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Santé : le ministre appelle à recourir à l’intelligence artificielle pour améliorer les services de santé

Le ministre de la Santé, Moustapha Ferjani, a souligné ce jeudi à Hammamet, lors de sa participation à la deuxième édition du sommet AI Forward Summit 2026, la nécessité d’orienter l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé au service du patient et du médecin, tout en développant des solutions numériques répondant aux priorités réelles des patients et des équipes de santé et apportant des réponses concrètes à leurs besoins.

Ferjani a souligné, à cette occasion, l’importance de poursuivre le développement du dossier médical intelligent et du registre national de la santé, afin de permettre un meilleur suivi du patient et de faciliter le diagnostic précoce, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité et la protection des données de santé.

Le ministre a appelé les médecins, les chercheurs, les ingénieurs et les start-ups à développer des applications et des solutions pour traiter les problèmes auxquels est confronté le système de santé et le réformer, soulignant la capacité des compétences tunisiennes à innover des solutions locales qui améliorent la qualité des soins et les rendent plus accessibles aux citoyens, selon un communiqué du ministère de la Santé.

Ferjani a également souligné l’importance de recourir aux solutions numériques pour rapprocher les services médicaux des citoyens, en particulier dans les régions de l’intérieur, et pour réduire la pression qui pèse sur les établissements de santé.

Il a expliqué que l’hôpital numérique et la télémédecine peuvent contribuer à assurer la médecine spécialisée dans ces régions et à réduire les difficultés de déplacement pour les patients, tout en allégeant la pression sur les hôpitaux et en créant de meilleures conditions de travail pour les équipes médicales et les citoyens.

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Incendies : près de 400 enfants au Kef et à Jendouba bénéficient d’une caravane de solidarité

Une caravane de solidarité avec à son bord des enfants bénévoles est arrivée, mercredi, dans les régions de Sakiet Sidi Youssef (gouvernorat du Kef), et d’El Alayeg, relevant de la délégation de Fernana (gouvernorat de Jendouba).

La caravane a acheminé des cadeaux, des fournitures scolaires ainsi que des activités de loisirs au profit de près de 400 enfants issus des régions touchées par les incendies, selon un communiqué publié jeudi par le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées.

Organisée sous le signe « Les couleurs de l’espoir », la caravane a réuni près d’une centaine de bénévoles, pour la plupart des enfants venus de plusieurs gouvernorats.

Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Union tunisienne de solidarité sociale, de l’Association tunisienne des villages d’enfants SOS et des Scouts tunisiens, sous l’égide du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées.

Elle vise à renforcer le sentiment d’appartenance nationale et l’esprit de solidarité chez les enfants, ainsi qu’à apporter un soutien psychologique et social aux enfants des régions touchées par les incendies et à leurs familles.

Elle vise également à les aider à retrouver leur équilibre et leur résilience psychologique à travers l’art, le jeu et les activités scoutes.

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Météo : des pluies attendues cet après-midi sur le Nord et localement le Centre

Le temps sera marqué au début de cet après-midi, 10 septembre 2026, par des chutes de pluies provisoirement orageuses sur le Nord et localement sur le Centre, selon un bulletin de suivi publié jeudi par l’Institut National de la Météorologie (INM). Ces précipitations seront abondantes avec des quantités maximales oscillant entre 40 et 60 millimètres dans les gouvernorats du Kef, Jendouba,  Silana, Grand Tunis,  Nabeul,  Sousse et  Kairouan, atteignant localement 80 millimètres dans les gouvernorats de Béja et de Zaghouan avec des chutes locales de grêles et du vent fort lors de l’apparition des cellules orageuses.

Des chutes de pluies sont attendues également demain, vendredi 11 septembre, qui seront localement diluviennes sur les régions du Nord-Ouest et du Centre.

