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La STEG annonce des coupures d’électricité en soirée dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’en raison de la préservation de la stabilité du réseau électrique national, des coupures d’électricité temporaires et tournantes pourront intervenir ce vendredi 17 juillet 2026, de 17h00 à 21h00, selon les besoins du réseau.

Les coupures concerneront, par intermittence, plusieurs localités dans les gouvernorats de :

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Mondial 2026 : Lamine Yamal, l’espoir de l’Espagne face à la légende Lionel Messi

Dans le ​quartier populaire de Mataró où Lamine Yamal a grandi, ​le terrain de football sur lequel ‌l’attaquant espagnol a fait ses gammes ‌est bouillonnant de vie : les habitants ‌se préparent avec ferveur et fierté à la finale de la Coupe du monde face à ⁠l’Argentine de Lionel Messi.

« Maintenant que ce moment est enfin arrivé, celui où ils vont s’affronter, c’est incroyable », confie Keba, un Sénégalais de 18 ​ans, en référence au duel attendu dimanche à New York.

Lionel Messi, 39 ans, ⁠a connu les meilleures années de sa carrière à Barcelone après avoir été formé au centre ⁠de formation du Barça, et une photo virale montrant l’Argentin aux côtés d’un jeune Lamine Yamal, aujourd’hui âgé de 19 ans, a capté l’imagination du public à l’approche de la finale.

Des enfants issus de l’immigration, comme leur idole, jouent sous les yeux de la grand-mère de Lamine Yamal, Fatima Nasraoui, et de ​son cousin Rayan, 15 ans, assis sur un banc du quartier de Rocafonda, dans la ville côtière de Mataró, à une trentaine de kilomètres ‌de Barcelone.

En arrière-plan, une fresque du joueur, fils d’un peintre en bâtiment d’origine marocaine et d’une serveuse originaire de Guinée équatoriale.

Sa grand-mère paternelle ⁠Fatima fut la première à gagner l’Espagne, où elle a ‌multiplié les emplois pour permettre au reste de la famille de la rejoindre.

« Je veux que l’Espagne gagne », dit-elle, promettant de crier à tue-tête si son petit-fils marque un but.

« Pour moi, Lamine représente beaucoup de bonnes choses, mais c’est avant tout comme un frère, car nous avons grandi ensemble », témoigne Rayan.

Lamine Yamal ‌n’a jamais oublié ses racines.

Tout au ⁠long de sa carrière, il a rendu hommage à Rocafonda en effectuant son geste caractéristique « 304 » à chaque but – une référence au code postal ‌du quartier.

Pendant la Coupe du monde, il a porté un bandeau sur lequel était inscrit « Rocafonda », arboré les drapeaux des pays d’origine de ses parents ‌sur ses ⁠chaussures et souligné que le football était un exemple d’intégration ethnique et sociale.

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Mondial 2026 : l’arbitre Slavko Vincic désigné pour la finale

Le Slovène Slavko Vincic a été désigné pour diriger la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, prévue dimanche au stade MetLife au New Jersey (20h00 heure tunisienne), a annoncé la Fédération internationale de football (FIFA), vendredi dans un communiqué.

Vincic (46 ans), qui sera assisté de ses compatriotes Tomaz Klancnik et Andraz Kovacic, fait partie des arbitres les plus expérimentés du football européen. Il participe à sa deuxième Coupe du monde après celle du Qatar en 2022 et compte également à son actif deux Championnats d’Europe (2021 et 2024), ainsi que plusieurs finales continentales, dont celle de la Ligue des champions de l’UEFA en 2024 et de la Ligue Europa en 2022.

Lors du Mondial-2022 au Qatar, il avait notamment arbitré le match d’ouverture de l’Argentine face à l’Arabie saoudite.

Au cours de la saison écoulée, Vincic s’est également illustré en Ligue des champions en dirigeant le quart de finale retour entre le Bayern Munich et le Real Madrid (4-3).

Vincic, qui a déjà dirigé trois rencontres durant ce Mondial, est le premier Slovène à diriger une finale de Coupe du monde.

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Coupures d’électricité : la CONECT recommande des mesures pour limiter les impacts

La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) suit avec préoccupation les répercussions des coupures d’électricité programmées sur les entreprises  de divers secteurs et dans différentes régions, ainsi que les pertes directes et indirectes qui en découlent en raison de l’arrêt de la production et de la perturbation du rythme de travail, outre les dommages causés aux équipements industriels, électriques et électroniques, impactant négativement la rentabilité des entreprises, leur compétitivité ainsi que le climat des affaires.

La centrale patronale reconnaisse les efforts déployés par la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) pour informer le public des opérations de coupure programmées via les différents canaux de communication, mais elle regrette le fait que les données publiées ne sont pas, dans la plupart des cas, suffisamment précises ou détaillées, aussi bien en termes d’identification des zones concernées, d’horaires ou de durée prévue des coupures, ce qui empêche les entreprises de planifier leurs activités et de prendre les mesures nécessaires pour atténuer les effets négatifs de ces coupures.

La confédération appelle, à ce propos, dans un communiqué publié vendredi, à développer davantage le système d’information relatif aux coupures programmées, en fournissant des données précises et actualisées sur les zones concernées, les horaires et la durée prévue des coupures, et en adoptant des moyens de communication plus efficaces et susceptibles de garantir aux entreprises l’accès à l’information nécessaire, afin de prendre les dispositions pour limiter les pertes et préserver la continuité de l’activité.

