusés à 18 ans de prison, quatre à 12 ans, et deux à 10 ans de prison. Ali Ferchichi : 34 ans de prison.
Au total, 35 prévenus étaient poursuivis dans cette affaire à caractère terroriste, comptant de hauts dirigeants du parti Ennahdha, de hauts cadres de la sécurité, ainsi que Mustapha Kheder, principal suspect dans le dossier connexe de la « chambre noire » du ministère de l’Intérieur.
Pour rappel, le dossier a été ouvert au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, les deux figures de gauche assassinées respectivement en février et juillet 2013.
Les prévisions météorologiques pour cette nuit annoncent un ciel généralement marqué par des passages nuageux sur la plupart des régions de la Tunisie.
Dans son bulletin, l’Institut national de la météorologie (INM) précise que le vent soufflera relativement fort à proximité des côtes Est, tandis qu’il se montrera faible à modéré sur le reste du territoire.
Du côté du thermomètre, l’INM annonce des températures nocturnes variant entre 25°C et 30°C, avec des valeurs légèrement plus élevées dans le sud-ouest du pays, où les maximales de la nuit atteindront les 32°C.