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SONEDE : reprise de l’approvisionnement en eau potable à partir de 18h dans plusieurs délégations de Bizerte

L’approvisionnement en eau potable reprendra progressivement, dans plusieurs délégations du gouvernorat de Bizerte, à partir de jeudi, 10 septembre 2026, à partir de 18h, a annoncé la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE).

La Société a rappelé qu’une perturbation et une coupure de l’approvisionnement en eau potable ont été enregistrées, lundi, à partir de 6 heures du matin, dans les délégations de Tinja, Bizerte Sud, Bizerte Nord, Menzel Jemil, El Alia, Ras Jebel, Ghar El Melh ainsi que les quartiers Ennajah, Chelaghmia et la Révolution dans la ville de Menzel Bourguiba, suite à une panne survenue le même jour, au niveau du canal principal de distribution des eaux, d’un diamètre de 1250 millimètres.

(D’aprés Tap)

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La Protection civile fait son bilan estival : des soldats du feu au four et au moulin

L’Office National de la Protection Civile (ONPC) a révélé, lors d’une conférence de presse organisée hier sous l’égide du ministère de l’Intérieur, les résultats enregistrés durant l’été 2026 en matière d’interventions pour faire face aux incendies ainsi que des opérations de secours sur les plages.

 «Au cours du mois de juillet 2026, des chiffres record, jamais enregistrés auparavant, ont été relevés en matière d’interventions de la Protection civile», a annoncé le lieutenant-colonel Khalil Mechri, président de la direction régionale des opérations et du suivi à la direction des opérations de l’ONPC.

Le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que 23.416 interventions avaient été enregistrées, durant le mois de juillet, soit une moyenne de 756 interventions par jour et de 32 interventions par heure à l’échelle nationale. 

«Il s’agit d’un chiffre jamais atteint auparavant par la Protection civile», a-t-il insisté.

Durant le même mois, 5.532 interventions ont été consacrées à l’extinction de différents types d’incendies. «La situation a notamment atteint un niveau exceptionnel durant trois journées consécutives, les 21, 22 et 23 juillet 2026, au cours desquelles une moyenne de 300 incendies par jour a été enregistrée, un chiffre qui n’avait jamais été atteint auparavant», a-t-il révélé.

Par ailleurs, il a indiqué qu’en août 2026, une légère baisse du nombre d’interventions a été enregistrée. «Celui-ci s’est établi à 21.642 interventions, soit une moyenne de 700 interventions par jour», a-t-il affirmé.

Cette baisse reste toutefois à relativiser, dans un contexte marqué par des températures exceptionnellement élevées. À ce titre, le lieutenant-colonel a précisé que, les 26 et 27 août 2026, les températures avaient dépassé les normales saisonnières de12 degrés environ, atteignant un maximum de 49°C.

 

Du 1er juin au 6 septembre 2026 : 66.484 interventions enregistrées

S’agissant des statistiques relatives à l’activité opérationnelle de la Protection civile, du 1er juin au 6 septembre 2026, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a annoncé que les équipes de la Protection civile ont assuré 66.484 interventions dans différents domaines, contre 56.640 interventions durant la même période de 2025, soit une hausse de 17%.

Dans le détail, 14.169 interventions ont concerné les incendies, tandis que 16.715 interventions ont été effectuées dans le cadre des opérations de secours sur les routes.

Par ailleurs, 30.396 interventions ont été consacrées aux opérations de secours et d’assistance, alors que 2.366 interventions ont concerné de fausses alertes.

À ces interventions s’ajoutent également 2.838 opérations de présence préventive assurées à l’occasion de différentes manifestations et événements.

Incendies de forêts : 15.027 hectares touchés en trois mois

Concernant les incendies de forêts enregistrés durant la même période, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que 256 incendies avaient été recensés, ravageant une superficie de 15.027 hectares.

«À titre de comparaison, 81 incendies de forêts avaient été enregistrés durant la même période de 2025, pour une superficie touchée de 12.500 hectares», a-t-il précisé.

Il a toutefois précisé que ces chiffres restent provisoires, certains incendies n’ayant pas encore été intégrés aux statistiques, notamment l’incendie de Bargou.