La CONECT souligne également que la résolution de ces problèmes ne doit pas se limiter à l’amélioration des mécanismes d’information préalable, mais nécessite l’adoption d’une approche participative basée sur le dialogue et la coordination entre les différentes parties concernées, afin de formuler des solutions  efficaces et durables qui limitent la récurrence des coupures et renforcent la stabilité de l’approvisionnement énergétique, garantissant ainsi la pérennité de l’activité économique et préservant la compétitivité des entreprises.

La confédération a, dans ce même ordre d’idées, affirmé sa disposition de  jouer le rôle de partenaire actif aux côtés de la STEG, des autorités publiques et de tous les intervenants pour contribuer à l’élaboration de propositions et de solutions efficaces.

Il s’agit, selon la CONECT, d’encourager l’investissement dans les énergies renouvelables, le développement des systèmes de stockage d’énergie, ainsi que le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, de rationalisation de la consommation et de gestion de la demande d’électricité, de manière à soutenir la sécurité de l’approvisionnement énergétique et à servir les intérêts des entreprises et de l’économie nationale.

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La deuxième édition du Festival International des Arts Populaires à Oudhna 22 juillet – 02 août 2026

Sous le haut patronage du Ministère des Affaires Culturelles, et organisée par la Commissariat Régionale des Affaires Culturelles de Ben Arous, en partenariat avec l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et du Développement Culturel, l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques ainsi que le Théâtre de l’Opéra de Tunis, le théâtre antique du site archéologique d’Oudhna accueillera la deuxième édition du Festival International des Arts Populaires, du 22 juillet au 02 août 2026.

Ce rendez-vous culturel confirme la place grandissante du festival comme plateforme nationale dédiée à la célébration de la musique populaire, des danses traditionnelles et des arts du spectacle. Il s’inscrit dans la vision nationale de valorisation du patrimoine culturel immatériel et de dynamisation des sites archéologiques à travers des projets artistiques innovants, transformant le patrimoine en un espace vivant de créativité, de rencontre et de dialogue.

La soirée d’ouverture, prévue le 22 juillet, sera marquée par un grand concert arabe animé par l’artiste égyptien Ahmed Sheiba, qui participera pour la première fois au festival. Suivront dix soirées consacrées au riche héritage musical et populaire tunisien, avec la participation d’artistes de renom:

  • 23 juillet: «Rboukh» – Hatem Lajmi
  • 24 juillet: «Zarda» – Najlaa Ettounsiya
  • 25 juillet: «Sinouj» – Ahmed Ben Jami
  • 26 juillet: Hicham Salam & Tlili El-Gafsi
  • 27 juillet: Mohamed Ali El-Asmar
  • 28 juillet: Habib El-Shankawi & Atef Nour
  • 29 juillet: Spectacle folklorique avec les troupes Saf, Ghbtatan, El-Sta et El-Manara
  • 30 juillet: Abdelkarim El-Banzarti
  • 31 juillet: «El-Falaqa» – Nasreddine Chbil
  • 02 août: Clôture avec El-Hadi Habouba

Cette édition ambitionne de rassembler un large public venu de toutes les régions de la République et de l’étranger, grâce à une programmation alliant authenticité et modernité. Le théâtre antique d’Oudhna se transformera ainsi en un lieu où l’histoire et l’art se rencontrent, offrant une expérience culturelle unique qui illustre la vitalité et la capacité du patrimoine à inspirer et à perdurer.

Le Festival International des Arts Populaires à Oudhna vous attend… Soyez au rendez-vous!



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Bac 2026 : les nouveaux étudiants invités à découvrir leur orientation universitaire

Les bacheliers admis à la session 2026 peuvent désormais consulter la formule globale de leur orientation universitaire, et ce, via le service des SMS ainsi que sur la plateforme électronique dédiée à l’orientation universitaire, a annoncé vendredi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Dans un communiqué, le ministère a précisé avoir ouvert, depuis jeudi, les inscriptions au service des SMS.

Ainsi, les candidats souhaitant bénéficier de ce service peuvent envoyer un SMS au numéro 85000 contenant le mot « or », suivi d’un espace puis du numéro du baccalauréat, ce qui leur permet d’être informés de leur formule globale d’orientation dès sa publication.

 Les bacheliers peuvent, également à partir de ce vendredi à midi, consulter directement la formule globale de leur orientation via le lien www.orientation.tn.

Le ministère a, à cet égard, appelé les admis au baccalauréat, aussi bien de la session principale que de la session de contrôle, qui n’ont pas pu obtenir leurs mots de passe, à  mettre à jour leurs numéros de téléphone mobile sur le site d’inscription au baccalauréat bac.education.tn, durant la période allant du 17 au 26 juillet courant.

Cette opération doit être effectuée en utilisant un nouveau numéro de téléphone personnel associé à une carte SIM enregistrée au même numéro que celui de la carte d’identité nationale du candidat, afin de leur permettre d’obtenir leur mot de passe confidentiel et de bénéficier des différents services électroniques liés à l’orientation universitaire.

(D’après Tap)

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Canicule : l’agriculture sous vigilance, des consignes pour protéger hommes, cultures et animaux

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a appelé, vendredi, tous les agriculteurs et producteurs à prendre les précautions nécessaires pour limiter les effets des températures élevées sur les travailleurs agricoles, les cultures et le bétail.

