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Jalel Ben Khaled (Ex-handball de l’EST et international tunisien) : «Sans actions tangibles, l’avenir de la petite sphère s’annonce brumeux»

L’invité de ce dimanche est un ex-international et joueur de handball de l’Espérance Sportive de Tunis. C’est un pur «Sang et Or» qui a laissé de très beaux souvenirs à ses supporters. Dans la présente interview, on passera en revue son parcours en tant que joueur et technicien et ses ambitions pour les années à venir. Une interview qui tombe à pic puisque c’est l’assemblée générale élective de la FTHB. Entretien. 

– Pour commencer, votre parcours avant de devenir joueur de handball…
– Je suis né à Bab Souika, mais à l’âge d’un an, on a déménagé pour aller du côté de la Banlieue nord, au Kram plus précisément. J’y ai vécu toute ma jeunesse jusqu’à mon mariage. Pour les études, j’ai fait l’école des sœurs à Carthage présidence, qui est devenue aujourd’hui l’IHEC. Après l’école française, j’ai fait l’école tunisienne de Salammbô. Apres le Bac, je suis allé en France, plus précisément à Lyon pour faire un DESS en électronique et electro-technique. Et j’ai également joué au handball.

– Vos premiers pas en handball ?
– J’ai commencé à pratiquer le handball au sein de la grande école qu’est Al Hilal. Il faut dire que c’est un club qui s’apparente à une famille. Mon père m’y emmenait car il était un des responsables du club avant d’en devenir le président. J’étais sur les terrains de handball dès mon jeune âge et dès que j’ai atteint l’âge d’avoir une licence, ma carrière a commencé. C’est un grand club qui a été entraîné par Hédi Malek et qui a vu de grands noms porter son maillot à l’instar de Naceur Jeljeli, Raouf Ben Samir, Youssef Kortbi. Personnellement, j’ai joué avec les seniors alors que j’étais encore cadet. Mais j’ai très vite quitté le club car je suis parti très jeune en France dès l’obtention du baccalauréat.

– Pourquoi le handball et pas un autre sport ?
– Cela s’est fait naturellement. Disons que le handball s’est imposé à moi et ne m’a point laissé la possibilité de choisir. Comme je viens de vous le dire, mon père était responsable puis président d’Al Hilal et j’étais sur le terrain tout petit, à regarder les autres jouer avant de faire comme eux. En outre, toute la famille a joué au handball. Mes sœurs, mes cousins et cousines et on considérait Al Hilal comme notre famille.

– D’Al Hilal vous êtes parti en France pour une expérience professionnelle avant de revenir en Tunisie. Pourquoi n’êtes-vous pas resté du côté de l’Hexagone ?
– C’est une bonne question. Pour être franc, j’ai un peu regretté. C’est le destin. Beaucoup m’ont demandé pourquoi je ne suis pas resté en France. Peut-être parce que j’étais bien en Tunisie. Ce que vous ne savez pas, c’est que le maire de Vénissieux m’avait même proposé de me préparer pour avoir la nationalité française et voulait que je reste avec le club de cette commune, mais ça n’a pas abouti. Il faut dire que mon père ne voulait pas en entendre parler et n’admettait pas de voir son fils obtenir la nationalité française. Et puis, il y a l’Espérance, l’engouement du public, j’étais très jeune encore et cela a suffi pour me pousser à revenir en Tunisie. C’est finalement sans regrets car de mon temps, il n’y avait pas d’argent dans le monde du handball en Tunisie comme en France. Ce n’est qu’après que les choses ont changé. Quoi qu’il en soit, ce fut une belle expérience et je peux me vanter d’avoir joué avec des internationaux français de l’époque, ceux qu’on appelait les Barjots qui ont remporté le championnat du monde en Islande. J’en citerai Latou, Meunier, Gaël Monthurel, Patrick Lepetit. Quand je suis rentré en Tunisie, j’ai joué contre eux. Ils ont beaucoup progressé et fait de la France une des plus grandes nations de handball et cela s’est fait sous la houlette de Constantini. On peut dire que j’ai connu la France d’avant-Constantini et d’après-Constantini et on devrait s’en inspirer.