S’agissant des récoltes agricoles, le responsable a indiqué que la Protection civile avait assuré la sécurisation de la campagne agricole, tout en relevant une baisse du nombre d’incendies dans les oasis du Sud.

126 unités permanentes et 18 centres saisonniers mobilisés

En matière de mesures, le président de la direction régionale des opérations et du suivi à la direction des opérations de l’ONPC a indiqué que, outre le dispositif mis en place depuis le début de l’été, la Protection civile avait renforcé ses moyens d’intervention à travers 126 unités permanentes, auxquelles se sont ajoutés 18 centres saisonniers dédiés à la protection des ressources agricoles et forestières. Ce renforcement vise notamment à réduire les délais d’intervention et à assurer une meilleure couverture sur le terrain.

Par ailleurs, à la suite des alertes annonçant l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur, l’Office national de la Protection civile a adopté un dispositif exceptionnel afin de faire face aux risques liés aux fortes températures.

Dans ce cadre, les moyens humains ont été renforcés grâce à la mise en place d’un système de travail permettant de doubler les effectifs, afin de prévenir toute insuffisance en ressources humaines et de garantir la continuité des interventions.

De même, les officiers et les agents administratifs ont été mobilisés afin d’appuyer les unités opérationnelles et de renforcer les équipes déployées sur le terrain.

Sur le plan matériel, la réserve centrale a également été renforcée par 10 camions d’intervention et d’extinction, provenant des gouvernorats du Centre et du Sud qui n’étaient pas concernés par les incendies de forêts. Ces moyens ont été regroupés au niveau de l’École nationale de la Protection civile afin de pouvoir être déployés rapidement en fonction des besoins.

La Protection civile a également renforcé le recours au volontariat, en activant ce dispositif au niveau des unités régionales et en intégrant les volontaires au dispositif de renfort mobilisé pour faire face aux incendies de forêts dans le gouvernorat du Kef.

Secours sur les plages : une baisse de 15% des décès par noyade

Du côté des secours sur les plages, le lieutenant-colonel Khalil Mechri a indiqué que l’ONPC avait mis en place un plan préventif visant à assurer la sécurité des estivants sur l’ensemble du littoral tunisien.

Dans ce cadre, le dispositif déployé comprenait 310 points de surveillance, ainsi que 127 agents d’encadrement relevant de la Protection civile. Il a également mobilisé 1.451 nageurs-sauveteurs, 36 embarcations de sauvetage et 8 motos marines.

Concernant les résultats enregistrés depuis le 1er juin, le responsable a souligné que le nombre de décès par noyade avait diminué de 15%, malgré une hausse de 41% du nombre d’interventions. Parallèlement, le nombre de personnes sauvées a progressé de 80%. «Depuis le début de la saison estivale, 699 personnes ont ainsi été sauvées, tandis que 69 décès par noyade ont été enregistrés», a-t-il affirmé.

Nouha MAINSI



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Questions scolaires : dans nos écoles, la langue de Molière agonise 

Il n’y a aucun doute que la langue française est en perte de vitesse dans notre pays, chez les jeunes en particulier. Elèves et étudiants trouvent de plus en plus de difficultés à suivre des cours dispensés en grande partie en français. En effet, depuis plusieurs années, on note que des milliers de candidats au baccalauréat obtiennent un zéro à l’épreuve de français. Cela ne doit pas nous surprendre, car depuis l’arabisation de l’enseignement instituée dans les années 80, cette langue n’a cessé de reculer dans notre système éducatif, mais aussi au profit de la langue anglaise qui s’impose de plus en plus dans nos écoles et dans notre société, en tant que langue internationale.