L’appel du ministère intervient suite au bulletin émis par l’Institut National de la Météorologie concernant la persistance de la vague de chaleur et l’atteinte de températures élevées dans plusieurs gouvernorats de la République.

Ainsi, pour protéger les travailleurs agricoles, le ministère estime nécessaire d’éviter le travail sur le terrain durant les heures de pic, particulièrement entre midi et 16 heures et de veiller à boire des quantités suffisantes d’eau, porter des vêtements légers et des chapeaux protecteurs, et prendre des temps de repos dans des endroits ombragés.

En ce qui concerne les arbres fruitiers et les cultures, il est conseillé d’intensifier les opérations d’irrigation, particulièrement tôt le matin ou le soir, tout en rationalisant l’utilisation de l’eau selon les besoins des cultures et d’éviter la taille, la plantation ou les interventions agricoles durant les heures de pic de chaleur.

Il est également recommandé de protéger les jeunes plantations du rayonnement solaire direct et maintenir l’humidité du sol en utilisant des couvertures végétales (paillage) ou des moyens appropriés. Il faut également surveiller les cultures pour anticiper l’apparition de signes de stress thermique ou de ravageurs pouvant s’activer avec la hausse des températures.

S’agissant de l’élevage de bétail et de volaille, le ministère appelle à fournir de l’eau potable propre et fraîche en permanence, à assurer une ventilation et un ombrage adéquats à l’intérieur des étables et des centres d’élevage. Les éleveurs sont également appelés à éviter le transport des animaux durant les périodes de forte chaleur, en programmant cela aux premières heures de la journée ou le soir, à suivre l’état de santé des animaux et à intervenir rapidement dès l’apparition de signes de stress thermique.

// Prévention des incendies de récoltes et de forêts

Pour prévenir les incendies de récoltes et de forêts, le ministère souligne l’impératif de s’abstenir d’allumer des feux ou de brûler des résidus de récolte à proximité des champs ou des forêts, d’entretenir les machines agricoles et de vérifier leur état de fonctionnement pour éviter le déclenchement d’incendies, de s’assurer de la disponibilité des moyens de lutte contre l’incendie et de signaler immédiatement tout départ de feu aux services compétents.

Enfin, le département de l’agriculture exhorte tous les intervenants du secteur agricole à suivre les bulletins météorologiques de l’Institut National de la Météorologie et à respecter ces recommandations afin de préserver la sécurité des personnes et de limiter les pertes agricoles.

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La STEG annonce d’éventuelles coupures tournantes d’électricité ce vendredi

Dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la pérennité du réseau électrique national, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à des coupures tournantes d’électricité ce vendredi 17 juillet 2026.

Selon la société, ces interruptions pourraient intervenir entre 11h00 et 15h00, par périodes intermittentes, et concerner plusieurs zones du pays.

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Mondial 2026 : le classement actualisé des buteurs

Voici le classement des buteurs du Mondial-2026 de football avant le match de classement France-Angleterre samedi et la finale Espagne-Argentine dimanche:

8 buts: Mbappé (France), Messi (Argentine)

7 buts: Haaland (Norvège)

6 buts: Bellingham (Angleterre), Kane (Angleterre)

5 buts: O. Dembélé (France), Oiarzabal (Espagne)

4 buts: Quiñones (Mexique), Sarr (Sénégal), Vinícius Júnior (Brésil)

3 buts: Balogun (Etats-Unis), Brobbey (Pays-Bas), Cristiano Ronaldo (Portugal), Cunha (Brésil), David (Canada), De Ketelaere (Belgique), Gakpo (Pays-Bas), Havertz (Allemagne), Jimenez (Mexique), Just (Nouvelle-Zélande), Lukaku (Belgique), Manzambi (Suisse), Martínez (Argentine), Saibari (Maroc), Undav (Allemagne), Wissa (RD Congo)

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Canicule : 21 gouvernorats placés en vigilance orange

Vingt-et-un gouvernorats sur 24 ont été placés en vigilance orange par l’Institut national de la météorologie (INM) en raison des fortes températures prévues. La vigilance jaune a été, par ailleurs, attribuée à 3 gouvernorats à savoir Kasserine, Médenine et Tataouine.

L’INM prévoit un temps chaud à très chaud avec des coups de sirocco. Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies isolées sont aussi prévues.

L’institut estime que le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie chronique ou de troubles de la santé mentale, les personnes qui prennent régulièrement des médicaments, et les personnes isolées. Les sportifs et les personnes qui travaillent dehors, doivent faire attention à la déshydratation et au coup de chaleur.

Il appelle à veiller aussi sur les enfants, précisant que les symptômes d’un coup de chaleur sont essentiellement une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Pour faire face aux fortes chaleurs, l’INM préconise plusieurs mesures essentielles pour préserver sa santé. Il est primordial de s’hydrater régulièrement en buvant de l’eau plusieurs fois par jour, même sans sensation de soif, tout en continuant à s’alimenter normalement et en se mouillant le corps fréquemment.

Il est fortement conseillé de rester à l’intérieur durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, et de limiter toute activité physique ou sportive. Si une sortie est inévitable, le port de vêtements légers, amples et de couleurs claires est recommandé, ainsi que le port d’un chapeau pour se protéger la tête.

Dans le logement, il convient de maintenir la fraîcheur en fermant les volets et fenêtres le jour pour n’aérer que la nuit, ou de chercher refuge deux à trois heures par jour dans un lieu climatisé. Enfin, en cas de malaise ou de troubles du comportement, il est nécessaire de contacter un médecin ou les services de la protection civile en composant le 198.