– Comment avez-vous atterri à Vénissieux ?
– Vous allez en rire. J’étais parti en France pour mes études et comme le terrain d’entraînement était près de chez moi, j’allais, assez souvent, regarder cette équipe s’entraîner. Un jour, en l’absence du gardien, on m’a proposé de le supplanter et depuis, c’est parti. C’est un concours de circonstances extraordinaire. Je ne devais même pas rester dans cette ville car je devais partir pour Lille. Ils m’ont inscrit à l’université et officiellement recruté. Dans un journal de Lyon qu’on appelle «Le Progrès», on disait de moi : «Le joueur qui a vu de la lumière dans la salle est rentré». Ce fut une belle expérience puisque en quatre ans, nous avons atteint la ligue 1 après avoir fait la division trois, puis deux, 1B et enfin 1A. Plusieurs clubs m’ont sollicité en France, mais j’ai toujours dit non car j’étais bien à Vénissieux. C’est un club qui ressemble un peu à Al Hilal.

– Un aperçu succinct sur votre parcours sous les couleurs de l’Espérance ?
– De 1988 à 1996. Je vous laisse faire le compte, une période où j’ai tout gagné. Je ne saurais vous dire combien de titres, mais nous avons dominé le handball en Tunisie pendant quelques années. Je ne peux qu’être satisfait de mon long parcours avec l’Espérance.

– Vous étiez, vous et le regretté Habib Yagouta, les leaders du groupe. Cela a facilité la tâche de toute l’équipe, j’imagine ?
– Absolument. Moi, je haranguais mes coéquipiers sur le terrain et Habib s’occupait des vestiaires. Le comportement des joueurs vis-à-vis du club ? Personnellement, à mes débuts, il m’a fait comprendre dans quel club j’évoluais en me reprenant après m’avoir vu poser le maillot sur le sol pour ne pas salir mes pieds. Évidemment, c’était dans le vestiaire après la douche. Il m’a clairement fait savoir que le maillot du club est sacré. C’était ça le grand Habib. Qu’il repose en paix.

– Son départ a attristé toute la Tunisie. Quel souvenir gardez-vous d’un des meilleurs gardiens de handball en Tunisie ?
– C’est un être exceptionnel et aimé de tous. Tous les autres clubs, sans exception, l’appréciaient beaucoup. On a beaucoup joué ensemble à l’Espérance comme en équipe nationale et durant les stages, nous étions toujours dans la même chambre. Il me manque beaucoup.

– Avez-vous été contacté par un autre club tunisien avant de porter le maillot «sang et or»?
– Oui. Le Club Africain a voulu m’engager et m’a contacté à travers Raouf Ben Samir. Je devais rencontrer Azouz Lasram à Paris. Ça ne s’est pas fait et ça ne pouvait pas aboutir car je suis espérantiste et toute la famille est espérantiste.

– Votre meilleur souvenir avec l’Espérance…
– Le meilleur souvenir, c’est la finale de la coupe de Tunisie remportée. C’est un souvenir inoubliable car ce jour-là, nous n’étions pas bons. Notre adversaire a mené au score durant tout le match, mais nous avons su nous imposer dans les dernières minutes. Et c’est ce qui rend cette coupe encore plus belle.

– Et votre plus mauvais souvenir ?
– Indéniablement notre défaite devant notre public à la salle Zouaoui en finale de la Coupe d’Afrique devant le Zamalek d’Égypte.

– Une idée sur votre parcours en équipe nationale…
– J’ai porté le maillot national de 1988 à 1995. D’ailleurs, cette année restera gravée dans ma mémoire. C’est l’année de ma dernière coupe du monde en Islande et nous avons perdu contre la Croatie aux tirs au but. Sinon, j’ai participé aux Jeux méditerranéens, à la Coupe d’Afrique et même si nous n’avions pas porté de titres, nous étions toujours en finale. Je dois rappeler que la Tunisie a remporté le titre africain en 1994, mais on m’avait écarté de l’équipe de Tunisie pour des raisons que j’ignore encore aujourd’hui. Je suis revenu en 1995 pour participer au Championnat du monde.