Le français, jadis considéré comme la seconde langue du pays, perd de plus en plus de terrain chez nous et devient carrément une troisième langue, tout comme les autres langues étrangères étudiées dans nos établissements (espagnol, allemand, italien, japonais, chinois…). Abstraction faite du statut dont jouit la langue française en Tunisie, peut-on encore parler d’un pays francophone où le niveau de cette langue chez nos élèves et dans les institutions officielles a baissé d’une manière vertigineuse depuis quelques années ? Aujourd’hui, il n’y a que des adultes ou des personnes âgées qui lisent encore les romans et les journaux et écoutent les informations du télé-journal en langue française. Que s’est-il passé pour que le français soit relégué au second plan dans nos écoles ?  

De l’usage du français par nos élèves

Nos élèves et nos étudiants bousculent la langue française : il suffit de voir leurs productions écrites ou orales lors des examens trimestriels ou nationaux. Leur français inquiète les profs qui sont confrontés quotidiennement aux multiples charabias et chinoiseries et toutes sortes d’amphigouris et de galimatias.  Le langage des SMS, adopté par la majorité des jeunes d’aujourd’hui, vient de donner le coup de grâce à la langue française dans nos établissements : mots mutilés, abréviations, transcription phonétique des mots, mélange de langues, vocabulaire familier et vulgaire. Et dire que le français est affecté du coefficient 4, le plus élevé par rapport à ceux des autres matières dans les collèges (7e, 8e, 9e de base) et jouit d’un volume horaire important (entre 4 h et 5 h par semaine).  Là où le bât blesse, c’est qu’à partir de la 1ère année secondaire, le français devient la langue véhiculaire de la majorité des matières enseignées (maths, physique chimie, technologie, informatique, économie, gestion…) ; c’est là que le besoin du français se fait de plus en plus sentir au secondaire, alors que la majorité des élèves n’y sont pas suffisamment préparés, ni au primaire ni au collège. Il va de soi que pas mal d’élèves ratent leurs devoirs à cause d’un déficit de langue, ce qui constitue un blocage chez l’élève au niveau de la compréhension des consignes et lors de la rédaction des réponses. 

Le français n’est donc plus la seconde langue d’antan, mais bel et bien une langue étrangère qui doit être enseignée en tant que telle. Or, il paraît qu’il y a un hiatus dans l’enseignement de cette langue entre les différents niveaux du cursus scolaire. En arrivant au collège, l’élève rompt complètement avec ce qu’il apprend au primaire pour entamer un programme qui, de l’avis de pas mal d’enseignants, n’assure pas de continuité. Le passage au lycée pose également un problème à l’élève qui se trouve du jour au lendemain obligé de suivre des cours dans plusieurs disciplines en français alors qu’elles ont été assurées en langue arabe au collège. Les étudiants sont eux aussi confrontés à ce déficit de la langue française, une fois appelés à rédiger un mémoire de fin d’études ou plus tard, à rédiger une lettre de motivation ou un C.V ou encore, à tenir une discussion en français avec le recruteur lors d’une entrevue. 

Les profs de français s’inquiètent

Personne ne peut nier le fait qu’un élève moyen en sixième année primaire ne peut pas prononcer correctement une phrase simple ou épeler un mot. A l’écrit comme à l’oral, il peut confondre entre «f» et «v», entre «m» et «n», entre «j» et «g» et entre «d» et «t». Les élèves du collège parlent un mauvais français et leurs productions écrites sont très médiocres. Ceux du lycée ne maîtrisent pas suffisamment la langue et rencontrent des difficultés à suivre et à comprendre les cours qui sont donnés en français. Ce sont là des témoignages d’enseignants de français qui sont conscients de la situation et qui font de leur mieux pour être au secours des élèves en difficulté. Pour remédier à ce problème, certains professeurs de français proposent d’adopter la méthode de la pédagogie différenciée, adaptée aux besoins spécifiques des élèves en difficulté, notamment à l’école primaire, cette méthode qui consiste à organiser la classe de manière à permettre à chaque élève d’apprendre dans les conditions qui lui conviennent le mieux. Il s’agit donc de mettre en place dans une classe ou dans une école des dispositifs de traitement des difficultés des élèves pour faciliter l’atteinte des objectifs de l’apprentissage de la langue française. Mais cela n’est pas encore possible dans nos établissements. 