La vigilance météorologique vise à attirer l’attention de tous sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle est, également, destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d’intervention et les professionnels et structures de santé.

Une carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour à 7h et 17h. Elle signale si un danger menace un ou plusieurs gouvernorats dans les prochaines 24 heures.

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Sfax Green Shift 2026 : la transition vers une mobilité plus durable

Dans un contexte marqué par l’urgence climatique et le renforcement des mesures réglementaires et contraintes fiscales, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est devenue une priorité essentielle pour l’économie. Ainsi sous le thème «Mobilité Durable, Décarbonation et Innovation», Sfax Green Shift 2026 réunira les acteurs de la mobilité, de l’industrie, de l’innovation et du développement durable le mercredi 15 juillet 2026 au Technopole de Sfax.

Les technologies sont là (véhicules électriques, flottes connectées, intelligence embarquée), mais notre écosystème d’exploitation, d’assurance et de financement est resté cloisonné. La solution ? L’Alliance. C’est tout l’enjeu du Sfax Green Shift. Ce n’est pas un énième salon, c’est le 1er Laboratoire National de la Mobilité Intelligente. Un «Think Tank» décisif qui revient pour sa 4e édition. Ce Green Shift Festival se réinvente : nouvelles dates, nouveau lieu et une ambition intacte, celle de nourrir nos imaginaires pour nous accompagner vers un monde plus durable. Mêlant performances, discussions, projections, animations et abordant des sujets variés, la programmation du Green Shift Festival met en lumière des formes d’engagement écologique. Mohamed Nidhal Battini, organisateur de l’événement, revient sur les objectifs de cette édition, les temps forts du programme et les enjeux de la transition écologique en Tunisie. «Cette manifestation ‘’Sfax Green Shift 2026’’ vise à soutenir la transition vers une mobilité plus durable et repose sur trois piliers principaux : la mobilité durable, la décarbonation et l’innovation, avec la participation de nombreux acteurs des secteurs des transports, de l’industrie, des technologies, de la recherche scientifique et de l’investissement, ainsi que d’organisations œuvrant pour le développement durable. Le choix de Sfax repose sur une approche scientifique, la région est confrontée à des défis majeurs en matière de mobilité urbaine et rurale. La problématique ne se limite pas aux tarifs des transports, mais englobe également les aspects administratifs et réglementaires, d’où la nécessité d’améliorer les conditions de mobilité et d’accessibilité dans ce grand pôle économique».

Comment décarboner la mobilité ?
Ce forum vise à explorer des pistes pour développer des solutions de mobilité respectueuses de l’environnement, réduire les émissions de carbone et soutenir l’innovation dans le secteur, tout en renforçant le lien entre la recherche scientifique et l’industrie et en s’adaptant aux transformations mondiales dans les domaines des véhicules électriques, de la numérisation et de l’efficacité énergétique. La transition vers une mobilité durable exige une décarbonation profonde des transports, nécessitant l’adoption de technologies innovantes. Ce triptyque repose sur le report modal (transports en commun, vélo), l’électrification des flottes et le développement de services connectés intelligents. La mobilité décarbonée désigne l’ensemble des modes de transports et des solutions permettant de se déplacer en produisant peu d’émissions de gaz à effet de serre (GES). L’absence totale d’émissions semble utopique, puisque l’ensemble des véhicules entraînent des rejets à au moins une étape de leur cycle de vie, que ce soit lors de leur production, leur acheminement ou leur utilisation par exemple. De manière générale, la notion de décarbonation de la mobilité fait référence à la réduction de la consommation de carburants d’origine fossile (essence, diesel…) qui sont fortement émetteurs de dioxyde de carbone (l’un des principaux gaz à effet de serre) et l’usage d’alternatives aux véhicules thermiques (mobilités douces, transports en commun, autopartage…).
Ces transports durables sont des systèmes de mobilité visant à minimiser les émissions de gaz à effet de serre et les impacts environnementaux, tout en garantissant la sûreté et l’accessibilité financière, en améliorant l’efficacité énergétique et l’utilisation des ressources, ainsi qu’en assurant un accès équitable à la mobilité pour tous. Ils englobent une large gamme de solutions, allant des réseaux piétonniers et cyclables aux transports routiers électriques alimentés par les énergies renouvelables, en passant par la promotion des transports publics et l’adoption de carburants propres pour la navigation maritime et l’aviation. Il est également essentiel d’améliorer l’efficacité des systèmes, l’aménagement du territoire et la conception des infrastructures pour rendre les transports plus durables. Il convient de souligner que ce transport durable n’est pas une solution unique, mais repose sur une approche systématique qui intègre les technologies, les infrastructures, la planification, les politiques publiques et le changement de comportement, afin de réduire les émissions tout en renforçant la connectivité. Lorsqu’ils sont bien conçus, les systèmes de transport durables favorisent à la fois la santé, les perspectives économiques et la protection de l’environnement. Cette vision holistique s’applique à l’ensemble des modes de transport et à toutes les régions, faisant du transport un puissant catalyseur de l’action pour le climat et le développement durable. Passer de l’utilisation des véhicules privés à celle des transports publics à faibles émissions, tels que les bus électriques et les systèmes ferroviaires alimentés par l’électricité renouvelable, ou faciliter les déplacements à pied et à vélo grâce à des infrastructures sûres et inclusives, relève du transport terrestre durable. Ce type de mobilité est encouragé par un aménagement urbain adapté, un système de billetterie intégré valable pour plusieurs modes de transport, ainsi que des outils numériques de gestion de mobilité, qui contribuent à améliorer la qualité du service et réduire la congestion routière.
Ces transports durables renforcent également la résilience économique des pays. Dans un monde subissant de plus en plus la volatilité des prix de l’énergie et les pressions inflationnistes, les systèmes de transport propres offrent une stabilité à long terme. Les transports publics électrifiés, les services de mobilité partagée et la logistique efficace -terrestre, maritime, aérienne- deviennent de plus en plus rentables, d’autant plus que leurs coûts continuent de baisser à mesure que les technologies progressent et que les marchés arrivent à maturité.