– Après ce parcours, avez-vous des regrets ?
– Pas vraiment. J’ai toujours tout donné sans tricher et, en équipe nationale comme à l’Espérance, j’étais un leader. Le jour où j’ai senti que physiquement je n’étais plus capable de faire ce que j’ai toujours fait, j’ai décidé d’arrêter et de mettre un terme à ma carrière. Je me rappelle que c’était après une finale perdue contre le Club Africain.

– Comment avez-vous géré votre après-carrière ?
– Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer car j’ai beaucoup voyagé. J’ai profité de la vie et je me suis complètement éloigné du monde du handball pendant cinq à six ans. Et puis en 2004, j’ai été contacté par Slim Chiboub pour une réunion avec Sayed Ayari et Mohamed Sabbagh. L’intention était de relancer l’équipe senior qui a perdu le titre arabe et concédé une défaite en championnat devant le Club Africain avec un score large. Je suis devenule délégué de l’Espérance avec la grande équipe composée de Hmam, Bousnina, Jerou et autres. Cette année, on avait remporté le doublé et c’est avec Aziz Zouhir comme président qui avait succédé à Slim Chiboub. Comme ça me prenait beaucoup de temps, ça m’a donné des idées, je me suis mis à entraîner et j’ai commencé avec les cadets de l’Espérance.

– Vous êtes donc passé de l’autre côté de la barrière. Vous êtes devenu entraîneur et on vous a vu briller beaucoup plus à l’étranger qu’en Tunisie. Pourquoi ?
– J’ai entraîné Béni Khiar, Jendouba, Kairouan. J’ai fait l’adjoint d’Alain Porte en équipe nationale. En 2011, on m’a écarté car on me considérait comme un proche de Slim Chiboub. Et pourtant, nous avions remporté le championnat d’Afrique en Égypte. Ce qui n’était pas évident. Alors, j’ai préféré aller au Qatar. Et pour répondre à votre question, à part l’Espérance, quelle autre équipe pourrais-je entraîner ? Certainement pas le Club Africain ou l’Etoile car ça fonctionne comme ça en Tunisie. Aucune formation jouant les premiers rôles ne fera appel à mes services car je suis Espérantiste, comme vous ne verrez jamais un Etoilé à la tête de l’Espérance ou du Club Africain. C’est pour cela qu’on quitte le pays pour tenter notre chance ailleurs. Pour terminer, j’ai réussi là où je suis passé. En Libye, au Koweït, en équipe nationale ou au Maroc. J’ai toujours bien fait.

– Et pourquoi pas l’Espérance ?
– J’ai fait le directeur technique des jeunes et j’ai fait un travail remarquable. Mais être à l’aise chez les seniors est un peu difficile. Peut-être que ma façon de voir les choses et mon caractère ne correspondent pas aux critères exigés.

– Pourquoi pas un parcours comme celui de Sebki ?
– Écoutez, si j’ai des choses à dire, je le ferai devant la personne intéressée et pas sur les colonnes des journaux ou à la radio et il y a beaucoup à dire. A propos de l’Egyptien, ses résultats sont logiques car les moyens humains mis à sa disposition, ainsi que potentiel humain sont considérables. Quand on peut compter sur des ailiers comme Boughanmi et Toumi comme ailiers gauches, Maaref, Becha et Ben Hassine comme arrières gauches, Ben Salah et Abdelli comme demi-centres, Jaffeli, Jallouz et tant d’autres, sans oublier Sfar et Nemli comme gardien, on n’a pas le droit de perdre. La vie est ainsi faite. Des fois, tu es servi par la chance et Sebki l’a été. Tant mieux pour lui.