Aversion pour la lecture d’ouvrages français

 Certes, on rencontre des élèves brillants en langue française, mais ce sont des oiseaux rares. Parmi eux, ceux qui ont la chance d’avoir des parents enseignants de français. Mais pour la majorité écrasante, ils se contentent du temps imparti à cette langue à l’école, ce qui est insuffisant. Ils doivent pourtant améliorer leur niveau en langue française et se perfectionner grâce au travail extrascolaire, surtout la lecture. 

Or, nos élèves ne lisent pas ; et c’est là que réside le mal. Allez demander à l’un de ces élèves quelles sont ses dernières lectures et vous ne serez que bien déçus de leurs réponses ! Les profs de français ont beau demander à leurs élèves de lire, en vain ! «Les élèves ne lisent pas en français, nous a affirmé un prof de collège, ils viennent me dire que dès les premières pages, ils s’ennuient. Pour peu qu’ils rencontrent un mot difficile, ils abdiquent. Ils ne prennent pas la peine de consulter un dictionnaire, d’ailleurs, la plupart ne savent pas y chercher un mot. C’est dommage qu’ils ne soient pas habitués dès l’école primaire à utiliser cet outil très précieux».

Ainsi, il s’avère que cette aversion pour la lecture est à la fois la cause et la conséquence de cette faiblesse généralisée en langue française chez nos élèves. Ajoutons à cela les causes inhérentes à la langue elle-même : en effet, le français passe pour une langue très difficile avec ses règles et ses exceptions et surtout son orthographe ardue et délicate, ce qui est assez démotivant pour l’élève, porté de plus en plus vers l’anglais, apparemment plus facile. Le temps est venu pour asseoir de nouvelles méthodes dans l’enseignement du français, basées sur les nouvelles technologies, d’autant plus que l’élève d’aujourd’hui a plutôt une prédilection pour les moyens audiovisuels et numériques. Des laboratoires de langue qu’il faut mettre à la disposition de nos établissements scolaires seront sans doute d’un grand apport.

Hechmi KHALLADI



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Gabès : 74 nouveaux bus prévus pour renforcer le transport scolaire

La Société régionale de transport de Gabès prévoit d’acquérir 74 nouveaux bus l’année prochaine : 50 dans le cadre d’un appel d’offres international et 24 via un marché spécifique, selon des informations présentées lors d’une séance de travail sur le transport scolaire tenue mercredi au siège de la gouvernorat sous la présidence du gouverneur de la région, Ridha Ncibi.

La société dispose actuellement de 88 bus prêts pour la rentrée, desservant différentes lignes scolaires et universitaires.

Le nombre d’abonnements attendu pour la nouvelle rentrée est estimé à environ 19 500. Nouveauté : le renouvellement des abonnements scolaires sera possible pour la première fois en ligne, via le site de la société.

La séance a réuni la déléguée régionale à l’éducation, des responsables de la société et de l’administration régionale, ainsi que des représentants des autorités sécuritaires.

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Sociétés communautaires : en deçà des attentes, malgré un intérêt présidentiel accru

Par Kamel ZAIEM

En parallèle d’un intérêt présidentiel très particulier, l’Etat a mis du sien pour consolider les acquis des sociétés communautaires, surtout après l’annonce des nouvelles mesures et décisions entrées en vigueur depuis la publication, il y a près d’une année, du décret-loi n°2025-3 dont le texte redéfinit la gouvernance et officialise les multiples avantages dont bénéficieront ces nouvelles structures. Or, si les intentions sont bonnes, le passage à l’action demeure, curieusement, en deçà des espérances…

Les sociétés communautaires constituent un modèle économique et juridique propre à la Tunisie, conçu pour stimuler le développement régional décentralisé, créer des emplois et encourager une gestion participative des ressources locales. Porté directement par le Présidence de la République, Kaïs Saïed, ce modèle vise à instaurer une justice distributive à l’échelle des délégations et des gouvernorats.