Kamel BOUAOUINA

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Ouvrières agricoles : rendre visible les invisibles

Dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales, une note a été publiée. Intitulée «Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», cette note se veut examiner la situation des ouvrières agricoles dans notre pays, tout en proposant des recommandations concrètes, visant à améliorer les conditions de travail de ces ouvrières et à mieux valoriser leur contribution au secteur agricole.

«Ouvrières agricoles : repenser le travail agricole féminin pour un développement rural durable et inclusif», tel est l’intitulé d’une note de réflexion pour de nouvelles pistes d’action.

Cette note de réflexion a été rédigée dans le cadre du projet Tamkin Femmes Rurales (2025-2026), mis en œuvre suite à une collaboration entre l’Association pour la Protection de l’Environnement et du Développement Durable de Bizerte (APEDDUB), INRAT, INAT et Cirad.

Ce projet est soutenu par Savoirs éco, projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France qui vise à appuyer les Structures Productrices de Savoirs à vocation Économique (SPSE) dans notre pays.

L’amélioration des conditions de travail, une priorité

Il est expliqué que cette note examine la situation des ouvrières agricoles, qui représentaient 58% de la main-d’œuvre rurale en 2017, mais exercent majoritairement sans contrat ni protection sociale. Pour leur note, les auteurs ont choisi de croiser une recherche, menée sur trois gouvernorats, en 2024, dans laquelle il est indiqué qu’environ 75% des ouvrières agricoles exercent sans contrat de travail et 92% ne bénéficient pas d’une affiliation à un régime de sécurité sociale, et un atelier participatif tenu à Béja en février de cette année, pour formuler des recommandations autour de cinq axes : définir un statut officiel, rendre effective la protection sociale, améliorer rémunération et conditions de travail, sécuriser le transport et soutenir l’organisation collective des travailleuses.

Le document insiste sur le fait que le travail des ouvrières agricoles reste largement invisibilisé, sous-estimé et peu réglementé, exerçant dans un cadre informel et dans des conditions précaires.

Elles évoluent en marge des dispositifs d’action publics et leurs droits fondamentaux sont souvent négligés au profit de la rentabilité des exploitations agricoles, étant restées pendant longtemps invisibles des politiques de développement.

D’autre part, les jeunes générations se détournent du travail agricole, préférant travailler dans des usines ou en ville, ce qui pourrait menacer à terme le fonctionnement du secteur agricole dans son ensemble.

L’on peut lire dans la note que l’amélioration des conditions de travail des ouvrières agricoles est une priorité pour faire progresser le bien-être de nombreuses femmes rurales chez nous et permettre, aussi, de redonner le goût de la terre aux jeunes.

Le document rappelle que les ouvrières agricoles accèdent au travail souvent à travers des intermédiaires, assurant la mise en relation entre l’offre de travail des agriculteurs et les disponibilités de travail des ouvrières. Les ouvrières changent souvent, au cours d’une même saison agricole, de lieu de travail, en fonction des tâches à effectuer. Ce qui a pour conséquence qu’elles disposent d’un faible pouvoir de négociation, se traduisant par des rémunérations souvent très insuffisantes. Il est donné comme exemple le gouvernorat de Béja dans lequel, en 2025, certains salaires étaient compris entre 10 et 20 dinars par jour.

Pallier les transports dangereux

Outre les salaires, un autre problème se pose : les transports. Comme mentionné dans la note, les conditions de transport des ouvrières agricoles demeurent particulièrement préoccupantes : souvent transportées à l’arrière de camionnettes et de pickups dans des conditions ne respectant pas les normes minimales de sécurité. Certains intermédiaires assurent fréquemment la fonction de transporteur en dehors d’un cadre réglementaire effectif.

Pourtant, la loi n° 2019-51 du 11 juin 2019 a instauré une catégorie spécifique de «transport de travailleurs agricoles» et l’article 2 du décret-loi n° 2024-4 du 22 octobre 2024 prévoit la mise en place d’un service de transport public routier non régulier dédié aux travailleuses agricoles, qu’elles soient salariées ou non salariées. La note rappelle que ces dispositions précisent que ce service sera assuré par des personnes physiques ou morales titulaires d’une autorisation et opérant à l’échelle d’un ou de plusieurs gouvernorats.

Cependant, nombre de transporteurs n’obéit pas au mécanisme prévu par ces deux textes. Le document insiste sur le fait que les difficultés persistent, particulièrement, en raison d’insuffisance des incitations, de la régulation et de la prise en compte incomplète des réalités du terrain, comme l’état des pistes agricoles rendant souvent difficile, voire inadapté, le recours à des bus.