– Comment avez-vous géré la notoriété ?
– Normalement. Mes amis sont toujours les mêmes. Certes, j’ai plus de facilités dans certaines choses, mais pour le reste, je vis normalement. L’essentiel, c’est d’être une bonne personne et de laisser la meilleure impression ou image car on devient un modèle à suivre et pour cela, il faut donner le bon exemple.

– Si vous deviez faire un parallèle entre le handball d’avant et celui d’aujourd’hui, que diriez-vous ?
– Paradoxalement avant, c’était beaucoup plus rapide et physique. Sans oublier les considérations technico-tactiques. Les exemples de Hmam et Tej sont là pour justifier mes propos et ce sont des joueurs qui ont réussi en Europe. C’est toute une génération qui a réussi à l’étranger dans le haut niveau

– Et donc indéniablement, on a régressé. Pourquoi ?
– Parce que la formation laisse à désirer. Et le bureau fédéral n’a pas voulu comprendre et persiste dans sa mauvaise gestion et à ce rythme-là, on ne pourra pas reconquérir le titre africain. Si rien n’est fait, on aura du mal dans les années à venir à avoir une équipe nationale compétitive. Et puis on confie l’équipe de Tunisie à un entraîneur vacataire. C’est une aberration monstre. Un entraîneur national qui vient à Tunis pour un travail ponctuel et puis s’en va pour entraîner en France. On n’est jamais tombé aussi bas.

– Actuellement, ce sont les élections au sein de la Fédération Tunisienne de Handball. Beaucoup réclament le départ de Karim Helali qui est à la tête de la FTHB depuis un peu plus de dix ans. Et malgré les résultats décevants, il ambitionne de nouveau la présidence de cette fédération. Est-ce logique ?
– Son slogan, c’est la continuité. De quelle continuité parle-t-on ? Il n’y a pas de feuille de route et les décisions sont prises sans demander l’avis de qui que ce soit. On perd beaucoup de temps dans des luttes stériles entre gens du handball et toute cette énergie devrait être employée autrement.

– Des deux candidats en lice, avez-vous une préférence ?
– Oui, j’ai une préférence. Je suis pour le changement. Après douze ans et avec les résultats que vous connaissez, j’estime qu’il est grand temps de changer de bureau. Il faut des idées nouvelles.
(NDLR : la présente interview a été réalisée avant la tenue de l’Assemblée générale élective de la FTHB.)

– Que faut-il faire pour redresser la barre, au moins sur le plan continental car l’Égypte a pris une avance considérable sur nous ?
– Il faut une direction technique forte et digne de ce nom. Un programme clair sur quatre ou cinq ans et éviter d’interférer dans le travail du directeur technique. Il faut une équipe nationale cadette composée de joueurs qui auront à vivre de longues années ensemble. Comme ça, on peut ambitionner de meilleurs résultats et un titre continental.

– Quel est le meilleur joueur tunisien de tous les temps. Plusieurs hésitent entre Khaled Achour et Mounir Jelili. Êtes-vous d’accord ou avez-vous d’autres noms ?
– Ce sont indéniablement deux grands joueurs et deux grands noms du handball tunisien, mais quand j’ai vu jouer Darmoul le week-end dernier, aucun autre joueur n’a atteint son niveau. Il évolue actuellement en Allemagne et devrait atterrir à Stuttgart la saison prochaine. Aucun autre joueur tunisien n’a atteint son niveau sur tous les plans.

– Le meilleur entraîneur tunisien ?
– Les noms sont nombreux et les compétences ne manquent pas. Je pourrais citer Hechmi Razgallah qui vient de nous quitter. Il ne faut pas non plus oublier Hédi Malek, Hamadi Khalladi. Si je devais citer un seul nom, j’opterais pour Hédi Malek.

– Que faites-vous actuellement ?
– Je viens de rentrer de Libye où j’ai entraîné l’Olympique de Zaouia. Une équipe avec laquelle j’ai remporté la Supercoupe et c’est le seul titre dans l’histoire de ce club. Sinon, je suis sur un projet sportif et un autre qui n’a rien à voir avec le sport.