Depuis l’année 2022, le Président de la République n’a jamais cessé de donner ses instructions pour lever tous les obstacles devant les promoteurs des sociétés communautaires, soulignant la nécessité de leur garantir l’accompagnement nécessaire.

Pour sa part, l’Etat, sur recommandation du locataire du palais de Carthage, a vite fait de publier le décret-loi n°2025-3 du 2 octobre 2025, modifiant et complétant le décret-loi n°2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires.

Des avantages à profusion 

Ce texte vise surtout à simplifier les procédures, à encourager la participation locale et à ouvrir de nouvelles perspectives aux promoteurs de ces projets, comme l’a promis, à plusieurs reprises, le Chef de l’Etat.

En vertu de ce décret-loi, les sociétés communautaires sont classées en sociétés communautaires locales qui regroupent des participants résidant dans une même délégation et sociétés communautaires régionales qui regroupent les participants résidant dans plusieurs délégations du même gouvernorat.

Pour la première catégorie, le nombre minimum de participants est fixé à 10 tandis que pour la deuxième, il convient de réunir un minimum de 15 personnes. Toutefois, tous les participants doivent avoir la qualité d’électeur aux élections locales.

Côté finances, le capital d’une société communautaire ne peut être inférieur à cinq mille dinars pour les sociétés locales et à dix mille dinars pour les sociétés régionales, sachant que la société communautaire peut accepter les dons et les legs conformément à la législation en vigueur.

Un Registre national des sociétés communautaires, géré par le ministère chargé de ces nouvelles structures (ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle), sera mis en ligne sur une plateforme électronique centralisant les données, inscriptions et mises à jour. L’inscription à ce registre confère la personnalité morale et un identifiant unique à chaque société.

Selon le décret-loi cité, il est mis fin à la participation de tout participant lorsqu’il cesse de satisfaire aux conditions d’agrément de participation ou en cas de manquement aux principes fondamentaux de l’activité de la société communautaire et à ses modes de gestion.

Le texte redéfinit également la gouvernance. Ainsi, les conseils d’administration comprendront de trois à dix membres selon la taille de la société, élus pour trois ans renouvelables deux fois, avec des règles strictes d’incompatibilité pour éviter les cumuls de mandats.

Par ailleurs, un dispositif complet d’accompagnement, de suivi et d’incitation est mis en place. Les sociétés communautaires devront transmettre leurs rapports et procès-verbaux au ministère concerné, qui pourra émettre des réserves, convoquer des assemblées extraordinaires ou, en cas de manquements graves, dissoudre le conseil d’administration.

Et ce n’est pas tout, puisque le décret-loi prévoit plusieurs avantages aux sociétés communautaires comme l’exonération totale d’impôts et de taxes pendant dix ans à compter de la création, la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour certaines opérations, des taux d’intérêt préférentiels pour les prêts bancaires, une garantie du Fonds national de garantie pour les financements, la priorité d’accès à la location à long terme (jusqu’à 40 ans) de terrains domaniaux agricoles et non agricoles, avec exonération de loyer pendant cinq ans, outre la possibilité d’exploiter des produits forestiers non ligneux et de gérer des services de transport collectif régulier.

C’est dire que tous ces avantages, à présent confirmés et entrés officiellement en vigueur, vont donner de l’élan à ce grandiose projet, de plus en plus prometteur pour une population, pour la plupart rurale, à la recherche de nouveaux horizons pour aller de l’avant.

Les intentions, à elles seules, ne suffisent pas

Selon le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, on recense environ 1.200 intentions de création de sociétés communautaires après l’assouplissement du cadre réglementaire. A priori, il s’agit d’une accélération notable, mais encore éloignée du nombre d’entreprises effectivement opérationnelles.