Afin d’améliorer les conditions des ouvrières agricoles, les auteurs de la note préconisent, entre autres, de définir un statut de l’ouvrière agricole en leur donnant un statut officiel et spécifique et en renforçant l’inspection du travail, de rendre effective la protection sociale, en accompagnant l’inscription des ouvrières à la protection sociale et en instaurant une taxe permettant un financement spécifique de la cotisation des agriculteurs employeurs.

Les auteurs préconisent, également, d’améliorer la rémunération et les conditions de travail, en créant des organisations locales d’ouvrières, qui offriront collectivement une force de travail et un pouvoir de négociation, et en mettant en place des protocoles de sécurité du travail et à disposition des équipements de protection dans les exploitations.

D’autre part, afin d’améliorer les conditions de transport des ouvrières agricoles, des incitations et des sanctions pour la mise en œuvre de la réglementation du transport agricole et l’amélioration des pistes rurales seraient de bon ton.

Enfin, pour soutenir la structuration collective des ouvrières agricoles, il faudrait la création de syndicats au niveau national.

Zouhour HARBAOUI

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Femmes tunisiennes et marché du travail : comment améliorer l’employabilité des femmes diplômées ?

En Tunisie, le nombre de femmes actives continue de progresser. Cette évolution de l’occupation féminine est sensiblement liée aux changements démographiques et socioculturels constatés depuis les années 1990 ainsi qu’à l’élévation de leur niveau d’instruction. Cependant, les statistiques font apparaître de fortes disparités entre les hommes et les femmes sur le marché du travail avec des écarts qui figurent parmi les plus importants au monde. La Tunisie est une pépinière de talents féminins dont l’économie se prive. Le diagnostic révèle un fossé structurel majeur.

Si les femmes affichent des taux d’achèvement scolaire bien supérieurs à ceux des hommes (83,8% au collège contre 46,8% au secondaire), le mécanisme s’enraie dès l’accès à l’emploi. Seules 26,7% des femmes intègrent le marché du travail, contre 64,9% des hommes. Pour le secteur privé, ce différentiel représente une perte sèche de compétitivité et d’innovation. L’accès aux postes de responsabilité reste également verrouillé : les femmes ne représentent que 9% des top managers et 18,6% des propriétaires d’entreprises. Les jeunes femmes ont ainsi du mal à trouver un emploi en Tunisie, même avec des diplômes universitaires. . L’amélioration du niveau d’instruction n’a pas entraîné de meilleurs résultats sur le marché du travail ni des revenus plus élevés, les Tunisiennes gagnant 34% de moins que les hommes (Banque mondiale, 2023). En dépit de l’évolution des comportements d’activités des femmes et de l’élévation de leur niveau d’instruction, elles demeurent minoritaires sur le marché du travail.

Plus éduquées, mieux formées, mais grandes perdantes sur le marché du travail 

Il est difficile de dresser un tableau exhaustif des causes d’une telle disparité et d’expliquer avec précision pourquoi les femmes sont majoritaires sur les bancs des universités et en bout de file dans la course à l’emploi tant les études sur le sujet sont peu nombreuses et les statistiques quasi absentes ou alors trop superficielles. Cependant, certains obstacles structurels et culturels peuvent partiellement expliquer ce déséquilibre : le poids des traditions et les contraintes familiales qui participent à limiter les possibilités des femmes en matière de choix du poste d’emploi et de mobilité, les conceptions archaïques et passéistes promues par certains segments de la classe politique et la sphère culturelle, les préjugés et stéréotypes de genre. Une perte considérable pour le capital «compétences» du pays mais également pour la situation matérielle des femmes, leur qualité de vie et leur statut social. La question de l’emploi est un défi majeur pour tous les pays, cependant avec des degrés variables. Si les disparités dans les acquis en matière d’égalité hommes-femmes creusent un écart important entre les pays du «Nord» et les pays du «Sud», il est assez facile d’imaginer les contrastes disproportionnés qui existent entre les grandes villes et les zones rurales. Les femmes restent souvent orientées vers des emplois précaires et faiblement rémunérés, notamment dans l’agriculture et le secteur informel. Les femmes qualifiées rencontrent, pour leur part, des difficultés à accéder aux postes de responsabilité. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’initiative «WySE»qui vise à améliorer les perspectives d’emploi des femmes diplômées de l’enseignement supérieur dans les domaines scientifiques, en partenariat avec ONU Femmes et avec le soutien de l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie. Ce Fonds pour l’emploi des jeunes, une initiative financée par les Pays-Bas, a débuté ses activités en Tunisie en 2019 et a achevé ses programmes en 2026. Durant cette période, il a contribué à la création et à l’amélioration des opportunités d’emploi pour un grand nombre de jeunes, les femmes représentant environ 50% des bénéficiaires dans divers secteurs économiques.