– Quittons un peu le sport pour en savoir un peu plus sur vous. Si vous n’aviez pas eu cette brillante carrière, qu’auriez-vous fait ?
– J’aurais été dans le domaine de mes études. Je serais, peut-être chef d’entreprise, ingénieur ou autre chose, mais j’ai tout laissé tomber pour vivre ma passion. J’en ai fait mon métier et je suis content d’avoir fait des études supérieures car cela m’a aidé à être ou devenir ce que je suis actuellement.

– Je sais qu’un de vos enfants vient de terminer ses études. Ont-ils tenté une expérience sportive ?
– Les deux ont terminé leurs études. Le premier a fait polytechnique au Canada et le deuxième a fait Data science. C’est le domaine de l’intelligence artificielle. Un de mes deux enfants a joué au handball à l’Espérance, sans pourtant percer. Et ce n’est pas parce qu’il n’était pas bon. À l’époque, je n’étais pas à Tunis et les conditions n’étaient pas optimales. Et je ne vais pas en dire plus.

– Un mot sur Jalel Ben Khaled le papa ?
– Un peu papa poule. Peut-être un peu trop. Je me rappelle que j’étais également leur prof. A la maison, je m’occupais de leur éducation, mais de leur apprentissage également. Pour moi, il était hors de question d’avoir recours aux cours particuliers. Fort heureusement, ils me l’ont bien rendu en réussissant leurs études. C’est le meilleur des investissements pour moi. Que mes enfants réussissent leurs études est la chose la plus importante pour moi.

– Que faites-vous de votre temps libre ?
– Pas grand-chose. Du sport, je joue à la belote avec mes amis. Je suis, comme je vous l’ai déjà dit, sur deux projets et ça me prend une grande partie de mon temps.

– Votre ambition est toujours la même ?
– Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Il ne faut jamais baisser les bras et se contenter de rester à la maison. Il faut avoir des projets et essayer de faire des choses. Il faut travailler car l’oisiveté est la pire des choses pour l’être humain et pour la santé. Et tant qu’il y a la santé, le reste suivra…

Un mini-questionnaire pour mieux connaître Jalel
Le principal trait de votre caractère : trop honnête
La qualité que vous désirez chez un homme : charismatique et honnête
La qualité que vous désirez chez une femme : l’humour
La qualité que vous appréciez chez vos amis : la bonne compagnie
Votre principal défaut : trop exigeant et intransigeant pendant le travail
Votre occupation préférée : jouer à la belote contrée
Votre rêve de bonheur : une bonne santé pour moi, ma femme et mes enfants
Ce que vous porteriez sur une île déserte : un parasol
La couleur que vous préférez : le bleu
Été ou hiver : hiver
Le pays où vous désireriez vivre : la Tunisie

 

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Nouveau projet de loi : protéger les mineurs des produits à nicotine

Le ministère de la Santé envisage de réviser le cadre juridique de la lutte contre le tabagisme afin d’y intégrer les nouveaux produits du tabac et de la nicotine, notamment les cigarettes électroniques, a annoncé dimanche Fayçal Smaâli, responsable du programme national de lutte contre le tabagisme, dans une déclaration à la Radio Nationale.

Un projet de loi portant révision de la loi n° 1998-17 relative à la prévention des méfaits du tabagisme a été élaboré par le ministère. Cette loi interdit actuellement de fumer dans les lieux à usage collectif, prohibe la vente de cigarettes aux mineurs de moins de 18 ans et bannit toute publicité pour les produits du tabac dans les médias audiovisuels et écrits.

Smaâli a mis en avant la nécessité de « disposer de lois qui protègent les enfants et les adolescents », particulièrement attirés par les nouveaux produits du tabac et de la nicotine, dont la promotion s’intensifie à travers de vastes campagnes publicitaires mondiales. Il a averti que la dépendance à ces produits pourrait constituer une passerelle vers l’addiction aux cigarettes traditionnelles ou à d’autres substances.