Certes, avec environ 1.200 intentions de création de sociétés communautaires, un chiffre annoncé par le ministère le 7 septembre 2026, on constate une nette montée de l’intérêt pour ce genre d’entreprises après la révision avantageuse du décret-loi qui l’encadre, mais sur le terrain, nous sommes encore loin du compte. Car il s’agit, là, du nombre des intentions, ce qui ne veut pas dire que nous disposons, à l’heure actuelle, de 1.200 nouvelles entreprises créées. Il s’agit d’un portefeuille de projets potentiels, dont une partie seulement franchira les étapes de constitution, de financement puis de mise en activité.

Nous y verrons encore plus clair avec la prochaine publication de l’état des lieux de ce grandiose projet, mis en place et largement soutenu par le Chef de l’Etat, mais les derniers chiffres disponibles interpellent. En août 2025, le ministère recensait 255 sociétés communautaires disposant d’un identifiant fiscal, mais seulement 55 étaient effectivement en activité, soit un peu plus d’une sur cinq. L’objectif annoncé à l’époque était d’atteindre 300 sociétés avant la fin de 2025, ce qui n’était malheureusement pas le cas.

Encore loin du compte

Comment expliquer cette nette différence entre le nombre des intentions et celui des entreprises qui sont passées à l’action ?

D’après les experts en la matière, le passage de l’intention à l’activité dépend surtout de la capacité des porteurs de projets à obtenir des financements et à construire un modèle économique viable.

À fin décembre 2025, 63 sociétés avaient effectivement bénéficié d’un financement, tandis que 39 autres avaient reçu une notification favorable. Les enveloppes programmées au titre des différents mécanismes de soutien atteignaient 95 millions de dinars sur la période 2023-2026.

Des conventions ont été conclues avec des banques publiques et privées afin d’améliorer l’accès au crédit. La question sera désormais de savoir si ce dispositif pourra absorber une hausse rapide du nombre de projets sans allonger les délais de financement et de mise en exploitation.

Malgré tout cela, nous demeurons loin des prévisions du projet de Plan de développement 2026-2030, qui prévoit 800 sociétés communautaires à l’horizon 2030 et vise un taux de mise en activité de 80%.

Les 1.200 intentions constituent donc un indicateur de demande, pas encore un résultat économique. Le véritable test sera le nombre de projets qui deviendront des entreprises financées, opérationnelles et capables de créer durablement des emplois et des revenus.

Bien que l’intérêt pour ce modèle grandisse (notamment auprès des jeunes diplômés), l’écosystème fait face à un goulot d’étranglement : de nombreuses entreprises publient leurs statuts mais peinent à démarrer effectivement leurs activités sur le terrain en raison de lourdeurs techniques ou d’accès au financement. Pour y remédier, les autorités déploient la plateforme numérique «Al Ahlia» afin de dématérialiser et fluidifier toutes les formalités de constitution et d’octroi de foncier. Un Groupement national des entreprises communautaires est également en cours d’activation pour encadrer et former les nouveaux promoteurs. C’est dire que l’Etat fait tout pour assurer la réussite de ce modèle économique inédit. La balle est, logiquement, dans le camp de ces futurs promoteurs car toutes les modalités d’aide ont été déployées.

 

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Météo : prévisions du jeudi 10 septembre 2026

Des pluies temporairement orageuses sont attendues, jeudi après-midi, sur le Nord et localement le centre, alerte l’Institut National de la Météorologie (INM) dans un bulletin de suivi. Ces pluies seront parfois intenses sur les gouvernorats de Bizerte, du Grand Tunis, de Nabeul, de Sousse, du Kairouan et du Kef où les quantités maximales varieront entre 30 et 50 millimètres.

Ces quantités pourront atteindre 70 millimètres sur les gouvernorats de Jendouba, Béja, Siliana et Zaghouan avec possibilité de chute de grêle localement. Un vent fort soufflera sous orages.

Ce temps pluvieux devrait se poursuivre, vendredi, sur le nord et localement le centre et seront parfois intenses sur les régions Ouest.

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