L’initiative «WySE», lancée l’année dernière, répond aux difficultés rencontrées par les femmes diplômées dans des domaines scientifiques tels que l’ingénierie, les mathématiques et la biologie, alors même que la Tunisie figure parmi les pays affichant un pourcentage élevé de femmes diplômées dans ces domaines. Elle repose sur une collaboration avec le secteur privé afin de faciliter la transition des études à la vie professionnelle. Parmi ses principales activités figure l’organisation de forums de l’emploi mettant en relation les demandeurs d’emploi et les institutions proposant des offres de recrutement dans les domaines scientifiques et techniques. En juillet 2025, «WYSE» a réuni 104 femmes diplômées et 29 entreprises à la Cité des Sciences de Tunis. Depuis, la dynamique enclenchée s’est traduite par des avancées concrètes : 41,3% des participantes ont accédé à un emploi, soit 43 jeunes femmes aujourd’hui actives dans les secteurs STEM. Cette première édition du salon avait obtenu des résultats positifs, avec un taux de placement d’environ 40% des participantes. Il a exprimé l’espoir que ce taux atteindra au moins 50% dans les trois à six mois suivant le salon. S’appuyant sur les enseignements de l’édition 2025, «WYSE 2.0» va encore plus loin pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes femmes dans les domaines des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STIM). Cette nouvelle édition renforcera les passerelles entre les jeunes diplômées, les entreprises et les acteurs de l’écosystème, tout en accordant une attention particulière aux secteurs des Technologies de l’Information et des Sciences biologiques, où les opportunités d’innovation et d’emploi sont en pleine croissance. Former, connecter, accompagner et créer davantage d’opportunités, tels sont les objectifs qui guideront «WYSE 2.0».

Kamel BOUAOUINA

 

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Mondial 2026 : La finale se jouera en présence de Donald Trump

Le président américain, Donald Trump, assistera dimanche à la finale de la Coupe du monde de football, qui opposera l’Espagne à l’Argentine, a annoncé jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

« Sa présence viendra couronner ce qui a été la Coupe du monde la plus suivie, la plus sécurisée et la plus réussie de l’histoire des États-Unis », a affirmé Karoline Leavitt lors d’un point-presse.

Le chef de l’exécutif américain sera donc présent au stade de New York – New Jersey pour l’ultime rencontre du Mondial 2026.

La FIFA avait annoncé fin juin que le président américain remettrait le trophée au vainqueur de ce Mondial, coorganisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Un geste symbolique qu’il devrait effectuer avec le président de la FIFA, Gianni Infantino.

Le roi d’Espagne Felipe VI sera aussi présent au stade, a annoncé mercredi la Maison royale espagnole, au lendemain de la victoire de la sélection espagnole en demi-finale contre la France (2-0).

Le président argentin, Javier Milei, a lui annoncé jeudi qu’il ne s’y rendrait pas. Il suivra la finale à la télévision depuis la résidence présidentielle, comme depuis le début du Mondial, et ce par « superstition ».

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Vague de chaleur : un quotidien à l’épreuve des fortes températures

La hausse des températures annoncée à partir de cette semaine marque le début d’un nouvel épisode de forte chaleur qui devrait toucher une grande partie du pays. Comme chaque été, les Tunisiens devront composer avec un mercure en nette hausse, parfois accompagné de vents de sirocco qui accentuent la sensation de chaleur et rendent l’air plus difficile à supporter. Si ces épisodes sont désormais récurrents, leurs conséquences dépassent largement le simple inconfort.

Ils modifient progressivement les habitudes de vie, influencent les comportements, pèsent sur le budget des ménages et mettent sous pression plusieurs services essentiels. Au fil des années, la canicule est devenue bien plus qu’un phénomène météorologique, elle façonne désormais notre quotidien.

Des habitudes de vie qui changent au rythme du thermomètre
Lorsque les températures dépassent les normales saisonnières, les journées ne s’organisent plus de la même manière. Les rues se vident progressivement à l’approche de midi, les déplacements sont reportés en fin d’après-midi ou en soirée et de nombreuses familles choisissent de rester à l’intérieur pendant les heures les plus chaudes. Les cafés climatisés, les centres commerciaux et les plages deviennent des lieux privilégiés pour échapper à la chaleur, tandis que les promenades et les activités de loisirs commencent souvent après le coucher du soleil. L’été impose ainsi un nouveau rythme de vie, où les horaires sont dictés par le soleil plus que par les habitudes.
Cette adaptation concerne également le monde du travail. Les ouvriers du bâtiment, les agriculteurs, les agents municipaux, les livreurs ou encore les forces de l’ordre poursuivent leurs missions malgré des conditions parfois éprouvantes. Travailler plusieurs heures sous une chaleur intense augmente le risque de fatigue, de déshydratation et de malaises. Certaines entreprises réaménagent les horaires lorsque cela est possible afin d’éviter les périodes les plus chaudes, mais de nombreux professionnels n’ont d’autre choix que de poursuivre leurs activités en plein soleil. La canicule devient alors un véritable défi pour la santé et la productivité. Les fortes chaleurs influencent aussi le sommeil. Lorsque les températures restent élevées durant la nuit, beaucoup de personnes peinent à trouver un sommeil réparateur. Les réveils nocturnes sont plus fréquents, les nuits paraissent plus courtes et la fatigue s’accumule au fil des jours. Cette mauvaise qualité de sommeil peut avoir des répercussions sur la concentration, l’humeur et la vigilance, notamment chez les conducteurs ou les personnes exerçant des métiers nécessitant une attention constante.