Il a également plaidé pour l’intégration de la sensibilisation aux dangers du tabac et de la nicotine dans les programmes scolaires des écoles et collèges tunisiens.

Fin mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alerté sur la hausse mondiale de la consommation de cigarettes électroniques et de sachets de nicotine chez les jeunes, appelant les gouvernements à interdire les produits aromatisés, la publicité et le parrainage, et à rendre les espaces publics totalement sans tabac ni vapotage. L’OMS a également signalé que les grandes compagnies de tabac intensifient la promotion de ces produits alternatifs pour « piéger la prochaine génération dans la dépendance ».

Le tabagisme demeure l’une des principales causes de mortalité évitables dans le monde, lié aux maladies cardiovasculaires, respiratoires et à plus de 20 types de cancers. En Tunisie, les pathologies tabagiques causent environ 13 200 décès par an, soit 20 % du total des décès annuels, pour un coût de prise en charge estimé à deux milliards de dinars.

 

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Ligue 1 : le puzzle des entraîneurs commence à prendre forme

A la veille de la nouvelle saison, la tendance chez la majorité des équipes de la Ligue 1 penche vers la continuité avec les entraîneurs qui ont terminé le dernier exercice sur le banc.
Le Club Africain, champion en titre, devait conserver Faouzi Benzarti qui n’a pas caché à son tour son intérêt pour une nouvelle saison à la tête du staff technique de l’équipe de Bab Jedid et tout semblait parfait. Mais voilà qu’une offre assez alléchante de l’équipe libyenne d’Al Ittihad aurait changé la décision de Faouzi Benzarti qui pourrait bien rejoindre la Libye, comme il peut revenir au Parc Mounir Kebaïli.
Le finaliste de la Coupe de Tunisie, l’Espérance Sportive de Zarzis devrait poursuivre avec Moncef Mcharek dont le travail a été jugé satisfaisant pour lui refaire confiance et lui donner l’occasion de mener les Zarzsiens en Coupe de la Confédération de la CAF.
En revanche les deux autres équipes qualifiées aux compétitions continentales, l’Espérance Sportive de Tunis, en Ligue des Champions, et le Club Sportif Sfaxien, en Coupe de la CAF, n’ont pas encore arrêté leur choix. Christian Bracconi ne sera pas l’entraîneur de l’ES Tunis, alors que Mohamed Kouki n’est pas certain de rempiler avec le CS Sfaxien.
La Jeunesse Sportive d’El Omrane a terminé l’exercice écoulé à une très honorable 9e place et les responsables estiment que Mohamed Amine Béji a accompli un bon travail et sera reconduit à la tête du staff technique pour au moins une saison supplémentaire.
Les trois nouveaux promus, le Progrès Sportif de Sakiet Eddaïer, l’Espoir Sportif de Hammam Sousse et le Club Sportif de Hammam-Lif ont opté eux aussi pour la continuité. Ainsi, Yosri Ben Kahla, Maher Mhiri et Chamseddine Dhaouadi ont la pleine confiance de leurs responsables respectifs et ils seront sur le banc de leur équipe respective au coup d’envoi de la nouvelle saison.
Entretemps, deux équipes, le Stade Tunisien et l’Avenir Sportif de La Marsa, n’ont pas perdu de temps pour trouver des remplaçants à Sami Zammit et Ameur Derbal. Le Portugais Tozé Marreco sera bardolais et Imed Ben Younès marsois.
Sept équipes de la Ligue 1, soit l’Espérance Sportive de Tunis, le Club Sportif Sfaxien, l’Union Sportive Monastirienne, l’Etoile Sportive du Sahel, l’Etoile Sportive de Metlaoui, l’Union Sportive de Ben Guerdane et l’Olympique de Béja n’ont pas encore annoncé leur futur entraîneur.
Pour certaines cela ne saura tarder.