Une facture plus lourde pour les ménages
L’un des premiers effets de la chaleur se ressent également dans le portefeuille. Pour maintenir une température supportable à l’intérieur des logements, les climatiseurs et les ventilateurs fonctionnent parfois pendant de longues heures. Les réfrigérateurs sont davantage sollicités, tandis que les besoins en eau augmentent avec les douches plus fréquentes, la préparation de boissons fraîches ou l’arrosage des jardins. Résultat : les consommations d’électricité et d’eau progressent sensiblement durant les mois d’été.
Cette hausse des dépenses intervient souvent à une période déjà coûteuse pour les familles. Les vacances scolaires, les déplacements, les loisirs et les dépenses liées à la saison estivale pèsent déjà sur le budget des ménages. L’augmentation des factures vient alors s’ajouter à ces charges, obligeant certains foyers à arbitrer entre confort et économies. Toutes les familles ne disposent d’ailleurs pas d’un climatiseur ou d’un logement suffisamment isolé pour faire face aux fortes chaleurs. Pour elles, supporter les températures élevées devient une contrainte quotidienne.
Les commerces voient eux aussi leurs habitudes évoluer. Les bouteilles d’eau, les boissons fraîches, les glaces, les ventilateurs et les climatiseurs figurent parmi les produits les plus recherchés dès que le mercure grimpe. Les marchés enregistrent également une forte demande pour les fruits riches en eau, comme la pastèque ou le melon, tandis que certains commerçants adaptent leurs horaires afin d’accueillir davantage de clients en soirée. La chaleur modifie ainsi les comportements de consommation et oblige de nombreux professionnels à s’adapter.

Des services publics davantage sollicités
Les épisodes de canicule ne touchent pas uniquement les particuliers. Ils mettent également les services publics sous pression. Les établissements de santé constatent généralement une augmentation des consultations pour déshydratation, épuisement ou malaises liés à la chaleur, notamment chez les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement l’importance de boire suffisamment d’eau, d’éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes et de limiter l’exposition directe au soleil.
Les fortes températures entraînent également une augmentation de la consommation d’électricité à l’échelle nationale. Lorsque des centaines de milliers de climatiseurs fonctionnent simultanément, la demande en énergie atteint des niveaux particulièrement élevés. Les gestionnaires du réseau doivent alors répondre à ces pics de consommation afin d’assurer la continuité de l’alimentation électrique, un défi qui revient chaque été avec l’installation des vagues de chaleur. La chaleur affecte aussi les déplacements. Conduire sous des températures élevées peut provoquer une fatigue plus rapide, une baisse de la vigilance et un temps de réaction plus long. Les longs trajets deviennent plus éprouvants, surtout lorsque les véhicules ne sont pas équipés d’un système de climatisation performant. Les animaux domestiques souffrent eux aussi des fortes chaleurs, obligeant leurs propriétaires à adapter les promenades et à veiller davantage à leur hydratation.
Les agriculteurs ne sont pas épargnés. Les épisodes de chaleur accélèrent l’évaporation de l’eau et augmentent les besoins d’irrigation des cultures. Le bétail est également plus vulnérable aux températures extrêmes, ce qui impose des mesures supplémentaires pour préserver son bien-être. Ces contraintes viennent s’ajouter aux défis déjà posés par la gestion des ressources en eau durant la saison estivale. Au-delà des conséquences immédiates, la répétition de ces épisodes montre que la canicule s’installe progressivement comme une composante durable des étés tunisiens. Les habitants adaptent leurs horaires, les entreprises réorganisent parfois leur activité, les services publics renforcent leur vigilance et les familles revoient leurs habitudes de consommation. Ce qui était autrefois considéré comme un épisode exceptionnel tend désormais à devenir une réalité récurrente.
Face à cette évolution, l’adaptation apparaît comme une nécessité. Les comportements individuels restent importants, mais ils devront s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’aménagement des villes, la performance énergétique des bâtiments, la gestion des ressources en eau et la protection des personnes les plus vulnérables. Car la canicule ne se résume plus à quelques journées particulièrement chaudes. Elle influence désormais l’organisation de la société, l’économie et la qualité de vie de millions de Tunisiens. Chaque nouvel épisode rappelle que la chaleur n’est plus seulement une caractéristique de l’été, mais un défi auquel le pays devra apprendre à faire face de manière durable.

Leila SELMI

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Baccalauréat 2026 : la formation professionnelle mise sur l’attractivité de ses filières

‘Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) profite des Journées nationales et régionales de l’orientation universitaire 2026 pour promouvoir ses parcours de formation, en particulier les cursus de technicien supérieur destinés aux titulaires du baccalauréat, afin de mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

« Notre participation vise à faire connaître les spécialités offertes et à accompagner les nouveaux bacheliers dans le choix d’un parcours adapté à leurs aspirations », a déclaré à l’agence TAP Olfa Chelli, responsable de l’information, de l’orientation et de l’accompagnement à l’ATFP.

Selon elle, les inscriptions à la session de septembre 2026, ouvertes depuis le 20 juin, comprennent 103 offres de formation au niveau technicien supérieur, réparties dans différentes spécialités et régions du pays.

À Sousse, trois centres sectoriels proposent notamment des formations en mécatronique, électronique, plasturgie, automatisme, télécommunications, comptabilité, finance, commerce et assistance de direction.

L’ATFP, qui couvre douze secteurs d’activité, met en avant le système de formation en alternance, reposant sur une répartition égale entre le centre de formation et l’entreprise.

Ce dispositif permet aux stagiaires d’acquérir une expérience pratique et de faciliter leur insertion professionnelle.

L’agence a, à cet effet, conclu plusieurs partenariats avec des entreprises afin de renforcer cette approche fondée sur l’immersion en milieu professionnel.

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Météo : prévisions du vendredi 17 juillet 2026

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce jeudi ,selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco

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Pronostic Tiercé : Prix Chiaverina à Feurs

Pour cette 3ème course à Feurs, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
6-7-1-10-12-4-8
​Le cheval 6– Michelangelo Zen s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Tiercé, tandis que le 12– Marley D’Eri sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Feurs.

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