Hédi

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Béja : la saison de la moisson démarre dans six délégations du gouvernorat

Le coup d’envoi de la saison de la moisson des céréales a été donné, dimanche, dans 6 délégations du sud du gouvernorat de Béja à savoir : Goubellat, Medjez el-Bab, Testour,le sud de Téboursouk, Béja sud et des localités de Thibar.
La saison de la moisson débutera le 13 juin courant dans les localités restantes, à savoir Béja nord, Amdoun, Nefza et quelques zones de Téboursouk, Béja sud et Thibar.
Selon les autorités régionales agricoles,les superficies céréalières totales sont estimées à 155 000 hectares pour la saison actuelle.
A noter que la campagne de récolte de l’orge et du triticale a débuté mercredi 3 juin dans toutes les délégations du gouvernorat de Béja.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le chef du département de la production végétale au Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA) de Béja, Abdelmajid Ouled Sghir, a jugé la récolte cette saison « très bonne », avec un rendement estimé à plus de 3 millions de quintaux.
Il a précisé que le gouvernorat de Béja compte 47 centres de collecte, dont la plupart sont agréés, ajoutant que de nombreux préparatifs ont été menés à différents niveaux pour garantir le succès de la campagne.
Parmi ces préparatifs figurent des campagnes intensives de réglage et d’entretien du matériel de récolte et de sensibilisation à la prévention des incendies.

(D’après TAP)

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EST : Alexandre Santos approché

La décision de restructuration du club, la réorganisation des sections et la mise en place d’une nouvelle stratégie de communication et une autre de revalorisation des structures financières, ne sont pas un vain mot. Les indices actuels prouvent que beaucoup de choses vont changer cet été à l’Espérance Sportive de Tunis.
Entretemps, les nouvelles se précipitent à propos des changements dans la structure de la section de football et les préparatifs engagées pour la nouvelle saison.
Des bruits ont couru ces derniers jours à propos d’un retour possible de Miguel Cardoso au parc Hassène Belkhodja. Mais ce dernier n’est nullement sur les tablettes de Chokri El Ouaer. C’est plutôt un autre Portugais qui est dans le viseur de Chokri El Ouaer qui s’est déplacé vendredi au Maroc pour rencontrer Alexandre Santos, l’actuel entraîneur de l’équipe des FAR de Rabat et ancien entraîneur du Club Sportif Sfaxien lors de la saison 2024/2025.
Selon nos informations, un accord pourrait bien être conclu entre les deux parties à Rabat même, avant de finaliser cet accord à Tunis au début de la semaine prochaine.

Sayfallah Ltaïef, c’est presque fait
Nous avions évoqué dans une précédente livraison l’intérêt porté par Chokri El Ouaer à Sayfallah Ltaïef. L’ailier droit international tunisien pourrait en effet apporter des solutions à l’attaque espérantiste après le départ de Yan Sasse et celui très probable de Kouceila Boualia.
Aux dernières nouvelles, Sayfallah Ltaïef a donné son accord pour rejoindre le Parc Hassène Belkhodja. Chose qui ne saura tarder.

Ben Ali reste
Dans une précédente livraison, nous avions également mentionné le départ de Mohamed Ben Ali. Mais, aux dernières nouvelles, le latéral droit va finalement continuer son aventure avec l’Espérance et devrait renouveler son contrat dans les prochains jours.
Ce revirement fait suite au départ pressenti de Ibrahima Keita qui n’a pas été d’une grande utilité pour l’équipe et dont le départ va permettre de libérer une place parmi les étrangers. L’autre arrière droit, Elyès Bouzaiene, est lui aussi sur le départ, probablement sous forme de prêt à la Jeunesse Sportive d’El Omrane dans le cadre du passage de Montassar Essid sous les couleurs «sang et or».

Départ attendu de Debchi
L’arrivée de Montassar Essid pour trois saisons va ouvrir la porte de sortie au troisième gardien, Sedki Debchi, qui a perdu tout espoir de refaire surface et de retrouver une place de titulaire dans les bois de l’Espérance.
Sedki Debchi, qui s’est illustré trois saisons plus tôt, est ensuite très vite tombé dans l’anonymat. Malgré le départ presque confirmé de Béchir Ben Saïd, il va rester le numéro 3 et n’aura certainement pas l’occasion de refaire surface. Sous contrat avec les «Sang et Or», il devrait demander la résiliation de son bail dès cet été.

Ben Hmida à Al-Hazm
Maintenant, c’est presque officiel, Mohamed Amine Ben Hmida, qui sera en fin de contrat le 30 juin prochain en cours, est en contacts très avancés avec l’équipe saoudienne d’Al-Hazm, entraînée par Jalel Kadri qui a été reconduit pour une saison supplémentaire. Mohamed Amine Ben Hmida devrait signer un contrat de deux saisons.

Le dossier Ogbelu clos
L’ES Tunis a tourné définitivement la page de Onuche Ogbelu. Le milieu de terrain nigérian est en fin de contrat dès le 30 juin en cours et a signé un précontrat avec Al-Ittihad de Tripoli. Toutefois, il avait laissé la porte entrouverte pour le renouvellement de son bail avec les «Sang et Or».
Sauf que la dernière réunion qui a eu lieu entre Chokri El Ouaer, Onuche Ogbelu et l’agent de ce dernier n’a pas donné de résultat. La partie nigériane a campé sur ses positions et ses exigences financières dépassent de très loin l’enveloppe prévue.
De ce fait, Chokri El Ouaer a définitivement fermé le dossier du joueur et s’est déjà mis à la recherche de son remplaçant, même s’il n’a pas attendu ce dénouement pour établir sonder d’autres pistes.

Hédi RASSAÂ

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ESS : la commission des litiges réhabilitée

Voici une bonne nouvelle qui ne manquera pas de faire plaisir au public de l’Etoile Sportive du Sahel, mais surtout de rompre un tant soit peu avec cette grisaille et cette morosité caractérisant l’univers du club sahélien depuis de nombreuses semaines.
En effet, après le gel de ses activités pour différentes raisons, divergences avec le directoire étoilé et dissensions entre certains de ses membres, la commission des litiges renaît fort heureusement de ses cendres et reprendra incessamment ses activités et ses initiatives visant à solutionner principalement les différents litiges financiers envers de nombreux créanciers.
Cette reprise des activités de ladite commission a été entérinée à la suite du «dégel» de la relation la liant à l’actuel directoire, bien que sur le départ, dirigé par Foued Kacem.
Il faut rappeler que depuis sa création, la commission des litiges avait réussi des défis par moments insurmontables grâce à l’adhésion massive et fortement louable des supporters étoilés aux différentes actions qu’elle a menées sous la férule de son président aussi fédérateur qu’impactant, à savoir docteur Karim Akrout.
Ladite instance, en s’appuyant sur l’engouement et le dévouement exceptionnel du public étoilé, avait réussi le défi de collecter plus de six millions de dinars, permettant entre autres à l’Etoile de lever le spectre de l’interdiction de recrutement.
Dans ce registre, le premier objectif mis en place par Karim Akrout et les membres de ladite commission, est de parvenir à commercialiser la vente de 22 mille abonnements pour la prochaine saison 2026/2027. Une campagne imposante sera lancée incessamment pour justement tenter de fédérer un nombre aussi important de férus du club sahélien et parvenir ainsi à générer des fonds considérables avant l’entame de la nouvelle saison.

La «Brigade rouge» monte au créneau
Conscient de la précarité de la situation financière dans laquelle patauge son club, le groupe de supporters emblématique de l’Etoile «Brigade rouge» vient de lancer une initiative à la fois responsable et engagée en sollicitant le directoire étoilé de lui notifier la liste des créanciers afin de pouvoir orienter concrètement et pragmatiquement les actions de collecte de fonds que les adhérents à ce groupe comptent entreprendre dans les prochains jours.
Une initiative fortement louable et gratifiante de la part de ce groupe de supporters historique qu’est la «Brigade rouge».

Hatem REGAIEG

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